Depuis le 8 juin 2022, le navire Shtandart, basé a La Rochelle, poursuit ses activités commerciales dans les différents ports français en dépit du 5e volet des sanctions pris à la suite des massacres de Boutcha. Cette occupation de nos cités maritimes n’a jamais reçu d’autorisation officielle. Pourtant, le réseau d’influence du navire russe n’a cessé de se revendiquer de l’accord du gouvernement français et plus particulièrement de celui d’Élisabeth Borne comme nous allons pouvoir le découvrir au gré de différentes citations.
Élisabeth Borne (1) a été Première ministre du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024. Le 23 décembre 2024, elle a été nommée ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement François Bayrou.
Vladimir Martus (2) est le capitaine et propriétaire occulte du Shtandart, réplique de la première frégate de pierre Le Grand. Martus se présente comme un exilé politique et un opposant au régime russe. Les travaux de Laetitia Jacq-Galdéano, n°2 de la rédaction Bretagne chez Ouest-France, basés principalement sur des sources russes dont certaines de la main de Vladimir Martus, ont mis à mal cette fiction promue à des fins de contournement des mesures restrictives de l’UE.
À la demande d’Éric Turquet de Beauregard (3), chef du département juridique du Secrétariat général de la mer (SGMer), œuvrant sous l’autorité de Didier Lallement (4), jusqu’en janvier 2025, le Shtandart a abandonné son immatriculation russe pour passer, le 6 juin 2024, sous un pavillon de complaisance, à savoir celui des îles Cook.
Michel Balique (5) est le président de l’association « Amis des Grands Voiliers ». Avec Patrice Bernier (6), maître principal au port de plaisance de La Rochelle, et le Rochelais Ludovic Pacciarella (7), « bénévole à bord du Shtandart » ainsi qu’homme de main de Vladimir Martus pendant sept ans, il a été à l’origine de la venue du navire russe à La Rochelle. Ludovic Pacciarella, au printemps 2024, est entré en rébellion contre Patrice Bernier et Vladimir Martus, en raison de commissions d’apporteur d’affaires que ce dernier devrait et refuserait de verser à Pacciarella, le « bénévole ». Patrice Bernier, en juin 2024, a fait Michel Balique chevalier de l’ordre du mérite Maritime, à bord du Belem en présence de Vladimir Martus.
Brice Blondel (8), ex-chef de cabinet d’Emmanuel macron, a succédé à Nicolas Basselier (9), en septembre 2023, en tant que préfet de la Charente-Maritime. Il est en charge de l’application des sanctions pour les ports de son département, dont La Rochelle, à l’exception du Grand port maritime Atlantique, La Rochelle-La Pallice, qui est sous l’autorité de Sandrine Gourlet (10) ayant succédé à Michel Puyrazat (11) en mai 2024. Brice Blondel, le 13 décembre 2024, a décoré Patrice Bernier des médailles de la Sécurité intérieure et de l’Ordre national du mérite, tout en saluant la présence de Vladimir Martus (vidéo à 12.37).
Me Thierry Clerc (12) est l’avocat de Vladimir Martus. Il est conseil de grands festivals maritimes français, clients du Shtandart. Il est donc en conflit d’intérêts depuis le 16 avril 2022 et, plus encore, depuis le 24 juin 2024.
1) Elisabeth Borne, 2) Vladimir Martus, 3) Éric Turquet de Beauregard, 4) Didier Lallement, 5) Michel Balique, 6) Patrice Bernier, 7) Ludovic Pacciarella, 8) Brice Blondel, 9) Nicolas Basselier, 10) Sandrine Gourlet, 11) Michel Puyrazat, 12) Thierry Clerc
Compétence pour l’application des sanctions portuaires
Selon le « National competent authorities for the implementation of EU restrictive measures (sanctions) », page 19, la coordination générale des sanctions de l’Union européenne envers la Russie est assurée par le Quai d’Orsay. Selon cette même instruction, page 20, seuls les préfets de département, les directeurs de Grands ports maritimes et la Direction générale des Affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA) font partie des autorités nationales compétentes pour la mise en œuvre des sanctions portuaires. Le SGMer, qui est directement rattaché au (à la) premièr(e) ministre, n’y figure pas. Cette précision est d’importance.
National competent authorities for the implementation of EU restrictive measures (sanctions), page 20
Citations relatives au gouvernement, à Élisabeth Borne et au Shtandart
Depuis le 8 juin 2022, le Shtandartn’a jamais pu produire d’autorisation officielle, émanant des autorités françaises, qui permettrait ses escales et accostages. De fait, on ne trouve pas de tels documents dans le dossier de presse compilé par Vladimir Martus afin de « justifier » le droit qu’il s’arroge d’occuper les ports français et afin de démontrer l’ « illégalité », selon ses dires, des arrêtés préfectoraux appliquant l’interdiction européenne.
Afin de tenter de cerner une éventuelle implication du gouvernement de notre pays dans le contournement de l’article 3 sexies bis du règlement (UE) n° 833/20141 nous sommes réduits à nous appuyer, avec toutes les réserves que cela suppose, sur les déclarations publiques du réseau d’influence œuvrant au profit du navire russe.
Après plusieurs semaines d’études de la part des autorités, l’accord a été communiqué aux différents Préfets par le cabinet de Madame Elisabeth Borne…
« Le Premier ministre, la Direction des affaires maritimes… tous disent depuis deux ans qu’il n’est pas soumis au règlement de l’Union européenne. » Le Premier ministre, Gabriel Attal, avait, en effet, « pris contact » avec le Shtandart, le 16 avril 2024, pour qu’il « change de pavillon » sur « demande du gouvernement français ».
11/07/2024, Me Thierry Clerc au tribunal administratif de Rennes3
Allégation douteuse de Me Thierry Clerc, avocat de Vladimir Martus :
Nulle part, il n’a été possible de trouver un ou une Premier(e) ministre disant que le Shtandart« n’est pas soumis au règlement de l’Union européenne », particulièrement concernant Gabriel Attal, entré en fonction le 9 janvier 2024, date à laquelle le navire russe était déjà devenu un sujet sulfureux, et a fortiori après le 24 juin 2024.
Nulle part, il n’existe d’évidence quant au fait que Gabriel Attal aurait demandé le changement de pavillon du Shtandart, sauf à confondre le Premier ministre avec Éric Turquet de Beauregard chef de service chez SGMer.
En juin 2022, le cabinet de l’ex Première ministre, Élisabeth Borne, a transmis à tous les préfets l’autorisation de naviguer pour le Shtandart.
Cette remarque de Michel Balique interroge. Les mesures restrictives européennes ne concernent que les ports. Elles n’interdisent pas la navigation dans les eaux territoriales de l’Union.
J’ai écrit au ministère de la Marine pour préciser la situation, c’est Élisabeth Borne qui a clarifié la position et a adressé une circulaire à tous les préfets maritimes leur laissant la possibilité d’autoriser le navire à accoster.
Le 19 décembre 2022, une lettre de rappel a été adressée à Élisabeth Borne. Cette relance concernait le courrier qui lui avait été envoyé, le 8 juillet 2022, par lequel une trentaine d’organisations et de personnalités franco-ukrainiennes lui demandaient de respecter le 5e volet des sanctions, pour ce qui était du Shtandart. Aucune réponse n’a été reçue.
C’est pourquoi, par l’intermédiaire de l’association des amis des grands voiliers, nous avons interpellé Élisabeth Borne. Nous avons ainsi obtenu l’autorisation de naviguer en France.
Comme indiqué ci-dessus, les mesures restrictives européennes ne concernent que les ports. Elles n’interdisent pas la navigation dans les eaux territoriales de l’Union.
Le 8 juillet 2022, Oleg Sentsov, réalisateur, ex-prisonnier politique en Russie, combattant sur le front ukraino-russe, et Roman Sushchenko, ex-correspondant d’Ukrinform à Paris, ex-prisonnier politique en Russie, vice-président du Conseil régional de l’oblast de Tcherkassy, ont écrit à Élisabeth Borne pour lui demander de respecter le 5e volet des sanctions, en ce qui concerne le Shtandart. Trente organisations et personnalités franco-ukrainiennes ont joint leurs signatures. Aucune réponse n’a été reçue.
Le terme « dérogation » a été utilisé en se basant sur des informations partagées par la presse. Plus tard, il s’est avéré que le Shtandart ne jouissait d’aucunes des dérogations prévues, auxquelles il n’est pas éligible, mais seulement de passe-droits informels. Les autorités françaises avaient fait le choix de le tenir « hors règlement européen », c’est-à-dire hors la loi, comme le montre un email, non signé, d’un fonctionnaire anonyme de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED)7.
On y a cru jusqu’au bout, et pourtant, malgré l’autorisation de son accueil en escale en France obtenue du gouvernement français avec l’action conjuguée des Amis des Grands Voiliers et du Port de La Rochelle, après celle du gouvernement espagnol, le Shtandart ne sera pas reçu à Bordeaux pour « Bordeaux fête le vin »
La seule autorisation officielle figurant dans le dossier de Vladimir Martus concerne Pasaia du 26 au 29 mai 2022. Elle aurait été accordée, selon le journaliste Javier H. Rodríguez du Faro de Vigo, en raison du fait que les autorités espagnoles avaient été amenées à croire que le gouvernement français avait émis une autorisation officielle pour le Shtandart. S’agit-il de l’ « astuce » dont parle Ludovic Pacciarella, dans l’article d’Aunis TV du 5 juin 2022 ? « On avait déjà été accueilli à Port-de-Bouc, ça avait été limite, mais ils ont fait ce premier pas, puis on s’est dirigé vers l’Espagne [Pasaia] où on a trouvé une astuce pour accoster ».
06/07/2022, Javier H. Rodríguez, Faro de Vigo, échange privé sur LinkedIn
Je vous transmets ce qui m’a été dit par des sources non-officielles du ministère des transports et par une personne à Vigo qui a des contacts directs avec le capitaine du Shtandart.
Tiene autorización de excepción en España fundamentándose en la autorización francesa expresa de Macron.
Il dispose d’une autorisation exceptionnelle en Espagne basée sur l’autorisation expresse de Macron en France.
06/07/2022, Javier H. Rodríguez, Faro de Vigo, échange privé sur LinkedIn
Toujours est-il que nous avons recommandé à Javier H. Rodríguez de suggérer, aux autorités espagnoles, une vérification de « la autorización francesa expresa de Macron ». En conséquence, en juillet 2022, en application du règlement européen, le Shtandart a eu interdiction de participer à la « Ruta Iacobus Maris » de Vigo et de faire escale à La Corogne.
Vigo: le Shtandart interdit de participation à la Ruta Iacobus Maris en application des sanctions européennes, 22 juillet 2O22
En mars 2024, le Shtandart a eu interdiction de participer à « Escala a Castellón »9. En avril 2024, il a été interdit de faire escale à Dénia10. En juillet 2024, il lui a été signifié qu’il avait interdiction d’accoster dans tous les ports espagnols11. Le 27 juillet 2024, il a été expulsé des eaux territoriales espagnoles12, par les autorités maritimes, en raison de ses infractions répétées.
Et en tant que Président des Amis des Grands Voiliers, je me suis contenté d’adresser un courrier à la Ministre de la Mer et au Secrétariat Général de la Mer pour expliquer l’histoire du Shtandart et de son capitaine, et leur situation actuelle. Les documents fournis ont permis à la Première Ministre d’autoriser à son tour la venue du voilier sur notre territoire.
Pourquoi écrire au Secrétariat général de la mer (SGMer), qui n’a pas mandat, voir ci-dessus, pour traiter des sanctions portuaires ?
Alors que ce week-end la Première ministre Élisabeth Borne avait donné son accord pour faire accoster le navire russe, tout comme la mairie et le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), c’est un retour en arrière brutal qui a eu lieu ce jeudi midi.
Habitué du port de La Rochelle, le Shtandart a déjà visité plusieurs fois le port de Bordeaux, mais cette année, il a fallu attendre l’accord de la Première ministre Élisabeth Borne pour qu’il puisse stationner.
Ce samedi 4 juin, c’est la Première ministre Élisabeth Borne elle-même qui a donné le feu vert aux équipes de Bordeaux fête le vin pour accueillir un voilier russe. Il s’agit du “Shtandart”.
Eh oui, après des semaines de négociations, entrecoupées d’espoirs et de désillusions, nous venons d’apprendre la bonne nouvelle : le SHTANDART est autorisé à venir en France ! Il faut dire que depuis la mi-avril, lorsque nous avons appris qu’une directive européenne interdisait aux navires battant pavillon russe de venir dans les eaux des pays membres de l’UE, nous n’avons pas ménagé nos efforts et relâché la pression. En tant que Président des Amis des Grands Voiliers, j’ai adressé deux courriers au Secrétariat d’Etat à la Mer (ancien et nouveau gouvernement) et à la Direction Générale des Affaires Maritimes de la pêche et de l’aquaculture. De leur côté Patrice BERNIER, Maître de Port Principal de La Rochelle, Ludovic PACCIARELLA co-président de l’association UKRAINE17et officier de liaison du Shtandart, Laurent HODEBAR pour la ville de Bordeaux, sans oublier Frédéric BOUFFARD, ont actionné tous les leviers dont ils disposaient pour faire avancer le dossier, qui est monté jusqu’à la Première Ministre. Et la bonne nouvelle est tombée à 19h41 : le Shtandart est le bienvenu sur le territoire français.
04/06/ 2022 Michel Balique sur La Royale Modelisme17
Les sanctions européennes ne sont pas une directive qui doit être transcrite dans les législations nationales pour pouvoir être mise en œuvre. Elles sont le règlement n° 833/20214. Un règlement a force de loi. Il doit être appliqué immédiatement et de façon identique dans tous les pays de l’Union.
L’association « UKRAINE17 », en réalité « Aidons l’Ukraine 17 », a été créée, en avril 2022, par Ludovic Pacciarella dans le but d’ « inviter » le Shandart à La Rochelle au nom des Ukrainiens. Cette « association » française croupion n’a pas été reconnue par l’ambassade d’Ukraine en France ni par l’ « Union des Ukrainiens de France ». Elle a cessé toute activité, en mai 2022, dès lors que l’accord sur la venue du Shtandart a été obtenu. Elle s’est sabordée en juillet 2022.
Comment mettre fin à une cacophonie préjudiciable aux intérêts de la France ?
Depuis le mois de septembre 2024, on perd le compte des escales du Shtandart à La Rochelle. Le paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis du règlement (UE) n°833/2014 ayant trait à la sauvegarde de la vie humaine en mer est détourné afin de « justifier » d’ « escales techniques » ou d’ « escales de ravitaillement », voire dans le but d’embarquer des passagers payants ou d’organiser des visites payantes ainsi que des réceptions à bord.
Captures d’écrans, ci-dessus : Visites payantes à bord du Shtandart, navire interdit d’escale, dont la ville de La Rochelle fait la publicité via son office de tourisme | Embarquement de passagers payants à bord du Shtandart, navire interdit d’escale | Réception du nouvel an à bord du Shtandart, interdit d’escale, dans le bassin des chalutiers de La Rochelle. Voir la vidéo : https://www.facebook.com/reel/1750533209078018
On l’a vu, le nom d’Élisabeth Borne continue à être détourné pour « justifier », lui aussi, cette fraude.
Il n’est pas acceptable qu’un département, la Charente-Maritime, en rupture avec les pratiques de tous les autres pays européens, continue d’être hors la loi en se plaçant aux antipodes juridiques d’un Finistère dont les décisions relatives au Shtandart ont été validées par le tribunal administratif de Rennes18 et par le Conseil d’Etat19.
Élisabeth Borne, ministre d’État, a une place importante, dans le gouvernement actuel. Nous pensons qu’elle devrait se mettre en rapport avec sa collègue, Agnès Pannier-Runacher, Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche afin que la DGAMPA interdise nos eaux territoriales au navire russe. C’est ce qu’ont fait les autorités espagnoles pour les leurs. Là-bas, le Shtandart est une affaire totalement terminée pour la sérénité de tous. Localement, on l’a oublié. Vladimir Martus n’en parle pas, la presse russe non plus.
Le Shandart est, en ce moment, illégalement en carénage dans le Grand port Atlantique de La Rochelle La Pallice jusqu’au 15 février 2025. Il sera donc fin prêt pour un grand voyage vers Tanger, port sans sanction, en guise de première étape. Le jour choisi pour l’expulsion pourrait être le 25 février 2025 prochain. Vladimir Martus ne pourra pas plaider la météo hivernale pour refuser de prendre le large. C’est, en effet, à cette date, qu’il avait quitté La Rochelle, l’an dernier, pour se rendre au festival « Escale à Sète ». À cette occasion, il avait déjà fait un arrêt dans le port marocain.
Le Shtandart en carénage dans le grand port Atlantique (La Rochelle La Pallice), le 27/01/2025 – Photo : « No Shtandart In Europe »Le Shtandart en carénage dans le grand port Atlantique (La Rochelle La Pallice), le 27/01/2025 – Photo : « No Shtandart In Europe »
L’exception rochelaise, concernant le navire russe Shtandart, est bien une fraude ayant des protections à la tête de l’appareil d’État. Nous livrons leurs noms aujourd’hui, car voici plus de deux ans et demi que dure cette collaboration inacceptable, particulièrement dans le contexte de la guerre d’invasion génocidaire en Ukraine et des actions de guerre hybride menées dans notre pays par la Russie, puissance chaque jour plus hostile. Il appartient à nos élus, députés et sénateurs, de dénoncer ce dysfonctionnement de l’appareil d’Etat au service d’intérêts russes.
À l’attention de : Monsieur Olivier Falorni, député de la 1re circonscription de Charente-Maritime Monsieur Laurent Mazaury, député de la 11e circonscription des Yvelines Monsieur Alain Godet, citoyen français soutenant l’Ukraine
Objet : Fraude du navire russe Shtandart, révélations à l’attention des élus de la République
Messieurs,
En près de trois ans, l’affaire du Shtandart est devenue un dossier tellement volumineux qu’on ne peut pas en aborder tous les points dans un simple courriel. Je vais tenter, néanmoins, d’apporter quelques précisions factuelles en me limitant aux éléments de M. le député Olivier Falorni, qui nous offre un fil conducteur dont je lui suis reconnaissant.
1. Qui est en charge de l’application des sanctions portuaires ? Quelle est la responsabilité de nos élus ?
Le « National competent authorities for the implementation of EU restrictive measures (sanctions) »précise que la coordination générale des sanctions est assurée par le Quai d’Orsay (page 19). L’application des sanctions portuaires est du ressort des préfets de départements et des directeurs des grands ports maritimes (page 20). Pour La Rochelle, il s’agit donc de Brice Blondel, préfet de Charente-Maritime, ex-directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, et de Sandrine Gourlet, DG du port Atlantique. Il n’en reste pas moins, à notre sens, que les élus doivent s’exprimer s’ils constatent un dysfonctionnement de nos institutions.
National competent authorities for the implementation of EU restrictive measures (sanctions) page 20
Signaler un dysfonctionnement, c’est ce qu’a fait, le 16 août 2023, David Samzun, maire de Saint-Nazaire, alerté par nos soins1. Michel Puyrazat, précédent directeur du port Atlantique La Pallice et directeur par intérim du port de Nantes-Saint-Nazaire ainsi que Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Loire-Atlantique et préfet de région des Pays de la Loire, l’avaient, en effet, mis devant le fait accompli d’une escale du Shtandart dans sa ville.
Shtandart, communiqué de presse de David Samzun, Saint-Nazaire
De son côté, le député Jean-Charles Larsonneur a travaillé avec CECLANT/Premar Atlantique, le vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat, et avec le préfet du Finistère, Alain Espinasse. Il s’en est ouvert dans une tribune, le 3 juin 2024.
En conséquence de l’intervention de Jean-Charles Larsonneur et de la clarification du Conseil européen (voir ci-dessous), le 7 juillet 2024, un arrêté préfectoral a appliqué l’interdiction européenne à tous les ports du Finistère2. Qui plus est, CECLANT a interdit au Shtandart, pour des raisons de sécurité nationale, l’accès à la baie de Douarnenez et à la rade de Brest.
2. Comment est reçu le Shtandart dans les autres pays européens ?
Le Shtandart est interdit dans les ports européens depuis le 16 avril 2022. Ceci est appliqué par les autres pays de l’Union.
Le Shtandart a, il est vrai, fait des incursions en Espagne. Néanmoins, les autorités, rappelées au règlement UE, ont interdit le Shtandart à Vigo et à la Corogne en juillet 2022, puis à Castellón, en mars 2024, et à Dénia en avril 2024. Notons, que c’est à Vigo, en juillet 2022, que Vladimir Martus, capitaine ainsi que propriétaire-occulte du navire russe, a tenté d’user, pour la première fois, de chantage humanitaire. Par la suite, le 27 juillet 2024, en raison de ses multiples infractions, le navire russe a été interdit dans les eaux territoriales espagnoles.
3. Comment et par qui a été habillée la fraude aux sanctions européennes du navire russe Shtandart ?
En France, selon Michel Balique3, président de l’association « Amis de grands voiliers », Elisabeth Borne, première ministre, à l’époque, juin 2022, est celle qui aurait autorisé l’entrée du navire russe dans le port de La Rochelle après l’adoption du 5e volet des sanctions pris à la suite des massacres de Boutcha. Signalons que cette information est à prendre avec prudence, compte tenu du caractère souvent fantaisiste des allégations du principal lobbyiste et commercial du Shtandart.
La fraude du Shtandart a été orchestrée par Eric Banel4, Directeur général des Affaires Maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture (DGAMPA) ainsi que par son chef de service « flottes et marins », Christophe Lenormand. On doit y ajouter Éric Turquet de Beauregard, chef du département juridique du Secrétariat général de la mer (SGMer), œuvrant sous l’autorité de Didier Lallement, ex préfet de police de Paris. Paramètre important, SGMer, organisme de coordination interministériel, est directement rattaché au premier ministre. Fait tout aussi dérangeant, SGMer n’a pas mandat pour appliquer les sanctions portuaires.
Eric Banel, DGAMPA, confirme son soutien au Shtandart contre le collectif réclamant l’application du règlement européen.
Néanmoins, comme confirmation du fait que ces personnages savaient parfaitement ce qu’ils faisaient, on observe qu‘ils se sont bien gardés de produire une autorisation officielle d’accostage pour le Shtandart, en dépit des demandes répétées de Vladimir Martus et en dépit des sollicitations de Michel Balique.
Courrier de Michel Balique à Eric Banel, DGAMPA
De toute façon, chacun peut prendre connaissance de l’article 3 sexies bis du règlement UE n° 833/2014 appliquant le 5e volet des sanctions. À la différence des dispositions sur le pétrole ou le GNL, il a l’avantage d’être unique, court, simple et aisément compréhensible. Il est clair, aussi, que le navire russe n’entre pas dans les dérogations prévues au paragraphe 5 de l’article précité. De plus, le Shtandart est, évidemment, sur la liste « European Maritime Safety Agency (EMSA): Russian flagged vessels » que chaque pays de l’Union doit faire respecter et qui a, d’ailleurs, été distribuée aux autorités portuaires par la DGAMPA.
Les hauts fonctionnaires précités se sont contentés de faire pression sur les préfets de départements (email d’Eric Banel, ci-dessus) pour diffuser leurs éléments de langage et pour promouvoir leurs passe-droits informels tout en restant dans l’ombre. SGMer a même, pendant plusieurs mois, utilisé CECLANT/Premar Atlantique comme porte-parole, alors que l’application des sanctions portuaires n’est pas dans les attributions de ce dernier. Alerté, lui aussi, par nos soins5, CECLANT/Premar Atlantique s’est désolidarisé, depuis juillet 2024, si l’on en croit le journal « Le Télégramme », de la désinformation qu’il a été contraint de diffuser. C’est tout à l’honneur du vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat.
On note que, dès juin 2022, la haute administration française avait bien compris qu’elle était pleinement au service du navire russe Shtandart comme l’a montré l’intervention d’un agent de la DSI, mandaté par Nicolas Basselier, préfet de Charente-Maritime, prédécesseur de Brice Blondel, en vue d’étouffer l’action du collectif « No Shtandart In Europe » concernant le contournement des sanctions portuaires6.
4. Que penser des incantations juridiques émises par les soutiens du Shtandart ?
Pour mettre fin à la présentation fallacieuse que les autorités françaises faisaient du règlement, le Conseil européen a rappelé notre pays à l’ordre. Il ne s’agit pas d’une « extension » comme le dit le réseau d’influence du navire russe. Selon les attendus (13) de la Décision (PESC) 2024/1744 du Conseil du 24 juin 2024 et du Règlement (UE) 2024/1745 du Conseil du 24 juin 2024 modifiant le règlement (UE) n° 833/2014, il s’agit d’une « précision ». Les textes, en anglais, parlent d’une « clarification ». « Clarification », c’est d’ailleurs le terme employé dans le courrier que nous a adressé la Commission européenne.
La commission européenne confirme la clarificaion
Malgré cette clarification du Conseil européen, SGMer, qui rappelons-le, n’avait pas mandat pour intervenir a continué à prétendre que le Shtandart n’était pas concerné par les mesures restrictives7. Tout aussi inquiétant, il disait parler aux noms des autorités de la France.
Vladimir Martus et son avocat, Me Thierry Clerc, tentent de faire croire que le Shtandart n’a été inclus dans les sanctions portuaires que depuis le 24 juin 2024, date à laquelle il était déjà passé sous pavillon de complaisance à la demande d’Éric Turquet de Beauregard de SGMer.
Éric Turquet de Beauregard, SGMer, demande le changement de pavillon du Shtandart
Notons que Me Thierry Clerc, à la fois conseil du contrevenant et de ses clients, les festivals maritimes ainsi que les municipalités, est en conflit d’intérêts. Sa responsabilité pour défaut de conseil pourrait être invoquée par les villes et les organisations qui ont été spoliées financièrement par les versements d’acomptes qu’exige le Shtandart pour ses prestations. Il s’agit, potentiellement, de Bordeaux, Vigo (à deux reprises), Castellón, Brest, Camaret et Granville. Messieurs les Députés devraient, peut-être, à ce titre, se mettre en relation avec Monsieur Fortuné Pellicano, maire adjoint de la ville de Brest.
Toujours est-il que Me Thierry Clerc parle de « doutes sérieux » en invoquant une hypothétique « exception d’antériorité ». C’est d’ailleurs l’argument auquel il a eu recours à la deuxième tentative de procédure-bâillon qu’il a intenté contre l’auteur de ces lignes, le 31 octobre 20248. De plus, voulant oublier l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014, il s’appuie sur le fait que le Shtandart n’entre pas dans le cadre des sanctions sectorielles ajoutées au règlement, le 24/06/2024, par l’article 3 vicies et par sa liste de navires figurant en Annexe XLII.
Pourtant, l’ordonnance du Tribunal administratif de Rennes, en date du 11 juillet 20249, déboutant le Shtandart de son recours contre l’arrêté du préfet du Finistère stipule :
« les requérants ne soulèvent pas de moyens à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse ».
L’arrêt du Conseil d’État, en date du 18 novembre 202410, rejetant le pourvoi du Shtandart contre l’ordonnance du tribunal administratif de Rennes, expose à son tour:
« Aux termes de l’article L. 822–1 du code de justice administrative: “Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux” ».
Le Conseil d’Etat conclut : « Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi. » Il décide : « Le pourvoi de la société Martus TV GMBH et autres n’est pas admis. »
5. Comment nos élus peuvent-ils défendre les principes républicains et s’opposer aux ingérences russes dans l’appareil d’État ?
Dans cette affaire du Shtandart, il est souhaitable que nos élus rappellent aux acteurs du contournement des sanctions que la France est un État de droit où doit être appliquée la séparation des pouvoirs. Le Législatif écrit la loi. Le Judiciaire dit la loi. L’Exécutif applique la loi. Ce n’est pas Éric Turquet de Beauregard, employé de l’Exécutif SGMer, qui peut se permettre d’écrire la loi, qui plus est contre le règlement européen (email d’Éric Turquet de Beauregard, ci-dessus). De même, ce n’est pas aux intérêts russes de dicter la loi en France.
À notre avis, à l’image de Jean-Charles Larsonneur, M. Falorni pourrait publiquement remémorer ces principes républicains à Brice Blondel, et à Sandrine Gourlet. Il s’honorerait, de plus, à poser, à l’Assemblée nationale, une question au gouvernement, à l’heure où nos services de renseignement et de sécurité sont mobilisés contre les actions de déstabilisation menées par la Russie. Il pourrait aussi souligner que la complicité de contournement des mesures restrictives est passible de sanctions pénales avec circonstances aggravantes pour les agents publics.
6. Pourquoi l’alibi humanitaire est-il une imposture ?
On l’a compris, la rhétorique juridique de Brice Blondel, dictée par Martus et son avocat, n’est pas recevable. Parlons maintenant de l’alibi humanitaire. Curieusement, personne n’a jamais questionné Vladimir Martus, celui qui est à l’origine de la situation en étant stationnaire devant des rivages où il a interdiction d’accoster. En chef de bord responsable, il aurait dû faire route, dès le 24 juin 2024, et de toute façon avant les tempêtes de l’automne et de l’hiver, en direction de pays où les navires russes ne sont pas l’objet des mesures restrictives européennes. Au lieu de cela, appuyé par des complicités locales, instrumentalisant passagers et équipage en tant qu’otages, il a choisi d’user de harcèlement et de chantage humanitaire pour la plus grande joie des officines de propagandes et des médias de Moscou avec qui il est en contact étroit. Le capitaine de la « Frégate russe » ou du « Navire russe », comme le disent ces médias russes, et non pas le capitaine du navire-des-îles-Cook, est célébré, dans des centaines d’articles, en tant que héros national de la lutte contre les sanctions UE. En voici deux exemples publiés lors d’un accostage illégal, avec l’assentiment de Brice Blondel, dans le port de La Rochelle, pour lequel nous avons alerté la Commission européenne.11
SPB Dnevnik, 6 août 2024 : “ Le voilier russe«Shtandart» va tenter de violer à nouveau les sanctions européennes.”
Komsomolskaya-Pravda, 6 août 2024 : « Le voilier russe«Shtandart» va tenter une troisième fois d’enfreindre les sanctions européennes. »
7. Comment, depuis l’été 2024, la solidarité des gens de mer et la sauvegarde de la vie humaine sont-elles détournées ?
Outre l’escale rochelaise illégale, des 5 et 6 août 2024, le Shtandart a récidivé, le 28 août 202412, à Port-Haliguen (Quiberon) avec l’assentiment de Pascal Bolot, préfet du Morbihan. L’excuse invoquée était le « ravitaillement ». Il se trouve pourtant que, les deux jours précédents, le navire russe était au mouillage devant Port-Haliguen, avec l’accord de CECLANT/Premar Atlantique, déjà dans le but d’effectuer un ravitaillement13.
Depuis le mois de septembre 2024, on perd le compte des escales du Shtandart à La Rochelle. Le paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis du règlement (UE) n°833/2014 ayant trait à la sauvegarde de la vie humaine en mer est détourné afin de « justifier » d’ « escales techniques » ou d’ « escales de ravitaillement », voire dans le but d’embarquer des passagers payants ou d’organiser des visites payantes ainsi que des réceptions à bord.
Visites payantes à bord du Shtandart, navire interdit d’escale, dont la ville de La Rochelle fait la publicité via son office de tourisme
Embarquement de passagers payants à bord du Shtandart, navire interdit d’escale
Pour mettre fin à ces abus, nous demandons à la DGAMPA d’interdire nos eaux territoriales au navire russe, comme l’ont fait les autorités espagnoles pour les leurs. Là-bas, le Shtandart est une affaire totalement terminée pour la sérénité de tous. Localement, on l’a oublié. Vladimir Martus n’en parle pas, la presse russe non plus. La France aurait dû faire de même dès le 24 juin 2024 ou, au minimum, dès le 11 juillet 2024.
8. Comment, concrètement, mettre un terme au scandale du navire russe Shtandart ?
En ce moment, avec l’assentiment de Sandrine Gourlet, DG du grand port maritime Atlantique, le Shtandart est illégalement au sec, pour carénage, dans un espace de La Rochelle La Pallice, interdit au public. Il sera donc fin prêt pour un grand voyage vers Tanger, port sans sanction, en guise de première étape. Le jour choisi pour l’expulsion pourrait être le 25 février 2025 prochain. Vladimir Martus ne pourra pas plaider la météo hivernale pour refuser de prendre le large. C’est, en effet, à cette date, qu’il avait quitté La Rochelle, l’an dernier, pour se rendre au festival « Escale à Sète ». À cette occasion, il avait déjà fait un arrêt dans le port marocain.
Le Shtandart en carénage dans le grand port Atlantique (La Rochelle La Pallice), le 27/01/2025 – Photos : « No Shtandart In Europe »
Nous sommes à votre disposition pour vous communiquer la lourde documentation originale que nous avons accumulée sur Vladimir Martus et sur le Shtandart concernant leur proximité avec le pouvoir russe.
Concernant le Shtandart, l’exception de La Rochelle par rapport à tous les autres ports de l’Union européenne est bien une fraude pro-russe comme nous l’avons démontré. Voici plus de deux ans et demi qu’elle dure. Une telle collaboration n’est pas acceptable, particulièrement dans le contexte de la guerre d’invasion génocidaire en Ukraine et des actions de guerre hybride menées dans notre pays par la Russie, puissance chaque jour plus hostile. Il appartient à nos élus, députés et sénateurs, de dénoncer ce dysfonctionnement de l’appareil d’Etat au service d’intérêts russes.
Monsieur Olivier Falorni et ses collègues de Charente-Maritime ont une responsabilité particulière. Il ne peuvent pas accepter que leur département continue d’être hors la loi en se plaçant aux antipodes juridiques d’un Finistère dont les décisions relatives au Shtandart ont été validées par le tribunal administratif de Rennes et par le Conseil d’Etat.
Vous remerciant par avance des actions que vous voudrez bien entreprendre en faveur du rétablissement de l’Etat de droit à La Rochelle, je vous prie, Messieurs, de bien vouloir agréer l’expression de mes salutations distinguées.
Bernard Grua, Porte-parole du collectif international lanceur d’alerte « No Shtandart In Europe »
Les membres de l’appareil d’État, partie prenante de l’affaire du Shtandart, étant mentionnés ici, sont : Éric Banel, Nicolas Basselier, Brice Blondel, Pascal Bolot, Elisabeth Borne, Sandrine Gourlet, Didier Lallement, Christophe Lenormand, Michel Puyrazat, Fabrice Rigoulet-Roze, Éric Turquet de Beauregard
Éric Banel, Directeur général des Affaires Maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture (DGAMPA) depuis mars 2022
Nicolas Basselier, préfet de la Charente-Maritime de novembre 2019 à septembre 2023
Brice Blondel, ex-chef de cabinet d’emmanuel Macron, préfet de la Charente-Maritime, depuis septembre 2023
Pascal Bolot, préfet du Morbihan depuis août 2022
Elisabeth Borne, Première ministre de mai 2022 à janvier 2024
Sandrine Gourlet, DG Grand Port Atlantique La Rochelle depuis mai 2024
Didier Lallement, ex préfet de police de Paris, Secrétaire Général de la mer, SGMer d’octobre 2022 à janvier 2025
Christophe Lenormand, chef du service flottes et marins DGAMPA depuis avril 2022
Michel Puyrazat, directeur du port Atlantique La Rochelle, de janvier 2013 à mai 2024
Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Loire-Atlantique et préfet de région des Pays de la Loire depuis janvier 2023
Éric Turquet de Beauregard, chef du département juridique du Secrétariat général de la mer (SGMer)
Pour en savoir plus
Twitter
L’exception rochelaise concernant le navire russe #Shtandart est bien une fraude ayant des protections à la tête de l’appareil d’État. Nous livrons leurs noms aujourd’hui, car voici plus de deux ans et demi que dure cette collaboration inacceptable. ➡️ 🔗 https://t.co/zUTHMlpibRpic.twitter.com/tHC0K934vh
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) February 1, 2025
Le navire russe Shtandart occupe illégalement les ports français depuis la mise en place des sanctions européennes. Ceux qui, dans les cercles du pouvoir, ont permis ce contournement des mesures restrictives se sont bien gardé d’émettre des autorisations officielles. Ils ont tenu à rester dans l’ombre et ont préféré pousser au premier plan les préfets de départements, voire les préfets maritimes. C’est le cas d’Éric Banel, Directeur général des Affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA). Mais leurs noms ont été révélés par le bénéficiaire de leurs passe-droits.
Il ne leur reste, aujourd’hui, qu’une seule porte de sortie, comme l’explique le courrier présenté ici. Sauront-ils saisir cette dernière chance qui leur est offerte ?
À l’attention de : Monsieur Éric Banel, Directeur général des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture DGAMPA/DIRECTION eric.banel@mer.gouv.fr
Notre collectif lanceur d’alerte poursuit son enquête sur les acteurs à l’origine de la fraude au règlement européen par le navire russe Shtandart, en vue d’encourager des poursuites judiciaires à leur égard, maintenant que le Conseil européen, le Tribunal administratif de Rennes et le Conseil d’Etat se sont prononcés sur le sujet.
En effet, comme vous le savez certainement, la complicité de contournement des mesures restrictives est un délit passible de sanctions pénales avec circonstances aggravantes pour les agents publics. Nous avons récemment découvert que vous êtes explicitement concerné par cette affaire.
Chacun a pu prendre connaissance de l’article 3 sexies bis du règlement UE n° 833/2014 appliquant le 5e volet des sanctions pris à la suite des massacres de Boutcha. À la différence des dispositions sur le pétrole ou le GNL, il a l’avantage d’être unique, court, simple et aisément compréhensible. La version fallacieuse, qui en a été présentée par certaines autorités françaises, n’était qu’un salmigondis produit dans le but de créer la confusion et de faire accepter, par l’opinion ainsi que par certains journalistes peu professionnels, voire aux ordres des administrations locales, le contournement des sanctions au profit d’intérêts russes. Il n’est pas utile d’en refaire la démonstration ici.
Depuis juin 2022, nous avons envoyé un nombre significatif de courriers aux organisations de festivals maritimes, aux autorités locales et aux préfets pour leur rappeler la réglementation ainsi que les risques pénaux, financiers et d’image qu’ils prenaient. À l’exception de l’Espagne, nous n’avons jamais reçu de réponses directes, à part deux tentatives de dépôt de plainte, à des fins d’intimidation, puis un début de procédure-bâillon émanant de Gérard d’Aboville au nom de la « Semaine du Golfe ». Après le 16 avril 2022, le Shtandart n’a jamais eu d’autorisation officielle pour entrer dans les ports français. Par contre, certains préfets ont fait, dans la presse, des déclarations pro-Shtandart dont le niveau de désinformation dépasse l’entendement.
Qu’est-ce qui justifiait de leur part, et continue à justifier de la part deBrice blondel, préfet de Charente-Maritime, une telle apparente impunité ? Qui a pu leur imposer des passe-droits informels ? Quelles consignes ont-ils reçues ? Quelles pressions subissent-ils pour ignorer l’État de droit ?
Une Direction générale des Affaires Maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture dans la nasse russe
L’explication à nos interrogations précédentes nous est donnée dans un dossier de presse partagé par Vladimir Martus, protégé du régime russe et de ses organismes de propagande, capitaine et propriétaire-occulte du navire russe navigant, depuis le 6 juin 2024, sous pavillon de complaisance. Les préfets de départements ne furent que des lampistes. Ils ont été utilisés de la même façon que CECLANT/Premar Atlantique. Mais ce dernier, le Vice-amiral Jean-François Quérat s’en est sorti d’une manière qui fait honneur à notre Marine nationale. On doit aussi saluer avec respect la dignité et le sens du devoir manifestés par Monsieur Alain Espinasse, préfet du Finistère. Ces deux personnalités ont été les premières, en France, avec Monsieur David Samzun, le précurseur maire de Saint-Nazaire, à oser s’opposer à une fraude encouragée par le sommet de l’État.
Monsieur Éric Banel, un mail, en pièce jointe, écrit par votre main figure en bonne place dans le brûlot de Martus. Nous nous occuperons en temps utile des habituelles allégations fantaisistes de Michel Balique, président de l’association “Amis des Grands Voiliers”, principal lobbyiste et commercial du Shtandart, auquel vous répondez. Il y a plus grave. Selon l’expression russe, vous êtes bien une « krysha » du Shtandart. Vous vous êtes compromis et vous avez compromis la Direction générale des Affaires Maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture, dans une affaire de contournement des sanctions européennes.
Nous ne préjugeons pas des éventuelles conséquences, notamment pénales, qu’une telle complicité pourrait avoir. Toutefois, il nous semble qu’il vous reste, peut-être, une dernière carte à jouer.
Une sortie possible : interdire nos eaux territoriales au navire russe Shtandart.
En grande partie à cause de vous, Monsieur Éric Banel, la France a été rappelée à l’ordre par le Conseil européen, c’est-à-dire par les 27 États membres de l’Union. Le Tribunal administratif de Rennes et le conseil d’État ne s’y sont pas trompés. À vous de savoir si vous désirez rester un proche du “rousskiï mir” (monde russe) ou vous afficher clairement au service de la France et de l’Europe.
Tant que le Shtandart sera, par choix, stationnaire devant nos côtes, il pourra user de harcèlement et de chantage humanitaire en utilisant passagers et équipage comme otages de ses turpitudes. Depuis cet été, le navire, ainsi que certains complices au sein de l’appareil d’Etat ou d’autorités locales, ne cessent de détourner le paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 ayant trait à la sauvegarde de la vie humaine en mer, afin de « justifier » d’ « escales techniques » ou d’ « escales de ravitaillement », voire dans le but d’embarquer des passagers payants ou d’organiser des visites payantes ainsi que des réceptions à bord. Pour y mettre fin, nous demandons à la Direction générale des Affaires Maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture d’interdire nos eaux territoriales au navire russe, comme l’ont fait les autorités espagnoles pour les leurs. Là-bas, on n’entend plus parler de ce fauteur de troubles et de ce levier d’ingérence hostile. La France aurait dû faire de même dès le 24 juin 2024 ou, au minimum, dès le 11 juillet 2024.
En ce moment, avec l’assentiment de Sandrine Gourlet, DG du grand port maritime Atlantique, le Shtandart est illégalement au sec, pour carénage, dans un espace interdit au public de La Rochelle La Pallice. Il sera donc fin prêt pour un grand voyage vers Tanger, port sans sanction, pour une première étape. Le jour choisi pour l’expulsion pourrait être le 25 février 2025 prochain. Vladimir Martus ne pourra pas plaider la météo hivernale pour refuser de prendre le large. C’est, en effet, à cette date, qu’il avait quitté La Rochelle, l’an dernier, pour se rendre au festival « Escale à Sète ». À cette occasion, il avait déjà fait un arrêt dans le port marocain.
Le Shtandart en carénage dans le grand port Atlantique (La Rochelle La Pallice), le 27/01/2025 – Photos : « No Shtandart In Europe »
Le Shtandart en carénage dans le grand port Atlantique (La Rochelle La Pallice), le 27/01/2025 – Photos : « No Shtandart In Europe »
Nous sommes à votre disposition pour vous communiquer la lourde documentation originale que nous avons accumulée sur Vladimir Martus et sur le Shtandart concernant leurs liens avec le pouvoir russe.
Je vous prie, Monsieur Éric Banel, d’agréer l’expression de nos salutations distinguées.
Bernard Grua Porte-parole du collectif lanceur d’alerte « No Shtandart In Europe »
Je comprends bien votre situation et nous sommes intervenus dans ce sens auprès des Préfets d’une part, et des autorités portuaires [1] d’autre part. Je vous propose de nous signaler toute difficulté concrète que vous rencontreriez et qui appellerait une intervention de notre part.
Bien cordialement
Eric BANEL Directeur général Direction générale des Affaires Maritimes, de la Pêche et de Aquaculture
Tour Séquoia 1 place Carpeaux 92055 LA DÉFENSE CEDEX Bureau: T. Séquoia 17.66 Tel: +33 140816600 www.mer.gouv.fr
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Direction générale des Affaires Maritimes, de la pêche et de l’Aquaculture Liberté Égalité Fraternité EUROPE 2022.FR
Note :
C’est donc très clair.
Email de Michel Balique, président de l’association “Amis des Grands Voiliers”, principal lobbyiste et commercial du Shtandart, 13/07/2022
Ce courriel répond à un email de Michel Balique, président de l’association “Amis des Grands Voiliers”, principal lobbyiste et commercial du Shtandart.
Copie du mail de Michel Balique
Michel Balique, président de l’association “Amis des Grands Voiliers”, principal lobbyiste et commercial du Shtandart
Texte du mail de Michel Balique
Le 13/07/2022 à 11:22, mbalique (par Internet) a écrit:
Bonjour Monsieur Banel,
Je vous prie de bien vouloir m’excuser de revenir vers vous concernant le Shtandart, mais le capitaine aurait vraiment besoin d’un courrier officiel [1] l’autorisant à naviguer dans les eaux nationales [2] et à faire relâche dans les ports français.
En effet, un groupe d’activistes anti-russes [3] continue de faire pression sur les autorités portuaires afin d’empêcher la frégate d’y venir. L’objectif de ces personnes est d’obliger le navire à retourner en Russie[4], où, comme vous le savez, il aura de gros problèmes avec les autorités russes [5] puisqu’il s’est publiquement déclaré opposé à la guerre en Ukraine et à la politique russe en général. Il y a à bord un équipage international, dont des marins Ukrainiens [6] et Français. Je vous en remercie par avance.
Bien cordialement.
Michel Balique
Notes :
Michel Balique a toujours claironné publiquement auprès des médias que le Shtandart avait toutes les autorisations requises, même si en près de trois ans, il n’a jamais été capable d’en montrer une seule. Il est intéressant de lire que, dans une correspondance privée, il écrit le contraire de ses affirmations publiques.
Le terme adéquat est « eaux territoriales » et non pas « eaux nationales ». Mais on reconnaît bien là Michel Balique, qui parle de sujets qu’il ne se donne même pas la peine de connaître. Le 5e volet de sanctions est une interdiction portuaire. Il n’interdit pas de naviguer dans les eaux territoriales.
Quand Michel Balique écrit ceci, le 13 juillet 2022, il n’y a eu qu’une seule petite flashmob contre le Shtandart, le 12 juin 2022. Michel Balique ironisait à ce sujet, le 17 juin 2022 : « une petite douzaine d’individus dont trois ou quatre gamins, ça fait peur ! »
C’est faux. Personne n’a jamais demandé au Shtandart de retourner en Russie. Il était demandé aux autorités de respecter l’interdiction portuaire européenne.
Depuis lors, il a été amplement démontré que Vladimir Martus et le Shtandart sont proches du pouvoir russe.
A la mi-juille 2022, il n’y avait, en fait d’ “Ukrainiens” à bord, qu’une seule Ukrainienne, Ulyana.
Французькій правовій державі знадобилося два роки, щоб вжити заходів проти скандалу зі «Штандартом», який порушує санкції ЄС завдяки потужності російських мереж впливу. І це завдяки іспанському прикладу, а саме невеликій жменьці професійних журналістів та заклику до порядку з боку Європейської Ради. Завдяки їм 2024 рік став роком 14 прекрасних перемог.
1. Кастельйо (Кастельйон), Валенсійська область, Іспанія – березень 2024 року
26 березня 2024 року російське судно «Штандарт», хоча і включене до програми морського фестивалю «Escala a Castelló» з 5 по 8 квітня 2024 року, заборонено до участі в ньому внаслідок європейських санкцій.
Натомість Владимир Мартус, капітан і фактичний власник «Штандарту», домовляється з владою про візит до Денії. Але втрутились місцеві українці аби перешкодити цьому .
2. Бретань – березень 2024 року
29 березня 2024 року журналіст-розслідувач розвінчує вигадку про “антипутінський корабель” “Штандарт”.
Завдяки: Лаетія Жак-Гальдеано та Марі Десеведаві, газета Ouest-France
3. Денія, Валенсійська область, Іспанія – квітень 2024 року
5 квітня 2024 року зупинка «Штандарту» в Денії з 5 по 8 квітня 2024 року, хоча і була офіційно оголошена муніципалітетом, портовими властями та туристичним офісом, заборонена в рамках застосування європейських санкцій.
Завдяки: Подяки: Оксана Вовк-Сімон, Віра Підкович-Білевич, ‘Ayuda Ucrania Dénia’ та консул України в Іспанії.
4. Паймоль, Кот-д’Армор, Бретань – квітень 2024 року
22 квітня 2024 року участь «Штандарту», попередньо включеного до програми ‘Fête des Vieux gréements’ у Паймполі на серпень 2024 року, скасовується. Організатори не хочуть більше нічого чути про російський корабель.
24 червня 2024 року Європейська Рада, тобто 27 держав-членів Європейського Союзу, підтвердила, що «Штандарт», хоч і перебуває під зручним прапором з 6 червня 2024 року, підпадає під дію європейських санкцій під заголовком «репліки історичних кораблів».
Лист від Європейської Комісії щодо роз’яснення Ради ЄС стосовно російського корабля «Штандарт»
RELEX-SANCTIONS@ec.europa.eu 12 липня 2024 12:11 Пане Груа, Підтверджуємо отримання Ваших листів від 9 березня, 10 квітня та 28 червня 2024 року щодо судна «Штандарт». У 14-му пакеті від 24 червня 2024 року (Регламент Ради (ЄС) 2024/1745 про внесення змін до Регламенту (ЄС) № 833/2014) було уточнено сферу дії заборони на доступ до портів, щоб однозначно включити копії історичних суден.Будь-яка копія історичного судна, що ходить під російським прапором або ходила під російським прапором до 24 лютого 2022 року, не може заходити в порт держави-члена ЄС. Впровадження та застосування санкцій ЄС покладається на держави-члени. Комісія, як гарант Договору, здійснює нагляд за імплементацією та застосуванням санкцій державами-членами й підтримує їх у цьому завданні. Зверніть увагу, що ця відповідь представляє технічну точку зору служб Комісії. Тільки Суд ЄС має юрисдикцію тлумачити право ЄС. З повагою, Європейська Комісія Генеральний директорат з питань фінансової стабільності, фінансових послуг та Союзу фінансових ринків (FISMA) Веб-сторінка про санкції ЄС: https://commission europa.eu/sanctions Карта санкцій ЄС: https://sanctionsmap.eu
Завдяки: Девід О’Салліван та Європейська Комісія
7. Брест і Камаре, Фіністер, Бретань – липень 2024 року
7 липня 2024 року префект Фіністера видає указ про застосування європейської портової заборони до всіх портів департаменту. Участь «Штандарту» у «Fêtes maritimes de Brest (Брест)» з 12 по 17 липня 2024 року та у «Voiles de Camaret (Камаре)» з 16 по 18 серпня 2024 року скасовується.
Shtandart Project 10/07/2024 « We know that the Prefet of Finistere made his decision not to allow SHTANDART to enter to BREST-2024 Festival, and we think this decision is not based on proper legal background. We have protested against that decision in the court. We hope that sailors will support SHTANDART. We plan an entry on 11th July, meeting at Douarnenez’s bay, Cap de la Chèvre, to arrive together to la pointe de Toulinguet at around 13h30-14h00. Spread the word! » shtandart #save-shtandart #brest #festival #friendship #friend-ship #petition #EU #sign
11 липня 2024 року «Штандарт», який разом з іншими знаменитими суднами намагався прорватися до Брестської затоки (rade de Brest), був зупинений патрульним катером ВМС Франції. У разі порушення правил, судно було б конфісковане і оштрафоване на 150 000 євро.
«Штандарт» під мисом Тулунге намагається прорватися в Брестську затоку, 11.07.2014. Фото нашого активіста Фредеріка Шово
Завдяки: віце-адмірал Жан-Франсуа Керат, морський префект і головнокомандувач в Атлантиці
9. Адміністративний суд Ренна, Бретань – липень 2024 року
11 липня 2024 року Адміністративний суд Ренна відхилив заяву про призупинення дії наказу префекта Фіністера, подану Тьєррі Клерком, адвокатом Владимира Мартуса.
У другій половині дня 23 липня чи то вранці 24 липня 2024 року «Штандарт», попередньо включений до програми «Iacobus Maris Experience» у Віго, перетнувши Біскайську затоку, дізнався що його участь у заході скасовано. Також повідомлено про заборону на швартування в усіх іспанських портах.
On 27 July 2024, after numerous violations, the Shtandart, anchored in the port of Arousa, is expelled and banned from Spanish territorial waters.
27 липня 2024 року, після численних порушень, «Штандарт», що стояв на якорі в порту Аруси, виганяють і забороняють вхід в іспанські територіальні води.
Завдяки: Хуан Андрес Перес, співробітник офісу капітана порту Вілагарсія де Аруса, Абель Лосада, урядовий суб-делегат у Понтеведрі, та Густаво Сантана Ернандес, генеральний директор іспанського торгового флоту.
12. Гранвіль, Манш, Нормандія – серпень 2024 року
14 серпня 2024 року префект Ла-Маншу видає указ про застосування європейської портової заборони до всіх портів департаменту. Штандарт, включений до програми фестивалю «Voiles de travail» у Гранвілі з 21 по 25 серпня 2025 року, скасовує свою участь.
Завдяки: П’єр Кіріон та П’єр-Ів Матьє, мер Канкале
14. Державна рада, Франція – листопад 2024 року
18 листопада 2024 року Державна рада Франції відхилила апеляцію компанії Martus TV GMBH, Марії Мартус і Володимира Мартуса, які просили призупинити виконання наказу від 7 липня 2024 року, виданого префектом департаменту Фіністер. Розпорядження префекта Фіністера забороняє судну «Штандарт» заходити в порт Брест та інші порти його департаменту.
Дякуємо журналістам Рафаелю Бальдосу, Артуру Квентіну, Джанні Кастілло, Марі Десеведаві, Лаетії Жак-Гальдеано, Полю Бохеку та Стівену Леруа, які працювали професійно, на відміну від більшості своїх колег, що займаються просуванням чи то нейтральних чи то відверто пропагандистських вигадок «Штандарту». Дякуємо «Союзу українців Франції» за незмінну підтримку. Дякуємо нашим активістам в Україні, Іспанії та Франції, хоч ми й не можемо назвати всіх. Дякуємо нашим прихильникам і друзям України за їхню увагу та їх заохочення.
Всіх з Новим роком!
У 2025 році продовжуймо мобілізуватися!
З 24 червня 2024 року «Штандарт» продовжує порушувати європейські обмежувальні заходи, як у Кібероні та, насамперед, у Ла-Рошелі. Він може розраховувати на все ще потужну підтримку мережі впливу, що простягається до самого серця французького державного апарату. Зокрема, вона користується підтримкою Паскаля Болот, префекта департаменту Морбіан, і Бріса Блонделя, префекта департаменту Приморська Шаранта, колишнього керівника апарату Еммануеля Макрона. Вони обходять пункт 4 статті 3ea Регламенту Ради (ЄС) № 833/2014 про охорону людського життя на морі.
4. Пункти 1 і 1а (заборона в порту) не застосовуються у випадку, коли судно, яке потребує допомоги, шукає притулку, здійснює екстрений захід у порт з міркувань безпеки мореплавства або з метою порятунку життя на морі.
Болот і Блондель дозволяють російському кораблю брати на борт або висаджувати платних пасажирів, яких називають «стажерами», під час «технічних зупинок» для «дозаправки». Водночас «Штандарт» також відкритий для платних відвідувачів.
Щоб покласти край цим зловживанням, No Shandart In Europe не полишить своїх зусиль і продовжуватиме кампанію до тих пір, поки французька морська влада, наслідуючи приклад Іспанії, не заборонить російському судну входити в територіальні води Франції.
It took two years for the French rule of law in to take action against the Shtandart scandal, which violates EU sanctions because of the power of Russian networks of influence. We owe this to the Spanish example, to a small handful of professional journalists and to a call to order from the European Council. Thanks to them, 2024 will have been the year of 14 great victories.
1. Castelló (Castellón), Valencian Community, Spain – March 2024
On 26 March 2024, the Russian ship Shtandart, although included in the programme for the ‘Escala a Castelló’ maritime festival from 5 to 8 April 2024, is banned from taking part as a result of European sanctions.
Instead, Vladimir Martus, captain and de facto owner of the Shtandart, makes arrangements with the authorities to call at Dénia. But on the spot, the Ukrainian women give up nothing.
2. Brittany – March 2024
On 29 March 2024, an investigative journalist debunks the fiction of the Shtandart ‘anti-Putin ship’.
Credits: Laetitia Jacq-Galdeano and Marie Desevedavy, Ouest-France newspaper
3. Dénia, Valencian Community, Spain – April 2024
On 5 April 2024, the Shtandart‘s stopover in Dénia from 5 to 8 April 2024, although officially announced by the municipality, the port authorities and the tourist office, is banned in application of European sanctions.
Credits: Oksana Vovk Simon, Vira Pidkovych Bilevych, the ‘Ayuda Ucrania Dénia’ association and the Ukrainian Consul in Spain
4. Paimpol, Côtes-d’Armor, Brittany – April 2024
On 22 April 2024, the Shtandart, although included in the programme for the ‘Fête des Vieux gréements’ in Paimpol in August 2024, is cancelled. The organisers don’t want to hear any more about the Russian ship.
On 24 June 2024, the European Council, i.e. the 27 Member States of the European Union, confirms that the Shtandart, even though it had passed under a flag of convenience on 6 June 2024, falls within the scope of European sanctions under the heading of ‘replicas of historical ships’.
Letter received from the European Commission concerning the Council’s clarification on Shtandart
RELEX-SANCTIONS@ec.europa.eu 12 Jul 2024 12:11 Mr Grua, We acknowledge receipt of your letters of 9 March, 10 April and 28 June 2024 concerning the vessel « Shtandart ». In the 14th round of 24 June 2024 (Council Regulation (EU) 2024/1745 amending Regulation (EU) No 833/2014), the scope of the ban on access to ports has been clarified to explicitly cover replicas of historic ships.Any replica of historic ships flying the Russian flag or having flown the Russian flag before 24 February 2022 may not call at a port of a Member State. The implementation and application of EU sanctions are the responsibility of the Member States. The Commission, as guardian of the Treaties, supervises the implementation and application of the sanctions by the Member States and supports them in this task. Please note that this answer represents the technical point of view of the Commission services. Only the Court of Justice of the EU has jurisdiction to interpret EU Law. Yours sincerely, European Commission DG for Financial Stability, Financial Services and Capital Markets Union (FISMA) EU Sanctions Webpage: https://commission europa.eu/sanctions EU Sanctions Map: https://sanctionsmap.eu
Credits: David O’Sullivan and the European Commission
7. Brest and Camaret, Finistère, Brittany – July 2024
On 7 July 2024, the Prefect of Finistère issues a decree applying the European port prohibition to all ports in the department. The Shtandart‘s participation in the ‘Fêtes maritimes de Brest’, from 12 to 17 July 2024, and in the ‘Voiles de Camaret’, from 16 to 18 August 2024, is cancelled.
Shtandart Project 10/07/2024 « We know that the Prefet of Finistere made his decision not to allow SHTANDART to enter to BREST-2024 Festival, and we think this decision is not based on proper legal background. We have protested against that decision in the court. We hope that sailors will support SHTANDART. We plan an entry on 11th July, meeting at Douarnenez’s bay, Cap de la Chèvre, to arrive together to la pointe de Toulinguet at around 13h30-14h00. Spread the word! » shtandart #save-shtandart #brest #festival #friendship #friend-ship #petition #EU #sign
On 11 July 2024, the Shtandart, which is attempting to force its way into the Roadstead of Brest with other tall ships, is prevented from doing so by a French Navy patrol boat. Penalties, if breached, would have included seizure of the vessel and a fine of €150,000.
The Shtandart under the Pointe du Toulinguet trying to force its way into the Roadstead of Brest, 11/07/2024. Photo by our activist, Frédéric Chauveau
Credit: Vice-Admiral Jean-François Quérat, Maritime Prefect and Commander-in-Chief for the Atlantic
9. Rennes Administrative Court, Brittany – July 2024
On 11 July 2024, the Rennes Administrative Court rejects the application for suspension of the Finistère Prefect’s order filed by Thierry Clerc, Vladimir Martus’ lawyer.
On the afternoon of 23 July, or the morning of 24 July 2024, the Shtandart, after crossing the Bay of Biscay and despite being on the programme for the ‘Iacobus Maris Experience’ in Vigo, has its participation cancelled. It is also informed of a prohibition on docking in all Spanish ports.
Credits: Juan Andrés Pérez, Officer of the Vilagarcía de Arousa Harbour Master’s Office, Abel Losada, Government Sub-Delegate in Pontevedra, and Gustavo Santana Hernández, Director General of the Spanish Merchant Navy.
12. Granville, Manche, Normandy – August 2024
On 14 August 2024, the Prefect of La Manche issues a decree applying the European port ban to all ports of the département. The Shtandart, included in the programme for the ‘Voiles de travail’ festival in Granville from 21 to 25 August 2025, sees its participation cancelled.
Credits: Pierre Quirion and Pierre-Yves Mahieu, Mayor of Cancale
14. Council of State, France – November 2024
On 18 November 2024, French Council of State dismisses the appeal lodged by Martus TV GMBH, Maria Martus and Vladimir Martus requesting suspension of the enforcement of the order of 7 July 2024 by which the Prefect of Finistère did not authorise the vessel Shtandart to enter the port of Brest and the other ports in his department.
Thanks you to the journalists such as Raphaël Baldos, Arthur Quentin, Gianni Castillo, Marie Desevedavy, Laetitia Jacq-Galdeano, Paul Bohec and Steven Leroy, who worked professionally, unlike the majority of their colleagues content to promote the syrupy and propagandist fiction of the Shtandart. Thanks you to the “Union des Ukrainiens de France” for its unfailing support. Thank you to our activists in Ukraine, Spain and France, whom we can’t name all. Thanks you to our supporters and to the friends of Ukraine for their kind attention and encouragement.
Happy New Year to all!
For 2025, let’s keep mobilized!
Since June 24, 2024, the Shtandart is continuing to violate European restrictive measures, as in Quiberon and, above all, La Rochelle. It can count on the still-powerful support of a network of influence extending right to the heart of the French state apparatus. In particular, it enjoys the complicity of Pascal Bolot, prefect of the Morbihan département, and Brice Blondel, prefect of the Charente-Maritime département, and former chief of staff to Emmanuel Macron. They are circumventing paragraph 4 of Article 3ea of Council Regulation (EU) No 833/2014 concerning the safeguarding of human life at sea.
4. Paragraphs 1 and 1a (port ban) shall not apply in the case of a vessel in need of assistance seeking a place of refuge, of an emergency port call for reasons of maritime safety, or for saving life at sea.
Bolot and Blondel let the Russian ship embark or disembark paying passengers, called “trainees”, during “technical stopovers” for “refueling”. At the same time Shtandart is also open to paying visitors.
To put an end to these abuses, the “No Shtandart In Europe” collective will not give in until the French maritime authorities follow Spain’s example and ban the Russian vessel from France territorial waters.
Tuvieron que pasar dos años para que el Estado de Derecho en Francia tomara medidas contra el escándalo Shtandart, que violaba las sanciones de la UE debido al poder de las redes de influencia rusas. Se lo debemos al ejemplo español, a un pequeño puñado de periodistas profesionales y a una llamada al orden del Consejo Europeo. Gracias a ellos, 2024 habrá sido el año de 14 grandes victorias.
1. Castelló (Castellón), Comunidad Valenciana, España – marzo de 2024
El 26 de marzo de 2024, el buque ruso Shtandart, a pesar de estar incluido en el programa del festival marítimo «Escala a Castelló» del 5 al 8 de abril de 2024, no pudo participar debido a las sanciones europeas.
Como sustituto de Castellón, VladimirMartus, capitán y propietario de facto del Shtandart, hizo gestiones con las autoridades para recalar en Dénia. Pero en el acto, las ucranianas no renunciaron a nada.
2. Bretaña – marzo de 2024
El 29 de marzo de 2024, un periodista de investigación desmiente la ficción del «barco anti-Putin» Shtandart.
Créditos: Laetitia Jacq-Galdeano y Marie Desevedavy, diario Ouest-France
3. Dénia, Comunidad Valenciana, España – Abril de 2024
El 5 de abril de 2024, la escala del Shtandart en Dénia del 5 al 8 de abril de 2024, aunque anunciada oficialmente por el ayuntamiento, las autoridades portuarias y la oficina de turismo, fue prohibida en aplicación de las sanciones europeas.
Créditos: Oksana Vovk Simon, Vira Pidkovych Bilevych, la asociación « Ayuda Ucrania Dénia » y el Cónsul de Ucrania en España
4. Paimpol, Côtes-d’Armor, Bretaña – abril de 2024
El 22 de abril de 2024, el Shtandart, aunque figuraba en el programa de la «Fête des Vieux gréements» de Paimpol en agosto de 2024, fue cancelado. Los organizadores no querían saber nada más del barco ruso.
Créditos: Fanny Chappé, Alcaldesa de Paimpol, Michel Le Coquil, Presidente de la Asociación « Vieux gréements », Marie Desevedavy, periódico Ouest-France
5. Brest, Finistère, Bretaña – mayo de 2024
El 30 de mayo de 2024, se canceló la escala prevista del Shandart en Brest los días 1 y 2 de junio de 2024.
El 24 de junio de 2024, el Consejo Europeo, es decir, los 27 Estados miembros de la Unión Europea, confirmó que el Shtandart, aunque había pasado bajo pabellón de conveniencia el 6 de junio de 2024, entraba en el ámbito de aplicación de las sanciones europeas bajo el epígrafe de «réplicas de embarcaciones históricas».
Comisión Europea: Sr. Grua | Acusamos recibo de las cartas de 9 de marzo, 10 de abril y 28 de junio de 2024 recibidas de usted en relación con el buque «Shtandart».| En el decimocuarto paquete de 24 de junio de 2024 (Reglamento (UE) 2024/1745 del Consejo por el que se modifica el Reglamento (UE) nº 833/2014), se ha aclarado el ámbito de aplicación de la prohibición de acceso a los puertos para incluir explícitamente las réplicas de buques históricos. Cualquier réplica de buque histórico que enarbole pabellón ruso o haya enarbolado pabellón ruso antes del 24 de febrero de 2022 no podrá hacer escala en un puerto de un Estado miembro.
Créditos: David O’Sullivan y Comisión Europea
7. Brest y Camaret, Finistère, Bretaña – julio de 2024
El 7 de julio de 2024, el Prefecto de Finistère promulgó un decreto por el que se aplicaba la prohibición portuaria europea a todos los puertos del departamento. Se canceló la participación del Shtandart en las «Fêtes maritimes de Brest», del 12 al 17 de julio de 2024, y en las «Voiles de Camaret», del 16 al 18 de agosto de 2024.
Este domingo por la tarde, la prefectura de Finistère anunció en un comunicado de prensa «la prohibición de acceso al puerto de Brest y a otros puertos de Finistère por parte del buque el Shtandart». Esta decisión se produce tras «la modificación, el 24 de junio de este año, del Reglamento (UE) 833/2014 del Consejo, de 31 de julio de 2014, relativo a la adopción de medidas restrictivas en vista de las acciones de Rusia que desestabilizan la situación en Ucrania, reglamento que ahora incluye a los “buques réplica históricos” en el ámbito de aplicación de la prohibición de acceso a los puertos de los países miembros de la Unión Europea de los buques que enarbolen o hayan enarbolado pabellón ruso antes del 24 de febrero de 2022».
Shtandart Project 10/07/2024 « We know that the Prefet of Finistere made his decision not to allow SHTANDART to enter to BREST-2024 Festival, and we think this decision is not based on proper legal background. We have protested against that decision in the court. We hope that sailors will support SHTANDART. We plan an entry on 11th July, meeting at Douarnenez’s bay, Cap de la Chèvre, to arrive together to la pointe de Toulinguet at around 13h30-14h00. Spread the word! » shtandart #save-shtandart #brest #festival #friendship #friend-ship #petition #EU #sign
El 11 de julio de 2024, el Shtandart, que intentaba entrar por la fuerza en la Rada de Brest con otros grandes buques, fue impedido de hacerlo por una patrullera de la Marina francesa. Sanciones por infracción: incautación del buque y multa de 150.000 euros.
El Shtandart bajo la Pointe du Toulinguet intentando forzar su entrada en la Rade de Brest, 11/07/2024. Foto de nuestro activista, Frédéric Chauveau
Crédito: Vicealmirante Jean-François Quérat, Prefecto Marítimo y Comandante en Jefe para el Atlántico
9. Tribunal Administrativo de Rennes, Bretaña – julio de 2024
El 11 de julio de 2024, el Tribunal Administrativo de Rennesrechazó la solicitud de suspensión de la orden del Prefecto de Finistère presentada por Thierry Clerc, abogado de Vladimir Martus.
Le 23 juillet après-midi, ou le 24 juillet 2024 au matin, le Shtandart, à l’issue de sa traversée du Golfe de Gascogne et bien que figurant au programme de la « Iacobus Maris Experience » de Vigo, voit sa participation annulée. De plus, il est informé d’une interdiction d’accoster dans tous les ports espagnols.
La tarde del 23 de julio, o la mañana del 24 de julio de 2024, el Shtandart, tras cruzar el Golfo de Vizcaya y a pesar de estar en el programa de la «Experiencia Iacobus Maris» en Vigo, vio cancelada su participación. También se le comunicó la prohibición de atracar en todos los puertos españoles.
El 27 de julio de 2024, tras numerosas infracciones, el Shtandart, anclado en el puerto de Arousa, fue expulsado y se le prohibió la entrada en aguas territoriales españolas.
Créditos: Juan Andrés Pérez, Oficial de la Capitanía Marítima de Vilagarcía de Arousa, Abel Losada, Subdelegado del Gobierno en Pontevedra, y Gustavo Santana Hernández, Director General de la Marina Mercante Española.
12. Granville, Manche, Normandía – agosto de 2024
El 14 de agosto de 2024, el Prefecto de la Manche promulgó un decreto por el que se aplicaba la prohibición portuaria europea a todos los puertos del departamento. El Shtandart, incluido en el programa de las «Voiles de travail» de Granville, del 21 al 25 de agosto de 2025, vio anulada su participación.
Créditos: Pierre Quirion y Pierre-Yves Mahieu, Alcalde de Cancale
14. Consejo de Estado, Francia – noviembre de 2024
El 18 de noviembre de 2024, el Consejo de Estado francés desestimó el recurso interpuesto por Martus TV GMBH, Maria Martus y Vladimir Martus, que tenía por objeto la suspensión de la ejecución de la orden de 7 de julio de 2024 por la que el Prefecto de Finistère denegaba la autorización de entrada del buque Shtandart en el puerto de Brest y en otros puertos de su departamento.
Gracias a periodistas como Raphaël Baldos, Arthur Quentin, Gianni Castillo, Marie Desevedavy, Laetitia Jacq-Galdeano, Paul Bohec y Steven Leroy, que trabajaron con profesionalidad, a diferencia de la mayoría de sus colegas, que se contentaron con promover la ficción almibarada y propagandista de Shtandart. Gracias a la « Unión de Ucranianos de Francia » por su apoyo incondicional. Gracias a nuestros activistas en Ucrania, España y Francia, a los que no podemos nombrar a todos. Gracias a nuestros simpatizantes y los amigos de Ucrania por su amable atención y aliento.
¡Feliz Año Nuevo a todos!
En el año 2025, ¡mantengámonos movilizados!
Desde el 24 de junio de 2024, el Shtandart sigue violando las medidas restrictivas europeas, como en Quiberon y, sobre todo, en La Rochelle. Sigue contando con el poderoso apoyo de una red de influencia prorrusa que se extiende hasta el corazón del aparato del Estado. En particular, cuenta con la complicidad de Pascal Bolot, prefecto del departamento de Morbihan, y de Brice Blondel, prefecto del departamento de Charente-Maritime, y antiguo jefe de gabinete de Emmanuel Macron. Burlan el apartado 4 del Artículo 3 sexies bis del Reglamento europeo 833/2014 sobre la seguridad de la vida humana en el mar.
4. Los apartados 1 y 1 bis no se aplicarán a los buques que necesiten asistencia en busca de un lugar de refugio, de una escala portuaria de emergencia por razones de seguridad marítima, o para salvar vidas en el mar.
Bolot y Blondel dejaron que el barco ruso hiciera «paradas técnicas» para «repostar», durante las cuales embarcaba o desembarcaba pasajeros de pago, conocidos como «aprendices», y durante las cuales el Shtandart estaba abierto a visitantes de pago.
Para poner fin a estos abusos, el colectivo «No Shtandart In Europe» no cederá hasta que las autoridades territoriales francesas sigan el ejemplo de España y prohíban la entrada del buque ruso en las aguas territoriales de nuestro país.
Il aura fallu deux ans pour que l’État de droit, en France, se mette en marche contre le scandale du navire Shtandart violant les sanctions UE, tant y sont puissants les réseaux d’influence russes. Nous le devons à l’exemple espagnol, à une petite poignée de journalistes professionnels ainsi qu’à un rappel à l’ordre du Conseil européen. Grâce à eux, l’année 2024 aura été celle de 14 belles victoires.
1. Castelló (Castellón), Communauté valencienne, Espagne – mars 2024
Le 26 mars 2024, le navire russe Shtandartbien que figurant au programme des fêtes maritimes d’ « Escala a Castelló », du 5 au 8 avril 2024 voit sa participation interdite en application des sanctions européennes.
À la place, Vladimir Martus, capitaine et propriétaire de facto du Shtandart, s’organise avec les autorités pour faire escale à Dénia. Mais, sur place, les Ukrainiennes ne lâchent rien.
2. Bretagne – mars 2024
Le 29 mars 2024, une journaliste d’investigation démystifie la fiction du Shtandart« navire antipoutine ».
Crédits : Laetitia Jacq-Galdeano et Marie Desevedavy, journal Ouest-france
3. Dénia, Communauté valencienne, Espagne – avril 2024
Le 5 avril 2024, l’escale du Shtandart à Dénia, du 5 au 8 avril 2024, bien qu’annoncée officiellement par la municipalité, les autorités portuaires et l’office de tourisme est interdite en application des sanctions européennes.
Le 22 avril 2024, le Shtandart bien que figurant au programme de la « Fête des Vieux gréements » de Paimpol, août 2024, voit sa participation annulée. Les organisateurs ne veulent plus entendre parler du navire russe.
Le 24 juin 2024, le Conseil européen, c’est-à-dire les 27 États membres de l’Union, confirme que le Shtandart, bien que passé sous pavillon de complaisance, le 6 juin 2024, est dans le champ des sanctions européennes au titre des « répliques de navires historiques ».
Courrier reçu de la part de la Commission européenne concernant la précision du Conseil relative au Shtandart
Crédit : David O’Sullivan et la Commission européenne
7. Brest et Camaret, Finistère, Bretagne – juillet 2024
Le 7 juillet 2024, le préfet du Finistère prend un arrêté appliquant l’interdiction portuaire européenne à tous les ports du département. Le Shtandart figurant au programme des « Fêtes maritimes de Brest », du 12 au 17 juillet 2024, et aux « Voiles de Camaret », du 16 au 18 août 2024, voit sa participation annulée.
Shtandart Project 10/07/2024 « We know that the Prefet of Finistere made his decision not to allow SHTANDART to enter to BREST-2024 Festival, and we think this decision is not based on proper legal background. We have protested against that decision in the court. We hope that sailors will support SHTANDART. We plan an entry on 11th July, meeting at Douarnenez’s bay, Cap de la Chèvre, to arrive together to la pointe de Toulinguet at around 13h30-14h00. Spread the word! » shtandart #save-shtandart #brest #festival #friendship #friend-ship #petition #EU #sign
Le 11 juillet 2024, le Shtandart qui tente de forcer l’entrée de la Rade de Brest en compagnie d’autres grands voiliers y est empêché par un patrouilleur de la Marine nationale. Sanctions encourues en cas de violation : saisie du navire et amende de 150 000 euros.
Le Shtandart sous la pointe du Toulinguet tentant de forcer l’entrée dans la Rade de Brest, 11/07/2024. Photo de notre activiste, Frédéric Chauveau
Crédit : Vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat, Préfet maritime et Commandant en chef pour l’Atlantique
9. Tribunal administratif de Rennes, Bretagne – juillet 2024
Le 11 juillet 2024, le tribunal administratif de Rennesrejette la requête en suspension de l’arrêté du préfet du Finistère produite par Me Thierry Clerc, avocat de Vladimir Martus.
Le 23 juillet après-midi, ou le 24 juillet 2024 au matin, le Shtandart, à l’issue de sa traversée du Golfe de Gascogne et bien que figurant au programme de la « Iacobus Maris Experience » de Vigo, voit sa participation annulée. De plus, il est informé d’une interdiction d’accoster dans tous les ports espagnols.
Le 27 juillet 2024, après de nombreuses infractions, le Shtandart, au mouillage dans le port d’Arousa, est expulsé et interdit dans les eaux territoriales espagnoles.
Crédit : Juan Andrés Pérez, officier de la capitainerie de Vilagarcía de Arousa, Abel Losada, subdélégué du gouvernement à Pontevedra, et Gustavo Santana Hernández, directeur général de la marine marchande espagnole
12. Granville, Manche, Normandie – août 2024
Le 14 août 2024, le préfet de La Manche prend un arrêté appliquant l’interdiction portuaire européenne à tous les ports du département. Le Shtandart figurant au programme des « Voiles de travail » de Granville, du 21 au 25 août 2025, voit sa participation annulée.
Crédit : Pierre Quirion et Pierre-Yves Mahieu, maire de Cancale
14. Conseil d’Etat, France – novembre 2024
Le 18 novembre 2024, le Conseil d’Etat de la France rejette le pourvoi de la société Martus TV GMBH, de Maria Martus et de Vladimir Martus demandant la suspension de l’exécution de l’arrêté du 7 juillet 2024 par lequel le préfet du Finistère n’a pas autorisé le navire Shtandart à entrer dans le port de Brest et dans les autres ports de son département.
Merci aux journalistes tels Raphaël Baldos, Arthur Quentin, Gianni Castillo, Marie Desevedavy, Laetitia Jacq-Galdeano, Paul Bohec et Steven Leroy qui ont su travailler professionnellement, à la différence de la majorité de leurs confrères se contentant de promouvoir la fiction sirupeuse et propagandiste du Shtandart. Merci à l’ « Union des Ukrainiens de France » qui fait preuve d’un accompagnement sans faille. Merci à nos activistes d’Ukraine, d’Espagne et de France, qu’on ne peut pas tous citer. Merci à nos sympathisants et amis de l’Ukraine pour leur bienveillante attention et pour leurs encouragements.
Bonne année à toutes et à tous !
Pour 2025, restons mobilisés !
Depuis le 24 juin 2024, le Shtandart continue à violer les mesures restrictives européennes comme à Quiberon et, surtout, La Rochelle. Il peut compter sur le soutien encore puissant d’un réseau d’influence étendant ses ramifications jusqu’au cœur de l’appareil d’Etat. Il jouit notamment de la complicité de Pascal Bolot, préfet du département du Morbihan, et de Brice Blondel, préfet du département de Charente-Maritime, ex chef de cabinet d’Emmanuel Macron. Ceux-ci détournent le paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis du règlement européen n° 833/2014 ayant trait à la sauvegarde de la vie humaine en mer.
4. Les paragraphes 1 et 1 bis (interdiction) ne s’appliquent pas dans le cas d’un navire ayant besoin d’assistance qui cherche un lieu de refuge, d’une escale d’urgence pour des raisons de sécurité maritime, ou d’un sauvetage de vies humaines en mer.
Bolot et Blondel laissent faire des « escales techniques » de « ravitaillement » durant lesquelles le navire russe embarque ou débarque des passagers payants, appelés « stagiaires », et au cours desquelles le Shtandart est ouvert aux visites payantes.
Afin de mettre un terme à ces abus, le collectif « No Shtandart In Europe » ne cédera rien tant que les autorités territoriales françaises n’auront pas pris exemple sur l’Espagne en interdisant le navire russe dans les eaux territoriales de notre pays.
Michel Balique, président de l’association « Amis des grands voiliers », présente, une nouvelle fois, la version qu’il entend populariser de l’affaire du Shtandart, navire russe dont il a assuré l’entrée en France après l’adoption du 5e volet des sanctions européennes pris à la suite des massacres de Boutcha. Son texte est la réponse à un courrier qu’il a reçu du collectif « No Shtandart In Europe ». Nous procéderons, ici, à une revue des méthodes, à une analyse de la rhétorique, ainsi qu’à une exégèse factuelle et documentée des arguments auxquels le chevalier de l’ordre du Mérite maritime a recours afin de tenter faire valoir ses vérités.
Destinataires :Michel Balique, Préfecture Finistère, Préfecture maritime atlantique, Mairie de Brest, Le Monde, La Croix, Le Télégramme, Le Chasse-Marée, Ouest-France, Tebeo TV, Union des Ukrainien de France, associations franco-ukrainiennes de Bretagne, Oxana Melnychuk, Serguei Jirnov.
Assertion polémique, tout honnête lecteur peut vérifier que le courrier ayant été adressé à Michel Balique n’est pas un « torchon » mais un exposé circonstancié ou chaque point est appuyé par des sources incontestables.
3. Sur son blog et sa page Facebook, monsieur Grua me traite d’agent de Moscou et d’ukrainophobe.
En étant à l’origine de la fraude du Shtandart, navire proche de l’administration présidentielle russe, Michel Balique s’est mis au service d’intérêts russes contre les institutions européennes. Il n’est peut-être pas appointé en tant qu’agent de Moscou, fonction qu’il exerce de facto, mais il en est devenu, pour le moins, un idiot utile.
L’ukrainophobie de Michel Balique a été largement démontrée par des écrits de sa main :
4. Pour preuve, la capture d’écran datant du 17 décembre 2022 relative à un post… dont le sujet était l’envoi des canons Caesar en Ukraine… cette intervention qui remonte donc aux environs de septembre 2022
Dès le 21 mars 2022, Michel Balique s’est employé à faire venir le Shtandart en France, notamment à coup d’attaques ukrainophobes. La mobilisation contre cette fraude aux sanctions a commencé en juin 2022. Le président de l’association des « Amis des grands voiliers« , devait donc donner le change. Suite à un seul commentaire posté, en septembre 2022, Michel Balique voudrait faire croire qu’il est un soutien actif de l’Ukraine. On est là dans une pratique classique des réseaux russes en France, que le président de l’association « Amis des grand voiliers » reproduit par choix ou par mimétisme.
5. Monsieur Grua m’accuse d’enfreindre les lois et de contourner les sanctions européennes. C’est trop d’honneur et d’importance qu’il m’accorde là !
Il n’y a aucun honneur à être la cheville ouvrière d’une fraude au 5e volet des sanctions pris à la suite des massacres de Boutcha. Ce honteux sarcasme, tenu au nom de l’association « Amis des grands voiliers », devrait être démenti par son Conseil d’administration.
Flashmob à Boutcha, en février 2023, contre le viol, par le Shtandart, des sanctions prises suite aux massacres de Boutcha.
L’association Amis des Grand voiliers a effectivement usé de son influence, entre autres, pour les deux parades « d’honneur (?) » de Sète (2022 et 2024). La « parade » du déshonneur, de Brest 2014, s’est, en réalité, tenue à l’extérieur du goulet, loin de la ville. Le navire russe voulait forcer l’entrée de la rade, entouré d’autres voiliers, le 11 juillet 2024.
Shtandart Project 10/07/2024 « We know that the Prefet of Finistere made his decision not to allow SHTANDART to enter to BREST-2024 Festival, and we think this decision is not based on proper legal background. We have protested against that decision in the court. We hope that sailors will support SHTANDART. We plan an entry on 11th July, meeting at Douarnenez’s bay, Cap de la Chèvre, to arrive together to la pointe de Toulinguet at around 13h30-14h00. Spread the word! » shtandart #save-shtandart #brest #festival #friendship #friend-ship #petition #EU #sign
Le Shtandart a été empêché de franchir la pointe du Toulinguet par un patrouilleur de la Marine nationale. De son côté, « No Shtandart In Europe » avait alerté la presse, la mairie de Brest, la préfecture du Finistère et la préfecture maritime sur ce risque dès le 9 juillet 2024.
Le Shtandart sous la pointe du Toulinguet tentant de forcer l’entrée dans la Rade de Brest, 11/07/2024. Photo de notre activiste, Frédéric Chauveau
Qu’est-ce donc que le « Secrétariat général à la mer » ? Michel Balique veut probablement parler du « Secrétariat général DE la mer », service de coordination interministériel à ne pas confondre avec le « Secrétariat d’État à la mer » (aujourd’hui, Ministère de la mer).
Didier Lallement, Secrétaire général de la mer, ex-préfet de police de Paris
Didier Lallement, Secrétaire général de la mer, a effectivement compromis l’appareil d’État français dans la fraude du Shtandart. Selon les instructions européennes, il n’avait aucun mandat pour le faire. La coordination générale des sanctions relève du Quai d’Orsay. L’application des sanctions portuaires est du ressort des préfets de département et des directeurs des grands ports maritimes. Par ailleurs, ni Michel Balique, ni le Shtandart, ni aucun de ses autres lobbyistes n’ont été, en plus de deux ans et demi, capable de montrer publiquement un seul document officiel autorisant l’entrée du navire russe dans les ports français. En revanche, les interdictions officielles ne manquent pas. Nous allons les passer en revue.
8. Si la frégate était en situation irrégulière, il y a belle lurette qu’elle aurait été reconduite dans les eaux internationales par la Marine Nationale.
Michel Balique, par ignorance ou de façon délibérée, voire les deux, mélange tout. Le règlement européen est une interdiction portuaire et non pas une interdiction d’eaux territoriales.
1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, AUX PORTS et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, et à ces navires d’accéder aux ports et aux écluses, à l’exception d’un accès aux écluses en vue de quitter le territoire de l’Union.
Le Shtandart expulsé des eaux territoriales espagnoles, le 27 juillet 2024
Bien qu’elle ait plusieurs occasions pour le faire, la France n’a pas encore pris cette décision. « No Shtandart In Europe » recommande à notre pays de s’appuyer sur l’exemple de la démocratie espagnole. Car, à son avis, interdire le Shtandart dans nos eaux territoriales est vraisemblablement un des seuls moyens permettant de stopper l’usage illicite fait par le navire russe et, au minimum, par deux préfets complices, du paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014.
4. Les paragraphes 1 et 1 bis (interdiction portuaire) ne s’appliquent pas dans le cas d’un navire ayant besoin d’assistance qui cherche un lieu de refuge, d’une escale d’urgence pour des raisons de sécurité maritime, ou d’un sauvetage de vies humaines en mer.
9. L’accusation de monsieur Grua est donc une totale ineptie.
À chacun de juger si la « démonstration » de Michel Balique figurant au paragraphe 8 ci-dessus, une fois rappelé le cadre juridique, suffit à prouver que le constat relatif à la « situation irrégulière » du Shtandart est une « totale ineptie » dans la mesure où l’on se place hors de la réalité alternative promue par le président de l’association « Amis des grands voiliers ».
10. L’Europe se garde bien d’interdire l’approvisionnement en gaz russe que l’on a acheté pour la bagatelle de 17 milliards d’Euros en 2023.
Whataboutism classique. Michel Balique et l’association « Amis des grands voiliers » s’opposent-ils effectivement aux livraisons de GNL russe ? « No Shtandart In Europe » n’a rien trouvé à ce sujet. Cela n’est pas surprenant.
Si la propension à la désinvolture et aux sophismes du personnage n’était pas de notoriété publique, il pourrait paraître choquant de constater que le donneur de leçon ignore, à son habitude, tout du sujet sur lequel il se place en « moralisateur ». De nombreuses interdictions frappent le gaz naturel liquéfié (GNL) russe :
sanctions contre Arctic LNG2,
sanction et interdiction de construction des méthaniers d’Arctic LNG2,
interdiction de fournir des investissements, des services et des biens à de nouveaux projets de GNL en Russie,
interdiction des transbordements du GNL de Yamal,
sanctions contre les plateformes FSU (Floating Storage Unit),
sanctions contre le méthanier ARC7 Christophe de Margerie,
sanction contre les méthaniers de la flotte fantôme russe…
En conséquence des sanctions, TotalEnergies a dû déprécier ses actifs dans Novatek, Yamal LNG et Artic LNG 2 à hauteur de 14,8 Mds$.
Mais Michel Balique est un de ces personnages pour lesquels l’ignorance tient lieu de culture. Il affirme que ce qu’il ne connaît pas n’existe pas. En ce qui concerne les sympathisants de « No Shtandart In Europe », ils militent, depuis 2019, pour une interdiction totale du GNL russe.
Les détails de cette mobilisation sont fournis dans l’article présenté ci-dessous.
11. Accord signé en juillet 2024 entre Framatome et la société russe TVEL pour l’approvisionnement de combustible nucléaire de technologie russe pour des réacteurs slovaques
Whataboutism classique, là aussi. Michel Balique et l’association « Amis des grands voiliers » se sont-ils opposés aux livraisons de combustible nucléaire russe ? Qu’ils informent les activistes de « No Shtandart In Europe » des actions qu’ils envisagent. Ceux-ci les y rejoindrons bien volontiers.
12. Il [le Shtandart] ne fait que proposer des stages de navigation classique à des jeunes à qui il fait découvrir les valeurs de la mer.
Faux, le Shtandart n’est pas un navire-école rattaché à un organisme de formation maritime. Il s’agit d’un yacht privé, sous pavillon de complaisance depuis le 6 juin 2024, « appartenant » selon Me Thierry Clerc, avocat de Vladmir Martus, à la fille de ce dernier, la jeune Maria Martus, propriétaire écran. Le Shtandart est commercialisé par « Martus TV GmbH», une SARL allemande contrôlée par Vladimir Martus, propriétaire de facto du Shtandart, dont il a déposé le nom à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) afin, exige-t-il, d’être le seul à pouvoir en faire usage. Si l’on ajoute le fait que le navire russe a éteint son transpondeur (AIS) afin de dissimuler sa localisation, entre juin 2022 et juin 2024, qu’il ne l’a rallumé que sous l’injonction des autorités françaises et qu’il l’a, à nouveau, déconnecté dans les eaux territoriales espagnoles, en juillet 2024, alors on comprend que l’on est dans un mode opératoire similaire à celui des pétroliers et méthaniers fantômes fraudant, eux aussi, les sanctions occidentales.
À ceci, il convient d’ajouter deux autres éléments à charge. Premièrement, la SARL commerciale « Martus TV GmbH» revendique frauduleusement le statut associatif pour faire appel à la générosité du public et pour « justifier » de passe-droits informels voire de violations caractérisées du règlement européen. Deuxièmement, le navire russe fonctionne, en grande partie, grâce à des « bénévoles », c’est-à-dire en travail dissimulé. Ceci devrait interpeller l’administration fiscale ainsi que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), voire l’inspection du travail et l’URSSAF.
L’affirmation que « [le Shtandart] ne fait que proposer des stages de navigation classique à des jeunes » prend un tour singulier. En réalité, son activité économique consiste à facturer ses prestations en tant que toile de fond pour des manifestations nautiques. Lors des convoyages entre deux festivals, où sa participation est rémunérée, il embarque des passagers payants, qu’il appelle « stagiaires » afin de s’affranchir des règles de sécurité de la convention SOLAS.
13. En ce qui concerne un certain Dmitry Atlashkin, je ne sais même pas de quoi il [Bernard Grua] parle.
Le litige avec Dmitry Atlashkin inspecteur au ministère des transports russe, chef du département du Nord-Ouest de Rosmorrechnadzor (Росморречнадзор) portait sur des questions de sécurité. Il explique pourquoi Vladimir Martus et le Shtandart ont pris la fuite en 2009.
Audience : Vladimir Martus (à gauche) et le chef du département Rosmorrechnadzor Dmitry Atlashkin (à droite). PhotoXpress.ru, 09 juillet 2008
Michel Balique a largement brodé sur cette fuite en la présentant comme un acte de résistance politique. « No Shtandart In Europe » a compris depuis au moins deux ans qu’il en ignorait tout en dépit, ou en raison, de sa faconde sur la fiction d’un Vladimir Martus opposant au régime du Kremlin. Aujourd’hui, il avoue, enfin, sa complète ignorance. Il s’est fait rouler par le russe Martus. De son côté, il a, aussi, dupé beaucoup de monde et il tente de continuer à le faire. Les articles russes suivants sont sans ambiguïté.
14. J’estime que le capitaine Vladimir Martus, qui est, je le rappelle, à moitié Ukrainien par son père né à Zaporijjia, est un homme tout à fait honorable.
Au-delà d’une ascendance qui n’a jamais été prouvée par un acte authentique, la composante « ukrainienne » de la personnalité de Vladimir Martus est contredite par ses paroles, ses écrits et ses actes. De toute façon, ce n’est pas un élément qui entre en ligne de compte pour l’application des sanctions. Ceux qui le souhaitent trouveront plus de détails sur « Vladimir Martus et l’Ukraine » ainsi que sur « Vladimir Martus et le pouvoir russe » en notes sous cet article.
15. Monsieur Grua considère que j’ai participé à semer la haine et la discorde en soutenant le Shtandart
Oui, Michel Balique, en rendant possible la fraude du Shtandart, a fracturé la communauté des gens de mer. Son affairisme souille et compromet le mouvement qui soutient le patrimoine maritime. Certains passionnés de la voile traditionnelle, dont l’auteur de ces lignes, sont très inquiets quant aux conséquences d’une telle dérive, notamment en ce qui concerne ses répercussions financières sur l’accompagnement futur des collectivités ou organisations qui ont été trompées, voire spoliées, par un lobbyiste n’ayant de marin qu’une fanfreluche accrochée par son acolyte Patrice Bernier.
Par ailleurs, le collectif « No Shtandart In Europe » ne fera pas état, ici, ce serait trop long, des injures, des menaces et prises à partie dont ses membres sont la cible de la part de partisans du Shtandart et dont Michel Balique est parfois, lui-même, l’instigateur. On se bornera à mentionner que cette atmosphère toxique a été mise en place dès mai-juin 2022, à La Rochelle, comme en témoigne le courrier, adressé au maire de la cité de Charente-Maritime, par Oleksiy Goncharenko, député à la Verkhovna Rada et membre de la délégation parlementaire permanente de l’Ukraine au Conseil de l’Europe.
On rappellera, aussi, les haineuses imprécations publiques du cuistot des Abeilles, Jean-Paul Hellequin, président de Mor Glaz, devenu une star des médias russe.
Michel Balique ne trouve, pour appuyer ses dires, qu’un article de Libération publié il y a deux ans. À l’époque la fable mystificatrice du Shtandart battait son plein. Julien Lecot, le rédacteur de ce papier, n’avait procédé à aucune vérification. Le président de l’association des « Amis des grands voiliers » n’y avait pas été avare de billevesées comme l’avons démontré. Quant à Arthur Gazzarin, matelot de Vladimir Martus, il y avait produit un faux témoignage. Notre droit de réponse étant resté sans suite, Gazzarin et Libération ont fait l’objet d’un dépôt de plainte. Qui parlait de torchon ?
17. Manifestations organisées par lui-même et réunissant au maximum 32 personnes
Le chiffre de 32 participants, au maximum, est faux comme le montre une simple recherche Google. Mais on sait que, chez le très affirmatif Michel Balique, ce qu’il ne connaît pas ou ne veut pas connaître n’existe pas.
18. Dont la moitié d’enfants [aux manifestations] (ce qui d’ailleurs n’est pas du meilleur effet)
Curieusement seuls les soutiens du navire russe se disent choqués par la présence d’enfants ukrainiens, premières victimes de la guerre russe, lors des manifestations du collectif « No Shtandart In Europe ». Cela n’est-il pas lourd de sens ?
Depuis le début de l’invasion à grande échelle, la population déplacée ukrainienne en Europe est constituée pour 49,5 % de femmes majeures, 38 % de mineurs, et seulement 12,5 % d’hommes majeurs, dont des plus de 65 ans. Selon le quotidien régional Sud Ouest, le nombre de ressortissants ukrainiens ayant fui la guerre, étant inscrits à la préfecture de la Charente-Maritime, au 31 mars 2022, comprenait 48 % de femmes et 43 % d’enfants. La population ukrainienne dans le département de La Rochelle serait donc composée à 91 % de femmes et d’enfants N’en déplaise aux vindicatifs partisans du navire russe, il est logique que les Ukrainiennes viennent manifester avec leurs enfants. Les organisateurs sont toujours très vigilants sur leur sécurité. C’est un gage d’événements pacifiques en dépit des récurrentes allégations de violence produites par le discours ukrainophobe de Michel Balique.
19. Par ailleurs, c’est lui qui suggère l’utilisation de cocktail Molotov, ce qui est un acte de terrorisme.
Chez « No Shtandart In Europe » nous nous attachons à intervenir dans le cadre de l’État de droit même si des individus tels Michel Balique, voire des représentants de l’appareil d’État, le violent sans vergogne. Les propositions du collectif, elles, respectent le cadre légal.
En revanche, il est important de faire savoir que nombre d’Ukrainiens, particulièrement en Ukraine, veulent couler ou brûler le Shtandartsymbole d’un meurtrier impérialisme génocidaire honni. J’avais entendu ce genre de propos dès août 2022 à Lviv, Kyiv et Odessa. Ils m’ont été renouvelés lors de mes conférences d’octobre 2024 en Ukraine. Vladimir Martus et Michel Balique en persévérant dans le contournement du règlement européen ne cessent de conforter cette option auprès d’une population victime de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité russes.
Odessa, août 2022
Ivano-Frankivsk, octobre 2024
Kyiv, octobre 2024
En effet, ainsi que formulé par Anna Colin Lebedev, « La culture et la langue sont aujourd’hui des armes de guerre utilisées par la Russie ». Vladimir Martus, comme il l’a proclamé le 16 juillet 2024, au bar « La Raskette », se positionne en tant que représentant de la culture russe et revendique l’Europe de l’Ouest comme cible. Le Russe et ses thuriféraires, dont Michel Balique, jouent littéralement avec le feu. Il faut ajouter que, jusqu’en juin 2024, le Secrétaire général de la mer y est allé de sa contribution pyromane en faisant savoir que l’interdiction portuaire européenne ne serait appliquée au Shtandart que dans le cas de « risques de trouble à l’ordre public ». Il ne manque donc plus qu’une étincelle.
Si la collaboration française devait se poursuivre, comme à La Rochelle, ou si le navire russe devait participer à des festivals maritimes en 2025 , on ne peut pas exclure l’intervention de partisans venus d’Ukraine. Ils apporteraient une conclusion sans résurgence possible à cette affaire scandaleuse. Le Shtandart pourrait connaître le même sort que celui qui a frappé l’historique goélette Étoile de France dans le port de Saint-Nazaire, du fait des intrigues de Ludovic Pacciarella, partenaire rochelais de Michel Balique et de Patrice Bernier ainsi qu’homme de main, pendant sept ans, de Vladimir Martus.
20. J’ai très tôt suggéré à monsieur Grua d’aller rencontrer le capitaine Vladimir Martus, de visiter le bateau, de discuter avec les marins du bord. Bien entendu, il n’en a rien fait.
Depuis février 2022, Vladimir Martus s’est exprimé à de très nombreuses reprises dans les médias français. De ce fait, ses paroles sont largement connues du collectif « No Shtandart In europe ». Mais nous ne nous en sommes pas contentés. Nous avons examiné ses propos publiés dans les médias russes depuis 2007. Nous avons donc une assez bonne connaissance de ce personnage sulfureux. Elle est, en tout cas, bien meilleure que celle de Michel Balique, qui dit tout ignorer du plus que décénal (2007 à 2020) et crucial litige du propriétaire du Shtandart avec Dmitry Atlashkin. Voir, à ce titre, notre bibliographie russe en version originale, ou traduite en français,
Pourtant, contrairement aux allégations, une nouvelle fois, infondées de Michel Balique, « Bien entendu il n’en a rien fait », le collectif « No Shtandart In Europe » a tenté, sans succès, d’échanger avec Vladimir Martus.
Le 11 décembre 2022, le collectif « No Shtandart In Europe » s’est rassemblé sur le quai de La Rochelle où est habituellement amarré le Shtandart. Vladimir Martus et son navire ont pris la fuite, craignant probablement, aux dires de Michel Balique, la violence des mamans ukrainiennes, de leurs enfants et de leurs poussettes.
Le 16 juillet 2024, nous nous rendons, moi-même et deux membres de l’association « Iroise-Ukraine », dont la présidente, à la réunion organisée par Vladimir Martus dans le bar « La Raskette » sur le port de Brest. Là, pendant quarante-cinq minutes, le contrevenant aux sanctions européennes m’accable d’une invraisemblable litanie de calomnies. Il me donne cinq minutes pour y répondre. Cela ne ressemble en rien à un échange. C’est une grotesque parodie de procès stalinien à l’attention d’une audience chauffée à blanc et du vociférant cuistot, le vieux bolchevique Jean-Paul Hellequin. Tout à sa mise en scène d’un seul conflit personnel, Vladimir Martus refuse de donner le micro aux Ukrainiennes. À l’issue, ses disciples nous assaillent des éléments de langage de leur gourou sans être capables de les justifier. De plus, coupant agressivement la parole, ils jettent leurs propos de comptoir aux journalistes qui nous questionnent.
Le 18 août 2024, Vladimir Martus proclame sur Facebook : « An appeal to High court of France had been filed… And then, there will be time to take to court our little lonely opponent, who want to be seen as « a collective ». We think it is enough lies he has spread around, time to show to people who he really is. »
Le 23 septembre 2024, convoyant une ambulance en Ukraine, je n’ai pas pu assister, à La rochelle, à la projection du film “L’incroyable odyssée du Shtandart”. Le collectif « No Shtandart In Europe » était représenté, à l’entrée, par une délégation. Vladimir Martus, son avocat, Thierry Clerc, et Michel Balique l’ont ignorée. Ces deux derniers ont, néanmoins, profité de l’occasion pour noyer leur assistance dansune inconcevable bouillie « juridique » visant à « légitimer » la fraude du Shtandart.
Le 31 octobre 2024, Vladimir Martus et Me Thierry Clerc, lancent une procédure-bâillonà l’égard du porte-parole du collectif « No Shtandart In Europe ».
22. Il [Bernard Grua] aurait pu voir les documents russes bloquant le voilier à St Pétersbourg et qui l’ont obligés à fuir son pays.
Suite à ses infractions, aux règles de sécurité, le Shtandart a été consigné à quai, à Saint-Pétersbourg, de 2007 à 2009. Il s’agit probablement des documents dont Michel Balique veut parler.
Toutefois, si le navire a réussi à prendre le large, c’est bien qu’il a eu, en 2009, l’autorisation de quitter les rives de la Neva. De fait, il avait le droit de se rendre jusqu’à Kotka, Finlande. Mais il a navigué en direction de Narian-Mar sur la Petchora dans l’oblast d’Arkangelsk. Là des inspecteurs du ministère des transports l’attendait. Il a pris la fuite en Norvège.
Les articles de presse relatifs à ces événements sont disponibles en russe et en français au paragraphe 13, ci-dessus.
Quoi qu’il en soit, afin de pouvoir participer à la mission diplomatique de Teschmé, toutes les interdictions relatives au Shtandart ont été levée en juillet 2020. C’est ce qu’à annoncé Vladimir Martus sur Instagram (14/07/2020), sur Facebook (20/07/2020), sur son site web et dans la presse russe.
Toujours est-il que, contre toute évidence, Michel Balique préfère s’en tenir à la fiction qu’il promeut depuis mars 2022. Nous en avons un nouvel exemple aujourd’hui.
Michel Balique ne désolidarise pas, au contraire, du fait que la page Facebook de son association « Amis des grands voiliers » publie une vidéo assimilant les activistes de « No Shtandart In Europe » à des Nazis.
Cette vidéo n’est pas de notre fait, mais créée par AMV. Et je la trouve tout à fait excellente.
Michel Balique, « Amis des grands voiliers », 15/12/2024
Les administrateurs de l’association « Amis des grands voiliers » peuvent-ils laisser passer une telle publication et de tels propos ? Car, ce faisant, le parrain du russe Vladimir Martus est dans la ligne de la doxa poutinienne « justifiant », au nom de la « dénazification » les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par les Russes en Ukraine.
24. Juger un homme uniquement sur la base de sa nationalité relève bien de ce genre de dérive xénophobe
Dans ses prises de parole et dans ses écrits auprès des autorités, des organisations de festival maritimes et des médias, le collectif « No Shtandart In Europe » ne cesse de demander l’application du 5e volet des sanctions formalisé dans l’article 3 sexies bis du Règlement Ue n°833/2014. En faisant croire que nous « [jugeons] un homme uniquement sur la base de sa nationalité », Michel Balique se livre à un type de désinformation dont il est coutumier, que ce soit par calcul ou par négligence.
La reformulation des propos de notre collectif est une pratique usuelle que partage Michel Balique avec Vladimir Martus. Ce dernier en a donné des exemples durant 45 minutes le 16 juillet 2024. C’est un « argumentum ad personam » qui vise à occulter les questions de fond et à décrédibiliser ceux qui se revendiquent de l’État de droit. Le but est évidemment de dissimuler la fraude du Shtandart derrière l’écran de fumée d’un pugilat personnel. C’est déjà ainsi qu’avait procédé Vladimir Martus en 2007 – 2009 lorsqu’il violait les règles de sécurité relatives au transport de passagers.
Vladimir Martus qualifie les lanceurs d’alerte, rappelant le règlement européen, de « Russophobes », voire de « racistes ». Comme si, il y avait une « race russe »… En invoquant la « xénophobie », le parrain Michel Balique est à l’unisson du contrevenant russe.
25. Il faudrait savoir : je suis un agent de Moscou ou pas.
Malgré nos précoces mis en garde, Michel Balique est d’une ignorance inquiétante, concernant le monde russe, eu égard à ses responsabilités à la tête de l’association « Amis des grands voiliers ». Borné, naïf et/ou dilettante, il est très aisément manipulable par ceux dont c’est le métier. Comme indiqué ci-dessus, Michel Balique n’est peut-être pas appointé en tant qu’agent de Moscou, fonction qu’il exerce de facto. Par contre, il est, au minimum, un idiot utile.
26. Il [Bernard Grua] semble également suspicieux à propos de ma nomination au grade de Chevalier de l’Ordre du Mérite Maritime.
En matière de médailles, on voit de tout. Sauf cas exceptionnels et remarquables, il s’agit bien souvent d’un travail de réseau ou d’un renvoi d’ascenseur, voire de clientélisme. François Mitterrand, président socialiste de la République, qui a effectué deux mandats, avait bien été décoré de la Francisque par le Maréchal Pétain. Bachar al-Assad et Vladimir Poutine ont bien été décorés de la Légion d’honneur. Pourquoi l’obtention de la médaille du Mérite maritime par un des artisans du contournement des sanctions européennes, où tant d’autorités publiques ont trempé, pourrait surprendre ? Pourquoi pourrait-elle être mise en doute ? Non, nous n’avons pas fait part de suspicion.
Nous avons contextualisé cette cérémonie, où la remise de la médaille a été effectuée par Patrice Bernier, autre artisan du contournement des sanctions. Elle s’est déroulée à bord du Belem, participant, par la suite, à la tentative faite par le Shtandart de forcer l’entrée du goulet de Brest, la « parade de Brest « mentionnée ci-dessus, au paragraphe 6. Vladimir Martus, capitaine et propriétaire occulte du navire russe, contrevenant au règlement européen, était invité à l’événement. Il a, pour l’occasion, porté un toast à Michel Balique, auquel le Russe doit tant.
27. J’ai donc demandé à monsieur Grua [le 5 novembre 2024] de retirer tout ce qui me concerne de son blog et de son compte Facebook pour la simple raison que tout ce qu’il y écrit est faux.
Il n’a pas été donné suite à la demande de retrait de Michel Balique, car il n’a jamais pu prouver qu’un seul élément publié par nos soins, à la différence des propos qu’il nous prête, est faux. Au contraire, tous peuvent s’assurer que chaque argument est justifié par des sources externes vérifiables. À ce sujet, on peut annoncer ici que nous avons en main des détails probablement encore plus dérangeants pour lui-même, pour Patrice Bernier et pour Vladimir Martus, notamment. Mais, conformément à notre pratique, nous ne les rendrons publics que quand nous aurons obtenu des preuves formelles et incontestables. Nous y travaillons.
28. Les photos qu’il [Bernard Grua] utilise sont des photos volées et n’ont parfois aucun rapport avec le Shtandart (comme celle où je suis devant le Morgenster)
Le courrier, du 4 décembre 2024, auquel Michel Balique « répond » avait pour objet de faire suite à sa demande de retrait de photos publiques le concernant en tant que président de l’association « Amis des grands voiliers », qu’il a mise au service du navire russe Shtandart. Il lui a été expliqué la procédure qu’il pouvait faire appliquer pour les images dont il est l’auteur. On n’en refera pas l’exposé ici. Par ailleurs, il lui a été détaillé pourquoi « l’usage loyal d’une œuvre protégée, y compris des usages tels la reproduction par copie, l’enregistrement audiovisuel ou quelque autre moyen prévu par cette section, à des fins telles que la critique, le commentaire, l’information journalistique, l’enseignement (y compris des copies multiples à destination d’une classe), les études universitaires et la recherche, ne constitue pas une violation des droits d’auteur ».
29. Mais on est en France et je lui demande de respecter les lois de notre pays.
De quelles lois et de quel manque de respect parle le bien confus Michel Balique ? Cette remarque est injustifiée à moins qu’elle ne soit une forme d’humour sardonique, que lui vaudrait près de trois ans d’impunité. Car, elle illustre le caractère pharisaïque d’un homme qui contourne le règlement européen depuis le 16 avril 2022, se moque d’une précision apportée par les 27 États membres du Conseil européen, le 24 juin 2024, ignore trois arrêtés préfectoraux et écarte l’ordonnance publiée, le 11 juillet 2024, par le tribunal administratif de Rennes.
Pour conclure, voici ce Michel Balique dit de l’arrêt du Conseil d’État en date du 18 novembre 2024 : « Ridicule 😡 Connerie absolue ».
Ce que Michel Balique dit de l’arrêt du Conseil d’État
« Respecter les lois de notre pays » assène Michel Balique… Alors, qu’il n’oublie pas que le Conseil européen a statué sur le fait qu’être complice du viol des mesures restrictives est un délit passible de sanctions pénales. Nous ne pouvons qu’inciter les administrateurs de l’association « Amis des grands voiliers » à exercer leur devoir de surveillance conformément à leur mandat. En tant que Dirigeants, ils sont, eux aussi, responsables des engagements pris par leur organisation.
Plutôt, qu’à l’image de la malheureuse Étoile de France , il n’encombre la vase du fond d’un de nos ports, souhaitons « Bon vent » au hors-la-loi et à ses sbires !
A1. Nouvelle réponse de Michel Balique, le 3 janvier 2025 à 18 h 16
Le 3 janvier 2025, à 16 h 29, le texte ci-dessus a été envoyé à ses différents destinataires. Moins de deux heures après, Michel Balique, piqué au vif, y répondait. Il s’en tient à ses insultes, sa fiction de camelot maintes fois démentie et à ses assertions à l’emporte-pièce, sans souci de paraître ridicule. Comme l’énonce le proverbe, « on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ». On l’a déjà dit à son sujet, Lacan parle de la « passion de l’ignorance ». Mais c’est encore Michel Audiard qui a le mieux synthétisé ce type de comportement.
De : mbalique@amisdesgrandsvoiliers.org
A : noshtandartineurope@bernardgrua44
Copies : Préfecture Finistère, Préfecture maritime atlantique, Mairie de Brest, Le Monde, La Croix, Le Télégramme, Le Chasse-Marée, Ouest-France, Tebeo TV, Union des Ukrainien de France, associations franco-ukrainiennes de Bretagne, Oxana Melnychuk, Serguei Jirnov
Date: 3 janv. 2025 18:16
Madame, Monsieur,
Le pamphlet de Bernard Grua n’ayant d’autre but que celui d’alimenter une polémique stérile et haineuse dont il est un grand spécialiste, et qui lui permet de se présenter en grand défenseur du peuple Ukrainien ce courrier sera la dernière réponse de ma part.
Si l’on ne peut qu’être d’accord avec le second paragraphe de son mail, tout le reste n’est qu’élucubration dictée par un orgueil démesuré. Tous les soi-disant documents qu’il exhibe sont en fait des montages et des articles qu’il a soit écrits soit dictés.
Et ce qui est le plus cynique, le plus méprisable dans l’attitude de Bernard Grua, c’est que en admettant qu’il parvienne à son but et fasse quitter les eaux européennes au Shtandart, lui et ses amis du collectif se frotteront les mains de plaisir. Et pourtant , ils n’auront épargné aucune vie en Ukraine, il n’auront intercepté aucun missile aucun drone russe. Mieux encore, ils auront rendu un grand service à Poutine qui depuis 2009 ne cesse de tenter de mettre la main sur le bateau comme une sorte de trophée. Tant qu’il est dans les eaux européennes, les Russes ne tenteront rien. Mais dès qu’il sera rejeté dans les eaux internationales, je ne donne pas huit jours avant qu’il soit arraisonné et son capitaine emprisonné pour s’être déclaré contre la guerre en Ukraine et avoir réclamé la destitution de Poutine.
Je vous souhaite une excellente année 2025.
Le commentaire de Michel Balique est aussi disponible dans un article séparé
Vladimir Martus proclame que sa mère était russe et son père ukrainien. Le 11 juillet 2024, Thierry Clerc, son avocat, a déclaré au tribunal de Rennes, que c’était la mère et non pas le père de Vladimir Martus qui était ukrainienne. C’est du vent. Il faut revenir sur cette affirmation, promue depuis mars 2022, qui n’a aucun lien avec l’application du 5e volet des sanctions, mais qui contribue à l’écran de fumée mis en place autour du Shtandart. La nationalité de Vyacheslav Alekseevich Martus a-t-elle été vérifiée sur son acte de naissance ? On peut en douter. Mais si cette information était, fait improbable, exacte, cela ne ferait pas, pour autant, de son fils, le russe Vladimir Vyacheslavovich Martus un Ukrainien, ni même un Russe au tropisme ukrainien. Il en est très loin. En voici quelques exemples :
Vladimir Vyacheslavovich Martus est né en 1966, a grandi et a fait ses études à Saint-Pétersbourg (à l’époque Léningrad).
La construction de la réplique du Shtandart pétrovien a été soutenue par la municipalité de Saint-Pétersbourg, dont Anatoli Sobtchak était le maire. Il avait Vladimir Poutine comme très proche conseiller.
Des proches de Vladimir Martus ont des liens, bien antérieurs à février 2022, avec les milices russes dans le Donbass. Des Russophones de notre collectif sont en train de formaliser leurs recherches sur ces individus. Nous communiquerons prochainement sur ce sujet.
Les confessions de Vladimir Martus, en 2018, auprès de Natalya Aryaeva, montrent son russisme si ce n’est son nationalisme russe. « L’objectif du projet (Shtandart) est d’éduquer les jeunes… de respecter l’histoire de leur patrie ». « Nous naviguons et naviguerons toujours sous le drapeau russe. »« La participation à un tel projet est un formidable moyen d’éduquer les jeunes au patriotisme. Un vrai patriotisme ». « Le Standard est une histoire incarnée — un pont entre le passé glorieux de l’époque de Pierre le Grand et le présent ». « J’essaie de réaliser à bord l’idéal qu’on m’a enseigné dans le communisme ». « J’aimerais vraiment garder cet esprit sur le Shtandart, en prenant tout le meilleur de l’Union soviétique ». En d’autres termes, le Shtandart est une machine à russifier. On le constate, notamment, chez les marginaux français qui ont pris passage à bord, une fois qu’ils ont récité les deux ou trois premières réponses de convenance, qui leur ont été prescrites par leur chef de bord et directeur de conscience. La réunion du 16 juillet 2024, à Brest, en fut une triste illustration. Elle était dans la ligne du faux témoignage communiqué par le matelot Arthur Gazzarin au journal “Libération”, en janvier 2023.
Le 4 août 2016, Vladimir Martus a célébré le fait que des marins russes prenaient possession du « Khersones », grand voilier volé à l’Ukraine lors de l’annexion de la Crimée. Aucun Ukrainien ni aucun soutien de l’Ukraine ne s’en est réjoui.
En mai 2024, Vladimir Martus a participé à la réalisation d’une vidéo reprenant la doxa du Kremlin. Les lanceurs d’alerte ukrainiens et l’auteur de ces lignes sont assimilés à des extrémistes et à des Nazis. On n’est plus très loin des arguments promouvant la “dénazification” génocidaire poutinienne. Aucun Ukrainien n’userait de ces éléments de langage à l’égard de soutiens de l’Ukraine. Pourtant, cette vidéo a notamment été partagée, avec un hommage à son auteur, sur la page Facebook de “Shtandart Project”.
Comme l’ont rapporté des journalistes, Vladimir Martus use, entre autres termes, du qualificatif de « russophobe» à mon sujet, à des fins de décrédibilisation. Rappelons qu’une phobie est un désordre mental. Russophobe est un sophisme popularisé par les organes de propagande russe à partir de 2014 à l’occasion de l’annexion de la Crimée et du déclenchement de la guerre dans le Donbass. Voir, « @DFRLab#PutinAtWar: How Russia Weaponized “Russophobia” » En l’espèce, l’accusation de russophobie est insensée comme le montre mes publications sur Russia Beyond, média d’État russe. De toute façon, aucun Ukrainien n’emploierait ce terme sous forme de blâme. Faire état de cette accusation grotesque, au cours des conférences d’octobre 2024 en Ukraine, a déclenché une franche hilarité, voire des compliments.
Quelle que soit son ascendance, réelle ou fictive, un abîme sépare Vladimir Martus de l’Ukraine et des Ukrainiens.
Le 16 juillet 2024, Vladimir Martus a fait une proclamation publique concernant l’arrêté du préfet du Finistère : “Le seul à bénéficier de cette décision: le Kremlin et Monsieur Poutine”. Depuis lors, il s’emploie à donner corps à cette sommation. Vladimir Martus est en contact fréquent avec les officines de propagande russes. Ce n’est pas une alerte à prendre à la légère. Vous pouvez le constater dans les centaines d’articles russes parus depuis la mi-juillet 2024. Lancez une recherche sous « Штандарт». Ces publications érigent Vladimir Martus en un héros national russe de la lutte contre les sanctions européennes. Ils ont aussi fait une star de Jean-Paul Hellequin (Жан-Пол Элькан) de l’association “Mor Glaz”. Par ailleurs, ces médias, même informés de son pavillon de complaisance, continuent à mentionner le Shtandart comme « le navire russe ». Pour eux, de plus, le navire est celui de Vladimir Martus. Sa fille, Maria, n’est pas mentionnée. Autant pour ceux qui se sont fait avoir par ses tours de bonneteau.
On pourrait aussi s’interroger sur les profils des membres d’équipage russes, voire sur ceux de certains passagers douteux. Il semble qu’il y ait beaucoup à découvrir sur ce sujet. Cela explique l’attention particulière du Préfet maritime – Commandant en chef pour l’Atlantique, en ce qui concerne le personnel embarqué, comme le faisait savoir, le 16 août 2024, à Vladimir Martus, l’officier de quart du Cross Etel. À ce titre, Ludovic Pacciarella, celui qui fut pendant 7 ans l’homme de main rochelais de Vladimir Martus paraît avoir beaucoup de choses à dire maintenant qu’il est entré en rébellion contre son donneur d’ordres en raison, dit-il, de commissions qui auraient été convenues, mais non reçues. Nous laissons à d’autres le soin d’interroger ce personnage en qui nous n’avons aucune confiance.
A4. Courrier de Michel Balique en date du 15 décembre 2024
De : mbalique@amisdesgrandsvoiliers.org
A : noshtandartineurope@gmail.com
Copies : Préfecture Finistère, Préfecture maritime atlantique, Mairie de Brest, Le Monde, La Croix, Le Télégramme, Le Chasse-Marée, Ouest-France, Tebeo TV, Union des Ukrainien de France, associations franco-ukrainiennes de Bretagne, Oxana Melnychuk, Serguei Jirnov
Le 15 décembre 2024
Mesdames, messieurs,
Monsieur Bernard GRUA vous ayant mis en copie de sa réponse à ma demande de retrait d’informations mensongères et de photos, je me dois bien entendu de vous adresser mes commentaires, car comme dit le proverbe, qui n’entend qu’un son n’entend qu’une cloche.
J’ai mis quelques temps avant de vous adresser ce message car vu la longueur du torchon, et le nombre de mensonges qu’il contient, la réponse ne pouvait être immédiate.
Tout d’abord, il faut savoir que sur son blog et sa page Facebook, monsieur Grua me traite d’agent de Moscou et d’ukrainophobe. Or, je le mets au défi de fournir le moindre début de commencement d’embryon de preuve d’un quelconque lien que je pourrais avoir avec le Kremlin ! Bien au contraire, j’ai dès le début de l’agression russe en Ukraine pris publiquement parti pour l’Ukraine et contre Poutine. Pour preuve, la capture d’écran datant du 17 décembre 2022 relative à un post de l’Express sur Facebook dont le sujet était l’envoi des canons Caesar en Ukraine, et dans lequel je cautionnais largement l’envoi d’armement à Kiev. D’ailleurs, mal informé des problèmes de logistique que cela aurait posé, j’étais pour l’envoi de chars Leclerc et de Rafales ! Cette intervention qui remonte donc aux environ de septembre 2022 me valut dans les posts suivants une série d’insultes en tant que russophobe !
Monsieur Grua m’accuse d’enfreindre les lois et de contourner les sanctions européennes. C’est trop d’honneur et d’importance qu’il m’accorde là ! Certes, en tant que Président des Amis des Grands Voiliers, connaissant le capitaine du Shtandart depuis des années, étant le témoin du respect de l’ensemble du monde des Grands Voiliers (voir les parades d’honneur qui lui ont été faites à Sète en 2022 et en 2024 et à Brest en 2024 j’ai écrit au Secrétariat Général à la Mer pour les informer de la situation du navire et de son équipage. Je n’ai d’ailleurs pas été le seul à avoir ce type de démarche. Après plusieurs semaines d’études de la part des autorités, l’accord a été communiqué aux différents Préfets par le cabinet de Madame Elisabeth Borne. Je ne suis pas un personnage politique et je n’ai par conséquent aucun moyen de pression sur qui que ce soit. Je ne fais qu’exposer clairement les choses. Et si la frégate était en situation irrégulière, il y a belle lurette qu’elle aurait été reconduite dans les eaux internationales par la Marine Nationale. L’accusation de monsieur Grua est donc une totale ineptie.
Quel est le but des sanctions décidées par l’Union Européenne à l’encontre de la Russie ? Empêcher toute action qui permette à la Russie de faire rentrer des devises et par la même de financer la guerre en Ukraine. D’où le gel des avoirs russes en Europe, le blocage des yachts des oligarques etc… Au passage l’Europe se garde bien d’interdire l’approvisionnement en gaz russe que l’on a acheté pour la bagatelle de 17 milliards d’Euro en 2023. Et si monsieur Grua voulait s’attaquer à un vrai problème, il ferait mieux de s’intéresser à l’accord signé en juillet 2024 entre Framatome et la société russe TVEL pour l’approvisionnement de combustible nucléaire de technologie russe pour des réacteurs slovaques. Sont également interdits tous les transports d’armes ou de marchandises entrant dans la composition d’armement pouvant être utilisés par les Russes en Ukraine. Or le Shtandart ne génère pas un kopeck entrant dans les caisses de la Fédération de Russie, il ne fait que proposer des stages de navigation classique à des jeunes à qui il fait découvrir les valeurs de la mer.
En ce qui concerne un certain Dmitry Atlashkin, je ne sais même pas de quoi il parle et je le mets au défi de trouver dans mes écrits ou mes propos un allusion à ce personnage.
Monsieur Grua écrit que j’ai beaucoup fait pour aider le Shtandart à rester dans les eaux françaises et à participer aux manifestation maritimes en France. C’est tout à fait exact et je ne m’en cache pas.
Car j’estime que le capitaine Vladimir Martus, qui est je le rappelle à moitié Ukrainien par son père né à à Zaporijjia, est un homme tout à fait honorable qui s’est prononcé très rapidement opposé à la politique du Kremlin, contrairement à ce qu’affirme Bernard Grua.
Il l’a dit lors d’interviewes télévisées et par écrit (voir en pièce-jointe l’article de Libération du 14 janvier 2023). C’est un marin remarquable, honoré et respecté par l’ensemble de ses collègues. Vous trouverez en pièce-jointe l’intervention sur Linkedin de l’Amiral Pierre-François Forissier, ancien Chef d’Etat Major de la Marine. Mais serait-il lui aussi un “collabo” ?
Monsieur Grua considère que j’ai participé à semer la haine et la discorde en soutenant le Shtandart. Je rappellerai simplement que la frégate n’a pour l’instant jamais créé le moindre trouble à l’ordre public, en dehors des manifestations organisées par lui-même et réunissant au maximum 32 personnes dont la moitié d’enfants (ce qui d’ailleurs n’est pas du meilleur effet), mais au contraire elle a suscité l’enthousiasme et le plaisir des milliers de visiteurs qui se sont succédés sur le pont du navire, qui ont pu admirer le formidable travail réalisé par ce jeune charpentier (il n’avait pas 30 ans lorsqu’il a commencé la construction de la frégate) et ses amis, et plonger dans l’univers incroyable de la marine d’il y a plus de 200 ans. Par ailleurs c’est lui qui suggère l’utilisation de cocktail Molotov, ce qui est un acte de terrorisme.
A ce propos, j’ai très tôt suggéré à monsieur Grua d’aller rencontrer le capitaine Vladimir Martus, de visiter le bateau, de discuter avec les marins du bord. Bien entendu il n’en a rien fait. Il faut dire que lorsqu’on a un égo surdimensionné, il est inconcevable de devoir reconnaître qu’on s’est trompé. Dommage, il aurait pu écouter l’histoire du bateau, il aurait pu voir les documents russes bloquant le voilier à St Pétersbourg et qui l’ont obligés à fuir son pays.
Pour la vidéo relayée sur Facebook, je remercie monsieur Grua car je ne l’avais pas vue ! Eh oui, je suis Président des Amis des Grands Voiliers mais je ne fais pas tout. Je ne gère pas notre page Facebook et donc je ne vois pas systématiquement ce qui y est publié. En réalité cette vidéo n’est pas de notre fait, mais créée par AMV. Et je la trouve tout à fait excellente. Je ne connais pas le narrateur, mais tout ce qu’il dit est vrai. Vous remarquerez que contrairement aux publications de monsieur Grua, la photo qui le représente comporte un bandeau qui le rend méconnaissable. Quant à la comparaison avec le nazisme, d’une part le commentaire parle d’un risque de dérive, et d’autre part il faut bien reconnaître que juger un homme uniquement sur la base de sa nationalité relève bien de ce genre de dérive xénophobe.
En revanche, monsieur Grua parle des “saillies ukrainophobes qui fleurissent mes écrits”. Une fois encore je le mets au défit de trouver le moindre mot hostile à l’Ukraine et aux Ukrainiens. Il dit un peu plus loin : Vous n’êtes ni marin, ni juriste, ni familier du monde russe réel ou de ses méthodes Il faudrait savoir : je suis un agent de Moscou ou pas ? Quant au fait de ne pas être un marin, je l’assume totalement, je n’ai jamais prétendu le contraire, et je ne vois pas ce que ça vient faire dans cette polémique.
Ah, il semble également suspicieux à propos de ma nomination au grade de Chevalier de l’Ordre du Mérite Maritime. Elle m’a été en effet remise (à ma demande) par Patrice Bernier, Maître Principal du Port de La Rochelle et lui aussi bête noire de Bernard Grua. Mais ce n’est pas lui qui en est à l’origine. Le dossier a été présenté par la Fédération d’Île de France…
J’ai donc demandé à monsieur Grua de retirer tout ce qui me concerne de son blog et de son compte Facebook pour la simple raison que tout ce qu’il y écrit est faux, que les photos qu’il utilise sont des photos volées et n’ont parfois aucun rapport avec le Shtandart (comme celle où je suis devant le Morgenster). Il se retranche derrière le fait que son blog est hébergé chez WordPress aux USA qui permet ce genre de vol manifeste. Mais on est en France et je lui demande de respecter les lois de notre pays.
Je vous remercie d’avoir eu la patience de lire mon message jusqu’au bout. J’en profite pour saluer Monsieur Sergueï Jirnov que je vois fréquemment sur les plateaux de télé et dont j’apprécie beaucoup les commentaires éclairés.
Deux articles récents ont soulevé des questions quant à la légalité des réparations menées par le chantier Damen, à Brest, sur les méthaniers brise-glace russes livrant le gaz naturel liquéfié (GNL) de Yamal. Voici l’état de mes connaissances à ce jour sur ce sujet complexe. Les réflexions et les informations complémentaires des lecteurs sont les bienvenues.
Ne pas confondre le cas du Shtandart avec les transports de GNL réparés par le chantier Damen de Brest
Tout d’abord, rappelons que le navire russe Shtandart, aujourd’hui sous pavillon de complaisance, est interdit dans les ports français depuis le 16 avril 2022. Cette interdiction portuaire a été confirmée par le Conseil européen, le 24 juin 2024.
Le collectif « No Shtandart In Europe » ne fait que demander, depuis juin 2022, l’application de la loi.
L’importation du GNL russe est légale.
Malheureusement, l’importation du gaz naturel liquéfié (GNL) russe est légale en ce qui concerne l’approvisionnement énergétique de l’Union européenne. Ce sont les transbordements et les réexportations vers les pays tiers qui sont interdits. Le 14e volet des sanctions l’a, hélas, rappelé. À ce titre, nous ne pouvons que conseiller, à ceux qui voudraient s’exprimer pertinemment sur le sujet, de lire la Décision PESC – 2024/1744 et le Règlement (UE) 2024/1745.
(10) La Russie tire d’importantes recettes de la vente et du transport de gaz naturel liquéfié (GNL). La décision (PESC) 2024/1744 interdit les services de rechargement sur le territoire de l’Union aux fins d’opérations de transbordement lorsque ces services sont utilisés pour transborder du GNL russe, sauf lorsque ces transbordements sont à destination des États membres.
Ladite interdiction s’applique à la fois aux transferts de navire à navire et aux transferts navire-terre, ainsi qu’aux opérations de rechargement. Les services accessoires en lien avec ces transbordements sont également interdits.
L’interdiction n’a pas d’incidence sur les importations dans l’Union ni sur la sécurité d’approvisionnement des États membres. La Commission devrait suivre l’évolution de la situation en matière de GNL liée à l’interdiction et en rendre compte au Conseil, et proposer des mesures d’atténuation en cas de développements importants dans ce domaine.
3. Par dérogation aux interdictions énoncées aux paragraphes 1 et 2, les autorités compétentes peuvent autoriser les services de rechargement aux fins d’opérations de transbordement de gaz naturel liquéfié relevant du code NC 2711 11 00, originaire de Russie ou exporté de Russie, si un tel rechargement est nécessaire à son transport vers un État membre et si cet État membre a confirmé que le transbordement sert à assurer l’approvisionnement énergétique dans ledit État membre.
La présence des navires de transport du GNL russe peut-elle être interdite ?
Dans l’immédiat, nous ne voyons guère comment il serait, aujourd’hui, légalement possible de s’opposer aux travaux effectués chez Damen Brest sur les méthaniers russes. Il ne resterait, à notre avis, que trois options :
Prouver qu’ils sont encore sous pavillon russe. Alors l’application du paragraphe 1 de l’article 3 sexies bis du Règlement (UE) n° 833/2014 pourrait être invoquée ;
Prouver qu’ils ont échangé leur pavillon russe contre celui d’un autre pays après le 24/02/2022. Alors l’application du paragraphe 2 de l’article 3 sexies bis du Règlement (UE) n° 833/2014 pourrait être invoquée ;
Montrer qu’ils figurent parmi les navires listés à l’annexe XLII du Règlement (UE) n°833/2014.
En disposant de capacités d’investigation qui n’appartiennent pas à un collectif relevant de la société civile, il faudrait, peut-être, vérifier que les dits navires ne sont pas la propriété de personnes ou d’entités listées dans le Règlement (UE) n° 833/2014 ou qu’ils ne transportent pas, en plus du GNL, des biens interdits par le même Règlement (UE) n°833/2014.
Le GNL, nerf de la guerre génocidaire russe
9 mars 2022, on ne parle toujours pas de Montoir
11 mars 2022, « No Mistrals for Putin » FB15 mars 2022 Couverture de « No Mistrals for Putin » FB
Le gaz de Yamal hante l’esprit de ceux qui se préoccupent des ressources finançant les massacres en Ukraine. Le 26 septembre 2024 après avoir conduit dans ce pays martyr la quatrième ambulance acquise par l’association Tryzub de Nantes, j’ai rencontré, une nouvelle fois,Serhiy Kiral. Le premier maire adjoint de Lviv m’expliquait que les Russes avaient déjà démoli 80 % du potentiel de production d’électricité d’origine thermique du pays. Sa ville essayait de construire des micro-centrales pour tenter de faire face à un hiver qui s’annonçait très difficile pour la population.
Nantes : troisième ambulance envoyée en Ukraine par l’association Tryzub, février 2023
Frontière polono-ukrainienne : quatrième ambulance envoyée en Ukraine par l’association Tryzub, 23/09/2024
Serhiy Kiral m’exposait qu’ils recevaient l’aide d’entreprises françaises, dont Elengy. À sa grande surprise, je lui ai dit que cette même entreprise versait des milliards à Moscou, lui permettant de payer les bombes ainsi que les missiles qui détruisent les équipements civils et mutilent ou tuent ses compatriotes. Nous avons convenu que, plutôt que de jeter des miettes aux victimes de son fournisseur, à des fins de communication et de blanchiment, Elengy devait immédiatement stopper ses achats de gaz russe. Mais, en France, le bailleur de fonds des mortifères ravages russes peut être tranquille, il n’y aura aucune pression. Trop naïfs, nous ne sommes pas assez méfiants à l’égard de l’hypocrisie de ceux qui ont des intérêts russes et qui affichent un « soutien à l’Ukraine ». Vladimir Martus et ses supplétifs français l’ont fort bien compris.
Si la collaboration française devait se poursuivre, comme à La Rochelle, ou si le navire russe devait participer à des festivals maritimes en 2025, on ne peut pas exclure l’intervention de partisans ukrainiens qui apporteraient une conclusion sans résurgence possible à cette affaire scandaleuse. Cela m’a été annoncé, en octobre 2024, à Lviv et à Kyiv, notamment à l’occasion de mes conférences sur ce sujet.
La publication du 15/12/2024 sur Le Télégramme, un média grand public à fort impact régional, est une aide précieuse en termes de mobilisation. Mais la campagne s’avère très complexe. Voici quelques réflexions rapides, qui ont pour objectif de provoquer un débat en vue de les approfondir et d’établir un plan d’action commun.
Il faudrait faire changer la réglementation européenne de manière à interdire les approvisionnements russes de GNL. Pour cela, il est nécessaire d’obtenir l’accord des 27 états membres de l’Union. On en est loin. Il est peut-être possible de trouver des sources d’approvisionnement alternatives, mais d’autres problèmes peuvent survenir. En France par exemple, 50 % des réserves d’hydrocarbures de Total se trouvent dans la Fédération de Russie. Les passer par pertes et profit pourrait provoquer la ruine du groupe. Or, Total est « too big to fail ». Notre gouvernement ne cédera probablement pas.
Il faudrait faire changer la réglementation européenne de manière à interdire la réparation des transporteurs de GNL russe. Est-on prêt à en supporter le coût social ? Rien que pour Damen Brest, on parle de 200 emplois. Qu’en est-il des autres pays de l’Union ?
Cela ne doit pas nous empêcher de mener campagne pour cette double interdiction. Le coût financier en serait de toute façon sans commune mesure avec le coût humain supporté par l’Ukraine et vraisemblablement largement inférieur au coût que représente le soutien à l’effort de guerre ukrainien par l’UE. D’autant plus si on y incorpore l’aide humanitaire et la participation future à la reconstruction.
On peut aussi souhaiter que l’Ukraine dispose rapidement de missiles à très longue portée permettant de détruire Yamal LNG, Arctic LNG 2 et Vysotsk LNG, les terminaux russes de chargement de GNL (LNG en anglais) et d’en empêcher l’accès.
Porte-parole du collectif international lanceur d’alerte « No Shtandart In Europe »
Conférencier, spécialisé dans les méthodes de propagande russe
Coordinateur du forum des associations ukrainiennes de l’Ouest
Membre du comité ayant obtenu l’annulation du festival cinéma russe de Nantes, “De Lviv à l’Oural”, en mars 2022.
Bénévole à l’association franco-ukrainienne “Tryzub” de Nantes
Contributeur à l’ouvrage géopolitique de Laurent Chamontin (Diploweb): « Ukraine et Russie pour comprendre » ainsi qu’à “Informnapalm”, « Ukrinform » et « Ukraine Crisis Media Center »
Cofondateur et ex porte-parole du collectif international « No Mistrals for Putin »
Photographe de la révolution du Maïdan
Ancien auditeur financier
Ancien officier de Marine
Diplomé de l’Institut d’études politiques de Paris
L’association « Amis des Grands Voiliers », par l’intermédiaire de son président, Michel Balique, demande au collectif lanceur d’alerte « No Shtandart In Europe » de supprimer toute mention la concernant dans ses publications. Ci-dessous, il est possible de prendre connaissance du résultat de cette démarche.
À l’attention de : Michel Balique Président de l’association Amis des Grands Voiliers Sail Training Association France Cercle de la Mer Port de Suffren 75007 PARIS
Objet : pourquoi les retraits demandés par l’Association « Amis des Grands Voiliers » ne sont-ils pas recevables concernant l’affaire du navire russe Shtandart contournant les sanctions européennes ?
Brest, le 4 décembre 2024
Michel Balique,
Le 5 novembre 2024, vous avez exigé par un courrier, présenté en annexe à cette lettre, la suppression, dans les publications du collectif lanceur d’alerte « No Shtandart In Europe », de toutes mentions et de toutes photos vous concernant ainsi que l’association « Amis des grands voiliers » dont vous êtes le président. Vous trouverez, ci-dessous, une réponse circonstanciée expliquant pourquoi il n’est pas pertinent d’accéder à cette demande et pourquoi vos motifs ne sont pas recevables.
1. Depuis le 16 avril 2022, la présence du navire russe Shtandart dans les ports français est une infraction au règlement européen, sanctionnable pénalement.
Vous savez bien que, depuis plus de deux ans et demi, notre collectif documente la fraude du navire russe Shtandart au cinquième volet des sanctions pris à la suite des massacres de Boutcha dont les dispositions ont été formalisées dans l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014. Dès le 17 juin 2022, vous avez d’ailleurs été le premier à ouvrir le feu contre nous. Déjà, vous nous prêtiez des propos que nous n’avions pas tenus afin de nous menacer de poursuites en diffamation.
Pourtant, comme nous vous en avons déjà informé, le Conseil européen a statué sur le fait qu’être complice du viol des mesures restrictives est un délit passible de sanctions pénales.
De plus, le 24 juin 2024, suite à nos initiatives auprès de la Commission européenne, ce même Conseil a confirmé, par la Décision PESC – 2024/1744 et le Règlement (UE) 2024/1745, que le Shtandart entrait bien dans le champ des interdictions portuaires de l’Union au titre des répliques de navires historiques.
Courrier reçu de la part de la Commission européenne concernant la précision du Conseil relative au Shtandart
En conséquence, des arrêtés préfectoraux ont été pris en application de ces interdictions et en application des alertes que nous avons lancées aux préfets du Finistère et de La Manche ainsi qu’à Ceclant-Premar Atlantique.
À la suite de l’arrêté préfectoral finistérien (pièce jointe n°1), Premar Atlantique a, de plus, immédiatement mis en œuvre, pour le Shtandart, le bannissement spécifique à son arrondissement maritime frappant les autres navires battant pavillon russe. C’est-à-dire que, depuis le 7 juillet 2024, le Shtandart se voit refuser le franchissement de l’entrée du goulet de Brest et l’accès à la baie de Douarnenez. C’est ainsi qu’il s’en est trouvé empêché, le 11 juillet 2024, par un patrouilleur de la Marine nationale, alors que le russe Vladimir Martus avait annoncé son intention d’enfreindre l’arrêté préfectoral, qu’il qualifiait d’ « illégal ».
Le Shtandart sous la pointe du Toulinguet tentant de forcer l’entrée dans la Rade de Brest, 11/07/2024. Photo de notre activiste, Frédéric Chauveau
Comme le montre ses récentes escales de Quiberon et de La Rochelle, il n’y a que par une interdiction d’accès aux eaux territoriales françaises que sera mis fin à l’usage illicite fait part le Shtandart du paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014.
4. Les paragraphes 1 et 1 bis (interdictions portuaires) ne s’appliquent pas dans le cas d’un navire ayant besoin d’assistance qui cherche un lieu de refuge, d’une escale d’urgence pour des raisons de sécurité maritime, ou d’un sauvetage de vies humaines en mer.
2. La justice s’est prononcée contre le contournement des mesures restrictives par le navire russe Shtandart.
Revenons au 11 juillet 2024. Ce jour-là, « Martus TV GmbH”, Maria Martus et Vladimir Martus ont attaqué l’arrêté du préfet du Finistère devant le tribunal administratif de Rennes. Ils ont été déboutés comme le montre l’ordonnance (pièce jointe n°2) remise personnellement à Me Thierry Clerc, avocat des suscités. Par la suite, le 18 novembre 2024, le Conseil d’État a rejeté leur pourvoi contre l’ordonnance du tribunal de Rennes (pièce jointe n°3).
Pour nous, ces décisions de justice administrative sont précieuses. L’actuelle frénésie judiciaire du contrevenant Vladimir Martus nous rappelle, par bien des aspects, sa picrocholinne saga russe de 2007-2009. Soulignons que ce pugilat, avec Dmitry Atlashkin, a systématiquement été présenté, par vous-même, comme une opposition au régime russe. Ce qu’il n’était pas. Cette appétence du russe Vladimir Martus pour les prétoires est la bienvenue pour notre collectif. Elle lui épargne un coût qui, sinon, aurait été à sa charge. En effet, de l’avis de nos conseils, une voire plusieurs décisions de tribunaux administratifs, maximisent les chances de succès de dénonciations portant sur les faits délictueux ayant trait au Shtandart. Vous vous doutez bien que nos activistes attendent maintenant, avec une certaine impatience, le résultat de la procédure que le Shtandart prétend avoir lancé devant la Cour de justice de l’Union européenne.
3. L’association « Amis des Grands Voiliers » a publiquement fait part de sa forte implication dans la présence du Shtandart dans les ports français.
Depuis le 21 mars 2022, vous avez largement communiqué sur les réseaux sociaux ainsi que dans la presse écrite, radio et télévision au sujet de vos interventions décisives concernant l’arrivée du Shtandart à La Rochelle, le 8 juin 2022. Rappelons qu’elle a eu lieu après l’interdiction portuaire européenne s’appliquant à compter du 16 avril 2022. Depuis lors, le navire russe a fait son port de base de la cité maritime charentaise. De plus, vous avez activement promu la présence du Shtandart, en toile de fond rémunérée, dans les fêtes maritimes de 2022, 2023 et 2024. Vous n’êtes ni marin, ni juriste, ni familier du monde russe réel ou de ses méthodes. Vous avez donc usé de l’argument d’autorité en exploitant votre présidence de l’association « Amis des Grands Voiliers » pour mettre en avant un narratif fictif concernant le russe Vladimir Martus et pour diffuser une présentation fallacieuse des sanctions. C’est ce que vous appeliez, dès le 21 mars 2022, “une communication adaptée”.
« Amis des Grands Voiliers », 8 juin 2022
Ce faisant, vous avez, de facto, travaillé pour des intérêts russes, voire au profit de leurs services de propagande, contre les institutions européennes. Nous vous invitons à faire une recherche internet sous “Штандарт”. Le résultat est édifiant. Deux exemples, ci-dessous :
Komsomolskaya-Pravda, 6 août 2024 : « Le voilier russe «Shtandart» va tenter une troisième fois d’enfreindre les sanctions européennes.« – https://www.spb.kp.ru/daily/27617/4968409/
Sous votre direction, l’association « Amis des Grands Voiliers » a fait prendre des risques éthiques, financiers, pénaux et politiques ainsi que des risques en termes d’image à des municipalités et des organisations de festivals maritimes.
Votre démarchage trompeur a fait de l’association « Amis des Grands Voiliers » le bouc émissaire idéal pour ceux qui, il faut le reconnaître, se sont parfois comportés légèrement et imprudemment à l’égard des prestations commerciales du navire russe Shtandart.
Vous avez aussi semé la haine et la discorde au sein du mouvement des vrais passionnés essentiels à la survie de notre patrimoine maritime, à l’opposé de l’objet associatif des « Amis des Grands Voiliers ».
On peut s’étonner que les administrateurs de votre association n’aient pas encore exercé leur obligation de contrôle, ayant leur responsabilité personnelle engagée en tant que Dirigeants.
Comme je vous l’écrivais, le 10 avril 2024, l’association « Amis des Grands Voiliers » et vous-même serez entraînés dans la chute inéluctable du Shtandart russe. Je vous faisais une suggestion :
« Il serait plus dans l’intérêt de l’Association des « Amis des Grands Voiliers », d’obtenir l’interdiction d’entrée définitive du Shtandart à La Rochelle après qu’il ait, le 15 avril prochain (2024), quitté Tanger. C’est, à mon avis, le principal moyen qu’il reste pour essayer de reprendre la main et pour tâcher de sortir par le haut d’un tel embarras. »
Au lieu de protéger l’avenir de l’association dont vous avez la charge, vous vous êtes livré, en son nom et publiquement, à une fuite en avant. Vous avez continué dans ce registre après la clarification européenne du 24 juin 2024, après les arrêtés préfectoraux et après le jugement de Rennes du 11 juillet 2024.
Notre collectif comprend que la résolution du scandale du Shtandart ne passera pas par vous. Nous consacrons donc notre énergie à d’autres interlocuteurs. Pourtant, dans le cadre de nos recherches, nous sommes tombés sur quelques éléments qui méritent d’être évoqués.
La page Facebook des « Amis des Grands voiliers » a partagé, le 10 mai 2024, une vidéo où les activistes de « No Shtandart In Europe », principalement ukrainiens, et moi-même sommes assimilés à des Nazis. Cela va bien plus loin que les saillies ukrainophobes qui fleurissent vos écrits depuis mars 2022. On est dans le cadre d’un discours poutinien génocidaire qui « justifie » l’invasion russe meurtrière de l’Ukraine au prétexte de « dénazification ». On signalera que Vladimir Martus a partagé lui aussi cette vidéo sur la page Facebook « Shtandart Project » tout en complimentant l’auteur. On appréciera ma photo de profil qui a été détournée avant de parler, à votre initiative, de RGPD…
Le 23 septembre 2024, à La Rochelle, vous avez une nouvelle fois, devant une large audience, présenté une version abracadabrantesque des sanctions. Grâce à M. Hippolyte Lesage, vous l’avez écrite en clair sous un de vos posts Facebook. Ce discours n’a aucun sens. Si ce n’est de créer, à dessein, la confusion et de tromper l’opinion. Mais nous n’allons pas reprendre la démonstration ici. Elle est développée dans la réponse que j’ai faite, le 14 novembre 2024, à Me Thierry Clerc au sujet de la tentative de procédure-bâillon du russe Vladimir Martus, qui y étale menaces et chantage contre la liberté de presse et le droit à l’information dans notre pays.
Quant à l’arrêt du Conseil d’ Etat en date du 18 novembre, qui claquait, lui aussi, votre salmigondis « juridique », voici ce que vous en dites :
4. Le RGPD n’est pas applicable aux déclarations publiques d’un personnage public, président de l’association des « Amis des Grands Voiliers », s’exprimant sur un sujet d’ordre public.
Chacun comprend que, du fait de votre prolifique communication publique et de votre occupation de l’espace médiatique, il n’est pas nécessaire d’aller rechercher des informations privées pour rendre compte de votre rôle, en tant que président de l’association des « Amis des Grands Voiliers », dans la mise en place, du contournement des sanctions européennes par le Shtandart et dans la promotion de ses activités commerciales illicites.
Vous dites: « Les articles sont mensongers et calomnieux, sans aucun fondement ». C’est encore une des affirmations péremptoires et à l’emporte pièce auxquelles vous nous avez habitués. Dans nos articles, tout est documenté et vérifiable en ligne. Pour cette affaire, ce que nous mentionnons, à votre sujet ou au sujet de l’association « Amis des Grands Voiliers », a été rendu public par vous même. Il n’y a rien de personnel ou de privé. Il n’y a rien à supprimer. Chacun peut s’en assurer https://bernardgrua.net/shtandart/michel-balique/. Il est dommage que votre conseil juridique ne se soit pas donné cette peine préalable au lieu d’être à l’origine d’un nouvel effet Streisand, à votre détriment et au détriment de l’association des « Amis des Grands Voiliers ».
Je vous propose de lire les articles 21.1 et 17.1.c. du Règlement général sur la protection des données (RGPD) sur lesquels vous essayez de vous appuyer pour exiger le caviardage de nos publications. Le RGPD ne s’applique pas ici. Toutefois, si vous croyez trouver une ou plusieurs exceptions, je vous propose de nous en envoyer le détail précis. Après examen, nous vous ferons une réponse publique. Si pour certains éléments votre demande est justifiée, nous nous engageons à procéder à la ou les suppressions requises.
À l’avenir, pour limiter l’ampleur de nouveaux sinistres, je vous suggère de faire valider, en amont, vos communications par les administrateurs de l’association « Amis des Grands Voiliers », dès lors que vous envisagez de parler au nom de cette organisation.
5. Les photos publiées sont des témoignages protégés par la doctrine du « fair use » appliquée par l’hébergeur et par les moteurs de recherche.
Pour ce qui est des photos que nous publions, elles ont toutes été rendues publiques, par vous ou par Patrice Bernier, un de vos principaux partenaires dans le montage de la fraude du Shtandart. Elles sont un témoignage précieux pour cette affaire approchant de son dénouement. Elles sont une source d’information utile sur le réseau d’influence qui en est à l’origine. Quelles que soient les pressions exercées et les moyens utilisés à cet égard, il n’est pas question, pour nous, de contribuer à la dissimulation de ces preuves.
Patrice Bernier, maître de quai au port de plaisance de La Rochelle, Michel Balique, président de l’association Amis des grands voiliers,et Vladimir Martus, capitaine-propriétaire du Shtandart – Armada Rouen 2023
Pour le reste, le blog « bernardgrua.net » est hébergé aux États-Unis chez WordPress. Vous pouvez, bien entendu, demander à cet hébergeur de supprimer les photos que vous voulez, si vous en êtes l’auteur. Vous pouvez aussi en demander, à Google, le déréférencement. Toutefois, afin de vous éviter d’y perdre trop de temps, je me permets de vous redire ce que je vous ai déjà indiqué, le 6 juillet 2022. Le « fair use » s’applique outre-Atlantique. Aux États-Unis, le fair use (litt. « usage loyal», « usage raisonnable », «usage acceptable » ou « utilisation équitable ») est un ensemble de règles de droit, d’origine législative et jurisprudentielle, qui apportent des limitations et des exceptions aux droits exclusifs de l’auteur sur son œuvre (droit d’auteur). Il essaie de prendre en compte à la fois les intérêts des bénéficiaires des droits d’auteur et l’intérêt public, pour la distribution de travaux créatifs, en autorisant certains usages qui seraient, autrement, considérés comme illégaux.
“Nonobstant les dispositions des sections 106 et 106A, l’usage loyal d’une œuvre protégée, y compris des usages tels la reproduction par copie, l’enregistrement audiovisuel ou quelque autre moyen prévu par cette section, à des fins telles que la critique, le commentaire, l’information journalistique, l’enseignement (y compris des copies multiples à destination d’une classe), les études universitaires et la recherche, ne constitue pas une violation des droits d’auteur. Pour déterminer si l’usage particulier qui serait fait d’une œuvre constitue un usage loyal, les éléments à considérer comprendront : (1) L’objectif et la nature de l’usage, notamment s’il est de nature commerciale ou éducative et sans but lucratif ; (2) la nature de l’œuvre protégée ; (3) la quantité et l’importance de la partie utilisée en rapport à l’ensemble de l’œuvre protégée ; (4) les conséquences de cet usage sur le marché potentiel ou sur la valeur de l’œuvre protégée. Le fait qu’une œuvre ne soit pas publiée ne constitue pas en soi un obstacle à ce que son usage soit loyal s’il apparaît tel au vu de l’ensemble des critères précédents.”
Titre 17 du code des États-Unis, section 107 – limitations des droits exclusifs : usage loyal (fair use)
Je pense que nous avons fait, pour l’instant, le tour du sujet. Notre échange concerne le collectif « No Shtandart In Europe ». Ma réponse est donc publique et disponible en ligne.
Salutations à vous. Bon vent au Shtandart.
Bernard Grua Porte-parole du collectif international lanceur d’alerte « No Shtandart In Europe » Conférencier, spécialisé dans les méthodes de propagande russe Coordinateur du forum des associations ukrainiennes de l’Ouest Membre du comité ayant obtenu l’annulation du festival cinéma russe de Nantes, “De Lviv à l’Oural”, en mars 2022. Bénévole à l’association franco-ukrainienne “Tryzub” de Nantes Contributeur à l’ouvrage géopolitique de Laurent Chamontin (Diploweb): « Ukraine et Russie pour comprendre » ainsi qu’à “Informnapalm”, « Ukrinform » et « Ukraine Crisis Media Center » Cofondateur et ex porte-parole du collectif international « No Mistrals for Putin » Photographe de la révolution du Maïdan Ancien auditeur financier Ancien officier de Marine Diplomé de l’Institut d’études politiques de Paris
The attempt by the Russian Vladimir Martus, frauding European sanctions, to use Thierry Clerc, a well-known lawyer at the Rouen Bar, as a tool for blackmail against ‘No Shtandart In Europe’, provocated a legitimate wave of indignation on social media. While we are grateful for these expressions of solidarity, we would urge everyone to be measured and courteous, as being factual. One of the Kremlin’s objectives is to fracture Western societies by creating resentment, hatred and discord.
In order to contribute to the serenity of the debate, the media, the members of the ‘No Shtandart In Europe’ collective and the general public will find here the information, which is not yet exhaustive, that we have collected on the Norman legal counsel, hostage of a flagship of the deadly Russian imperialism.
Readers are invited to take part in the discussion by commenting at the bottom of this article.
🏛️ Rouen Bar Specialist in International and European Union Law Specialist in commercial, business and competition law
Based in Mont-Saint-Aignan, Thierry CLERC is a member of the Rouen Bar Association.
Mr CLERC’s scope of practice ranges from advisory services, such as legal consultations, to representation in legal proceedings, including the handling of all formalities relating to each case.
Mr CLERC places particular emphasis on listening and dialogue, helping you to assert your rights in complete confidentiality and legal certainty.
🏢 Office : CLERC THIERRY 📍 9 rue Pierre Gilles de Gennes 76824 MONT ST AIGNAN CEDEX
🤝 Office meeting – Time: 60 min – 260 € incl. VAT 📞Phone consultation – Time: 10 min – €260 inc. ❓Simple question – Concise answer to your question (less than 1,000 characters) – 40 € incl. VAT 👥 Written consultation – Study of your file + possibility of adding an attachment – 260 € TTC
According to france-avocat.net, Thierry Clerc is a member of the Rouen Bar and was sworn in on 17 December 1969. He has 55 years’ experience to date. This information is confirmed by doctrine.fr.
1.2. ‘Clerc Avocats’ – ‘Clerc & Partners’, staff and network
According to the introduction on the ‘Clerc Avocats’ firm’s home page:
Clerc Avocats is a firm dedicated to business law, in the broadest sense. It is formed of Lawyers registered at the Rouen Bar and the Paris Bar, who exercise their functions as close as possible to the interests of their Clients, in France and/or abroad.
However, on 16/11/2024, on the page of the same website presenting the team, we learn that it is made up of a single lawyer, Thierry Clerc, a member of the Rouen Bar, an assistant, Corinne Bazatte, and a legal translator, Célia Taylor. It is also announced that the firm has been a partner of ‘Zumpano Patricios’, based in Coral Gables, Florida, since 2012.
Thierry Clerc is an Attorney Coordinator for Zumpano Patricios’s Satellite Office in Paris, France. Mr. Clerc is a partner with the law firm of IFL Avocats in Paris, France.
However, on 16/11/2024, at 19 avenue Rapp, Paris, the firm ‘Clerc Avocats’ was not found but the firm ‘IFL Avocats’. And Thierry Clerc is not part of the team exhibited by ‘IFL Avocats’. On the ‘IFL Avocats’ website, ‘Zumpano Patricios’ is not one of the networks listed either.
Nevertheless, on 16/11/2024, on his LinkedIn page in French, Thierry Clerc announces that he is a lawyer at ‘IFL-Avocats’.
On his LinkedIn English page, as of 16/11/2024, Thierry Clerc is founder of the International Business Group (IBG) of ‘Eurojuris’ and owner of the law firm ‘Clerc & Partners’.
According to manageo.fr, Thierry Clerc law firm has one or two employees. According to predictice.com, it has one member. According to pappers.fr, it has zero employees (2024 data).
Thierry Clerc and the ‘Eurojuris Sports Events Group’, 2015
We believe that we can support organizers and add expertise in the different kind of legal issues related to all types of big events. Sport events like Olympic Games, World and Continental Championships, World Cups and similar.
There are definitely a lot of legal issues that have to be taken care of. Briefly we mention some of such issues:
Immaterial Property (IP) rights
Land management
Financial protection and insurance
Contract work (venues, FNB, transportation, accommodation, sponsors, etc.)
Procurement law and procedures
General organizational issues
It is our primary goal to offer services supplementary to Organizing Committee’s (OC) local legal advisors, but we can also assist you as legal advisors directly linked to the Organizing Committee.
ACTIVITY (of Thierry Clerc) IN THE FIELDS OF SPORTS & EVENT ORGANIZATION
Legal assistance as part of the organization of tennis tournaments, marathons, 1 stage of the Tour de France
Legal assistance as part of golf club development (Articles of Association, contracts)
Legal assistance as part of the organization of tall ship meetings In Rouen ( Normandy) (Armada) and Brest (Brittany) since 1987, as well as in Dunkirk, Toulon (Cote d’Azur) and Barcelona (Spain) in 2013, i.e. a total of 14 events over more than 25 years, gathering several million people at each event.
Additional information Trademark registered in colour
Classification of figurative elements 18.03.21 ; 18.03.25 ; 24.07.00
Applicant / Owner L’ARMADA DE LA LIBERTE ASSOCIATION LOI 1901 – Hangar 105, Quai Jean de Béthencourt,76100 ROUEN (dossier no 2400327), 76100 FR – Siren : 382698991
Agent / addressee of correspondence Thierry CLERC Avocat – 20, rue Raymond Aron,76130 MONT SAINT AIGNAN (dossier no 2400327), 76130 FR
Number 99794726
Status Trademark expired
Date of filing / Registration 25/05/1999
Place of registration ROUEN
Expected date of expiry 25/05/2019
Language French (Language of filing)
Image of the trademark
Nice classification 25 ; 33 ; 41
Products and services
Clothing, ties, shoes, headgear. Alcoholic beverages (except beer). Entertainment, education, teaching, organisation of gatherings of tall ships, old riggings, warships, liners, organisation of exhibitions for cultural or educational purposes, organisation of sports competitions, organisation of contests, film production, publication of books and magazines, organisation of shows, leisure services.
Below, a demonstration on February 18, 2023 against the illegal commercial performance of the Shtandart at “Armada Rouen 2023”.
2.2. The « Clerc & Partners » firm supporting the tall ship ‘Sedov’ seized by a Swiss creditor of the Russian state, summer 2000
During the Brest and Douarnenez 2000 maritime festivals, the tall ship ‘Sedov’ was seized in favour of a Swiss creditor of the Russian state. Thierry Clerc took a stand on behalf of the Russian vessel, as reported in the newspaper Le Parisien:‘The ‘Sedov’ is only entitled to one escapade at sea’ (Fr).
The Russian authorities considered that the obligation to have the ‘Sedov’ escorted by the French navy was infamous, before agreeing to allow the world’s largest sailing ship to sail under ‘probation’. ‘We had to discuss how to put in place the guarantees provided by the Brest Regional Court concerning the possible escort of the vessel by the French navy’, explains Thierry Clerc, lawyer for the organisers of the rally…
After bitter negotiations, the rector of Murmansk Technical University, the titleholder of the yacht, finally agreed to the presence on board of two representatives of the French navy. But there was no question of surveillance. As Mr Clerc explained, the two officers left their uniforms ashore and officially only came on board for a simple ‘liaison mission’….
‘There’s no question of us abandoning Sedov once the festive season is over’, said Thierry Clerc in a supportive tone.
A little more than two years after the annexation of Crimea, a little more than two years after the outbreak of the war in the Donbass, which has left 14,000 dead and millions displaced, two years after the butchery of Ilovaisk, a year and a half after the butchery of Debaltseve, in the midst of the Assado-Putin war in Syria, in the midst of the Yoann Barbereau affair (Fr), in the midst of the Yukos dispute, where the spoliated shareholders are claiming 50 billion dollars from the Russian state, Russia is the‘guest of honour’ (Ru) at the ‘Fêtes maritimes de Brest 2016’. The headliners will be the tall ships ‘Sedov’ and ‘Kruzenshtern’. To avoid their seizure, Jean-Marc Ayrault, Minister of Foreign Affairs, and Aude Azoulay, Minister of Culture, are dressing up the two commercial service providers as ‘loaned cultural goods’.
By order of the Minister of Foreign Affairs and International Development and the Minister of Culture and Communication dated 27 June 2016:
‘The two sailing ships
the Sedov (built in Germany in 1921, IMO number 7946356, owned by Murmansk State Technical University, Russia) ;
the Kruzenshtern (built in Germany in 1926, IMO no. 6822979, owned by Kaliningrad State Technical University, Russia),
participating in the 7th edition of the Fêtes maritimes internationales de Brest 2016, organized by the city of Brest and the association Brest Evénements nautiques at the port of Brest from July 13, 2016 to July 19, 2016, are exempt from seizure during the period of their loan to France from July 11, 2016 to July 22, 2016, pursuant to the provisions of Article 61 of Law No. 94-679 of August 8, 1994 (Fr).
We would like to expressly point out that we have no proof to date of Thierry Clerc’s possible involvement in the above-mentioned scheme. However, we wanted to present it here for the attention of those who might possibly have probative information. Indeed, this set-up appears to be one of the types of operation that fall within Mr Clerc’s remit.
On this topic, see also the July 2016 article on ‘Informnapalm’ by the author of this paper.
Brest, France’s nuclear deterrent base and the Kremlin’s communications showcase -Informnapalm (Fr)
Very soon, from 13 to 19 July, the 2016 Brest Maritime Festival, which has been held every four years since 1992, will be taking place. Read more…
8 July 2016
Demonstrations against the Shtandart’s illegal ports of call in Finistère: Camaret 15 August 2022, Brest 31 May 2024, Brest 9 July 2024.
2.4. Lawyer Thierry Clerc and Gérard d’Aboville (‘La semaine du Golfe’) attempted SLAPP suit against the ‘No Shtandart In Europe’ collective, 15 May 2023.
From 15 to 21 May 2023, the Russian vessel Shtandart performed a commercial service for ‘La semaine du Golfe du Morbihan’ (Gulf of Morbihan Week) Festival, in breach of European restrictive measures. The ‘No Shtandart In Europe’ collective alerted the organisation, the authorities, the press and the general public to this incident.
On 15 May 2023, at the request of Gérard d’Aboville, president of ‘La Semaine du Golfe du Morbihan’ (Gulf of Morbihan Week) Festival, Thierry Clerc gives formal notice to the author of these lines (Fr) demanding to delete all communications related to his client’s circumvention of European regulations. In particular, he insists that all mention of Gérard d’Aboville and ‘La Semaine du Golfe’ must disappear. He is threatening legal action.
My client hereby gives you formal notice to cease without delay :
any use of his name, trademark and domain name, and asks you to modify the titles, articles and hypertext links, and to remove any hashtags and keywords containing his distinctive signs;
any defamation or even insult against La Semaine du Golfe du Morbihan (Gulf of Morbihan Week) and/or Mr Gérard d’Aboville and to delete all your publications relating to them.
Should you fail to do so, I have already received instructions to refer the matter to the competent courts in order to force you to do so. Of course, La Semaine du Golfe du Morbihan and Mr Gérard d’Aboville reserve the right to claim compensation for any damage they feel they have suffered.
2.5. Thierry Clerc lost the case at Rennes Administrative Court regarding the Finistère Prefect’s order relating to the Russian vessel Shtandart, July 2024
‘Marine et océans’, 11/07/2024 – In front of the administrative court, the Russian vessel Shtandart demands to be allowed to dock in Brest.
In court, Thierry Clerc, the lawyer for captain Vladimir Martus, condemned the fact that the Shtandart, which was outside Brest harbour on Thursday afternoon, had ‘suddenly become an undesirable vessel’. ‘It has no alternative. It’s in the roadstead*, and it’s suffering extremely serious damage’, said Mr Clerc. What’s more, the Shtandart ‘has not been under the Russian flag since 6 June 2024 and they want to apply the pre-2024 legislation to prevent ships from coming in. That’s the problem’,explained the lawyer, pointing out that the boat had changed flag, now registered in the Cook Islands, at ‘the request of the French government’.
The Finistère prefecture explained that the order had been issued in accordance with European law, which was ‘amended on 24 June’. The order was issued because ‘we have received confirmation that the Shtandart persists in failing to comply with European law, as amended on 24 June, by announcing its intention to come to the Brest Maritime Festival’, it said.
With regard to the information received by the Finistère Prefecture, please read below the letter from ‘No Shtandart In Europe’, which followed another letter to the Maritime Prefect.
Fraud involving the Russian vessel Shtandart: the Finistère prefect under fire from the European Council (Fr)
Mr Préfet maritime de l’Atlantique, it is becoming urgent to put an end to the irresponsible behaviour of your services regarding the case of the Russian vessel « Shtandart » (Fr).
* Actually, on 11 July 2024, the Shtandart is not in the roadstead (of Brest), as Thierry Clerc asserted in court. The Russian ship was blocked by a French Navy patrol boat under the Pointe du Toulinguet, at the entrance to the strait leading to the roadstead of Brest.
The Shtandart under the Pointe du Toulinguet trying to force its way into the Rade de Brest (roadstead of Brest), 11/07/2024. Photo by one of No Shtandart’s activists, Frédéric Chauveau.
‘Marine et océans’, 11/07/2024 – Court upholds the ban on the Russian ship Shtandart docking in Brest
On Thursday, the administrative court in Rennes rejected the summary application by the Russian vessel Shtandart against the decision of the Finistère prefecture banning it from the ports and the Brest Maritime Festival, which starts on Friday.
According to the order, which AFP was able to consult, none of the arguments put forward ‘are such as to create serious doubt** as to the legality of the prefectoral order of 7 July 2024 at issue’.
** On 31 October 2024, in his letter to the ‘No Shtandart In Europe’ collective, Thierry Clerc continued to invoke a‘serious doubt’.
‘At this stage, therefore, there is serious doubt about the legality of the prefectoral decrees. The Shtandart requested me to ask you to take this into account in future.’
*** On 31 October 2024, in his letter to the ‘No Shtandart In Europe’ collective, Thierry Clerc presents a different version of the comments he made in court in Rennes on 11 July 2024.
‘If he is of Russian nationality, his father is Ukrainian and his mother is Russian.’
I had the privilege of attending yesterday’s preview screening of Mélanie Gribinski’s excellent film “L’incroyable odyssée du Shtandart”. This film, completed a year ago, makes no reference to the current problems facing the yacht and its captain.
Despite the shenanigans of the sinister individual who wants to get the frigate out of European waters, the auditorium was almost full. Thanks to the failed intervention of a journalist (also failed), I was able to give the audience, who appreciated it, a clear reading of the European regulation, highlighting the fact that the Shtandart IS NOT TARGETED by the European sanctions.
By the way, a big thank you to Thierry Clerc for dissecting this particularly daunting text (which no doubt explains why the authorities only took into account an extract which, taken in isolation, led them to make an erroneous judgment).
This beautiful film will be broadcast on France3 Nouvelle Aquitaine on October 17 at 11pm, and will be available for replay on France.tv from October 12.
In keeping with the practices he has been known for over two years, Balique contemptuously overplayed his usurpated argument of authority. The retired Sanofi purchase man, who is neither a sailor nor a lawyer, uses incongruous quotations to launch into a rigmarole designed to create confusion in a subjugated audience. Naturally, he dismissed the only article in the rules that nullified his hawker‘s bluff. The courts would later remind the audience of the reality of the texts.
Picket denouncing the illegal presence of the Shtandart in the port of La Rochelle at the entrance of the screening of the propaganda film in favour of the Russian vessel, 23 September 2024.
La Rochelle, 23 September 2024.
Other demonstrations against the illegal presence of Shtandart in La Rochelle: 12 June 2022, 6 August 2022, 11 December 2022.
2.7. Thierry Clerc and Vladimir Martus’ SLAPP suit turned against ‘No Shtandart In Europe’ collective, 31 October 2024
The Shtandart is a trademark registered with theNational Institute of Industrial Property (INPI) on 9 July 2024 under no. 245068280 by the company MARTUS TV Gmbh, which we also represent. This trademark has been definitive since 2 October 2024.
The company that owns this trademark is asking me to prohibit you from using the name ‘No Shtandart in Europe’ in accordance with article L713-2 of the French Intellectual Property Code…
The use of my client’s trademark, domain name and name in the body of your articles is prejudicial to my client and gives rise to civil liability on your part.
Therefore, my client hereby gives you formal notice to cease all use of these names, trademarks and domain names without delay, and asks you to modify the titles, articles, links and hypertext and to remove any hashtags and keywords containing the name ‘SHTANDART’ and to cease all defamation or insults against Mr Vladimir MARTUS or the Shtandart.
If you fail to do so, we will take legal action to force you to do so.
2.8. Lawyer Thierry Clerc lost the case at the Conseil d’État regarding the Finistère prefect’s order about Russian vessel Shtandart, 18 November 2024.
The « Conseil d’État » (Council of State) is the highest French administrative court.
The Conseil d’Etat has rejected the appeal lodged by the captain of the Shtandart, a replica of the flagship of Russian Tsar Peter I, following the prefectoral ban imposed on him in July 2024 from entering the ports of Finistère to take part in the « Fêtes Maritimes de Brest »…
Before the Conseil d’Etat, Vladimir Martus argued that the Rennes judge had committed a double ‘error of law’ on 11 July 2024… ‘replicas of historic ships’ such as the Shtandart were not covered by the provisions of the EU regulation…
However, ‘none of these arguments is such as to allow the appeal to be admitted’, stated the Conseil d’Etat in its ruling of 18 November 2024, which has just been made public.
2.9. Thierry Clerc and Vladimir Martus on appeal at the Court of Justice of the European Union… to be continued
Restrictions for port entry from Maritime administration is still in force. Sometimes it become even more ridiculous, see copies of their mails below.
An appeal to High court of France had been filed. Thank you all who helped to collect funding for the legal services, it was vitally important. Next actions are to file an appeal in European court of Justice. And then, there will be time to take to court our little lonely opponent, who want to be seen as ‘a collective’. We think it is enough lies he has spread around, time to show to people who he really is.
‘…an action has been brought before the Court of Justice of the European Union to annul the provision of Regulation 2024/1745, adding replicas of historic ships to the list of vessels. There is therefore, at this stage, serious doubt as to the legality of the prefectoral decrees.’
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) November 14, 2024
Réponse à Thierry Clerc, maître d'œuvre de la procédure-bâillon intentée par le 🇷🇺 Vladimir Martus, propriétaire occulte du navire #Shtandart, contrevenant, depuis le 16 avril 2022, aux mesures restrictives de l'🇪🇺 prises suite aux massacres de Boutcha. 🔗 https://t.co/FrkiTX029Gpic.twitter.com/cg4nYAu253
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) November 15, 2024
La tentative d'omerta du 🇷🇺 Vladimir Martus, propriétaire occulte du #Shtandart, suscite de nombreuses questions, sur les réseaux sociaux, concernant son conseil juridique, Thierry Clerc. Voici les informations que nous avons collectées sur cet avocat.https://t.co/5SWCUKvHyb
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) November 18, 2024
La tentative du russe Vladimir Martus, contrevenant aux sanctions européennes, qui vise à instrumentaliser Maître Clerc, avocat reconnu du barreau de Rouen, dans le cadre d’une procédure-bâillon, suscite une légitime vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Si nous sommes reconnaissants pour ces manifestations de solidarité, nous appelons chacun à la mesure et à la courtoisie en étant factuel. En effet, un des objectifs du Kremlin est de fracturer les sociétés occidentales en y créant rancune, haine et discorde.
Afin de contribuer à la sérénité des débats, les médias, les membres du collectif « No Shtandart In Europe » et le grand public trouveront, ici, les éléments, non-exhaustifs à ce jour, que nous avons collectés, sur le conseil juridique normand, otage d’un navire porte-étendard du mortifère impérialisme russe.
Chaque lecteur est invité à participer à la discussion en commentant au pied de cet article.
Selon france-avocat.net maître Thierry Clerc est avocat au barreau de Rouen et a prêté serment le 17 décembre 1969. Il cumule à ce jour 55 années d’expérience. Cette information est confirmée par doctrine.fr.
Selon l’introduction de la page d’accueil du cabinet :
“Clerc Avocats” est constitué d’avocats inscrits au barreau de Rouen et au barreau de Paris, qui exercent leurs fonctions au plus près des intérêts de leurs clients, en France et /ou à l’étranger.
Néanmoins, le 16/11/2024, sur la page de ce même site qui présente l’équipe, on apprend qu’elle se compose d’un seul avocat, Thierry Clerc inscrit au barreau de Rouen, d’une assistante, Corinne Bazatte, et d’une traductrice juridique, Célia Taylor. Il est aussi annoncé que le cabinet est partenaire, depuis 2012, de « Zumpano Patricios », domicilié à Coral Gables, en Floride.
Thierry Clerc est avocat coordinateur pour le bureau satellite de Zumpano Patricios à Paris, France. M. Clerc est associé du cabinet “IFL Avocats” à Paris, France.
Thierry Clerc sur le site web de « Zumpano Patricios »
Toutefois, le 16/11/2024, au 19 avenue Rapp, à Paris, on ne trouve pas le cabinet « Clerc Avocats » mais le cabinet “IFL Avocats”. Pourtant, Thierry Clerc n’est pas dans l’équipe exposée par “IFL Avocats”. Sur le site web d’ “IFL Avocats”, « Zumpano Patricios » ne fait pas non plus partie des réseaux affichés.
Malgré tout, le 16/11/2024, sur sa page Linkedin en français, Thierry Clerc annonce être avocat chez “IFL-Avocats”.
Sur sa page Linkedin en anglais, , le 16/11/2024, Thierry Clerc est fondateur de l’International Business Group (IBG) d’« Eurojuris » et propriétaire du cabinet “Clerc & Partners”.
Selon manageo.fr, le Cabinet Thierry Clerc a un ou deux salariés. Selon predictice.com, il a un membre. Selon pappers.fr il a zéro salarié (donnée 2024).
Thierry Clerc et le groupe « Événements sportifs d’Eurojuris », 2015
Nous sommes convaincus que nous pouvons aider les organisateurs et leur apporter notre expertise dans les différents types de questions juridiques liées à tous les types de grands événements. Les événements sportifs tels que les Jeux olympiques, les championnats mondiaux et continentaux, les coupes du monde, etc.
De nombreuses questions juridiques doivent être traitées. En voici une brève description :
Notre objectif premier est d’offrir des services complémentaires aux conseillers juridiques locaux du Comité d’organisation (CO), mais nous pouvons également vous aider en tant que conseillers juridiques directement liés au Comité d’organisation.
ACTIVITÉ (de Thierry Clerc) DANS LES DOMAINES DU SPORT ET DE L’ORGANISATION D’ÉVÉNEMENTS
Assistance juridique dans le cadre de l’organisation de tournois de tennis, marathons, 1 étape du Tour de France
Assistance juridique dans le cadre du développement d’un club de golf (statuts, contrats)
Assistance juridique dans le cadre de l’organisation de rassemblements de grands voiliers à Rouen (Normandie) (Armada) et Brest (Bretagne) depuis 1987, ainsi qu’à Dunkerque, Toulon (Côte d’Azur) et Barcelone (Espagne) en 2013, soit un total de 14 événements sur plus de 25 ans, rassemblant à chaque fois plusieurs millions de personnes.
Informations complémentaires Marque déposée en couleur
Classification des éléments figuratifs 18.03.21 ; 18.03.25 ; 24.07.00
Déposant / Titulaire L’ARMADA DE LA LIBERTE ASSOCIATION LOI 1901 – Hangar 105, Quai Jean de Béthencourt,76100 ROUEN (dossier no 2400327), 76100 FR – Siren : 382698991
Mandataire / Destinataire de la correspondance Thierry CLERC Avocat – 20, rue Raymond Aron,76130 MONT SAINT AIGNAN (dossier no 2400327), 76130 FR
Numéro 99794726
Statut Marque expirée
Date de dépôt / Enregistrement 25/05/1999
Lieu de dépôt ROUEN
Date prévue pour l’expiration 25/05/2019
Langue Français (Langue de dépôt)
Image de la marque
Classification de Nice 25 ; 33 ; 41
Produits et services
Vêtements, cravates, chaussures, chapellerie. Boissons alcooliques (à l’exception des bières). Divertissement, éducation, enseignement, organisation de rassemblements de grands voiliers, vieux gréements, navires de guerre, paquebots, organisation d’expositions à buts culturels ou éducatifs, organisation de compétitions sportives, organisation de concours, production de films, publications de livres et de revues, organisation de spectacles, services de loisirs.
Ci-dessous, manifestation du 18 février 2023 contre la prestation commerciale illégale du Shtandart à l’Armada Rouen 2023
2.2. L’avocat Thierry Clerc et la défense du grand voilier « Sedov » saisi par un créancier suisse de l’État russe, été 2000
Lors des fêtes maritimes de Brest et Douarnenez 2000, le grand voilier « Sedov » fait l’objet d’une saisie en faveur d’un créancier suisse de l’État russe. Maître Thierry Clerc prend position pour le navire russe comme le relate le journal Le Parisien : Le « Sedov » n’a droit qu’à une escapade en mer.
Les autorités russes ont jugé que l’obligation de faire escorter le « Sedov » par la marine française était infamante, avant d’accepter que le plus grand voilier du monde navigue en « liberté surveillée ». « Nous avons dû discuter de la mise en place des garanties prévues par le tribunal de grande instance de Brest concernant l’éventuelle escorte du navire par la marine française », explique Me Thierry Clerc, avocat des organisateurs du rassemblement…
Après d’âpres négociations, le recteur de l’université technique de Mourmansk, propriétaire en titre du voilier, a fini par accepter la présence à bord de deux représentants de la marine française. Mais pas question de surveillance pour autant. Comme l’a précisé Me Clerc, les deux officiers ont laissé leurs uniformes à terre et n’ont embarqué, officiellement, que pour une simple « mission de liaison ». ..
« Il n’est pas question pour nous de laisser tomber le Sedov une fois les fêtes passées ! » a avancé, solidaire, Me Thierry Clerc.
2.3. Maître Thierry Clerc et la prestation commerciale des grands voiliers russes aux Fêtes maritimes de Brest 2016
Thierry Clerc, Brest 2016 Photo de profil Linkedin
Un peu plus de deux ans après l’annexion de la Crimée, un peu plus de deux ans après le déclenchement de la guerre dans le Donbass, qui a fait 14 000 morts et des millions de déplacés, deux ans après la boucherie d’Ilovaïsk, un an et demi après la boucherie de Debaltseve, en pleine guerre assado-poutinienne en Syrie, en pleine affaire Yoann Barbereau, en plein litige Ioukos dont les actionnaires spoliés réclament 50 milliards de dollars à l’État russe, la Russie est « l’invitée d’honneur » des Fêtes maritimes de Brest 2016. Les têtes d’affiche seront les grands voiliers « Sedov » et « Kruzenshtern ». Afin d’éviter leur saisie, Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et Aude Azoulay, ministre de la Culture, habillent les deux prestataires commerciaux en « biens culturels prêtés ».
Par arrêté du ministre des Affaires étrangères et du développement international et de la ministre de la Culture et de la Communication en date du 27 juin 2016 :
« Les deux voiliers
le Sedov (construit en Allemagne en 1921, n° IMO : 7946356, appartenant à l’université technique d’Etat de Mourmansk, Russie) ;
le Kruzenshtern (construit en Allemagne en 1926, n° IMO : 6822979, appartenant à l’université technique d’Etat de Kaliningrad, Russie),
participant à la 7e édition des Fêtes maritimes internationales de Brest 2016, organisées par la ville de Brest et l’association Brest Evénements nautiques au port de Brest du 13 juillet 2016 au 19 juillet 2016, sont insaisissables pendant la période de leur prêt à la France du 11 juillet 2016 au 22 juillet 2016, en application des dispositions de l’article 61 de la loi n° 94-679 du 8 août 1994. »
Nous tenons à signaler expressément que nous n’avons aucune preuve, à ce jour, concernant l’éventuelle implication de Thierry Clerc dans le schéma précité. Toutefois, nous avons voulu le présenter, ici, à l’attention de ceux qui pourraient éventuellement détenir des informations probantes. En effet, ce montage semble faire partie du type d’interventions entrant dans le champ de compétences de Maître Clerc.
Sur le sujet, voir aussi l’article, de juillet 2016, sur « Informnapalm » par l’auteur de ces lignes.
Brest, base de la dissuasion nucléaire française et vitrine de la communication du Kremlin (Informnapalm)
Très bientôt, du 13 au 19 juillet, se tiendront les fêtes maritimes de Brest 2016 qui se déroulent tous les quatre ans depuis 1992. Lire plus..
8 juillet 2016
Manifestations contre les escales illégales du Shtandart dans les ports du Finistère : Camaret 15 août 2022, Brest 31 mai 2024, Brest 9 juillet 2024.
2.4. L’avocat Thierry Clerc, et la tentative de procédure-bâillon de Gérard d’Aboville (« La semaine du Golfe ») contre le collectif « No Shtandart In Europe », 15 mai 2023.
Du 15 au 21 mai 2023, le navire russe Shtandart a réalisé, en violation des mesures restrictives européennes, une prestation commerciale pour le compte du festival « La semaine du Golfe du Morbihan ». Le collectif « No Shtandart In Europe » a alerté l’organisation, les autorités, la presse et l’opinion à ce sujet.
Le 15 mai 2023, à la demande de Gérard d’Aboville, président du festival « La semaine du Golfe du Morbihan », Thierry Clerc met en demeure l’auteur de ces lignes de supprimer toutes les communications relatives au contournement du règlement européen par son client. Il insiste particulièrement sur le fait que toute mention de Gérard d’Aboville et de la « Semaine du Golfe» doit disparaître. Il menace de lancer des poursuites judiciaires.
Aussi, par la présente, ma cliente vous met en demeure de cesser, sans délai :
toute utilisation de ses dénomination, marque et nom de domaine, et vous demande de modifier les titres, articles et liens hypertextes, et de supprimer tout hashtag et mots clés, contenant ses signes distinctifs ;
toute diffamation ou même injure à l’encontre La Semaine du Golfe du Morbihan et/ou Monsieur Gérard d’Aboville et à supprimer l’intégralité de vos publications se rapportant à eux.
A défaut, j’ai d’ores et déjà reçu instructions de saisir les juridictions compétentes afin de vous y contraindre. Bien évidemment, La Semaine du Golfe du Morbihan et Monsieur Gérard d’Aboville se réservent le droit de solliciter l’indemnisation du préjudice qu’ils estiment subir.
2.5. Maître Thierry Clerc débouté par le tribunal administratif de Rennes concernant l’arrêté du préfet du Finistère relatif au navire russe Shtandart, 11 juillet 2024
Marine et océans, 11/07/2024 – Devant la justice administrative, le navire russe Shtandart réclame de pouvoir accoster à Brest
Devant le tribunal, Me Thierry Clerc, avocat du capitaine Vladimir Martus, a fustigé que le Shtandart, qui se trouvait jeudi après-midi à l’extérieur de la rade de Brest, devienne « tout d’un coup un navire indésirable ». « Il n’a pas de solution de remplacement. Il est dans la rade*, il subit un préjudice extrêmement important », a dit Me Clerc. En outre, le Shtandart « n’est plus sous pavillon russe depuis le 6 juin 2024 et ils veulent appliquer la législation antérieure à 2024 pour interdire aux navires de venir. C’est ça le problème », a expliqué l’avocat, rappelant que le bateau avait changé de pavillon, désormais immatriculé aux îles Cook, sur « demande du gouvernement français ».
La préfecture du Finistère a elle expliqué que cet arrêté avait été pris conformément au droit européen qui a été « modifié le 24 juin ». L’arrêté a été pris car « nous avons eu confirmation que le Shtandart persistait à ne pas respecter le droit européen modifié le 24 juin en faisant part de son intention de venir aux Fêtes maritimes de Brest », a-t-il estimé.
Pour ce qui est des informations reçues par la préfecture du Finistère, lire, ci-dessous, le courrier de « No Shtandart In Europe », qui suivait un autre écrit à destination du Préfet maritime.
Monsieur Alain Espinasse, préfet du Finistère, le navire russe Shtandart est explicitement banni des ports européens par le Conseil de l’Union européenne – Il est de votre responsabilité de faire cesser la fraude aux sanctions dans votre département à peine de poursuites pénales.
Le règlement européen n°833/2014 dans son article 3 sexies bis interdit, depuis le 16 avril 2022, la présence de TOUT navire immatriculé sous pavillon russe dans les ports de l’Union. La préfecture maritime de l’Atlantique s’est récemment exprimée, dans le journal Ouest-France, sur le cas du navire russe « Shtandart » qui viole depuis…
* En réalité, le 11 juillet 2024, Shtandart n’est pas dans la rade (de Brest), comme l’affirme Thierry Clerc au tribunal de Rennes. Le navire russe est bloqué, par un patrouilleur de la Marine nationale sous la pointe du Toulinguet, à l’entrée du goulet conduisant à la rade de Brest.
Le Shtandart sous la pointe du Toulinguet tentant de forcer l’entrée dans la Rade de Brest, 11/07/2024. Photo de Frédéric Chauveau
Marine et océans, 11/07/2024 – La justice maintient l’interdiction au navire russe Shtandart d’accoster à Brest
Le tribunal administratif de Rennes a rejeté jeudi la requête en référé du navire russe Shtandart contre la décision de la préfecture du Finistère lui interdisant l’accès aux ports et aux Fêtes maritimes de Brest, qui débutent vendredi.
Selon l’ordonnance que l’AFP a pu consulter, aucun des arguments développés « n’est propre à créer un doute sérieux** quant à la légalité de l’arrêté préfectoral du 7 juillet 2024 en litige ».
** Le 31 octobre 2024, dans son courrier adressé au collectif « No Shtandart In Europe», Thierry Clerc continue à invoquer le « doute sérieux ».
« Il y a donc, à ce stade, un doute sérieux sur la légalité des arrêtés préfectoraux. Le Shtandart me charge de vous demander d’en tenir compte à l’avenir. »
*** Le 31 octobre 2024, dans son courrier adressé au collectif « No Shtandart In Europe», Thierry Clerc présente une version différente des propos qu’il a tenus au tribunal de Rennes, le 11 juillet 2024.
« S’il est de nationalité russe, son père est ukrainien et sa mère est russe.»
Dans la discussion qui suit cette publication, il est intéressant de lire le président de l’association « Amis des Grands Voiliers», Michel Balique, un des lobbyistes clef du Shtandart. Il expose, quasiment mot pour mot, l’argumentaire qui sera développé par Thierry Clercdans la mise en demeure servant de prologue à la procédure-bâillon que Vladimir Martus envisage de lancer contre le collectif « No Shtandart In Europe ».
Michel Balique
Fidèle aux pratiques qu’on lui connaît depuis plus de deux ans, Balique surjoue, avec mépris, un argument d’autorité usurpé. Le commercial retraité de Sanofi, qui n’est ni marin ni juriste, se lance, à coup de citations incongrues dans un galimatias propre à créer la confusion auprès d’un public subjugué. Il écarte, bien évidemment, le seul article du règlement réduisant à néant son bluff de camelot. La justice, plus tard, se chargera de rappeler la réalité ds textes auprès de cet auditoire littéralement mené en bateau.
Welcome Shtandart In EuropePiquet dénonçant la présence illégale du Shtandart dans le port de La Rochelle devant la projection du film propagandiste en faveur du navire russe, 23 septembre 2024
Autres manifestations contre la présence illégale du Shtandart à La Rochelle : 12 juin 2022, 6 août 2022, 11 décembre 2022
2.7. Maître Thierry Clerc et la tentative de procédure-bâillon de Vladimir Martus contre le collectif « No Shtandart In europe », 31 octobre 2024
Le Shtandart est une marque déposée à l’INPI le 9 juillet 2024 sous le n° 245068280 par la société MARTUS TV Gmbh que nous représentons également. Cette marque est définitive depuis le 2 octobre 2024.
La société propriétaire de cette marque me demande de vous interdire d’utiliser désormais la dénomination « No Shtandart in Europe >> conformément à l’article L713-2 du Code de la propriété intellectuelle…
Ainsi, la reprise des marque, nom de domaine et dénomination de ma cliente, dans le corps de vos articles, portent préjudice à ma cliente, engage votre responsabilité civile.
Aussi, par la présente, ma cliente vous met en demeure de cesser sans délai toute utilisation de ces dénomination, marque et nom de domaine, et vous demande de modifier les titres, articles, liens et hypertextes et de supprimer tout Hashtag et mots-clés contenant le nom de «< SHTANDART » et de cesser toute diffamation ou injure à l’encontre de Monsieur Vladimir MARTUS ou du Shtandart.
A défaut, nous saisirons les juridictions compétentes pour vous y contraindre.
Le Conseil d’Etat a rejeté le pourvoi qu’avait formé le capitaine du Shtandart, une réplique du navire amiral du tsar russe Pierre 1er, après l’interdiction préfectorale qui lui avait été faite en juillet 2024 d’entrer dans les ports du Finistère pour participer aux Fêtes Maritimes de Brest… Devant le Conseil d’Etat, Vladimir Martus soutenait que la juge rennaise avait commis une double « erreur de droit » le 11 juillet 2024 … les « répliques de navires historiques » comme le Shtandart n’étaient pas concernées par les dispositions du règlement de l’Union. Mais « aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi », tranche le Conseil d’Etat dans un arrêt du 18 novembre 2024 qui vient d’être rendu public.
2.9. Maître Thierry Clerc et Vladimir Martus en appel à la Cour de justice de l’Union européenne… à suivre
Les restrictions d’entrée au port imposées par l’administration maritime sont toujours en vigueur. Parfois, elles deviennent encore plus ridicules, voir les copies de leurs courriers ci-dessous.
Un appel devant la « Haute Cour de justice de France » (Conseil d’État) a été déposé (et perdu, 18/11/2024). Merci, à tous ceux qui ont aidé à collecter des fonds pour les services juridiques, c’était d’une importance vitale. Les prochaines actions consisteront à déposer un recours devant la Cour européenne de justice. Ensuite, il sera temps d’attaquer en justice notre petit adversaire solitaire, qui veut être considéré comme « un collectif ». Nous pensons qu’il y a assez de mensonges qu’il a répandus, il est temps de montrer aux gens qui il est vraiment...
« …un recours a été engagé devant la Cour de Justice de l’Union Européenne pour faire annuler la disposition du Règlement 2024/1745, ajoutant à la liste des navires, les répliques de navires historiques.
Il y a donc, à ce stade, un doute sérieux sur la légalité des arrêtés préfectoraux. »
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) November 14, 2024
Réponse à Thierry Clerc, maître d'œuvre de la procédure-bâillon intentée par le 🇷🇺 Vladimir Martus, propriétaire occulte du navire #Shtandart, contrevenant, depuis le 16 avril 2022, aux mesures restrictives de l'🇪🇺 prises suite aux massacres de Boutcha. 🔗 https://t.co/FrkiTX029Gpic.twitter.com/cg4nYAu253
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) November 15, 2024
La tentative d'omerta du 🇷🇺 Vladimir Martus, propriétaire occulte du #Shtandart, suscite de nombreuses questions, sur les réseaux sociaux, concernant son conseil juridique, Thierry Clerc. Voici les informations que nous avons collectées sur cet avocat.https://t.co/5SWCUKvHyb
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) November 18, 2024
Response to Thierry Clerc, the lawyer in charge of the SLAPP suit brought by the Russian Vladimir Martus, the hidden owner of the vessel #Shtandart, which has been, since 16 April 2022, in breach of the European Union’s restrictive measures taken after the Bucha massacres.
To the attention of: Thierry Clerc, Esq. Clerc & Partners law firm Pierre Gilles de Gennes street, 9 76130 Mont Saint Aignan France + 33 235 591 134 tc@tclerc-avocats.fr
CC : European Commission, Press, Members of the collective « No Shtandart in Europe » …
N°/Ref. : 24/735 6 SHTANDART 2024
Русский военный корабль, иди на х*й!
Scan to access the letter
Subject: Response to the legal threats made by Vladimir Martus, a Russian in breach of European sanctions
La Rochelle, November 14, 2024
Dear Mr Thierry Clerc,
As you already know, for almost two and a half years now our international whistleblowing collective, ‘No Shtandart In Europe’, has been documenting the fraud of the Russian vessel Shtandart in the 5th round of sanctions taken following the Bucha massacres, the provisions of which were formalised in Article 3ea of EU Regulation No 833/2014. The European Council ruled that aiding and abetting the violation of restrictive measures is a criminal offence. Following our representations to the European Commission, the Council also formally reiterated that the Russian vessel Shtandart, a replica of a historic ship, falls within the scope of EU port bans, whether it is flying its national flag or a flag of convenience.
You are also aware that for almost two and a half years we have been under fire from unfounded complaints, slander, invective, threats and blackmail, including through the press, from individuals and organisations involved in this fraud. Under duress, they demand silence about their turpitude. To this, it must be added the harassment of a pro-Putin far right, of useful idiots and of followers of Vladimir Martus, the captain and the de facto, if not de jure, owner of the Russian ship Shtandart. The ship now flies the flag of the Cook Islands. As spokesman for the collective, I am being particularly targeted. Already, on 15 May 2023, for the same purpose, you were mandated against me by the president of ‘La Semaine du Golfe du Morbihan’ (Morbihan Gulf Week), who wanted us to give up our demonstration on the 18th of the same month of May 2023 and that we hide information that were embarrassing to him. Since then, the Management of this festival has scuttled itself with a bang (Fr). We are tempted to see a causal link here.
On 31 October 2024, while I was on an assignment in Ukraine, you sent me another letter, under number 1A21569390173, this time written at the request of Vladimir Martus. Here are the links to this letter (Fr), also available as an attachment, and to its appendices (Fr). It is no longer just a question of calming the bitterness of an old notable from Morbihan County. The attack is far more serious, with potentially far-reaching consequences. Unfortunately, it has to be said that this move is part of an unpatriotic campaign to benefit foreign interests hostile to our country and our European institutions.
I will review, in detail, the arguments. I will show that the « legal » presentation cannot claim, according to our verifications, to give a true picture of European law. Secondly, I think I can enlighten you on the syrupy fiction of the Shtandart, which we are tired of constantly debunking and which Vladimir Martus is trying to turn you into yet another propagandist for. Finally, I don’t think it’s all that difficult to show that the threats the Russian is hoping to get you to make are part of the gag procedure and a form of radical trollism that we’ve learned to deal with in the 10 years we’ve been opposing Putin’s system and his methods of interference in France. These mindless stompings are an admission of powerlessness. You will therefore understand that we take them as encouragement to continue our efforts to enforce the rule of law and European regulations and to denounce the accomplices of this extravagant case, wherever they might be.
I would like to point out that I am being questioned by the Russian Vladimir Martus, as spokesman for the ‘No Shtandart In Europe’ collective, which is being attacked in this way. So this is not private correspondence. Consequently, in the interests of transparency and information, our exchanges will be public. They will also be translated into English and Ukrainian for wider distribution. This response is available online at: https://bit.ly/shtandart-thierry-clerc-en.
Readers are invited to contribute to the discussion by commenting at the bottom of this article.
On 24 June 2024, the European regulation on port bans would have ‘added’ the Shtandart to the scope of sanctions. This is the basis of Vladimir Martus’s ‘demonstration’. But this premise is wrong. In fact, Shtandart has been banned from European ports since 16 April 2022 by Article 3ea of EU Regulation 833/2014.
1. It shall be prohibited to provide access, after 16 April 2022, to ports and, after 29 July 2022, to locks in the territory of the Union to ANY vessel registered under the flag of Russia, and for such vessels to access ports and locks, with the exception of access to locks for the purpose of leaving the territory of the Union.
For while the Shtandart escapes, for strange reasons, the SOLAS Convention, it is covered by a number of other international maritime conventions mentioned in paragraph 3(a) of Article 3ea of EU Regulation 833/2014. Nor does it fall within the scope of the derogations provided for in paragraphs 5, 5a and 5b of the said article. This has been understood by all the EU countries which, with the exception of France, prohibit its access to their ports. This was the response given by the maritime authorities in Vigo, Spain, to Vladimir Martus and the to « Fundación Traslatio » on 22 July 2022, when the Shtandart attempted to take part in the « Ruta Iacobus Maris ». As a reminder, after a number of infringements, the Shtandart is not only banned from Spanish ports, but has also been banned from Spanish territorial waters since July 2024 (Sp). We would like to draw your attention to the fact that, nevertheless, Vladimir Martus is not attacking the Spanish authorities, but the French and European authorities. This is a point that would require a lengthy separate essay. We can, however, discuss it together if you wish.
For almost two and a half years, we have been constantly reminding the authorities and organisers of maritime events of this port ban. All the too few journalists who have taken the trouble to read the European regulations have come to the same conclusion:
Despite official bans, in France the Shtandart has long benefited from informal privileges thanks to a spurious rewriting of the European regulation by anonymous accomplices within the Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières [National Customs Intelligence and Investigation Directorate](Fr), then by specious communications, and even pressure from the Secretary General for the Sea (Fr), Didier Lallement, ex-Prefect of the Paris Police, who had no mandate to do so according to the instruction‘National competent authorities for the implementation of EU restrictive measures (sanctions)’. Today, the sanctions are being circumvented in La Rochelle with the benevolence of Prefect Brice Blondel. And all this without ever publicly producing a single official authorisation. In May 2023, you sent us some astonishing documents. They are all incriminating testimonies for which we thank you warmly. France is not Putin’s Russia. In a constitutional state such as ours, governed by the rule of law, it is not the executive power that writes the law. It is only responsible for applying it. It would be good if someone, if they can, tried to explain this to the Russian Vladimir Martus.
Following our interventions, in order to cut short the arguments put forward in connection with the French fraud, on 24 June 2024 the European Council clarified what is meant by ‘vessel’. Article 3ea(3)(a) of Regulation (EU) No 833/2014 states that
from : (a ‘vessel’ means) « (a) a ship falling within the scope of the relevant international conventions» became: « (a) a ship falling within the scope of the relevant international conventions, including replicas of historical ships;»
Note the ‘including’. This is a clarification of the regulation and not, as claimed, an ‘amendment…adding replicas of historic ships to the list of ships’. In fact, the term ‘clarification’ is used in the letter we received from the European Commission on 12 July 2024. It was a clear call to order to the French authorities, and in particular to the Secretary General for the Sea and the prefects. The Commission agrees with us and with the few journalists who worked professionally. It logically validates the position of the mayor of Saint-Nazaire, David Samzun, and the MP Jean-Charles Larsonneur.
RELEX-SANCTIONS@ec.europa.eu 12 Jul 2024 12:11 Mr Grua, We acknowledge receipt of your letters of 9 March, 10 April and 28 June 2024 concerning the vessel « Shtandart ». In the 14th round of 24 June 2024 (Council Regulation (EU) 2024/1745 amending Regulation (EU) No 833/2014), the scope of the ban on access to ports has been clarified to explicitly cover replicas of historic ships.Any replica historic ship flying the Russian flag or having flown the Russian flag before 24 February 2022 may not call at a port of a Member State. The implementation and application of EU sanctions are the responsibility of the Member States. The Commission, as guardian of the Treaties, supervises the implementation and application of the sanctions by the Member States and supports them in this task. Please note that this answer represents the technical point of view of the Commission services. Only the Court of Justice of the EU has jurisdiction to interpret EU law. Yours sincerely, European Commission DG for Financial Stability, Financial Services and Capital Markets Union (FISMA) EU Sanctions Webpage: https://commission europa.eu/sanctions EU Sanctions Map: https://sanctionsmap.eu
We would like to thank you for the texts you were kind enough to enclose with your letter. We have read them again very carefully. We note that Vladimir Martus wants to create confusion between the European regulation of the 5th round, general port sanctions, which is the subject of a clarification or precision in the 14th round, and a specific additionfrom the 14th round concerning new in-depth sectoral bans.
There are 39 chapters in the introduction to Council Decision (CFSP) 2024/1744 of 24 June 2024. They cover a wide range of subjects: LNG, finance, diamonds, etc. It is not surprising that the points relating to ships are grouped together in the same chapter, namely (13). This chapter begins by presenting the points relating to Article 4x (addition of new sectoral bans). It, subsequently, presents the elements relating to Article 4ha (clarification of the general port ban). The two subjects are different and separated by ‘Furthermore’. Subsequently, these two subjects are presented again in the two different articles set out above.
The list of 27 vessels banned in Annex XVI of CFSP 2024/1744 applies to Article 4x, which does not concern the Shtandart. It is not surprising that this vessel is not included in such an inventory . Obviously, this list does not apply to Article 4ha, which does concern the Shtandart.
In the updated European Regulation No 833/2014, Article 4ha of CFSP Decision 2024/1744 is inserted as a clarification to Article 3ea, which bans Shtandart in EU ports from 16 April 2022. Article 4x of CFSP Decision 2024/1744 is added asArticle 3s of the Regulation. The inventory of the 27 vessels banned as a result of the specific sanctions and set out in Annex XVI to CFSP Decision 2024/1744 is included in the introduction to Article 3s of the Regulation as Annex XLII. The updated Article 3ea makes no reference to it.
From paragraph (13) of Council Decision CFSP 2024/1744 to EU regulation No 833/2014
Once this clarification has been made, the developments and texts relating to alleged « retroactivity « become irrelevant, as explained below.
Such a confusion, constructed by Vladimir Martus, is like trying to mix oil with vinegar. It also contradicts Article 3ea(3)(b) and (c) of EU Regulation 833/2014. These two subparagraphs continue to specify what is meant by ‘vessel’.
b) a yacht, of 15 metres in length or more, which does not carry cargo and carrying no more than 12 passengers; or c) recreational craft or personal watercraft as defined in Directive 2013/53/EU of the European Parliament and of the Council
How can it be considered that the vessels banned under subparagraphs b) and c) are ‘vessels that contribute to Russia’s ability to wage war against Ukraine… (or) vessels involved in the transport of goods that generate revenue to finance Russia’s war’? But since the Shtandart’s lobbyists like to talk about lists of banned ships, you and we can give them the complete list of 4,197 banned ships sent to the French port authorities on 26 June 2024 by the European Maritime Safety Agency (EMSA). The Shtandart is blacklisted on line no.3227.
Paragraph 2 of Article 3ea of EU Regulation N°833/2014 is clear:
2. Paragraph 1 (prohibition) shall apply to vessels that have changed their Russian flag or their registration, to the flag or register of any other State after 24 February 2022.
Vladimir Martus claims that, as the Shtandart was reflagged to the Cook Islands on 6 June 2024, it could not be affected by sanctions on Russian-flagged vessels. But there are no new sanctions concerning the Shtandart. It is not an ‘addition’. This has already been explained. It is a ‘clarification’ as the European Commission puts it, or a ‘precision’ as the European Council indicates.
In any case, even if we accept the allegation of ‘extension’, the argument of ‘retroactivity’ does not hold water. You will recall that this has already been made clear to you personally by the order of the interim relief judge at the Rennes Administrative Court (Fr), dated 11 July 2024, which dismissed Vladimir Martus’s application. And this, we quote you, despite ‘very precise arguments (which) were developed against the prefectoral decrees of Finistère on 7 July 2024 and La Manche on 13 August 2024.’
Vladimir Martus, an individual who claims to be a pirate (Ru), confident in his protection at the highest level, in Russia and elsewhere, and in his hold on the media, creates his own noisy personal “fog of war”.
He launches a series of lawsuits, financed, as far as we know… by appeals to the public’s generosity and naiveté. Dmitry Atlashkin could tell you more about their Homeric common pugilism, which started in 2007 and lasted 13 years. But these filings by a Russian neither write nor tell French and European law. We might add that the Russian who claims to dictate law to the French, in their own country, is the same one who declared that the Finistère prefect’s decree was illegal, a statement he was disavowed of by the Rennes court, who said he would force his way into the large military port of Ponant (Fr), base of the « Force Océanique Stratégique » (nuclear-powered ballistic missile submarines), and who was prevented from entering the roadstead of Brest (Rade de Brest) by a patrol boat dispatched by the Commander-in-Chief for the Atlantic.
For those who don’t fit into the alternative reality promoted by the Shtandart networks, these complaints and proposed appeals do not raise any “serious doubt”. As citizens respectful of the rule of law and in touch with the real world, it is impossible for us to attach any importance to these Russian jeremiads, which carry no weight in the face of an official ban ratified by all 27 EU member states. A ban that has been specified and clarified by European institutions, then officially ratified by prefectoral decrees and the court.
Such maneuvers only raise a “serious doubt” in the minds of those who want to believe it, or in the mouths of those with a vested interest. Your valuable presentation shows the vacuity of the “legal arguments” of Vladimir Martus and his networks of influence. We are grateful for this confirmation. As Vladimir Martus wishes, we shall make good use of it.
The Shtandart under the « Pointe du Toulinguet » trying to force its way into the « Rade de Brest », 11/07/2024. Photo by our activist, Frédéric Chauveau
Addendum:
On Thursday (11/07/2024), the Administrative Court of Rennes rejected the request for summary proceedings filed by the Russian vessel Shtandart… According to the order, which AFP was able to consult, none of the arguments put forward “are such as to create a serious doubt as to the legality of the prefectoral decree of July 7, 2024 in dispute”.
1.8. Court of Justice of the European Union (CJEU)
We can only encourage Russian Vladimir Martus to take legal action against the European regulation of June 24, 2024, the French prefectoral decrees and the administrative court ruling. While he loses out personally, he will please his government, which is very hostile to sanctions and eager to create discord, even chaos, in countries it cites as enemies. His previous French tricks, which the Quimper prefecture cautiously tried to cover up by speaking of “extension” to the Rennes court, will have no effect on a European judge. He will revert to the original text, applicable since April 16, 2022. This will open the door to condemnation of the Shtandart’s numerous illegal stopovers, the series of which began in Port-de-Bouc in April 2022.
Let’s move on to Vladimir Martus’ marshmallow, and to the threats he’s trying to hire you for.
They were therefore unable to overturn the prefectoral decree of July 7, 2024 banning Shtandart from Finistère ports.
2. ON THE REMARKS CONCERNING VLADIMIR MARTUS
The following language elements are those that Vladimir Martus would like to impose, externally, regarding himself and regarding the Shtandart, as he practices on board. None of them can amount to a derogation from port sanctions, namely Article 3ea of EU Regulation No. 833/2014, nor a fortiori, justify their repeated violation since April 16, 2022. But we’ll stop there, as they very often serve as a smokescreen and diversion from the substantive issues both on the part of the Russian and his many thurifers and networks of influence. On the other hand, it’s useful to understand what’s behind the window-dressing of a highly organized and constantly evolving opacity.
2.1. Ukrainian father
Vladimir Martus claims that his mother was Russian and his father Ukrainian (Addendum: on July 11, 2024, Thierry Clerc told the court in Rennes that it was Vladimir Martus’s mother and not his father who was Ukrainian). It’s just a lot of hot air. This assertion, promoted since March 2022, has no connection with the application of the 5th round of the sanctions, but contributes to the smokescreen set up around the Shtandart. Has Vyacheslav Alekseevich Martus’s nationality been verified on his birth certificate? It’s doubtful. But if this information were, improbably, accurate, it would not make his son, the Russian Vladimir Vyacheslavovich Martus, a Ukrainian, or even a Russian with a Ukrainian bent. He’s far from it. Here are a few examples:
Vladimir Vyacheslavovich Martus was born in 1966, grew up and studied in St. Petersburg (then Leningrad).
The construction of the replica of the Petrovian Shtandart was supported by the municipality of St. Petersburg, of which Anatoli Sobchak was mayor. His close advisor was Vladimir Putin.
People close to Vladimir Martus have links with the Russian militias in the Donbass, long before February 2022. Russian-speaking members of our collective are currently formalizing their research on these individuals. We can share the results with you if you wish.
Vladimir Martus’s 2018 confessions to Natalya Aryaeva (Ru) show his Russism if not his Russian nationalism. “The aim of the project (Shtandart) is to educate young people… to respect the history of their homeland”. “We sail and will always sail under the Russian flag.”“Participation in such a project is a great way to educate young people in patriotism. Real patriotism.”“The Standard is history incarnate – a bridge between the glorious past of Peter the Great’s time and the present.”“I’m trying to realize on board the ideal I was taught in communism”. “I’d really like to keep that spirit on the Shtandart, taking all the best from the Soviet Union”. In other words, the Shtandart is a Russification machine. This can be seen, for example, among the French dropouts who have taken passage on board, once they have recited the first two or three answers of convenience, prescribed for them by their captain and director of conscience. The July 16, 2024 meeting in Brest (Fr) was a sad illustration of this. It was in line with the false testimony communicated by crew man Arthur Gazzarin (Fr) to the newspaper “Libération”, in January 2023.
On August 4, 2016, Vladimir Martus celebrated (Ru) the fact that Russian sailors were taking possession of the “Khersones”, a tall ship stolen from Ukraine during the annexation of Crimea. No Ukrainian or Ukrainian supporter was happy about it.
In May 2024, Vladimir Martus took part in the production of a video echoing the Kremlin’s doxa. Ukrainian whistle-blowers and the author of these lines are equated with extremists and Nazis. We’re not far from the arguments promoting Putin’s genocidal “denazification”. No Ukrainian would use such language against supporters of Ukraine. Yet the video was shared, along with a tribute to its author, on the “Shtandart Project” Facebook page.
As journalists have reported, Vladimir Martus uses, among other terms, the adjective “Russophobe” about me, in order to discredit me. Remember that a phobia is a mental disorder. Russophobe is a sophism popularized by Russian propaganda organs from 2014 onwards on the occasion of the annexation of Crimea and the outbreak of war in the Donbass. See, “@DFRLab#PutinAtWar: How Russia Weaponized ‘Russophobia’” In this case, the accusation of Russophobia is inane, as my publications on « Russia Beyond », a Russian state media, show. In any case, no Ukrainian would use this term in the form of blame. Mentioning this preposterous accusation at last month’s conferences in Ukraine provoked outright hilarity and even compliments.
Whatever his ancestry, real or fictional, an abyss separates Vladimir Martus from Ukraine and Ukrainians.
On July 16, 2024, Vladimir Martus made a public proclamation concerning the Finistère prefect’s decree: “The only ones to benefit from this decision: the Kremlin and Mr. Putin”(Fr).Since then, he has been working to give substance to this summons. Vladimir Martus is in frequent contact with Russian propaganda agencies. This is not a warning to be taken lightly. You can see it in the hundreds of Russian articles published since mid-July 2024. Run a search under “Штандарт » (Ru). These publications set up Vladimir Martus as a Russian national hero in the fight against European sanctions. They also made a star of Jean-Paul Hellequin (Жан-Пол Элькан) of the “Mor Glaz” association. Other Frenchmen supporting Vladimir Martus, against European regulations, could be awarded this damaging Russian distinction. There are some medals that may flatter a retired Cégétiste (a member of CGT, a communist French trade union), but which it’s better to shun when you’re a professional with a high profile, especially at the moment. Additionnally, these media, even when informed of its flag of convenience, continue to refer to the Shtandart as “the Russian ship”. For them, moreover, the ship belongs to Vladimir Martus. His daughter, Maria, is not mentioned. More on that later. So much for those who’ve been fooled by his tricks.
We could also ask about the profiles of the Russian crew members or even those of some dubious passengers. There seems to be a lot to discover on this subject. This explains the particular attention paid by the Préfet Maritime – Commander in Chief for the Atlantic, to onboard personnel, as Vladimir Martus, was informed on August 16, 2024, by the officer of the watch at Cross Etel. As such, the man who was Vladimir Martus’s henchman in La Rochelle for 7 years seems to have a lot to say now that he has entered into rebellion against his principal because, he says, of commissions that were agreed but not received. We leave it to others to question this character, in whom we have no confidence.
Vladimir Martus points out that the Shtandart is now owned by a nominee, his daughter Maria Martus. This is unnecessary and risky.
Has the title deed been checked? Is it authentic? If so, how? The Shtandart belonged, still belongs (?), to the Ассоциация “Проект Штандарт” (Assotsiatsiya “Proyekt Shtandart”) (Ru), domiciled in St. Petersburg, in which Vladimir Martus held (holds?) just over 60% of the shares. What happened to Lidia Plekhanova, Sergei Neustupov, Andrei Akhmatov and Sergei Alexeev, the other four partners? Is there a dispute here too? What’s more, as we’ll see later, the “Shtandart” trademark belongs to Vladimir Martus, who claims to control everything that’s done, said and written about the ship. What sense could the straw owner possibly have? These are questions a lawyer might ask himself.
However, if the statement is correct, the Shtandart is indeed a private yacht operated by the trading company Martus TV GmbH, a limited liability company under German law, controlled by Vladimir Martus.
What then of the fact that the Shtandart is regularly presented as an associative vessel to “explain” its “volunteer” crew, its non-compliance with sanctions and its regular appeals to the public’s generosity? This could be of interest to the tax authorities, as well as to the General Directorate for Competition Policy, Consumer Affairs and Fraud Control (DGCCRF), and even the Labor Inspectorate and the Organizations for the Collection of Social Security and Family Benefit Contributions (URSSAF).
We might add that the Shtandart, a private yacht, would, in addition, be affected by paragraph 3(b) of article 3ea of EU regulation no. 833/2014.
In any case, the use of the term “navire associatif”(associative vessel) was already an abuse. The equivalent of the French concept of association is not “ассоциация” (assotsiatsiya) but “фонд” (fond), namely foundation.
In any case, Article 3ea of EU Regulation No. 833/2014 covers ANY vessel registered under the Russian flag (as of 24/02/2022). Ownership conditions and owner(s) are therefore irrelevant.
Vladimir Martus claims to reside in Germany when he is not on board the boat. Why does he make this claim and how can he justify it?
To lend credence to this attempt at diversion, we are awaiting evidence from him that Vladimir Martus actually resided in Germany during the years 2022, 2023 and 2024. In the course of our investigations, we have found no such evidence.
In fact, Vladimir Martus has been residing on board the Shtandart in the trawler basin of La Rochelle, where the ship is openly domiciled, since June 8, 2022, in violation of European sanctions. This address is confirmed on its Google account, on its Facebook page and by the La Rochelle tourist office (Fr) .
As a reminder, the Shtandart’s home port, i.e. its port of registry, was Saint Petersburg, Russia, until June 6, 2024, that it left in 2009. Since June 6, 2024, it has been Avarua, Cook Islands, where it has never shown its bow.
Vladimir martus makes you say that his ship is engaged in a “training activity”. This is questionable and irrelevant.
Martus TV GmbH charges for the Shtandart’s commercial services at maritime festivals, where it serves as a backdrop and accommodates guests in a form of Airbnb. When commuting between events, the Shtandart embarks paying passengers whom it calls ‘trainees’ to avoid the safety obligations inherent in the SOLAS Convention. You can visit its website to see what it offers.
We don’t know why Vladimir Martus adds ‘(that) he does not support Russia’s war in Ukraine’. It’s a truism, because this war is damaging his business. What’s more, no Russian doing business in Western Europe can be heard proclaiming that he is in favour of the war. That would be suicidal. They all try, even those who are not under sanctions, to paint their business in blue and yellow. It sells better. Vladimir Martus has also desecrated the Ukrainian flag on numerous occasions (Fr) for marketing purposes. It took the intervention of the President of the Union of Ukrainians in France to get the departmental prefects to put an end to this morbid maskirovka.
The fact remains that, even sticking strictly to what Vladimir Martus says, there is nothing here worth a derogation from Article 3ea of EU Regulation No 833/2014 relating to ANY vessel registered under the Russian flag (as at 24/02/2022) whatever its use.
Your letter states that Vladimir Martus instructs you to “ask me to stop any statements that do not respect his own values”. I’m sorry, he’s laughing at all of us, including you.
What are the “values” of Vladimir Martus, a businessman close to the Russian government, a torch-bearer for Russian imperialism, a fake opponent, a fake political exile, an adept of argumentum ad personam to evade fundamental questions, a violator of European legislation, etc.? We know that this case, where confusion is deliberately promoted, is complex. Please find out more about this character. It would take too long here, but we can illustrate each of these “values” separately, and many others, with verifiable information and testimonials, if you wish.
Vladimir Martus can keep such “values” to himself. They are not, thank God, those of our collective.
We will continue to formulate our statements in accordance with actual values, which are those of the Republic, thedemocracy and the rule of law. It is clear that they do not belong in the repertoire of Vladimir Martus, of Russian Empire, of Soviet Union or of the criminal regime in whose de facto service he finds himself. We won’t stop until the Shtandart is effectively banned from docking in European ports. Then it will be time to deal with the French who built, allowed or even encouraged its fraud. They are many, but you already know some of them, as presented above and according to other letters received recently.
Shtandart is a trademark registered with the French National Institute of Industrial Property (INPI) on July 9, 2024 by the German trading company Martus TV GmbH, controlled by Vladimir Martus. It became definitive on October 2, 2024.
Disregarding the anteriority, in the name of this registration, Vladimir Martus claims to prohibit us from using the name of our collective, which has been called “No Shtandart In Europe”since July 2022. Retroactivity, see above, seems to be a variable geometry in this case. In any case, article L713-2 of the French Intellectual Property Code, invoked here, is an incongruous copy-paste for the purposes of intimidation. Once again, it looks like an oil and vinegar mix. All our publications are available online. Here, too, it’s worth checking everything Vladimir Martus claims. At no time does our collective offer “goods or services identical or similar to those for which the trademark (Shtandart) is registered”. The exact opposite is true.
There’s another point that may be of interest to legal experts. Through his company, Martus TV GmbH, Vladimir Martus is the owner of the “Shtandart” trademark, whereas, according to him, he is not the owner of the “Shtandart” ship. This is, to say the least, perplexing. Moreover, one wonders what the other four members of “Проект Штандарт” (Shtandart Project) think of this personal appropriation. Consequently, the Shtandart trademark should, in our opinion, have been registered by the Shtandart owner or by “Shtandart Project”. As we can see once again, confusion is a process in constant creation under the orchestration of Russian Vladimir Martus
We’ll pass quickly over Vladimir Martus’s diktats demanding, on pain of reprisals, that we remove all information relating to the Shtandart, including texts that have already been published. This type of auto-da-fé is just one of the Russian practices that oppose freedom of the press and the right to information.
Pro-Russians burning Ukrainian books
Dear Mr Thierry Clerc, the great helmsman of the Shtandart is in the wrong country. This is France, not Russia, where krysha, baksheesh, threats and even physical elimination reign. What would your firm be doing on such an unhealthy issue? You’re a Norman and a Frenchman, not a Putin Russian. Stay with us.
As for “defamation and insult”. It’s an outrage, alas. We don’t indulge in that sort of thing.
Vladimir Martus, like one of his main French lobbyists and accomplices, with whom we must be equally cautious, has a habit of attributing to his opponents statements they have not made, the better to slander them, threaten them with legal action and arouse hostility towards them. He invents defamatory statements whenever necessary. Since at least 2007, Vladimir Martus has been building up a victim position when he can no longer force his way through. The history of his pugilism with Dmitry Atlashkin and the staging of his phantasmagorical political persecutions warned us of this. On July 16, 2024, in Brest, we witnessed a breathtaking 45-minute garbage dumping against myself, to which I was given 5 minutes to respond.
Rather than play the puppet in this pitiful remake of a vaudevillian Stalinist trial, I preferred, in the short time available, to talk about sanctions and counter Jean-Paul Hellequin’s heinous imprecations. It was relevant. No serious journalist familiar with the matter picked up on Vladimir Martus’s nonsense. The latter is now trying to get a lawyer to endorse them. The Russian wants to present, as a personal dispute(Fr), a legal and political problem, even one of national security. This is another deception.
As far as “defamation” is concerned, all our information is sourced from verifiable documents. They can be consulted at https://bit.ly/No-Shtandart rather than listening to the allegations of the Russian offender or his above-mentioned “protector”. I wish you the best of luck in your profession, without being instrumentalized by a clique of individuals serving the interests of Russian propaganda agencies.
Vladimir Martus is likely to accede to the jurisdictions he is threatening us with for the purposes of omerta concerning the Shtandart affair. Let’s be frank, neither you nor we have any illusions about their outcome if they go ahead. It’s simply a gag procedure for the whistle-blower’s self-censorship. It is a common method used against those who expose Russian interference mechanisms (Fr). We would like to point out that whistleblowers who report violations of European Union law are afforded special protection by the institutions.
You need to understand which sulphurous camp Vladimir Martus and those who probably commissioned him wish to drag your firm into. I cordially suggest that you exercise circumspection and discernment. When you put your fingers in a case where Russian services are at work, you have to control all your risks. In any case, it’s very difficult to emerge free and unblemished. But we’re ready to help. Educated by ten years of engagement against Putin’s regime, after painful experiences, we have learned to protect ourselves. We might explain this to you, if appropriate.
We remain at your entire disposal to assist you in exploiting the considerable documentation we have accumulated on this murky and unusual case of Russian interference at the heart of the French state apparatus, as well as its implications at international, national and local level. Please do not hesitate to contact us.
Dear Mr Thierry Clerc, I send you my warmest greetings, and I invite you to join the « No Shtandart In Europe » collective, so that together we can wish good riddance to the ambassadorial boat of deadly Russian imperialism. You will be most welcome.
Bernard Grua
Spokesman for the international whistle-blowing collective “No Shtandart In Europe”. Lecturer, specializing in Russian propaganda methods Coordinator of the forum of Ukrainian associations for Western France Member of the committee that obtained the cancellation of Nantes’ Russian film festival, “From Lviv to the Urals”, in March 2022 Volunteer at the Franco-Ukrainian association “Tryzub” in Nantes Contributor to Laurent Chamontin’s (Diploweb) geopolitical book “Ukraine et Russie pour comprendre” (Ukraine and Russia to understand), as well as to « Informnapalm », « Ukrinform » and « Ukraine Crisis Media Center ». Co-founder and former spokesman of the international collective “No Mistrals for Putin”. Photographer of the Maidan revolution Former financial auditor Former naval officer Graduate of the Paris Institute of Political Studies
Thierry Clerc, a lawyer at the Rouen Bar, is being used by Russian Vladimir Martus as part of a SLAPP lawsuit. Martus, who has been in breach of European sanctions for two and a half years, wants to erase all traces of his fraud and of his complicity with maritime festival organisations, local authorities and the top of the French state apparatus. Below is the letter, loaded with blackmail and threats, sent to the whistle-blower group “No Shtandart In Europe”.
‘Martus TV GmbH”, Maria Martus and Vladimir Martus applied to the interim relief judge of the Rennes administrative court for a stay of execution of the order of 7 July 2024 by which the prefect of Finistère did not authorise the vessel ‘Shtandart’ to enter the port of Brest and other ports of his department. In his order, the interim relief judge of the Rennes administrative court rejected their request. “Martus TV GmbH” and others are asking the “Conseil d’Etat” (Council of State) to annul this order and to refer questions of prejudices to the Court of Justice of the European Union for a preliminary ruling on the application of Council Regulation (EU) No 833/2014 of 31 July 2014 to replicas of historic ships. The “Conseil d’Etat” did not uphold the appeal lodged by Martus TV GmbH and others.
The attempt by the Russian Vladimir Martus, frauding European sanctions, to use Thierry Clerc, a well-known lawyer at the Rouen Bar, as a tool for blackmail against ‘No Shtandart In Europe’, has provoked a legitimate wave of indignation on social media. In order to contribute to the serenity of the debate, the media, the members of the ‘No Shtandart In Europe’ collective and the general public will find here the information, which is not yet exhaustive, that we have collected on the Norman legal counsel, hostage of a flagship of the deadly Russian imperialism.
As mentioned above, through his company, Martus TV GmbH, Vladimir Martus is the owner of the “Shtandart” trademark, even though he does not, according to him, own the “Shtandart” ship. Is this registration legitimate? One might also wonder what the other four members of “Проект Штандарт” (Shtandart Project) think of this personal appropriation. Consequently, the Shtandart trademark should, in our opinion, have been registered by the Shtandart owner or by “Shtandart Project”.
Through the “Shtandart” trademark, Vladimir Martus claims to control everything that is done, said and written about the ship. Yet at no point in this trademark application is there any mention of the “Shtandart” ship.
Finally, we note that the products on display are commercial, not associative. The opposite of what is claimed by Shtandart’s propagandists.
Information attached to Thierry Clerc’s letter
Data from French National Institute of Industrial Property (INPI)
Agent / addressee of correspondence SELARL FELTESSE WARUSFEL PASQUIER & ASSOCIES, Marie Pasquier – 18 rue des Pyramides, 75001 Paris , FR
Number 5068280
Status Application published
Filing / Registration date 09/07/2024
Place of filing 92 INPI – Electronic filing
Expected expiry date 09/07/2034
Language French (Language of filing)
Trademark image
Nice Classification 35 ; 39 ; 41
Products and services
Class 35: Advertising, marketing and promotional services; advertising; on-line advertising on a computer network; travel or transport advertising; distribution of advertising material; provision of commercial information through websites; organization and conduct of advertising or commercial events; public relations; visitor reception services ; press relations services; marketing; organization of exhibitions for commercial or advertising purposes; writing and publication of advertising copy ;
Class 39 : Accompaniment of passengers; boat storage; boat rental; rental of navigation systems; rental of vehicles; organization of cruises; organization of passenger transport services for third parties by means of an online application; organization of transport as part of tourist tours; piloting; reservation of travel places; reservations for transport; reservations for travel; organization of travel ; pleasure boat services; transport logistics services; transport; passenger transport; passenger transport; boat transport; maritime transport; rental of transport vehicles as well as piloting; boat rental; travel information services or transport of goods by brokers and tourist agencies as well as information relating to fares, timetables and modes of transport ;
Class 41 : Education; training; academy (education); practical training [demonstration]; coaching [training]; entertainment; provision of information relating to education, entertainment, recreation, leisure; provision of sports facilities; provision of educational training and examinations for certification purposes ; provision of training and educational examinations for the purpose of obtaining maritime navigation diplomas; provision of online virtual guided tours; provision of qualifying educational examination services relating to sailing and/or maritime navigation; organization of exhibitions for cultural or educational purposes; organization of sporting competitions; organization of events related to sailing and/or maritime navigation; organization of competitions [education or entertainment]; organization and running of training workshops; organization and running of entertainment events; organization and running of sporting events ; organization and conduct of symposiums, concerts, conferences, congresses, non-virtual educational forums, seminars, symposia; planning of receptions [entertainment]; publication of texts other than advertising texts; book publishing; online publishing of books and electronic trade journals; film making other than advertising; photographic reporting; performance representation; ticketing services [entertainment]; ticket booking and reservation services for educational, sporting and entertainment events; conducting guided tours; entertainment services; video editing services for events; museum services.
Class 35: Advertising, marketing and promotional services; advertising; on-line advertising on a computer network; travel or transport advertising; distribution of advertising material; provision of commercial information through websites; organization and conduct of advertising or commercial events; public relations; visitor reception services ; press relations services; marketing; organization of exhibitions for commercial or advertising purposes; writing and publication of advertising copy;
Class 39 : Accompaniment of passengers; boat storage; boat rental; rental of navigation systems; rental of vehicles; organization of cruises; organization of passenger transport services for third parties by means of an online application; organization of transport as part of tourist tours; piloting; reservation of travel places; reservations for transport; reservations for travel; organization of travel ; pleasure boat services; transport logistics services; transport; passenger transport; passenger transport; boat transport; maritime transport; rental of transport vehicles as well as piloting; boat rental; travel information services or transport of goods by brokers and tourist agencies as well as information relating to fares, timetables and modes of transport ;
Class 41 :Education; training; academy (education); practical training [demonstration]; coaching [training]; entertainment; provision of information relating to education, entertainment, recreation, leisure; provision of sports facilities; provision of educational training and examinations for certification purposes ;provision of training and educational examinations for the purpose of obtaining maritime navigation diplomas; provision of online virtual guided tours; provision of qualifying educational examination services relating to sailing and/or maritime navigation; organization of exhibitions for cultural or educational purposes; organization of sporting competitions; organization of events related to sailing and/or maritime navigation; organization of competitions [education or entertainment]; organization and running of training workshops; organization and running of entertainment events; organization and running of sporting events ; organization and conduct of symposiums, concerts, conferences, congresses, non-virtual educational forums, seminars, symposia; planning of receptions [entertainment]; publication of texts other than advertising texts;book publishing; online publishing of books and electronic trade journals; film making other than advertising; photographic reporting; performance representation; ticketing services [entertainment]; ticket booking and reservation services for educational, sporting and entertainment events; conducting guided tours; entertainment services; video editing services for events; museum services.
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) November 14, 2024
Réponse à Thierry Clerc, maître d'œuvre de la procédure-bâillon intentée par le 🇷🇺 Vladimir Martus, propriétaire occulte du navire #Shtandart, contrevenant, depuis le 16 avril 2022, aux mesures restrictives de l'🇪🇺 prises suite aux massacres de Boutcha. 🔗 https://t.co/FrkiTX029Gpic.twitter.com/cg4nYAu253
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) November 15, 2024
La tentative d'omerta du 🇷🇺 Vladimir Martus, propriétaire occulte du #Shtandart, suscite de nombreuses questions, sur les réseaux sociaux, concernant son conseil juridique, Thierry Clerc. Voici les informations que nous avons collectées sur cet avocat.https://t.co/5SWCUKvHyb
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) November 18, 2024
Réponse à Thierry Clerc, maître d’œuvre de la procédure-bâillon intentée par le russe Vladimir Martus, propriétaire occulte du navire Shtandart, contrevenant, depuis le 16 avril 2022, aux mesures restrictives de l’Union européenne prises suite aux massacres de Boutcha.
À l’attention de : Maître Thierry Clerc Cabinet Clerc Avocats 9 rue Pierre Gilles de Gennes 76130 Mont Saint Aignan + 33 235 591 134 tc@tclerc-avocats.fr
Copies : Commission européenne, Presse, Membres du collectif No Shtandart in Europe …
N/Réf. : 24/735 6 SHTANDART 2024
Русский военный корабль, иди на х*й!
Télécharger la lettre envoyée à Me Thierry Clerc
Objet : réponse aux menaces judiciaires du russe Vladimir Martus, contrevenant aux sanctions européennes
La Rochelle, le 14 novembre 2024
Cher Maître Thierry Clerc,
Comme vous le savez déjà, voici près de deux ans et demi que notre collectif international lanceur d’alerte, « No Shtandart In Europe », documente la fraude du navire russe Shtandart au 5e volet des sanctions pris à la suite des massacres de Boutcha dont les dispositions ont été formalisées dans l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014. Le Conseil européen a statué sur le fait qu’être complice du viol des mesures restrictives est un délit passible de poursuites pénales. Ce même Conseil, suite à nos interventions auprès de la Commission européenne, a, aussi, été amené à rappeler formellement que le navire russe Shtandart, réplique de navire historique, entre bien dans le champ des interdictions portuaires de l’Union, qu’il soit sous son pavillon national ou sous pavillon de complaisance.
Vous n’ignorez pas, non plus, que depuis près de deux ans et demi, nous sommes sous le feu de plaintes infondées, de calomnies, d’invectives, de menaces et de chantages, y compris par voie de presse, de la part de personnages ou d’organisations parties prenantes de cette fraude. Ils exigent, sous la contrainte, le silence sur leurs turpitudes. À cela, il faut ajouter le harcèlement d’une extrême droite pro-Poutine, d’idiots utiles et de disciples de Vladimir Martus, capitaine et propriétaire, de facto, si ce n’est de jure, du navire russe Shtandart. Lequel bat désormais pavillon des îles Cook. En tant que porte-parole du collectif, je suis particulièrement ciblé. Déjà, le 15 mai 2023, aux mêmes fins, vous avez été mandaté contre moi par le président de la « Semaine du Golfe », qui voulait que nous renoncions à notre manifestation du 18 de ce même mois de mai 2023 et que nous caviardions les informations embarrassantes pour lui. Depuis lors, la Direction de ce festival s’est sabordée avec fracas. Nous sommes tentés d’y voir un lien de cause à effet.
Le 31 octobre 2024, alors que je suis en mission en Ukraine, vous m’envoyez un nouveau courrier, sous le numéro “1A21569390173”, écrit cette fois à la demande de Vladimir Martus. Le lecteur trouvera ici les liens vers cette lettre, disponible aussi en pièce jointe, et vers ses annexes. Il ne s’agit plus seulement de calmer les aigreurs d’un vieux notable morbihannais. L’attaque est bien plus sérieuse et lourde de conséquences potentielles. Force est de constater, malheureusement, que cette démarche s’inscrit dans une incivique campagne au profit d’intérêts étrangers, hostiles à notre pays et à nos institutions européennes.
Je vais reprendre l’exposé. Je montrerai que sa présentation juridique ne peut pas prétendre, selon nos vérifications, donner une image fidèle du droit européen. Je pense, ensuite, être en mesure de vous éclairer sur la fiction sirupeuse du Shtandart, que nous sommes pourtant fatigués de démystifier sans relâche et dont Vladimir Martus tente de faire de vous un énième propagandiste. Enfin, je crois qu’il n’est pas si difficile de montrer que les menaces que le Russe espère vous faire agiter relèvent de la procédure-bâillon et d’une forme de trollisme radical auxquels nous avons appris à faire face, depuis 10 ans que nous nous opposons au système de Poutine et à ses méthodes d’ingérence en France. Ces trépignements sont un aveu d’impuissance. Vous comprendrez donc que nous les tenons comme un encouragement à poursuivre nos efforts visant à faire appliquer l’Etat de droit et le règlement européen ainsi qu’à dénoncer les complices, où qu’ils soient, de cette extravagante affaire.
Je souligne que je suis mis en cause, par le russe Vladimir Martus, en tant que porte-parole du collectif « No Shtandart In Europe » qui est attaqué par ce biais. Il ne s’agit donc pas d’une correspondance privée. En conséquence, dans un souci de transparence et d’information, nos échanges seront publics. Ils seront, aussi, traduits en anglais ainsi qu’en ukrainien pour une plus large distribution. Cette réponse est disponible en ligne sur : https://bit.ly/shtandart-thierry-clerc
Chaque lecteur est invité à contribuer à la discussion en commentant au pied de cet article.
Le règlement européen relatif aux interdictions portuaires aurait “ajouté”, le 24 juin 2024, le Shtandart au champ des sanctions. C’est là-dessus que repose la “démonstration” de Vladimir Martus. Mais ce postulat est erroné. En effet, le Shtandart est interdit dans les ports européens depuis le 16 avril 2022 par l’article 3 sexies bis du règlement UE N°833/2014.
1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union…
Car, si le Shtandart échappe, pour d’étranges raisons, à la convention SOLAS, il est concerné par nombre d’autres conventions maritimes internationales mentionnées à l’alinéa a) du paragraphe 3 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014. Il n’entre pas, non plus, dans le champ des dérogations prévues aux paragraphes 5, 5 bis et 5 ter dudit article. C’est ce qu’ont compris tous les pays de l’Union qui, à l’exception de la France, lui interdisent leur accès. C’est bien la réponse qui avait été faite par les autorités maritimes de Vigo, en Espagne, à Vladimir Martus et à la “Fundación Traslatio”, dès le 22 juillet 2022, lorsque le Shtandart a tenté de participer à “la Ruta Iacobus Maris”. Pour mémoire, rappelons qu’après de nombreuses infractions le Shtandart n’est plus seulement interdit dans les ports espagnols, mais qu’il est aussi interdit dans les eaux territoriales de ce pays, depuis juillet 2024. Nous livrons à votre réflexion le fait que Vladimir Martus ne s’en prenne pas aux autorités espagnoles, mais aux autorités françaises et européennes. Ce point imposerait un long développement séparé. On peut, néanmoins, en parler ensemble si vous le souhaitez.
Depuis près de deux ans et demi, nous n’avons cessé de rappeler cette interdiction portuaire aux autorités et aux organisateurs d’événements maritimes. Les trop rares journalistes qui ont pris soin de lire la réglementation européenne ont fait un constat identique :
En dépit des interdictions officielles, en France le Shtandart a longtemps bénéficié de passe-droits informels grâce à une réécriture fallacieuse du règlement européen par des complices anonymes au sein de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) puis par des communications spécieuses, voire des pressions issues du Secrétaire général de la mer, Didier Lallement, ex-préfet de police de Paris, qui n’avait pas mandat pour le faire selon l’instruction “National competent authorities for the implementation of EU restrictive measures (sanctions)”. Aujourd’hui, le contournement des sanctions se poursuit à La Rochelle avec la bienveillance du préfet Brice Blondel. Et tout ceci, sans jamais produire publiquement une seule autorisation officielle. À ce titre, en mai 2023, vous nous avez fait passer certaines pièces étonnantes, qui sont autant de témoignages à charge et dont nous vous remercions chaleureusement. En effet, nous ne sommes pas dans la Russie de Poutine. Dans un Etat de droit, tel que la France, ce n’est pas le pouvoir exécutif qui écrit la loi. Il a seulement la responsabilité de l’appliquer. Il serait bon que quelqu’un, s’il le peut, tente de l’expliquer au russe Vladimir Martus.
Suite à nos interventions, afin de couper court aux arguties mises en avant dans le cadre de la fraude française, le Conseil européen a clarifié, le 24 juillet 2024, ce qui est entendu par « navire ». L’alinéa a) du paragraphe 3 de l’article 3 sexies bis du règlement UE N°833/2014
de : « (on entend par navire) a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes; » est devenu: « a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes, y compris les répliques de navires historiques;«
Notons le « y compris ». Il s’agit bien d’une clarification du règlement et non pas, comme il est prétendu, d’une « modification…ajoutant à la liste des navires, les répliques de navires historiques.” D’ailleurs, ce terme, clarification, est celui du courrier qui nous a été adressé, le 12 juillet 2024 par la Commission européenne. C’est un explicite rappel à l’ordre à l’attention des autorités françaises et, particulièrement, à l’attention du Secrétaire général de la mer ainsi que des préfets. La commission nous donne raison ainsi qu’aux quelques journalistes qui ont travaillé professionnellement. Elle valide logiquement la position du maire de Saint-Nazaire, David Samzun, et du député Jean-Charles Larsonneur.
Nous vous remercions pour les textes que vous avez eu l’amabilité de nous faire parvenir en annexe de votre courrier. Nous en avons refait une lecture très attentive. Nous constatons que Vladimir Martus veut créer la confusion entre le règlement européen du 5e volet, sanctions portuaires générales, objet d’une clarification ou d’une précision dans le 14e volet, et un ajout spécifique au 14e volet concernant de nouvelles interdictions sectorielles approfondies.
Il y a 39 attendus en introduction de la décision PESC 2024/1744 du Conseil du 24 juin 2024. Ils concernent des sujets variés :GNL, finance, diamants, etc. Il n’est pas étonnant que les points relatifs aux navires soient groupés dans le même attendu, à savoir le (13). Cet attendu présente, à son début, les éléments relatifs à l’article 4 quinvicies (ajout de nouvelles interdictions sectorielles). Ensuite, il présente les éléments relatifs à l’article 4 nonies bis (précision sur l’interdiction portuaire générale). Les deux sujets sont différents et séparés par « En outre ». Par la suite, on retrouve ces deux sujets, exposés dans les deux articles différents énoncés précédemment.
Attendu (13) du règlement UE 2024-1745, tenir compte du « En outre ». Noter aussi, que l’on parle de« précision » et non pas d' »ajout ». https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1745/oj?locale=frAttendu 13 de la Décision PESC 2024/1744
La liste des 27 navires bannis à l’annexe XVI de la PESC 2024/1744 s’applique à son article 4 quinvicies qui ne concerne pas le Shtandart. Il n’est pas étonnant qu’on n’y retrouve pas ce navire. Bien évidemment, cette liste ne s’applique pas à l’article 4 nonies bis qui, lui, concerne le Shtandart.
Article 4 quinvicies (ajout) ne concerne pas le Shtandart
Article 4 quinvicies de la Décision PESC 2024/1744, débutArticle 4 quinvicies de la Décision PESC 2024/1744, fin
Article 4 nonies bis (modification) concerne le Shtandart
Article 4 nonies bis de la décision PESC 2024/1744
Dans le règlement européen n°833/2014, mis à jour, l‘article 4 nonies bis de la décision PESC 2024/1744 est inséré en tant que précision à l’article 3 sexies bis qui interdit le Shtandart dans les ports de l’Union européenne depuis le 16 avril 2022. L’article 4 quinvicies de la décision PESC 2024/1744 est ajouté en tant qu’article 3 vicies du règlement. L’inventaire des 27 navires bannis suite aux sanctions spécifiques et présenté à l’annexe XVI de la décision PESC 2024/1744 figure en introduction de l’article 3 vicies du règlement sous le terme d’annexe XLII. L’article 3 sexies bis mis à jour n’y fait pas référence.
De l’Attendu (13) PESC 2024/1744 au Règlement européen n°833/2014
Une fois cette mise au point effectuée, les développements et les textes relatifs à une prétendue « rétroactivité » deviennent sans objet comme exposé par la suite
Une telle confusion, construite par Vladimir Martus, est le mariage de la carpe et du lapin. Elle est aussi en contradiction avec les alinéas b) et c) du paragraphe 3 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014. Ces deux alinéas continuent à préciser ce que l’on entend par “navire”.
b) un yacht d’une longueur égale ou supérieure à 15 mètres, ne transportant pas de marchandises et ne transportant pas plus de douze passagers; ou c) un bateau de plaisance ou un véhicule nautique à moteur au sens de la directive 2013/53/UE du Parlement européen et du Conseil.
Comment pourrait-on considérer que les embarcations interdites des alinéas b) et c) seraient “des navires qui contribuent à la capacité de la Russie à mener une guerre contre l’Ukraine… (ou) des navires participant au transport de marchandises qui génèrent des recettes permettant de financer la guerre menée par la Russie » ? Mais puisque les lobbyistes du Shtandart aiment parler de liste de navires interdits, vous et nous pouvons leur transmettre celle, complète, des 4 197 navires bannis adressée aux autorités portuaires françaises, le 26 juin 2024, par l’European Maritime Safety Agency (EMSA). Le Shtandart est blacklisté à la ligne n°3227.
Le paragraphe 2 de l’article 3 sexies bis du règlement UE N°833/2014 est clair :
2. Le paragraphe 1 (interdiction) s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022.
Vladimir Martus affirme que, le Shtandart étant passé sous pavillon des îles Cook le 6 juin 2024, il ne pourrait pas être concerné par des sanctions portant sur les navires sous pavillon russe. Mais il n’existe pas de nouvelles sanctions concernant le Shtandart. Il ne s’agit pas d’un “ajout”. On l’a déjà expliqué. Il s’agit bien d’une “clarification” comme le dit la Commission européenne ou d’une « précision » comme l’indique le Conseil européen.
De toute façon, même en retenant l’allégation « d’extension », l’argument de « rétroactivité » ne tient pas. On se souvient que cela vous a déjà été signifié personnellement par l’ordonnance du juge des référés au tribunal administratif de Rennes, en date du 11 juillet 2024, qui a débouté Vladimir Martus. Et ce, nous vous citons, en dépit “d’une argumentation très précise (qui) a été développée à l’encontre des arrêtés préfectoraux du Finistère du 7 juillet 2024 et de La Manche du 13 août 2024.”
Vladimir Martus, individu qui revendique le statut de pirate, confiant dans ses protections au plus haut niveau, en Russie et ailleurs, ainsi que dans son emprise sur les médias, crée son bruyant “brouillard de guerre” personnel.
Il lance des procès à tout-va financés, pour ce que l’on sait…, par des appels à la générosité et à la naïveté du public. Dmitry Atlashkin pourrait vous en dire plus sur leur homérique pugilat commun, démarré en 2007 et qui a duré 13 ans. Mais ces dépôts de plaintes d’un Russe n’écrivent pas le droit français et européen ni ne le disent. On ajoutera que le Russe qui prétend dicter sa loi aux Français, dans leur pays, est le même qui déclarait que l’arrêté du préfet du Finistère était illégal, propos dont il a été désavoué par le tribunal de Rennes, qui disait qu’il entrerait de force dans le grand port militaire du Ponant, base de la Force Océanique Stratégique, et qui a été empêché de pénétrer dans la rade de Brest par un patrouilleur dépêché par le Commandant en chef pour l’Atlantique.
Ces dépôts de plaintes ou projets de recours n’introduisent pas de « doute sérieux» pour ceux qui n’entrent pas dans la réalité alternative promue par les réseaux du Shtandart. En tant que citoyens respectueux de l’État de droit, en prise sur le monde réel, il nous est impossible d’accorder une quelconque importance à ces jérémiades russes qui ne pèsent rien au regard d’une interdiction officielle ratifiée par les 27 États membres de l’Union. Interdiction qui a été précisée et clarifiée par les institutions européennes puis entérinée officiellement par des arrêtés préfectoraux et par la justice.
De telles manœuvres ne suscitent un « doute sérieux» que dans la tête de ceux qui veulent le croire ou dans la bouche de ceux qui y ont un intérêt. Votre précieux exposé montre la vacuité des “arguments juridiques” de Vladimir Martus et de son réseau d’influence. Nous vous sommes reconnaissants pour cette confirmation. Comme le souhaite Vladimir Martus, nous en ferons bon usage.
Le Shtandart sous la pointe du Toulinguet tentant de forcer l’entrée dans la Rade de Brest, 11/07/2024. Photo de notre activiste, Frédéric Chauveau
Addendum
Le tribunal administratif de Rennes a rejeté jeudi (11/07/2024) la requête en référé du navire russe Shtandart… Selon l’ordonnance que l’AFP a pu consulter, aucun des arguments développés « n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté préfectoral du 7 juillet 2024 en litige ».
Nous ne pouvons qu’encourager le russe Vladimir Martus à mettre en cause judiciairement le règlement européen du 24 juin 2024, les arrêtés préfectoraux français et le jugement du tribunal administratif. S’il sera perdant à titre personnel, il fera plaisir à son gouvernement, très hostile aux sanctions et désireux de créer discorde, voire chaos, dans des pays qu’il cite comme étant des ennemis. Ses précédents passe-droits français, que la préfecture de Quimper a prudemment tenté de couvrir en parlant “d’extension” au tribunal de Rennes, seront sans effet sur un juge européen. Il reviendra au texte d’origine, applicable depuis le 16 avril 2022. Cela ouvrira la porte à une condamnation des nombreuses escales illégales du Shtandart dont la série a commencé à Port-de-Bouc en avril 2022.
Venons-en maintenant à la guimauve mise en avant par Vladimir Martus, puis à ses menaces pour lesquelles il essaye de vous appointer.
Mise à jour : Le 18 novembre 2024, le Conseil d’Etat a rejeté le pourvoi de « Martus TV GmbH », de Maria Martus et de Vladimir Martus contre l’ordonnance du tribunal administratif de rennes rendue le 11 juillet 2024.
Ils n’ont donc pas réussi à invalider l’arrêté préfectoral du 7 juillet 2024 interdisant le Shtandart dans les ports du Finistère.
2. SUR LES PROPOS CONCERNANT VLADIMIR MARTUS
Les éléments de langage suivants sont ceux que Vladimir Martus voudrait imposer, à l’extérieur, sur lui-même et sur le Shtandart, comme il le pratique à son bord. Aucun d’entre eux ne peut valoir dérogation aux sanctions portuaires, à savoir l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014, ni a fortiori, justifier leur violation à répétition depuis le 16 avril 2022. Mais on s’y arrêtera, car ils servent très souvent de paravent et de diversion aux questions de fond tant de la part du Russe que de ses nombreux thuriféraires et réseaux d’influence. D’autre part, il est utile de comprendre ce qui se cache derrière cette vitrine concernant une affaire à l’opacité très organisée et en constant progrès.
2.1. Père ukrainien ?
Vladimir Martus proclame que sa mère était russe et son père ukrainien. (addendum : le 11 juillet 2024, Thierry Clerc a déclaré au tribunal de Rennes, que c’était la mère et non pas le père de Vladimir Martus qui était ukrainienne). C’est du vent. Il faut revenir sur cette affirmation, promue depuis mars 2022, qui n’a aucun lien avec l’application du 5e volet des sanctions, mais qui contribue à l’écran de fumée mis en place autour du Shtandart. La nationalité de Vyacheslav Alekseevich Martus a-t-elle été vérifiée sur son acte de naissance ? On peut en douter. Mais si cette information était, fait improbable, exacte, cela ne ferait pas, pour autant, de son fils, le russe Vladimir Vyacheslavovich Martus un Ukrainien, ni même un Russe au tropisme ukrainien. Il en est très loin. En voici quelques exemples :
Vladimir Vyacheslavovich Martus est né en 1966, a grandi et a fait ses études à Saint-Pétersbourg (à l’époque Léningrad).
La construction de la réplique du Shtandart pétrovien a été soutenue par la municipalité de Saint-Pétersbourg, dont Anatoli Sobtchak était le maire. Il avait Vladimir Poutine comme très proche conseiller.
Des proches de Vladimir Martus ont des liens, bien antérieurs à février 2022, avec les milices russes dans le Donbass. Des Russophones de notre collectif sont en train de formaliser leurs recherches sur ces individus. Nous pourrons vous en communiquer le résultat si vous le souhaitez.
Les confessions de Vladimir Martus, en 2018, auprès de Natalya Aryaeva, montrent son russisme si ce n’est son nationalisme russe. « L’objectif du projet (Shtandart) est d’éduquer les jeunes… de respecter l’histoire de leur patrie ». « Nous naviguons et naviguerons toujours sous le drapeau russe. »« La participation à un tel projet est un formidable moyen d’éduquer les jeunes au patriotisme. Un vrai patriotisme ». « Le Standard est une histoire incarnée — un pont entre le passé glorieux de l’époque de Pierre le Grand et le présent ». « J’essaie de réaliser à bord l’idéal qu’on m’a enseigné dans le communisme ». « J’aimerais vraiment garder cet esprit sur le Shtandart, en prenant tout le meilleur de l’Union soviétique ». En d’autres termes, le Shtandart est une machine à russifier. On le constate, notamment, chez les marginaux français qui ont pris passage à bord, une fois qu’ils ont récité les deux ou trois premières réponses de convenance, qui leur ont été prescrites par leur chef de bord et directeur de conscience. La réunion du 16 juillet 2024, à Brest, en fut une triste illustration. Elle était dans la ligne du faux témoignage communiqué par le matelot Arthur Gazzarin au journal “Libération”, en janvier 2023.
Le 4 août 2016, Vladimir Martus a célébré le fait que des marins russes prenaient possession du « Khersones », grand voilier volé à l’Ukraine lors de l’annexion de la Crimée. Aucun Ukrainien ni aucun soutien de l’Ukraine ne s’en est réjoui.
En mai 2024, Vladimir Martus a participé à la réalisation d’une vidéo reprenant la doxa du Kremlin. Les lanceurs d’alerte ukrainiens et l’auteur de ces lignes sont assimilés à des extrémistes et à des Nazis. On n’est plus très loin des arguments promouvant la “dénazification” génocidaire poutinienne. Aucun Ukrainien n’userait de ces éléments de langage à l’égard de soutiens de l’Ukraine. Pourtant, cette vidéo a notamment été partagée, avec un hommage à son auteur, sur la page Facebook de “Shtandart Project”.
Comme l’ont rapporté des journalistes, Vladimir Martus use, entre autres termes, du qualificatif de « russophobe» à mon sujet, à des fins de décrédibilisation. Rappelons qu’une phobie est un désordre mental. Russophobe est un sophisme popularisé par les organes de propagande russe à partir de 2014 à l’occasion de l’annexion de la Crimée et du déclenchement de la guerre dans le Donbass. Voir, « @DFRLab#PutinAtWar: How Russia Weaponized “Russophobia” » En l’espèce, l’accusation de russophobie est inepte comme le montre mes publications sur Russia Beyond, média d’État russe. De toute façon, aucun Ukrainien n’emploierait ce terme sous forme de blâme. Faire état de cette accusation grotesque, au cours des conférences du mois dernier en Ukraine, a déclenché une franche hilarité, voire des compliments.
Quelle que soit son ascendance, réelle ou fictive, un abîme sépare Vladimir Martus de l’Ukraine et des Ukrainiens.
Le 16 juillet 2024, Vladimir Martus a fait une proclamation publique concernant l’arrêté du préfet du Finistère : “Le seul à bénéficier de cette décision: le Kremlin et Monsieur Poutine”. Depuis lors, il s’emploie à donner corps à cette sommation. Vladimir Martus est en contact fréquent avec les officines de propagande russes. Ce n’est pas une alerte à prendre à la légère. Vous pouvez le constater dans les centaines d’articles russes parus depuis la mi-juillet 2024. Lancez une recherche sous « Штандарт ». Ces publications érigent Vladimir Martus en un héros national russe de la lutte contre les sanctions européennes. Ils ont aussi fait une star de Jean-Paul Hellequin (Жан-Пол Элькан) de l’association “Mor Glaz”. D’autres Français soutenant Vladimir Martus, contre le règlement européen, pourraient se voir attribuer cette préjudiciable distinction russe. Il y a des médailles qui peuvent flatter un Cégétiste retraité, mais qu’il vaut mieux fuir quand on est un professionnel qui a pignon sur rue, surtout en ce moment. Par ailleurs, ces médias, même informés de son pavillon de complaisance, continuent à mentionner le Shtandart comme « le navire russe ». Pour eux, de plus, le navire est celui de Vladimir Martus. Sa fille, Maria, n’est pas mentionnée. On en reparlera. Autant pour ceux qui se sont fait avoir par ses tours de bonneteau.
On pourrait aussi s’interroger sur les profils des membres d’équipage russes, voire sur ceux de certains passagers douteux. Il semble qu’il y ait beaucoup à découvrir sur ce sujet. Cela explique l’attention particulière du Préfet maritime – Commandant en chef pour l’Atlantique, en ce qui concerne le personnel embarqué, comme le faisait savoir, le 16 août 2024, à Vladimir Martus, l’officier de quart du Cross Etel. À ce titre, celui qui fut pendant 7 ans l’homme de main rochelais de Vladimir Martus paraît avoir beaucoup de choses à dire maintenant qu’il est entré en rébellion contre son donneur d’ordres en raison, dit-il, de commissions qui auraient été convenues, mais non reçues. Nous laissons à d’autres le soin d’interroger ce personnage en qui nous n’avons pas confiance.
Vladimir Martusprécise que le Shtandart appartiendrait maintenant àun prête-nom, sa fille, Maria Martus. C’est inutile, voire risqué.
Le titre de propriété a-t-il été vérifié ? S’est-on assuré qu’il est authentique ? Si oui, comment ? Le Shtandart appartenait, appartient encore (?), à l’Ассоциация « Проект Штандарт » (Assotsiatsiya « Proyekt Shtandart »), domiciliée à Saint-Pétersbourg, dont Vladimir Martus détenait (détient ?) un peu plus de 60% des parts. Que sont devenus Lidia Plekhanova, Sergei Neustupov, Andrei Akhmatov et Sergei Alexeev, les quatre autres associés ? Y aurait-il, là encore, un litige ? De plus, comme on l’examinera par la suite, la marque “Shtandart” appartient à Vladimir Martus qui prétend ainsi contrôler tout ce qui se fait, se dit et s’écrit concernant le navire. Quel sens peut bien avoir le ou la propriétaire de paille qu’il met en avant ? Ce sont des questions qu’un juriste pourrait se poser.
Toutefois, si le propos est exact, le Shtandart serait bien un yacht privé opéré par la société commerciale Martus TV GmbH, SARL de droit allemand, contrôlée par Vladimir Martus.
Que dire alors du fait que le Shtandart est régulièrement présenté comme un navire associatif pour « expliquer » son équipage « bénévole », son non-respect des sanctions et ses appels réguliers à la générosité du public ? Voilà qui pourrait intéresser l’administration fiscale ainsi que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), voire l’inspection du travail et l’URSSAF.
On peut ajouter que le Shtandart, yacht privé, serait, en plus, concerné par l’alinéa b) du paragraphe 3 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014.
De toute façon, l’usage du terme “navire associatif”était déjà un abus. L’équivalent du concept français d’association n’est pas “ассоциация” (assotsiatsiya) mais “фонд” (fond), à savoir fondation.
Quoiqu’il en soit, l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 porte sur TOUT navire immatriculé sous pavillon russe (au 24/02/2022). Les conditions de propriété et le(s) propriétaire(s) n’entrent donc pas en ligne de compte.
Vladimir Martus prétend résider en Allemagne quand il n’est pas à bord du bateau. Dans quel but peut-il faire cette annonce et comment peut-il la justifier ?
Pour apporter un début de crédit à cette tentative de diversion, nous attendons des éléments probants, de sa part, montrant que Vladimir Martus a effectivement résidé en Allemagne au cours des années, 2022, 2023 et 2024. Au cours de nos enquêtes, nous n’avons rien trouvé de tel.
En réalité, Vladimir Martus réside à bord du Shtandart dans le bassin des chalutiers, à La Rochelle, où est ouvertement domicilié le navire, depuis le 8 juin 2022, en violation des sanctions européennes. Cette adresse est confirmée sur son compte Google, sur sa page Facebook ainsi que par l’office de tourisme de La Rochelle.
Pour mémoire, rappelons néanmoins que le port d’attache, c’est-à-dire d’immatriculation, du Shtandart a été Saint-Pétersbourg, Russie, jusqu’au 6 juin 2024, qu’il a quitté en 2009, et est, depuis le 6 juin 2024, Avarua, Île Cook, où il n’a jamais montré son étrave.
Vladimir martus vous fait dire que son navire exerce une« activité de formation ». C’est contestable et non pertinent.
La société Martus TV GmbH facture les prestations commerciales du Shtandart dans des festivals maritimes où celui-ci sert de toile de fond et héberge des clients en une forme d’Airbnb. En convoyage, entre les événements, le Shtandart embarque des passagers payants qu’il appelle « stagiaires » pour échapper aux obligations de sécurité inhérentes à la convention SOLAS. Vous pouvez consulter son site pour y voir ses offres.
On ne sait pas pourquoi Vladimir Martus ajoute “ (qu’) il ne porte aucun soutien à la guerre portée par la Russie en Ukraine ». C’est une lapalissade, car cette guerre nuit à son commerce. Et puis, on n’entend aucun Russe, faisant des affaires en Europe de l’Ouest, proclamer qu’il est pour la guerre. Ce serait suicidaire. Ils tentent, tous, même ceux hors sanctions, de repeindre leur activité en bleu et jaune. C’est plus vendeur. Vladimir Martus a, lui aussi, dans ce but marketing, profané, à de nombreuses reprises, le pavillon ukrainien. Il a fallu que, sur intervention du président de l’Union des Ukrainiens de France, les préfets de département mettent fin à cette maskirovka morbide.
Il n’en reste pas moins que, même en s’en tenant strictement à son propos, il n’y a rien, ici, qui vaut une dérogation à l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 portant sur TOUT navire immatriculé sous pavillon russe (au 24/02/2022) quel que soit son usage.
Votre lettre indique que Vladimir Martus vous charge de me « demander de stopper toute déclaration ne respectant pas ses propres valeurs ». J’en suis désolé, il se moque de nous tous, vous compris.
Quelles sont les « valeurs » de Vladimir Martus, affairiste proche du gouvernement russe, porteur de flamme de l’impérialisme russe, faux opposant, faux exilé politique, adepte de l’argumentum ad personam pour éluder les questions de fond, contrevenant à la législation européenne, etc. ? Nous savons que ce dossier, où la confusion est promue à dessein, est complexe. Renseignez-vous, nous vous en prions, sur ce personnage. Ici, ce serait trop long, mais nous pouvons illustrer séparément chacune de ces « valeurs », et bien d’autres, par des informations vérifiables et des témoignages, si vous le désirez.
Vladimir Martus peut garder, pour lui, de telles « valeurs ». Elles ne sont pas, Dieu merci, celles de notre collectif.
Nous continuerons à formuler nos déclarations en application de vraies valeurs, qui sont celles de la République, de la démocratie et de l’État droit. Il est clair qu’elles n’appartiennent pas au répertoire de Vladimir Martus, de l’Empire russe, de l’Union soviétique ou du régime criminel au service duquel il se trouve, de fait. Nous ne nous arrêterons que quand l’interdiction d’accoster dans les ports européens sera effectivement appliquée au Shtandart. Viendra alors le moment de s’occuper des Français qui ont construit, laissé faire, voire encouragé sa fraude. Ils sont nombreux, mais vous en connaissez déjà quelques-uns, comme présenté précédemment et si on en croit d’autres courriers reçus récemment.
Le Shtandart serait une marque déposée par la société commerciale allemande Martus TV GmbH, contrôlée par Vladimir Martus, à l’INPI le 9 juillet 2024. Elle serait devenue définitive le 2 octobre 2024.
Faisant fi de l’antériorité, au nom de ce dépôt, Vladimir Martus prétend nous interdire d’utiliser le nom de notre collectif qui s’appelle « No Shtandart In Europe » depuis juillet 2022. La rétroactivité, voir ci-dessus, semble être à géométrie variable dans cette affaire. De toute façon, l’article L713-2 du code de la propriété intellectuelle, invoqué ici, est un incongru copier-coller à des fins d’intimidation. Il sent, lui encore, la carpe et le lapin. Nos publications sont, toutes, disponibles en ligne. Là aussi, il convient de vérifier tout ce que prétend Vladimir Martus. À aucun moment, notre collectif ne propose « des produits ou services identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque (Shtandart) est enregistrée ». C’est exactement le contraire.
Un autre élément peut interpeller des juristes. Par l’intermédiaire de sa société, Martus TV GmbH, Vladimir Martus est propriétaire de la marque « Shtandart » alors que, selon lui, il n’est pas propriétaire du navire « Shtandart ». C’est un sujet, pour le moins, de perplexité. Par ailleurs, on peut s’interroger sur ce que pensent de cette appropriation personnelle les quatre autres sociétaires de « Проект Штандарт » (Shtandart Project). En conséquence, la marque Shtandart aurait dû, à notre avis, être déposée par le (la) propriétaire du Shtandart ou par « Shtandart Project ». Comme on l’observe une nouvelle fois, la confusion est un processus en permanente création sous l’orchestration du russe Vladimir Martus.
Nous passons rapidement sur les oukases de Vladimir Martus mettant en demeure, à peine de représailles, que nous fassions disparaître tout renseignement relatif aux Shtandart, y compris dans les textes déjà publiés. Ce type d’autodafé n’est qu’une des pratiques s’opposant à la liberté de presse et au droit à l’information.
Livres ukrainiens brûlés par des pro-russes, Kharkiv
Cher Maître Thierry Clerc, le grand timonier du Shtandart se trompe de pays. Nous sommes en France et non pas en Russie où règnent krysha, bakchichs et menaces, voire élimination physique. Qu’irait faire votre cabinet sur un dossier aussi malsain ? Vous êtes un Normand et un Français, pas un Russe poutinien. Restez avec nous.
Pour ce qui est de la « diffamation et des injures ». C’est une insulte, hélas. Nous ne nous livrons pas à ce genre de pratiques.
Vladimir Martus comme un de ses principaux lobbyistes et complices français, vis-à-vis duquel il faut être tout aussi prudent, a pour usage de prêter, à ses adversaires, des propos qu’ils n’ont pas tenus pour mieux les calomnier, les menacer de poursuites et susciter de l’hostilité à leur égard. Il invente des propos diffamatoires autant que de besoin. Depuis au moins 2007, Vladimir Martus se construit une position victimaire quand il ne peut plus passer en force. C’est ce dont nous avait averti l’historique de son pugilat avec Dmitry Atlashkin et la mise en scène de ses persécutions politiques fantasmagoriques. Le 16 juillet 2024, à Brest, nous avons assisté à un déballage stupéfiant de déclarations contre moi-même, pendant 45 minutes, auxquelles il m’a été donné 5 minutes pour répondre.
Plutôt que de faire la marionnette dans ce pitoyable remake d’un procès stalinien vaudevillesque, j’ai préféré parler, dans le peu de temps qui était concédé, des sanctions et contrer le sommaire discours de Jean-Paul Hellequin. C’était pertinent. Aucun journaliste sérieux, au courant du dossier, n’a repris les balivernes de Vladimir Martus. Ce dernier essaye maintenant de les faire endosser par un avocat. Le Russe veut présenter, comme un litige personnel, un problème juridique et politique, voire de sécurité nationale. C’est une autre imposture.
En fait de “diffamation”, toutes nos informations sont sourcées par des documents vérifiables. Il est possible de les consulter sur https://bit.ly/No-Shtandart plutôt que d’écouter les allégations du contrevenant russe ou de son fumeux “protecteur” mentionné ci-dessus. Je vous souhaite de pouvoir exercer dignement votre métier sans être instrumentalisé par une clique d’individus servant les intérêts des agences de propagande russes.
Vladimir Martus accédera probablement aux juridictions dont il nous menace à des fins d’omerta concernant l’affaire du Shtandart. Soyons francs, ni vous ni nous n’avons d’illusions sur leur résultat si elles sont menées à leur terme. Cela s’appelle simplement une procédure-bâillon à des fins d’auto-censure du lanceur d’alerte. C’est une méthode courante contre ceux qui exposent les mécanismes d’ingérence russes. Nous précisons que les lanceurs d’alerte, concernant les violations du droit de l’Union européenne, font l’objet d’une protection particulière de la part des institutions.
Il faut comprendre dans quel camp sulfureux Vladimir Martus et ceux qui, probablement, le missionnent souhaitent entraîner votre cabinet. Je vous suggère très cordialement de faire preuve de circonspection et de discernement. Quand on met les doigts dans une affaire, où les services russes sont à l’œuvre, il convient de maîtriser tous ses risques. Il est de toute façon très difficile d’en sortir libre et sans tache. Mais nous sommes prêts à vous y aider. Instruits par dix ans d’engagement contre le régime de Poutine, après de douloureuses expériences, nous avons appris à nous protéger. Nous vous en dirons éventuellement plus, le cas échéant.
Nous restons à votre entière disposition pour vous assister dans l’exploitation de la considérable documentation que nous avons accumulée sur cette ténébreuse affaire, hors norme, d’ingérence russe au cœur de l’appareil d’État français ainsi que sur ses implications au niveau international, national ou local. N’hésitez pas à nous solliciter.
Je vous prie, Cher Maître Thierry Clerc, de bien vouloir recevoir l’expression de mes salutations les plus cordiales et je vous invite à rejoindre le collectif « No Shtandart In Europe » afin qu’ ensemble nous souhaitions bon vent à la barque ambassadrice du mortifère impérialisme russe. Vous y serez le bienvenu.
Bernard Grua
Porte-parole du collectif international lanceur d’alerte « No Shtandart In europe » Conférencier, spécialisé dans les méthodes de propagande russe Coordinateur du forum des associations ukrainiennes de l’Ouest Membre du comité ayant obtenu l’annulation du festival cinéma russe de Nantes, “De Lviv à l’Oural”, en mars 2022 Bénévole à l’association franco-ukrainienne “Tryzub” de Nantes Contributeur à l’ouvrage géopolitique de Laurent Chamontin (Diploweb): « Ukraine et Russie pour comprendre » ainsi qu’à “Informnapalm”, « Ukrinform » et « Ukraine Crisis Media Center » Cofondateur et ex porte-parole du collectif international « No Mistrals for Putin » Photogaphe de la révolution du Maïdan Ancien auditeur financier Ancien officier de Marine Diplomé de l’Institut d’études politiques de Paris
L’avocat Thierry Clerc, du barreau de Rouen, est instrumentalisé, à des fins de procédure-bâillon, par le russe Vladimir Martus. On trouvera ci-dessous le courrier emprunt de chantage et de menaces, qui a été adressé au collectif lanceur d’alerte, “No Shtandart In Europe ».
“Martus TV Gmbh”, Maria Martus et Vladimir Martus ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Rennes, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 7 juillet 2024 par lequel le préfet du Finistère n’a pas autorisé le navire « le Shtandart » à entrer dans le port de Brest et dans les autres ports de son département. Dans son ordonnance, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a rejeté leur demande. La société Martus TV Gmbh et autres demandent au Conseil d’Etat d’annuler cette ordonnance et de saisir la Cour de justice de l’Union européenne de questions préjudicielles sur l’application du règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 aux répliques de navires historiques. Le pourvoi de la société Martus TV GMBH et autres n’est pas admis par le Conseil d’Etat.
La tentative du russe Vladimir Martus, contrevenant aux sanctions européennes, qui vise à instrumentaliser Maître Clerc, avocat reconnu du barreau de Rouen, suscite une légitime vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Afin de contribuer à la sérénité des débats, les médias, les membres du collectif « No Shtandart In Europe » et le grand public touveront, ici,…
Comme indiqué ci-dessus, on observe que par l’intermédiaire de sa société, Martus TV GmbH, Vladimir Martus est propriétaire de la marque « Shtandart » bien qu’il ne soit pas, selon lui, propriétaire du navire « Shtandart ». Ce dépôt est-il légitime ? On peut aussi s’interroger sur ce que pensent de cette appropriation personnelle les quatre autres sociétaires de « Проект Штандарт » (Shtandart Project). En conséquence, la marque Shtandart aurait dû, à notre avis, être déposée par le (la) propriétaire du Shtandart ou par « Shtandart Project ».
Par la marque « Shtandart », Vladimir Martus prétend contrôler tout ce qui se fait, se dit et s’écrit concernant le navire. Pourtant, à aucun moment, dans ce dépôt de marque, il n’est question du navire « Shtandart ».
Enfin, on constate que les produits exposés sont commerciaux, et non pas associatifs. A rebours de la communication qui en est faite.
Eléments communiqués en annexe du courrier de Me Thierry Clerc
Données de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI)
Mandataire / Destinataire de la correspondance SELARL FELTESSE WARUSFEL PASQUIER & ASSOCIES, Marie Pasquier – 18 rue des Pyramides, 75001 Paris , FR
Numéro 5068280
Statut Demande publiée
Date de dépôt / Enregistrement 09/07/2024
Lieu de dépôt 92 INPI – Dépôt électronique
Date prévue pour l’expiration 09/07/2034
Langue Français (Langue de dépôt)
Image de la marque
Classification de Nice 35 ; 39 ; 41
Produits et services
Classe 35 : Services de publicité, de marketing et de promotion ; publicité ; publicité en ligne sur un réseau informatique ; publicité pour le voyage ou le transport ; diffusion de matériel publicitaire ; mise à disposition d’informations commerciales par le biais de sites web ; organisation et conduite d’évènements publicitaires ou commerciaux ; relations publiques ; services d’accueil de visiteurs [travaux de bureau] ; services de relations presse ; marketing ; organisation d’expositions à des fins commerciales ou publicitaires ; rédaction et la publication de textes publicitaires ;
Classe 39 : Accompagnement de voyageurs ; entreposage de bateaux ; location de bateaux ; location de systèmes de navigation ; location de véhicules ; organisation de croisières ; organisation de services de transport de passagers pour des tiers par le biais d’une application en ligne ; organisation de transports dans le cadre de circuits touristiques ; pilotage ; réservation de places de voyage ; réservations pour le transport ; réservations pour les voyages ; organisation de voyages ; services de bateaux de plaisance ; services de logistique en matière de transport ; transport ; transport de passagers ; transport de voyageurs ; transport en bateau ; transports maritimes ; la location de véhicules de transport ainsi que le pilotage ; location de bateau ; les services d’informations en matière de voyages ou le transport de marchandises par des courtiers et les agences de tourisme ainsi que les informations relatives aux tarifs, aux horaires et aux modes de transport ;
Classe 41 : Education ; formation ; académie (éducation) ; formation pratique [démonstration] ; coaching [formation] ; divertissement ; mise à disposition d’informations en matière d’éducation, de divertissement, de récréation, de loisirs ; mise à disposition d’installations sportives ; mise à disposition de formations et d’examens pédagogiques à des fins de certification ; mise à disposition de formations et d’examens pédagogiques à des fins d’obtention de diplômes de navigation maritime ; mise à disposition en ligne de visites guidées virtuelles ; services d’examens pédagogiques qualifiants relatifs à la voile et/ou la navigation maritime ; organisation d’expositions à des fins culturelles ou éducatives ; organisation de compétitions sportives ; organisation d’évènements (évènementiel) en rapport avec la voile et/ou la navigation maritime ; organisation de concours [éducation ou divertissement] ; organisation et conduite d’ateliers de formation ; organisation et conduite d’événements de divertissement ; organisation et conduite d’événements sportifs ; organisation et conduite de colloques, de concerts, de conférences, de congrès, de forums éducatifs non virtuels, de séminaires, de symposiums ; planification de réceptions [divertissement] ; publication de textes autres que textes publicitaires ; publication de livres ; publication en ligne de livres et revues spécialisées électroniques ; réalisation de films autres que publicitaires ; reportages photographiques ; représentation de spectacles ; services de billetterie [divertissement] ; la réservation de billets et les services de réservation pour des événements éducatifs, sportifs et de divertissement ; conduite de visites guidées ; services de divertissement ; services de montage vidéo pour événements ; services de musées.
Historique Publication : BOPI 2024-31 du 02/08/2024
Classe 16 : Affiches ; albums ; articles de papeterie ; autocollants [articles de papeterie] ; badges d’identification [articles de bureau ; billets [tickets] / tickets [billets] ; billets souvenir ; brochures ; cahiers ; calendriers ; carnets ; cartes géographiques imprimées ; cartes postales ; cartes ; carton ; crayons ; décorations de fête en papier ; dessous de verre en papier ; écussons [cachets en papier] ; enseignes en papier ou en carton ; étiquettes en papier ou en carton ; fanions en papier ; feuilles [papeterie] ; flyers / tracts ; formulaires / formules ; horaires imprimés ; imprimés graphiques ; instruments d’écriture ; journaux ; livres ; livrets ; maquettes d’architecture ; marque-pages / signets ; nappes en papier / tapis de table en papier ; papier à lettres ; papier-parchemin ; papier ; périodiques ; photographies [imprimées] ; plans ; porte-badges d’identification [articles de bureau] ; produits de l’imprimerie / impressions / imprimés ; prospectus ; publications imprimées ; représentations graphiques ; reproductions graphiques ; revues [périodiques] ; sachets [enveloppes, pochettes] en papier ou en matières plastiques pour l’emballage ; sacs [enveloppes, pochettes] en papier ou en matières plastiques pour l’emballage ; stylographes ; stylos ; tableaux [peintures] encadrés ou non ; peintures [tableaux] encadrées ou non ;
Classe 21 : Tasses ; mugs ; sacs isotherme ; bocaux ; boîtes-repas ; bouteilles ; bouteilles isolantes ; bouteilles réfrigérantes ; cache-mugs ; carafes ; pots ; récipients à boire ; récipients pour la cuisine ; sets de table, ni en papier ni en matières textiles ; vaisselle ; verres [récipients] ; verres à boire ; ustensiles et récipients pour la cuisine ; ustensiles de cuisson et vaisselle, à l’exception de fourchettes, couteaux et cuillères ; verrerie, porcelaine et faïence ; dessous-de-plat, dessous de carafes et dessous de verres ;
Classe 22 : Sac en tissu ; tote bag ; set de table en tissu ; cordages non métalliques ; toile à voiles ; voiles [gréement] ;
Classe 35 : Services de publicité, de marketing et de promotion ; publicité ; publicité en ligne sur un réseau informatique ; publicité pour le voyage ou le transport ; diffusion de matériel publicitaire ; mise à disposition d’informations commerciales par le biais de sites web ; organisation et conduite d’évènements publicitaires ou commerciaux ; relations publiques ; services d’accueil de visiteurs [travaux de bureau] ; services de relations presse ; marketing ; organisation d’expositions à des fins commerciales ou publicitaires ; rédaction et la publication de textes publicitaires ;
Classe 39 : Accompagnement de voyageurs ; entreposage de bateaux ; location de bateaux ; location de systèmes de navigation ; location de véhicules ; organisation de croisières ; organisation de services de transport de passagers pour des tiers par le biais d’une application en ligne ; organisation de transports dans le cadre de circuits touristiques ; pilotage ; réservation de places de voyage ; réservations pour le transport ; réservations pour les voyages ; organisation de voyages ; services de bateaux de plaisance ; services de logistique en matière de transport ; transport ; transport de passagers ; transport de voyageurs ; transport en bateau ; transports maritimes ; la location de véhicules de transport ainsi que le pilotage ; location de bateau ; les services d’informations en matière de voyages ou le transport de marchandises par des courtiers et les agences de tourisme ainsi que les informations relatives aux tarifs, aux horaires et aux modes de transport ;
Classe 41 : Education ; formation ; académie (éducation) ; formation pratique [démonstration] ; coaching [formation] ; divertissement ; mise à disposition d’informations en matière d’éducation, de divertissement, de récréation, de loisirs ; mise à disposition d’installations sportives ; mise à disposition de formations et d’examens pédagogiques à des fins de certification ; mise à disposition de formations et d’examens pédagogiques à des fins d’obtention de diplômes de navigation maritime ; mise à disposition en ligne de visites guidées virtuelles ; services d’examens pédagogiques qualifiants relatifs à la voile et/ou la navigation maritime ; organisation d’expositions à des fins culturelles ou éducatives ; organisation de compétitions sportives ; organisation d’évènements (évènementiel) en rapport avec la voile et/ou la navigation maritime ; organisation de concours [éducation ou divertissement] ; organisation et conduite d’ateliers de formation ; organisation et conduite d’événements de divertissement ; organisation et conduite d’événements sportifs ; organisation et conduite de colloques, de concerts, de conférences, de congrès, de forums éducatifs non virtuels, de séminaires, de symposiums ; planification de réceptions [divertissement] ; publication de textes autres que textes publicitaires ; publication de livres ; publication en ligne de livres et revues spécialisées électroniques ; réalisation de films autres que publicitaires ; reportages photographiques ; représentation de spectacles ; services de billetterie [divertissement] ; la réservation de billets et les services de réservation pour des événements éducatifs, sportifs et de divertissement ; conduite de visites guidées ; services de divertissement ; services de montage vidéo pour événements ; services de musées.
Historique Publication : BOPI 2024-37 du 13/09/2024
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) November 14, 2024
Réponse à Thierry Clerc, maître d'œuvre de la procédure-bâillon intentée par le 🇷🇺 Vladimir Martus, propriétaire occulte du navire #Shtandart, contrevenant, depuis le 16 avril 2022, aux mesures restrictives de l'🇪🇺 prises suite aux massacres de Boutcha. 🔗 https://t.co/FrkiTX029Gpic.twitter.com/cg4nYAu253
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) November 15, 2024
La tentative d'omerta du 🇷🇺 Vladimir Martus, propriétaire occulte du #Shtandart, suscite de nombreuses questions, sur les réseaux sociaux, concernant son conseil juridique, Thierry Clerc. Voici les informations que nous avons collectées sur cet avocat.https://t.co/5SWCUKvHyb
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) November 18, 2024
En dissimulant les données relatives à l’équipée sauvage et divagante du navire russe Shtandart, l’Agence France Presse donne son imprimatur à Vladimir Martus quant au harcèlement des autorités et au chantage « humanitaire » auprès du public. En diffusant cette campagne à destination de ses médias abonnés, avec son lot de non-dits, voire de désinformation, l’AFP devient un des chevaux de Troie d’intérêts hostiles à notre pays. Elle soutient, consciemment ou inconsciemment, un outil d’ingérence, composante de la guerre hybride russe, laquelle mène un travail de sape contre nos institutions françaises et européennes.
A l’attention de :
Madame Anaïs Llobet, Agence France Presse, Rennes
Chère Madame,
La dépêche AFP de juin 2023, concernant le navire russe Shtandart allait à rebours de la mission d’information normalement reconnue à votre entreprise. Entre autres billevesées on pouvait y lire que l’affairiste et sulfureux Vladimir Martus était l’égal du général de Gaulle : « Le Shtandart, le navire « dissident » russe de l’Armada de Rouen, 18/06/2023″. Pourtant, aussi tendancieux et bâclé qu’était un tel texte, il s’avère qu’il n’était pas un accident de parcours comme on le découvre aujourd’hui.
Le vendredi 23 août 2024, je me suis entretenu au téléphone, pendant une heure, avec vous-même, Mme Anaïs Llobet. Vous m’indiquiez que vous étiez en poste à l’AFP de Rennes. Je vous ai fait part du grand professionalisme de votre agence, que j’avais pu apprécier lors de l’affaire des Mistral. C’était l’époque où Mme Alexandra Turcat y officiait. J’attendais donc un échange de qualité. Ce fut différent.
De vos propos, je pouvais comprendre que vous aviez pris connaissance des résultats de nos recherches, ainsi que de ceux issus de l’enquête approfondie de Mme Laetitia Jacq-Galdéano pour le journal Ouest-France.
Vous n’avez d’ailleurs pas tenté de plaider l’ignorance. Néanmoins, pour chacun des faits documentés, que nous avons abordés, vous répondiez par des suppositions ou des allégations fantaisistes afin de défendre – à tout prix – le narratif fallacieux de Vladimir Martus. Vous avez même tenté de me faire tenir des propos invraisemblables. À vos « Vous pensez que… » je vous répondais que nous nous contentions d’être des passeurs de faits clairement établis et d’événements documentés ainsi que vérifiables. Mais vous étiez en quête d’autre chose.
Ayant réalisé ce parti-pris, je vous ai envoyé une liste de liens vers des sources irréfutables afin de confirmer les éléments de notre échange. Ceux qui prendront connaissance de ces sources externes pourront mesurer que votre belle vidéo, digne d’une influenceuse TikTok, a pour effet de tromper l’opinion.
J’ai donc choisi de naviguer librement dans d’autre pays…pas de douche, pas de lessive… notre équipage français (!) ne peut pas aller dans les bars. C’est vraiment une vie terrible. Le temps presse, selon le capitaine, si le bateau n’est pas à l’abri dans un port pour passer l’hiver, il ne survivra pas. https://www.instagram.com/afpfr/reel/C_TJZkrCD7O/
⛵Depuis la poupe de son trois-mâts, le capitaine Vladimir Martus pousse un soupir de soulagement: après une vingtaine de jours en mer, la frégate russe Shtandart a enfin été autorisée à entrer dans un port du nord-ouest de la France pour se ravitailler #AFPVertical ⤵️ pic.twitter.com/RoNBTBDcv3
À une seule exception près, vous n’avez aucunement tenu compte des ressources mises à votre disposition. L’unique document que vous avez utilisé était l’autorisation préalable de mouillage – accordée par le préfet de département selon vous – alors qu’elle dépend du préfet maritime comme indiqué dans le texte de l’officier de permanence du CROSS Etel1. Dans ce dossier devenu très complexe, il est important de comprendre les responsabilités de chacun. Elles sont clairement définies : quai d’Orsay, préfets maritimes, préfets de département, directeurs de grands ports maritimes et fluviaux23. Chez vos consœurs et confrères du Télégramme ou de Ouest-France, il existe des responsables qui traitent sérieusement cette affaire. On est en droit d’attendre un travail au moins équivalent de la part d’une grande agence de presse.
Quoiqu’il en soit, vous n’avez pas posé la question qui était incontournable. Elle concerne « les-20-jours-sans-accostage ». La réponse est pourtant simple. Il s’agit du choix délibéré du capitaine du Shtandart de se rendre vers des ports dont l’accès lui est interdit. Avant même que le navire russe quitte son mouillage de l’île d’Aix pour se rendre à Granville, il sait par Ria Novosti4, dès le 5 août 2024, que le préfet de la Manche appliquera l’interdiction européenne à tous les ports de son département. Cette information est confirmée, le 9 août, par le quotidien La Manche Libre5. Devant le parcours du Shtandart faisant fi de l’interdiction et affichant sa volonté de forcer l’entrée des ports normands, le préfet de la Manche est conduit à prendre un arrêté, le 14 août6. Un tel arrêté existe déjà pour le Finistère depuis le 7 juillet7. En dissimulant les données relatives à l’équipée sauvage et divagante du Shtandart, l’AFP donne donc son imprimatur au HARCÈLEMENT des autorités et au CHANTAGE « HUMANITAIRE » auprès du public par un expert russe en victimisation. Face à la trop évidente mise en scène du fraudeur des sanctions et en réponse à ses cris d’orfraie, un seul commentaire s’impose : « Nemo auditur propriam turpitudinem allegans ! ». Au lieu de cette remarque de bon sens, vous faites pleurer les violons.
Je me permets une question subsidiaire. Le 26 août 2024, le préfet maritime accorde une autorisation de jeter l’ancre, en face de Port Haliguen, à des fins de ravitaillement8, suite à une demande de Vladimir Martus. Après quarante-huit heures de mouillage, par ses méthodes de pressions habituelles, le Shtandart obtient, du préfet du Morbihan, en flaggrante violation des sanctions européennes9, l’autorisation d’accoster, à quai, dans Port-Haliguen10, pour le même prétexte – le ravitaillement. Cela ne vous interpelle pas ?
Enfin, vous laissez dire Martus que si le Shtandart n’est pas à l’abri cet hiver dans un port, le navire serait condamné. Comprenez bien que le Russe se moque clairement du monde. Pour des raisons de confort personnel, le faux « dissident » peut ne pas souhaiter rentrer en Russie, alors qu’il a la possibilité de le faire librement depuis juillet 202011. Mais il existe pléthore de pays hors Union, sans sanction portuaire. Une des destinations les plus proches serait Tanger, Maroc, où le navire russe a déjà fait escale en mars et en avril 20241213. Pourquoi n’en parlez-vous pas ?
En prêtant son concours à un proche du pouvoir russe, l’AFP encourage l’insistance du Shtandart à forcer l’entrée illégale des ports français. En diffusant cette campagne auprès de ses médias abonnés, avec son lot de non-dits, voire de désinformation, l’AFP devient un des chevaux de Troie d’intérêts hostiles à notre pays. Vous-même, Madame Anaïs Llobet, que vous le vouliez ou non, vous devenez partie prenante de la campagne des officines de propagande russes qui ne manquent pas de citer l’AFP dès lors que cela peut créer du tort à notre pays. Je vous en ai pourtant alertée. Pour ces officines, comme pour le reste de la presse russe, à voir les centaines d’articles publiés depuis la mi-juillet 2024, Vladimir Martus est une star. Il passe pour le héros qui fera tomber les sanctions ou tout au moins le champion qui crée, chez nous, désunion, discorde, ressentiment et chaos en conformité avec un des objectifs poutiniens. Par ailleurs, on notera que, pour la presse russe, le Shtandart reste un navire russe même en étant sous pavillon de complaisance depuis le 6 juin 2024.
Avec l’Agence France Presse, vous soutenez, consciemment ou inconsciemment, un outil d’ingérence, composante de la guerre hybride russe, menant un travail de sape contre nos institutions françaises et européennes. Je vous invite à plus de discernement.
Une « escale de ravitaillement » est illégale, car elle n’entre pas dans le champ du paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 « 4. Les paragraphes 1 et 1 bis [interdiction portuaire] ne s’appliquent pas dans le cas d’un navire ayant besoin d’assistance qui cherche un lieu de refuge, d’une escale d’urgence pour des raisons de sécurité maritime, ou d’un sauvetage de vies humaines en mer. » https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A02014R0833-20221007#tocId18↩︎
The Russian ship ‘Shtandart’ is continuing its campaign against EU sanctions by demanding a new port of call in Finistère, Brittany. Vladimir Martus is resorting to his usual harassment and humanitarian blackmail. Here is the action plan we are proposing to the Maritime Prefect, Commander-in-Chief for the Atlantic, and the Prefect of Finistère to put a definitive end to the mission of interference and destabilisation, of which Martus is the hero for the Kremlin’s propaganda agencies, thanks to his bullying of the French and European authorities.
To the attention of : Vice-Admiral Jean-François Quérat, Maritime Prefect, Commander-in-Chief for the Atlantic Mr Alain Espinasse, Prefect of Finistère
Copy to : European Commission, Quai d’Orsay, Maritime Prefecture Channel – North Sea, Prefecture of the Manche department, Press
17th August 2024,
Admiral, Mr Prefect of Finistère,
On his company’s website, Vladimir Martus, captain of the Russian vessel ‘Shtandart’, offers commercial services1 to destinations where he is not allowed to dock.
Vladimir Martus is knowingly putting his passengers at risk in order to blackmail and harass the French authorities. The Maritime Prefect for the Atlantic and, potentially, the Maritime Prefect for the Channel and North Sea are particularly targeted. The same applies to the Prefect of Finistère. It might soon be true for the Prefect of the Manche département.
We believe that, as in Spain2, the ‘Shtandart’ should be allowed, under guard and for a limited time, to berth. There, Vladimir Martus should be arrested for deliberately and repeatedly endangering the lives of others before being deported to the country of which he is a citizen. It would be wise to notify him of a future ban from France. Passengers who are minors should be returned home at the shipowner’s expense.
After this final refuelling, the ‘Shtandart’, banned from French territorial waters, will have to sail to St Petersburg or to a port not subject to European sanctions. The nearest is Tangiers in Morocco, where the ‘Shtandart’ already called in March and April 202434.
On board, during the eviction trip, authority would be exercised by a Vladimir Martus’ first mate, if one is available and sufficiently qualified, or by a professional skipper paid by the shipowner. For greater ease and speed, a route under engine supported by the brigantine could be envisaged. The 26 m hull is, in fact, overpowered by two 560 hp Volvo engines, ensuring a top speed of 13 knots. Vladimir Martus was delighted to claim that his combined yacht had more power than the large Russian tall ship ‘Mir’ (109.2 m, 2,385 t).
In our opinion, we must avoid seizing the vessel itself. Such an option would be a source of embarrassment and expense, and could even lead to public disorder. It is possible to predict a situation where Maria Martus, the shipowner according to Vladimir Martus’ statement to the court in Rennes5, refuses to cover the costs of the ship eviction, the deportation of Martus and the repatriation of underage passengers. In this case, in accordance with European regulations6, it would be appropriate to ask the German authorities to seize the funds of « Martus TV GmbH7», domiciled in Hamburg. This company is the one that collects the payments8 received for the ‘Shtandart’ services provided in breach of the 5th round of the sanctions.
Action must be taken without delay. The threat and nuisance posed by the current situation of the ‘Shtandart’ should not be underestimated. Its campaign of interference and destabilisation specifically targets the maritime environment, where Martus has numerous Trojan horses9, as well as public opinion more generally. The man who presents himself as a ‘dissident’ has unleashed a true nationalist enthusiasm in the Russian media and the Kremlin’s propaganda organs (RBC, TASS, Ria Novosti, RT, Sputnik…) with which he is in almost daily contact. His mission is clear. All you need to do is see the hundreds of articles that have appeared about him since the beginning of July 2024. Vladimir Martus is the hero of the sanctions fraud and the challenging of French and European authorities. By way of example, we could mention :
Le navire russe « Shtandart » poursuit sa campagne contre les sanctions UE en exigeant une nouvelle escale dans un port finistérien. Vladimir Martus a recours à ses habituels harcèlement et chantage humanitaire. Voici le plan d’action que nous proposons au Préfet Maritime, Commandant en chef pour l’Atlantique, et au Préfet du Finistère afin de mettre un terme définitif à la mission d’ingérence et de déstabilisation, dont Martus est le héros pour les officines propagandistes du Kremlin, grâce à sa remise en cause des autorités françaises et européennes.
À l’attention de : Vice-Amiral d’escadre Jean-François Quérat, Préfet Maritime, Commandant en chef pour l’Atlantique Monsieur Alain Espinasse, Préfet du Finistère
Copie : Commission européenne, Quai d’Orsay, Préfecture maritime Manche – mer du Nord, Préfecture du département de la Manche, Presse
Le 17 août 2024,
Amiral, Monsieur le Préfet,
Vladimir Martus, chef de bord du navire russe « Shtandart », sur le site web de son entreprise, propose des prestations commerciales1 vers des destinations où il a interdiction d’accoster.
Vladimir Martus met sciemment ses passagers en péril pour mieux exercer chantage et harcèlement à l’égard des autorités françaises. Le Préfet maritime de la région Atlantique et, potentiellement, celui de la région Manche sont particulièrement visés. Il en est de même du préfet du Finistère. Il en sera bientôt ainsi pour le préfet du département de la Manche.
Nous pensons que, comme en Espagne2, le « Shtandart » doit être autorisé, sous bonne garde et pour un temps limité, à venir à quai. Là, Vladimir Martus doit être arrêté, pour mise en danger délibérée et répétée de la vie d’autrui avant d’être expulsé vers le pays, dont il est citoyen. Il serait judicieux de lui notifier une interdiction future du territoire national. Les passagers mineurs doivent être retournés à leur domicile aux frais de l’armateur.
À l’issue de cet ultime ravitaillement, le « Shtandart », banni des eaux territoriales françaises, devra faire route vers Saint-Pétersbourg ou vers un port non soumis aux sanctions européennes. On peut proposer le plus proche, Tanger, au Maroc, où le « Shtandart » a déjà fait escale en mars et en avril 202434.
À bord, pendant le convoyage, l’autorité serait exercée par un second de Vladimir Martus, s’il en existe un de disponible et de suffisamment qualifié, ou par un skipper professionnel rémunéré par l’armateur. Pour plus de facilité et de rapidité, on peut envisager une route faite au moteur appuyé par la brigantine. La coque de 26 m est, en effet, sur-motorisée par deux moteurs Volvo de 560 chevaux, assurant une vitesse de pointe de 13 nœuds. Vladimir Martus s’est d’ailleurs félicité du fait que son voilier mixte disposait de plus de puissance que le grand voilier russe « Mir » (109,2 m, 2 385 t).
À notre avis, il faut éviter une saisie du navire lui-même. Une telle option serait source d’embarras et de dépenses, voire de risques de troubles à l’ordre public. Il est possible d’envisager l’hypothèse où Mme Maria Martus, l’armateur selon les dires de Vladimir Martus au tribunal de Rennes5, refuserait de prendre en charge les frais du convoyage et le coût de l’expulsion ainsi que des rapatriements. Dans ce cas, en accord avec la réglementation européenne6, il serait opportun de solliciter les autorités allemandes afin de saisir les fonds de la Sarl « Martus TV GmbH7 », domiciliée à Hambourg. Cette société est celle qui encaisse les paiements8 reçus en rémunération des prestations du « Shtandart » réalisées en infraction avec le 5e volet des sanctions.
Il convient d’agir sans tarder. On souligne que la menace et la nuisance représentées par la situation actuelle du « Shtandart » ne doivent pas être sous-estimées. Sa campagne d’ingérence et de déstabilisation cible spécifiquement le milieu maritime, où Martus dispose de nombreux chevaux de Troie9, ainsi que l’opinion publique plus généralement. Celui qui se présente comme un « dissident » déchaîne un véritable enthousiasme nationaliste de la part de la presse russe et des organes de propagande du Kremlin (RBC, TASS, Ria Nosti, RT, Sputnik…) avec lesquels il est en contact quasi-quotidien. Sa mission est claire. Il suffit, pour s’en convaincre, de voir les centaines d’articles parus à son sujet depuis le début du mois de juillet 2024. Vladimir Martus y est le héros de la fraude aux sanctions et de la remise en cause des autorités françaises ou européennes. À titre d’exemple, nous mentionnerons :
To the attention of: European Commission DG for Financial Stability, Financial Services and Capital Markets Union (FISMA)
August 12, 2024
Dear Madam, Dear Sir,
Thank you for your letter of 12 July, which is attached. As you announced following the clarification provided by the 14th part of the sanctions, on 24 June 2024, « Any replica of a historic ship flying the Russian flag or having flown the Russian flag before 24 February 2022 may not call at a port of a Member State ». The aim was to put an end to the misleading rewriting of the Union’s regulations by the network of influence of the Russian ship Shtandart operating within the French State apparatus. In some « départements » (counties), the clarification has been taken into account. On the other hand, the sanctions fraud continues in La Rochelle with the complicity of Brice Blondel, Prefect of Charente-Maritime. The stopover on 5 and 6 August bears witness to this.
The regulatory framework for the Shtandart‘s illegal stopover in La Rochelle is unambiguous.
France allowed the Russian sailing frigate Shtandart to dock in its port despite EU sanctions over Moscow’s full-scale invasion of Ukraine, AFP reported on Aug. 7, citing an unnamed port source.
The ban on access to EU ports, which applies to the Shtandart, may be subject to exceptions in the event of an emergency. But the grounds of such exceptions are precisely defined.
Council Regulation (EU) No 833/2014, article 3ea 4. Paragraphs 1 and 1a shall not apply in the case of a vessel in need of assistance seeking a place of refuge, of an emergency port call for reasons of maritime safety, or for saving life at sea.
Inciting or aiding and abetting the commission of these offences is also punishable. In this context, being a public official is an aggravating circumstance.
Entering La Rochelle harbour on 5 August 2024, Shtandart had no shortage of water, food or fuel.
As a result of various infringements, the Shtandart was banned from Spanish territorial waters and expelled on 27 July 20241. The Russian vessel was nevertheless able to make a stopover in Cee, Cape Finisterre, Spain, on 30 July. The aim was to refuel the vessel in order to sail to Belfast, Northern Ireland, free of European sanctions. At least, that’s what the Spanish authorities have been told.
In its request, dated last Sunday (27/07/2024), the Shtandart asked for shelter for docking or anchoring in Spain due to a technical problem with an electrical generator. The request, extended yesterday (29/07), adds that for the planned voyage to Belfast (Northern Ireland), it needs more food and water for a crew of eleven, including two teenagers.
The General Director of the Merchant Navy, Gustavo Santana Hernández,… considered that maritime safety could be affected on its journey to Belfast, some 750 nautical miles away. This is why the forced stopover was authorised in the port of Cee.
From Cee to La Rochelle, it’s 400 nautical miles. So Shtandart, bunkered for almost twice that distance, can’t be short of anything when it passes through the « Bassin des Chalutiers » lock.
The Shtandart in the Bassin des Chalutiers, La Rochelle, 6 August 2024 – Photo No Shtandart In Europe.
On 5 August 2024, Shtandart was not in La Rochelle by accident or for an emergency. The illegal stopover was planned in advance.
Shortly after setting sail from Cee, passing Corcubión (CCN) on 30 July at 12:28 UTC, the Shtandart indicated on Marine Traffic that it was no longer heading for Belfast, but for the port of La Rochelle La Pallice (LPE). This is a destination prohibited by European sanctions.
Shortly after Cee’s departure, the Shtandart’s AIS replaced Belfast with La Rochelle.
Comparison of Cee-Belfast and Cee-La Rochelle routes
The Shtandart is due to arrive in La Rochelle on 5 August 2024 at 2:00 UTC. Vladimir Martus, the skipper, lied to the Director of the Spanish Merchant Navy.
The Charente-Maritime prefecture is unable to justify the special dispensation it has granted to the Shtandart on 5 and 6 August 2024.
In accordance with the European Commission‘s instructions, the general coordination of sanctions in France is carried out by the Ministry of Europe and Foreign Affairs. The prefects are responsible for applying port sanctions in their « département », with the exception of the « Grands ports maritimes et fluviaux » (Rouen/Le Havre, Dunkerque, Nantes/Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux and Marseille).
On 7 July 2024, the Prefect of Finistère issued an order banning the presence of Shtandart in the ports of his « département »2. This order was upheld by the Rennes Administrative Court on 11 July 20243. For his part, the Prefect of La Manche pointed out that Shtandart was banned from European ports and, as a result, from the Festival of Working Sails in Granville between 21 and 25 August 2024. The Russian press reported this on 5 August4. The French press reported on 9 August5. For their part, the Spanish maritime authorities explained, in detail, why and how they authorised a stopover, very closely supervised and limited in time, to refuel the Shtandart before its (false) departure for Belfast6. Quite rightly, they refered to paragraph 4 of Article 3ea of EU Regulation No 833/2014 presented above.
On 1 August 2024, the Union des Ukrainiens de France, the Ukraine-Atlantique association based in La Rochelle and the No Shtandart In Europe whistleblower group wrote to Brice Blondel, Prefect of Charente-Maritime, and Sandrine Gourlet, Director General of the Port Atlantique La Rochelle. The addressees were alerted to the forthcoming visit of the Shtandart to La Rochelle and informed, in detail, of their responsibilities with regard to the application of port sanctions in their département. No reply was received.
The Russian vessel Shtandart, flying the flag of the Cook Islands, has been explicitly and officially banned from European ports by the Council of the European Union. It is the responsibility of the Director of the Atlantic Port of La Rochelle and the Prefect of Charente-Maritime to put a stop to the fraudulent use of the 5th round of sanctions in their department, in the same way as the Prefect of Finistère, whose order was upheld by the courts. By acting quickly, they will also spare themselves the illegal actions, blackmail and public order disturbances caused in Brest and Spanish Galicia by the captain and crew of this vessel…Read
Brice Blondel, Prefect of Charente-Maritime, former Chief of Staff to Emmanuel MacronSandrine Gourlet, CEO of Grand Port Atlantique La Rochelle
On the contrary, Brice Blondel chose to allow the Russian vessel Shtandart, registered in the Cook Islands since 6 June 2024, to pass through the Bassin des Chalutiers lock at 5.00 am on 5 August 2024 to enter the port of La Rochelle. This is a clear breach of the EU regulation on port sanctions.
It shall be prohibited to provide access, after 16 April 2022, to ports and, after 29 July 2022, to locks in the territory of the Union to any vessel registered under the flag of Russia, and for such vessels to access ports and locks, with the exception of access to locks for the purpose of leaving the territory of the Union.
Paragraph 1 shall apply to vessels that have changed their Russian flag or their registration, to the flag or register of any other State after 24 February 2022.
It should be noted that the mayor of La Rochelle, Jean-François Fountaine, does not disapprove of this illegal entry, unlike David Samzun, the mayor of Saint-Nazaire, who was presented with the same fait accompli on 16 August 20237. It is true that the municipality of La Rochelle has been involved in circumventing the sanctions imposed by the Shtandart since 8 June 2022. It is even advertising it, via its tourist office.
Clearly, paragraph 4 of Article 3ea of EU Regulation No 833/2014 cannot cover the 36 hours spent by Shtandart in La Rochelle. Brice Blondel, the prefect, can find nothing to ‘justify’ the fraud of which he is an accomplice, apart from a fictitious red herring, a classic example of the fallacious rewriting of European texts in which the La Rochelle municipality, prefecture and press, as well as pro-Shtandart and/or pro-Russian networks of influence, have made a speciality of themselves for more than two years now 8.
The permission for the vessel to dock in La Rochelle was granted by the authorities of the Charente-Maritime department. They officially declined to comment, but the AFP source said it was a “technical stop” and there were no grounds for prohibiting it.
« Technical stopover »? At least, we have confirmation that we’re not « in the case of a vessel in need of assistance seeking a place of refuge, of an emergency port call for reasons of maritime safety, or for saving life at sea. »
The ‘port source’ mentioned is probably one of the key players in the Shtandart fraud.
Patrice Bernier, « dock master » at the La Rochelle marina
We have lost count of the number of times the Shtandart‘s network of influence has asserted that the Russian ship had all the necessary authorisations to enter French ports. Yet in over two years, no official authorisation was ever published. On the contrary, official texts, accessible to all, state that it has been banned. We have reason to believe that the ‘port source’mentioned here is Patrice Bernier, « dock master » at the La Rochelle marina. In fact, along with Michel Balique, president of the Amis des grands voiliers association, and Ludovic Pacciarella, Vladimir Martus’ agent in La Rochelle, he was behind the installation of the Shtandart in the port of La Rochelle after the adoption of the 5th part of the sanctions. His style of making peremptory, unsourced assertions is evident here.
« This was authorized by the prefect of the Charente Maritime, who has authority over all ports, » a port source told AFP.
In fact, contrary to what the ‘port source’ claims, the Prefect of Charente-Maritime does not have authority over all the département’s ports. The port of La Pallice is under the responsibility of Sandrine Gourlet, Managing Director of the Port Atlantique La Rochelle, France’s sixth largest seaport. She is responsible for enforcing port sanctions in the area under her responsibility.
The source told the agency that the “Standart” arrived on Monday morning (05/08/2024 – 5:00 AM) and departed on Tuesday afternoon (06/08 – 18 h 00), adding that it is unclear where the ship will head next.
On Vessel Finder and Marine Traffic, Shtandart announces Granville as its destination, with an expected arrival date of 21 August 2024.
Destination of the Shtandart displayed by its AIS on 07/08/2024
Fifteen days is much longer than it takes to reach the Normandy port. In fact, the Shtandart‘s website indicates that its clients will be sailing from La Rochelle to Camaret from 12 to 17 August, before heading for Granville. Understandably, the ‘port source’ does not wish to speak about it.
Confusion is erected as a key principle for the Shtandart‘s case.
Vladimir Martus had challenged the prefectoral order before the Rennes administrative court, claiming to have “no links” with Vladimir Putin’s “regime”, but the court rejected his request.
The order issued by the Prefect of Finistère makes no mention of any links between Vladimir Martus and the Russian regime. Moreover, this is not a criterion for applying the 5th round of sanctions. The order of the interim relief judge does not mention it either. This is the usual practice in this case, which consists of distracting from the fundamental problems and questions of law. But since the point is mentioned, it should be demystified.
Laetitia Jacq-Galdéano, a reporter for the newspaper Ouest-France, conducted an investigation over several weeks into the Shtandart case. She has documented Vladimir Martus’s links with the Russian presidential administration:
Since the beginning of July 2024, dozens, even hundreds of articles favourable to the Shtandart have been published by a tightly controlled Russian press and by the Kremlin’s propaganda agencies (TASS, RBC, Ria Novosti, Lenta, Sputnik, RT…) with which Vladimir Martus is in almost daily contact.
The treatment of Vladimir Martus by the propaganda organs of the Russian regime is particularly benevolent. It is not the same as that given to those who oppose the war in Ukraine or the Russian regime. We can also see that, as far as the Russians are concerned, the Shtandart is indeed a Russian ship, even though it has been sailing under the flag of the Cook Islands since 6 June 2024. Better still, Vladimir Martus is Russia’s national hero for sanctions fraud:
In Russia, the Shtandart’s visit to La Rochelle on 5 and 6 August 2024 is not seen as a humanitarian gesture or a ‘technical stopover’. It is seen as a French weakness and a Russian victory that calls for other ones.
A l’attention de : European Commission DG for Financial Stability, Financial Services and Capital Markets Union (FISMA)
Le 12 août 2024
Chère Madame, Cher Monsieur,
Nous vous remercions pour courrier, du 12 juillet dernier, rappelé en pièce jointe. Comme vous l’annonciez à la suite de la clarification apportée par le 14e volet de sanction, le 24 juin 2024 : « Toute réplique de navire historique battant pavillon russe ou ayant battu pavillon russe avant le 24 février 2022 ne peut pas faire escale dans un port d’un État Membre ». L’objectif était de mettre fin à la réécriture fallacieuse du règlement de l’Union par le réseau d’influence du navire russe Shtandart sévissant au sein de l’appareil d’Etat français. Dans certains départements, la mise au point a été prise en compte. En revanche, la fraude aux sanctions se poursuit à La Rochelle avec la complicité de Brice Blondel, préfet de la Charente-Maritime. C’est ce dont témoigne l’escale des 5 et 6 août derniers.
Le cadre réglementaire, de l’escale illégale du Shtandart à La Rochelle, est sans ambiguïté.
L’interdiction d’accès aux ports de l’Union, qui frappe le Shtandart, peut souffrir des exceptions dans le cas d’une situation d’urgence. Mais les motifs en sont précisément définis.
Règlement (UE) no 833/2014, article 3 sexies bis 4. Les paragraphes 1 et 1 bis (interdiction) ne s’appliquent pas dans le cas d’un navire ayant besoin d’assistance qui cherche un lieu de refuge, d’une escale d’urgence pour des raisons de sécurité maritime, ou d’un sauvetage de vies humaines en mer.
Le fait d’inciter à commettre ces infractions ou de s’en rendre complice est également passible de sanctions. Dans ce cadre, le statut d’agent public est une circonstance aggravante.
En entrant à La Rochelle, le 5 août 2024, le Shtandart ne manque ni d’eau, ni de vivres, ni de carburant.
Suite à différentes infractions, le Shtandart est interdit dans les eaux territoriales espagnoles et expulsé le 27 juillet 20241. Le navire russe peut, néanmoins, réaliser une escale à Cee, cap Finisterre, Espagne, le 30 juillet. L’objectif est de faire des pleins complets dans le but de se rendre à Belfast, Irlande du Nord, hors sanctions européennes. C’est, du moins, ce qui est annoncé aux autorités espagnoles.
Dans sa requête, datée de dimanche dernier (27/07/2024), le Shtandart a demandé un abri pour son accostage ou son ancrage en Espagne en raison d’un problème technique avec un générateur électrique. La demande, prolongée hier (29/07), ajoute que pour le voyage prévu vers Belfast (Irlande du Nord), il a besoin de plus de nourriture et d’eau pour un équipage de onze personnes, dont deux adolescents.
Le directeur général de la marine marchande, Gustavo Santana Hernández,… a estimé que la sécurité maritime pouvait être affectée lors de son voyage vers Belfast, situé à environ 750 milles nautiques. C’est pourquoi l’escale forcée a été autorisée dans le port de Cee.
De Cee à La Rochelle, il y a 400 miles nautiques. Donc le Shtandart, avitaillé pour une distance presque double, ne peut pas être en manque de quoi que ce soit quand il franchit l’écluse du Bassin des Chalutiers.
Le Shtandart dans le Bassin des Chalutiers, La Rochelle, 6 août 2024 – Photo No Shtandart In Europe.
Le 5 août 2024, le Shtandart n’est pas à La Rochelle par accident ou pour une urgence. L’escale illégale a été planifiée par avance.
Peu de temps après son appareillage de Cee, passant devant Corcubión (CCN), le 30 juillet à 12 h 28 UTC, le Shtandart indique, sur Marine Traffic, qu’il ne fait plus route vers Belfast, mais vers le port de La Rochelle La Pallice (LPE). Il s’agit d’une destination interdite par les sanctions européennes.
Peu de temps après le départ de Cee, l’AIS du Shtandart a remplacé Belfast par La Rochelle
Comparaison des trajets Cee-Belfast et Cee-La Rochelle
L’arrivée du Shtandart à La Rochelle est prévue le 5 août 2024 à 2 h 00 UTC. Vladimir Martus, le chef de bord, a donc menti au directeur de la Marine marchande espagnole.
La préfecture de Charente-Maritime est incapable de justifier le passe-droit qu’elle a octroyé au Shtandart les 5 et 6 août 2024.
Selon les instructions de la Commission européenne, la coordination générale des sanctions, en France, est effectuée par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Les préfets sont en charge de l’application des sanctions portuaires, à part pour les Grands ports maritimes et fluviaux.
Le préfet du Finistère prend, le 7 juillet 2024, un arrêté interdisant la présence du Shtandart dans les ports de son département2. Cet arrêté est confirmé par le tribunal administratif de Rennes, le 11 juillet 20243. De son côté, le préfet de la Manche rappelle que le Shtandart est interdit dans les ports européens et, par voie de conséquence, au Festival des voiles de travail de Granville entre les 21 et 25 août 2024. La presse russe en témoigne, le 5 août4. La presse française, en rend compte, le 9 août5. Pour leur part, les autorités maritimes espagnoles expliquent, dans le détail, pourquoi et comment elles ont autorisé une escale, très encadrée et limitée dans le temps, pour le ravitaillement du Shtandart avant son (faux) départ pour Belfast6. Fort justement, elles font référence au paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 présenté ci-dessus.
Le 1er août 2024, l’Union des Ukrainiens de France, l’association rochelaise Ukraine-Atlantique et le collectif lanceur d’alerte No Shtandart In Europe écrivent à Brice Blondel, préfet de la Charente-Maritime, et à Sandrine Gourlet, Directrice générale du Port Atlantique La Rochelle. Les destinataires sont alertés sur la venue prochaine du Shtandart à La Rochelle et informés, de façon circonstanciée, sur leurs responsabilités quant à l’application des sanctions portuaires dans leur département. Aucune réponse n’est reçue.
Brice Blondel, préfet de la Charente-Maritime, ex-chef de cabinet d’emmanuel MacronSandrine Gourlet, DG du Grand Port Atlantique La Rochelle
Au contraire, Brice Blondel choisit de laisser le navire russe Shtandart, immatriculé aux Iles Cook depuis le 6 juin 2024, franchir l’écluse du Bassin des Chalutiers, le 5 août 2024 à 5 h 00 du matin, pour entrer dans le port de La Rochelle. Il s’agit d’une violation caractérisée du règlement UE relatif aux sanctions portuaires.
Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union.
Le paragraphe 1 s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022.
On notera que le maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine ne désapprouve pas cette entrée illégale, à la différence de David Samzun, maire de Saint-Nazaire mis devant le même fait accompli, le 16 août 20237. Il est vrai que la municipalité de La Rochelle est partie prenante du contournement des sanctions par le Shtandart depuis le 8 juin 2022. Elle en fait même la publicité, via son office de tourisme.
Il est clair que le paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 ne peut pas couvrir les 36 heures du Shtandart à La Rochelle. Brice Blondel, le préfet, ne trouve rien pour « justifier » la fraude dont il se rend complice, à part un fumeux faux fuyant, un classique de la réécriture fallacieuse des textes européens dont la municipalité, la préfecture et la presse de La Rochelle ainsi que les réseaux d’influence pro-Shtandart et/ou pro-russes se sont fait une spécialité depuis plus de deux ans 891011121314.
Contactée par l’AFP, la préfecture de Charente-Maritime n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat. De source proche des autorités, on indique qu’il ne s’agissait que d’une « escale technique » et qu’il n’y avait aucune raison de l’interdire.
« Escale technique » ? Au moins, a-t-on la confirmation que l’on n’est pas « dans le cas d’un navire ayant besoin d’assistance qui cherche un lieu de refuge, d’une escale d’urgence pour des raisons de sécurité maritime, ou d’un sauvetage de vies humaines en mer ».
La « source portuaire », qui est citée, est probablement un des acteurs fondateurs de la fraude du Shtandart.
Patrice Bernier, « maître principal » au port de plaisance de La Rochelle
On ne compte plus les fois où il a été asséné, par le réseau d’influence du Shtandart, que le navire russe avait toutes les autorisations requises pour entrer dans les ports français. Pourtant, en plus de deux ans, aucune autorisation officielle n’a jamais été publiée. À l’inverse, des textes officiels, accessibles à tous, font état de son interdiction. Nous avons lieu de penser que la « source portuaire » mentionnée ici est Patrice Bernier, « maître principal » au port de plaisance de La Rochelle. En effet, avec Michel Balique, président de l’association Amis des grands voiliers, et Ludovic Pacciarella, agent rochelais de Vladimir Martus, il est à l’origine de l’installation du Shtandart dans le port de La Rochelle après l’adoption du 5e volet des sanctions. On y retrouve son style d’affirmations péremptoires et non sourcées.
« Ça a été autorisé par le préfet de Charente-Maritime, qui a autorité sur tous les ports», a déclaré à l’AFP une source portuaire.
En réalité, contrairement à ce qu’affirme la « source portuaire », le préfet de Charente-Maritime n’a pas autorité sur tous les ports du département. Le port de La Pallice est sous la responsabilité de Sandrine Gourlet, Directrice générale du Port Atlantique La Rochelle, sixième Grand port maritime français. C’est à elle de faire appliquer les sanctions portuaires pour l’espace, dont elle à la charge.
« (Le Shtandart) est arrivé lundi matin (05/08/2024 – 5 h 00), il est reparti mardi après-midi » (06/08 – 18 h 00) , a ajouté cette source, précisant ne pas connaître la prochaine destination du voilier.
Sur Vessel Finder et sur Marine Traffic, le Shtandart annonce pourtant Granville comme destination avec une arrivée prévue le 21 août 2024.
Destination du Shtandart affichée par son AIS le 07/08/2024
Quinze jours, c’est bien plus qu’il n’en faut pour rejoindre le port normand. De fait, le site web du Shtandart indique, à l’attention de ses clients, une navigation La Rochelle-Camaret, du 12 au 17 août, avant de faire route vers Granville. On comprend que la « source portuaire » ne désire pas en dire plus.
La confusion est érigée en principe pour le dossier du Shtandart.
Vladimir Martus avait contesté l’arrêté préfectoral devant le tribunal administratif de Rennes, assurant n’avoir « aucun lien » avec « le régime » de Vladimir Poutine, mais la juridiction avait rejeté sa requête.
L’arrêtédu préfet du Finistère ne fait aucunement mention d’éventuels liens de Vladimir Martus avec le régime russe. Ce n’est d’ailleurs pas un critère d’application du 5e volet des sanctions. L’ordonnance du juge des référés n’en fait pas plus état. On est là dans une pratique habituelle pour ce dossier, qui consiste à faire diversion aux problèmes de fond et aux questions de droit. Mais puisque le point est mentionné, il convient de le démystifier.
Laetitia Jacq-Galdéano, reporter au journal Ouest-France, a mené une enquête de plusieurs semaines sur l’affaire du Shtandart. Elle a démontré, preuves à l’appui, les liens de Vladimir Martus avec l’Administration présidentielle russe :
Depuis début juillet 2024, ce sont des dizaines, voire des centaines d’articles, favorables au Shtandart qui sont publiés par une presse russe étroitement contrôlée et par les officines de propagande du Kremlin (TASS, RBC, Ria Novosti, Lenta, Sputnik, RT…) avec qui Vladimir Martus est en contact quasi-quotidien.
On constate que le traitement réservé à Vladimir Martus par les organes propagandistes du régime russe est particulièrement bienveillant. Ce n’est pas celui dédié à ceux qui s’opposent à la guerre en Ukraine ou au régime russe. On observe aussi que, pour les Russes, le Shtandart est bien un navire russe même s’il navigue sous le pavillon des Iles Cook depuis le 6 juin 2024. Mieux, Vladimir Martus est le héros national russe de la fraude aux sanctions :
En Russie, le séjour du Shtandart à La Rochelle, les 5 et 6 août 2024, n’est pas considéré comme un geste humanitaire ou comme une « escale technique ». Il est pris comme une faiblesse française et comme une victoire russe qui en appelle d’autres.
Le quotidien La Manche Libre annonce, ce jour, le 9 août 2024, que, selon une communication de la préfecture de la Manche, le navire russe Shtandart ne sera pas accepté au festival des Voiles de travail de Granville (du 21 au 25 août).
Nous ne savons pas si cette application de l’interdiction européenne a fait l’objet d’un arrêté et si elle a été notifié au navire.
En réalité, l’annonce avait déjà été faite, le 5 août, par Ria Novosti, une des agences de propagandes russes avec laquelle Vladimir Martus communique quasi quotidiennement. Celle-ci avait contacté la préfecture de la Manche.
Dans ce média russe et dans bien d’autres1, Vladimir Martus, fait savoir que, pour lui, le sujet n’est pas réglé et qu’il a bien l’intention de venir à Granville, quand même. Le vent est donc succeptible de tourner et le russe peut encore user d’une entourloupe dont il est coutumier. Il s’agit, d’ailleurs, d’une prestation qu’il vend toujours en ligne à ses clients.
Nous pouvons penser que le Shtandart n’essaiera pas de passer en force comme à Brest ou dans la Ria d’Arousa, Galice. Il exploitera ses passagers, appelés « équipage », pour un nouveau chantage humanitaire afin d’exiger de pouvoir accoster à proximité, voire à Granville même.
05/08/2024 Агентство экономической информации ПРАЙМ 12:08 https://1prime.ru/20240805/shtandart-850669555.html La frégate « Shtandart » ne sera pas autorisée à entrer dans le port de Granville en raison de sanctions
05/08/2024 Комсомольская правда 14:33 https://www.kp.ru/online/news/5931689/ La frégate « Standard » a été autorisée à entrer dans le port français de La Rochelle
05/08/2024 Fontanka 14:50 https://www.fontanka.ru/2024/08/05/73919792/ La frégate sanctionnée « Standard » a été autorisée à entrer dans le port de France. Voyez à quoi ça ressemble
Le Shtandart, après une escale illégale à La Rochelle, est en route vers Granville. En dépit de molles affirmations orales, la préfecture de la Manche répugne à s’engager par écrit sur le fait qu’elle fera appliquer l’interdiction européenne. Ce faisant, elle ouvre la voie au fait accompli dont la politique d’ingérence russe est friande et dont le capitaine du navire joue en expert.
À l’attention de : Monsieur *** Chargé de communication Préfecture de La Manche
Cher Monsieur ***,
Faisant suite à nos échanges d’hier, je vous informe que le Shtandart a quitté le port de La Rochelle où il jouit d’un important réseau de complicités aussi bien dans la municipalité que chez les représentants de l’Etat. Pourtant largement pourvu à Cee, Espagne, pour la lointaine destination de Belfast (750 mn) selon le récit d’El Faro de Vigo, le navire russe a complété son avitaillement afin de continuer à mener sa campagne d’ingérence le long des rivages de Premar Atlantique Ceclant ainsi que de Premar Manche et dans nos ports. De plus, dans le port de Charente-Maritime, il a embarqué de nouveaux clients, camouflés sous le nom « d’équipage ». Ne doutons pas qu’ils soient les pions d’un prochain chantage « humanitaire » sur les côtes de Nouvelle-Aquitaine, des Pays de la Loire, de Bretagne ou de Normandie.
La Rochelle était donc bien une escale illégale non-conforme au paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014.
4. Les paragraphes 1 et 1 bis ne s’appliquent pas dans le cas d’un navire ayant besoin d’assistance qui cherche un lieu de refuge, d’une escale d’urgence pour des raisons de sécurité maritime, ou d’un sauvetage de vies humaines en mer.
Cette information ne doit pas être prise à la légère. Il ne s’agit pas d’un événement local, mais d’une affaire politique internationale déclenchant une ferveur nationaliste en Russie, pour laquelle s’enflamment les médias de ce pays. À ce sujet, on peut examiner une liste non-exhaustive des plus de 30 articles russes publiés le 5 août 2024.
Nous sommes alarmés par ce qui vient de se passer à La Rochelle et par le fait que le Shtandart a déjà violé les sanctions européennes à Granville en 2022 et 2023. A notre connaissance la préfecture de la Manche n’a toujours pas émis de confirmation officielle quant au fait que l’interdiction européenne soit appliquée au Shtandart dans les ports du département. Il ne semble pas, non plus, qu’elle en ait notifié le capitaine du Shtandart.
L’« Union des Ukrainiens de France » et le collectif « No Shtandart In europe » adresseront, très prochainement, une lettre ouverte à Monsieur Xavier Brunetière, préfet du département de la Manche, afin de l’exhorter à adopter sans ambiguïté, dans son département, une position conforme à l’Etat de droit.
Par ailleurs, nous pensons que les autorités maritimes françaises devraient prendre une décision s’inspirant de celles des autorités espagnoles qui ont, sans tergiverser, mis fin aux nuisances du navire représentant le régime russe.
Fin juillet 2024, la frégate russe Shtandart, interdite d’escale, en Europe a tenté de forcer l’entrée des ports de Galice. Pour ce faire, elle a accumulé les infractions à la législation de l’Union, aux règles de sécurité et aux instructions des autorités maritimes. Son capitaine, Vladimir Martus, croyait que sa mise en scène « humanitaire » lui vaudrait sauf conduit. Le navire contrevenant a été expulsé manu militari des eaux territoriales espagnoles.
Traversée du Golfe de Gascogne sans eau ni biscuits ?
En Bretagne, depuis le 12 juillet 2024, la frégate russe Shtandart, interdite d’accès dans les ports finistériens par arrêté préfectoral, confirmé par la justice, est au mouillage devant le port de Bénodet. Les Affaires maritimes s’assurent que rien ne manque à bord. Le shtandart a, bien évidemment, le droit de se ravitailler. Néanmoins, à écouter Vladimir Martus, la situation, sur le navire, serait critique par manque d’eau et de nourriture. Comme prévu par son auteur, la mystification russe émeut l’opinion. De plus, « Mor Glaz », l’association de secours aux marins, dirigée par Jean-Paul Hellequin, un ex leader du syndicat CGT, prend parti pour l’armateur du navire en se répandant en imprécations pro-russes et pro-Shtandart. Il stipendie l’Europe, la loi et les autorités françaises. Il est largement repris par la presse hexagonale. Il fait le bonheur, et souvent les titres, des organes de propagande russe1.
La frégate russe Shtandart au mouillage devant le port de Bénodet
Pourtant, au lieu de retourner à La Rochelle, bien contrôlée par son réseau d’influence, Vladimir Martus décide de faire route sans procéder à un approvisionnement – vital – selon ses dires et ceux d’Hellequin. Depuis Bénodet, le 19 juillet 2024, le Shtandart entreprend la traversée du Golfe de Gascogne pour se rendre à la « Iacobus Maris Experience » de Vigo (Galice Espagne), organisée par la « Fundación Traslatio », partenaire de la Société de géographie russe et du Shtandart23. C’est donc que le navire n’est à court ni d’eau ni de nourriture, contrairement à ce qui est affirmé aux médias.
Vigo est une destination surprenante pour le Shtandart. En effet, en juillet 2022, le Shtandart y avait déjà été interdit de participation à la « Ruta Iacobus Maris ». Pourquoi Martus reprend-t-il le risque de se faire exclure à nouveau ? De quelle krysha croit-il pouvoir bénéficier ?
Juillet 2022, le Shtandart exclu de la Ruta Iacobus Maris.Juillet 2022, écarté du festival, le Shtandart peut quand même accéder à un quai pour « raison humanitaire ».
Le 22 juillet 2024, l’Asociación Galega de Axuda a Ucraína (AGA Ucraína) écrit aux autorités portuaires de Vigo pour demander l’application de l’interdiction européenne concernant le Shtandart. Il y est rappelé les liens de Vladimir Martus avec le pouvoir russe, les troubles de Brest, les atrocités russes en Ukraine et l’immoralité qu’a Vladimir Martus de se prétendre victime de la guerre au même titre que les populations ukrainiennes.
Le 23 juillet après-midi, ou le 24 juillet 2024 au matin, les autorités maritimes espagnoles annoncent qu’elles s’assureront que le Shtandart respecte l’interdiction européenne d’escale dans leur pays. Vigo comme tous les ports espagnols, ainsi que leurs différentes capitaineries, en sont avisés. Cette disposition nationale formelle résulte du fait que le Shtandart, interdit dans un port, a pour habitude de débarquer à l’improviste dans un autre port sans en informer les autorités, comme ce fut déjà le cas en 2024 à La Corogne, Almerimar, Valencia et Baiona.
Chantage « humanitaire », victimisation et infractions
Dans les eaux espagnoles, Vladimir Martus maintient son chantage « humanitaire ». De plus, il continue à communiquer très largement et directement avec les agences de propagande du régime russe telles que Ria Novosti, RT ou Tass. Le Shtandart devient explicitement une cause nationale, voire une cause nationaliste russe. En trois jours, ce sont plus de 100 articles de presse russes qui dénoncent l’inhumanité européenne. En collaborant avec les machines propagandistes du Kremlin, Vladimir Martus tombe le masque de l’opposant au régime russe qu’il arborait. Cela ne surprend pas ceux qui connaissent les circonstances de sa mission diplomatique en mer Égée, en octobre 2021, sous le haut parrainage de Vladimir Poutine et avec le financement de l’administration présidentielle russe.
L’officier de la capitainerie de Vilagarcía de Arousa, Juan Andrés Pérez a résumé [le 27/07/2024] l’expérience comme suit :« C’était très inhabituel. En 18 ans (de service), il ne m’était jamais arrivé quelque chose comme ce qui s’est passé ces dernières heures ». Selon la capitainerie, le navire a désobéi à plusieurs reprises aux multiples avertissements précédents. Ainsi, « le navire voulait entrer à La Corogne il y a quatre jours» (donc le 23/07/2024) et, après s’être vu refuser l’entrée à La Corogne, il a tenté d’entrer à Vigo. Cependant, depuis le veto à La Corogne, « il éteint le dispositif de repérage, qui doit être allumé à tout moment », l’AIS (système d’identification automatique). Il s’agit d’une technologie conçue pour éviter les collisions et dont l’utilisation est strictement réglementée.
« La Capitainerie de La Corogne, par l’intermédiaire du Salvamento Marítimo, lui demande de les contacter. Ils ne répondent jamais à ces appels », qui sont passés “toutes les heures” au navire. Ils n’écoutent pas non plus les messages émis par le canal 16 – canal d’urgence auquel tous les navires doivent être connectés en permanence, qu’ils soient en mer ou au mouillage – et, enfin, ils pénètrent dans la Ría de Arousa et « jettent l’ancre sans demander la permission ». Juan Andrés Pérez s’est dit « surpris » par une telle décision : « Ce n’est pas quelque chose d’habituel, c’est très rare. Personne ne se permet d’entrer dans un État et de faire ce qu’ils ont fait ».
Suite à cette action, la capitainerie de Vilagarcía, par l’intermédiaire du Salvamento Finisterre, tente à nouveau de contacter cette réplique de la frégate historique. « Ils ne donnent aucune réponse et maintiennent la même position ». Dans la nuit de vendredi à samedi (27/07/2024)… l’hélicoptère Helimer 401.. s’approche du navire. Il « se met en position verticale en braquant un projecteur sur lui », lui communiquant également par radio « s’il vous plaît, répondez ». Malgré cela, il n’y a pas eu de réponse, selon la capitainerie.
L’« entrée et le mouillage illégaux » étant établis, la capitainerie prend un arrêté d’expulsion le soir même (26/07/2024), vers 23h30. Toutefois, l’ordre n’est pas immédiatement exécutoire. Comme il fait nuit, il faut agir avec sécurité. C’est pourquoi il (le Shtandart) a jusqu’à samedi midi pour quitter le mouillage.
Le matin (27/07/2024) de la fin du délai, la Guardia Civil, le Salvamento et la capitainerie montent un dispositif ad hoc à A Illa. Finalement, le navire lève l’ancre et sort de l’estuaire vers 18h45 (27/07/2024).
À la capitainerie du port (de Vilagarcía), responsable de la sécurité de la navigation dans l’ensemble de l’estuaire (la ria de Arousa), rien n’indique que les responsables de la frégate aient demandé une quelconque autorisation… En cas d’urgence humanitaire, de blessé à bord par exemple, ou de besoin urgent de ravitaillement, il est logique que la frégate soit autorisée à accéder au port. Mais même dans ce cas, le capitaine aurait dû contacter les autorités maritimes, ce qu’il n’a pas fait. Face à cette situation, l’institution d’Arousa a ordonné au navire de lever l’ancre vendredi en fin de journée.
Après avoir vu leurs demandes rejetées à Vigo et à La Corogne, les membres de l’équipage du Shtandart ont coupé leurs communications pendant quatre jours, empêchant la base du Salvamento Marítimo du Finisterre de leur parler. De plus, leur appel n’est arrivé qu’hier (26/07/2024), alors qu’ils étaient à l’ancre depuis des heures. Bref, cela sentait le fait accompli. Après une inspection montrant qu’il y avait des vivres et du carburant à bord, et que les avaries n’empêchaient pas le navire de naviguer, la capitainerie ordonne son expulsion au-delà des douze milles (limite des eaux territoriales). La frégate est escortée par deux patrouilleurs de la Guardia Civil et un remorqueur du Salvamento. Là, dans les eaux internationales et avec de bonnes prévisions météorologiques, elle devra attendre les membres d’équipage de remplacement, qu’elle pourra récupérer en temps voulu (le 4 ou 5 août 2024). Si une urgence survient entre-temps, elle recevra toute l’assistance nécessaire.
Le subdélégué du gouvernement à Pontevedra, Abel Losada, a supervisé toute la nuit de vendredi (26/07) et toute la journée de samedi (27/07) les actions d’expulsion, auxquelles ont participé, sous la coordination de la direction générale de la marine marchande, l’autorité portuaire de Vilagarcía, le Salvamento Marítimo et la Guardia Civil de la mer.
Ensuite, pendant trois jours, à 12 milles nautiques des côtes espagnoles, le navire russe fait des ronds dans l’eau en continuant sa propagande victimaire.
SOS
La frégate Shtandart lance un appel à l’aide La réplique de la frégate russe TS Shtandart, échouée dans les eaux espagnoles, lance un SOS désespéré.
… Pannes mécaniques, pénuries d’approvisionnement et sanctions internationales mettent en péril (!) la vie de ses onze membres d’équipage L’histoire de la frégate Shtandart est devenue un drame en haute mer (!) qui polarise l’opinion publique… Le Shtandart, loin d’être un simple navire, est devenu un symbole de la fragilité humaine, de la passivité de la communauté internationale face à une crise humanitaire (!) et de la complexité de la géopolitique…
Rappelons que les Affaires maritimes, en France, et la Guardia Civil, en Espagne, se sont assurées que le Shtandart disposait de suffisamment d’eau et de vivres. Surtout, comprenons bien que si l’allégation de pénurie était fondée, la cause en serait Vladimir Martus, lui-même.
Le 7 juillet 2024, le Shtandart décide de quitter le quai des Sables d’Olonne pour se diriger vers la pointe de Bretagne sachant que l’arrêté préfectoral lui notifie l’interdiction d’accostage dans un port du Finistère. Le 11 juillet, suite à l’énoncé de l’ordonnance du tribunal administratif donnant raison au préfet du Finistère, au lieu de retourner à quai, à La Rochelle, il choisit de rester au mouillage devant Bénodet, pendant une semaine. De là, Vladimir Martus mène sa campagne contre l’organisation des Fêtes maritimes de Brest et contre les autorités françaises. Le 19 juillet, le Shtandart appareille pour une traversée du Golfe de Gascogne sans passer par le quai de La Rochelle pour se réapprovisionner. Il se dirige vers Vigo où il a déjà été interdit d’accoster deux ans auparavant. De même, au lieu de rentrer dès le 23 juillet, vers La Rochelle, il rôde pendant une semaine en tentant de forcer l’accès dans un port espagnol, tout en criant famine et déshydratation.
Pourtant, personne ne semble vouloir évoquer la responsabilité du chef de bord dans le fait qu’il n’a accosté dans aucun port depuis le 7 juillet 2024. Nul ne lui reproche d’être l’individu à l’origine de la pénurie organisée, dont souffrirait l’équipage selon ses dires. Au contraire nombreux sont, y compris dans les médias, ceux qui accablent les autorités françaises, espagnoles et européennes. Le chantage et la diffamation « humanitaire » du mystificateur escroc, Vladimir Martus, se déroule « conformément au plan ».
Ravitaillement « pour Belfast »
Finalement, les autorités espagnoles s’appuient sur un alinéa du paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014
4. Les paragraphes 1 et 1 bis ne s’appliquent pas dans le cas d’un navire ayant besoin d’assistance qui cherche un lieu de refuge, d’une escale d’urgence pour des raisons de sécurité maritime, ou d’un sauvetage de vies humaines en mer.
Le mardi 30 juillet 2024 au matin, le Shtandart est autorisé à réaliser une escale de quelques heures dans le port de Cee, province de la Corogne. L’objectif est de faire des pleins complets dans le but de se rendre à Belfast, Irlande du Nord, hors sanctions européennes. C’est ce qui est annoncé aux autorités.
Marina Mercante accedió a una “arribada forzosa” para poder iniciar rumbo a Belfast
La demande, prolongée hier (29/07/2024), ajoute que pour le voyage prévu vers Belfast (Irlande du Nord), il a besoin de plus de nourriture et d’eau pour un équipage de onze personnes, dont deux adolescents. Le directeur général de la marine marchande, Gustavo Santana Hernández,… a estimé que la sécurité maritime pouvait être affectée lors de son voyage vers Belfast, situé à environ 750 milles nautiques. C’est pourquoi l’escale forcée a été autorisée dans le port de Cee.
La frégate est menée par dix membres d’équipage, dont huit sont des ressortissants russes. Les deux autres viennent d’autant de pays européens. Apparemment, ce matin (30/07/2024), une autre personne, peut-être un touriste, est montée à bord, mais on ne sait pas si ce nouvel occupant poursuivra le voyage sur le bateau en tant que membre de l’équipage ou en tant que touriste recherchant les services habituels offerts par le voilier.
Peu de temps après son appareillage de Cee, passant devant Corcubión (CCN), le 30 juillet à 12 h 28 UTC, le Shtandart indique, sur Marine Traffic, qu’il ne fait plus route vers Belfast, mais vers le port de La Rochelle La Pallice (LPE). Il s’agit d’une destination interdite par les sanctions européennes. Son arrivée y est prévue le 5 août 2024 à 2 h 00 UTC. Vladimir Martus a donc menti au directeur de la Marine marchande espagnole. Mais, au moins, l’Espagne en est-elle débarassée.
Marine Traffic 30/07/2024
Cela n’est pas surprenant. Le Shtandart avait initialement prévu d’être le 10 août 2024 à La Rochelle, port qui est sa base illégale depuis plus de deux ans.
L’Espagne donne une leçon à la France, qui ferait bien de s’en inspirer.
Les autorités espagnoles n’ont jamais promu la fable du « navire dissident », d’un Vladimir Martus « exilé » et « opposant au régime russe » ou d’un équipage « soutien de l’Ukraine », voire « composé largement si ce n’est majoritairement d’Ukrainiens ». A contrario, les autorités françaises se sont souvent faites les porte-parole de ses escobarderies, même lorsqu’elles disposaient d’éléments prouvant le contraire.
À chaque fois que les autorités espagnoles ont été saisies d’une demande de mise en application de l’interdiction européenne d’escale pour le Shtandart, elles ont répondu positivement en moins de trois jours. C’est le cas pour Vigo et La Corogne en 2022, pour Casteillon, Dénia et Vigo en 2024. L’exécutif espagnol n’a jamais tenté de tergiverser ou de promouvoir une réécriture fallacieuse du règlement. Sur cette affaire, l’Espagne a fonctionné de façon bien plus démocratique, plus respectueuse de l’État de droit et de la séparation des pouvoirs que la France.
En juillet 2024, les autorités espagnoles ont bien fait de signifier au Shtandart qu’il avait interdiction de faire escale dans tous les ports de leur pays et d’inciter leurs capitaineries à la vigilance. L’aveuglement de Vladimir Martus et ses tentatives de passage en force l’ont naturellement et logiquement conduit à l’éviction. On est très éloigné des décisions à géométrie variable, voire des proclamations non appliquées, par les autorités françaises, à l’exception récente du Finistère.
Les autorités espagnoles ont eu raison de ne pas céder au chantage « humanitaire », à la pression d’une opinion publique instrumentalisée et à la pratique du « fait accompli », un mode opératoire fréquent des agents russes. Elles ont trouvé leur liberté de manœuvre en interdisant leurs eaux territoriales au Shtandart et en faisant respecter cette interdiction.
Qu’elles aient cru ou pas au SOS de Martus, les autorités maritimes espagnoles ont agi avec sagacité en autorisant, au Shtandart, une courte escale, très encadrée, dans le port de Cee, cap Finisterre. Contre l’engagement de quitter leurs atterrages, elles ont pu ruiner les allégations d’inhumanité qui pouvaient etre portées à leur encontre directement par Martus ou par presse interposée. Elles se sont débarassé, six jours avant l’échéance prévue, du boulet Shtandart et de l’ingérante zizanie du russe Vladimir Martus. Lequel y réfléchira à deux fois avant de revenir, s’il n’a pas coulé avant.
Madame la Directrice du port Atlantique La Rochelle,
Monsieur le Préfet de Charente-Maritime,
Le navire russe Shtandart, sous pavillon des Iles Cook, est explicitement et officiellement banni des ports européens par le Conseil de l’Union européenne. Il est de votre responsabilité de faire cesser sa fraude au 5e volet des sanctions dans votre département, à l’image de ce qu’a réalisé le préfet du Finistère, dont l’arrêté a été confirmé en justice. En agissant rapidement, vous vous épargnerez, de plus, les actions illicites, le chantage et les troubles à l’ordre public causés à Brest ainsi qu’en Galice espagnole par le capitaine et par l’équipage de ce navire.
L’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 dit :
« 1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union. »
Il appartient aux préfets de département et aux directeurs des grands port maritimes de faire respecter les sanctions portuaires sous la coordination générale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Ce sont les dispositions annoncées par la Commission européenne1 confirmées, par exemple, par l’instruction de la Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture, en date du 29 décembre 20232.
Le 6 juin 2024, le Shtandart échange son pavillon russe contre celui des Iles Cook pour tenter de contourner les sanctions. Nous n’avons connaissance d’aucun document officiel prouvant que ce changement de pays d’immatriculation ait été demandé par l’État français. Ancien pavillon : https://www.marinetraffic.com/…/vessel:SHTANDART Nouveau pavillon : https://www.marinetraffic.com/…/vessel:TS_SHTANDART
De toute façon, le paragraphe 2 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2024 stipule :
« 2. Le paragraphe 1 [interdiction] s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022. »
Le 24 juin 2024, le Conseil européen précise dans le journal officiel de l’Europe que les « répliques de navires historiques » font bien partie du champ des sanctions.
L’article 3 sexies bis est modifié comme suit:.. b) le paragraphe 3, point a), est remplacé par le texte suivant : «a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes, y compris les répliques de navires historiques;»
Le 7 juillet 2024, le préfet du département du Finistère prend un arrêté interdisant la présence du Shtandart dans les ports du Finistère et, donc, aux fêtes maritimes de Brest. [PJ 1]
Dans son ordonnance du 11 juillet 2024, le juge des référés au tribunal de Rennes rejette la requête en suspension de l’arrêté du préfet du Finistère, émise par Mme Maria Martus, l’armateur du Shtandart, M. Vladimir Martus, le capitaine, et la société Martus TV GmbH, l’agent [PJ 2].
Vladimir Martus, maître chanteur et fauteur de troubles en Bretagne
Malgré l’arrêté du préfet, le même 7 juin 2024, Vladimir Martus et son navire, le Shtandart, quittent le port des Sables d’Olonne pour faire route vers la Bretagne. Le Russe proclame que la décision du représentant de l’État français est illégale : « Le préfet n’a pas le droit de stopper le Shtandart ». Il annonce se rendre quand même dans le port de Brest, base des sous-marins nucléaires de la force océanique stratégique française.
Le 11 juillet, en soirée, après la décision du tribunal administratif de Rennes plutôt que de se diriger vers La Rochelle, où il jouit d’un puissant réseau d’influence, pour éventuellement compléter son avitaillement, Vladmir Martus décide de mettre le Shtandart au mouillage (à l’ancre) devant le port de Bénodet. Il espère, ainsi, faire pression sur les autorités. De Bénodet, il lance son équipage pour agiter et manipuler l’opinion publique ainsi que les médias lors des Fêtes maritimes de Brest. Ce même équipage et ses passagers deviennent un outil de chantage « humanitaire », comme cela avait déjà été le cas à Vigo en 2022, afin de forcer une place à quai.
Les Affaires maritimes s’assurent que rien ne manque à bord. Le shtandart a, bien évidemment, le droit de se ravitailler. Néanmoins, à écouter Vladimir Martus, la situation, sur le navire, serait critique par manque d’eau et de nourriture. Comme prévu par son auteur, la mystification russe émeut la presse française. De plus,« Mor Glaz », l’association de secours aux marins, dirigée par Jean-Paul Hellequin, un ex leader du syndicat CGT, prend parti pour l’armateur du navire en se répandant en imprécations pro-russes et pro-Shtandart. Il stipendie l’Europe, la loi et les autorités françaises. Il est largement repris par la presse française. Il fait le bonheur et souvent les titres des organes de propagande russe4.
Moscou, 23 juillet 2024 — ИА Регнум
Jean-Paul Hellequin, responsable de l’association d’aide aux marins Mor Glaz, a déclaré que les autorités françaises avaient interdit l’amarrage de la frégate russe Standart dans le port de Brest. En conséquence, l’équipage de la frégate manque d’eau et la situation à bord du navire se détériore rapidement. M. Hellequin a déclaré qu’en prenant cette décision, les autorités françaises ont fait la preuve de leur faiblesse… (Evgeny) Mikhailov est d’accord avec Hellequin et note que la France perd sa subjectivité et est soumise à des règles générales russophobes… La France a montré qu’elle avait de sérieux problèmes dans sa politique intérieure et étrangère, a ajouté le politologue.
« Il y a un équipage multinational à bord du navire, ce qui démontre l’amitié entre les nations… Cependant, l’Occident montre son vrai visage – son manque de désir de réconciliation et de respect des règles communes précédemment acceptées. Après la victoire de la Russie dans l’opération spéciale (nom russe de la guerre d’invasion à grande échelle de l’Ukraine), l’Occident tiendra un discours très différent à la table des négociations. Les dirigeants occidentaux voudront que la Russie participe à leurs événements. Sans la Russie, l’histoire du monde est incomplète. C’est l’Empire russe qui a participé à la formation globale des pays qui sont aujourd’hui des acteurs de la scène internationale et qui s’opposent à la Russie. Tout changera après la victoire de la Russie dans l’opération spéciale », note l’expert
Vladimir Martus organise même un rassemblement à 100 mètres des Fêtes maritimes de Brest, le mardi 16 juillet 2024, avec un large public et de nombreux médias. L’association Iroise-Ukraineet le collectif No Shtandart In Europe y sont présents face à une assistance hostile.
Meeting de Vladimir Martus, Brest 16/07/2024
Pourtant, depuis Bénodet, le 19 juillet 2024, le Shtandart entreprend la traversée du Golfe de Gascogne pour se rendre à la « Iacobus Maris Experience » de Vigo, organisée par la « Fundación Traslatio », partenaire de la Société de géographie russe et du Shtandart56. C’est donc que le navire n’est à court ni d’eau ni de nourriture, contrairement à ce qui est affirmé aux médias.
Le Shtandart expulsé des eaux territoriales espagnoles
Le 23 juillet après-midi, ou le 24 juillet 2024 au matin, les autorités maritimes espagnoles annoncent qu’elles s’assureront que le Shtandart respecte l’interdiction européenne d’escale dans leur pays. Vigo comme tous les ports espagnols, ainsi que leurs différentes capitaineries, en sont avisés. Cette disposition nationale formelle résulte du fait que le Shtandart, interdit dans un port, a pour habitude de débarquer à l’improviste dans un autre port sans en informer les autorités, comme ce fut déjà le cas en 2024 à La Corogne, Almerimar, Valencia et Baiona.
Dans les eaux espagnoles, Vladimir Martus maintient son chantage « humanitaire ». De plus, il continue à communiquer très largement et directement avec les agences de propagande du régime russe telles que Ria Novosti, RT ou Tass. Le Shtandart devient explicitement une cause nationale, voire une cause nationaliste russe. En trois jours, ce sont plus de 100 articles de presse russes qui dénoncent l’inhumanité européenne. Ce faisant, Vladimir Martus tombe le masque de l’opposant au régime russe qu’il arborait. Cela ne surprend pas ceux qui connaissent les circonstances de sa mission diplomatique en mer Égée, en octobre 2021, sous le haut parrainage de Vladimir Poutine et avec le financement de l’administration présidentielle russe.
Le long de la côte galicienne, le Shtandart multiplie les infractions.
L’officier de la capitainerie de Vilagarcía de Arousa, Juan Andrés Pérez a résumé [le 27/07/2024] l’expérience comme suit : « C’était très inhabituel. En 18 ans (de service), il ne m’était jamais arrivé quelque chose comme ce qui s’est passé ces dernières heures ». Selon la capitainerie, le navire a désobéi à plusieurs reprises aux multiples avertissements précédents. Ainsi, « le navire voulait entrer à La Corogne il y a quatre jours » et, après s’être vu refuser l’entrée à La Corogne, il a tenté d’entrer à Vigo. Cependant, depuis le veto à La Corogne, « il éteint le dispositif de repérage, qui doit être allumé à tout moment », l’AIS (système d’identification automatique). Il s’agit d’une technologie conçue pour éviter les collisions et dont l’utilisation est strictement réglementée.
« La Capitainerie de La Corogne, par l’intermédiaire du Salvamento Marítimo, lui demande de les contacter. Ils ne répondent jamais à ces appels », qui sont passés “toutes les heures” au navire.Ils n’écoutent pas non plus les messages émis par le canal 16 – canal d’urgence auquel tous les navires doivent être connectés en permanence, qu’ils soient en mer ou au mouillage – et, enfin, ils pénètrent dans la Ría de Arousa et « jettent l’ancre sans demander la permission ». Juan Andrés Pérez s’est dit « surpris » par une telle décision : « Ce n’est pas quelque chose d’habituel, c’est très rare. Personne ne se permet d’entrer dans un État et de faire ce qu’ils ont fait ».
Suite à cette action, la capitainerie de Vilagarcía, par l’intermédiaire du Salvamento Finisterre, tente à nouveau de contacter cette réplique de la frégate historique. « Ils ne donnent aucune réponse et maintiennent la même position ». Dans la nuit de vendredi à samedi (27/07/2024)… l’hélicoptère Helimer 401.. s’approche du navire. Il « se met en position verticale en braquant un projecteur sur lui », lui communiquant également par radio « s’il vous plaît, répondez ». Malgré cela, il n’y a pas eu de réponse, selon la capitainerie.
L’« entrée et le mouillage illégaux » étant établis, la capitainerie prend un arrêté d’expulsion le soir même (26/07/2024), vers 23h30. Toutefois, l’ordre n’est pas immédiatement exécutoire. Comme il fait nuit, il faut agir avec sécurité. C’est pourquoi il (le Shtandart) a jusqu’à samedi midi pour quitter le mouillage.
Le matin (27/07/2024) de la fin du délai, la Guardia Civil, le Salvamento et la capitainerie montent un dispositif ad hoc à A Illa. Finalement, le navire lève l’ancre et sort de l’estuaire vers 18h45 (27/07/2024).
À la capitainerie du port (de Vilagarcía), responsable de la sécurité de la navigation dans l’ensemble de l’estuaire (la ria de Arousa), rien n’indique que les responsables de la frégate aient demandé une quelconque autorisation… En cas d’urgence humanitaire, de blessé à bord par exemple, ou de besoin urgent de ravitaillement, il est logique que la frégate soit autorisée à arriver au port. Mais même dans ce cas, le capitaine aurait dû contacter les autorités maritimes, ce qu’il n’a pas fait. Face à cette situation, l’institution d’Arousa a ordonné au navire de lever l’ancre vendredi en fin de journée.
Après avoir vu leurs demandes rejetées à Vigo et à La Corogne, les membres de l’équipage du Shtandart ont coupé leurs communications pendant quatre jours, empêchant la base du Salvamento Marítimo du Finiterre de leur parler. De plus, leur appel n’est arrivé qu’hier (26/07/2024), alors qu’ils étaient à l’ancre depuis des heures. Bref, cela sentait le fait accompli. Après une inspection montrant qu’il y avait des vivres et du carburant à bord, et que les avaries n’empêchaient pas le navire de naviguer, la capitainerie ordonne son expulsion au-delà des douze milles (limite des eaux territoriales). La frégate est escortée par deux patrouilleurs de la Guardia Civil et un remorqueur du Salvamento. Là, dans les eaux internationales et avec de bonnes prévisions météorologiques, elle devra attendre les membres d’équipage de remplacement, qu’elle pourra récupérer en temps voulu. Si une urgence survient entre-temps, elle recevra toute l’assistance nécessaire.
Le subdélégué du gouvernement à Pontevedra, Abel Losada, a supervisé toute la nuit de vendredi et toute la journée de samedi les actions d’expulsion, auxquelles ont participé, sous la coordination de la direction générale de la marine marchande, l’autorité portuaire de Vilagarcía, le Salvamento Marítimo et la Guardia Civil de la mer.
Ensuite, pendant trois jours, à 12 miles nautiques des côtes espagnoles, le navire russe fait des ronds dans l’eau en continuant sa propagande victimaire.
Le mardi 30 juillet 2024 au matin, le Shtandart est autorisé à faire une escale de quelques heures dans le port de Cee, province de la Corogne. L’objectif est de faire des pleins complets dans le but de se rendre à Belfast, Irlande du Nord, hors sanctions européennes. C’est ce qui est annoncé aux autorités.
Marina Mercante accedió a una “arribada forzosa” para poder iniciar rumbo a Belfast
La demande, prolongée hier (29/07/2024), ajoute que pour le voyage prévu vers Belfast (Irlande du Nord), il a besoin de plus de nourriture et d’eau pour un équipage de onze personnes, dont deux adolescents. Le directeur général de la marine marchande, Gustavo Santana Hernández,… a estimé que la sécurité maritime pouvait être affectée lors de son voyage vers Belfast, situé à environ 750 milles nautiques. C’est pourquoi l’escale forcée a été autorisée dans le port de Cee.
La frégate est menée par dix membres d’équipage, dont huit sont des ressortissants russes. Les deux autres viennent d’autant de pays européens. Apparemment, ce matin (30/07/2024), une autre personne, peut-être un touriste, est montée à bord, mais on ne sait pas si ce nouvel occupant poursuivra le voyage sur le bateau en tant que membre de l’équipage ou en tant que touriste recherchant les services habituels offerts par le voilier.
Notifier au Shtandart l’interdiction qu’il a d’entrer à La Rochelle et dans les autres ports de Charente-Maritime
Peu de temps après son appareillage de Cee, passant devant Corcubion (CCN) le 30 juillet à 12 h 28 UTC, le Shtandart indique, sur Marine Traffic, qu’il ne fait plus route vers Belfast, mais vers le port de La Rochelle La Pallice (LPE). Il s’agit d’une destination interdite par les sanctions européennes. Son arrivée y est prévue le 5 août 2024 à 2 h 00 UTC. Vladimir Martus a donc menti au directeur de la Marine marchande espagnole.
Marine Traffic 30/07/2024
Cela n’est pas surprenant. Le Shtandart avait initialement prévu d’être le 10 août 2024 à La Rochelle, port qui est sa base illégale depuis plus de deux ans. [PJ 3].
L’évolution du contexte juridique depuis le 24 juin 2024, les troubles causés en Galice et dans le Finistère, la propagande anti-française et anti-européenne dispensée par Vladimir Martus dans les médias russes, appellent des mesures appropriées. L’Union des Ukrainiens de France, l’association Ukraine Atlantique et le collectif No Shtandart In Europe demandent à M. Brice Blondel, préfet de la Charente-Maritime de prendre un arrêté semblable à celui du préfet du Finistère (PJ 1). Ils rappellent que cet arrêté a été confirmé par le tribunal administratif de Rennes (PJ 2). Ils demandent, aussi, à Mme Sandrine Gourlet, directrice générale du Port Atlantique La Rochelle, de prendre des dispositions identiques pour les facilités portuaires étant sous sa responsabilité. Ils préconisent que l’interdiction européenne qu’à le Shtandart d’accéder dans les ports de Charente-Maritime soit officiellement notifiée, dans les plus brefs délais, à son capitaine, Vladimir Martus, à son armateur, Maria Martus, et à son agent, Martus TV GmbH.
Le Shtandart doit comprendre qu’il lui faut impérativement se diriger, dans les prochains jours, vers un port non concerné par les sanctions européennes. S’il ne souhaite pas rentrer à Saint-Pétersbourg ou aller à Avatiu, son nouveau port d’attache aux Iles Cook, il peut se rendre, au plus proche, à Tanger, Maroc, où il a fait escale en mars et en avril 20247. Là, il pourra procéder à une éventuelle relève d’équipage. Il pourra aussi organiser un nouveau programme commercial tenant compte de son bannissement européen.
Les autorités françaises devront s’assurer que ne montent ou ne sont présents sur le Shtandart que des marins qualifiés requis pour la conduite du navire. Les passagers clients d’une prestation commerciale illégale devront être débarqués. En effet, comme à Vigo en juillet 2022, comme à Brest, à A Illa de Arousa et à Cee en juillet 2024, ces personnes pourraient devenir l’instrument d’un nouveau chantage « humanitaire » afin de continuer à exiger des accès portuaires illégaux à La Rochelle, dans un autre port français, dans un port espagnol ou dans un port portugais.
Ceci est particulièrement vrai pour les enfants mineurs se trouvant à bord, sous réserve que cette allégation soit exacte. Ils sont l’argument principal de Vladimir Martus, afin de manipuler l’opinion, imposer le viol des sanctions, susciter de la discorde et créer de l’indignation ainsi que de la rancœur contre les institutions européennes et celles de notre pays. Ils servent la stratégie de déstabilisation et de chaos promue, chez nous, par le régime de Vladimir Poutine. Il est demandé que ces enfants et leurs éventuels accompagnants soient retournés, dans les plus brefs délais, à leur domicile aux frais de l’armateur ou de la société « Martus Tv GmbH »89, qui commercialise ces voyages illicites.
Nous vous prions de bien vouloir agréer Madame la Directrice Générale du Port Atlantique, Monsieur le Préfet, l’expression de nos saluations distinguées.
Jean-Pierre Pasternak, président de l’Union des Ukrainiens de France
Oleksander Goron, président de l’association Ukraine Atlantique
Bernard Grua, animateur du collectif lanceur d’alerte No Shtandart In Europe Website : https://bit.ly/No-Shtandart
Commission européenne : « Monsieur Grua, Nous accusons réception des courriers du 9 mars, 10 avril, 28 juin 2024 reçus de votre part relatif au navire «Shtandart».Dans le 14e paquet du 24 juin 2024 (Règlement (UE) 2024/1745 du conseil modifiant le Règlement (UE) no. 833/2014), le champ d’application de l’interdiction d’accès aux ports a été clarifié pour couvrir explicitement les répliques de navires historiques. Toute réplique de navire historique battant pavillon russe ou ayant battu pavillon russe avant le 24 février 2022 ne peut pas faire escale dans un port d’un État Membre… » ↩︎
Avec le soutien de la « Fundación Traslatio », la frégate russe « Shtandart » se dirige vers Vigo , où elle compte participer à la « Ruta Iacobus Maris », dont elle a déjà été exclue en juillet 2022 en raison des sanctions européennes. Dans la lettre ci-jointe, nous informons les autorités maritimes espagnoles et les autorités locales des incidents provoqués par Vladimir Martus, le capitaine et propriétaire du « Shtandart », lors des Fêtes maritimes de Brest (France). Nous souhaitons également les informer des développements juridiques et judiciaires de cette affaire.
Vous savez que, depuis le 16 avril 2022, le « Shtandart » a déjà essayé à de multiples reprises de forcer l’entrée des ports espagnols. Votre pays applique, avec le sens de l’honneur qui le caractérise, l’interdiction portuaire européenne. L’Espagne n’a pas eu besoin d’être recadrée par le Conseil européen, via le 14e volet des sanctions, comme cela a été le cas de la France, où la 5e colonne du Secrétaire général de la mer, SGMer, s’est dévouée corps et âme aux intérêts russes. En Espagne, un simple rappel des textes européens, comme nos activistes espagnols le font depuis juillet 2022, entraîne l’annulation des escales (Vigo 2022, La Corogne 2022, Castellon 2024, Dénia 2024). En Espagne, le « Shtandart » réussit, néanmoins, à violer les sanctions portuaires en arrivant à l’improviste (Bilbao 2022, Almerimar 2024, Valencia 2024, Baiona 2024).
Le « Shtandart » a été interdit de participer à la « Ruta Iacobus Maris » de juillet 2022 en application des sanctions européennes.
SHTANDART ANNULÉ – « La frégate « Shtandart » n’a pas le droit d’entrer dans les ports espagnols, sauf pour des raisons de force majeure, en raison de la règle approuvée le 16 avril au siège de l’Union européenne qui empêche l’accès aux ports de l’UE à tout navire, quel qu’il soit, naviguant sous pavillon russe au moment de la publication de cette règle promue après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. »
À cette occasion, jouissant, à son habitude, de son stock d’otages, à savoir des passagers clients d’une prestation illégale, dont de très jeunes enfants, Vladimir Martus avait obtenu un accès à Vigo pour raisons « humanitaires ». Mais il fut relégué sur un quai, loin de la fête, derrière des grillages.
Vigo, 23/07/2022 : le Shtandart relégué sur un quai isolé, derrière un grillage, loin de la fête.
Toutefois, à Vigo, les choses ne sont pas simples. La « Fundación Traslatio », organisatrice de la « Ruta Iacobus Maris », a signé, le 2 septembre 2021, un accord avec la « Société russe de géographie », dirigée par Sergueï Choïgou et dont le président du conseil d’administration est Vladimir Poutine. Cet accord concernait le « Sedov », le « Kruzenstern » et le « Shtandart ». https://www.rgo.ru/ru/article/tomskoe-otdelenie-rgo-i-ispanskiy-fond-budut-sotrudnichat-v-mezhdunarodnyh-morskih-proektah
Le 2 septembre 2021, la « Fundación Traslatio », organisatrice de la « Ruta Iacobus Maris », signe un accord avec la Société russe de géographie.
Les liens de Vladimir Martus avec la « Fundación Traslatio » sont encore plus anciens. De façon surprenante, c’est déjà à bord du navire russe « Shtandart » qu’avait été signé, en mai 2019, le partenariat entre la compagnie espagnole « Iberia Líneas Aéreas » et la « Fundación Traslatio » de Vigo.
Nous pensons que les autorités maritimes espagnoles devraient explicitement interdire le Shtandart dans tous les ports de la côte nord de l’Espagne : Galice, Asturies, Cantabrie et Pays basque. Ce qui s’est passé en juillet 2022 doit être évité. Le Shtandart a été banni de La Corogne et a atterri de manière inattendue à Bilbao.
Autorités espagnoles chargées d’appliquer les sanctions portuaires
Dirección General de la Marina Mercante Calle de Ruiz de Alarcón, 1 28071 Madrid – Site web : https://www.mitma.gob.es/maritimo – Twitter: @transportesgob
Puertos del Estado Avenida del Partenón, 10 Campo de las Naciones, 28042 Madrid – Site web : www.puertos.es – Courriel : sanciones@puertos.es – Tél : +34 915245551
Quelques rappels importants du texte des sanctions
Règlement (UE) n° 833/2014 – Article 3 sexies bis. 1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union. … 3. Aux fins du présent article, à l’exception du paragraphe 1 bis, on entend par navire: a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes; ….
Le 24 juin 2024, le Conseil européen a souligné que les répliques historiques étaient effectivement soumises à des sanctions portuaires.
Règlement (UE) 2024/1745 du Conseil du 24 juin 2024 modifiant le règlement (UE) n° 833/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine 7) L’article 3 sexies bis est modifié comme suit: … b) le paragraphe 3, point a), est remplacé par le texte suivant: «a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes, y compris les répliques de navires historiques;»
Commission européenne : Monsieur Grua, nous accusons réception des lettres des 9 mars, 10 avril et 28 juin 2024 reçues de votre part concernant le navire « Shtandart ». Dans le 14e paquet du 24 juin 2024 (règlement (UE) 2024/1745 du Conseil modifiant le règlement (UE) n° 833/2014), le champ d’application de l’interdiction d’accès au port a été clarifié pour inclure explicitement les répliques de navires historiques. Toute réplique d’un navire historique battant pavillon russe ou ayant battu pavillon russe avant le 24 février 2022 ne sera pas autorisée à faire escale dans un port d’un État membre.
Le Shandart est désormais enregistré sous le pavillon des îles Cook pour contourner les sanctions, mais cela ne fonctionne pas.
Règlement (UE) n° 833/2014 – Article 3 sexies bis 2. Le paragraphe 1 [interdiction] s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022.
Lorsque Vladimir Martus masque les mouvements du Shtandart.
Interdiction administrative française
Le 7 juillet 2024, le préfet du département du Finistère a pris un arrêté interdisant au Shtandart l’accès aux ports du Finistère et aux fêtes maritimes de Brest.
Ce dimanche soir, la préfecture du Finistère a annoncé dans un communiqué « l’interdiction d’accès au port de Brest et autres ports du Finistère du navire le Shtandart ». Cette décision fait suite à « la modification en date du 24 juin dernier du règlement (UE) 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014, concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine, lequel règlement inclut désormais « les navires répliques historiques » dans le champ d’interdiction d’accès aux ports des pays membres de l’Union européenne des navires battant ou ayant battu pavillon russe avant le 24 février 2022 ».
Le 11 juillet 2024, Vladimir Martus est débouté de son référé devant le tribunal administratif. L’arrêté préfectoral est confirmé. Il s’agit d’une jurisprudence importante à prendre en compte, même en Espagne. Car elle touche au droit européen.
Les soutiens de ce navire russe avaient formé lundi un recours contre l’arrêté du préfet du Finistère pris dimanche 7 juillet, qui interdit l’accès du bateau aux ports finistériens. Le préfet invoque une modification des sanctions européennes contre la Russie qui date du 24 juin. Ces sanctions incluent désormais les « répliques historiques ». Dans sa requête formulée en référé, en urgence, les conseils du capitaine Vladimir Martus invoquent notamment le fait que le navire a changé de pavillon le 6 juin 2024, pour se placer sous pavillon des îles Cook, avant le 24 juin, et que ces sanctions ne peuvent donc pas être rétroactives. Sauf que, souligne le juge administratif, dans le texte européen, il est précisé que ces sanctions s’appliquent y compris « aux navires qui ont changé leur pavillon russe […] après le 24 février 2022 », date du début de la guerre en Ukraine.
Vladimir Martus organise même un rassemblement à 100 mètres des Fêtes maritimes de Brest, le mardi 16 juillet, avec un large public et de nombreux médias. Nous y sommes, aussi.
Autorités maritimes et représentant de l’Etat en Bretagne
Nous recommandons aux autorités maritimes espagnoles de prendre contact avec les services du vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat, « Préfet maritime de l’Atlantique (Premar Atlantique) et Commandant en chef pour l’Atlantique (Ceclant) », afin d’être informées des pratiques irrégulières du « Shtandart » et des mesures à prendre à cet égard, notamment du point de vue de la sécurité nationale et de la sécurité des personnes. – aem@premar-atlantique.gouv.fr – Tél :+ 33 2 98 22 12 23
Il peut être utile de contacter les services d’Alain Espinasse, préfet du Finistère. C’est lui qui a pris l’arrêté d’interdiction du Shtandart dans les ports du département sous la coordination générale du ministère des Affaires étrangères, comme le prévoit la réglementation européenne. https://finance.ec.europa.eu/system/files/2023-11/national-competent-authorities-sanctions-implementation_en.pdf – prefecture@finistere.gouv.fr – Tél : + 33 2 90 77 20 00
Hôtel de ville de Brest et Fêtes maritimes de Brest
Vladimir Martus joue de son équipage et de ses passagers avec une habileté consommée. Il les exploite, en tant qu’otages, comme éléments clés de sa rhétorique de chantage et de victimisation. Lors des Fêtes maritimes de Brest, il occupe quotidiennement la scène médiatique, suscitant une forte agitation contre les organisateurs des festivités, la municipalité et les autorités françaises. Une presse docile et naïve, à de très rares exceptions près, enflamme l’opinion en sa faveur. Cet individu est un expert des techniques de propagande et de manipulation soviéto-russes.
Il serait pertinent de suivre les conseils de ceux qui ont été la cible de ses attaques, François Cuillandre, maire de Brest, et Fortuné Pellicano, adjoint au maire et président des Fêtes maritimes de Brest : cabinet-du-maire@mairie-brest.fr fortune.pellicano@mairie-brest.fr – contact@mairie-brest.fr – contact@fetesmaritimesdebrest.fr – Tél : + 33 2 98 00 82 06 – Tél : + 33 2 98 00 80 80
Commission européenne
David O’Sullivan est l’envoyé spécial de la Commission européenne pour la mise en œuvre des sanctions. Voici son adresse électronique et celle de son service. David.O-SULLIVAN@ec.europa.eu RELEX-SANCTIONS@ec.europa.eu
N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations.
Nous vous prions de bien vouloir agréer, Chère Madame, Cher Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.
Bernard Grua, Coordinateur du collectif lanceur d’alerte
Associations ukrainiennes de la côte nord de l’Espagne : asociacionoberig@gmail.com, aga.ucraina@gmail.com, aug.girasol@gmail.com, info@girasolua.org, ucraniaeuskadi@gmail.com, ucraniarioja@gmail.com, aucp.kalyna@gmail.com, uau.krai@gmail.com, ogmcoruna@gmail.com ↩︎
Rassemblement à l’initiative de l’association « Iroise Ukraine » et du collectif lanceur d’alerte « No Shtandart In Europe, le mardi 9 juillet 2024, à 15:00, place de la Liberté, Brest – Demande de RDV avec la mairie et l’organisation des Fêtes maritimes de Brest.
L’événement a pour objet d’exiger le respect, par la ville de Brest et par les Fêtes Maritime de Brest, du 5e volet des sanctions pris à la suite des massacres de Boutcha. Celui-ci, tel que présenté dans l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014, interdit la présence dans les ports de l’Union, à compter du 16/04/2022, de TOUT navire immatriculé (au 24/02/2022) sous pavillon russe.
Une délégation demande à être reçue par Monsieur François Cuillandre, maire de Brest, et Monsieur Fortuné Pellicano, président délégué des Fêtes maritime afin de leur présenter :
La loi européenne, article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014, appliquée dans tous les autres pays de l’Union, prohibant la participation du navire russe aux Fêtes maritimes1,
L’amendement du Conseil européen, « répliques de navires historiques », du 24/06/2024 au règlement UE n°833/2014, visant spécifiquement le Shtandart,2
Le texte du règlement UE n°833/2014 stipulant qu’un changement de pavillon ne permet pas de sortir du champ des sanctions3
Les preuves des liens, y compris financiers, de Vladimir Martus, capitaine-armateur du Shtandart, avec l’administration présidentielle russe4567.
Les preuves démontrant la navigation du Shtandart sous faux pavillon et le fait qu’il est blacklisté par les autorités maritimes françaises8910.
Le risque potentiel que représente ce navire russe pour la sécurité nationale11.
L’obligation qu’a le préfet du Finistère de faire respecter l’interdiction visant le Shtandart1213.
Règlement (UE) 2024/1745 du Conseil du 24 juin 2024 modifiant le règlement (UE) n° 833/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine : https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1745/oj?locale=fr↩︎
Paragraphe 2 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 :
Direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM) & Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA) : circulaire de mise en œuvre des mesures de sanction en application des règlements européens et listes des navires interdits https://drive.google.com/file/d/1bjm0uy5VR2XXthswkRAnDMyteViOa72J/view↩︎
Michel Balique, président de l’association « Amis des Grands Voiliers », principal organisateur de la venue du navire russe Shtandart en France, après l’adoption des sanctions européennes, a reçu la médaille du Mérite maritime . La décoration lui a été remise par son partenaire, Patrice Bernier, à La Rochelle, sur le Trois-mâts Belem, avec les félicitations de Vladimir Martus capitaine-propriétaire du Shtandart interdit dans les ports de l’UE.
Je ne suis pas du genre à courir après les honneurs et les distinctions, mais j’avoue que recevoir cette nomination de chevalier de l’ordre du Mérite Maritime, à bord du Trois-mâts Belem m’a beaucoup touchée.
Car, alors que je ne suis pas un vrai marin, ça représente pour moi la reconnaissance de mon appartenance au monde des gens de mer pour qui j’ai une grande admiration.
A bord du Belem : remise de la décoration du Mérite maritime à Michel Balique par Patrice Bernier
A bord du Belem : applaudissements pour le nouveau chevalier, Michel Balique
A bord du Belem : Michel Balique, Patrice Bernier, Vladimir Martus et les quelques invités
La fraude du Shtandart n’aurait pas été possible sans l’appui de la municipalité de La Rochelle qui contrevient depuis plus de 2 ans aux sanctions décidées par le Conseil européen et, depuis plus récemment, tourne en dérision les instructions de Ceclant Premar Atlantique, voire du pourtant très pro-Shtandart, pour ne pas dire pro-russe, Secrétaire général de la mer, Didier Lallement.
Hôtel de ville de La Rochelle : Vladimir Martus (Shtandart), Jean-François Fountaine (maire) & Patrice Bernier (employé du port de La Rochelle) – Photo Ludovic Pacciarella
Par diffamation, chantage et menaces, Ludovic Pacciarella, l’homme main de Vladimir Martus et de Jean-François Fountaine, maire de La Rochelle, a muselé ceux qui, dans le port charentais, s’élevaient contre cette mise au service d’intérets russes. Dans la construction de son scénario, Michel Balique a su habilement mettre en avant l’association Potemkine de Ludovic Pacciarellea, « Aidons l’Ukraine 17 », avant que celle-ci ne se saborde, une fois son objectif atteint. C’est-à-dire, dès lors que le Shtandart avait pu faire de La Rochelle son nouveau port de base, en violation du règlement européen.
Ludovic Pacciarella (homme de main de Vladimir Martus), Jean-François Fountaine (maire) et Patrice Bernier (employé du port de La Rochelle).
Vladimir Martus peut trinquer au succès de son parrain , à qui l’orchestration du contournement des sanctions européennes, au profit du navire ambassadeur du régime russe, a valu une si prestigieuse récompense. L’histoire ne dit pas si le propriétaire du Shtandart a recommandé, à Sergueï Lavrov (MAE ), que Michel Balique soit aussi décoré, à Moscou, pour sa « contribution à la coopération internationale » à l’instar d’autres collaborateurs français.
Vladimir Martus félicite Michel Balique à bord du Belem
Vladimir Martus trinque avec Michel Balique à bord du Belem
Michel Balique à l’anniversaire de Vladimir Martus à bord du Shtandart, La Rochelle
Quoiqu’il en soit, le 25 juin 2024, Michel Balique, fraîchement distingué, était à bord du Shtandart pour fêter l’anniversaire de son protégé, Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire du navire russe.
Si vous souhaitez en apprendre beaucoup plus sur le réseau d’influence que Michel Balique, président de l’association « Amis des Grands Voiliers », a mis à disposition du représentant d’une puissance hostile, vous pouvez consulter l’épais dossier sourcé de « No Shtandart In Europe ». Les principaux résultats des investigations du collectif lanceur d’alerte, concernant le clivant personnage dont il est question ici, sont présentés ci-dessous.
Pour en savoir plus sur Michel Balique et l’association « Amis des Grands Voiliers ».
Mr. David O’Sullivan, EU Sanctions Envoy, EU Commission
Copy :
French Ministry of Foreign Affairs
Prefect of Finistère
Ceclant Premar Atlantique
Brest municipality
Brest Maritime Festival
Union des Ukrainiens de France
Press
Dear Mr. O’Sullivan,
Just recently, the European Council probably thought it had put an end to the process of spurious rewriting of the 5th sanctions package by members of the French executive, in defiance of the separation of powers. But this was without taking into account the entrenchment of pro-Russian networks of influence operating, with impunity, within our country’s senior administration. It’s time for the Union’s decisions to stop being ridiculed by individuals who believe themselves to be above the law, or even claiming to dictate it. The credibility of European institutions depends on it. The No Shtandart In Europe collective is calling on the European Commission to crash the fraud perpetrated in the interest of the Russian vessel Shtandart by Didier Lallement, Secrétaire général de la mer (Secretary General for the Sea).
European Council: « including replicas of historical ships ».
The amendment to EU Regulation N°833/2014 published on June 24, 2024 by the European Council is very clear in confirming that « replicas of historic ships » are indeed included in the scope of the 5th package of sanctions as formalized in Article 3ea of the same regulation.
7) Article 3ea is amended as follows: … b) in paragraph 3, point (a) is replaced by the following: « (a) a ship falling within the scope of the relevant international conventions, including replicas of historical ships; » …
COUNCIL REGULATION (EU) 2024/1745 of 24 June 2024 amending Regulation (EU) No 833/2014 concerning restrictive measures in view of Russia’s actions destabilising the situation in Ukraine. https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1745/oj?locale=en
As the Shtandart is the only problematic Russian vessel in this very specific field, any reader understands that it is officially and explicitly designated by the Council’s decision. However, in France, in view of this amendment, Didier Lallement, Secretary General for the Sea (SGMer), persists in his support for the Russian vessel’s fraud. On June 25, 2024, he confirmed to Le Télégramme newspaper that he had instructed departmental (county) prefects and port authorities to receive the Shtandart. You will find, below, in English, a translation of this article.
Didier Lallement (SGMer): « In our eyes, there isn’t really a subject ».
To justify this collaborationist engagement with a representative of the Russian regime, Didier Lallement launched into an endeavour of disinformation worthy of RT and Sputnik. « We consider that the Shtandart is not concerned by the sanctions packages adopted against Russia. Nor by the fourteenth and final one, adopted on Monday (24/06/2024). It has never been linked to a direct Russian interest, or owned by a Russian oligarch, in the sense understood by the European regulation. Furthermore, this boat is now owned by a Finnish national and is now registered under the Cook Islands flag. » Let’s look in detail at how SGMer’s statements are false or dishonest and intended to create confusion.
« We consider that… »
Didier Lallement’s considerations are ill-timed, even indecent. As a clerk to the executive, his role is to apply the law, period. Especially as a European regulation is not a directive. It must be implemented immediately, unchanged and identically in all EU countries. France is not Russia, whatever the tropism, assumed or repressed, of this ex-Prefect of the Paris police.
« …the Shtandart is not concerned by the sanctions packages adopted against Russia. Nor by the fourteenth and final one, adopted on Monday (24/06/2024).«
False. The European text of 24/06/2024 clearly states: « including replicas of historical vessels », a qualifier which the Shtandart’s supporters and clients, as well as the French administration, have used for over two years to « justify » circumventing the sanctions.
« The frigate Shtandart (Russian: Штандартъ) is a modern replica of the first ship of Russia’s Baltic fleet, was launched in 1703 at the Olonetsky shipyard near Olonets by the decree of Tsar Peter I… »
« …or owned by a Russian oligarch, in the sense understood by the European regulation. «
A deliberate lie designed to mislead the media and the citizens of our country. Indeed, while the very first parts of the sanctions targeted the property of individuals, organizations or the Russian state, the fifth part concerns « ALL vessels registered under the Russian flag(as of 24/02/2022)« , regardless of ownership. See the chronology of sanctions: https://www.consilium.europa.eu/en/policies/sanctions-against-russia/timeline-sanctions-against-russia/
« Furthermore, this boat is now owned by a Finnish national… »
Poppycock. Assuming this allegation is true, it’s a smokescreen for disinformation purposes. The 5th round of sanctions, as indicated above, makes no distinction according to the type or nationality of the owner. We note, however, that for over two years, until June 24, 2024, the Shtandart’s proxies and customers, as well as the French administration, referred to the Shtandart as an « associative vessel » to « justify » circumventing the sanctions. SGMer contradicts itself and proves us right by confirming that the Shtandart is a private vessel, as we have consistently demonstrated since the beginning of this case.
« …and is now registered under the Cook Islands flag. »
Doubtful. According to Marine Traffic and the Shtandart’s AIS sheet, it would still be under Russian flag on 27/06/2024. https://www.marinetraffic.com/fr/ais/details/ships/shipid:350830/mmsi:273452840/imo:0/vessel:SHTANDART In any case, this sleight of hand, oral or even real, cannot authorize the Shtandart to be excluded from the scope of sanctions, as stated in paragraph 2 of Article 3ea of EU Regulation N° 833/2014.
2. Paragraph 1 (prohibition) shall apply to vessels that have changed their Russian flag or their registration, to the flag or register of any other State after 24 February 2022.
Only the European Commission can put an end to the Lallement-Shtandart fraud.
You are, Dear Mr. O’Sullivan, regularly informed of the work we have been carrying out for over two years to apply the 5th part of the sanctions, i.e. Article 3ea of EU Regulation N°833/2014. Today, we absolutely need the help of your team to force the French state to comply with European regulations.
Didier Lallement’s illegal order to the prefects and port authorities must be overturned by a higher authority.
Departmental prefects and directors of major seaports (Grands ports maritimes) must be informed individually by the Commission that it is their responsibility to apply port sanctions, whatever the intoxications, pressures, promises of promotion or blackmail to which they may be subjected by pro-Shtandart and/or pro-Russian networks, particularly on the part of SGMer.
Criminal proceedings must be initiated, in accordance with the Council’s decisions (28/11/2022, 09/06/2023, 12/12/2023, 12/04/2024), against Didier Lallement, who has encouraged the Shtandart fraud, since October 3, 2022, when he took up his post as SGMer. The organizations and/or municipalities that have used the Shtandart’s illegal services, first and foremost the city of La Rochelle, will also have to answer to the courts.
The funds received by Vladimir Martus on the accounts of his company Martus TV GmbH, domiciled in Hamburg, in remuneration for the illegal services of the Shtandart in French maritime events, must be seized (EU Council 09/06/2023).
The case is urgent. A major Shtandart commercial event is scheduled to take place in Brest from July 12 to 17. This is France’s biggest maritime festival for 2024.
Because of the negligence, even compromise, of the highest French authorities, the European Commission is the last resort of our collective for the respect of the rule of law in our country subjected to Russian interference. We need your support and prompt, determined action. Thank you in advance.
Dear Mr. O’Sullivan, if necessary, I am at your team’s disposal to provide it with the voluminous and organized documentation we have collected on the Shtandart fraud and its accomplices.
Exihibit 1: English version of Le Télégramme’s article
Le Télégramme -Brest maritime festival : this Russian ship that makes waves -26/06/2024
The Shtandart is definitely a sulphurous boat. Just as the Fêtes maritimes de Brest announced that everything was in place for the arrival of the ship, which recently flew the Russian flag, the “No Shtandart in Europe” collective rose up in protest, claiming that the formalization was illegal.
THE FRENCH AUTHORITIES GET INVOLVED
Interview by P. B.
•For the first time, the French authorities, via the Secrétariat Général dela Mer, have taken a position on the question of allowing the Shtandart into ports.
What is the position of the French authorities on the Shtandart, a replica of the Russian frigate of Tsar Peter the Great?
As far as we’re concerned, there’s no real issue. We consider that the Shtandart is not affected by the sanctions packages adopted against Russia. Nor by the fourteenth and final one, adopted on Monday. It has never been linked to a direct Russian interest, or owned by a Russian oligarch, in the sense understood by the European regulation. What’s more, the boat is now owned by a Finnish national (editor’s note: the wife of the captain to whom he sold it) and is now registered under the flag of the Cook Islands.
You did ask it to change its country of registration, didn’t you?
We did so to ease any tensions that might exist around the ship, and to prevent its Russian registration from becoming a pretext for further unrest. We take a rather positive view of this ship — we think it does a lot of good for the country’s various maritime festivals — and we’ve seen it take a stand and proselytize against Russia. When we feel that a boat is affected by European sanctions, we don’t hesitate to apply them. Nine Russian ships or yachts have been blocked by customs in French ports.
Has this decision been officially notified?
After the Shtandart was re-flagged, an e-mail was sent to the maritime prefectures so that this decision could also be passed on to the department (county) prefectures and port authorities. However, if there is a risk of disturbance to public order, these authorities are fully competent to impose bans.
Steven Le Roy, Paul Bohec
• The new flag of the Cook Islands now flown by the Shtandart, an exact replica of the frigate of Tsar Peter the Great, should have been the safe-conduct allowing it to dock during the Fêtes maritimes de Brest, from July 12 to 17. The recent abandonment of the Russian flag in favor of that of a confetti state in the Pacific has made the organizers of the festival, who knew that ships flying the Russian flag were banned from docking in Europe, breathe a sigh of relief. On Monday, they were able to formalize the arrival of one of the event’s attractions. All the more so as the Shtandart, which is not authorized to carry tourists and passengers, is to remain docked during the six-day event. It will be one of the eight boats open to the public, the one that Fêtes Nautiques president, Fortuné Pellicano, said in the spring would “welcome with pleasure”.
A ship above suspicion?
He (Fortuné Pellicano) pointed to the impeccable reputation of the Russian captain, Vladimir Martus, the fact that the boat had never been to St. Petersburg since the Russian offensive in Ukraine, and its uninterrupted presence on the quays since the 2000 edition. All that remained was the authorization of the French government, which gave the green light on Sunday. Vladimir Putin’s shadow seemed to have disappeared.
European regulation seems clear
Bernard Grua, spokesman for the “No Shtandart in Europe” collective of whistle-blowers, is angry against this decision: “We are still in a state of law, and the European Union has just promulgated a regulation that strictly prohibits the arrival of Shtandart in Brest and elsewhere”. To demonstrate this, he refers to several European regulations that oblige member states to go beyond their own legislation. The first dates back to 2014, and carries the first restrictions with Putin’s Russia, to the first sounds of the boot in Crimea. Repeatedly tightened, especially since the start of the war in Ukraine, the unanimously adopted regulation has extended its bans on Russian ships entering ports, and even to those “which have changed their Russian flag or registration number to the flag or registration number of any other state after February 24, 2022” The latest amendment to this regulation dates from Monday. A new article states that “a vessel belonging to the replicas of historic vessels” is part of the prohibited fleet. “As if this little text only applied to the Shtandart”, Bernard Grua almost smiles.
The relieved captain
But what about practicality? It has recently been seen at maritime gatherings in La Rochelle (Charente- Maritime) or Fécamp (Seine-Maritime), and seems welcome in Brest, despite its May 31 stopover having been banned by the prefecture. A peaceful vessel for its defenders, starting with its captain, Vladimir Martus:
“I was certain that justice would prevail and that the Shtandart would take part in the Brest festival, as it has done since 2000, and as I have done since 1992. The very positive aspect is that there is now no reason for certain people to spread false information and lies about those who have supported Shtandart for all these years.”
Elected representatives rebuked
Bernard Grua goes against the grain.
“It’s the perfect symbol of Russian imperialism. In fact, the real flag on board is that of Peter the Great, who built the Russian empire that Putin is seeking to rebuild”.
The whistle-blowers track the ship at every port of call. They have repeatedly succeeded in having it driven away from Spanish ports, but less so from French ones. “Sanctions are foreseen, and the responsibility of mayors, prefects and managers of major ports is heavy. They often reply that there are Ukrainians on board to clear their names, but in reality, there’s only one woman”, says Bernard Grua. He saves his Parte arrow for the elected representatives of Brest. “I asked for an interview. I didn’t get a reply. They could have assumed their responsibilities, acted like big boys and said no from the outset, as they often complain about Parisian oukase. But they made the other choice.”
Monsieur David O’Sullivan, Envoyé spécial pour les sanctions, Commission européenne
Copies :
Ministère des Affaires étrangères
Ceclant Premar Atlantique
Mairie de Brest
Fêtes maritimes de Brest
Union des Ukrainiens de France
Presse
…
Cher Monsieur O’Sullivan,
Tout récemment, le Conseil européen pensait probablement avoir mis fin au processus de réécriture fallacieuse du 5e volet des sanctions pratiqué par des membres de l’exécutif français, au mépris de la séparation des pouvoirs. C’était compter sans l’enracinement des réseaux d’influence pro-russes œuvrant en toute impunité au sein de la haute administration de notre pays. Il est temps que les décisions de l’Union cessent d’être tournées en dérision par des individus, qui se croient au-dessus des lois, voire qui prétendent les dicter. Il en va de la crédibilité des institutions européennes. Le collectif No Shtandart In Europe fait appel à la Commission européenne pour casser la fraude du navire russe Shtandart, orchestrée par Didier Lallement, Secrétaire général de la mer.
Conseil européen : « y compris les répliques de navires historiques »
La modification du règlement UE N°833/2014 publiée le 24 juin 2024 par le Conseil européen est très claire en confirmant que les « répliques de navires historiques » sont bien incluses dans le champ du 5e volet des sanctions tel que formalisé dans l’article 3 sexies bis de ce même règlement.
7) L’article 3 sexies bis est modifié comme suit : … b) le paragraphe 3, point a), est remplacé par le texte suivant : «a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes, y compris les répliques de navires historiques;» …
Règlement (UE) 2024/1745 du Conseil du 24 juin 2024 modifiant le règlement (UE) n° 833/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1745/oj?locale=fr
Le Shtandart étant le seul navire russe qui pose problème, dans ce domaine très spécifique, tout lecteur comprend qu’il est officiellement et explicitement désigné par la décision du Conseil. Pourtant, en France, au vu de cet amendement, Didier Lallement,Secrétaire général de la mer (SGMer), persiste dans son soutien à la fraude du navire russe. Le 25 juin 2024, il a confirmé au journal Le Télégramme, qu’il a donné instruction aux préfets de départements et aux autorités portuaires de recevoir le Shtandart. Vous trouverez le PDF de cet article en pièce jointe.
Didier Lallement (SGMer) : « A nos yeux, il n’y a pas vraiment de sujet ».
Afin de justifier cet engagement collaborationniste avec un représentant du régime russe, Didier Lallement s’est lancé dans un exercice de désinformation digne de RT et de Sputnik. « Nous considérons que le Shtandart n’est pas concerné par les paquets de sanctions adoptés contre la Russie. Pas plus par le quatorzième et dernier, adopté lundi (24/06/2024). Il n’a jamais été lié à un intérêt russe direct, ou appartenu à un oligarque russe, dans le sens entendu par le règlement européen. En outre, ce bateau appartient désormais à une personne de nationalité finlandaise et est désormais immatriculé sous le pavillon des lles Cook. » Voyons en détail comment les propos de SGMer sont faux ou malhonnêtes et destinés à créer la confusion.
« Nous considérons que… »
Les considérations de Didier Lallement sont malvenues, voire indécentes. En commis de l’exécutif, son rôle est d’appliquer la loi, point barre. D’autant qu’un règlement européen n’est pas une directive. Il doit être mis en œuvre immédiatement, sans modification et de façon identique dans tous les pays de l’Union. La France n’est pas la Russie, quel que soit le tropisme, assumé ou refoulé, de cet ex-préfet de police de Paris.
« …le Shtandart n’est pas concerné par les paquets de sanctions adoptés contre la Russie. Pas plus par le quatorzième et dernier, adopté lundi ».
Faux. Le texte européen du 24/06/2024 dit bien : « y compris les répliques de navires historiques », qualificatif dont les supplétifs et les clients du Shtandart, ainsi que l’administration française, ont usé pendant plus de deux ans pour « justifier » du contournement des sanctions.
Le Shtandart (en russe Штанда́рт) est la réplique d’une frégate russe du XVIIIe siècle du même nom, navire amiral du tsar Pierre le Grand.
« ..ou appartenu à un oligarque russe, dans le sens entendu par le règlement européen. »
Mensonge délibéré aux fins de tromper les médias et les citoyens de notre pays. En effet, si les tous premiers volets des sanctions visaient les biens d’individus, d’organisations ou de l’État russe, le cinquième volet concerne « TOUT navire immatriculé sous pavillon russe » (au 24/02/2022) sans distinction de propriétaire. Voir la chronologie des sanctions : https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/sanctions-against-russia/timeline-sanctions-against-russia/
« En outre, ce bateau appartient désormais à une personne de nationalité finlandaise (NDR Le Télégramme, l’épouse du capitaine à qui il l’a vendue)… »
Baliverne. À supposer que cette allégation soit exacte, il s’agit d’un écran de fumée à des fins de désinformation. Le 5e volet des sanctions, comme indiqué ci-dessus, ne fait aucune distinction suivant le type ou la nationalité du propriétaire-armateur. On note néanmoins que, pendant plus de deux ans, jusqu’au 24 juin 2024, les supplétifs et les clients du Shtandart ainsi que l’administration française ont qualifié le Shtandart de « navire associatif » pour « justifier » du contournement des sanctions. Le 25 juin, SGMer se contredit et nous donne raison en confirmant qu’il s’agit d’un navire privé, comme nous ne cessons de le démontrer depuis l’origine de cette affaire.
« …et est désormais immatriculé sous le pavillon des îles Cook ».
Quoi qu’il en soit, ce tour de passe-passe, oral ou même réel, ne peut pas autoriser le Shtandart à être exclu du champ des sanctions, comme l’indique le paragraphe 2 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014.
2. Le paragraphe 1 (interdiction) s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022.
Seule la Commission européenne peut mettre fin à la fraude Lallement-Shtandart.
Vous êtes, Cher Monsieur O’Sullivan, régulièrement informé du travail que nous menons depuis plus de deux ans pour l’application du 5e volet des sanctions, c’est-à-dire l’article 3 sexies bis du règlement UE N°833/2014. Aujourd’hui, nous avons absolument besoin de l’aide de vos services pour contraindre l’État français à se conformer à la réglementation européenne.
L’ordre illégal de Didier Lallement, auprès des préfets et des autorités portuaires, doit être annulé par une autorité qui lui est supérieure.
Les préfets de département et les directeurs des grands ports maritimes doivent être avisés individuellement par la Commission qu’il est de leur responsabilité d’appliquer les sanctions portuaires quels que soient les intox, pressions, promesses de promotion ou chantages, dont il pourrait faire l’objet de la part des réseaux pro-Shtandart et/ou pro-russes, notamment de la part de SGMer.
Des poursuites pénales doivent être engagées, conformément aux décisions du Conseil (28/11/2022, 09/06/2023, 12/12/2023, 12/04/2024), contre Didier Lallement qui a encouragé la fraude du Shtandart, depuis le 3 octobre 2022, date sa prise de fonction au poste de SGMer. Les organisations et/ou municipalités, au premier rang desquelles la ville de La Rochelle, qui ont eu recours aux prestations illégales du Shtandart devront, elles aussi, en répondre devant la justice.
Les fonds reçus par Vladimir Martus sur les comptes de sa société Martus TV GmbH, domiciliée à Hambourg, en rémunération des prestations illégales du Shtandart dans les événements maritimes français, doivent être saisis (Conseil de l’UE 09/06/2023).
Il y a urgence. Une importante prestation commerciale du Shtandart est prévue, à Brest, du 12 au 17 juillet prochain. Il s’agit du plus grand festival maritime français pour l’année 2024.
En raison de l’incurie, voire de la compromission des plus hautes autorités française, la Commission européenne est l’ultime recours de notre collectif pour le respect de l’État de droit dans notre pays soumis aux ingérences russes. Nous avons besoin du soutien et d’une action rapide, ainsi que déterminée, de la part de votre service. Nous vous en remercions par avance.
Je me tiens, si nécessaire, à la disposition de votre service pour lui communiquer la documentation, volumineuse et organisée, que nous avons collectée sur la fraude du Shtandart et sur ses complices. Je vous prie, Cher Monsieur O’Sullivan, de bien vouloir agréer l’expression de mes salutations distinguées.
M. le Préfet du Finistère, le navire russe Shtandart est explicitement et officiellement banni des ports européens par le Conseil de l’Union européenne – Il est de votre responsabilité de faire cesser sa fraude aux sanctions dans votre département, sous peine de poursuites pénales.
Alain Espinasse préfet du Finistère
À l’attention de :
Monsieur Alain Espinasse, préfet du Finistère
Copies :
Commission européenne
Ministère des Affaires étrangères
Secrétariat Général de la Mer
Ceclant Premar Atlantique
Mairie de Brest
Fêtes maritimes de Brest
Union des Ukrainiens de France
Presse
…
Monsieur le Préfet du Finistère,
Voici plus de deux ans que notre collectif No Shtandart In Europe affirme, texte européen à l’appui, que le navire Shtandartentre dans le champ du 5e volet des sanctions pris suite aux massacres russes de Boutcha. À ce titre, le paragraphe 3 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 est sans ambiguïté, depuis le 16 avril 2022, pour qui se donne la peine de le lire. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A02014R0833-20221007#tocId18
Tous les pays européens l’ont fort bien compris. Mais les réseaux d’influence pro-russes, œuvrant au sein de la haute administration française, dont probablement au sein du Secrétariat général de la mer (SGMer), en ont réécrit une version fallacieuse, qui a été largement promue par des organisateurs de festivals maritimes, par vos collègues d’autres départements ainsi que parCeclant-Premar Atlantique, afin d’encourager la fraude du navire russe.
Hier, le 24 juin 2024, suite à nos différentes alertes, le Conseil de l’Union européenne a décidé, en raison de l’incurie de l’État français, de prendre clairement position contre l’escroquerie du Shtandart et contre ses comparses hexagonaux. Pour ce faire, il met les points sur les « i » en ce qui concerne le champ d’application du cinquième volet des sanctions. Sous le terme de « réplique de navire historique », le Shtandart est explicitement visé.
Règlement (UE) 2024/1745 du Conseil du 24 juin 2024 modifiant le règlement (UE) n° 833/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine … 7) L’article 3 sexies bis est modifié comme suit : … b) le paragraphe 3, point a), est remplacé par le texte suivant : «a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes, y compris les répliques de navires historiques;»…
Comme prévu par les autorités européennes, nous vous rappelons que ce sont les préfets de département, et non pas un lampiste, fut-il Ceclant-Premar Atlantique, qui sont en charge de l’application des sanctions portuaires (voir pièce jointe). Nous vous demandons de prendre, enfin, connaissance des textes légaux qui vous engagent sur cette affaire. Nous exigeons que vous fassiez respecter l’interdiction européenne dans les ports du Finistère et tout particulièrement dans ceux de Brest, de Douarnenez ainsi que de Camaret. Nous n’accepterons pas que vous vous justifiez, d’une éventuelle inaction complice, en prétendant la croquignolesque tartuferie du troc, par le Shtandart, de son immatriculation russe contre un pavillon de complaisance. De fait, comme l’a prévu le législateur européen, une telle manœuvre ne peut pas exclure le Shtandart du champ des sanctions. À cette fin, nous vous invitons à examiner soigneusement le paragraphe 2 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014.
2. Le paragraphe 1 (interdiction) s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022.
Je me tiens à votre disposition pour tout complément d’information concernant la réglementation européenne, les liens étroits de Vladimir Martus, capitaine-propriétaire du Shtandart, avec le régime russe et les individus ainsi que le réseau, qui ont œuvré à promouvoir la mystification du Shtandart.
Je vous prie, Monsieur le Préfet du Finistère, de bien vouloir agréer l’expression de mes sincères salutations.
Le terme « polémique » est souvent associé au navire russe « Shtandart ». S’il est parfois repris par facilité, sa promotion ne doit rien au hasard. Un réseau d’influence ukrainophobe l’a imposé dans la sphère médiatique. Le but poursuivit est de disqualifier les lanceurs d’alerte qui partagent les textes légaux dévoilant l’irrégularité de sa présence dans les ports français. Un objectif parallèle est d’écarter les documents sourcés démontrant les liens de Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire, avec un pouvoir hostile à notre pays.
Enfin, prétendre répondre à des polémiques est l’occasion d’en lancer de nouvelles. C’est un puissant moyen pour créer la confusion permettant de diffuser une malveillante réalité alternative visant à égarer l’opinion publique.
L’usage du mot « polémique » est un sophisme popularisé, parallèlement à des attaques ad personam, à des fins de controverse, par Michel Balique1, président de l’association des Amis des Grands Voiliers2. C’est un lobbyiste au service des intérêts du Shtandart et de son capitaine-propriétaire, Vladimir Martus. Le principal agent d’influence3 du navire russe en France, parle, en effet, d’une « polémique idiote et ridicule »4. L’objectif d’une telle rhétorique est clair : imposer le fait accompli du viol des sanctions européennes par le navire russe Shtandart comme étant la norme et présenter les lanceurs d’alerte qui s’y opposent comme de marginaux « polémistes ». Ceci passe par l’usage de l’argument d’autorité et par l’instauration d’une confusion jetant le discrédit sur ceux qui se concentrent sur les vraies questions de fond concernant cette affaire internationale.
La formule a fait florès. Elle est largement reprise sur toute sorte de supports, jusqu’à une vidéo récente de « Au gré des vents » où les citoyens qui rappellent le droit sont, en conformité avec la doxa du Kremlin, assimilés à des extrémistes et à des Nazis.
Cette vidéo a été partagée par les pages Facebook de l’association Amis des Grands Voiliers, gérée par Michel Balique, et par celle du Shtandart.
L’auteur de la vidéo avec Vladimir Martus sur le pont du Shtandart
La vidéo sur la page Facebook de l’association Amis des Grands Voiliers
La vidéo sur la page Facebook du Shtandart
À coup de « polémiques », le Shtandart est donc en « Opération militaire spéciale » de « dénazification » contre « les extrémistes » qui demandent l’application des sanctions au navire russe. La vidéo est visible et son texte intégral peut être lu ici : https://bit.ly/shtandart-au-gre-des-vents
« Opération Shtandart »
La haine
Du côté du collectif No Shtandart In Europe, nous ne souhaitons pas sacrifier à de telles tentatives de pugilat haineux menées à coup de calomnieuses allégations. À l’opposé d’une campagne de « polémiques », nous nous attachons aux faits documentés et aux textes sourcés que nous ne cessons de rappeler.
Le règlement européen, clair et sans ambiguïté, ne prête pas le flanc à la « polémique ».
Le 5e volet des sanctions a été pris à la suite des massacres russes de Boutcha.
Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union…
Le paragraphe 1 (interdiction) s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022…
Il n’est pas possible de considérer, comme étant une pièce à controverse, un texte ratifié à l’unanimité des 27 États membres de l’Union. La « polémique » est bien créée par ceux qui usent d’arguties afin de contourner, voire de réécrire, le règlement européen pour le profit d’intérêts russes.
Février 2023, flashmob, à Boutcha, contre le viol du 5e volet des sanctions par le navire russe Shtandart
Le Shtandart a longtemps bénéficié d’un « polémique » passe-droit, dont la remise en cause au niveau interministériel ne met pas fin aux abus.
L’interdiction est appliquée au navire Shtandart dans tous les pays de l’Union européenne à l’exception de la France où il jouit, depuis deux ans, d’un irrégulier et informel passe-droit. Raphael Baldos sur La Croix5, Arthur Quentin sur Ouest-France6 et Gianni Castillo Hit West (groupe Ouest-France)7 se sont déjà professionnellement penchés sur le sujet.
Le 12 avril 2024, un comité interministériel, par la voix de Didier Lallement, Secrétaire général de la mer, annonce que le passe-droit du Shtandart est restreint comme on peut le lire dans différents médias :
Le Télégramme du 7 mai 2024 parle de Brest, mais il précise : « Les organisateurs de Fécamp Grand’Escale assurent de leur côté qu’il arrivera chez eux sous pavillon de complaisance. » En réalité, ce ne sera pas le cas.
Il ressort de ce qui précède que, selon l’administration française, le Shtandart ne peut plus être accueilli dans les ports de notre pays tant qu’il n’aura pas changé son pavillon d’immatriculation. Néanmoins, on peut constater, objectivement, que selon le règlement UE ci-dessus (paragraphe 2) un changement de pavillon ou d’immatriculation ne mettra pas fin à l’interdiction d’entrer dans les ports européens. Signalons, par ailleurs, que ce sont les préfets de départements et/où les directeurs de grands ports maritimes qui sont en charge de l’application des sanctions portuaires.
Ayons bien conscience, aussi, que la présumée modification de son pavillon d’immatriculation ne changera pas la nature des liens du faux « dissident » Vladimir Martus avec l’Administration présidentielle russe, tels qu’ils ont été documentés par Laetitia Jacq-Galdéano.
Le Shtandart a déjà contrevenu, au moins à deux reprises, à l’interdiction interministérielle du 12 avril 2024. C’est une observation factuelle. Du 27 avril au 1er mai, il était à La Rochelle. Du 6 au 12 mai, il était à Fécamp pour une prestation commerciale au profit du festival Grand’Escale. Dans le même registre, on constate, qu’au 17 mai 2024, le Shtandart est toujours immatriculé sous pavillon russe et non pas sous pavillon de complaisance.
Tout aussi factuel est le pavillon de l’empire russe12 flottant en tête du grand mât du Shtandart. C’est un moyen de passer outre à l’interdiction d’exhibition du pavillon russe.
Le Shtandart à La Rochelle 30/04/2024.
Pavillon de l’empire russe
Quand le Conseil européen déclare que le contournement des sanctions est un délit, ce n’est pas pour « polémiquer », mais pour ouvrir la porte à des poursuites pénales.
À la différence des directives européennes devant être transcrites dans les législations nationales, les règlements s’appliquent, immédiatement, sans modification, de façon identique, dans l’ensemble des États de l’Union. Le règlement européen n°833/2014 est donc la loi française pour ce qui est de l’interdiction d’accès, dans nos ports, des navires toujours immatriculés sous pavillon russe ou qui, depuis le 24 février 2022, ont troqué leur immatriculation russe contre celle d’un autre pays.
À partir du 28 novembre 2022, le contournement des sanctions européennes est un délit passible de poursuites pénales visant des individus et/ou des personnes morales.
Si « polémique » il y a, elle vient de la part de ceux qui se moquent des sanctions prises à la suite des massacres de Boutcha et promeuvent une fiction visant à « justifier » cette fraude. Les mêmes promoteurs de ce terme le mettent au service des intérêts russes du Shtandart à des fins de manipulation de l’opinion.
Pour terminer, nous souhaitons rappeler que le collectif No Shtandart In Europe n’a pas vocation à « critiquer ». Il n’a qu’un seul objectif, c’est celui d’obtenir l’application intégrale du 5e volet des sanctions dans le respect des valeurs républicaines prévoyant que la séparation des pouvoirs est le fondement de notre constitution. Ceci passe par la reconnaissance du principe incontournable disant que seul le pouvoir législatif écrit la loi. Le navire Shtandart est interdit dans les ports européens. Il n’appartient pas à des fonctionnaires de l’exécutif de dicter le droit au gré de pressions, d’intérêts personnels ou d’intérêts d’une puissance étrangère hostile. La France n’est pas la Russie. C’est une démocratie et un État de droit. Vladimir Martus, son réseau d’influence, les organisateurs de festivals maritimes, les municipalités, les préfets, les directeurs des grands ports maritimes et le Secrétariat général de la mer doivent le comprendre au lieu de polémiquer.
Le Télégramme, 23/04/2024 :« Le Shtandart n‘est plus autorisé à faire escale en France sauf s’il change de pavillon. Il s’agit d’une décision interministérielle qui date de mi-avril », indique le bureau de la représentation de l‘État et de la communication interministérielle. ↩︎
Sud-Ouest 27/04/2024 : Reste que le vent de la position officielle de l’État français tourne : plus d’accueil de la frégate sauf changement de pavillon… Dans le service placé sous l’autorité directe du Premier ministre et que dirige l’ancien préfet de police de Paris Didier Lallement, on explique le nouveau tour de vis : « le contexte international a changé entre la France et la Russie, il s’est durci. Nous voulons éviter les troubles à l’ordre public » que pourrait provoquer la présence du pavillon russe dans un port français… Dans les faits, la mesure ne s’imposera au « Shtandart » qu’au lendemain de l’escale qui doit le poser une nouvelle fois à La Rochelle, entre dimanche 28 avril et jeudi 2 mai. Dérogation que l’autorité justifie par le fait que la décision restrictive prise le 12 avril était rapprochée de cette escale prévue au cours de laquelle des enfants embarqueront sur le navire. « Mais, prévient-elle, pour Fécamp où il doit être le 8 mai, il faudra qu’il ait changé de pavillon, sinon il sera interdit. »↩︎
Nord-Littoral 02/05/2024 : Le Shtandart est bel et bien enregistré en Russie. Et tant que cela sera le cas, il ne pourra plus accoster en France, a-t-on donc tranché au sommet de l’État. «Le Shtandart a fait Sète, Bordeaux et la Rochelle, il était prévu à Fécamp début mai, mais il ne pourra pas venir, sauf à renoncer au pavillon russe. »↩︎
Le Télégramme, 07/05/2024 : Le bureau de la représentation de l’État et de la communication interministérielle (Breci) des Côtes-d’Armor a signalé aux organisateurs paimpolais que « le Shtandart n‘est plus autorisé à faire escale en France sauf s’il change de pavillon. Il s’agit d’une décision interministérielle qui date de mi-avril 2024 ». Les organisateurs de Fécamp Grand’Escale assurent de leur côté qu’il arrivera chez eux sous pavillon de complaisance. ↩︎
En 1700, Pierre Ier abandonne le « drapeau du tsar de Moscou » et adopte comme étendard un drapeau fondamentalement nouveau : une étoffe jaune avec un aigle bicéphale noir tenant dans son bec et ses pattes les cartes des quatre mers auxquelles la Russie a accès (Noire, Caspienne, Baltique, Blanche). ↩︎
Le média 76actu a publié un article dicté par Vladimir Martus, capitaine-propriétaire du « Shtandart ». Julien Bouteiller, rédacteur en chef du journal, plutôt que d’en corriger le caractère fictionnel préfère se lancer dans une diversion mettant en cause le rédacteur de la réponse circonstanciée qui lui a été adressée. Aux faits tangibles et documentés ainsi qu’aux éléments vérifiables qu’il a reçus, il oppose, en boucle, à longueur de tweets une accusation de « sexisme ». Ce sophisme s’appuie sur des « insinuations » issues de son imagination. Il écarte délibérément tout débat sur le fond de cette affaire internationale concernant le viol des sanctions prises suite aux massacres de Boutcha.
Ce faisant, Julien Bouteiller laisse penser qu’il serait plus versé dans les controverses confinant au trollisme, voire au harcèlement, qu’il ne semble avoir d’inclinaison pour le réel métier de journaliste. In fine, il se fait le promoteur, auprès de ses lecteurs, d’une confusion et d’une discorde qui ne peuvent que servir les intérêts russes.
L’auteur des commentaires présentés ci-dessous est Julien Bouteiller.
Sur son compte Twitter, @j_bouteiller, il se présente ainsi : « 📰 Journaliste/rédacteur en chef de @76actu – 🔎 #actu #société #faitsdivers #bonsplans #Rouen #LeHavre ». Sur le site web de 76actu, il est « rédacteur en chef adjoint de 76actu à Rouen ». 76actu, couvrant la Seine-Maritime, fait partie d’actu.fr, qui rassemble quotidiens, hebdomadaires et journaux gratuits positionnés sur l’information de proximité.
Article de 76actu participant à la mystification du Shtandart, mai 2024
Le capitaine du Shtandart, Vladimir Martus, interrogé par 76actu, répond aux critiques sur la présence du navire russe à Fécamp Grand’Escale. Précisions (sic)…
Présentation du droit de réponse à l’article de 76actu
🧵 1/4 Bernard Grua, 13/05/2024, 13:04 – A #Fécamp#GrandEscale, @76actu, sous la plume de Jessie Leclerc, s’est fait le porte-parole du #Shtandart, navire 🇷🇺 qui viole le 5e volet des sanctions pris à la suite des massacres de Boutcha.
Bernard Grua, 13/05/2024, 13:48 – Manque de préparation, c’est évident. Une affaire internationale traitée comme un fait divers local c’est certain aussi. Mais, préjuger du caractère « futfut » ou pas, je ne m’y risquerais pas. N’oublions pas que Martus sait envoûter ses interlocuteurs et, surtout, interlocutrices.
Bernard Grua, 13/05/2024, 13:52 – Martus, en deux ans, a présenté sa fable à des dizaines, voire des centaines de journalistes. Pour lui, obtenir ce type de texte complaisant, c’est un jeu. Il a dû se pourlécher les babines.
🧵 2/4 Bernard Grua, 13/05/2024, 13:04 – Face à l’ignorance et l’impréparation de sa proie, concernant un sujet aussi complexe, Vladimir Martus n’a eu aucun mal à servir sa sirupeuse fiction 🇷🇺 tout en jouant, en acteur consommé, des émotions féminines, de son auditrice.
Julien Bouteiller, 13/05/2024, 14:10 – « Des émotions féminines » ? Vraiment ? Autant je peux entendre vos critiques sur le contenu de l’article, la critique est tout à fait permise et audible. Autant, le sexisme1 dont vous faites preuve me dérange profondément.
Liliane Reins, 18/05/2024, 10:47 – Non Bernard Grua ne fait pas preuve de sexisme. Jessie Leclerc aurait pu s’informer sur le #Shtandart qui est sous sanction suite au massacre de Butcha, au lieu de se faire bêtement le porte-parole de Vladimir Martus.
Bernard Grua, 13/05/2024, 15:37 – J’attendais ce genre de remarque. Mais, à aucun moment il n’y a de vraie question. La première à poser était : le comité interministériel a interdit votre présence à Fécamp, pourquoi êtes vous là ? La deuxième : voici un mois que vous devez changer votre pavillon d’immatriculation.
Bernard Grua, 13/05/2024, 15:41 – Vous avez dit que vous opteriez pour un pavillon des îles Cook. C’est une procédure qui prend 7 jours2. Pourquoi n’est ce pas fait ? Et ainsi de suite… Au lieu de ça, on brode, hypnotisée. Martus annonce, je ne hisse pas de drapeau russe. Elle note.
Bernard Grua, 13/05/2024, 15:46 – Pendant 6 jours, le drapeau impérial russe a flotté en tête de mât du Shtandart. Pas vu ? On note les bobards de Martus. Ce n’est pas un article. C’est du marivaudage émotionnel. Disons émotions masculines si vous préférez. On n’est plus à ça près dans cette confusion.
Bernard Grua, 13/05/2024, 15:52 – Julien Bouteiller sur un sujet comme celui-là, il faut être sérieux. En 2023, deux journalistes de @76actu3 on fait un travail correct sur le Shtandart. Là, c’est un joli texte, proprement écrit avec de belles photos, sincèrement. C’est bien, mais ce n’est pas suffisant.
Bernard Grua, 13/05/2024, 16:11 – Julien Bouteiller, en tant qu’actuel rédacteur en chef de @76actu, il vous appartient de rectifier cet article de complaisance. On verra si vous donnez suite au droit de réponse circonstancié4 que vous avez reçu ou si vous préférez persister dans le déni & l’argumentum ad personam.
Julien Bouteiller, 13/05/2024, 16:41 – Vous me reprochez des arguments ad personam alors que c’est vous qui attaquez5 ma collègue sur ses « émotions féminines » ? C’est gonflé6! Je vous ai dit que vos critiques pouvaient tout à fait être légitimes…
Victoria Nikolenko, 15/05/2024, 19:44 – Vous vous accrochez à un seul mot, sans voir le fond des choses. Le vrai problème, c’est que votre collègue a tendu le micro à Martus et a retransmis ses propos manipulateurs sans les confronter à la réalité des choses, notamment aux textes légaux qui sont très clairs.
Victoria Nikolenko, 15/05/2024, 19:45 -Je connais Bernard Grua depuis plusieurs années. Il n’a jamais eu de comportements sexistes. Par contre, son travail sur le dossier est très rigoureux, factuel et il connait très bien les techniques de manipulation de Martus.
Victoria Nikolenko, 15/05/2024, 19:46 – Les matériaux que Bernard Grua a recueillis et publiés à ce sujet méritent bien plus d’attention que le faux procès que vous essayez de lui faire.
Bernard Grua, 13/05/2024, 16:52 – Je n’insinue rien. C’est un papier émotionnel. Il est écrit par une femme. C’est factuel. Oui, Martus embobine les femmes9. Demandez à Ulyana et Ekaterina Gopenko qu’il a utilisées comme « réfugiées »10. Demandez à Nina Spasskaya11, journaliste ukrainienne qui s’est fait avoir à Vannes12.
Bernard Grua, 13/05/2024, 16:56 – Demandez le témoignage de Ludovic Pacciarella ex-agent de Martus à La Rochelle. Vous avez été très léger d’envoyer une contributrice occasionnelle, ou stagiaire (Note BG : rectification, elle paraît bien être journaliste chez 76actu 13), dans les pattes de ce type.
Julien Bouteiller, 13/05/2024, 16:55 – Vous ne faites que confirmer ce que je disais. Inutile d’aller plus loin dans ce cas. Je suis ouvert à la discussion sur le travail de mes collègues, mais pas quand on les réduit à leur sexe14.
Bernard Grua, 13/05/2024, 17:03 – Dites-moi merci Julien Bouteiller. Vous pouvez botter en touche et ne rien changer à un article qui n’est pas à l’honneur de votre média, ni de son rédacteur en chef. Cadeau pour vous. Le témoignage de Pacciarella, ex-homme de main de Martus. Ça pique.
🧵 3/4 Bernard Grua, 13/05/2024, 13:04 – La naïveté de la journaliste interpelle. Elle n’a pas été alertée par le fait que @VilleDeFecamp et le président de @FcpGrandEscale n’aient pas voulu s’entretenir du #Shtandart. Pourtant à notre connaissance, il s’agit de la 1re fois qu’une municipalité et une…
David Roussel, maire de Fécamp
Laurent Le Bouëtté, président de Fécamp Grand’Escale
🧵 4/4 Bernard Grua, 13/05/2024, 13:04 – … organisation refusent de parler d’un navire, participant emblématique d’un grand événement maritime ⚓️. C’est dire si le sujet était miné 😱. Vladimir Martus a le plaisir de décerner une matriochka 🪆 à sa rédactrice bénévole de @76actu pour son aimable collaboration 🇫🇷 🇷🇺.
Présentation de l’accueil du droit de réponse par Julien Bouteiller, rédacteur en chef de 76actu
Bernard Grua, 13/05/2024, 17:34 – Voici comment @j_bouteiller, rédacteur en chef de @76actu réagit à notre droit de réponse concernant la guimauve flagorneuse & désinformative publiée par son média sur le navire 🇷🇺 #Shtandart violant les sanctions 🇪🇺. Une « discussion » surréaliste. Ура, матрёшка для Жюльена 🪆 !
« Des émotions féminines » ? Vraiment ? Autant je peux entendre vos critiques sur le contenu de l’article, la critique est tout à fait permise et audible. Autant, le sexisme dont vous faites preuve me dérange profondément.
Julien Bouteiller, 13/05/2024, 17:49 – Et c’est moi qui fais du « ad personam ». Navré, mais dès lors que vous maintenez vos propos sexistes15, la discussion n’ira pas plus loin. Vos engagements n’autorisent pas les excès.
Virginie2R, 15/05/2024, 18:59 – Je n’ai jamais vu le moindre propos sexiste de la part de @BernardGrua. Il défend une cause juste que les poutinolâtres ne supportent pas. Comment peut-on laisser naviguer en France cet outil de propagande interdit dans le reste de l’Europe ???
Julien Bouteiller, 13/05/2024, 17:50 – Pour rappel, voici comment M. Grua renvoie une journaliste à son seul statut de pauvre femme16 embobinable à souhait et bien trop sujette17 à ses « émotions féminines ».
Bernard Grua, 13/05/2024, 19:31 – On a toujours besoin de trolls pour promouvoir ses posts. Merci à @76actu d’y déléguer son rédacteur en chef… Il y a une époque, @76actu était un média de journalistes [3]. Aujourd’hui, c’est devenu une officine dirigée par un troll qui fait la promotion d’un employé de l’Administration présidentielle russe18…
Julien Bouteiller, 13/05/2024, 19:37 – Je ne trolle pas (Note BG: faux, voir définitions du troll 19), je réagis simplement à votre lamentable sexisme20 contre ma collègue. Vous en êtes à combien de tweets21 à propos de 76actu depuis ce matin ? Allez, je le redis, aucune discussion possible dans ces conditions donc restons-en là.
Julien Bouteiller, 13/05/2024, 19:38 – Et si là on n’est pas sur du « ad personam ». Bref, ce n’est ni la cohérence ni le respect des femmes22 qui vous étouffent.
Oxana Melnychuk, 16/05/2024, 12/53 Je n’ai pas aperçu que les femmes étouffent Bernard, bien au contraire, il est entouré par les femmes qui militent à ses côtés.
Julien Bouteiller, 13/05/2024, 19:40 – Si vous vous étiez contenté de parler du contenu de l’article23, j’aurais été disposé à vous accorder du crédit24 (ce que l’on a déjà fait par le passé à 76actu). Mais là…🤷 Sur ce, bonne fin de journée. Inutile de continuer à essayer de discuter ici.
Bernard Grua, 13/05/2024, 19:48 – Il va falloir vous calmer mon petit bonhomme. Il n’y a rien de « sexiste » dans mon propos, dans mon comportement, ni dans aucun de mes écrits. Cette accusation diffamatoire sort uniquement de votre esprit tordu qui cherchait une diversion au torchon qu’il a publié.
Bernard Grua, 13/05/2024, 19:51 – Quant à Vladimir Martus, à qui vous tressez des lauriers, vous ignorez absolument tout du personnage. Il ne ressemble à rien de ce que vous connaissez.
Julien Bouteiller, 13/05/2024, 19:59 – Étant donné que j’ai un peu de bouteille malgré mon jeune âge, vous vous dispenserez bien de m’appeler « mon petit bonhomme ». Votre propos est bien sexiste mais vous êtes trop aveuglé par votre condescendance pour le constater. Et puisque vous ne comprenez pas quand je dis qu’il vaut mieux en rester là, je vais devoir ce que je déteste, à savoir vous bloquer pour couper court à cet échange stérile. Bonne continuation !
Bernard Grua, 13/05/2024, 20:13 – Julien Bouteiller nous dit maintenant qu’il a de la « bouteille ». Sans blague ! Impayable, ce troll.
Il ne s’agissait aucunement d’une « attaque », terme polémique de Julien Bouteiller. ↩︎
« C’est gonflé », expression polémique de Julien Bouteiller. ↩︎
Exposé factuel et transparent. Aucune « insinuation », contrairement à ce que tente de faire croire Julien Bouteiller. ↩︎
Propos diffamatoire et polémique de Julien Bouteiller. ↩︎
Ludovic Pacciarella a été, pendant des années, l’homme de main et le porte-parole rochelais de Vladimir Martus. C’est un personnage peu recommandable dont les propos doivent être pris avec précaution. Voici néanmoins des extraits d’un commentaire public (l’orthographe a été corrigée) qu’il a fait sur la page Facebook du journal Sud-Ouest le 29 avril 2024. Le lecteur jugera. « Depuis la nuit des temps, il (Vladimir Martus) aime se faire passer pour une victime, il est toujours en train de se plaindre… Il n’a pas voulu adhérer ou supporter l’association que j’avais créé (Aidons l’Ukraine 17) ah oui, ça faisait tache pour sa réputation à Saint-Pétersbourg. Il préférait faire son aide bidon avec une chanteuse (Ekaterina Gopenko) dont le père est général dans l’armée …. Petit problème, côté russe… Et puis qu’il arrête de se taper les filles à bord, et quand elles refusent, elles dégagent du navire… Qu’il arrête aussi de se servir des Ukrainiennes perdues, pour sa juste cause… » ↩︎
Ekaterina Gopenko est une chanteuse, en langue russe, originaire de Zhaporijia. Depuis janvier 2022, au gré de ses tournées, elle fait des passages intermittents sur le Shtandart afin d’y puiser une « inspiration maritime »: https://vk.com/wall-3533341_58589. Elle et Ulyana, une autre passagère ukrainienne, dont Vladimir Martus a fait connaissance sur une plage de Nice en avril 2022, ont été utilisées pour accréditer la fable d’un « équipage russo-ukrainien » et pour promouvoir le concept d’un Shtandart « navire de réfugiés ».. ↩︎
Autres exemples du comportement de Vladimir Martus avec les femmes : – Le 15 août 2022, à Camaret, Svitlana et Mykhailo montent dans les haubans du Shtandart pour descendre le pavillon ukrainien arboré abusivement par le Shtandart. Mykhailo est immobilisé par les hommes de Martus pendant que ce dernier entraîne Svitlana dans sa cabine afin qu’il lui présente sa fable comme quoi il soutiendrait l’Ukraine. – Le 17 août 2023, Liliana et l’auteur de ses lignes protestent devant le Shtandart en escale illégale à Saint-Nazaire. Vladimir Martus ignore l’élément masculin du binôme, mais tente d’entraîner Liliana à bord. La manœuvre échoue quand l’Ukrainienne lui répond qu’elle souhaite que son navire, représentant la Russie, brûle comme le pays qui a envahi l’Ukraine. ↩︎
– Le Robert, définition du troll : « personne qui cherche à créer la polémique sur un forum de discussion ou sur les réseaux sociaux. » – L’internaute, définition du troll :« personne qui poste des messages tendancieux sur les forums internet afin d’alimenter les polémiques. » – TV5 Monde, définition du troll :« participant d’un forum cherchant à perturber celui-ci en envoyant des messages stériles et de mauvaise foi. »↩︎
Propos diffamatoire et polémique de Julien Bouteiller. ↩︎
Ceux qui collaborent avec les intérêts russes s’exposent au « name and shame« . C’est le minimum. ↩︎
Propos diffamatoire et polémique de Julien Bouteiller. ↩︎
Pas de problème, No Shtandart In Europe n’attend pas qu’on lui « porte crédit » comme cela peut être fait pour un charlatan tel que Vladimir Martus. Son droit de réponse est justifié de faits et de documents vérifiables : https://bernardgrua.net/2024/05/12/fecamp-grandescale-vladimir-martus-76actu/. Le responsable d’un vrai site d’information doit examiner ces éléments au lieu d’esquiver en montant une cabale « sexiste » sur des « insinuations » qu’il est le seul à imaginer et le seul à faire semblant de croire. ↩︎
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) May 13, 2024
Voici comment @j_bouteiller, rédacteur en chef de @76actu réagit à notre droit de réponse concernant la guimauve flagorneuse & désinformative publiée par son média sur le navire 🇷🇺 #Shtandart violant les sanctions 🇪🇺. Une "discussion" surréaliste. Ура, матрёшка для Жюльена 🪆 ! https://t.co/0YmwGO3SS5
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) May 13, 2024
Vladimir Martus, capitaine-propriétaire du Shtandart, s’est exprimé librement, le 11 mai 2024, sans contradiction et sans vérifications, dans les colonnes de 76actu sous le titre « Un navire russe à Fécamp Grand’Escale : le capitaine du Shtandart répond aux critiques ». Ce faisant, il n’apporte aucune précision. Il vient, au contraire, ajouter de l’incompréhension à une affaire…
Le navire Shtandart immatriculé sous pavillon russe, interdit de présence dans les ports de l’Union européenne, est entré, entre 21:30 et 22:00, le 06/05/2024, dans le bassin Bérigny pour Fécamp Grand’Escale. Il arborait les pavillons de l’empire russe et de Saint-Pétersbourg en tête de mât.
A l’attention de : M. Laurent Le Bouëtté, président de Fécamp Grand’Escale – Objet : collaboration avec le navire russe Shtandart ambassadeur de Sergueï Choïgou et dde Vladimir Poutine -Tendance-Ouest nous informe, le 2 mai 2024, que vous propagez, des fake-news auprès de l’opinion publique et des médias au sujet du navire russe Shtandart. Nous…
La Commission européenne stipule : « Les autorités compétentes pour délivrer les autorisations prévues dans le cadre du règlement européen 833/2014 sont les préfets de département ». C’est bien le Préfet, qui porterait l’ultime responsabilité d’une infraction au texte européen, en Seine-Maritime, s’il ne s’oppose pas aux intérêts russes du navire « Shtandart » lors de « L’Armada…
Vladimir Martus, capitaine-propriétaire du Shtandart, s’est exprimé librement, le 11 mai 2024, sans contradiction et sans vérifications, dans les colonnes de 76actu sous le titre « Un navire russe à Fécamp Grand’Escale : le capitaine du Shtandart répond aux critiques ». Ce faisant, il n’apporte aucune précision. Il vient, au contraire, ajouter de l’incompréhension à une affaire internationale déjà singulièrement complexe. Nous allons donc contextualiser sa tribune par une revue circonstanciée en nous référant à des sources externes vérifiables. Nous vous serions reconnaissants de considérer ce courrier comme l’exercice d’un droit de réponse.
Tout d’abord, afin de recadrer le sujet, observons le tweet que vous avez inséré dans votre article. Il est parlant.
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) May 11, 2024
Chez No Shtandart In Europe, nous ne nous focalisons pas sur l’émission de « critiques » à l’égard de Vladimir Martus et du navire Shtandart, interdit dans les ports de l’UE. En revanche, nous mettons en cause, quasi-systématiquement, ceux qui rendent possible, voire encouragent, cette fraude, à savoir les clients de ses prestations de services illégales et les autorités collaboratrices, qu’elles soient situées localement ou au cœur l’appareil d’Etat.
Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union…
Le paragraphe 1 s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022…
Article 3 sexies bis du règlement européen n°833/2014
Il n’est pas sérieux de qualifier comme étant « polémique » un texte ratifié à l’unanimité des 27 États membres de l’union. Ici, la polémique est celle créée par ceux qui usent d’arguties afin de contourner, voire de réécrire, le règlement européen au service d’intérêts russes.
Le passe-droit irrégulier du Shtandart voit son champ d’application restreint.
L’interdiction est appliquée au navire Shtandart dans tous les pays de l’Union européenne à l’exception de la France où il jouit, depuis deux ans, d’un irrégulier et informel passe-droit. La Croix, Ouest-France et Hitwest se sont déjà prononcés sur ce sujet.
Le 12 avril 2024, un comité interministériel, par la voix de Didier Lallement, Secrétaire général de la mer, annonce que l’irrégulier passe-droit du Shtandart est restreint comme on peut le lire dans différents médias :
Il en ressort que, selon l’administration française, le Shtandart ne peut plus être accueilli dans les ports de notre pays tant qu’il n’aura pas changé son pavillon d’immatriculation. Néanmoins, notons que selon le règlement UE ci-dessus (paragraphe 2) un changement de pavillon ou d’immatriculation ne mettra pas fin à l’interdiction d’entrer dans les ports européens. Signalons, aussi, que ce sont les préfets de départements qui sont en charge de l’application des sanctions portuaires.
Le Télégramme du 7 mai 2024 ajoute :« Les organisateurs de Fécamp Grand’Escale assurent de leur côté qu’il arrivera chez eux sous pavillon de complaisance. » Cette assertion se révélera être une imposture comme nous le montrerons par la suite.
La double faute de Fécamp pourrait être à l’origine de poursuites pénales contre ses auteurs.
Dans les faits, le Shtandart (MMSI: 273452840) est bien présent dans le port de Fécamp afin d’accomplir sa prestation commerciale pour Grand’Escale, depuis le 6 mai 2024 au soir. À ce jour, le 12 mai 2024, fin du festival Grand’Escale, un mois après la décision interministérielle, le Shtandart est toujours immatriculé sous pavillon russe comme l’atteste Marine Traffic .
Les organisateurs de Fécamp Grand’Escale, la municipalité de Fécamp, partie prenante du festival, et le préfet de la Seine-Maritime sont donc en infraction avec la décision interministérielle du 12 avril 2024 relative au Shtandart.
Plus gravement, ils violent le règlement européen n°833/2014.
Nous soulignons qu’à la différence des directives européennes devant être transcrites dans les législations nationales, les règlements s’appliquent, sans modification, de façon identique, dans l’ensemble des États de l’Union. Le règlement européen n°833/2014 est donc la loi française pour ce qui est de l’interdiction d’accès, dans nos ports, des navires toujours immatriculés sous pavillon russe ou qui, depuis le 24 février 2022, ont troqué leur immatriculation russe contre celle d’un autre pays.
Depuis le 28 novembre 2022, le contournement des sanctions européennes est un délit passible de poursuites pénales visant des individus et/ou des personnes morales.
On comprend donc les motifs qui poussent les organisateurs de Grand’Escale, la municipalité de Fécamp, mais aussi le préfet de la Seine-Maritime à répondre par le silence aux questions de 76actu.
Pourquoi le galimatias de Vladimir Martus n’est-il pas source de précisions, mais concourt à créer confusion et discorde ?
Nous ne reviendrons pas en détail sur la sempiternelle fiction que le propriétaire du Shtandart ainsi que ses thuriféraires promeuvent afin de faire écran à la fraude du navire russe ou afin d’en faire admettre le principe par l’opinion publique. Nous ne démontrerons pas, une nouvelle fois, les liens, y compris financiers, qu’entretiennent, avec l’Administration présidentielle russe, le Shtandart et Vladimir Martus. De même, nous ne nous attarderons pas sur les sophismes dont use ce dernier en présentant des accusations qui n’ont jamais été formulées par d’autres que lui et dont il se dit martyrisé. Il s’agit d’une rhétorique victimaire dont cet influenceur use, au minimum depuis 2007, dans le but de promouvoir son narratif et dans l’objectif de faire diversion à ses turpitudes. Tout ceci est bien documenté, dans la presse, par les quelques journalistes qui ne se limitent pas à une vision locale alors que la majorité d’entre eux se contentent, pour l’instant, de tendre leur plume à des acteurs en conflit d’intérêt.
Dès juillet 2022, la presse espagnole informe ses lecteurs sur la véritable nature du Shtandart.
En janvier 2023, Joce Hue, sur 76actu, est un précurseur, en France, en faisant un réel travail sur la fable du Shtandart. Il est regrettable que les questions que posait son papier aient été si longtemps ignorées, y compris par le média auquel il contribuait.
En mars 2024, pour le compte du journal Ouest-France, Laetitia Jacq-Galdeano mène une enquête de plusieurs semaines sur l’affaire du Shtandart. Il en résulte une série de cinq articles sourcés de documents irréfutables, principalement russes. La simple revue des deux principaux textes issus de ses investigations suffit à mettre en pièces la réalité alternative construite par le protéiforme réseau du navire russe.
Pourquoi invoquer l’appellation de « navire associatif » n’est-il pas pertinent pour les sanctions et n’est-il pas honnête vis à vis des lecteurs ?
Vous écrivez, « le Shtandart est le seul vieux gréement russe autorisé à s’amarrer dans les ports de France, malgré les sanctions européennes. Ce qui serait lié selon le capitaine à son statut de navire associatif ». C’est faux pour deux raisons.
Argument infondé
« Association » ou pas, pour l’application du 5e volet des sanctions, le propriétaire importe peu. À la différence des toutes premières vagues de sanctions, ce 5e volet, comme présenté ci-dessus, vise TOUT navire immatriculé sous pavillon russe. De plus, on peut vérifier que le critère associatif n’entre pas dans le champ des dérogations prévues au paragraphe 5 de l’article 3 sexies bis du règlement UE N°833/2014.
En clair, à supposer que le Shtandart soit un « navire associatif », ce n’est pas ce statut qui lui permettrait d’être exclu du champ des sanctions. On verra, de plus, qu’il n’a aucun motif à se prétendre « associatif ».
Malice
Il faut revenir à ce qu’il convient d’entendre par le terme « association » pour comprendre la malignité de l’argument du réseau du Shtandart visant à créer la confusion par analogie avec le système français. En effet, sans surprise, il n’existe pas, en Russie, de loi de 1901 sur les associations. Ce qui se rapprocherait le plus d’une association de type français serait ce que les Russes nomment « fondation » (Фонд).
« Фонд (англ. Foundation; фр. fond от лат. fundus — основание) — некоммерческая организация, учреждённая гражданами и (или) юридическими лицами на основе добровольных имущественных взносов, преследующая благотворительные, культурные, образовательные или иные социальные, общественно полезные цели. »
En réalité, le navire Shtandart appartient à une organisation écran russe, « Shtandart Project », domiciliée à Saint-Pétersbourg. Vladimir Martus détient 60,34 % des parts de « Shtandart Project ». Les moins de 40 % restants sont dans les mains de personnes qui lui sont proches : Andreï Akhmatov (17,88 %), Lidia Plekhanova (15,64 %), Sergueï Neustupov (3,07 %.) et Sergueï Alekseev (3,07 %). Ainsi, le Shtandart est bien un yacht PRIVÉ russe.
Comme l’écrit Ouest-France, les prestations commerciales du Shtandart, telles que la participation à des festivals maritimes ou des tournages de films, sont facturées par une deuxième entité, « Martus TV GmbH », domiciliée à Hambourg.
« Gmbh » signifie « Gesellschaft mit beschränkter Haftung » soit, en français, « SARL » ou « société à responsabilité limitée ».
Tentons de récapituler le schéma de fonctionnement. Nous avons une société commerciale allemande, dirigée par Vladimir Martus dont elle porte le nom. Elle facture les prestations commerciales, réalisées en France, par un navire immatriculé en Russie, objet d’une interdiction européenne, dont le propriétaire est une société russe appartenant majoritairement à Vladimir Martus. Mais ce n’est pas tout.
Cette même société commerciale, « Martus TV GmbH », sur le site web du Shtandart, fait appel à la générosité du public pour son propre compte en se prétendant être, là aussi, une « association »
Capture des donations sur le site web du Shtandart
Voilà ce que Vladimir Martus a présenté à 76actu comme étant un « navire associatif ». En réalité, un tel circuit opaque et transnational porte bien d’autres noms.
Conclusion
Pour terminer, nous souhaitons rappeler que le collectif No Shtandart In Europe n’a pas vocation à « critiquer ». Il n’a qu’un seul objectif, c’est celui d’obtenir l’application intégrale du 5e volet des sanctions dans le respect des valeurs républicaines prévoyant que la séparation des pouvoirs est le fondement de notre constitution. Ceci passe par la reconnaissance du principe incontournable disant que le pouvoir législatif écrit la loi. Le navire Shtandart est interdit dans les ports européens. Il n’appartient pas à des fonctionnaires de l’exécutif de dicter le droit au gré de pressions, d’intérêts personnels ou d’intérêts russes. La France n’est pas la Russie. C’est une démocratie et un État de droit. Vladimir Martus, son réseau d’influence, les organisateurs de festivals maritimes, les municipalités, les préfets et le Secrétariat général de la mer doivent le comprendre.
On a vu que le texte de Jessie Leclerc est très léger si ce n’est désinformatif, quant à son fond. En revanche, il est écrit proprement. On ne peut que déplorer un tel gâchis dû a une absence de connaissances sur ce dossier complexe et à un manque de préparation. La journaliste n’a probablement pas été alertée, non plus, sur le caractère mythomane de Vladimir Martus, qui a su susciter sa compassion et ses émotions, si ce n’est son admiration. La faute en revient probablement à son rédacteur en chef qui l’a envoyée, de façon inconsidérée, sur cette mission. Tout cela est d’autant plus regrettable que ses photos sont de bonne qualité. Quoiqu’on puisse penser du sujet, on y trouve une bonne maîtrise de la couleur, des contrastes et du cadrage.
Le navire Shtandart immatriculé sous pavillon russe, interdit de présence dans les ports de l’Union européenne, est entré, entre 21:30 et 22:00, le 06/05/2024, dans le bassin Bérigny pour Fécamp Grand’Escale. Il arborait les pavillons de l’empire russe et de Saint-Pétersbourg en tête de mât.
A l’attention de : M. Laurent Le Bouëtté, président de Fécamp Grand’Escale – Objet : collaboration avec le navire russe Shtandart ambassadeur de Sergueï Choïgou et dde Vladimir Poutine -Tendance-Ouest nous informe, le 2 mai 2024, que vous propagez, des fake-news auprès de l’opinion publique et des médias au sujet du navire russe Shtandart. Nous…
La Commission européenne stipule : « Les autorités compétentes pour délivrer les autorisations prévues dans le cadre du règlement européen 833/2014 sont les préfets de département ». C’est bien le Préfet, qui porterait l’ultime responsabilité d’une infraction au texte européen, en Seine-Maritime, s’il ne s’oppose pas aux intérêts russes du navire « Shtandart » lors de « L’Armada…
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) May 13, 2024
Voici comment @j_bouteiller, rédacteur en chef de @76actu réagit à notre droit de réponse concernant la guimauve flagorneuse & désinformative publiée par son média sur le navire 🇷🇺 #Shtandart violant les sanctions 🇪🇺. Une "discussion" surréaliste. Ура, матрёшка для Жюльена 🪆 ! https://t.co/0YmwGO3SS5
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) May 13, 2024
Le navire Shtandart immatriculé sous pavillon russe, interdit de présence dans les ports de l’Union européenne, est entré, entre 21 h30 et 22 h 00, le 06 mai 2024, dans le bassin Bérigny pour Fécamp Grand’Escale. Il arborait les pavillons de l’empire russe et de Saint-Pétersbourg en tête de mât.
Soirée du 06 mai 2024, entrée du Shtandart dans le bassin Bérigny de Fécamp
Pavillon de l’empire russe
Pavillon de Saint-Pétersbourg
Shtandart avec pavillons, La Rochelle, 30/04/2024
En 1700, Pierre Ier abandonne le « drapeau du tsar de Moscou » et adopte comme étendard un drapeau fondamentalement nouveau : une étoffe jaune avec un aigle bicéphale noir tenant dans son bec et ses pattes les cartes des quatre mers auxquelles la Russie a accès (Noire, Caspienne, Baltique, Blanche).
Le symbole arboré par le « Shtandart » a du sens. Vladimir Poutine « justifie » l’invasion de l’Ukraine en se revendiquant de l’héritage expansionniste de Pierre le Grand.
La culture impérialiste russe n’est jamais neutre – Mikhaïl Piotrovski, directeur du musée de l’Ermitage, proche de Valdimir Poutine, déclare, au média gouvernemental Rossiïskaïa gazeta, « Nos récentes expositions à l’étranger ? On peut dire que cela représente une puissante offensive culturelle. En d’autres termes, il s’agit d’une sorte d’ « opération spéciale ». « Nous sommes tous des militaristes et des impérialistes ».
Sans même parler du contournement de la cacophonique décision interministérielle du 12 avril 20241, annoncée par Didier Lallement, Secrétaire général de la Mer, il s’agit d’une nouvelle violation des sanctions prises à la suite des massacres de Boutcha telles que présentées à l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014.
1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union.
2. Le paragraphe 1 s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022.
Sergueï Choïgou et Vladimir Poutine félicitent Didier Lallement, Secrétaire général de la Mer, Jean-Benoît Albertini, préfet de la Seine-Maritime, David Roussel, maire de Fécamp, et Laurent Le Bouëtté, Président de « Fécamp Grand’Escale », pour leur contribution au service d’intérêts russes et pour leur collaboration à la propagande impérialiste russe 🇷🇺 justifiant la guerre génocidaire menée en Ukraine 🇺🇦. Ils décernent, à chacun, une matriochka : 🪆 🪆 🪆 🪆.
Didier Lallement, Secrétaire Général de la mer
Jean Benoît Albertini, préfet de la Seine Maritime
David Roussel, maire de Fécamp
Laurent Le Bouëtté, président de « Fécamp Grand’Escale »
Sergueï Choïgou et Vladimir Poutine remercient chaleureusement Vadym Omelchenko, ambassadeur d’Ukraine en France, Oleg Koval, président du « Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne de France (CRCUF) » et Pascal Bronnec, président de « Solidarité Fécamp Ukraine », qui dûment informés ont acquiescé à cette opération propagandiste russe. Ils sont heureux de les coopter dans le sélect « Yanukovych-Medvedchuk Club ».
Vadym Omelchenko, ambassadeur d’Ukraine en France
Oleg Koval, président du « Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne de France (CRCUF) »
Pascal Bronnec, président de « Solidarité Fécamp Ukraine »
Le Shtandart interdit de séjour : Le Télégramme, 23/04/2024 : « Le Shtandart n‘est plus autorisé à faire escale en France sauf s’il change de pavillon. Il s’agit d’une décision interministérielle qui date de mi-avril », indique le bureau de la représentation de l‘État et de la communication interministérielle. Sud-Ouest 27/04/2024 : Reste que le vent de la position officielle de l’État français tourne : plus d’accueil de la frégate sauf changement de pavillon… Dans le service placé sous l’autorité directe du premier ministre et que dirige l’ancien préfet de police de Paris Didier Lallement, on explique le nouveau tour de vis : « le contexte international a changé entre la France et la Russie, il s’est durci. Nous voulons éviter les troubles à l’ordre public » que pourrait provoquer la présence du pavillon russe dans un port français… Dans les faits, la mesure ne s’imposera au « Shtandart » qu’au lendemain de l’escale qui doit le poser une nouvelle fois à La Rochelle, entre dimanche 28 avril et jeudi 2 mai. Dérogation que l’autorité justifie par le fait que la décision restrictive prise le 12 avril était rapprochée de cette escale prévue au cours de laquelle des enfants embarqueront sur le navire. « Mais, prévient-elle, pour Fécamp où il doit être le 8 mai, il faudra qu’il ait changé de pavillon, sinon il sera interdit. » Nord-Littoral 02/05/2024 : Le Shtandart est bel et bien enregistré en Russie. Et tant que cela sera le cas, il ne pourra plus accoster en France, a-t-on donc tranché au sommet de l’État. «Le Shtandart a fait Sète, Bordeaux et la Rochelle, il était prévu à Fécamp début mai, mais il ne pourra pas venir, sauf à renoncer au pavillon russe.« Le Télégramme, 07/05/2024 : Le bureau de la représentation de l’État et de la communication interministérielle (Breci) des Côtes-d’Armor a signalé aux organisateurs paimpolais que « le Shtandart n‘est plus autorisé à faire escale en France sauf s’il change de pavillon. Il s’agit d’une décision interministérielle qui date de mi-avril 2024 ».Les organisateurs de Fécamp Grand’Escale assurent de leur côté qu’il arrivera chez eux sous pavillon de complaisance.↩︎
Le #Shtandart immatriculé sous pavillon 🇷🇺, interdit de présence dans les ports de l'Union🇪🇺, est entré entre 21:30 et 22:00, le 06/05/2024, dans le bassin Bérigny pour #Fécamp Grand'Escale. Il arborait les pavillons de l'empire russe et de St Pétersbourg en tête de mâts. 🧵 1/6 pic.twitter.com/R2xZuH6K9J
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) May 7, 2024
Ludovic Pacciarella a fait partie de la triade à l’origine de l’installation du yacht privé Shtandart dans le port de La Rochelle, après le déclenchement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine et après l’adoption du 5e volet des sanctions. Alors que la rupture semble consommée entre lui et Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire du navire russe, le présent recueil de citations permettra, peut-être, de mettre en perspective le discours que tient, aujourd’hui, le Rochelais sur la nature des liens qu’il a entretenus, depuis 2018, avec l’employé de Choïgou et de Poutine.
Ludovic Pacciarella et le Shtandart avant le déclenchement de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine
C’est une aubaine pour les responsables du port de La Rochelle : les escales techniques de grands voiliers attirent aussi les touristes.
« Les touristes viennent à l’aquarium et visitent le Shtandart », explique Ludovic Pacciarella, responsable communication du Shtandart. « Ils nous posent des questions. On a mis des navigations à la journée et à la semaine. ».
Ludovic Pacciarella, cuisinier à bord, prépare quelques tartes aux fraises pour le dîner de l’équipage. Le Télégramme/Laurent Guenneugues – Semaine du Golfe du MorbihanLe Télégramme, 29/05/2019 – « Shtandart ». En virée à bord du bateau tsar [Diapo]
Les Anciens Cols Bleus de l’ile de Ré, Michel GUILBON et Jacques COQUET étaient invités le vendredi 9 octobre 2020, à une sortie en mer sur le SHTANDART par le responsable de communicationLudovic PACCIARELLA, pour représenter notre Président empêché.
Hôtel de Ville de La Rochelle : Vladimir Martus, capitaine-propriétaire du Shtandart, Jean-François Fountaine, maire de La Rochelle, et Patrice Bernier, « dock master » au port de plaisance de La Rochelle – Photo Ludovic Pacciarella, 23 novembre 2020.
Un grand merci à l’équipage de la frégate Shtandart et particulièrement à Ludovic Pacciarella pour cette échappée belle. Article & entretien avec le capitaine Vladimir Martus à paraître dans Voile Magazine.
“Je suis un marin d’eau douce!” affirme celui par qui la longue escale rochelaise du Sthandart — Covid oblige — a, comble d’ironie, revêtu davantage de douceur… Une rencontre avec le traducteur de la frégate lors d’une escale en 2018 et le souffle du large vibre aux oreilles de Ludovic. Il embarque deux mois, va-et-vient au gré des escales et s’attache à cet équipage d’expatriés. A La Rochelle, il organise la logistique d’avitaillement des femmes et des hommes éloignés de leur foyer, s’appuyant notamment sur la générosité de Gabriel Aguirrego, patron du Super U de La Pallice. Pour les démarches administratives et tout ce qui concourt aux relations avec les autorités, il peut compter sur le soutien éclairé de Patrice Bernier, le maître de port principal des bassins de plaisance de La Rochelle. Ludovic œuvre enfin au nerf de la guerre et s’emploie à commercialiser les divers stages proposés.
À environ sept mètres de la passerelle (du Shtandart), sur le quai, le dos appuyé contre le côté de sa camionnette dont la porte latérale était ouverte, se trouvait Ludo (Ludovic Pacciarella).
Le compartiment ouvert de la camionnette était jonché d’insignes soviétiques, de l’étoile du petit octobriste [rus. oktiabrionok, membre de jeunesse communiste en URSS — NDTR] à la cocarde de l’armée. Il y avait aussi une bouteille de rhum entamée, des gobelets en plastique et de petits haut-parleurs. Les haut-parleurs diffusaient des marches militaires soviétiques…
Je me suis rendu compte que notre ami passait simplement le temps dans un environnement agréable : une frégate russe, des insignes russes, des marches russes et du rhum…
Il s’avère qu’il visite la Russie chaque année. Il y a un musée de la guerre sur un navire de guerre à Novorossiysk, et notre russophile le visite chaque année. Il s’y est fait des amis qui lui ont montré des choses qu’un simple visiteur ne verra jamais. Ludo est donc devenu le dernier fan du militarisme soviétique et des femmes russes en Europe…
Pour prouver que l’amour était réciproque, Ludo composait les numéros des femmes dans son téléphone (“voici ma femme de Zhytomyr, celle-ci de Kyiv et celle-là de Moscou”) et me tendait le téléphone.
Ludovic Pacciarella et le Shtandart entre le déclenchement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine et l’arrivée du navire russe à La Rochelle (08/06/2022)
À peine rentré, Ludovic Pacciarella, matelot à bord du « Shtandart », est décidé à repartir ( NDE en Ukraine) pour livrer du matériel de santé et d’hygiène « Là, il me faut des couches, des médicaments et des petits pots pour bébé », liste l’officier de liaison du « Schtandart », la frégate russe habituée à venir faire escale dans le bassin des Chalutiers, à La Rochelle. Ancien pâtissier à Nancy, directeur d’un complexe hôtelier dans l’île de Ré, professionnel dans l’événementiel, Ludovic Pacciarella partage depuis cinq ans le quotidien de l’équipage du trois-mâts. « J’ai été adopté par les Slaves. Il y a plusieurs nationalités sur le navire, des Ukrainiens et des Russes, mais il n’y a pas la guerre à bord, c’est un navire de paix. »
Ludovic Pacciarella, officier de liaison sur le bateau, souligne que l’équipage soutient l’Ukraine… Organisateurs de l’évènement comme matelots veulent éviter les amalgames. Ludovic Pacciarella a peur des débordements1 qu’il pourrait y avoir s’il vient à Sète : « il suffit d’un électron libre qui fasse justice lui-même et qui nous sabote le navire. C’est pour ça qu’on demande aux autorités d’avoir un œil vigilant pendant nos séjours dans les ports français. Surtout que ça n’a pas lieu d’être, on est un navire de la paix. »
S’il n’y a pas de marins ukrainiens2 à bord actuellement, c’est parce qu’ils ont débarqué en Grèce, afin de rejoindre leur pays. C’est pour eux, notamment, que le Rochelais Ludovic Pacciarella, officier de liaison du Shtandart, effectue son deuxième voyage humanitaire en camion au cœur de l’Ukraine, pour apporter des médicaments et du matériel médical. “Je ne peux pas rester ici sans rien faire”, expliquait-il quelques jours avant son départ, bataillant avec son téléphone pour trouver une destination au trois-mâts russe, soutenu par le directeur du port de plaisance de La Rochelle, Patrice Bernier.
« Ce qui intéresse les gens, c’est : est-ce que tu es une bonne personne, est-ce que tu travailles dur, qui es-tu ?…», témoigne Ekaterina Gopenko3, une des personnes a avoir été accueillie sur le bateau. De plus, tous les membres de l’équipage ont fait des dons afin d’acheminer de l’aide d’urgence au pays attaqué, via leur officier de liaisonLudovic Pacciarella.
La réponse est tombée vendredi soir. Le Shtandart est autorisé à accoster au port de La Rochelle dès ce lundi 6 juin (2022) pour quelques jours et ne sera finalement pas condamné à l’errance.
Un exploit réalisé par Ludovic Pacciarella et son réseau associatif Aidons l’Ukraine 174 qui ont réussi à convaincre l’Elysée.
On a sollicité un peu tout le monde avec l’association Les Amis des Grands Voiliers, avec Patrice Bernier, maître principal du port de La Rochelle, qui a beaucoup œuvré de jour comme de nuit à rédiger des lettres et tout ce qui s’en suit », raconte Ludovic Pacciarella.
On avait déjà été acceuilli à Port-de-Bouc, ça avait été limite, mais ils ont fait ce premier pas, puis on s’est dirigé vers l’Espagne où on a trouvé une astuce pour accoster », ajoute Ludovic Pacciarella.
Le matelot a même réussi un tour de force en faisant venir « ce navire de la paix » à La Rochelle.
Ludovic Pacciarella, agent rochelais de Vladimir Martus, Jean-François-Fountaine, maire de La Rochelle, et Patrice Bernier, maître de quai au port de plaisance de La Rochelle.
La collaboration de Ludovic Pacciarella avec le Shtandart après l’arrivée du navire russe à La Rochelle
Quelles ententes, quels liens occultes, quels réseaux existeraient donc à la Rochelle pour que les sanctions européennes soient moquées de la sorte ? Jusqu’où l’influence des agents russes s’étend-elle en Charente-Maritime?
Et ce n’est pas tout. J’apprends que l’association « Aidons l’Ukraine 17 », théoriquement destinée à aider nos ressortissants, a été purgées de la plupart de ses Ukrainiens, si ce n’est de tous. Ne restent plus aux commandes que des Russes ou des pro-Russes. J’ai eu l’écho de menaces exercées vis à vis de ceux qui ont été expulsés de cet organisme. J’ai appris hier qu’un individu étrange se revendiquant des renseignements généraux a terrorisé un couple de restaurateurs en les questionnant sur un citoyen français dont ils ignoraient l’existence5…
Le but est clair : intimider les lanceurs d’alerte pour que l’association « Aidons l’Ukraine 17 », derrière un masque humanitaire, ne soit qu’un lobby en faveur de la frégate Shtandart au service du « softpower » russe. La paix des cimetières, les invitations à trinquer à bord et le faux glammour russe ont pour mission de faire diversion aux horreurs commises sur notre sol…
…débarrassez vous de cette mafia rouge-brun, bannissez les couleurs russes et son porte enseigne, le Shtandart! Protégez-nous, protégez-vous !
…En effet, l’association bordelaise Ukraine Amitié6 s’est montrée hostile à l’arrivée de la frégate à Bordeaux.
L’association Rochelaise « Aidons l’Ukraine 17 » est d’ailleurs venue saluer le capitaine Vladimir Martus et lui témoigner son amitié, sa sympathie et sa reconnaissance des actions menées en faveur de l’Ukraine7.
Le « Shtandart » a quitté le port de commerce de La Pallice mardi 28 juin (2022), après avoir passé une semaine à l’abri des regards. « Voilà ce qu’on est obligé de faire », confie, dépité, l’officier de liaison rochelais du bateau russe, Ludovic Pacciarella. « On a fait tout ce que nous demandait la préfecture, on a même retiré le pavillon russe à la demande du Grand Port maritime », souligne Ludovic Pacciarella. Ce dernier regrette qu’une « poignée d’Ukrainiens aux papiers français » ait écorné l’image de « navire de la paix » que tentent de véhiculer le capitaine et l’équipage du « Shtandart »8 depuis le début de la guerre en Ukraine.
Jeudi 23 février (2023)9, nous étions plus de 60 personnes pour un Afterwork Russe à bord du Shtandart. Merci à Ludovic Pacciarella pour l’organisation et Didier Bourron pour le choix judicieux des vins… Une soirée mémorable aux dires de tous les participants…
Une escale (NDE St Nazaire, 17/09/2023) qui déplaît au collectif No Shtandart in Europe… « C’est une fraude aux textes européens, débute-t-il. Il représente le pouvoir russe. »
Des déclarations que ne comprend pas Ludovic Pacciarella, officier de liaison du standard du bateau depuis sept ans, et le reste de l’équipage où figure « tout un tas de nationalités »… « Les services de renseignement ont travaillé sur le bateau. Nous avons reçu l’autorisation de naviguer dans les eaux françaises. Une autorisation délivrée par l’État français. »
« Nous dénonçons la guerre menée par Vladimir Poutine , poursuit-il. Le bateau n’appartient pas à Poutine et tous les Russes ne sont pas Poutine. Le navire n’a pas choisi d’être Russe. Il ne peut pas renier ses origines. Il ne faut pas tout mélanger. On ne peut pas faire d’amalgame. »
Ludovic Pacciarella n’est pas nazairien. S’il s’est intéressé à l’Étoile de France10, c’est par son réseau . L’homme est un baroudeur, originaire de Charente-Maritime et habitué des pontons du port de La Rochelle. Il a aussi présidé une association pour venir en aide à l’Ukraine au moment de l’agression russe. Il est aussi, et surtout, agent de liaison du Shtandart, cette réplique d’une goélette russe, dont l’escale à Saint-Nazaire a fait polémique ses opposants considérant qu’il violait les sanctions internationales. On comprend donc mieux pourquoi le Shtandart a fait escale dans la cité portuaire, en plus d’une relève d’équipage.
Ouvrez les yeux sur le Shtandart !! Ils ne respectent pas les conditions que nous lui avons fixé aujourd’hui je me pose des questions qui est vraiment Vladimir Martus Nous lui avons proposé de naviguer avec Le drapeau français il a refusé le drapeau blanc, il a refusé. Vladimir Martus se dit anti poutine donc nous lui avons proposé de naviguer avec le drapeau anti poutine c’est-à-dire blanc bleu blanc il a refusé et continuer de naviguer avec un drapeau De la fédération de la Russie. Vladimir Martus se croient au-dessus des lois Des jeux olympiques au-dessus des lois françaises Pas de drapeau russe, ni de signes ostentatoires de la fédération de la Russie. Et ça ce n’est que le début de l’histoire de Vladimir Martus, il y a encore bien d’autres choses Montre-moi avec quel drapeau tu navigues, et je te dirai qui tu es
Soutien historique du Shtandart, le Rochelais Ludovic Pacciarella, qui « a ouvert les portes de La Rochelle » à Vladimir Martus, prend carrément ses distances après avoir été « en contact confidentiel avec des autorités. Je ne suis plus son officier de liaison. Vladimir Martus se dit opposant à Poutine, mais refuse de hisser le drapeau des opposants russes blanc et bleu. Je le lui ai pourtant répété : « Le drapeau russe, c’est malvenu. Tu dois respecter le pays qui t’accueille. » Et de s’interroger : « Avec l’équipage qui change régulièrement, quelqu’un de bizarre pourrait se servir du Shtandart comme d’un autobus pour aller partout, en France. »
Vladimir Martus se cache derrière une bande de baba cool, de français qui se prennent tous pour des pirates des Caraïbes Vladimir Martus a été formé par une école militaire d’architecture Il maîtrise parfaitement le Soft Power, et d’ailleurs j’en ai été la première victime . Il va ou le vent l’emporte il aime se rapprocher de personnalité comme des politiques, des militaires ou d’anciens militaires . Depuis la nuit des temps, il aime se faire passer pour une victime il est toujours en train de se plaindre . Il dit qu’il est interdit de Russie et que la dernière fois qu’il est allé, c’était pour faire ses papiers. C’est faux c’est Archi. La dernière fois qu’il est allé en Russie, c’est pour s’acheter un très bel appartement à Saint-Pétersbourg ça c’est la vraie histoire !! Alors c’est sûr que pendant plusieurs années, j’ai supporté cet homme et je lui ai apporté un réseau à La Rochelle . Il a su enrouler tout le monde dans sa barque Jusqu’à du monde aujourd’hui, qui ne peuvent plus faire marche arrière pour leur notoriété… Nous avons été spolier il y en a encore qui sont en tête à faire des démarches et des démarches auprès d’une politique pour la sauvegarde de ce navire. J’ai plusieurs anecdotes, c’est une longue histoire avec Martus et quand je me souviens de tout cela je me dis le gars il est fort c’est un pur manipulateur formé par le système système russe … J’aimerais aussi que Vladimir Martus me garantisse qu’il y a eu, comme passagers que des gens respectable de sa nation. Je pourrais lui remémorer quelques bons souvenirs, par exemple avec des photos identifiées … J’aimerais aussi qu’il me dise pourquoi quand je suis revenu d’Ukraine, il a pas voulu adhérer ou supporter l’association que j’avais créé (Aidons l’Ukraine 17 [4]) ah oui, ça faisait tâches pour sa réputation à sa Saint-Pétersbourg, il préférait faire son aide bidon avec une chanteuse (Ekaterina Gopenko[3]) dont le père est Général dans l’armée …. Petit problème côté Russe. Je peux continuer encore des anecdotes… Mets-nous (Mais, nous,) les Français incultes de l’histoire et la vision de poutine. Nous étions tous à regarder cela et applaudir… Depuis un an et demi, j’ai observé et analysé Vladimir Martus dans mon jargon, j’appelle ça une planche pourrie. La belle histoire quand il est arrivé à sept (Sète), avec son drapeau blanc bleu blanc, il est pas resté longtemps, le drapeau opposant. Forcément, ces camarades de Saint-Pétersbourg n’auraient pas spécialement bien pris… Mais voilà, ils ont un Capitaine foireux qui est thermoformée par son système soft Power Russe . Son Navire est une école de navigation, mais aussi un moyen de transport et d’observation pour des personnes malveillantes pour notre nation. Alors qu’il change de drapeau ne change changera rien, il restera toujours Russe Pour moi, la seule solution c’est qu’il (le Shtandart) change de Capitaine et de certains officier à bord, ou alors qu’ils repartent dans sa ville natale. Et puis qu’il arrête de se taper taper les filles à bord, et quand elles refuse, elle dégage du Navire . Qu’il arrête aussi de se servir des Ukrainienne perdus pour sa juste cause Qu’il arrête de dire qu’il a moitié ukrainien il est Russe ce mec Il fait partie des orques !!
Depuis le premier mois de la guerre en Ukraine, j’ai commencé à comprendre qui était exactement Vladimir Martus (!?). Et c’est à partir de là que j’ai commencé mes enquêtes sur ce personnage C’est à partir de là que j’ai conservé et archivé toutes les photos et à comprendre la méthodologie du parfait, manipulateur de Martus et de certains de ses officiers
Lors de mon premier voyage quand quand je suis revenu d’Ukraine, j’ai compris exactement qui était Vladimir Martus (!?) et j’ai rassemblé toutes les preuves je pouvais rien faire d’autre Je me suis tapé un mois de carénage (novembre 2023) au Port Autonome avec un Lever dedrapeau russe qui me bouffait les tripes chaque matin11.
Une des constantes de la communication pro-Shtandart est, pourtant, de prétendre qu’il a un équipage russo-ukrainien. ↩︎
Ekaterina Gopenko est une chanteuse, en langue russe, originaire de Zhaporijia. Depuis janvier 2022, au gré de ses tournées, elle fait des passages intermittents sur le Shtandart afin d’y puiser une « inspiration maritime »: https://vk.com/wall-3533341_58589. Elle et Ulyana, une autre passagère ukrainienne, ont été utilisées pour accréditer la fable d’un « équipage russo-ukrainien » et pour promouvoir le concept d’un Shtandart « navire de réfugiés ». ↩︎
En deux ans, aucune association franco-ukrainienne n’a déclaré que le Shtandart était le bienvenu. Ukraine Amitié est une des plus importantes associations ukrainiennes de France. Sa présidente Alexandra Sergeeva a fait l’objet de menaces directes, de la part de Ludovic Pacciarella, afin qu’elle ne s’exprime pas contre la venue du Shtandart à Bordeaux en juin 2022. Il est intéressant de lire la présentation qu’en fait Michel Balique. ↩︎
A supposer que cette allégation de Michel Balique soit vraie, les motifs du « salut » ne peuvent pas être ceux annoncés. Si Ludovic Pacciarella est allé voir Vladimir Martus, en avril 2022, à Port-de-Bouc, il ne s’est pas déplacé en tant que vice-président ou co-président de l’association croupion « Aidons l’Ukraine 17 » mais en tant que matelot, cuistot, avitailleur, « chargé de communication »,« officier de liaison », etc. du Shtandart. On peut essayer d’en discerner les motifs en rappelant le contexte. Le 5e volet des sanctions a été voté le 8 avril 2022. Il est appliqué depuis le 16 avril 2022. Le Shtandart, quant à lui, est entré à la Rochelle, en violation des sanctions, le 8 juin 2022. ↩︎
Le 23 février est le jour de la fête nationale des forces armées russe. La nuit du 23 au 24 février 2023, est la nuit du premier anniversaire du déclenchement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. ↩︎
Étoile de France, goélette du patrimoine maritime dont Ludovic Pacciarella a pris le contrôle de l’association propriétaire provoquant le départ des autres membres. Faute de soins, le navire a coulé au fond du bassin de Penhoët (Saint-Nazaire). ↩︎
Ludovic Pacciarella a fait partie de la triade à l’origine de l’installation du yacht privé Shtandart dans le port de La Rochelle, après le déclenchement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine et après l’adoption du 5e volet des sanctions. Alors que la rupture semble consommée entre lui et Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire du navire…
Ludovic Pacciarella, un Rochelais, fut pendant plusieurs années l’homme à tout faire de Vladimir Martus, capitaine-propriétaire de la frégate Shtandart. Avec l’association des Amis des Grands Voiliers, présidée par Michel Balique, et avec Patrice Bernier, employé du port de plaisance de La Rochelle, il a été à l’origine de la venue du navire russe en…
Notre petite action d’information concernant la brève escale illégale du Shtandart, à Saint-Nazaire, a eu des résultats inespérés. Nous avons notamment appris que cette présence a été imposée, par le préfet, au maire, qui n’en voulait pas. Ce dernier a eu beau rappeler le règlement européen, le pavillon et la flamme de guerre russes ont…
À l’attention de : M. Laurent Le Bouëtté, président de Fécamp Grand’Escale,
Objet : collaboration avec le navire russe Shtandart ambassadeur de Sergueï Choïgou et de Vladimir Poutine,
Monsieur Le Bouëtté,
Tendance-Ouest nous informe, le 2 mai 2024, que vous propagez, des fake-news auprès de l’opinion publique et des médias au sujet du navire russe Shtandart. Nous apprenons, aussi, que vous vous apprêtez à enfreindre une décision inter-ministérielle et à violer le cinquième volet des sanctions pris à la suite des crimes de Boutcha. Ce faisant, vous placez votre festival hors la loi tout en encourageant d’éventuels troubles à l’ordre public. De plus, vous faites de votre association, en tant que personne morale, et de vous-même, en tant que personne physique, de potentiels objets de poursuites pénales.
Nul ne peut plus ignorer que la fable du Shtandart « dissident » a été publiquement mise en pièces.
Ouest-France, le quotidien le plus diffusé dans notre pays, a conduit des semaines d’enquête sur le Shtandart. Ses conclusions sont résumées dans deux principaux articles :
Chaque affirmation de Madame Laetitia Jacq-Galdeano est documentée par des sources incontestables. Il est démontré que Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire du Shtandart, n’est pas un opposant au régime de Poutine et qu’il n’y a pas d’Ukrainiens à bord de son navire. Il est prouvé aussi que cet individu entretient des liens étroits avec l’Administration présidentielle russe. En plus des articles précités, toutes les sources, en langue russe, sont consultables ici : https://bit.ly/na-russkom
On ne refera pas la démonstration de Ouest-France que chacun devra lire, particulièrement les correspondants locaux, qui se piquent d’écrire sur cette affaire internationale. On se contentera de mentionner qu’on reconnaît, dans le galimatias de Laurent Le Bouëtté, la doxa3 antérieure au 5e volet des sanctions de Michel Balique, le fictionniste président de l’association Amis des Grands Voiliers. Le lobbyiste du Shtandart, âme damnée et krysha française du russe Martus, en deux ans, a toujours été incapable d’apprendre que la guerre russe de Géorgie a eu lieu en 2008 et non pas en 2009. Le reste est à l’avenant.
Vladimir Martus est en exil depuis le conflit militaire opposant la Russie et la Géorgie, en 2009.
Fécamp Grand’Escale et son président s’apprêtent à faire fi d’une décision interministérielle.
Propos renversants de Laurent Le Bouëtté, président de Fécamp Grand’Escale, repris sans vérification par la journaliste Célia Caradec.
Le voilier russe avait déjà fait escale à Fécamp, sans faire de vague, en juillet dernier. « Qu’est-ce qui change aujourd’hui ? Rien ! » estime le président de Fécamp Grand’Escale.
« Qu’est-ce qui change aujourd’hui ? Rien ! » En êtes-vous bien certain, Laurent Le Bouëtté ?
Le « Shtandart » sera-t-il aux Fêtes maritimes de La Rochelle, du 20 au 23 juin ? Si le trois-mâts est bien annoncé parmi le cinq majeur de ce premier rassemblement de 150 vieux et grands gréements, jamais la question de sa venue ne s’est posée avec tant d’incertitude. La raison ? Une décision du Secrétariat général de la mer(dirigé par Didier Lallement) qui, le 12 avril, a posé le principe d’interdiction du navire sous pavillon russe dans les ports français, sauf s’il change de pays d’immatriculation.
Un article a été publié, le 02/05/2024, sur Nord Littoral. Il est mauvais, comme tous les textes qui se limitent aux dires d’individus en conflit d’intérêts, en l’espèce Marcel Charpentier, président d’Escale à Calais. Celui-ci n’a pas revu, à supposer qu’il les ait lus, les courriers circonstanciés45678 que nous lui avons fait parvenir l’an dernier, tant il en restitue un inconcevable fatras. De plus, à l’évidence, il n’a toujours pas pris connaissance du 5e volet des sanctions. Bref, à son habitude, dans les deux cas, sans même parler de Vladimir Martus ou du Shtandart, tout est faux dans les propos de comptoir de Marcel Charpentier. Le journaliste local, Edouard Odièvre, qui semble ne rien connaître à ce sujet complexe, et n’avoir rien vérifié, s’est fait mener en bateau. En conséquence, il nous livre un papier qui ferait honte à un stagiaire. Mais, concernant le gouvernement français, quelques remarques devraient mériter une sérieuse attention de la part de Laurent Le Bouëtté, le président de Fécamp Grand’Escale.
Ce n’est pas tous les jours que le sort d’un navire se règle en Conseil des ministres… Le Shtandart est bel et bien enregistré en Russie. Et tant que cela sera le cas, il ne pourra plus accoster en France, a-t-on donc tranché au sommet de l’État… Le Shtandart a fait Sète (faux pour 2022, vrai pour 2024), Bordeaux (faux pour 2022, 2023, 2024) et la Rochelle(faux pour les Fêtes Maritimes 2024), il était prévu à Fécamp début mai (2024), mais il ne pourra pas venir, sauf à renoncer au pavillon russe…
« Qu’est-ce qui change aujourd’hui ? Rien ! ». On signalera que la présence du Shtandart à Fécamp l’an dernier, était déjà une fraude. La France est un État de droit. Une fraude non encore sanctionnée ne peut pas faire jurisprudence. Même les dealers de drogue n’osent pas invoquer cet alibi.
Fécamp Grand’Escale et son président s’apprêtent à violer le 5e volet des sanctions pris suite aux massacres russes de Boutcha.
Le 5e volet des sanctions UE est formalisé dans l’article 3 sexies bis du règlement européen n°833/2014, dont chacun, autorité, organisateur ou journaliste est instamment prié de prendre connaissance avant de se prononcer sur l’affaire du Shtandart. Cela évitera de lire des balivernes du style de celles qui précèdent.
Nous nous contenterons ici de citer les deux premiers paragraphes.
Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union.
Le paragraphe 1 s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022.
Nous ajoutons qu’en dépit des délirantes affirmations de Michel Balique ou de tout autre membre du réseau d’influence pro-russe, voire ukrainophobe910, du Shtandart, le collectif #NoShtandartInEurope a toujours demandé, et continuera sans relâche à demander, l’application intégrale du règlement UE.
À ce titre, pour #NoShtandartInEurope, un éventuel changement du pavillon d’immatriculation du navire russe ne vaudra pas quitus à Vladimir Martus, aux organisateurs ou aux autorités. En effet, le Shtandart continuera à violer les sanctions européennes avec la complicité des plus hautes autorités françaises. De toute façon, le changement de pavillon du Shtandart ne changera pas la nature des liens de Vladimir Martus avec l’Administration présidentielle russe et, éventuellement, avec ses services de renseignement. Ceci présente un risque potentiel pour la sécurité nationale française ainsi que pour les citoyens ukrainiens et les opposants russes résidant en France. De plus, le navire pourra poursuivre sa mission de propagande impérialiste sur laquelle nous reviendrons.
Fécamp Grand’Escale et son président, Laurent Le Bouëtté , s’apprêtent à se comporter en hors-la-loi. Ils devraient s’inquiéter, ainsi que Jean-Benoît Albertini, le préfet de la Seine-Maritime, des possibles conséquences de leur sortie de l’État de droit et de la boite de Pandore qu’ils ouvrent ainsi. Pour le préfet de Seine-Maritime, justement, voici un an qu’il ne peut plus prétendre ignorer ce que cache cette affaire menée au service d’intérêts russes11.
Dernière précision, montrant le dilettantisme prévalant sur ce déshonneur international, que des apprentis sorciers tentent de contenir en une grotesque histoire de chiffons :
Le navire est cependant prié de ne pas faire apparaître le drapeau russe en haut de son mât.
Sur un navire tel que le Shtandart, le pavillon national ne s’arbore pas « en haut de son mât ». Il est hissé sur un mâtereau de poupe ou au bout de la vergue d’artimon. Par contre, quel que soit son pavillon d’immatriculation soyons bien certains que Vladimir Martus, le nationaliste, continuera à hisser le pavillon de l’empire russe en tête du grand mât et le pavillon de Saint-Pétersbourg en tête du mât de misaine. C’est ce qu’il a fait récemment à Sète et ce qu’il fait, en ce moment, à La Rochelle.
Fécamp Grand’Escale, son président et le préfet de Seine-Maritime, en violant les sanctions européennes, s’exposent à des poursuites pénales.
Le 12 avril 2024, le Conseil européen a approuvé définitivement l’introduction d’infractions pénales et de sanctions en cas de violation des sanctions de l’UE.
Rappelons aussi que, le 9 juin 2023, le Conseil de l’UE avait indiqué : « …Une circonstance aggravante serait, par exemple, le fait que l’infraction a été commise dans le cadre d’une organisation criminelle ou par un agent public (cf. préfets)… »
Fécamp Grand’Escale, son président et le préfet de Seine-Maritime, peuvent-ils être qualifiés de collabos ?
#NoShtandartInEurope s’appuie sur l’enquête du journal Ouest-France prouvant que Vladimir Martus et le Shtandart travaillent pour la Société russe de géographie, dirigée par Sergueï Choïgou et dont le président du conseil d’administration est Vladimir Poutine. Il prend acte du fait que Vladimir Martus est proche, y compris financièrement, de l’Administration présidentielle russe. Le collectif rappelle que Vladimir Poutine a légitimé son invasion de l’Ukraine en revendiquant l’héritage expansionniste de Pierre le Grand12. Mikhaïl Piotrovski, directeur du musée de l’Ermitage, abonde en ce sens lors d’une longue interview donnée au journal gouvernemental Rossiïskaïa gazeta13« Nos récentes expositions à l’étranger ? On peut dire que cela représente une puissante offensive culturelle. En d’autres termes, il s’agit d’une sorte d’« opération spéciale ».
Le collectif constate que le Shtandart, « réplique du navire amiral de Pierre le Grand », comme Martus, les organisateurs de festivals et une presse, avide de clinquant, aiment à le répéter, n’est pas un simple outil de soft-power mais un instrument de propagande impérialiste du régime russe. Cette même culture impérialiste est la cause directe de la guerre génocidaire menée à l’Est de l’Europe et de son acceptation par la société russe. Collaborer avec le Shtandart, c’est collaborer avec l’aventure mortifère du Kremlin.
Piotr Tolstoï : « La France, pour nous, c’est un ennemi. »
[ 🇷🇺 RUSSIE | 🇺🇦 UKRAINE ]
🔸 « La France, pour nous, c'est un ennemi. » – Déclaration du vice-Président de la Douma, Piotr Tolstoï, lors d'une interview sur BFM TV. pic.twitter.com/9j1gWQDLxH
Hélène Blanc : « Ces gens qui collaborent avec quelqu’un qui nous a désigné comme un pays ennemi, sont des #COLLABOS.
H. Blanc (CNRS), politologue spécialiste de la🇷🇺: "Ces gens qui collaborent avec quelqu'un qui nous a désigné comme un pays ennemi, sont des #COLLABOS, ils aident les réseaux de #Poutine, alors que ces réseaux travaillent contre nous, contre la🇫🇷, contre sa souveraineté. pic.twitter.com/T4JslLZePx
Le collectif lanceur d’alerte, #NoShtandartInEurope, n’a aucune considération pour les gesticulations qui ont cours, en ce moment, concernant un éventuelpavillon de complaisance pour la frégate russe Shtandart. Il continue à exiger que le gouvernement français obtienne l’expulsion irrévocable, et dans les plus brefs délais, de ce navire ambassadeur de Poutine et de Choïgou conformément au règlement européen.
À défaut, il donnera la publicité la plus large au reniement, par la France, de sa signature. Il ne cessera pas de dénoncer nommément les collabos qui font appel aux services commerciaux du Shtandart, les autorités qui les couvrent, ainsi que les autorités qui n’appliquent pas les interdictions portuaires qui sont de leur responsabilité. Le collectif fera son possible pour que le Shtandart puisse être traité comme une cible légitime, par les forces armées ukrainiennes, lors de ses transits en eaux internationales.
🧵Didier Lallement, @SGmer, le #Shtandart & ses clients se foutent de la décision interministérielle disant que le navire ambassadeur de Poutine & Choïgou est interdit de séjour dans les ports 🇫🇷 comme a cru bon de l'annoncer @SO_LaRochelle. 1/7 👉 https://t.co/WmGqb6nQXR
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) May 3, 2024
Ludovic Pacciarella, un Rochelais, fut pendant plusieurs années l’homme à tout faire de Vladimir Martus, capitaine-propriétaire de la frégate Shtandart. Avec l’association des Amis des Grands Voiliers, présidée par Michel Balique, et avec Patrice Bernier, employé du port de plaisance de La Rochelle, il a été à l’origine de la venue du navire russe en France après l’adoption du 5e volet des sanctions.
Aujourd’hui, Ludovic Pacciarella est en conflit avec Vladimir Martus, une situation qui semble le perturber psychologiquement. Il est venu spontanément s’en ouvrir sur le compte Messenger de #NoShtandartInEurope.
Conard, tu ferais mieux de m’appeler tu pourrais alimenter ton moulin avec des vraies informations. Mais tu préfères rester dans le déni de ta connerie Je te déteste, parce que tu as écrit mon nom à plusieurs reprises1 Mais comme j’ai dit aux autres, on peut tous faire des erreurs . Je dois te dire que c’est difficile de te pardonner Tu n’as que 60 % de vérité Depuis le premier mois de la guerre en Ukraine, j’ai commencé à comprendre qui était exactement Vladimir Martus2 Et c’est à partir de là que j’ai commencé mes enquêtes sur ce personnage C’est à partir de là que j’ai conservé et archivé toutes les photos et à comprendre la méthodologie du parfait, manipulateur de Martus et de certains de ses officiers
No Shtandart In Europe, 29/04/2024 – 16:28
Monsieur Ludovic Pacciarella,
Si vous avez des révélations à faire concernant le navire russe « Shtandart », avec des documents sourcés, je vous suggère de prendre contact avec des représentants du ministère de l’Intérieur et avec le Secrétaire général de la Mer, M. Didier Lallement.
Si vous avez connaissance de faits délictueux de la part de Vladimir Martus ou de son réseau rochelais ou « Amis des Grands Voiliers », il vous appartient de les dénoncer [1].
Je vous invite à éviter les injures publiques comme vous l’avez fait, ce jour, sur la page Facebook du journal Sud-Ouest. Cela peut vous valoir un dépôt de plainte [2].
Par ailleurs, je vous rappelle que la fraude aux sanctions européennes, à laquelle vous avez pris une part active : « Ludovic Pacciarella a réussi un tour de force en faisant accoster le bateau russe à La Rochelle. » (Aunis TV, 05/06/2024) [3] peut faire l’objet de poursuites pénales[4] .
Il n’a pas été fait d’autre réponse à Ludovic Pacciarella.
Ludovic Pacciarella, 29/04/2024 – 16:31
Écoute-moi, Grua tu m’as traîné dans la merde, tu m’as insulté alors si tu veux va porter plainte je t’emmerde ou alors tu t’excuses et tu retire mon nom de partout Et j’ai pas besoin de tes conseils pour savoir ce que j’ai à faire Tout ce que je sais, c’est que le Navire grâce à mes propos va être interdit d’Europe à partir du 4 mai3. Et c’est pas grâce à toi abruti, parce que t’aurais mieux fait de prendre contact avec moi. Georges 🇺🇦4 t’avais prévenu, mais t’en as fait qu’à ta tête. Alors retire mon nom, retire tes merde et je te parle et on repart à zéro. Sinon va te faire enculer ça te va comme ça Ta tronche, j’aurais pu la démonter sur le parking de Saint-Nazaire5 Mais Conard tu m’aurais parlé, on aurait travaillé ensemble6. Tu t’es entêté dans ta connerie. Je te déteste, mais d’un côté tu as fait un peu de boulot c’est pour ça que je t’en veux pas à mort
Ludovic Pacciarella, 29/04/2024 – 16:35
Lors de mon premier voyage quand quand je suis revenu d’Ukraine, j’ai compris exactement qui était Vladimir Martus et j’ai rassemblé toutes les preuves je pouvais rien faire d’autre Je me suis tapé un mois de carénage (novembre 2023) au Port Autonome avec un Lever dedrapeau russe qui me bouffait les tripes chaque matin7. J’en avais les larmes aux yeux8 alors tu sais je vais te dire Bernard tu peux faire ce que tu veux porter plainte ce que tu veux tu m’impressionnes pas du tout . Moi j’ai les coudés franche Et pendant que tu faisais tes gesticulation à Saint-Nazaire9, moi je récolter des médicaments et je fais partie un chargement De Saint-Nazaire avec mes camarades du ukrainiens. C’est pour ça que personne s’est déplacé à ta manif de merde. On aurait pu la jouer autrement tous les deux, mais t’as rien compris
Ludovic Pacciarella, 29/04/2024 – 16:36
Des fois j’ai l’impression qu’on connaît pas les mêmes ukrainiens parce que moi les gars qui sont sur le terrain ils sont avec moi ils m’ont même dit si tu veux Ludo on intervient j’ai dit non Dans mon pays, je peux me débrouiller tout seul Quand ça sera fini, tu verras si je t’ai menti Pendant ce temps-là, toi tu m’as fait de la merde sur ma personne Quelque part tu m’as servi de couverture Mais par moment t’as abusé
Ludovic Pacciarella, 29/04/2024 – 16:37
Maintenant si tu veux me téléphoner la porte, elle est ouverte et on arrête les insultes. La condition tu vire mon nom c’est tout ce que je te demande.
Ludovic Pacciarella, 29/04/2024 – 16:41
Maintenant, on croise les doigts, et peut-être que le 4 avril10 il sera interdit définitivement Le prochain combat, ça sera peut-être qu’il reviendra avec un autre pavillon Il te manque beaucoup d’informations sur ton blog
Ludovic Pacciarella, agent rochelais de Vladimir Martus, Jean-François-Fountaine, maire de La Rochelle, et Patrice Bernier, maître de quai au port de plaisance de La Rochelle.
Il n’a pas été fait de nouvelle réponse à Ludovic Pacciarella.
Dans ce texe de Boris Lokshin, un Russe ayant pris passage pendant un mois à bord du Shtandart, on en apprend plus sur Ludovic Pacciarella. On y découvre un fan de l’armée soviétique, un homme qui se rend annuellement en Russie pour pratiquer une forme bien particulière de tourisme. Il aime les insignes et les marches militaires soviétiques ainsi que l’alcool, en proportion inverse du respect qu’il montre pour les femmes de l’Est… Lire plus ->
Articles #NoShtandartInEurope montrant le rôle de Ludovic Pacciarella dans la présence du Shtandart à La Rochelle
Nous avons effectivement reçu un appel de George Grokhovsky, le 6 avril 2024, disant que Ludovic Pacciarella souhaitait entrer en contact avec #NoShtandartInEurope. Il a été décidé de ne pas y donner suite. ↩︎
Avec l’association des Amis des Grands Voiliers, présidée par Michel Balique, et avec Patrice Bernier, employé du port de plaisance de La Rochelle, Ludovic Pacciarella a été à l’origine de la venue du Shtandart en France. Longtemps homme de main de Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire du navire russe, il est aujourd’hui en conflit avec ce dernier. Cela nous vaut trois intéressants commentaires sous un post Facebook du journal Sud-Ouest. On y retrouve le style fleuri et l’orthographe approximative qui sont la marque de fabrique d’un « homme haut en couleur » comme le qualifient les services de sécurité de la préfecture.
No Shtandart In Europe / Ні Штандарту у Європі, 28/04/2024, 17:35
Ne lisez pas que le titre. Les soutiens du Shtandart ont trouvé la parade.
Ludovic Pacciarella, 29/04/2024, 14:04
Toi, Bernard, Grua tu es juste un raté de la vie un mec qui s’est inventé une histoire t’ aurais voulu être être Journaliste mais t’es trop con pour ça ? Sur ton blog de merde, il y a que 60 % de vérité, le restant c’est ta putain de fabulation ce qui rend non crédible . t’es un petit nabot avec une bonne tête de pédophile et en plus de ça, tu veux devenir Consul d’Ukraine. Mais franchement, tu me fais doucement, rigoler toi. Maintenant, passons aux choses sérieuses ‼️ Vladimir Martus se cache derrière une bande de baba cool, de français qui se prennent tous pour des pirates des Caraïbes Vladimir Martus a été formé par une école militaire d’architecture Il maîtrise parfaitement le Soft Power, et d’ailleurs j’en ai été la première victime . Il va ou le vent l’emporte il aime se rapprocher de personnalité comme des politiques, des militaires ou d’anciens militaires . Depuis la nuit des temps, il aime se faire passer pour une victime il est toujours en train de se plaindre . Il dit qu’il est interdit de Russie et que la dernière fois qu’il est allé, c’était pour faire ses papiers. C’est faux c’est Archi. La dernière fois qu’il est allé en Russie, c’est pour s’acheter un très bel appartement à Saint-Pétersbourg ça c’est la vraie histoire ‼️ Alors c’est sûr que pendant plusieurs années, j’ai supporté cet homme et je lui ai apporté un réseau à La Rochelle . Il a su enrouler tout le monde dans sa barque Jusqu’à du monde aujourd’hui, qui ne peuvent plus faire marche arrière pour leur notoriété. Dis à tous ces hommes, il faut savoir se dire, nous nous sommes trompés sur cet individu . Nous avons été spolier il y en a encore qui sont en tête à faire des démarches et des démarches auprès d’une politique pour la sauvegarde de ce navire. J’ai plusieurs anecdotes, c’est une longue histoire avec Martus et quand je me souviens de tout cela je me dis le gars il est fort c’est un pur manipulateur formé par le système système russe . L’article qui a été écrit dans sud-ouest, comme je l’ai dit, c’est un article de manipulation en coopération avec les autorités du port de Plaisance . J’aimerais aussi poser une question à ce journaliste, sa compagne qui travaille au Port Autonome. Pourquoi a-t-elle fermer les yeux sur un levé de drapeau pendant un mois avec des petits Français au garde-à-vous tous les matins ? J’aimerais qu’on me prouve que c’est un mensonge, ce que je dis Ça serait très facile à enquêter . J’aimerais aussi que Vladimir Martus me garantisse qu’il y a eu, comme passagers que des gens respectable de sa nation. Je pourrais lui remémorer quelques bons souvenirs, par exemple avec des photos identifiées … J’aimerais aussi qu’il me dise pourquoi pourquoi quand je suis revenu d’Ukraine, il a pas voulu adhérer ou supporter l’association que j’avais créé1 ? ah oui, ça faisait tâches pour sa réputation à sa Saint-Pétersbourg, il préférait faire son aide bidon avec une chanteuse2 dont le père est Général dans l’armée …. Petit problème côté Russe. Je peux continuer encore des anecdotes La dernière chose qui m’a vraiment choqué, c’est qu’il est accepté de faire une bataille navale dans le port de de Sète avec les Navire européen ‼️ Et le bouquet final, tous ces canons sortir qui s’en donne à cœur joie ! Avec son joli pavillon, les quatre océans avec l’aigle Super, il a fait de bonne figure à Saint-Pétersbourg. Ses camarades doit être fier de lui ‼️ Mets-nous3 les Français incultes de l’histoire et la vision de poutine. Nous étions tous à regarder cela et applaudir. Bravo, félicitations. Depuis un an et demi, j’ai observé et analysé Vladimir Martus dans mon jargon, j’appelle ça une planche pourrie. La belle histoire quand il est arrivé à sept4, avec son drapeau blanc bleu blanc, il est pas resté longtemps, le drapeau opposant. Forcément, ces camarades de Saint-Pétersbourg n’auraient pas spécialement bien pris. Alors certes, si bien triste toute cette histoire, ce Navire, il est très joli, j’ai aussi des amis à bord dont je me fais beaucoup de soucis pour leur avenir . Mais voilà, ils ont un Capitaine foireux qui est thermoformée par son système soft, Power Russe . Son Navire est une école de navigation, mais aussi un moyen de transport et d’observation pour des personnes malveillantes pour notre nation. Alors qu’il change de drapeau ne change changera rien, il restera toujours Russe Pour moi, la seule solution c’est qu’il change de Capitaine et, et de certains officier à bord, ou alors qu’ils repartent dans sa ville natale. Et puis qu’il arrête de se taper taper les filles à bord, et quand elles refuse, elle dégage du Navire . Qu’il arrête aussi de se servir des Ukrainienne perdus pour sa juste cause Qu’il arrête de dire qu’il a moitié ukrainien il est Russe ce mec Il fait partie des orques ‼️
Ludovic Pacciarella, 29/04/2024, 16:05
No Shtandart In Europe / Ні Штандарту у Європі ne lisez pas les calomnie de cette espèce d’abruti C’est un sac à merde, nommé Grua Bernard Avec une bonne tête de rat Le mec, qui se sert de la misère du monde, pour se faire remarquer En quelques mots, un sac à merde ‼️
Ludovic Pacciarella, 30/04/2024, 09:12
No Shtandart In Europe / Ні Штандарту у Європі Derrière ce site de propagande se cache un dénommé Bernard Grua un raté de la vie Un complotiste de la première heure Du style, le mec, il croit que la terre est plate Une tronche de pédophile avec un passé obscur, un mec qui se sert de la misère, des gens pour se faire remarquer, il dit qu’il est un ancien officier de la Marine nationale5 Malheureusement, inconnu au bataillon Il aurait voulu le Journaliste, mais il est trop con pour y être Il sait que déblatérer des insanités C’est juste une salope de services peu crédible sauf pour les incultes . Le problème c’est qu’il entraîne avec lui des gens qui sont malheureux et perdus à cause de la guerre. Il veut se faire mousser juste pour son intérêt personnel, Il insulte tout le monde , le préfet, le maire, les autorités toute personne qui ne suit ses grandes prophéties , sur moi par exemple, il dit je fais du tourisme sexuel6, en Ukraine et en Russie, non, mais sérieux, laissez-moi rire, À mon avis, lui il se fait bourrer le cul en Afrique et sa tasse de café, c’est la poutre de Bamako le mec quand je le vois arriver sur ses manifs. Bon ils sont deux ou trois il marche comme un cow-boy. Maintenant j’ai compris pourquoi C’est sûr qu’avec la tronche qu’il a dans son lit, ça ne doit pas être tous les jours dimanche .
Il n’a pas été répondu aux commentaires de Ludovic Pacciarella, qui ont été effacés par Sud-Ouest, dans les heures qui ont suivi. Pour archives, on trouvera les captures d’écran en fin de document.
Dans ce texe de Boris Lokshin, un Russe ayant pris passage pendant un mois à bord du Shtandart, on en apprend plus sur Ludovic Pacciarella. On y découvre un fan de l’armée soviétique, un homme qui se rend annuellement en Russie pour pratiquer une forme bien particulière de tourisme. Il aime les insignes et les marches militaires soviétiques ainsi que l’alcool, en proportion inverse du respect qu’il montre pour les femmes de l’Est… Lire plus ->
Articles #NoShtandartInEurope montrant le rôle de Ludovic Pacciarella dans la présence du Shtandart à La Rochelle
The Russian private vessel « Shtandart » occupies the French port of La Rochelle for almost two years. From this base, it travels to various maritime festivals where it provides lucrative commercial services. Yet the 5th round of sanctions, formalised in Article 3ea of European Regulation No 833/2014 states:
1. It shall be prohibited to provide access, after 16 April 2022, to ports and, after 29 July 2022, to locks in the territory of the Union, to ANY vessel registered under the flag of Russia, with the exception of access to locks for the purpose of leaving the territory of the Union.
Ouest-France, the most widely circulated daily newspaper in France, conducted a weeks-long investigation. Its conclusions are summarised in two main articles:
They demonstrate that Vladimir Martus, the captain and owner of the « Shtandart », is not an opponent to Putin’s regime and that there are no Ukrainians on board his ship. They also prove that this individual has close links with the Russian Presidential Administration. In addition to the above articles, all the sources, in Russian, can be consulted here: https://bit.ly/na-russkom (RU)
On 27 April 2024, the newspaper Sud-Ouest reported that the « Shtandart » case is being handled by the Secretary General for the Sea, Didier Lallement, who heads an interministerial department reporting directly to the Prime Minister, Gabriel Attal.
Following #NoShtandartInEurope actions, if the Russian vessel wants to stay in French ports, Didier Lallement only asks « Shtandart » to change its registration flag. As a result, Vladimir Martus pretends his ship is being reflagged to the Cook Islands. Yet Article 3ea of European Regulation No 833/2014 states:
2. Paragraph 1 (prohibition) shall apply to vessels that have changed their Russian flag or their registration, to the flag or register of any other State after 24 February 2022.
The « Shtandart » will therefore continue to bypass European sanctions with the complicity of the highest French authorities. Furthermore, the re-flagging of the « Shtandart » will not change the nature of Vladimir Martus’ links with the Russian Presidential Administration and, possibly, with its intelligence services. The Russian ship will still represent a potential risk to French national security as well as to Ukrainian citizens and Russian opponents living in France. In addition, the ship will be able to continue its imperialist propaganda mission.
I therefore recommend the Ukrainian government to get in touch with the French government in order to obtain the irrevocable expulsion, as soon as possible, of this ambassador ship of Putin and Shoigu. Failing that, I suggest that France’s reneging on its signature should be publicised as widely as possible. In addition, I recommend that the « Shtandart » vessel be considered a legitimate target by the Ukrainian armed forces when transiting international waters.
L’association des Amis des Grands Voiliers, sous la direction de Michel Balique, est intervenue dans le processus ayant conduit à ce que la frégate Shtandart fasse de La Rochelle son port base, après le déclenchement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine et après l’adoption du 5e volet de sanctions interdisant la présence de tout navire immatriculé sous pavillon russe dans les ports de l’Union européenne. Le recueil de citations ci-dessous permettra au lecteur de décider s’il est possible de parler de la mise en œuvre d’un réseau d’influence au service d’intérêts russes.
« Je suis sûr qu’il y a des possibilités d’accueillir le SHTANDART en assurant la sécurité du voilier et de son équipage, grâce à un positionnement étudié et une communication médiatique adaptée…
« Les Amis des Grands Voiliers demandent à toutes les autorités portuaires d’accueillir ce voilier et son capitaine…
« Ce message peut bien entendu être relayé par tous les moyens à votre disposition. »
On a sollicité un peu tout le monde avec l’association Les Amis des Grands Voiliers, avec Patrice Bernier, maître principal du port de La Rochelle, qui a beaucoup œuvré de jour comme de nuit à rédiger des lettres et tout ce qui s’en suit », raconte Ludovic Pacciarella.
Le SHTANDART enfin autorisé à venir en France!…et ce grâce aux actions conjuguées des Amis des Grands Voiliers, du port de La Rochelle et de la ville de Bordeaux1.
Et en tant que Président des Amis des Grands Voiliers, je me suis contenté d’adresser un courrier à la Ministre de la Mer2 et au Secrétariat Général de la Mer pour expliquer l’histoire du Shtandart et de son capitaine, et leur situation actuelle. Les documents fournis ont permis à la Première Ministre d’autoriser3 à son tour la venue du voilier sur notre territoire.
On y a cru jusqu’au bout, et pourtant, malgré l’autorisation de son accueil en escale en France obtenue du gouvernement français avec l’action conjuguée des Amis des Grands Voiliers et duPort de La Rochelle, après celle du gouvernement espagnol4, le Shtandart ne sera pas reçu à Bordeaux pour « Bordeaux fête le vin »…
…Nous espérons que dans les autres ports de France avec lesquels nous travaillons pour faire venir le Shtandart, les associations locales soutenant l’Ukraine s’inspireront davantage de l’attitude de l’association rochelaise5 plutôt que bordelaise6.
… le Shtandart croise dans les eaux françaises depuis le printemps 2022, a été accueilli à Granville, Saint-Malo, Caen, La Rochelle mais n’a pas été autorisé à accoster à Sète, Lorient ou encore Bordeaux, comme le précise Michel Balique (le président de l’association des Amis des grands voiliers). « Cette polémique est complètement idiote et ridicule… « J’ai écrit au ministère de la Marine7 pour préciser la situation, c’est Élisabeth Borne qui a clarifié la position et a adressé une circulaire à tous les préfets maritimes8 leur laissant la possibilité d’autoriser le navire à accoster », précise Michel Balique.
Michel Balique,président de l’association les Amis des grands voiliers abonde: “Ce n’est ni un bateau militaire russe ni un bateau lié à l’état russe, puis qu’il appartient à une association à but non lucratif.Il n’est pas non plus aux mains d’un oligarque, il a donc pleinement le droit de rester dans les ports français.”9… Michel Balique, qui le connaît depuis 2015, assure que le capitaine n’a pas retourné sa casquette: “Ce n’est pas du marketing, il n’est pas soudainement devenu opposé à Vladimir Poutine pour pouvoir continuer sa route comme certains veulent le faire croire… On lui fait un procès injuste.”
Un mail de Michel Balique, président des Amis des Grands Voiliers, nous apprend que la frégate russe de Vladimir Martus, qui était présente lors du festival des Voiles de Travail cet été à Granville fait actuellement l’objet d’une polémique relative à sa participation à la prochaine édition de l’Armada de Rouen. (Introduction à la reprise de l’article de Libération, voir ci-dessus)
Since the beginning of the Russian invasion of Ukraine, a French activist (Russian influence agent), Michel Balique, has used the association he presides, “Friends of Tall Ships,” as a tool for commercial promotion of the Russian ship “Shtandart.” …
Moreover, Balique uses it to spread a parallel pro-Kremlin reality intended to screen the circumvention of the 5th package of the EU sanctions against Russia, with the decision-makers, the media, and the opinion, Bernard Grua wrote. The French newspaper “Libération” sheds light on the actions of the pro-Russian lobbyist.
By his canvassing and his untruths, he puts the organizers of maritime events, partners, and elected officials, in a situation of financial risk, such as the cancellation, at the last minute, after deposits or full payment of the Shtandart service.
Michel Balique has spread, since March 2022, false accusations against Ukraine and pro-Ukrainian protesters and disinformation in line with the Kremlin’s narratives in the name of the association of “Friends of Tall Ships” that he presides.
En réalité, le Shtandart a eu interdiction d’accoster dans le port de Bordeaux ↩︎
En France, il n’y a ni « ministre de la mer » ni ministère de la mer ↩︎
Michel Balique n’a jamais été en mesure de fournir un seul document ministériel prouvant une quelconque autorisation. Force est d’imaginer qu’il s’agit au mieux d’un passe-droit informel. ↩︎
Les journalistes espagnols n’ont trouvé aucune trace d’une quelconque autorisation ministérielle espagnole. Au contraire, le Shtandart a eu, en juillet 2022, interdiction de participer au festival maritime de la Ruta Iacobus Maris (Vigo) et de faire escale à La Corogne. En avril 2024, il a eu interdiction de participer à Escala a Castelló (Castellón) et de faire escale à Dénia. ↩︎
L’association croupion rochelaise Aidons l’Ukraine 17 n’a eu que pour objet « d’inviter » le Shtandart. Elle a été dissoute rapidement après son arrivée à La Rochelle. ↩︎
Aucune association franco-ukrainienne n’a, en deux ans, soutenu le Shtandart.↩︎
Il n’y a pas de « ministère de la Marine » en France ↩︎
Ce sont les préfets de départements qui sont compétents pour l’application des sanctions portuaires et non pas les « préfets maritimes ». ↩︎
Ici Michel Balique fait référence aux tous premiers volets des sanctions mais cela ne marche plus pour le 5e volet des sanctions entré en application le 16 avril 2022. ↩︎
Votre courrier concernant le navire russe Shtandart, publié par Ouеst-Francе, le 18 avril 2024, est déroutant. À part l’expression d’un mouvement d’humeur, on n’y lit pas l’exercice factuel d’un contradictoire droit de réponse. Bien au contraire, vous confortez un certain nombre de points résultants de la remarquable enquête conduite par Madame Laetitia Jacq-Galdеano. Pour le reste, vous nous montrez, qu’еn impliquant toujours plus l’association des Amis des Grands Voiliers dans le sinistre en cours, vous l’embarquez irrémédiablement dans le naufrage inéluctable de l’affaire Shtandart.
Les propos qui me sont attribués dans l’article sont issus d’une conversation téléphonique d’une heure trente, parfois sortis de leur contexte.
Ouest-France, Michel Balique, 18/04/2024
Curieusement, Michel Balique, nulle part, vous ne précisez les propos qui vous seraient attribués et avec lesquels vous seriez en désaccord. Au contraire, à vous lire, on y trouve plutôt une confirmation des éléments rapportés par Ouest-France.
Par contre, oui, le contexte n’est plus celui qui prévalait précédemment ou celui que vous imaginiez. Sans rien justifier de manière tangible, usant pendant une heure et demi de l’argument d’autorité ainsi que d’un calomnieux argumentum ad personam, celui-ci spécifiquement tourné contre l’auteur de ces lignes, vous pensiez probablement que votre assaut verbal suffirait à éteindre l’incendie allumé par Ouest-France, le 8 mars 20241. Vous vous attendiez, sans doute, à un « rectificatif » conforme à la production habituelle de correspondants locaux, avides de merveilleux, et dont le Midi Libre2 donne, au même moment, un exemple ne faisant honneur ni à son rédacteur ni au journal auquel il appartient.
Mais votre galimatias a été mis en parallèle avec le résultat d’une véritable enquête menée pendant plusieurs semaines par une journaliste professionnelle dont sont issus les deux articles du 29 mars 2024 (éditions papier des 30 et 31 mars 2024)34. Ce rapprochement est très embarrassant. Par des sources irréfutables, Laetitia Jacq-Galdeano prouve les liens, y compris financiers, de votre protégé, Vladimir Martus, avec le régime qui conduit la guerre d’agression en Ukraine, et, plus précisément, elle documente sa proximité avec Sergueï Choïgou ainsi qu’avec l’Administration présidentielle russe.
Plus embarrassant, encore, il vous est impossible de prétendre ignorer les grandes lignes des révélations faites par Ouest-France. Elles étaient déjà exposées par Joce Hue, sur 76 actu5, le 10 janvier 2023. Vous avez eu 16 mois pour approfondir le sujet. Au lieu d’agir en président d’association responsable, vous avez continué à broder la fable qui se trouve, aujourd’hui, mise en pièces. Nemo auditur propriam turpitudinem allegans. Vous êtes, vous-même, la cause de la rancœur qui vous agite aujourd’hui.
Pavillon national russe
Le capitaine du Shtandart, Vladimir Martus, « a confirmé par écrit qu’il ne hisserait plus le pavillon de la Fédération de Russie tant que la guerre en Ukraine durerait ».
Ouest-France, Michel Balique, 18/04/2024
En dépit d’une indignation largement partagée dans l’opinion publique, on rappellera que, de concert avec Vladimir Martus, vous avez, jusqu’à ce jour, soutenu la revendication du Shtandart à arborer le drapeau tricolore russe. Cet emblème n’a pourtant été adopté qu’en décembre 1993. Sa durée d’utilisation comme pavillon national correspond, pour 80%, au régime de Poutine.
Et alors, croyez-vous que les Français qui avaient rejoint Londres ou qui s’étaient engagés dans la Résistance avaient renié le drapeau français au prétexte que le gouvernement de l’époque collaborait avec l’ennemi ? Comme le drapeau français n’est pas Macron, le drapeau russe n’est pas Poutine.
Je me sens comme le général De Gaulle qui avait conservé le drapeau français à Londres… Le drapeau russe représente tous les Russes et ils sont nombreux à être en désaccord… Aujourd’hui nous sommes des pirates indépendants et libres dans les eaux européennes.
La vraie question qu’il faut se poser, ici, est celle de savoir qui vous a enfin donné l’ordre, ainsi qu’à Ludovic Paccierella, de changer votre discours et d’obtenir un engagement écrit de Vladimir Martus afin de cacher ce symbole des assassinats d’opposants, des guerres et des crimes russes commis en Tchétchénie, en Géorgie, en Syrie ou en Ukraine.
Pavillon des opposants
Le Shtandart est « arrivé à Sète le 25 mars (2024), cinq jours avant la parution de l’article de Ouest-France, avec le pavillon blanc/ bleu/blanc des Russes opposés à la guerre en Ukraine »…
Ouest-France, Michel Balique, 18/04/2024
Le Russe Vladimir Martus souillant le pavillon ukrainien sur le navire ambassadeur de Poutine et de Choïgou pour le journal le Télégramme – Douarnenez, 14/07/2022
Après avoir outragé un peuple victime de la plus extrême barbarie en faisant profaner le pavillon ukrainien sous les couleurs de son bourreau6, vous vous êtes lancé dans une nouvelle usurpation. Le 24 mars 2024, sur la page Facebook deShtandart Project vous écrivez que c’est vous qui avez obtenu, d’un Shtandart réticent, l’engagement qu’il arbore le « pavillon blanc/ bleu/blanc ». À vous lire, maintenant, on pourrait presque croire qu’il s’agit d’une initiative personnelle du nationaliste Vladimir Martus.
Russie-Libertés et le drapeau des opposants russes à la guerre
Michel Balique a fait signer, à Vladimir Martus, un engagement à se travestir sous le pavillon des opposants russes.
Vous tentez, une nouvelle fois, de mettre en scène un Vladimir Martus en faux opposant du régime russe ou, peut-être, essayez-vous de dégager votre responsabilité d’une opération sous faux drapeau, d’une maskirovka visant à tromper l’opinion publique et les médias. Peu importe. Les preuves parlent.
=> Vous êtes, Michel Balique, celui qui a fait arborer le pavillon des opposants russes par un navire ambassadeur de Poutine et de Choïgou.
Les choses n’en resteront probablement pas là. Vous aviez déjà la communauté ukrainienne et ses ami.es à dos. Vous y ajoutez maintenant les opposants russes. Je vous avais pourtant mis en garde dès le 28 juin 2022.
Soyez prudent sur cette affaire. Sans même que voulez le sachiez, vous pouvez vous retrouver en relation indirecte avec les cercles du pouvoir russe. Je vous renvoie, ci-dessus, aux propos du maire de Lorient. Je vous suggère sincèrement de solliciter les conseils d’experts avisés que vous trouverez vous-même ou que je pourrais, éventuellement, vous recommander.
Vous avez passé l’âge de jouer à l’apprenti sorcier. De plus, comprenez, enfin, même si c’est probablement trop tard, que votre niveau de connaissance du Russkiy Mir n’est pas suffisant pour vous permettre d’y louvoyer sans courir le risque d’être drossé à la côte.
Hors contexte, bis
L’association des Amis des grands voiliers, créée en 1990, a pour objet de promouvoir, à bord des grands voiliers […], les stages de formation à la navigation et à la manœuvre en aidant les jeunes à embarquer sur ces navires et favoriser ainsi les échanges et l’amitié entre les nations, hors de tout contexte social, politique ou racial.
Ouest-France, Michel Balique, 18/04/2024
Cette tirade ne présente pas grand intérêt sauf à imaginer que votre mission vous place, vous aussi, « hors de tout contexte social, politique ». C’est-à-dire au-dessus de la législation française ou européenne et des événements qui endeuillent notre terre. Considérons plutôt qu’il s’agit principalement d’une diversion. Mais elle a le mérite de montrer le décalage entre l’objet associatif et ce que vous en avez fait. Depuis mars 2022, l’organisation des Amis des grands voiliers, sous votre conduite, s’est particulièrement illustrée dans la mise à disposition délibérée de son réseau au service du Shtandart, un propagandiste de l’impérialisme russe contournant, depuis le 16 avril 2022, le cinquième volet des sanctions européennes7 pris suite aux massacres de Boutcha.
Insulte
Je considère comme une insulte de nous attribuer le qualificatif de réseau d’influence.
Ouest-France, Michel Balique, 18/04/2024
« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » dit une citation attribuée, à tort, à Albert Camus. Il existe des documents de votre main prouvant que vous avez activé le réseau des événements maritimes au nom des Amis des Grands Voiliers afin de promouvoir le Shtandart ainsi que la fable que vous avez coécrite en sa faveur8910. Au nom de l’association que vous présidez, vous avez suffisamment revendiqué1112 le succès que représentait l’entrée du navire Shtandart dans les ports français, en dépit de la guerre russe en Ukraine et des sanctions, pour que l’irritation que vous manifestez ne passe pour un capricieux trépignement. Intitulons votre campagne comme étant du « lobbying » plutôt que comme l’exercice d’un « réseau d’influence », si vous le préférez. Mais les faits sont têtus. Ce que vous appelez aujourd’hui « insulte » est ce dont vous étiez « particulièrement fiers », hier.
Patrice Bernier filmant Michel Balique tandis que celui-ci expose, sur France 3, ses interventions en faveur du Shtandart, alors que le navire russe sous sanctions entre dans le port de La Rochelle, le 8 juin 2022.
Action conjuguée des Amis des Grands Voiliers (vrai : Michel Balique), du port de La Rochelle (vrai : Patrice Bernier) et de la ville de Bordeaux (faux : escale interdite)
Ce même « réseau d’influence » explique, en partie, en partie seulement, pourquoi la France est le seul pays européen où le Shtandart a pu exercer, pour l’instant, son activité commerciale et propagandiste en toute impunité, en dépit de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/201413. On pourra objecter que le navire russe est aussi allé en Espagne. Mais, là, en dépit du partenariat14 de la Fundación Traslatio avec la Société russe de géographie, il a été interdit dans tous les ports ou événements, dès lors que nos ami.es des associations ukrainiennes espagnoles ont rappelé, aux autorités, les mesures restrictives prises à l’égard de la Russie : festival de la Ruta Iacobus Maris à Vigo en 2022, escale à La Corogne en 2022, festival Escala a Castelló en 2024, escale à Dénia en 2024.
Patrice Bernier, maître de quai au port de plaisance de La Rochelle, Michel Balique, président de l’association Amis des grands voiliers, et Vladimir Martus, capitaine-propriétaire du Shtandart – Armada Rouen 2023
Rassurez-vous, Michel Balique. À la différence de Ouest-France, je suis d’avis que le « réseau d’influence » de l’association des Amis des Grands Voiliers et de ses pieds nickelés rochelais ne peut pas, à lui seul, suffire à éclairer l’exception française du Shtandart. On découvre, chaque jour, un peu plus, les approximations, la piètre envergure, la grossièreté, l’absence de rigueur et les limites intellectuelles des individus de cette clique. On les comprend bien incapables d’échafauder un montage sophistiqué en vue de contourner la législation européenne. Selon moi, ils ont, nécessairement, eu des relais et des parrains bien plus affûtés, pro-russes, voire russes, au cœur de notre appareil d’Etat. Ce sont ces derniers, il me semble, qui ont véritablement œuvré en faveur de la fraude du navire ambassadeur de Choïgou et de Poutine. L’inconcevable note de la DNRED15, contredite par le Quai d’Orsay16, ainsi que la position des préfets de département plaident en ce sens.
Vladimir Martus
Le capitaine Vladimir Martus est unanimement apprécié du monde des Grands Voiliers […]
Pour tout œil avisé, la coque du yacht privé Shtandart est tourmentée. Cette réplique d’une batterie côtière flottante destinée à œuvrer dans l’embouchure de la Neva n’a rien en commun avec l’Hermione, une sublime frégate hauturière. Mais tout passionné du patrimoine maritime, sous certains angles, ne peut qu’apprécier le navire russe, particulièrement quand il est sous-voile. Vladimir Martus a d’indéniables qualités de constructeur et de marin, qui transcendent son coté beau parleur17, voire mythomane. Il est, de surcroît, bien plus intelligent et bien plus subtil, voire stratège, que ses laquais français. À mon sens, tant que le « monde des Grands Voiliers » est soumis à la fiction que vous avez promue et qu’il est ignorant de la face obscure du personnage ainsi que de sa mission, cette admiration pour Vladimir Martus est légitime. J’avoue pour ma part avoir partagé un tel aveuglement jusqu’à ce que je sois alerté, par des Ukrainiens de La Rochelle, de ce qui se passait réellement dans leur ville18. Mais cela ne vaudra pas quitus pour tous.
Des personnes, comme vous, savent ce qu’il en est réellement du Shtandart et de son capitaine-propriétaire. Pourtant, il faut reconnaître, qu’en France, ce n’est pas votre protégé qui a usé des moyens les plus indélicats192021222324. Vladimir Martus est russe. En ce qui concerne la loi et les règlements, il se conduit en russe en faisant au mieux de son intérêt personnel et de ceux de son pays. Pourquoi devrions-nous lui en faire grief ? Quoi de plus logique pour lui, citoyen d’un pays où chaque individu est double, tant le Russe de la sphère publique est différent de celui de la sphère privée25 ? Les vrais coupables sont à rechercher chez nos compatriotes, ceux qui sont sa krysha gauloise et qui ont rendu possible, voire encouragé, la fraude au 5e volet des sanctions dans les ports français. Il n’y pas et il n’y aura pas de « procès Martus ». Comme en 2009, il prendra la fuite ainsi qu’il sait si bien le faire26. On ne peut garantir rien de tel pour ses lampistes français27.
La blanchisseuse
Lors de la parade d’Escale à Sète, les voiliers ont arboré les pavillons jaune et rouge que tout navire possède car ils correspondent à des codes maritimes, en soutien au Shtandart (le jaune étant le pavillon de la frégate, le rouge celui de son port d’attache officiel Saint-Pétersbourg).
Ouest-France, Michel Balique, 18/04/2024
Si votre allégation est exacte, alors force serait de constater, qu’au service d’intérêts russes, vous avez instrumentalisé, à Sète, non seulement l’association des Amis des Grands Voiliers, mais aussi ces mêmes grands voiliers pris individuellement. Dont acte.
On souligne, néanmoins, que ce que vous appelez le « pavillon de la frégate » est la bannière qu’arbore le Shtandart en tête du grand mât depuis qu’il a dû y faire disparaître sa flamme de guerre. Il s’agit d’un étendard sur fond jaune représentant un gallinacé couronné et bicéphale, orné des attributs du pouvoir, dominant les sujets de la Russie. C’est le drapeau impérial russe que certains nationalistes voudraient voir remplacer l’actuel pavillon national. Il n’est, bien sûr, pas compatible avec celui des opposants russes à la guerre.
Mais encore une fois, laissez tomber votre obsession pour cette histoire de chiffons qui vous dépasse. Quand il y a le feu à la maison, on ne s’occupe pas de la lessive. Tentez de comprendre ce qui est train de se dérouler. Sauvez ce qui peut encore l’être dans l’association des Amis des Grands Voiliers. Dégagez-la du Shtandart. Il y a urgence.
L’association des Amis des Grands Voiliers, sous la direction de Michel Balique, est intervenue dans le processus ayant conduit à ce que la frégate Shtandart fasse de La Rochelle son port base, après le déclenchement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine et après l’adoption du 5e volet de sanctions interdisant la présence de tout…
Avec les Fêtes Maritimes de La Rochelle arrivant à grands pas, la remise en cause de la fiction d’un Shtandart « anti-poutine » a sonné le branle-bas au sein du microcosme promouvant le bateau russe et au sein des autorités locales. C’est ainsi qu’a germé l’idée de faire exhiber le pavillon des opposants russes à la guerre…
Michel Balique, l’opération du navire russe Shtandart, dans laquelle vous avez été embarqué ainsi que Ludovic Pacciarella et Patrice Bernier avec l’appui de la municipalité de La Rochelle, tout en y impliquant l’association des Amis des Grands Voiliers, entre dans une inéluctable tourmente. Vous vous en êtes expliqué auprès du journal Ouest-France. Vous avez cru pouvoir résumer la crise actuelle à l’exhibition du…
Annеxе : courriеr dе Michеl Baliquе sur Ouеst Francе
Ouest-France, 18/04/2024
Édition papier
Shtandart: précision sur le grand voilier
Après la publication de notre article, le président de l’association des Amis des grands voiliers entend apporter des précisions
Après l’article paru sous le titre « Pourquoi le navire russe Shtandart embarrasse tant», dans notre édition des 30 et 31 mars 2024, Michel Balique, président de l’association des Amis des grands voiliers, cité dans l’article, entend apporter des précisions. « Les propos qui me sont attribués dans l’article sont issus d’une conversation téléphonique d’une heure trente, parfois sortis de leur contexte », indique Michel Balique tout en mentionnant que le capitaine du Shtandart, Vladimir Martus, lui « a confirmé par écrit qu’il ne hisserait plus le pavillon de la Fédération de Russie tant que la guerre en Ukraine durerait ». Selon Michel Balique, le Shtandart est « arrivé à Sète le 25 mars, cinq jours avant la parution de l’article de Ouest-France, avec le pavillon blanc/ bleu/blanc des Russes opposés à la guerre en Ukraine.
L’association des Amis des grands voiliers, créée en 1990, a pour objet de promouvoir, à bord des grands voiliers […], les stages de formation à la navigation et à la manœuvre en aidant les jeunes à embarquer sur ces navires et favoriser ainsi les échanges et l’amitié entre les nations, hors de tout contexte social, politique ou racial. Je considère comme une insulte de nous attribuer le qualificatif de réseau d’influence. Le capitaine Vladimir Martus est unanimement apprécié du monde des Grands Voiliers […] Lors de la parade d’Escale à Sète, les voiliers ont arboré les pavillons jaune et rouge que tout navire possède car ils correspondent à des codes maritimes, en soutien au Shtandart (le jaune étant le pavillon de la frégate, le rouge celui de son port d’attache officiel Saint-Pétersbourg) ».
Avec les Fêtes Maritimes de La Rochelle arrivant à grands pas, le questionnement de la fiction d’un Shtandart « anti-poutine », par Ouest-France, a sonné le branle-bas au sein du microcosme promouvant le navire ambassadeur de Sergueï Choïgou et de Vladimir Poutine comme au sein des autorités locales lourdement impliquées. C’est ainsi qu’a germé l’idée de faire exhiber le pavillon des opposants russes à la guerre par l’instrument maritime de la propagande impérialiste de Moscou.
Dans le même temps, à l’issue d’une enquête approfondie, le quotidien le plus diffusé de France révèle des documents incontestables qui transforment les interrogations initiales en un effarant constat sans appel.
Début 2023, Vladimir Martus, « opposant viscéral au régime russe » (sic), écarte le drapeau des manifestations anti-guerre.
Le 10 janvier 2023, Nicolas Plantrou, le président de l’association Solidarité Ukraine Normandie, met une condition à la prestation commerciale du « Shtandart » à l’Armada Rouen de juin 20231.
« (Si) les membres d’équipage (du Standart) sont clairement des opposants à Poutine, il faut que le bateau arbore non pas le drapeau russe, mais le drapeau revisité, blanc avec une bande centrale bleue, symbole russe des manifestations anti-guerre2 dans le pays, qui lui est clairement une opposition à Poutine ».
Russie-Libertés et le drapeau des opposants russes à la guerre
Vladimir Martus et ses parrains français, confiant dans la pérennité de leur fable grâce aux relais très favorables qu’elle rencontre dans la presse3, décident de ne pas en tenir compte. Quinze mois plus tard, il va en être tout autrement.
Mars 2024, Ouest-France désarçonne les parrains du « Shtandart ».
Le Shtandart est-il réellement un « navire de la paix », où cohabitent marins russes et ukrainiens, comme le plaide Vladimir Martus, dans les ports bretons où sa présence fait polémique ? Ou plutôt un outil de « soft power » dissimulé au service d’un pouvoir russe qui multiplie les tentatives de déstabilisation en Europe, à la veille des élections européennes du 6 juin 2024 ? La question mérite d’être posée au vu du parcours et de la personnalité de Vladimir Martus, principal actionnaire de la société Shtandart Project domiciliée à Saint-Pétersbourg (Russie). C’est là que le navire a été construit de 1994 à 1999, dans une ville dont un certain… Vladimir Poutine était adjoint.
Laetitia Jacq-Galdeano souligne l’opposition du quai d’Orsay à la présence du « Shtandart » dans les ports français.
…le ministère des Affaires étrangères… dans un mail5 signé par la sous-directrice au porte-parolat… estime que « le profil du capitaine ne semble pas justifier une telle dérogation » et que « d’un point de vue juridique », les sanctions européennes « pourraient s’appliquer à ce bâtiment, à moins qu’il ne soit souhaité y faire exception en opportunité ». Le Quai d’Orsay va jusqu’à « recommander que la préfecture prenne attache (auprès du bateau) afin de lui exposer l’interdiction à laquelle il s’expose s’il ne cesse de battre pavillon russe».
Laetitia Jacq-Galdeano évoque les risques que pourrait poser le shtandart en termes de sécurité nationale.
La rade de Brest, à quelques encablures de l’Ile Longue, (est) l’un des principaux sites de défense nucléaire française. Un endroit pour lequel le navire (Shtandart) « montre un fort intérêt », s’étonne le collectif #NoShtandartInEurope, le même que pour deux ports proches de la base de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de l’Ile Longue : Camaret, sur la presqu’île de Crozon, et Douarnenez, où il a table ouverte depuis 2018…
Inquiet de « la désactivation de l’AIS » (Automatic Identification System) du Shtandart qui permet, depuis juin 2022, de le rendre invisible lorsqu’il quitte La Rochelle (son port d’attache6 depuis 2022), le collectif #NoShtandartInEurope suspecte cette frégate « surmotorisée et particulièrement manœuvrante » de pouvoir faire « une excellente plateforme de renseignements »…
Une seule ville bretonne a opté pour la prudence. En mars 2022, au lendemain de l’invasion russe en Ukraine, Lorient (Morbihan) a préféré décommander le navire russe, invité des fêtes maritimes de Lorient Océans. « Il est toujours délicat, aujourd’hui, d’imaginer un bateau battant pavillon russe dans la rade », indiquait alors l’un des organisateurs, Olivier Sévère. Il est vrai que l’agglomération est stratégique pour la défense française. Elle concentre la base des commandos marines, la base militaire de Lann-Bihoué et l’industriel Naval Group qui construit les bâtiments de surface équipant la Marine française.
Les parrains du Shtandart exigent que le navire, promoteur de l’impérialisme russe, se déguise sous le pavillon des opposants à la guerre.
Les premiers éléments publiés par Ouest-France, pourtant très mesurés eu égard au lourd dossier russe du « Shtandart », disponible en version originale7 et en français8, créent un important émoi au sein de la triade qui a été à l’origine de la venue du « Shtandart » en France, après l’adoption du 5e volet des sanctions. Il s’agit de Ludovic Pacciarella9, homme à tout faire rochelais de Martus, de l’ukrainophobe10Michel Balique11, président de l’association Amis des grands voiliers, et de Patrice Bernier12, « dock master13 », au port de plaisance de La Rochelle.
Ludovic Pacciarella, homme à tout faire rochelais de Vladimir Martus
Michel Balique président des Amis des Grands Voiliers
Patrice Bernier, « dock master » au port de plaisance de La Rochelle, coordinateur des Fêtes maritimes
La situation est d’autant plus embarrassante que la ville de La Rochelle a prévu de recourir à la prestation commerciale du Shtandart pour les quatre jours de ses Fêtes maritimes devant se dérouler en juin 2024. Selon le journal Sud-Ouest14, les honoraires versés au navire russes’élèveraient à 150 000 euros. Le « Shtandart » serait privatisable par les entreprises, au tarif de 8 000 euros hors taxes par soirée. Ces émoluments sont pour l’essentiel payables d’avance. Le dépliant des Fêtes maritimes 15 est hébergé sur le site web officiel du port de La Rochelle. On y retrouve, en bonne place, un des membres de la triade précitée.
Les acolytes de Patrice Bernier pensent avoir trouvé la parade au caillou lancé, par Ouest-France, dans la vase du vieux port de La Rochelle. Qu’ils le fassent de leur propre initiative ou sur ordre, ils vont tenter de réactiver, en la musclant, la défunte imposture du « navire-antipoutine »16 que la presse locale a toujours relayé sans état d’âme.
Ils vont exiger, et obtenir l’engagement écrit, que l’ambassadeur de Poutine et de Choïgou arbore, dorénavant, le pavillon de l’opposition russe.
C’est ce que nous révèle, le 24 mars 2024, deux commentaires de Ludovic Pacciarella et de Michel Balique sur la page Facebook de « Shtandart Project ».
Michel Balique a fait signer, à Vladimir Martus, un engagement à se travestir sous le pavillon des opposants russes.
Le journal Ouest-France reçoit la confirmation de l’opération sous faux drapeau.
Les remarques de Pacciarella et de Balique, sur la page Facebook de « Shtandart Project », sont effacées dans les heures qui suivent. De toute façon, elles sont confirmées par la suite, car Laetitia Jacq-Galdeano n’a pas fini son enquête au long cours. Elle publie, le 29 mars 2024, deux articles qui, sous des titres prudents, ne sont plus de l’ordre du questionnement, mais de l’affirmation.
Ces textes documentés de sources irréfutables, russes notamment, indiquent que Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire du « Shtandart », n’est pas l’opposant de longue date qu’il prétend être ou que ses thuriféraires voudraient faire croire. Au contraire, il travaille pour la Société russe de géographie19, dont le dirigeant est Sergueï Choïgou et dont le président du conseil d’administration est Vladimir Poutine. Laetitia Jacq-Galdeano démontre que ce même Martus a reçu des fonds de l’Administration présidentielle russe. Elle fait la lumière sur nombre des mystifications du camelot russe, dont celle de prétendre que son équipage est entièrement ou en grande partie composé d’Ukrainiens. Tout ceci est bien détaillé dans ses deux articles du 29/03/2024. Mais, ici, il faut s’intéresser à la contribution de la triade des pro-Shtandart qui corrobore l’hypothèse du montage d’une nouvelle opération de désinformation.
On sait que l’office de tourisme de La Rochelle assure la publicité du Shtandart20. Il en est de même pour « Naviguer à La Rochelle »21. De son côté, Patrice Bernier répète à quel point le « Shtandart » est important pour lui. Montrant qu’il est prêt à faire feu de tout bois, il affirme, sans preuve, que la position du quai d’Orsay22 est « un faux ». Ce qui n’est, bien sûr, pas le cas.
«C’est un faux. Si cette note existait, nous l’aurions eue. Nous avons eu toutes les autorisations nécessaires, tranche Patrice Bernier… Le Shtandart est fondamental pour nous. C’est une animation touristique qui a changé l’attractivité de la ville. Nous n’existons que par cette image ».
Michel Balique atteste, imprudemment, avoir obtenu un engagement écrit de la part de Vladimir Martus.
« Nous lui avons demandé de ne pas hisser le drapeau russe mais il ne le respecte pas toujours… confirme Michel Balique… Cette fois, nous lui avons dit : « Ce n’est plus possible. » Je lui ai demandé un engagement écrit. Va-t-il le respecter ? Je l’espère. Nous nous sommes quand même engagés devant un certain nombre d’organismes en leur disant que Vladimir Martus est contre la guerre en Ukraine. »
Les « autorités » rochelaises en donneuses d’ordres pour cette maskirovka au service d’intérêts russes?
On rappelle que l’application des sanctions portuaires est de la responsabilité des préfets de département et des directeurs des grands ports maritimes23. Le propos de Ludovic Pacciarella selon lequel il se dit « en contact confidentiel avec des autorités » pourrait laisser penser que la nouvelle mystification concernant le drapeau de l’opposition russe aurait pu être avalisée par des responsables locaux. Il convient de prendre cette éventualité très au sérieux compte tenu des enjeux financier et, notamment, des importants paiements d’avance évoqués ci-dessus.
Soutien historique du Shtandart, le Rochelais Ludovic Pacciarella, qui « a ouvert les portes de La Rochelle » à Vladimir Martus, prend carrément ses distances après avoir été « en contact confidentiel avec des autorités. Je ne suis plus son officier de liaison. Vladimir Martus se dit opposant à Poutine, mais refuse de hisser le drapeau des opposants russes blanc et bleu. Je le lui ai pourtant répété : « Le drapeau russe, c’est malvenu. Tu dois respecter le pays qui t’accueille. » Et de s’interroger : « Avec l’équipage qui change régulièrement, quelqu’un de bizarre pourrait se servir du Shtandart comme d’un autobus pour aller partout, en France. »
Jean-François Fountaine, maire de La Rochelle jean-francois.fountaine@ville-larochelle.fr courrier@ville-larochelle.fr
Brice Blondel, préfet de la Charente-Maritime, ex-chef de cabinet d’Emmanuel Macron, co-responsable de l’application des sanctions portuaires pref-secretariat-prefet@charente-maritime.gouv.fr prefecture@charente-maritime.Gouv.fr pref-ordre-public@charente-maritime.gouv.fr
Michel Puyrazat, directeur du port Atlantique La Rochelle, directeur par intérim du port Nantes-St-Nazaire, co-responsable de l’application des sanctions portuaires direction@larochelle.port.fr contact@larochelle-port.eu accueil@larochelle.port.fr
Il reste à espérer que les « autorités » mentionnées par l’agent de Vladimir Martus ne sont ni l’hôtel de Ville de La Rochelle, ni la préfecture de Charente-Maritime, ni la Direction du port Atlantique. Il leur appartient de lever, individuellement, cette ambiguïté au plus vite. Nos lecteurs peuvent exiger, de leur part, des clarifications et des actes probants à l’aide des adresses emails figurant sous leurs images de présentation.
Patrice Bernier, coordinateur des Fêtes Maritimes de La Rochelle
L’office de tourisme de La Rochelle assure la promotion du navire russe « Shtandart »
Ludovic Pacciarella, agent rochelais de Vladimir Martus, Jean-François-Fountaine, maire de La Rochelle, et Patrice Bernier, maître de quai au port de plaisance de La Rochelle.
Patrice Bernier, maître de quai au port de plaisance de La Rochelle, Michel Balique, président de l’association Amis des grands voiliers, et Vladimir Martus, capitaine-propriétaire du Shtandart – Armada Rouen 2023
Michel Balique, l’opération du navire russe Shtandart, dans laquelle vous avez été embarqué ainsi que Ludovic Pacciarella et Patrice Bernier avec l’appui de la municipalité de La Rochelle, tout en y impliquant l’association des Amis des Grands Voiliers, entre dans une inéluctable tourmente. Vous vous en êtes expliqué auprès du journal Ouest-France. Vous avez cru pouvoir résumer la crise actuelle à l’exhibition du…
Les propos de la préfecture maritime Atlantique à l’égard de Ouest-France illustrent l’amateurisme et l’irresponsabilité prévalant sur cette affaire.
Le règlement européen n°833/2014 dans son article 3 sexies bis interdit, depuis le 16 avril 2022, la présence de TOUT navire immatriculé sous pavillon russe dans les ports de l’Union. La préfecture maritime de l’Atlantique s’est récemment exprimée, dans le journal Ouest-France, sur le cas du navire russe « Shtandart » qui viole depuis deux ans ce 5e volet des sanctions pris à…
Les autorités rochelaises, régulièrement informées, ne peuvent pas prétendre avoir été dans l’ignorance de ce que sont réellement Vladimir Martus et le Shtandart
Le « Shtandart », basé à La Rochelle, exerce ouvertement une activité commerciale touristique, sans préjuger d’autres missions qui lui seraient éventuellement confiées. Des sources russes, vérifiables en ligne, montrent la proximité de ce navire et de Vladimir Martus, son capitaine-propriétaire, avec le Kremlin. Elles contredisent les éléments de langage qui ont été mis en avant afin…
La Rochelle est le port où le Shtandart est basé depuis le 8 juin 2022. Mais son « port d’attache », son port d’immatriculation, est bien Saint-Pétersbourg, Russie. ↩︎
En mars 2024, Mme Laetitia Jacq-Galdeano du journal Ouest-France a sorti le navire russe « Shtandart » de la rubrique des faits divers locaux, où la presse régionale cantonnait cette affaire internationale. Elle a conduit une enquête approfondie sur plusieurs semaines. De son côté, Mme Marie Desevedavy a mené un travail professionnel sous l’angle paimpolais. Il en a résulté une série de cinq articles qui portent à l’attention de l’opinion publique et des décideurs un ensemble de révélations bousculant la sirupeuse fiction qui, sur ce sujet, prévalait dans la sphère médiatique depuis presque deux ans.
Michel Balique, l’opération du navire russe Shtandart, dans laquelle vous avez été embarqué ainsi que Ludovic Pacciarella et Patrice Bernier avec l’appui de la municipalité de La Rochelle, entre ainsi dans une inéluctable tourmente. Vous vous en êtes expliqué auprès du journal Ouest-France. Vous avez cru pouvoir résumer la crise actuelle à l’exhibition du pavillon russe.
Nous verrons ici que cette approche ne correspond pas à l’ampleur du sinistre et ne permettra pas d’y mettre fin. Nous découvrirons aussi pourquoi les différents éléments qui sont en votre possession se montrent en décalage avec la réalité des faits et avec des sources dignes de foi. Enfin, nous envisagerons comment il est possible de sauver ce qui peut l’être encore, notamment en ce qui concerne l’association des « Amis des Grands Voilier », qui s’est retrouvée enrôlée dans une campagne de lobbying au service des intérêts d’une puissance étrangère se montrant hostile à notre pays.
Ludovic Pacciarella agent rochelais de Vladimir Martus, Jean-François-Fountaine, maire de La Rochelle, et Patrice Bernier, maître de quai au port de plaisance de La Rochelle.
La présence du Shtandart en France est une victoire de l’association des Amis des Grand Voiliers et de la mairie de La Rochelle. De son côté, contrairement à ce qui est annoncé, la mairie de Bordeaux a interdit la présence du navire russe à « Bordeaux fête le vin 2022 ».
« Nous lui avons demandé de ne pas hisser le drapeau russe, mais il ne le respecte pas toujours. En Espagne, cela a posé un problème il y a quelques jours, confirme Michel Balique, président de l’Association des amis des grands voiliers à laquelle le Shtandart adhère comme quelque 25 autres vieux gréements. Cette fois, nous lui avons dit : « Ce n’est plus possible. » Je lui ai demandé un engagement écrit. Va-t-il le respecter ? Je l’espère. Nous nous sommes quand même engagés devant un certain nombre d’organismes en leur disant que Vladimir Martus est contre la guerre en Ukraine.»
« Nous lui avons demandé de ne pas hisser le drapeau russe, mais il ne le respecte pas toujours. »
La Rochelle a depuis longtemps interdit au Shtandart d’arborer le pavillon russe, dès qu’il entre dans le chenal, ainsi que l’expliquait Catherine Léonidas, adjointe au maire, au journal Sud Ouest7, le 9 décembre 2022. Ce qui ne l’empêchait pas d’exhiber la flamme de guerre8 russe (croix de Saint-André et bandes tricolores) en tête de mât, en permanence, y compris dans le bassin des chalutiers. À cette époque, vous pensiez qu’il s’agissait d’un « indicateur de vent »9, autrement dit d’un penon, pourtant sans aucune utilité à quai ou au ponton.
La Rochelle, bassin des chalutiers : Shtandart et flamme de guerre en tête du grand mât, 12 décembre 2022
Dans le même temps, voici ce qu’écrivait Julien Lecot de Libération, le 16 janvier 2023, dans un article10 que vous avez partagé auprès de votre réseau d’organisations maritimes :
La bannière russe a, elle, été montée, comme tous les matins depuis deux décennies à 8 heures pétantes, devant tout l’équipage. Avant d’être redescendue aussi vite pour ne pas attiser les tensions.
À l’image de La Rochelle, certains ports ont expressément interdit, à Vladimir Martus, l’exhibition du pavillon russe. Partout ailleurs, il s’y livre. On se souvient, en 2023, de la réaction de la mairie de Royan11 et de l’indignation qu’il a causé, entre autres, à la Semaine du Golfe12, au passage de l’écluse de Paimpol13 ou aux Sables d’Olonne14 en déployant son pavillon et sa flamme de guerre russes. À cette époque, vous n’avez pas réagi. Pourtant, l’immense majorité de ceux qui se disaient outragés par les symboles russes n’étaient pas des Ukrainiens, mais des Français. Ce n’était pas bon signe.
« En Espagne, cela (le pavillon russe) a posé un problème il y a quelques jours. »
Le problème espagnol n’est pas celui qui vous a été présenté. Il ne se résoudra pas aussi simplement qu’il est espéré le faire entendre à la presse ou aux collectivités françaises impliquées dans cette affaire.
Pour pouvoir se prononcer judicieusement, il faut être informé des démarches qui ont été entreprises et des courriers qui ont été adressés aux autorités d’outre-Pyrénées. Il faut connaître les responsables qui ont pu être rencontrés ou contactés. L’approche était claire15. Le point focal des activistes locaux est le 5ème volet des sanctions pris à la suite des massacres russes de Boutcha16 que le Shtandart tente de contourner avec moins de succès qu’en France.
De plus, en Espagne, une profonde remise cause du narratif promotionnel de Vladimir Martus, le capitaine propriétaire, a été menée afin de lui rendre très difficile le bénéfice d’une exception ou d’un passe-droit. Cela comprend, notamment, des révélations documentées concernant ses liens avec le pouvoir russe, le démasquage de son faux statut d’opposant, le caractère officiel de sa mission propagandiste en faveur de l’impérialisme russe et la lumière qui a été faite sur ses différentes mystifications, dont celle de prétendre que son équipage est tout entier ou en grande partie composé d’Ukrainiens.
À cela, s’ajoutent les appels au cœur, à l’honnêteté, au sens de l’honneur et au respect des engagements lancés par les présidentes des associations ukrainiennes auprès des décideurs espagnols. Ce sont des valeurs qui comptent dans ce pays. Ce ne sont pas des artifices rhétoriques invoqués aux fins d’une maskirovka mercantile ou propagandiste. À titre d’exemple, voici la réponse de l’autorité portuaire de Castellón à la présidente de l’ « Asociación de Ucranianos « KALYNA» » et un commentaire public de la présidente de l’ « Asociación Ayuda Ucrania Dénia ».
Réponse de l’autorité portuaire de Castellón à la présidente de l’ « Asociación de Ucranianos « KALYNA» » 27/03/2024.
Commentaire public de la présidente de l’ « Asociación Ayuda Ucrania Dénia »20, 29/03/2024
La presse espagnole212223 ne mentionne aucunement l’affichage du drapeau du régime de Moscou pour expliquer le fait que Vladimir Martus a été interdit de participer à « Escala a Castelló » et d’entrer dans le port de Dénia en avril 2024. Libre à ceux qui le veulent, de croire qu’il suffira au Shtandart de ne pas montrer son pavillon russe pour pouvoir pénétrer dans un des ports de Galice quand il remontera de Tanger, mais il vont, peut-être, au-devant de déconvenues. Souvenons-nous, déjà en juillet 2022, du bannissement du Shtandart, par Vigo, lors de la « Ruta Iacobus Maris », malgré le partenariat24 signé, en septembre 2021, entre son organisation, la « Fundación Traslatio », et la Société russe de géographie, dirigée par Sergueï Choïgou et dont Vladimir Poutine préside le conseil d’administration. N’oublions pas l’escale interdite à La Corogne, lors de ce même mois de juillet 2022. Comprenons qu’en près de deux ans le dossier s’est alourdi.
Vigo: le Shtandart supprimé de la liste des navires de la Ruta Iacobus Maris, 22 juillet 2O22
Vigo: le Shtandart interdit de participation à la Ruta Iacobus Maris en application des sanctions européennes, 22 juillet 2O22
« Cette fois, nous lui avons dit : « Ce n’est plus possible. » Je lui ai demandé un engagement écrit (de ne plus hisser le pavillon russe). Va-t-il le respecter ? Je l’espère. »
Manifestants anti-Poutine avec le drapeau des opposants au régime russe
En France, cette requête aurait, peut-être, eu du sens il y a plus d’un an. Elle est, en avril 2024, une diversion et un miroir aux alouettes. Dans Actu 76, le 10 janvier 202325, Nicolas Plantrou, le président de l’association Solidarité Ukraine Normandie mettait une condition pour la venue du Shtandart à l’Armada Rouen de juin 2023. « (Si) les membres d’équipage sont clairement des opposants à Poutine, il faut que le bateau arbore non pas le drapeau russe, mais le drapeau revisité, blanc avec une bande centrale bleue, symbole russe des manifestations anti-guerre dans le pays, qui lui est clairement une opposition à Poutine. » Il n’en a rien été.
Quinze mois après, il est trop tard. À la suite des faits compromettants mis au jour par Castellón información26 et par Ouest-France 2728, l’heure est à l’expulsion et non pas au choix des oripeaux que Vladimir Martus fait flotter au vent, au gré de son nationalisme ou de ses escobarderies. De toute façon, que le Shtandart arbore ou qu’il n’arbore pas les couleurs russes ne change rien au problème. Car, le 5e volet des sanctions pris à la suite des massacres russes de Boutcha29 acté dans l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/201430 interdit la présence dans les ports de l’Union de TOUT navire immatriculé sous pavillon russe. C’est le cas du Shtandart31.
« Nous nous sommes quand même engagés devant un certain nombre d’organismes en leur disant que Vladimir Martus est contre la guerre en Ukraine. »
Le courrier que vous avez adressé le 21 mars 202232 aux organismes et aux festivals maritimes afin de faire venir le Shtandart en France contient beaucoup d’inexactitudes. Vous les avez répétées à de nombreuses autres reprises notamment dans l’article de Libération du 14 janvier 202333 mentionné ci-dessus. Vous avez partagé votre discours, muni de l’imprimatur de ce quotidien national, auprès de votre réseau d’organisations maritimes34. Pourtant, nombre de ses assertions se révèlent infondées comme il a pu être démontré35. Elles se mêlent, ce qui n’arrange rien, hélas, au faux témoignage36 d’un matelot de Vladimir Martus, Arthur Gazzarin, contre qui une plainte a été déposée.
En revanche, nous pouvont être tranquilles en ce qui concerne les propos de Vladimir Martus « contre la guerre ». Peu importe ce qu’il pense. Même si cela n’est pas un motif acceptable de dérogation aux sanctions, le capitaine-propriétaire ne cessera pas de se proclamer « anti-guerre », car la guerre peut causer un préjudice financier à son entreprise. L’Espagne a une nouvelle fois montré que tous les marchés européens lui sont fermés, à l’exception de la France où sa fraude est soutenue par des relais agissant au cœur de l’appareil d’État. De plus, Martus sait bien, à l’image de tous ses compatriotes faisant des affaires chez nous, qu’il lui faut jouer la carte ukrainienne afin de mieux profiter commercialement de la compassion que les Européens ont pour ce peuple en grande souffrance. Il va jusqu’à se proclamer « victime de Poutine au même titre que les Ukrainiens ».
« Victime de Poutine au même titre que les Ukraniens«
Mais, chez nous, Vladimir Martus, probablement aveuglé par une inflation de papiers dithyrambiques produits par les correspondants locaux d’une presse avide de belles histoires, a fait une erreur. Bien que les messages37 en ce sens n’aient pas manqué, il a été indifférent à l’indignation qu’une telle pratique soulevait chez les réfugiés de l’invasion et chez ceux qui souffrent des crimes ainsi que des bombardements russes.
Jeune réfugiée drapée du drapeau ukrainien, anniversaire de l’invasion russe à grande échelle, Nantes 24 février 2023
Le Russe, Vladimir Martus, souillant le pavillon ukrainien pour Le Télégramme à Douarnenez, 14 juillet 2022.
À titre d’exemple, sur votre recommandation38 et sur celle de Patrice Bernier39, il n’a pas hésité à hisser les couleurs des victimes ukrainiennes, en pavillon de prise sous celui du bourreau russe, dans le but de mieux se déguiser en « navire de la paix » tout en déployant la flamme de guerre de l’envahisseur en tête de mât. Il savait bien mieux que vous ce que cela signifiait. Mais il n’a mis fin à cette profanation du drapeau ukrainien que sur ordre des préfets de département. Ceux-ci, inquiets de potentiels affrontements, ont tenu compte de l’alerte que Jean-Pierre Pasternak, le président de l’ « Union des Ukrainiens de France », leur a adressée.
Patrice Bernier, Michel Balique et Vladimir Martus – Armada Rouen 2023
Survivants de Boutcha protestant contre la prestation commerciale du shtandart à l’Armanda Rouen 2023
« J’ai écrit à la direction générale de la Marine qui a pris en considération ce cas particulier, reconnaît Michel Balique. Il m’a été confirmé que le bateau n’entre pas dans les catégories de navire visées par les sanctions européennes : il n’appartient ni à l’État russe, ni à un oligarque russe. C’est un navire associatif. En juin 2022, le cabinet de l’ex Première ministre, Élisabeth Borne, a transmis à tous les préfets l’autorisation de naviguer pour le Shtandart. »
« J’ai écrit à la direction générale de la Marine qui a pris en considération ce cas particulier. »
Il n’y a pas de « direction générale de la Marine », en France. Il n’y a pas non plus de « Ministre de la mer » comme vous l’écrivez le 17 juin 202241. En France, il y a eu une « Direction générale de la marine marchande42 ». Existe-t-elle encore ? Il y a un « Secrétariat général de la mer (SGMer) » ainsi qu’un « Secrétariat d’Etat chargé de la mer et de la biodiversité ». On ne saura donc vraisemblablement jamais qui a « pris en considération ce cas particulier ».
« Le bateau n’entre pas dans les catégories de navire visées par les sanctions européennes : il n’appartient ni à l’État russe, ni à un oligarque russe. »
C’était un des très rares éléments exacts dans votre courrier43 du 21 mars 2022. Les premiers volets44 des sanctions visaient les biens de l’État russe et des oligarques. À ce titre, pouvaient être concernés, des avoirs financiers, des propriétés immobilières ou des navires, s’ils appartenaient à la population ou aux entités ciblées.
Mais voilà deux ans que c’est faux, depuis le 16 avril 2022. Le 5e volet des sanctions45 n’opère aucune distinction de propriétaire. Il interdit la présence dans les ports de l’Union de TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, comme je l’ai rappelé précédemment.
« C’est un navire associatif ».
« Association » ou pas, rappelons encore que, pour l’application du 5e volet des sanctions46, le propriétaire importe peu. De plus, on peut vérifier que le critère associatif n’entre pas dans le champ des dérogations prévues au paragraphe 5 de l’article 3 sexies bis du règlement UE N°833/201447.
Il faut néanmoins revenir à ce qu’il convient d’entendre par le terme « association » pour comprendre la malignité de l’argument du Shtandart de manière à créer la confusion par analogie avec le système français. En effet, sans surprise, il n’existe pas, en Russie, de loi de 1901 sur les associations. Ce qui se rapprocherait le plus d’une association de type français serait ce que les Russes nomment « fondation » (Фонд48).
Фонд (англ. Foundation; фр. fond от лат. fundus — основание) — некоммерческая организация, учреждённая гражданами и (или) юридическими лицами на основе добровольных имущественных взносов, преследующая благотворительные, культурные, образовательные или иные социальные, общественно полезные цели.
En réalité, le navire Shtandart appartient à une organisation écran russe, « Shtandart Project », domiciliée à Saint-Pétersbourg. Vladimir Martus détient 60,34 % des parts de « Shtandart Project49 ». Les moins de 40 % restants sont dans les mains de personnes qui lui sont proches : Andreï Akhmatov (17,88 %), Lidia Plekhanova (15,64 %), Sergueï Neustupov (3,07 %.) et Sergueï Alekseev (3,07 %). Ainsi, le Shtandart est bien un yacht privé russe.
Comme l’écrit Ouest-France50, les prestations commerciales du Shtandart, telles que la participation à des festivals maritimes ou des tournages de films, sont facturées par une deuxième entité, « Martus TV GmbH » domiciliée à Hambourg. « Gmbh » signifie « Gesellschaft mit beschränkter Haftung » soit, en français, « SARL » ou « société à responsabilité limitée».
Tentons de récapituler le schéma de fonctionnement. Nous avons une société commerciale allemande, dirigée par Vladimir Martus dont elle porte le nom. Elle facture les prestations réalisées en France par un navire russe dont le propriétaire est une société russe appartenant majoritairement à Vladimir Martus. Mais ce n’est pas tout. Cette même société commerciale, « Martus TV GmbH », sur le site web du Shtandart51, fait appel à la générosité du public pour son propre compte en se prétendant être, là aussi, une « association ».
La société commerciale « Martus TV GmbH » faisant appel à la générosité du public en abusant du qualificatif d’association.
Voilà, Michel Balique, ce qui est présenté à la presse comme étant un « navire associatif ». En réalité, un tel circuit opaque transnational porte bien d’autres noms.
« En juin 2022, le cabinet de l’ex Première ministre, Élisabeth Borne, a transmis à tous les préfets l’autorisation de naviguer pour le Shtandart. »
Vous parlez d’une « autorisation de naviguer ». Mais, pour ce qui est des mesures restrictives prises à l’égard de la Russie, le Shtandart n’a besoin de l’autorisation de personne pour naviguer, y compris dans les eaux territoriales françaises. Les sanctions lui interdisent seulement d’entrer dans les ports.
D’ailleurs, il est régulièrement annoncé que le Shtandart aurait « toutes les autorisations ». Pourtant, personne n’a jamais vu un seul document allant dans ce sens. L’avocat de la « Semaine du Golfe du Morbihan » m’a communiqué les échanges que vous avez eus avec cette organisation. Juridiquement, il n’y a rien de probant. A tel point que Gérard d’Aboville a tenté de se couvrir en obtenant un email non signé d’un fonctionnaire anonyme de la DNRED52. Il y aurait beaucoup à dire sur l’irrégularité de ce document, mais ce n’est pas l’objet de ce courrier. Ensuite, par exemple, Calais53, tout aussi démuni, n’a pu que se réfugier derrière le précédent de Vannes. Et que dire des « arguments » collectés par Ouest-France à Paimpol auprès de ceux qui ont recours à ses services commerciaux54 ? Laissons le lecteur découvrir ce qu’ils valent55.
Les « autorisations » invoquées semblent n’être que des instructions orales ou des passe-droits informels, si tant est qu’elles existent vraiment. Ouest-France a bien rapporté dans ses articles de mars 2024565758 qu’aucune autorité ne veut s’engager à leur sujet. C’est du vide comme la mystification de « l’exilé politique » sur son « navire anti-Poutine ».
En face de ce néant, il y a le rouleau compresseur de la loi et du concret. Il y a des textes qui sont publics, authentiques et vérifiables. Il y a un 5e volet de sanctions59 signé à l’unanimité des 27 États membres de l’UE. Il y a le service de David O’Sullivan60 à la Commission européenne, chargé de veiller à la correcte application des mesures restrictives prises contre la Russie. Il y a la position du quai d’Orsay. Il y a des faits documentés. Il y a pléthore de sources qui prouvent les liens étroits de Vladimir Martus avec le régime russe ainsi que sa mission de propagande impérialiste. Je ne reprendrai pas la démonstration de Ouest-France. Mais les documents sont aussi là, en russe61 ou traduits en français62. Pour y répondre, il n’y a seulement que d’incohérentes affirmations infondées et, principalement, l’instrumentalisation qui a été faite de l’association des « Amis des Grands Voiliers » ainsi que de son président6364.
Patrice Bernier filmant Michel Balique tandis que celui-ci expose, sur France 3, ses interventions en faveur du Shtandart, alors que le navire russe sous sanctions entre dans le port de La Rochelle, le 8 juin 2022.
Pour conclure
Je souligne que la fraude aux sanctions européennes est passible de poursuites pénales65 depuis le 28 novembre 2022. Il n’est pas exclu, qu’un jour, la justice se souvienne de ceux qui ont rendu possible le contournement des sanctions, en France en faveur d’un navire propagandiste russe. Lequel navire pose, de plus, un risque potentiel pour la sécurité nationale ainsi que le signalait Ouest-France66, le 8 mars 2024. Je pense qu’il y a mieux à faire que d’essayer de rabouter les morceaux de la défunte et irrécupérable chimère du « navire anti-Poutine », en parlant chiffons.
Frégate Shtandart, bassin des chalutiers, quai d’honneur, La Rochelle, 11/12/2022
Il serait plus dans l’intérêt de l’Association des « Amis des Grands Voiliers », d’obtenir l’interdiction d’entrée définitive du Shtandart à La Rochelle après qu’il ait, le 15 avril prochain, quitté Tanger. C’est, à mon avis, le principal moyen qu’il reste pour essayer de reprendre la main et pour tâcher de sortir par le haut d’un tel embarras.
Votre ex-partenaire, Ludovic Pacciarella, l’a bien compris.
« en contact confidentiel avec des autorités. Je (Ludovic Pacciarella) ne suis plus son officier de liaison… Et de s’interroger : « Avec l’équipage qui change régulièrement, quelqu’un de bizarre pourrait se servir du Shtandart comme d’un autobus pour aller partout, en France. »
L’association des Amis des Grands Voiliers, sous la direction de Michel Balique, est intervenue dans le processus ayant conduit à ce que la frégate Shtandart fasse de La Rochelle son port base, après le déclenchement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine et après l’adoption du 5e volet de sanctions interdisant la présence de tout…
Michel Balique, votre courrier concernant le navire russe Shtandart, publié par Ouеst-Francе, le 18 avril 2024, est déroutant. À part l’expression d’un compréhensible mouvement d’humeur, on n’y lit pas l’exercice factuel d’un contradictoire droit de réponse. Bien au contraire, vous confortez un certain nombre des points résultants de la remarquable enquête conduite par Madame Laetitia…
Avec les Fêtes Maritimes de La Rochelle arrivant à grands pas, la remise en cause de la fiction d’un Shtandart « anti-poutine » a sonné le branle-bas au sein du microcosme promouvant le bateau russe et au sein des autorités locales. C’est ainsi qu’a germé l’idée de faire exhiber le pavillon des opposants russes à la guerre…
Wikipedia : La flamme est un pavillon de forme allongée qui peut avoir différentes significations, selon ce qu’elle représente. La flamme de guerre, hissée en permanence en tête du mât le plus haut, indique que le navire est armé par du personnel de la marine militaire, et que son commandant a reçu une lettre ou un ordre de commandement, elle peut être remplacée par une marque de commandement. ↩︎
Début avril 2024, Vladimir Martus, capitaine et propriétaire de la frégate russe Shtandart, se voit refuser l’accès au port espagnol de Dénia après avoir été interdit de participer à « Escala a Castelló ».
Toutes les dispositions avaient été prises pour accueillir le Shtandart, pour faire sa promotion et pour organiser les visites à bord. Pourtant les autorités portuaires de Dénia ont diplomatiquement avisé l’employé de Choïgu et de Poutine qu’elles n’avaient pas de place à quai pour lui. Nous attendions une confirmation écrite tant, nous craignions une manœuvre tordue de dernière minute.
Finalement, c’est Vladimir Martus, capitaine-propriétaire de la frégate russe, qui a involontairement authentifé la bonne nouvelle, le samedi 6 avril 2024 au matin.
Nous devons féliciter Oksana Vovk Simon, présidente de l’Asociación de Ucranianos « KALYNA » et Vira Pidkovych Bilevych présidente de l’Asociación Ayuda Ucrania Dénia pour leurs efforts, pour leur opiniâtreté et pour ce magnifique double succès. Il faut aussi remercier les personnalités de bonne volonté qui, solidairement, se sont jointes à leur cause.
Une nouvelle fois, l’Espagne donne une leçon d’honneur et de démocratie à la « patrie des droits de l’homme » qui, par naïveté ou par cupidité, ne daigne ni honorer sa signature internationale, ni respecter ses engagements, tout en préférant servir les intérêts russes.
L’entêtement des autorités françaises dans cette collaboration est de moins en moins excusable maintenant que les journaux Castellón información 1 et Ouest-France 23 ont partagé des preuves irréfutables contre la fable toxique du Shtandart. Ils ont révélé les liens de Vladimir Martus avec le pouvoir russe, démasqué son faux statut d’opposant, démontré le caractère officiel de sa mission propagandiste en faveur de l’impérialisme russe et fait la lumière sur ses différentes mystifications, dont celle de prétendre que son équipage est tout entier ou majoritairement composé d’Ukrainiens.
Vladimir Martus : liens avec les autorités russes, faux opposant politique, mission de propagande pour l’impérialisme russe, nombreux mensonges, y compris l’affirmation que tout ou presque son équipage est ukrainien.
Car, ce n’est pas une seule personne, ni un petit groupe d’activistes, qui a demandé que la marina de Dénia soit fermée au Shtandart. Ce sont les 27 États membres de l’UE qui l’exigent en ayant ratifié, à l’unanimité, le 5e volet des sanctions 4 pris suite aux massacres de Boutcha. Depuis le 16 avril 2022, l’article 3 sexies bis du Règlement européen n°833/2014 5 interdit la présence, dans les ports de l’Union, de TOUT navire immatriculé sous pavillon russe.
Depuis le 28 novembre 2022, le contournement des sanctions européennes est passible de poursuites pénales6. Depuis le 9 juin 2023, être un agent public est une circonstance aggravante 7 pour ceux qui participent à cette fraude. Certains, en France, feraient bien de tirer toutes les leçons de l’exemple espagnol.
Hemos sabido que el « Shtandart », un yate privado contratado por la Administración Presidencial Rusa y la Sociedad Geográfica Rusa, tiene previsto estar en el puerto de Dénia entre el 5 y el 8 de abril de 2024. Dicha escala forma parte del programa…
A principios de abril de 2024, a Vladimir Martus, capitán y armador de la fragata rusa Shtandart, se le negó el acceso al puerto español de Dénia tras prohibírsele participar en la « Escala a Castelló ».
Se habían tomado todas las disposiciones para acoger al Shtandart, promocionarlo y organizar visitas a bordo. Sin embargo, las autoridades portuarias de Dénia informaron diplomáticamente al empleado de Shoigú y Putin de que no tenían sitio para él. Estábamos esperando la confirmación por escrito, tanto que temíamos una retorcida maniobra de última hora.
Al final, fue Vladimir Martus, capitán y armador de la fragata rusa, quien, sin saberlo, autentificó la buena nueva en la mañana del sábado 6 de abril 2024.
Debemos felicitar a Oksana Vovk Simon, presidenta de la Asociación de Ucranianos « KALYNA » y a Vira Pidkovych Bilevych, presidenta de la Asociación Ayuda Ucrania Dénia, por sus esfuerzos, por su perseverancia y por este magnífico doble éxito. También debemos dar las gracias a las personas de buena voluntad que, solidarias, se han unido a su causa.
Una vez más, España da una lección de honor y democracia a la « patria de los derechos humanos » que, por ingenuidad o por codicia, no se digna honrar su firma internacional ni respetar sus compromisos, prefiriendo servir a los intereses rusos.
El empecinamiento de las autoridades francesas en esta colaboración es cada vez menos excusable ahora que los periódicos Castellón información1 y Ouest-France23 han compartido pruebas irrefutables contra la fábula tóxica del Shtandart. Revelaron los vínculos de Vladimir Martus con las autoridades rusas, desenmascararon su falsa condición de opositor, demostraron el carácter oficial de su misión de propaganda a favor del imperialismo ruso y arrojaron luz sobre sus diversos engaños, entre ellos la afirmación de que todos o la mayoría de sus tripulantes son ucranianos.
Vladimir Martus: vínculos con las autoridades rusas, falso adversario político, misión de propaganda a favor del imperialismo ruso, numerosas mentiras, incluida la afirmación de que toda o la mayoría de su tripulación es ucraniana.
Porque no fue una sola persona, o un pequeño grupo de activistas, quien pidió que se cerrara el puerto deportivo de Dénia al Shtandart. Fueron los 27 Estados miembros de la UE los que lo exigieron, al haber ratificado por unanimidad el 5º paquete de sanciones4 tras las masacres de Bucha. Desde el 16 de abril de 2022, el artículo 3 sexies bis del Reglamento europeo n°833/20145prohíbe la presencia en los puertos de la UE de CUALQUIER buque registrado bajo pabellón ruso.
Desde el 28 de noviembre de 2022, eludir las sanciones europeas es un delito penal6. Desde el 9 de junio de 2023, ser funcionario público es una circunstancia agravante7 para los implicados en este fraude. Algunos en Francia harían bien en aprender todo lo que puedan del ejemplo español.
À l’attention de : Monsieur le Vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat Préfet maritime de l’Atlantique (Premar Atlantique) et Commandant en chef pour l’Atlantique (Ceclant)
Amiral,
Le règlement européen n°833/2014 dans son article 3 sexies bis interdit, depuis le 16 avril 2022, la présence de TOUT navire immatriculé sous pavillon russe dans les ports de l’Union. La préfecture maritime de l’Atlantique s’est récemment exprimée, dans le journal Ouest-France, sur le cas du navire russe « Shtandart » qui viole depuis deux ans ce 5e volet des sanctions pris à l’unanimité des pays de l’UE suite aux massacres russes de Boutcha. Les explications données par vos services et leurs tentatives de justification de cette fraude montrent une profonde méconnaissance du sujet, tant en ce qui concerne le cadre légal ou opérationnel qu’en ce qui concerne la véritable nature du navire russe. On y lit un préoccupant amateurisme auquel il convient de remédier au plus vite pour la dignité de notre pays et pour son intérêt national.
« Généralement, le ministère des Affaires étrangères se prononce assez peu sur les affaires intérieures. C’est le service qui fait autorité, qui porte la voix. Pour la présence dans les ports, ce sont la préfecture et la préfecture maritime. »
S’agit-il vraiment d’une « affaire intérieure » ? L’État russe est impliqué, l’Ukraine aussi. Ouest-France a bien mis en évidence, par des sources irréfutables, les liens, y compris financiers, du capitaine-propriétaire, Vladimir Martus, et du « Shtandart » avec la Société russe de géographie (dirigée par Sergueï Choïgou et dont le Conseil d’administration est présidé par Vladimir Poutine) ainsi qu’avec l’Administration présidentielle russe. Nous aurions bien d’autres éléments à ajouter. Aujourd’hui, nous nous limiterons à dire qu’il était prévu une suite propagandiste à l’expédition de Tchesmé, dont parle Ouest-France, comme le montre l’accord signé entre la Société russe de géographie et la Fundación Traslatio de Vigo en septembre 2021. Cette mission se poursuit aujourd’hui très facilement en France, grâce à un prodigieux réseau de complicités, et plus péniblement en Espagne. En effet, le caractère international de l’affaire du « Shtandart » trouve, en ce moment, une autre illustration sur la côte orientale de la péninsule ibérique. Là, le « Shtandart », bien qu’inscrit, n’a pas pu participer à « Escala a Castelló » en application de l’interdiction résultant des sanctions. Sur ce sujet, on se rapportera utilement à l’article de Castellón información publié le 28 mars dernier,“Le Shtandart est un outil de propagande russe et est interdit d’entrée dans tous les ports européens”(Esp). On lira aussi l’article du Midi Libre du 3 avril,« Guerre en Ukraine : le Shtandart, la frégate russe accueillie pendant Escale à Sète, interdite de séjour en Espagne ».
Si le sujet n’était pas aussi grave, on pourrait trouver piquant d’entendre qu’une « affaire intérieure » peut évoluer en fonction du « contexte géopolitique », c’est-à-dire extérieur. On y reviendra. Dans l’immédiat, il est intéressant d’observer, concernant l’exécution des sanctions portuaires, que les services de la préfecture maritime Atlantique revendiquent indûment un rôle que, par ailleurs, ils n’exercent pas. Pourtant, le document de la Commission européenne, qui organise les sanctions, en attribue clairement l’application, dans les ports, aux seuls préfets de département et aux directeurs des grands ports maritimes : National competent authorities for the implementation of EU restrictive measures (sanctions).Il n’est aucunement question des préfets maritimes. Mais il est encore plus intéressant de remarquer que la « Coordination générale des sanctions » est confiée au Quai d’Orsay. Le même Quai d’Orsay qui, selon la préfecture maritime Atlantique, n’a pas voix au chapitre.
Les seules trois premières lignes que nous venons de commenter révèlent déjà un inquiétant mélange de confusion et d’irresponsabilité. On a bien, là, un terrain de jeu idéal pour les réseaux russes ou pro-russes, qui, eux, avancent de façon déterminée vers leurs objectifs. L’argument d’autorité, qui sera utilisé plus loin, n’ apparaîtra que plus désespéré.
La Préfecture maritime de l’Atlantique concède toutefois que sa décision pour les fêtes maritimes de Brest « pourrait évoluer en fonction du contexte géopolitique, des risques de troubles à l’ordre public ou des deux à la fois ».
« pourrait évoluer en fonction du contexte géopolitique »
Que veut dire « géopolitique »? Ce terme exotique, utilisé jusque-là marginalement par des spécialistes, a été popularisé intensivement depuis 2014 par les services de propagande du Kremlin pour appuyer les « légitimes revendications » impérialistes de la Russie, un pays dont « les frontières ne s’arrêtent nulle part », aux dires de Vladimir Poutine. Depuis lors, la formule est reprise en boucle par les médias et les trolls de la fachosphère pro-Poutine, qui n’y comprennent rien. Mais ce discours « géopolitique » n’était, pour Moscou, qu’un prélude à la guerre, afin de « justifier », avec un certain succès, ce qui allait suivre. Car c’est de « guerre » et non pas de « contexte géopolitique », qu’un officier général d’active, fut-il dans la Marine nationale, doit parler, maintenant.
La Fédération de Russie est reconnue, par l’UE, en tant qu’État soutenant le terrorisme. La guerre d’invasion russe en Ukraine est la plus meurtrière menée sur le continent européen depuis le deuxième conflit mondial. Elle est conduite par un dirigeant qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international de la CPI pour crimes de guerre en Ukraine et pour la déportation d’enfants de zones occupées. Cette guerre s’exerce aussi contre la France de façon intensive par tout moyen autre que militaire. Nous en avons quotidiennement des preuves. De plus, la Russie soumet notre pays, au minimum une fois par semaine, à la menace d’une apocalypse nucléaire. Que faut-il de plus à Ceclant Premar Atlantique pour qu’il exige, enfin, de la part des préfets de département, dans nos espaces portuaires stratégiques, l’application du 5e volet des sanctions pris à la suite des massacres de Boutcha ? Attend-il qu’un missile balistique tombe sur l’Île Longue pour interdire la présence du navire ambassadeur de Poutine et de Choïgou en rade de Brest ?
« pourrait évoluer en fonction…des risques de troubles à l’ordre public »
Les services de Ceclant Premar Atlantique sont-ils en train de suggérer que seuls des « troubles à l’ordre public » pourraient faire appliquer les sanctions portuaires interdisant la présence du « Shtandart » dans les ports bretons ? Seuls des « troubles à l’ordre public » pourraient mettre fin au passe-droit illégal du « Shtandart » prévalant aujourd’hui ? De tels propos, sont inadmissibles. C’est tourner en dérision la signature internationale de la France et son État de droit. Ne, nous y trompons pas. Si, à Brest, voire de la Bidassoa au Couesnon, il y a des « troubles à l’ordre public », les représentants de l’État en seront la seule cause du fait d’un couple Premar Atlantique-Préfet de département qui, pour le profit d’intérêts russes, n’applique pas la loi. Dans ces circonstances, il est à espérer que les poursuites administratives iront de pair avec les poursuites pénales prévues par l’UE. On rappelle qu’être un agent public est une circonstance aggravante dans le cas d’une fraude aux sanctions européennes.
Quoiqu’il en soit, le message est reçu chez ceux qui militent pour l’application du 5e volet des sanctions. Il apparaîtrait étonnant que les Ukrainiens, qui ont trouvé refuge chez nous, osent manifester leur « trouble » de façon véritablement dérangeante pour nos fonctionnaires. Il s’agit, à plus de 90%, de femmes avec enfants. Ils sont bien tenus en main par les aumônes de leurs municipalités d’accueil. Mais ne nous berçons pas d’illusions. En août 2022, j’étais présent physiquement à Kyiv, Gostomel, Boutcha, Borodyanka, Odessa et Lviv. Mes interlocuteurs disaient déjà: « Штандарт має бути спалений! Штандарт має бути потоплений! ». Depuis l’exaspération n’a fait que croître.
Une affaire interne ? Habitants de Boutcha protestant contre le viol des sanctions par le « Shtandart »
Pour tout.e Ukrainien.ne, le « Shtandart », c’est le « Moskva »: « Русский военный корабль, иди на хуй! ». Il viendra un moment où le collectif No Shtandart In Europe sera marginalisé en raison de son pacifisme, de son légalisme et de son absence de résultat en France. Rappelons que le « contexte géopolitique », pour citer la préfecture maritime, est une guerre d’anéantissement du peuple ukrainien, de destruction de son patrimoine, de remplacement de sa culture et d’éradication de sa langue. Certains civils ukrainiens, mobilisés depuis deux ans sur le front, et qui ont survécu, considèrent la propagande impérialiste du « Shtandart », navire de Pierre le Grand, comme une cible militaire légitime. On ne peut pas exclure un court séjour en France de leur part, à cette seule fin. On connaît leurs exploits en territoire russe.
Selon la préfecture maritime de l’Atlantique, « ce n’est pas raisonnable de laisser penser que le Shtandart vient faire du renseignement et que les services de l’État sont naïfs. Le cas de ce navire a été étudié pas mal de fois par le secrétariat d’État à la mer en raison de sa visibilité particulière et de la personnalité médiatique du capitaine ».
On a là un argument d’autorité typique. Un officier général sait que cet artifice fonctionne avec des subordonnés, mais il doit comprendre que cela ne peut pas marcher auprès de citoyens à qui il a des comptes à rendre. Décortiquons, néanmoins, la tirade de la préfecture maritime.
« laisser penser que le Shtandart vient faire du renseignement »
Sophisme, personne n’a jamais affirmé que le « Shtandart » vient spécifiquement faire du renseignement. En revanche, notre collectif a largement détaillé pourquoi Vladimir Martus et le « Shtandart » cochent toutes les cases des risques qui en font un potentiel collecteur de renseignement. Ouest-France en a, d’ailleurs, alerté ses lecteurs, le 8 mars 2024.
Nous avons signalé, à la préfecture maritime, dès le 30 juin 2022, que le « Shtandart » avait déconnecté son AIS à l’image des autres navires russes qui contournent les sanctions. Rien n’a été fait, à part nous répondre que le « Shtandart » était exempté de la convention SOLAS. En conséquence, le navire ambassadeur de Poutine et de Choïgou débarque à l’impromptu quand il veut et où il veut, notamment à Brest, Camaret et Douarnenez. Rappelons que sa coque et ses mâts en bois ainsi que ses haubans textiles ont une très faible signature radar. Ces caractéristiques, jointes à la déconnexion de son AIS, font qu’il est impossible de savoir où se trouve le « Shtandart ». Sans même parler des risques de collisions accrus, il est illusoire de vouloir suivre ses mouvements.
Pour information, toujours en juin 2022, j’ai eu au téléphone l’officier de quart du Cross Étel au sujet du « Shtandart » et de son AIS. Tout allait bien selon lui. Je cite ses propos. « Le Shtandart est sous pavillon français et navigue avec un équipage français ». C’est dire si une veille attentive est exercée concernant le navire russe sous sanctions… Qui est naïf ?
Le 24 mars 2023, notre collectif a proposé un rendez-vous, au service « action de l’État en mer » de Premar Atlantique et au service « renseignements » de Ceclant Opérations pour échanger sur le règlement européen et sur le travail de faussaire de la DNRED, ainsi que pour faire part des éléments préoccupants collectés sur Vladimir Martus et sur le « Shtandart ». Aucune réponse n’a été reçue. Pourtant, cela aurait permis à la préfecture maritime de découvrir, avec un an d’avance, l’essentiel de ce que Mme Laetitia Jacq-Galdeano, reporter à Ouest-France, a révélé dans ses deux excellents articles du 29 mars 2024.
Sur le sujet, à la différence des services du préfet maritime, des spécialistes du renseignement, de la Russie, des Russes et de méthodes russes peuvent, eux, réellement user de l’argument d’autorité sur un domaine qu’ils maîtrisent parfaitement. Ils s’accordent pour dire que le « Shtandart » représente un risque pour la sécurité nationale. Ce ne sont pas les assertions à l’emporte-pièce de la préfecture maritime qui lèveront leurs doutes.
On prendra un seul exemple qui a choqué des dizaines de milliers de citoyens. Le 17 août 2023, à Saint-Nazaire, deux hommes aux cheveux très courts, parlant russes, tranchant avec le look beatnik de l’équipage prennent passage à bord du « Shtandart » qui arrive des Sables d’Olonne et part vers Brest. Sur le quai, deux pieds nickelés des services de sécurité de la préfecture ou de la sous-préfecture importunent, à coup de propos de comptoir, une activiste ukrainienne et l’auteur de ces lignes pendant une demi-journée. S’occupent-ils des deux barbouzes du « Shtandart » ? Non. Ont-ils parlé de ces deux barbouzes à Ceclant ? On peut en douter. L’événement suscite plus de 73 600 vues sur Twitter. L’irresponsabilité des services de l’État est sévèrement critiquée. Autant pour l’argument d’autorité.
« laisser penser que… les services de l’État sont naïfs. »
Sophisme encore. Si notre collectif a souvent affirmé que de nombreux citoyens français étaient naïfs à l’égard des méthodes russes, il n’a jamais soutenu rien de tel concernant les services de l’ État. Pourtant, la question mérite d’être posée. Car si l’on peut considérer que ces services ne sont pas naïfs, alors il faut comprendre qu’ils connaissent la réalité de Vladimir Martus et du « Shtandart » ainsi que l’irrégularité du passe-droit de la DNRED. En conséquence, ils mentent à leurs concitoyens. In fine, ne resteront crédibles que le maire de Lorient, Fabrice Loher, le maire de Saint-Nazaire, David Samzun, et le Quai d’Orsay. Toutes les autres autorités se trompent ou trompent les Français. Ce sont des « idiots utiles », dans le meilleur des cas. Pour le reste, il appartiendra à la justice d’en décider.
Communiqué de presse du maire de Saint-Nazaire condamnant l’escale du Shtandart dans sa ville
« Le cas de ce navire a été étudié pas mal de fois par le secrétariat d’État à la mer. »
Il est généralement prétendu que l’affaire du « Shtandart » est suivie, on peut dire soutenue, par le Secrétariat général de mer, organisme intergouvernemental directement rattaché au Premier ministre. Son dirigeant est Didier Lallement, inoubliable préfet de police de Paris, peu connu pour son expertise maritime. Mais, là, maintenant, on nous dit que c’est le Secrétariat d’État à la mer, une sorte de ministère de la mer au rabais, qui est en charge du dossier. On ne comprend même plus qui fait quoi, qui est responsable de quoi. Quant au très vague « pas mal de fois » où « le cas de ce navire a été étudié », par on ne sait plus qui, posons quelques questions.
Les renseignements militaires ont-ils, une seule fois, enquêté sur le « Shtandart »?
Ont-ils procédé à une fouille approfondie du navire, de la quille à la pomme du grand mât ?
Se sont-ils assuré qu’ils avaient identifié tous les moyens acoustiques et électroniques du navire ?
Les ont-ils testés ?
Dans le cas improbable où ils l’ont fait, ont ils eu, aussi, une connaissance préalable des éléments révélés par Ouest-France ?
Si oui, pourquoi le « Shtandart » fréquente-t-il nos ports en toute illégalité ?
Si non, comment Ceclant peut-il justifier de telles fautes professionnelles ?
« sa visibilité particulière (du « Shtandart ») et de la personnalité médiatique du capitaine »
La préfecture maritime utilise le même argument que le Quai d’Orsay. Mais la première soutient que cela justifie le viol du 5e volet des sanctions, le deuxième y voit de bonnes raisons pour ne pas faire d’exceptions en faveur du « Shtandart ». Amateurisme, quand tu nous tiens.
Bernard Grua Lieutenant de vaisseau (R), SN au COM Brest Animateur du collectif lanceur d’alerte « No Shtandart In Europe » Contributeur à l’ouvrage de Laurent Chamontin (Diploweb): « Ukraine et Russie pour comprendre » Contributeur d’ « Ukrinform » et « Ukraine Crisis Media Center » Cofondateur et ex porte-parole du collectif international « No Mistrals for Putin »
A la atención de: Embajada de Ucrania en España Secretaría General de Transportes y Movilidad Dirección General de la Marina Mercante Puertos del Estado (sanciones) Comisión Europea (sanciones) Ayuntamiento de Denia
Copia: Prensa Asociaciones ucranianas Ayuntamiento de Alicante
El 29 de marzo de 2024
Estimada Señora, Estimado Señor,
Hemos sabido que el « Shtandart », un yate privado contratado por la Administración Presidencial Rusa y la Sociedad Geográfica Rusa, tiene previsto estar en el puerto de Dénia entre el 5 y el 8 de abril de 2024. Dicha escala forma parte del programa de propaganda imperialista de Rusia en un momento en que está librando una criminal guerra de agresión en Ucrania. También constituye una violación del quinto paquete de sanciones impuestas por la UE tras las masacres de Bucha y expone a sus cómplices a ser perseguidos penalmente.
La escala de Déniano aparece en la página web del Shtandart pero ha sido anunciada por « Dénia.com » y « La Marina Plazà ». Para su información, se ha prohibido al Shtandart participar en la Ruta Iacobus Maris de Vigo y hacer escala en La Coruña en julio de 2022. Más recientemente, el Shtandart hizo una escala subrepticia y no anunciada en La Coruña(01/03/2024 – 02/03/2024) y en Almerimar (13/03/2024 – 14/03/2024). Por otra parte, a la fragata rusa se le ha prohibido participar en la« Escala a Castelló 2024 ». Las razones de estas prohibiciones se explican a continuación.
1. El « Shtandart », un yate privado utilizado por la Administración Presidencial de Rusia y la Sociedad Geográfica Rusa con fines de propaganda imperialista del Kremlin
El « Shtandart » no pertenece a ninguna organización de formación marítima. Es propiedad de la empresa fantasma « Shtandart Project », con sede en San Petersburgo, controlada en más de un 60% por Vladimir Martus, su capitán. El resto de las acciones están en manos de personas cercanas a Martus.
En octubre de 2021, seis meses antes del inicio de la invasión a gran escala de Ucrania por parte de Rusia, el « Shtandart » se embarcó en la misión « Llama de Çeşme » para celebrar « una de las batallas navales más gloriosas de la historia militar rusa » en el mar Egeo. Se está llevando a cabo en nombre de la Sociedad Geográfica Rusa bajo el patrocinio de Vladimir Putin. Está financiada por el Fondo de Subvenciones de la Administración Presidencial de Rusia.
El « Shtandart » en el puerto del Pireo, octubre de 2021: Vladimir Martus, capitán-propietario, con Fyodor Kalaidov, agregado cultural de la Embajada de Rusia en Grecia. « La expedición de la RGO (Sociedad Geográfica Rusa) se ha convertido en uno de los momentos culminantes del Año Intercultural Rusia-Grecia. » Foto : RIA Novosti/Ivan Secretaryov
La Sociedad Geográfica Rusa está presidida por Serguéi Shoigú. Su Consejo de Administración está presidido por Vladimir Putin.
El 18 de febrero de 2022, seis días antes del comienzo de la invasión a gran escala de Ucrania por parte de Rusia, Andrei Maslov, embajador de Rusia en Grecia, habló largo y tendido con un periodista de RIA Novotsi sobre el éxito de la gira diplomática del « Shtandart ».
En mayo de 2022, tres meses después del inicio de la invasión rusa a gran escala de Ucrania, todos los participantes en la misión de Çeşme recibieron una medalla creada para la ocasión. Esta medalla también se concedió a Serguéi Shoigú y Vladimir Putin.
Medalla de la misión diplomática de Shtandart en el mar Egeo – mayo de 2022
En octubre de 2023, hace menos de cuatro meses, la Sociedad Geográfica Rusa se reunió en su sede de San Petersburgo para ver la película de la misión de Çeşme filmada a bordo del « Shtandart ».
La disputa del « Shtandart » con Dmitry Atlashkin, del Ministerio de Transportes, comenzó en 2007. Es técnico y no político, contrariamente a lo que afirman Vladimir Martus y su red de influencia prorrusa en España y Francia.
Vladimir Martus y el « Shtandart » huyeron de Rusia en 2009 para evitar ser detenidos en el muelle tras violar una vez más los límites de navegación establecidos para su negocio de transporte de pasajeros.
El conflicto de seguridad del « Shtandart » con el Ministerio de Transporte ruso se resolvió en julio de 2020.El « Shtandart » puede regresar a San Petersburgo. Su capitán-propietario lo anunció en Instagram, Facebook, Komsomolskaya Pravda, el sitio web del Shtandart y Fontonka ru.
Después de 2020, el « Shtandart » permanecerá en Europa, donde encontrará lucrativos festivales marítimos y llevará a cabo otras misiones. Con ello, Vladimir Martus promueve un extravagante engaño con cierto talento. Su red afirma que lleva más de una década sin poder poner un pie en Rusia debido a su « condición de oponente ». Sin embargo, menos de quince días antes del inicio de la invasión a gran escala de Ucrania por parte de Rusia, se encontraba en su casa de Petersburgo. Estuvo allí entre principios de enero y mediados de febrero de 2022, según anunció en VK, el Facebook ruso, el 17/01/2022.
Sea como fuere, cualquiera puede comprobar ahora que Vladimir Martus no es un opositor y que trabaja para Serguéi Shoigú y la Administración Presidencial de Rusia. No es el colectivo « No Shtandart In Europe » quien hace esta afirmación. Los textos rusos dan fe de ello. Estos textos originales rusos están todos disponibles, ordenados cronológicamente. También están disponibles en traducción francesa.
3. La ficción de una tripulación ucraniana o ruso-ucraniana
Esta estafa, propagada por Vladimir Martus, es una mentira repetida por periodistas que no han hecho ninguna comprobación. Nosotros investigamos. Un periodista francés investigó. Hasta la fecha, ningún miembro de la tripulación de la fragata rusa tiene nacionalidad ucraniana. Puede consultar la lista en la página web de Shtandart. Hemos hecho una copia de seguridad para evitar cualquier posible manipulación en caso de que la fragata rusa tenga conocimiento de esta información incriminatoria.
1. Queda prohibido dar acceso, después del 16 de abril de 2022, a puertos y, después del 29 de julio de 2022, a esclusas situados en el territorio de la Unión, a CUALQUIER buque registrado bajo pabellón de Rusia, con excepción del acceso a esclusas para salir del territorio de la Unión…
3. A efectos del presente artículo, con excepción del apartado 1 bis, se entenderá por buque: a) TODA embarcación comprendida en el ámbito de aplicación de los Convenios internacionales; b) todo yate, con una eslora igual o superior a 15 metros, que no transporte carga ni transporte más de doce pasajeros, o c) las embarcaciones de recreo o las motos acuáticas tal como se definen en la Directiva 2013/53/UE del Parlamento Europeo y del Consejo… REGLAMENTO (UE) No 833/2014 Artículo 3 sexies bis.
En Francia, las redes prorrusas afirman que el « Shtandart » no se asimila a un « buque de recreo » ni a un « buque de carga », lo que lo excluiría « de facto » de las « categorías » de buques sujetos al ámbito de aplicación del Reglamento 833/2014 de la UE. Alertamos de que se trata de una invención, de una reescritura espuria por parte de un agente anónimo del Ejecutivo francés, de un texto legislativo, en desafío a la separación de poderes y al Estado de Derecho. El apartado 3 muestra que el texto europeo no crea « categorías ». Pretende ser exhaustivo. Se asegura de que ningún barco se quede atrás. Que el Shtandart esté o no cubierto por el Convenio SOLAS por tolerancia administrativa es irrelevante. Sí entra en el ámbito de aplicación de muchos de los convenios marítimos pertinentes que definen un buque, tal como se establece en el artículo 3 sexies bis, apartado 3, letra a), del Reglamento (UE) nº 833/2014, antes citado.
A diferencia de las directivas europeas, un Reglamento no tiene que transponerse a la legislación nacional.
El Reglamento es una norma jurídica de la legislación europea con alcance general y eficacia directa. Esto implica que es directamente aplicable en todos los Estados de la Unión por cualquier autoridad o particular, sin que sea precisa ninguna norma jurídica de origen interno o nacional que la transponga para completar su eficacia plena. Asimismo, puede ser invocada la tutela jurisdiccional ante los tribunales nacionales o comunitarios por los particulares. Se contrapone a la directiva, también de alcance general, porque mientras ésta fija unos objetivos y un plazo vinculantes, dejando libertad a los Estados para escoger los medios adecuados (mecanismo de transposición), el Reglamento es directamente aplicable y obligatorio en todos sus elementos desde su publicación en el Diario Oficial de la Unión Europea. Lo que lo distingue de la decisión es precisamente la aplicación o alcance general de que esta última carece.
El buque « Shtandart», según indica « Marine Traffic », está registrado bajo pabellón ruso. También hay que señalar que,para ocultar su posición y movimientos, al igual que los demás buques rusos que escapan a las sanciones, el « Shtandart » desactivó su AIS1 [1] el 6 de junio de 2022. Desde entonces, el sistema no se ha vuelto a conectar. Al aumentar el riesgo de colisión, tal situación supone un peligroso riesgo para la vida de las personas a bordo. También supone un riesgo potencial para la seguridad nacional debido a los lugares estratégicos que puede visitar el buque ruso.
El buque « Shtandart», según indica « Marine Traffic », está registrado bajo pabellón ruso.
Por lo tanto, no puede considerarse que el buque ruso Shtandart esté, « de facto » o « de iure », fuera del Reglamento europeo n.º 833/2014. Además, no puede justificar ninguna de las derogaciones enumeradas restrictivamente en el apartado 5 del artículo 3 sexies bis. Esta es también la opinión del Ministerio de Asuntos Exteriores francés.
Posición del Ministerio francés de Asuntos Exteriores
A petición de la Secretaria General, la Sra. Anne-Marie Descôtes, sírvase encontrar la siguiente respuesta: Desde un punto de vista jurídico, el artículo 3 sexies bis del Reglamento (UE) nº 833/2014, que establece que los buques -incluidos los de recreo- que enarbolen pabellón ruso tienen prohibido fondear en puertos europeos, podría aplicarse a este buque, a menos que se desee hacer una excepción al mismo de forma expeditiva. El buque puede solicitar al Ministerio de Hacienda una excepción a esta aplicación, pero no hay garantías de que se le conceda. El perfil del capitán no parece justificar tal dispensa. Sería aconsejable que la Prefectura se pusiera en contacto con él para explicarle la prohibición a la que se expone si no deja de enarbolar el pabellón ruso.
Posición del Ministerio francés de Asuntos Exteriores
A pesar de la posición del Ministerio de Asuntos Exteriores francés, Francia se ha convertido en un patio de recreo para el « Shtandart », donde, además de su propaganda, hace rentables negocios. Actualmente, la representación comercial del « Shtandart » en la « Escale à Sète » es un ejemplo de fraude en el que están implicados tanto los organizadores del evento como el Prefecto del departamento del Hérault. Estamos de acuerdo con la explicación dada por « Castellón Información » el 28/03/2024:
« Lamentablemente, también reconocen y afirman, que hay ciudades donde se mueve mucho dinero ruso, y donde estas penalizaciones no parecen tener efecto, aunque las asociaciones ucranianas lo critican con contundencia ».
« Castellón Información » el 28/03/2024
El colectivo « No Shtandart In Europe » prepara acciones legales contra los cómplices franceses del fraude del barco ruso « Shtandart ».
5. Responsabilidad y riesgos penales de las partes implicadas en el fraude del « Shtandart »
La UE especifica que la « Secretaría General de Transportes y Movilidad » (gab.sgtransportes@mitma.es) es responsable de las sanciones marítimas.
La aplicación de sanciones relativas a buques se asigna a la « Dirección General de la Marina Mercante » (https://www.mitma.gob.es/maritimo) y a los « Puertos del Estado » (sanciones@puertos.es, +34 915245551). Por lo tanto, estos dos organismos serán los principales responsables si se demuestra la presencia ilegal del buque ruso « Shtandart » en puertos españoles.
El fraude contra las sanciones europeas es un delito penal desde el 28/11/2022.
En el contexto del fraude contra las sanciones europeas, el hecho de ser funcionario público constituye una circunstancia agravante desde el 09/06/2023.
6. La prensa sobre la presencia ilegal del « Shtandart » en los puertos europeos
A diferencia de muchos medios de comunicación que propagan la propaganda de « Shtandart » para complacer los acontecimientos con los que están asociados, algunos periodistas han examinado el caso « Shtandart » de manera profesional.
El 10 de julio de 2022, « El Faro de Vigo » recordó que una escala del Shtandart en puertos españoles constituye una violación de las sanciones.
Desde finales de febrero de 2024, « Ouest-France » investiga la ficción del Shtandart como « barco anti-Putin » y la de Vladimir Martus como « opositor al régimen ». Sus primeras conclusiones se exponen a continuación.
Esperamos los resultados completos de la investigación de « Ouest-France » este fin de semana o a principios de la semana que viene. Los colaboradores franceses del buque propagandístico ruso van a ser desenmascarados públicamente.
El 28/03/2024 « Castellón Información » publicó un notable, completo y bien documentado artículo sobre el escándalo de la fragata rusa Shtandart.
No dude en ponerse en contacto con nosotros si necesita más información.
Le rogamos, Estimada Señora, Estimado Señor, reciba amablemente nuestros distinguidos saludos.
Bernard Grua, Nantes, Bretaña
AIS corresponde a las siglas anglosajonas de Automatic Identification System (en español, Sistema de Identificación Automática, pudiéndose encontrar como SIA). El objetivo fundamental del sistema AIS es permitir a los buques comunicar su posición y otras informaciones relevantes para que otros buques o estaciones puedan conocerla y evitar colisiones. ↩︎
Le navire russe « Shtandart » basé dans le port de La Rochelle est familier des côtes françaises où il exerce une activité commerciale ouverte, sans préjuger d’éventuelles autres missions. Ce faisant, il viole le cinquième volet des sanctions européennes et, dans ses caractéristiques ainsi que dans son mode de fonctionnement, il peut représenter un risque pour les intérêts français.
La frégate russe « Shtandart » est une réplique du premier navire de Pierre Le Grand, lancée en 1999. Elle a été construite avec le soutien de la municipalité de Saint-Pétersbourg, à l’époque où Anatoli Sobtchak en était le maire. Un des plus proches conseillers de Sobtchak était Vladimir Poutine. Le Shtandart est immatriculé à Saint-Pétersbourg, Russie. Il navigue sous pavillon russe. Il est la propriété de l’organisation « Shtandart Project », domiciliée à Saint-Pétersbourg, dont plus de 60 % des quirats sont détenues par Vladimir Martus, le capitaine. Les 40% restants sont dans les mains de personnes proches de Vladimir Martus. Ce dernier est donc, dans les faits, le propriétaire-armateur d’un navire, que l’on peut considérer comme un yacht privé.
Vladimir Martus est né (1966), a grandi, et a fait ses études à Leningrad, redevenue Saint-Pétersbourg. Il est de nationalité et de citoyenneté russe. Son domicile est à Saint-Pétersbourg. C’est là que vivent sa femme et ses enfants, qu’il revoit une fois par an, lors de la période de Noël (7 janvier en Russie), à Saint-Pétersbourg ou dans des lieux plus exotiques et plus ensoleillés.
L’activité commerciale du Shtandart s’exerce par des visites payantes, des sorties en mer pour touristes, la participation à des festivals maritimes, le tournage de films et l’appel à la générosité du public français. Les fonds reçus sont virés sur un compte ouvert dans un établissement financier russe, l’Alfa Bank, domiciliée à Saint-Pétersbourg.
Auprès des responsables, du public et des médias français, le réseau d’influence pro-russe du Shtandart promeut une fable très étoffée propre à séduire l’opinion de notre pays. Mais celle-ci ne résiste pas à la confrontation avec des sources de langue russe, y compris celles de la main de Vladimir Martus, comme le montrent deux exemples:
a) Vladimir Martus n’est pas un opposant:
Michel Balique, président de l’Association des « Amis des Grands voiliers », VRP et lobbyiste déterminé du Shtandart annonce que le capitaine serait un opposant viscéral au Kremlin, depuis de longues années, et qu’il ne pourrait plus rentrer en Russie.
Il faut savoir que notre ami Vladimir a quitté St Pétersbourg en 2009 à bord de son voilier précisément parce qu’il était en total désaccord avec la politique du Président de la Russie. Il s’est volontairement exilé sur les mers pour que son voilier ne risque pas d’être saisi par les autorités russes. Depuis 13 ans il n’a jamais pu retourner sur ses terres natales.
Vladimir Martus, était chez lui à Saint-Pétersbourg du début janvier à la mi-février 2022. En octobre 2021, le Shtandart a représenté la Russie lors du 250e anniversaire de la victoire navale de Tchesmé en Mer Égée. Au cours de la même expédition, il a aussi servi de support pour une recherche archéologique sous-marine sur des épaves russes. L’événement était organisé par la Société géographique russe (RGS), dirigé par Sergey Choïgou, ministre de la Défense russe. Le Conseil d’administration de la société est composé principalement d’hommes du Kremlin, de proches du Kremlin et d’oligarques sous sanctions. Le Conseil d’administration est présidé par Vladimir Poutine. L’expédition a bénéficié du haut patronage du président de la Fédération de Russie. Elle a été financée par le fonds de subventions de l’Administration présidentielle russe. Ce n’est pas là le sort que la Russie réserve à ses dissidents.
2. Le litige du Shtandart (2007-2020) n’était pas politique, mais concernait la violation des règles de sécurité de l’autorité de tutelle, le ministère des transports.
Il est fréquemment précisé que le Shtandart ne peut plus rentrer en Russie à peine d’être saisi. Il est vrai que le navire a été en litige avec son autorité de tutelle, le ministère des transports, à partir de 2007, en raison de multiples violations de la réglementation en terme de sécurité des dizaines de passagers, dont des enfants. Afin d’éviter les sanctions, Vladimir Martus a fuit en Europe avec le Shtandart en 2009. A la mi-juillet 2020, les poursuites ont été abandonnées. Vladimir Martus a obtenu tout ce qu’il voulait. Il est libre d’entrer et sortir des ports russes. L’annonce de la résolution du litige a suivi de huit jours l’annonce de l’expédition de Tchesmé par la Société russe de Géographie.
Le navire russe Shtandart est, à l’évidence, un ambassadeur et un instrument du soft-power du Kremlin. De plus, il pose potentiellement un problème de sécurité nationale. Depuis la mise en place des sanctions très peu de navires de commerce russes et, a fortiori, aucun bâtiment de guerre russe ne visitent notre territoire. Les sources de renseignements russes se sont raréfiées. Le Shtandart a pris une nouvelle importance pour son gouvernement. Avec son faible tirant d’eau de 2,5 m, il peut se faufiler dans tous les ports, criques et abris de nos rivages. Il ne s’en prive pas. Avec les 33 m de son grand mât, il offre une plateforme de renseignement exceptionnelle pour des enregistrements vidéo ou photographiques, voire pour des écoutes aériennes ou sous-marines. À ce titre, il faut mentionner, au cours de l’été 2022, les navigations du Shtandart en mer d’Iroise, lieu de transit de nos SNLE (sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins). Le Shtandart a, aussi, été présent à Camaret et à Brest, au cœur de la base de la FOST (Force Océanique Stratégique). Le bateau russe a la possibilité de visiter les autres ports militaires de Toulon, Lorient et Cherbourg ou les sites DGA Essais de missiles (DGA EM), Biscarosse et Ile du Levant. Il faut peut-être y voir là une des raisons expliquant, depuis le 6 juin 2022, la désactivation de son AIS (système d’identification et de localisation), en violation du chapitre V de la convention SOLAS.
AIS désactivé depuis le 6 juin 2022 – source Marine Traffic
Brest, le 16 août 20222Camaret 15 août 2022Douarnenez, le 14 juillet 2022
Il apparaît nécessaire de se pencher sur les sources russes afin de révéler au grand public et aux autorités de la France la dimension propagandiste et inexacte de la fable du Shtandart. Il convient de comprendre les mécanismes des réseaux d’influence et de compromissions qui ont réussi à imposer la présence illégale de ce navire russe dans notre pays. Dans un contexte international où la menace nucléaire a été brandie à de nombreuses reprises par les dirigeants russes, il ne faut pas sous-estimer l’enjeu de sécurité que peut présenter la frégate russe. Enfin, rappelons que le Shtandart ne rentre dans aucune des dérogations prévues au cinquième volet des sanctions européennes. En conséquence, il doit lui être notifié l’interdiction de pénétrer dans nos ports, sous peine de poursuites.
Lieutenant de Vaisseau (R): Bernard Grua
Si por varias razones comerciales o personales, pero ciertamente no políticas, todavía no quiere zarpar hacia Rusia, tiene otra opción
Le Shtandart, navire russe, violant le 5e volet des sanctions européennes, a du quitter en catimini, le 25 juin 2022, le port de La Rochelle La Pallice, en conséquence d’une mobilisation tant en France qu’en Ukraine. Depuis le 6 juin 2022, le système AIS du bord est désactivé. En conséquence, le bateau navigue en complète opacité en ce qui concerne son port d’origine, son port de destination, sa route, sa vitesse et sa position. Ce comportement suspicieux a été signalé aux autorités maritimes françaises.
Division Action de l’Etat en Mer Préfecture maritime de l’Atlantique BCRM Brest Préfecture maritime de l’Atlantique- C.C. 46 29240 Brest Cedex 9 02 98 22 12 23 aem@premar-atlantique.gouv.fr
cc: corsen@mrccfr.eu
Objet: Shandart, grand voilier russe naviguant en eaux territoriales française en ayant déconnecté son AIS depuis trois semaines.
Outre les suspicions légitimes que ce type de comportement suscite habituellement de la part des autorités maritimes, on peut signaler un risque accru de collision. Il me semble judicieux que vos sémaphores en fassent un suivi régulier par veille optique et radar.
Pour votre information, le Shtandart est arrivé à La Rochelle, dans le bassin des chalutiers le 8 juin 2022, depuis Pasaia, Espagne. Il en est reparti le 12 juin à destination de Bilbao, Espagne, d’où il est revenu à La Rochelle probablement autour du 22 juin. Il a passé quelques jours dans le bassin de la base sous-marine de La Rochelle La Pallice qu’il a quitté le 25 juin. Il a été aperçu dans les Pertuis, le 26 juin. Depuis lors, sa destination n’a pas été rendue publique.
Conformément à vos indications, je me suis adressé aux Affaires Maritimes de Brest qui m’ont logiquement renvoyé vers le CROSS Etel. J’ai communiqué les éléments exposés précédemment au Chef de Quart. J’ai aussi pris contact avec le CROSS Corsen qui m’a demandé de le mettre en destinataire email de ces informations.
Je confirme que le Shtandart navigue sous pavillon russe et non pas français comme le croyait le chef de quart du CROSS Etel. Son chef de bord est M. Vladimir Martus, citoyen russe, de St Petersbourg. Le porte-parole du navire, en France, est M. Ludovic Pacciarella de nationalité française résidant à La Rochelle. Il n’est généralement pas à bord. Le navire a une longueur de coque de 25,40 m et une longueur hors tout de 34,50 m.
Je joins à cet email une capture d’écran de Marine Traffic montrant la déconnexion de l’AIS du Shtandart depuis le 6 juin ainsi qu’une photo du navire à La Pallice.
Je reste à votre disposition pour tout élément d’information complémentaire et vous prie de bien vouloir agréer, Chère Madame, l’expression de mes salutations respectueuses.
LV (ER) Bernard Grua
Shtandart, AIS désactivéLe Shtandart devant la base sous-marine de La Pallice
Réponse reçue le 5 juillet 2022
Réponse du service Action de l’Etat en Mer (AEM), Préfecture Maritime (Premar) de la deuxième région (Atlantique):
Bonjour Monsieur, Nous avons bien pris connaissance du contenu de votre message, qui a été transmis aux services en charge de la police de la circulation maritime. Cordialement.
Le dimanche 12 juin 2022, un petit groupe d’Ukrainiens a réalisé une « flash-mob » dans le port de La rochelle, devant le Shtandart, pour demander son départ. Il s’agissait de la première vague d’une mobilisation grandissante, en raison de la détresse que ressent la communauté des réfugiés ukrainiens de Charente-Maritime à la vue d’un navire russe accueilli au cœur de la ville, alors que le drapeau qu’il arbore réveille de terribles traumatismes, résultant des violences et des deuils subis. Sur les réseaux sociaux, la diaspora ukrainienne prend fait et cause pour ses ressortissants. Elle est appuyée par un large tissu de sympathisants français. L’affaire du Shtandart à La Rochelle, aura-t-elle l’ampleur internationale du scandale des Mistral à Saint-Nazaire ? On ne peut pas se prononcer pour l’instant, mais les mêmes mécanismes semblent bien se mettre en marche.
Flash mob devant le Shtandart, 12 juin 2022Flash mob devant le Shtandart, 12 juin 2022
Flamme de guerre russe en tête à la pomme du grand mât.Pavillon russe sur la vergue de brigantine
La frégate Shtandart battant pavillon (морський прапор) et flamme de guerre (вимпел війни) russes mène habituellement une double activité commerciale. Elle réalise des opérations de charter en embarquant des passagers payants. Elle se rémunère, aussi, en faisant rétribuer, par les organisateurs, sa participation à différents événements nautiques dans l’ouest de l’Europe. Elle s’inscrit dans le « soft power » russe en donnant une image « acceptable » mais trompeuse d’un drapeau et d’une culture, qui mènent une invasion meurtrière en Ukraine, en multipliant les crimes de guerre, voire les crimes contre l’humanité. De nombreux Etats se sont exprimés sur ce qu’ils appellent le génocide russe du peuple ukrainien. L’Assemblée générale de l’ONU a suspendu, le 7 avril 2022, la Fédération de Russie du Conseil des droits de l’homme après des informations sur des violations flagrantes en Ukraine. Le 20 mai 2022, la Cour internationale de justice a accueilli favorablement la demande de l’Ukraine contre la Russie. Elle a appelé la communauté internationale à examiner toutes les options pour soutenir l’Ukraine dans sa requête. Les pays de l’Union européenne ont interdit, l’accostage des navires russes dans les ports de son territoire à partir du 17 avril 2022.
Prestations payantes du Shtandart -Source Page Facebook Shtandart Project
Grâce à l’intervention du président des Amis des Grands Voiliers, Michel Balique, le Shtandart a pu contourner les sanctions pourtant votées par l’ensemble des pays européens. Le quotidien régional Sud Ouest, rapporte, le 9 juin 2022, les propos de Madame Oleksandra Sergeiva, présidente d’Ukraine-Amitié Bordeaux. Elle disait : « Les sensibilités peuvent être heurtées par cette présence (du Shtandart) ». Elle résumait ainsi la position de la majorité des membres de son association opposés à la venue du Shtandart. Elle ajoutait : « Nous considérons que cela reste un symbole, celui d’un navire de guerre. Même si c’est une réplique [du premier navire de combat la flotte de Pierre Le Grand], ce n’est ni le lieu, ni le moment pour ça ». L’élue bordelaise déléguée au tourisme, Madame Brigitte Bloch tranchait, pour sa part : « On ne sait pas quelle utilisation les Russes feraient de cette venue, en terme de propagande ». En conséquence, le Shandart a été exclu de la fête du vin à Bordeaux , comme il avait été exclu des fêtes maritimes de Sète (avril 2022), comme il sera écarté de « Lorient Océans » (Juillet 2022) et de la « Tall Ships Race » (été 2022: Aalborg et Esbjerg au Danemark, Anvers en Belgique et Arlingen aux Pays-Bas). Rappelons que le même 9 juin 2022 , Vladimir Poutine donnait raison à Madame Brigitte Bloch lorsqu’il a justifié la guerre en Ukraine en reniant les prétextes précédemment invoqués. Il a comparé sa politique à celle du tsar Pierre le Grand lorsque ce dernier avait combattu la Suède, envahissant une partie de son territoire, ainsi que la Finlande, une partie de l’Estonie et de la Lettonie, afin de s’ouvrir un large espace sur la Baltique et d’y établir Saint-Pétersbourg, lieu de construction du Shtandart. C’est cette histoire que porte et célèbre ce navire de guerre.
Aujourd’hui, la Russie détruit systématiquement le patrimoine historique de l’Ukraine par des bombardements qui le cible délibérément. Les territoires sous son contrôle subissent, de plus, une russification à marches forcée. Plus d’un million deux cent mille Ukrainiens ont été déportés en Russie contre leur gré, dont plus de trois cent mille enfants. Certains séparés, de leurs parents, sont remis à des familles russes pour des adoptions illégales Les rues, les places, et même les villes sont renommées. Quand elles ne sont pas en ruine, les bibliothèques sont vidées de leurs ouvrages historiques et culturels relatifs à l’Ukraine. Les manuels scolaires sont expurgés de tout ce qui a trait à l’Ukraine, quand leur contenu n’est pas transformé en un sens révisionniste afin de diaboliser l’histoire de ce pays et de son peuple. Il est donc logique que les manifestations promouvant la « culture » russe soient de plus en plus contestées. À titre d’exemple, à Nantes, les partenaires (région, département, ville, université) se sont désengagées du festival du film russe « Entre Lviv à l’Oural ». Il a été annulé. Pourtant, les arguments invoqués étaient quasiment les mêmes que ceux mis en avant pour le commandant du Shtandart, Vladimir Martus.
Traduction: « Je vais exprimer mon opinion personnelle: il me semble que la photo montre l’évolution de la carrière de la même actrice. Eh bien, ou du moins les deux événements sont dirigés par la même école. Nous créons nos propres univers, dans notre cerveau. Ce que nous « laissons entrer » là-bas, c’est ce que nous vivons. Je ne laisserai pas la guerre entrer dans mon univers. … Qui ne sait pas – mon père est ukrainien. Et ma mère est russe. Et j’ai beaucoup de parents à Donetsk qui sont très aimés. »
Bien qu’ayant accès aux médias occidentaux, Vladimir Martus a d’abord nié la réalité de la guerre en reprochant à la femme ensanglantée d’être une actrice. C’était faux. Il s’agit d’Olena Kurilo, enseignante ukrainienne à Chuguev dont la maison a été détruite par un missile russe le 24 février 2022. Ensuite, il s’est aligné sur un discours anti-guerre comme tout Russe entendant poursuivre ses affaires en Europe occidentale. La stratégie a particulièrement bien fonctionné au point de pouvoir parler en lieu et place des Ukrainiens présents à La Rochelle.
Nous croyons que La Rochelle est l’objet d’une « maskirovka » créant une grande confusion. Il est fait un large usage de l’alibi humanitaire. Ceci ne devrait pas surprendre ceux qui se sont penchés sur l’histoire récente de la Syrie, victime des mêmes agissements. En tout état de cause, suite aux manœuvres de Monsieur Ludovic Pacciarella , l’association Aidons l’Ukraine 17 est maintenant sous le contrôle d’éléments russes et pro-russes. Cette association de droit français se positionne en lobby pour la présence permanente du Shtandart à La Rochelle, qu’elle est allée jusqu’à présenter, au micro d’Aunis TV le 5 juin 2022, comme son « navire associatif« , bien qu’il soit sous pavillon russe. Il nous semble y avoir confusion, voire abus, de bien et d’objet associatif lié à un potentiel conflit d’intérêt. C’est ce qui fait que la majorité, si ce n’est l’intégralité des membres ukrainiens de l’association l’ait quittée ou ait été révoquée. Monsieur Ludovic Pacciarella se déclare tantôt président, tantôt co-président, d’Aidons l’Ukraine 17 tout en se présentant comme « officier de liaison » du Shtandart. Le choix de ce terme n’est pas anodin. Soulignons qu’un « officier de liaison » est théoriquement un militaire qui joue le rôle d’intermédiaire entre les armées de deux pays.
Nous appelons à la vigilance en mentionnant les observations issues du Portugal sur la façon dont les réseaux russes ont infiltré l’aide humanitaire ukrainienne et sur le danger que cette infiltration représente pour les ressortissants ukrainiens. Nous avons connaissance du fait que l’alibi humanitaire, la mise en scène voire le détournement de l’aide aux réfugiés ou aux victimes de la guerre russe en Ukraine, les trompeurs discours de paix, l’inversion victimaire, les parentèles ou origines ukrainiennes opportunément révélées et les faux statuts de dissidents exploités par les réseaux russes ne se limitent pas au Portugal. Nous considérons que ces risques ne peuvent raisonnablement pas être écartés à la Rochelle.
Aunis TV proclame, que la venue du Shtandart est « un exploit réalisé par Ludovic Pacciarella et son réseau associatif Aidons l’Ukraine 17… ». Notons le « SON réseau associatif ». Concernant l’interdiction d’entrer dans le port de Sète, Monsieur Ludovic Pacciarella précise : « On avait déjà été accueilli à Port-de-Bouc, ça avait été limite, mais ils ont fait ce premier pas, puis on s’est dirigé vers l’Espagne [Pasia] où on a trouvé une astuce pour accoster ». Il ne s’étend pas sur la nature de « l’astuce » mise en œuvre en Espagne ou à la Rochelle.
Nous suggérons aux autorités de la ville de la Rochelle et du département de Charente-Maritime d’obtenir plus d’information sur les réels propriétaires du Shtandart, construit, au moins en partie, avec des fonds du gouvernement russe. En effet si, le navire n’est pas retourné dans son pays depuis 2009, c’était parce qu’il craignait une saisie, comme le disait son capitaine, il y a quelques années. Ce n’était pas au nom d’une éventuelle dissidence invoquée aujourd’hui. Il y a bien un litige entre l’administration russe et Vladimir Martus. Nous pensons, de plus, qu’il conviendrait de connaître précisément les sources de financement du Shtandart, de son capitaine Monsieur Vladimir Martus, et de son « officier de liaison » Monsieur Ludovic Pacciarella. Il serait judicieux d’en contrôler le statut au regard du droit fiscal, IR et TVA notamment, ainsi qu’au regard des cotisations sociales. Il serait pertinent de connaître les certificats professionnels dont le Schandart et son capitaine disposent pour embarquer des passagers payants à partir de La Rochelle. Le statut juridique de son personnel étranger embarqué devrait, aussi, être examiné. En effet, puisque le Shtandart est, de facto, un navire quasiment stationnaire du port de La Rochelle, et non un navire étranger en simple et courte escale isolée, nous pensons que son équipage devrait être muni des visas autorisant le séjour sur le territoire français ainsi que des permis de travail requis par la législation française.
Aidons l’Ukraine 17 – Un élément de lobbying pour la frégate russe Shtandart sous couvert d’aide aux réfugiés et aux victmes de la guerre russe en Ukraine
En ce qui concerne l’association Aidons l’Ukraine 17, il convient de lever l’opacité prévalant actuellement. Il parait indispensable de s’interroger sur son fonctionnement, sur la transformation de son objet associatif, sur les rapports de pouvoir qui y prévalent, sur les changements intervenus régulièrement ou non dans la composition de son bureau et dans la répartition de ses membres. Enfin, il est indispensable de s’assurer de l’enregistrement exhaustif des fonds reçus ainsi que de leur réel usage au profit des bénéficiaires invoqués.
Nous avons lieu de croire que le résultat de ces examens pourrait sérieusement remettre en question le projet du Shtandart d’acter le fait que La Rochelle soit devenu son port base. Et ceci sans préjuger des éventuels délits et abus de confiance, voire détournement de biens, qui pourraient être constatés.
Sur les infractions à la législation russe par le Shandart
Le « Shtandart » agit de manière non standard. Le célèbre voilier espère être immatriculé dans un registre étranger – il est impossible d’être d’accord avec le russe
Cette présentation est destinée aux institutions européennes, aux autorités nationales, aux médias et aux organisations de la société civile
Introduction
Ce mémorandum présente une analyse ciblée de l’affaire du navire russe Shtandart. Il n’a pas pour objectif de fournir un inventaire exhaustif de toutes les actions menées par le collectif No Shtandart in Europe. Le but de ce document est d’illustrer la participation constante d’acteurs ukrainiens, tant en Ukraine que dans la diaspora, à la mobilisation visant à empêcher les tentatives du navire russe de contourner les sanctions de l’Union européenne.
Le mémorandum synthétise des informations factuelles issues des médias ukrainiens, des actions documentées de représentants de la société civile, ainsi que le cadre juridique de l’UE, y compris les décisions administratives et judiciaires. Cette synthèse met en lumière une dynamique de vigilance et de respect du droit, démontrant l’attention continue et les réactions cohérentes des acteurs ukrainiens dans le contexte européen. Les faits mentionnés sont publics, documentés et vérifiables indépendamment de l’auteur du présent document.
I. Démarches documentées et actions officielles ukrainiennes
Dès juin 2022, des responsables politiques ukrainiens ainsi que des organisations de la diaspora ukrainienne en Europe se sont officiellement opposés au contournement des sanctions européennes par le navire russe « Shtandart ». Lorsque les autorités compétentes ont été saisies, les démarches documentées ci-dessous ont, généralement, donné lieu à des décisions administratives explicites.
Précision importante : L’expression “navire russe” est utilisée dans son acception descriptive courante et correspond à la qualification retenue par les autorités et les médias dans les documents cités. Cette désignation est confirmée de manière indépendante par :
les autorités nationales et européennes compétentes, dans leurs décisions administratives et judiciaires ;
les médias spécialisés ukrainiens et internationaux ;
les médias russes eux‑mêmes, qui utilisent cette expression pour désigner le Shtandart1, y compris après juin 20242.
Cette convergence démontre que le terme « navire russe » relève d’un fait objectif, vérifiable et incontesté, et non d’une appréciation ou d’un jugement de l’auteur.
Oleg Sentsov, ancien prisonnier politique du Kremlin, réalisateur, citoyen d’honneur de Paris, militaire des Forces armées ukrainiennes
Roman Souchtchenko, ancien prisonnier politique du Kremlin, journaliste, premier vice-président du conseil régional de Tcherkassy
Taras Beniakh, président de l’association culturelle cosaque « Kich » (Lviv), otaman de la tchaïka Presviata Pokrova, militaire des Forces armées ukrainiennes
Jean-Pierre Pasternak, président de l’Union des Ukrainiens de France
ainsi qu’environ trente associations franco-ukrainiennes
Yourii Tchopyk, président de la communauté ukrainienne en Espagne
Roman Souchtchenko, ancien prisonnier politique du Kremlin, journaliste, premier vice-président du conseil régional de Tcherkassy
Taras Beniakh, président de l’association culturelle cosaque « Kich » (Lviv), otaman de la tchaïka Presviata Pokrova, militaire des Forces armées ukrainiennes
Michel Terestchenko, maire de Hloukhiv (2015–2020)
Jean-Pierre Pasternak, président de l’Union des Ukrainiens de France
ainsi que plus de trente associations ukrainiennes d’Espagne et de France
22 juillet 2024 – Demande d’interdiction de l’entrée du « Shtandart » à Vigo. Le navire russe a été notifié, par les autorités espagnoles, d’une interdiction portant sur l’ensemble des ports du pays. Destinataire : Capitainerie du port maritime de Vigo Autrice : Mariia Pavlenko, présidente de l’Asociación Galega de Axuda a Ucraína (AGA Ucraina)
Observation générale : le premier résultat a été obtenu à Vigo le 22 juillet 2022 par Marta Skyba, présidente de l’association « Girasol » des Ukrainiens de Galice. Dans tous les pays européens, qu’ils soient membres ou non de l’Union européenne, les autorités ont réagi aux demandes visant à annuler les escales du navire « Shtandart ». La France constitue, parmi les pays concernés par les démarches documentées, la seule exception clairement établie à ce jour.
En France, en Espagne, en Ukraine, en Irlande et au Portugal, diverses actions ont été menées en soutien aux efforts du collectif.
II. Manifestations, flashmobs et événements publics avec la participation d’Ukrainiens d’Ukraine et de la diaspora
Depuis juin 2022, une série d’actions a été organisée en France, en Espagne, en Ukraine, en Irlande et au Portugal afin de soutenir les efforts du collectif. Plusieurs des mobilisations listées ci-dessous ont précédé ou accompagné des décisions administratives d’interdiction d’escale.
Pour consulter les informations détaillées sur les événements, cliquer sur le lien de l’année correspondante.
12 juin 2022 – La Rochelle, France – Flashmob devant le « Shtandart ».
22 juillet 2022 – Vigo, Espagne – Manifestation contre la participation du « Shtandart » à la Ruta Iacobus Maris. La participation du « Shtandart » a été interdite par les autorités.
6 août 2022 – La Rochelle, France – Flashmob devant le « Shtandart ».
15 août 2022 – Camaret, France – Manifestation devant et à bord du « Shtandart » contre l’exhibition des couleurs ukrainiennes en pavillon de prise par le navire russe.
11 décembre 2022 – La Rochelle, France – Manifestation contre la présence du « Shtandart » à La Rochelle.
31 mai 2024 – Brest, France – Manifestation contre l’entrée du « Shtandart » à Brest. L’escale a été interdite par les autorités.
9 juillet 2024 – Brest, France – Manifestation contre la participation du « Shtandart » aux fêtes maritimes de Brest 2024. L’arrêté préfectoral d’interdiction a été strictement appliqué avec le renfort d’un patrouilleur de la Marine nationale.
16 juillet 2024 – Brest, France – Participation à la conférence du « Shtandart » consacrée à l’opposition aux sanctions européennes et à l’arrêté du préfet du Finistère.
23 septembre 2024 – La Rochelle, France – Manifestation devant l’avant-première du film documentaire « L’incroyable odyssée du “Shtandart” ».
10 octobre 2024 – Ivano-Frankivsk, Ukraine – Conférence à l’Université nationale des Carpates « Vassyl Stefanyk » sur la culture impérialiste promue par le « Shtandart ».
11 octobre 2024 – Ivano-Frankivsk, Ukraine – Conférence au centre culturel « Vagabundo » sur les passe-droits accordés au « Shtandart » et les réseaux d’influence prorusses en France.
17 octobre 2024 – Ivano-Frankivsk, Ukraine – Conférence à l’ « Université du roi Daniel » concernant les violations des sanctions européennes par le navire « Shtandart ».
8 juillet 2025 – Baie de Killiney, Irlande – Surveillance du « Shtandart » par des militants ukrainiens en coopération avec les garde-côtes. La tentative de débarquement de l’équipage a été empêchée.
22 septembre 2025 – Cascais, Portugal – Flashmob contre la tentative d’escale du navire « Shtandart ». Les autorités n’ont pas autorisé l’accostage.
Lorsque le résultat d’une démarche ou d’une mobilisation est mentionné, il se réfère exclusivement à un effet administratif, judiciaire ou factuel constaté et documenté.
III. Publications des médias ukrainiens concernant le navire russe «Shtandart»
Depuis la décision du Conseil européen du 24 juin 2024 et la publication de l’arrêté d’interdiction par le préfet du département du Finistère (France), le 7 juillet 2024, les médias ukrainiens suivent régulièrement l’affaire du « Shtandart ». Les publications listées ci-dessous ne constituent pas des sources primaires du présent mémorandum, mais attestent du suivi constant de l’affaire par les médias ukrainiens et de son importance dans le débat public.
Sur la base des faits documentés, l’affaire du navire russe Shtandart illustre la vigilance constante et l’engagement actif des acteurs ukrainiens, tant en Ukraine que dans la diaspora, pour garantir l’application effective des sanctions de l’Union européenne.
Annexe : Chronologie des règlements de l’Union européenne et des décisions administratives et judiciaires concernant le navire « Shtandart »
La présente annexe récapitule, à titre de référence, les principaux textes juridiques et décisions administratives et judiciaires applicables au navire Shtandart. Elle ne constitue pas une analyse juridique, mais un relevé des actes applicables.
Il convient de rappeler que les recours n’ont pas d’effet suspensif. En conséquence, le règlement européen et les décisions de justice précédentes doivent bien s’appliquer au « Shtandart ».
Référence bibliographique
GRUA, Bernard (dir.). Mémorandum sur la participation des acteurs ukrainiens et de la diaspora ukrainienne dans l’affaire du navire russe « Shtandart » (2022–2025). Nantes : Collectif No Shtandart in Europe, janvier 2026. Mémorandum factuel de référence, version en ligne.
Відповідальний: Бернар Груа Колектив: No Shtandart in Europe Рік: 2026 Мова: українська Версія: опублікована онлайн Завантажити PDF Texte en français
Цей меморандум призначений для європейських інституцій, національних органів влади, засобів масової інформації та організацій громадянського суспільства.
Вступ
Цей меморандум подає цільовий аналіз справи російського судна «Штандарт». Він не має на меті надати вичерпний перелік усіх дій, здійснених колективом No Shtandart in Europe. Метою цього документа є проілюструвати постійну участь українських акторів, як в Україні, так і в діаспорі, у мобілізації, спрямованій на запобігання спробам російського судна обійти санкції Європейського Союзу.
Меморандум узагальнює фактичну інформацію з українських медіа, задокументовані дії представників громадянського суспільства, а також правову рамку ЄС, включно з адміністративними та судовими рішеннями. Це узагальнення висвітлює динаміку пильності та дотримання права, демонструючи постійну увагу та послідовні реакції українських акторів у європейському контексті. Зазначені факти є публічними, задокументованими та підлягають незалежній перевірці незалежно від автора документа.
I. Задокументовані кроки та офіційні дії української сторони
Починаючи з червня 2022 року, українські політичні діячі, а також організації української діаспори в Європі офіційно виступили проти обходу європейських санкцій російським судном «Штандарт». Коли до справи залучалися компетентні органи, задокументовані нижче кроки, як правило, призводили до ухвалення чітких адміністративних рішень.
Важливе уточнення: вираз «російське судно» використовується у своєму загальноприйнятому описовому значенні та відповідає кваліфікації, застосованій органами влади та засобами масової інформації в наведених документах. Це визначення незалежно підтверджується:
органами національної та європейської компетенції у їхніх адміністративних і судових рішеннях;
спеціалізованими українськими та міжнародними медіа;
самими російськими медіа, які використовують цей вираз для позначення «Штандарта», у тому числі після червня 2024 року.
Ця узгодженість демонструє, що термін «російське судно» є об’єктивним, перевірюваним і незаперечним фактом, а не оцінкою чи судженням автора.
22 липня 2024 року – Клопотання про заборону заходу «Штандарта» до Віго (ісп.). Російське судно було повідомлене іспанськими органами влади про заборону, що поширюється на всі порти країни. Адресат: Капітанія морського порту Віго Авторка: Марія Павленко, президентка Asociación Galega de Axuda a Ucraína (AGA Ucraina)
Загальне зауваження: першого результату було досягнуто у Віго 22 липня 2022 року завдяки Марті Скибі, президентці асоціації «Girasol» українців Галісії. В усіх європейських країнах, незалежно від того, чи є вони членами Європейського Союзу, чи ні, органи влади реагували на звернення з вимогою скасувати заходи судна «Штандарт». Франція є, серед країн, охоплених задокументованими кроками, єдиним на сьогодні чітко встановленим винятком.
У Франції, Іспанії, Україні, Ірландії та Португалії було здійснено різноманітні дії на підтримку зусиль колективу.
II. Мітинги, флешмоби та публічні заходи за участю українців з України та діаспори
З червня 2022 року серія заходів була організована у Франції, Іспанії, Україні, Ірландії та Португалії на підтримку зусиль колективу. Декілька мобілізацій, наведених нижче, передували або супроводжували адміністративні рішення про заборону стоянки судна.
Для перегляду детальної інформації про заходи, натисніть на посилання відповідного року.
12 червня 2022 року – Ла-Рошель, Франція – флешмоб перед «Штандартом».
22 липня 2022 року – Віго, Іспанія – мітинг проти участі «Штандарта» у «Ruta Iacobus Maris». Участь «Штандарта» була заборонена органами влади.
6 серпня 2022 року – Ла-Рошель, Франція – флешмоб перед «Штандартом».
15 серпня 2022 року – Камарет, Франція – мітинг перед судном і на борту «Штандарта» проти використання українських кольорів як трофейного прапора російським судном.
11 грудня 2022 року – Ла-Рошель, Франція – мітинг проти присутності «Штандарта» у Ла-Рошелі.
31 травня 2024 року – Брест, Франція – мітинг проти заходу «Штандарта» до Бреста. Стоянка була заборонена органами влади.
9 липня 2024 року – Брест, Франція – мітинг проти участі «Штандарта» у морських святах Бреста 2024. Префектурний указ про заборону був суворо виконаний за підтримки патрульного катера Військово-морських сил Франції.
16 липня 2024 року – Брест, Франція – участь у конференції «Штандарт» щодо протидії європейським санкціям та префектурного указу Фіністера.
23 вересня 2024 року – Ла-Рошель, Франція – мітинг перед прем’єрою документального фільму «Неймовірна одіссея “Штандарта”».
10 жовтня 2024 року – Івано-Франківськ, Україна – конференція в «Карпатському національному університеті ім. Василя Стефаника» про імперіалістичну культуру, яку пропагує «Штандарт».
11 жовтня 2024 року – Івано-Франківськ, Україна – конференція у культурному центрі «Ваґабундо» про пільги, надані «Штандарту», та проросійські мережі впливу у Франції.
17 жовтня 2024 року – Івано-Франківськ, Україна – конференція в «Університеті короля Данила» щодо порушень європейських санкцій судном «Штандарт».
8 липня 2025 року – затока Кілліні, Ірландія – спостереження за «Штандартом» українськими активістами у співпраці з береговою охороною. Спробу висадки екіпажу було припинено.
22 вересня 2025 року – Кашкайш, Португалія – флешмоб проти спроби стоянки судна «Штандарт». Влада не дозволила швартування.
Коли згадується результат кроку або мобілізації, він стосується виключно адміністративного, судового або фактичного ефекту, який був зафіксований і задокументований.
III. Публікації українських ЗМІ щодо російського судна «Штандарт»
З часу рішення Ради Європейського Союзу від 24 червня 2024 року та публікації префектурного указу про заборону префектом департаменту Фіністер (Франція) 7 липня 2024 року, українські ЗМІ регулярно висвітлюють справу «Штандарта». Публікації, наведені нижче, не є первинними джерелами цього меморандуму, але підтверджують постійне висвітлення справи українськими ЗМІ та її значущість у публічній дискусії.
На основі задокументованих фактів справа російського корабля «Штандарт» демонструє постійну пильність та активну участь українських діячів, як в Україні, так і в діаспорі, у забезпеченні ефективного застосування санкцій Європейського Союзу.
Додаток: Хронологія нормативних актів Європейського Союзу та адміністративних і судових рішень щодо корабля «Штандарт»
Цей додаток узагальнює, для довідки, основні юридичні тексти та адміністративні і судові рішення, що застосовуються до корабля «Штандарт». Він не є юридичним аналізом, а лише переліком застосовних актів.
Слід пам’ятати, що оскарження не мають відстрочувальної дії. Відповідно, європейський регламент та попередні судові рішення мають застосовуватися до «Штандарта».
Бібліографія GRUA, Bernard (кер.). Меморандум про участь українських діячів та української діаспори у справі російського корабля «Штандарт» (2022–2025). Нант: Колектив «No Shtandart in Europe», січень 2026. Фактичний довідковий меморандум, онлайн-версія.
The Russian Federation frequently presents itself as the heir of the Eastern Slavs and as a central pole of the « Slavic world. » This article examines the validity of this claim from a comparative ethno-historical perspective, distinct from linguistic analysis. It demonstrates that the demographic, social, and elite formation of Muscovy and later Russia largely relied on Finno-Ugric and Turkic-Tatar substrata, and that linguistic Slavicization primarily resulted from the adoption of Orthodox Christianity and its institutions. Comparison with other Slavic peoples highlights the absence of majority Slavic ethno-historical continuity in Russia and suggests that Russia’s claim to represent the « Slavic world » is an ideological construction of imperial origin.
Determining whether Russians constitute a Slavic people cannot be resolved solely through language or contemporary self-identification1. It requires distinguishing several analytical levels: language, religious culture, political institutions, and ethno-historical continuity2.
In Russian national narratives—imperial, Soviet, and post-Soviet—these dimensions are often conflated, resulting in a naturalization of Russian Slavic identity. In comparative historiography, belonging to a « Slavic people » is based on historical and demographic continuity, not merely linguistic usage3.
This study therefore adopts a comparative and restrictive definition of Slavic belonging, grounded in ethno-historical continuity between medieval Slavic populations and modern peoples claiming this heritage.
II. State of Research and Historiographical Positioning
Classical Russian historiography long emphasized a direct continuity between Kievan Rus’ and Muscovy, and later Imperial Russia4. This interpretation was institutionalized during the Empire and systematized under the Soviet regime, where it acquired explicit ideological functions.
By contrast, several historians have highlighted a profound discontinuity between Kievan Rus’ and Muscovy, both institutionally and demographically5. Works by Kliuchevsky, Vernadsky, Pipes, and Kappeler emphasize the central role of Finno-Ugric populations, the political legacy of the Golden Horde, and late Slavicization through the Orthodox Church6.
This article follows this latter historiographical tradition while systematically comparing Muscovy to other Slavic peoples.
III. Discontinuity Between Kievan Rus’ and Muscovy
Kievan Rus’ (9th–13th centuries) was a political and cultural entity centered on Eastern Slavs in the Dnieper and Pripyat basins7. Plokhy’s research shows that Ukrainians, and to a lesser extent Belarusians, exhibit direct historical and territorial continuity with this medieval formation8.
Musovy, by contrast, emerged in a geographically distinct area—the forested northeast—largely populated by Finno-Ugric groups. Vernadsky emphasizes that Muscovy was not a mere eastern survival of Kievan Rus’, but a new political formation arising from a different human space9.
IV. Finno-Ugric Substratum in the Formation of Russia
Northeastern Russia developed on territories predominantly inhabited by Meryans, Muromians, Veps, Mordvins, and Komis10. These populations were gradually assimilated culturally and administratively, but their initial demographic weight is well attested archaeologically and through toponymy11.
Kliuchevsky described this process as internal colonization, highlighting Muscovy’s expansive and assimilative character12. This dynamic contrasts sharply with Western and Southern Slavic peoples, whose demographic continuity is more homogeneous.
V. Turkic-Tatar Legacy and the Formation of the Russian Elite
The dominance of the Golden Horde (13th–15th centuries) deeply influenced Muscovy. Pipes demonstrates that the Muscovite state adopted numerous administrative and fiscal mechanisms derived from the Tatar system13.
Regarding the elite, Kappeler estimates that roughly one-third of the Russian nobility was of Tatar origin14. These lineages were integrated, baptized, and Russified, but their non-Slavic origin is documented. This evidence invalidates the idea of a fundamentally Slavic elite through genealogical continuity.
VI. Linguistic Slavicization and the Role of Religion
The Russian language is undeniably part of the Eastern Slavic linguistic group. However, linguistic reality alone does not constitute evidence of Slavic ethno-historical continuity. Pipes notes that the Orthodox Church, through the use of Church Slavonic, played a decisive role in unifying linguistically heterogeneous populations15.
Slavicization thus appears as a cultural and religious process, comparable to Latinization in non-Latin populations in Western Europe, without implying ethnic continuity.
VII. Comparative Approach with Other Slavic Peoples
a) Ethno-historical continuity
People
Medieval Slavic Continuity
Non-Slavic Substrata
References
Ukrainians
High
Low
Plokhy
Belarusians
Medium-High
Moderate
Plokhy
Poles
High
Low
Barford
Slovaks
High
Low
Barford
Russians (Muscovy)
Low
High
Kliuchevsky, Vernadsky, Kappeler
b) Composition of the Russian nobility
Origin of the lineages
Proportional estimate
Reference
Tatar
~33 %
Kappeler, 2001
Assimilated Slavs
~50 %
Pipes, 1974
Others (Finno-Ugric, Mongolian, various)
~17 %
Vernadsky, 1948
This comparison demonstrates that Russia is atypical among Slavic peoples, both in its low Slavic demographic continuity and the importance of non-Slavic substrata.
VIII. Discussion: Ideological Construction and Political Uses
Russia’s claim to represent the « Slavic world » appears, in light of this analysis, as an ideological construction forged in an imperial context. It relies on the appropriation of the name Rus’, the liturgical language, and religious prestige rather than direct historical continuity.
The analogy with Romania is instructive: speaking a Romance language does not authorize Romanians to claim political inheritance from the Roman people. Similarly, linguistic Slavicness does not justify historical claims to represent the Eastern Slavs.
IX. Conclusion
Comparative ethno-historical analysis leads to the following conclusions:
Russians are not a Slavic people in the comparative sense applied to Ukrainians, Poles, or Slovaks.
The demographic and elite formation of Russia relied heavily on Finno-Ugric and Turkic-Tatar substrata.
Linguistic Slavicization results primarily from the actions of the Orthodox Church and the state.
Russia’s claim to represent the « Slavic world » is an ideological construction of imperial origin.
These findings are analytical, not evaluative, emphasizing the importance of distinguishing language, culture, and ethno-historical continuity when analyzing collective identities.
Notes
S. Plokhy, The Origins of the Slavic Nations, Cambridge University Press, 2006, pp. 6-9. ↩︎
A. Kappeler, The Russian Empire: A Multiethnic History, Longman, 2001, pp. 3-7. ↩︎
P. M. Barford, The Early Slavs, Cornell University Press, 2001, pp. 3-15. ↩︎
G. Vernadsky, Kievan Russia, Yale University Press, 1948, pp. 1-12. ↩︎
Objection 1: “Russians speak a Slavic language; therefore, they are a Slavic people.”
Response: Linguistic adoption is not equivalent to ethno-historical continuity. Church Slavonic and administrative practices drove Slavicization without implying majority Slavic ancestry.
Objection 2: “Muscovy is the direct heir of Kievan Rus’.”
Response: While Muscovy appropriated the symbols and name of Rus’, its population, geography, and political structures differ significantly; Ukrainians (and to a lesser extent Belarusians) show stronger continuity.
Objection 3: “Finno-Ugric populations were fully assimilated.”
Response: Assimilation does not erase historical demographics. Substrata shaped social and political structures, remaining relevant in ethno-historical analysis.
Objection 4: “Tatars played only a marginal role.”
Response: The Golden Horde influenced administration and elite formation; ~33% of the nobility had Tatar origins (Pipes, Kappeler).
Objection 5: “All peoples are mixed; Russia is no exception.”
Response: Comparative data show that Russia’s non-Slavic substrata are proportionally higher, making it atypical among Slavs.
Objection 6: “This analysis is ideological and anti-Russian.”
Response: The article applies comparative criteria consistently, without value judgments; accusations of bias reflect rhetorical strategy, not scholarship.
Objection 7: “Russians self-identify as Slavs.”
Response: Contemporary self-identification does not establish historical continuity; identities are constructed and often retrospective.
Conclusion:
None of these objections undermines the main finding: Russia does not exhibit the same Slavic ethno-historical continuity as other Eastern Slavs, and its claim to represent the Slavic world is an ideological construction.
La Fédération de Russie se présente fréquemment comme l’héritière des Slaves orientaux et comme un pôle central du « monde slave ». Cet article examine la validité de cette revendication à partir d’une approche ethno-historique comparative, distincte de l’analyse linguistique. Il montre que la formation démographique, sociale et élitaire de la Moscovie puis de la Russie repose largement sur des substrats finno-ougriens et turco-tatars, et que la slavisation linguistique résulte principalement de l’adoption de la religion orthodoxe et de ses institutions. La comparaison avec d’autres peuples slaves met en évidence l’absence de continuité ethno-historique slave majoritaire en Russie et conduit à interpréter la revendication russe de représentation du « monde slave » comme une construction idéologique d’origine impériale.
La question de savoir si les Russes constituent un peuple slave ne peut être tranchée par la seule référence à la langue ou à l’auto-identification contemporaine1. Elle implique de distinguer rigoureusement plusieurs niveaux analytiques : la langue, la culture religieuse, les institutions politiques et la continuité démographique et ethno-historique2.
Dans les récits nationaux russes — impériaux, soviétiques puis post-soviétiques — ces dimensions sont fréquemment confondues, conduisant à une naturalisation de l’identité slave russe. Or, dans l’historiographie comparative, l’appartenance à un « peuple slave » repose sur des critères de continuité historique et démographique, et non sur le seul usage d’une langue slave3.
La présente étude adopte donc une définition comparative et restrictive de l’appartenance slave, fondée sur la continuité ethno-historique entre les populations slaves médiévales et les peuples modernes qui s’en réclament.
II. État de la recherche et positionnement historiographique
L’historiographie russe classique a longtemps insisté sur une continuité directe entre la Rus’ de Kiev et la Moscovie, puis la Russie impériale4. Cette lecture a été consolidée sous l’Empire et systématisée durant la période soviétique, où elle acquiert une fonction idéologique explicite.
À l’inverse, plusieurs historiens ont mis en évidence la discontinuité profonde entre la Rus’ kiévienne et la Moscovie, tant sur le plan institutionnel que démographique5. Les travaux de Klioutchevski, Vernadsky, Pipes et Kappeler soulignent le rôle central des populations finno-ougriens, de l’héritage politique de la Horde d’Or et de la slavisation tardive par l’Église orthodoxe6.
L’article s’inscrit dans cette seconde tradition historiographique, tout en adoptant une approche comparative systématique avec d’autres peuples slaves.
III. La discontinuité entre la Rus’ de Kiev et la Moscovie
La Rus’ de Kiev (IXᵉ–XIIIᵉ siècles) constitue un ensemble politique et culturel centré sur les Slaves orientaux des bassins du Dniepr et du Pripet7. Les recherches de Plokhy montrent que les Ukrainiens, et dans une moindre mesure les Biélorusses, présentent une continuité historique et territoriale directe avec cette formation médiévale8.
La Moscovie, en revanche, émerge dans une zone géographique distincte — le Nord-Est forestier — largement peuplée de groupes finno-ougriens. Vernadsky souligne que la Moscovie ne constitue pas une survivance orientale de la Rus’, mais une formation politique nouvelle, issue d’un autre espace humain9.
IV. Le substrat finno-ougrien dans la formation de la Russie
La Russie du Nord-Est s’est développée sur des territoires majoritairement peuplés de Mériens, Mouromiens, Vepses, Mordveset Komis10. Ces populations ont été progressivement assimilées culturellement et administrativement, mais leur poids démographique initial est attesté par l’archéologie et la toponymie11.
Klioutchevski décrit ce processus comme une « colonisation interne », soulignant le caractère expansif et assimilateur de la Moscovie12. Cette dynamique contraste fortement avec celle des peuples slaves occidentaux et méridionaux, dont la continuité démographique est plus homogène.
V. L’héritage turco-tatar et la formation de l’élite russe
La domination de la Horde d’Or (XIIIᵉ–XVᵉ siècles) a profondément marqué la Moscovie. Pipes montre que l’État moscovite a repris de nombreux mécanismes administratifs et fiscaux issus du système tatar13.
Sur le plan élitaire, Kappeler estime qu’environ un tiers de la noblesse russe était d’origine tatare14. Ces lignages ont été intégrés, christianisés et russifiés, mais leur origine non slave est documentée. Cette donnée invalide l’idée d’une élite fondamentalement slave par continuité généalogique.
VI. Slavisation linguistique et rôle de la religion
La langue russe appartient incontestablement au groupe des langues slaves orientales. Toutefois, cette réalité linguistique ne saurait être confondue avec une continuité ethnique. Pipes souligne que l’Église orthodoxe, par l’usage du slavon liturgique, a joué un rôle décisif dans l’unification linguistique de populations hétérogènes15.
La slavisation apparaît ainsi comme un processus culturel et religieux, comparable à la latinisation linguistique de peuples non latins en Europe occidentale, sans que cela n’implique une continuité ethnique romaine.
VII. Approche comparative avec les autres peuples slaves
a) Continuité ethno-historique
Peuple
Continuité slave médiévale
Substrats non slaves
Commentaire
Ukrainiens
Élevée
Faible
Continuité directe avec la Rus’ de Kiev (Plokhy, 2006)
Biélorusses
Moyenne-Élevée
Modérée
Substrats balto-slaves minoritaires
Polonais
Élevée
Faible
Slaves occidentaux homogènes (Barford, 2001)
Slovaques
Élevée
Faible
Slaves occidentaux, continuité historique claire
Russes (Moscovie)
Faible
Élevé
Substrat majoritairement finno-ougrien et turco-tatar (Klioutchevski, Vernadsky, Kappeler)
b) Composition de la noblesse russe
Origine des lignages
Estimation proportionnelle
Référence
Tatar
~33 %
Kappeler, 2001
Slaves assimilés
~50 %
Pipes, 1974
Autres (finno-ougriens, mongols, divers)
~17 %
Vernadsky, 1948
Même l’élite est largement issue de lignages non slaves, ce qui invalide l’idée d’une continuité ethnique slave homogène.
La comparaison montre que la Russie moscovite se distingue nettement des autres peuples slaves par la faiblesse de sa continuité ethno-historique slave et par l’importance de ses substrats non slaves.
VIII. Discussion : construction idéologique et usages politiques
La revendication russe à représenter le « monde slave » apparaît, à la lumière de cette analyse, comme une construction idéologique forgée dans un contexte impérial. Elle repose sur l’appropriation du nom de la Rus’, de la langue liturgique et du prestige religieux, plutôt que sur une continuité historique directe.
Rus’ de Kiev │ ├─ Héritiers directs : Ukrainiens, Biélorusses │ └─ Moscovie / Russie : assimilation de populations non slaves │ └─ Revendication idéologique : représentation des Slaves orientaux et du monde slave
Analogie : Si les Roumains prétendaient représenter le peuple romain ou le monde latin sur le seul argument de la langue, cela serait reconnu comme absurde. De même, la slavité linguistique de la Russie (Moscovie jusqu’en 1721) ne suffit pas à fonder une prétention à représenter historiquement les Slaves orientaux.
Conclusion
L’analyse ethno-historique comparative conduit aux conclusions suivantes :
Le peuple russe ne constitue pas un peuple slave au sens comparatif appliqué aux Ukrainiens, Polonais ou Slovaques.
La formation démographique et élitaire de la Russie repose largement sur des substrats finno-ougriens et turco-tatars.
La slavisation linguistique résulte principalement de l’action de l’Église orthodoxe et de l’État.
La revendication russe du « monde slave » relève d’une construction idéologique d’origine impériale.
Ces constats ne relèvent d’aucun jugement de valeur, mais soulignent la nécessité de distinguer rigoureusement langue, culture et continuité ethno-historique dans l’analyse des identités collectives.
Annexe : Réponses anticipées aux objections classiques concernant la slavité du peuple russe
Cette section répond aux principales objections formulées, dans l’historiographie russe classique ou dans le discours politico-idéologique contemporain, à l’encontre de l’approche ethno-historique comparative développée dans cet article.
Objection 1 : « Les Russes parlent une langue slave : ils sont donc un peuple slave. »
Réponse
Cette objection repose sur une confusion entre appartenance linguistique et continuité ethno-historique. En sciences historiques et anthropologiques, la langue ne constitue pas un critère suffisant pour définir l’appartenance à un peuple au sens comparatif.
De nombreux exemples historiques montrent que des populations non apparentées sur le plan ethnique ont adopté une langue dominante par des processus de domination politique, religieuse ou administrative (latinisation en Europe occidentale, arabisation en Afrique du Nord, turcisation de l’Anatolie).
Dans le cas russe, la slavisation linguistique est largement liée :
à l’adoption du slavon liturgique par l’Église orthodoxe,
à son usage comme langue administrative,
à l’assimilation progressive de populations finno-ougriens et turco-tatars.
La langue russe est donc indéniablement slave sur le plan linguistique, mais cela ne suffit pas à établir une continuité ethno-historique slave majoritaire.
Objection 2 : « La Moscovie est l’héritière directe de la Rus’ de Kiev. »
Réponse
Cette affirmation relève davantage d’une construction idéologique que d’un consensus historiographique. Si la Moscovie s’est approprié le nom, la religion et certains symboles de la Rus’, elle s’est développée dans :
un espace géographique distinct,
une base démographique largement différente,
un contexte politique profondément marqué par la domination de la Horde d’Or.
Les travaux de Vernadsky et Plokhy montrent que la continuité territoriale et humaine avec la Rus’ de Kiev est bien plus forte en Ukraine (et, dans une moindre mesure, en Biélorussie) qu’en Moscovie.
Il est donc plus exact de parler d’appropriation symbolique de l’héritage kiévien que de filiation directe.
Objection 3 : « Les populations finno-ougriens ont été totalement assimilées ; elles ne comptent plus. »
Réponse
L’assimilation culturelle ou linguistique ne fait pas disparaître rétroactivement les réalités démographiques historiques. L’argument selon lequel l’assimilation annulerait la pertinence du substrat ethnique est méthodologiquement infondé.
L’histoire comparative montre que :
les substrats démographiques influencent durablement la formation des sociétés,
l’assimilation n’équivaut pas à une continuité ethnique.
Dans le cas russe, la forte présence initiale de populations finno-ougriens dans la Russie du Nord-Est est attestée par :
la toponymie,
l’archéologie,
les sources chroniquées.
Leur assimilation ultérieure ne transforme pas la Moscovie en prolongement ethnique de la Rus’ slave.
Objection 4 : « Les Tatars n’ont eu qu’un rôle marginal et temporaire. »
Réponse
Cette objection est contredite par la recherche historique contemporaine. La domination de la Horde d’Or a duré plus de deux siècles et a profondément marqué :
les structures fiscales,
l’organisation administrative,
la formation de l’élite moscovite.
Les travaux de Pipes et Kappeler montrent que :
une part significative de la noblesse russe est d’origine tatare,
ces lignages ont été intégrés au cœur de l’État russe.
Il ne s’agit donc pas d’un épisode périphérique, mais d’un élément constitutif de la formation de la Russie.
Objection 5 : « Tous les peuples sont métissés ; la Russie n’est pas un cas particulier. »
Réponse
Cette objection relève d’un relativisme excessif. Certes, aucun peuple européen n’est ethniquement « pur ». Toutefois, l’analyse comparative montre que :
la proportion de substrats non slaves est nettement plus élevée en Russie moscovite que chez les autres peuples slaves,
la discontinuité géographique et démographique est plus marquée.
La Russie constitue donc non pas un cas unique de métissage, mais un cas atypique au sein du monde slave, ce qui invalide sa prétention à en être le représentant central.
Objection 6 : « Cette analyse est idéologique et russophobe. »
Réponse
Cette accusation procède d’une confusion entre critique scientifique et jugement de valeur. L’analyse proposée :
ne hiérarchise pas les peuples,
ne formule aucun jugement moral,
applique les mêmes critères comparatifs à tous les cas étudiés.
Des raisonnements analogues sont couramment admis pour la Hongrie, la Bulgarie ou la Roumanie sans susciter d’accusations d’hostilité culturelle. Qualifier cette analyse de « russophobe » relève donc d’une stratégie de disqualification, non d’un argument scientifique.
Objection 7 : « Le peuple russe se définit lui-même comme slave. »
Réponse
L’auto-identification contemporaine est un objet d’étude légitime en sociologie politique, mais elle ne constitue pas un critère suffisant en ethno-histoire. Les identités collectives sont historiquement construites, souvent a posteriori, et peuvent servir des objectifs politiques.
L’analyse historique ne consiste pas à valider les récits identitaires, mais à en examiner les conditions de formation.
Conclusion générale
Les objections classiques à l’analyse ethno-historique de la Russie reposent majoritairement sur :
des confusions conceptuelles (langue vs ethnie),
des récits hérités de l’historiographie impériale,
des stratégies de disqualification idéologique.
Aucune ne remet en cause, sur le fond, le constat central : la Russie ne présente pas, au sens comparatif, une continuité ethno-historique slave équivalente à celle des autres peuples slaves, et sa revendication à représenter le « monde slave » relève d’une construction idéologique historiquement située.
This text presents court decisions, administrative documents, European and Russian sources, economic data, ongoing litigation, and ignored precedents. It systematically and impartially compiles all possible avenues for understanding the persistence of legal actions by the Russian ship Shtandart, MMSI 518999255. Each avenue is examined with the same rigor, without hierarchy or imposed conclusion. It constitutes a unique analytical database, based on factual and documented elements, some of which have never been published or covered by any French media.
⚠️ Methodological Notes
All lines of inquiry are addressed in this document. It considers the interests of lawyers, psychological factors, practices linked to weak rule of law, and so-called “Russian krysha” logics. It also questions the choice of France as a target and the potential role of Vladimir Martus in a destabilization strategy. These avenues are presented as hypotheses; the collective does not favor any and does not claim that any of them are definitively true.
No Shtandart in Europe relies exclusively on verifiable primary sources and does not aim to express opinions or draw definitive conclusions about the personal or strategic motivations of the Russian ship’s captain. Nevertheless, due to the apparent extreme irrationality of these legal actions, the collective seeks to open a discussion, welcoming participation and critical analysis from all readers.
All decisions resulting from previous proceedings were unfavorable to the plaintiffs.
b) Plaintiffs
These two new legal proceedings, like the previous ones, are brought on behalf of three actors:
Vladimir Martus, Russian citizen, captain, and de facto owner of the Shtandart
Martus TV GmbH, a commercial company of Vladimir Martus, managing the ship
Mariia Martus, daughter of Vladimir Martus, official owner of the Shtandart, holding a Finnish passport
c) New Actions Filed
Le Télégramme, November 25, 2025: “…the ban on access to all European ports was confirmed by the Court of Justice of the European Union in an order issued on August 22, 2025. This is the latest legal decision following similar rulings by the Administrative Court of Rennes and the Council of State in 2024. The Shtandart’s lawyer, Maître Thierry Clerc, stated that an appeal has been filed against the EU court order… and that a substantive annulment procedure is still pending before the Administrative Court of Rennes.” Source
I.2. Proven Legal Ineffectiveness
a) Appeal to the Administrative Court of Rennes
This concerns a reply brief introducing a challenge to Order No. 2403878 of July 11, 2024, which validated the Prefectoral Decree of Finistère prohibiting the Shtandart from accessing the department’s ports.
The reply brief filed on October 4, 2024, belongs to a separate substantive proceeding. It is formally admissible but no longer has real legal effect given the decisions already rendered.
It contains factual errors. The arguments are confusing, general and repetitive. They were already used in previous attempts to contest the legality of the prefectural decision. Since the Court of Justice of the European Union (CJEU) has already validated the positions of the No Shtandart in Europe collective, this brief cannot reverse the course of decisions or annul the decree.
The Shtandart’s legal position remains unchanged. The Russian ship is still subject to sanctions and prefectural decrees.
b) Appeal before the Court of Justice of the European Union (CJEU)
The Shtandart’s first appeal to the CJEU sought the annulment of this amendment. The Court dismissed the complaint, specifying that the Shtandart has been within the scope of port sanctions since April 16, 2022.
The second appeal of the Shtandart, Case AC-686/25, under discussion here, challenges this “interpretation.” Once again, it might attempt to demonstrate that the Russian ship is not subject to sanctions due to:
its new flag of convenience, Cook Islands, since June 6, 2024
its mode of construction
its allegedly “associative” nature (not justified)
its management by a (Russian) company based in Germany
its (questionable) status as a “training ship”
its new nominal owner, since spring 2024, a Russian citizen holding a Finnish passport
its “cultural” and “heritage” significance
Even if admitted, the action has extremely low chances of success. The previous decision confirmed the arguments of the No Shtandart in Europe collective.
The appeal has no suspensive effect on existing sanctions or prefectural decrees. It has no real impact on the legality of actions against the ship.
c) Ineffective Appeals and Paradoxical Persistence
These two procedures share several characteristics:
They do not suspend any measures
They do not open any new legal avenues
They take place within the framework of the Shtandart’s complete European isolation
I.3. Economic and Operational Irrationality
a) Financial Impact on the Shtandart and Its Supporters
Regardless of their limited legal value, these appeals generate significant costs for the Shtandart and its supporters. Between lawyer fees, filing briefs, and CJEU proceedings, each action consumes substantial resources. However, the ship has reported a lack of liquidity, as noted in the Russian press: -> RIA Novosti, “Фрегату « Штандарт » не хватает средств на ремонт” (The frigate Shtandart lacks funds for repairs), October 17, 2024
Vladimir Martus has launched fundraising campaigns on the ship’s website and social media. ->Shtandart.eu, “Support the Shtandart ship”
The recipient entity, Martus TV GmbH, is presented as a non-profit association, but is in fact a commercial company based at a P.O. box in Hamburg. It is owned, controlled, and directed by the captain and de facto owner of the Shtandart. It is useful to know that the Shtandart shares a number of practices common to other Russian ships. These are currently the subject of intense scrutiny by Western countries. -> No Shtandart in Europe,‘Why is the sanctioned ship Shtandart part of Russia’s shadow fleet?’ 25 July 2025
Rather than changing the legal situation, such appeals appear to exhaust the Shtandart’s resources. They demonstrate the impossibility for Martus to sustainably support – by himself – a costly legal strategy on his own, while maintaining the appearance of continuous action.
b) Operational Deadlock
According to Vladimir Martus, performances at maritime festivals are normally the Shtandart’s primary source of funding. Participation in such events has become impossible in Europe, including France. The only exception in 2025 was the Semaine du Golfe in Morbihan, from May 26 to June 1. -> No Shtandart in Europe, “What Can Be Concluded from the Russian Frigate Shtandart’s Participation in the 2025 Semaine du Golfe?” December 13, 2025
A supplementary activity remains: taking on paying passengers, called “trainees.” However, boarding and disembarkation opportunities have sharply decreased, creating high uncertainty and even cancellations. The program has become unattractive. In August and part of September 2025, at the peak season, the Shtandart remained docked in La Rochelle or anchored leeward of Île d’Aix.
Conversely, in autumn 2025, in Turkey, the Russian frigate participated in a film shoot and successive cruises. One report noted 37 people on board, crew and/or passengers, far exceeding the Shtandart’s usual complement in the Charente-Maritime waterways. It therefore seems logical for the ship to remain in the Eastern Mediterranean.
Consequently, the appeals and the stated objective of maintaining a presence in French ports are difficult to justify on public economic grounds.
I.4. Minimal Explanatory Hypothesis
The main beneficiaries of maintaining these appeals are Maître Thierry Clerc and the other lawyers of the Shtandart. Each procedure generates fees and requires further steps, giving them a direct financial interest. One cannot exclude that they may have excessively optimistically promised Vladimir Martus a hypothetical success to convince him to pursue legally weak and costly appeals.
This dynamic suggests that Vladimir Martus may not always act independently. It is possible that his appeals are partlyinstrumentalized by his lawyers. Meanwhile, the Shtandart’s captain must recognize that his legal advisors’ interventions have affected him financially and tactically.
By challenging the Prefect of Finistère’s decree and losing the summary proceeding on July 11, 2024, Maître Thierry Clerc generated a jurisprudence that directly or indirectly led to prefectural decrees in Côtes d’Armor, Ille-et-Vilaine, and Manche, where the Shtandart previously docked regularly.
It would have been more advantageous for the Russian ship to discreetly accept the Finistère ban, enabling easier continuation of its activities where opportunities to circumvent EU regulations still existed.
Instead of acting with restraint, Vladimir Martus attempted to force entry into the Brest harbor on July 11, 2024, but was blocked by a Navy patrol vessel. He conducted a media campaign denouncing the prefect’s decision during the Brest maritime festivital in 2024 and held a meeting before a large audience, denouncing “European injustice” and France’s submission to Brussels. Several media outlets reported on the event. -> Ouest-France, “An Unjust Decision by Europe! In Brest, the banned Russian ship’s captain strikes back”, July 17, 2025
The summary proceeding was a legally counterproductive initiative by the Shtandart’s legal counsel. However, the ship’s captain contributed to its negative impact by ensuring wide publicity. It could no longer be ignored by public opinion or state representatives.
In any case, it is unlikely that the Shtandart’s lawyers were the sole decision-makers regarding these proceedings. Vladimir Martus’ personality is probably another triggering factor.
PART II Hypotheses Related to the Personality and Reference Frame of Vladimir Martus
II.1. Psychological Dimension of Stubbornness
Beyond legal and financial aspects, Vladimir Martus’ stubbornness could be explained by a psychological dimension. His persistence in pursuing already-lost legal actions seems to stem from several mechanisms:
personal pride and protection of his image,
persistence in the face of investments already made (sunk cost bias),
a need for control and pressure on the authorities and the collective,
as well as a cognitive rigidity that makes accepting defeat difficult.
Vladimir Martus’ mindset and his relationship with authorities can be understood through his statements on August 18, 2024, on the Shandart Project Facebook page. He was referring to directives from the Maritime Prefect, Commander-in-Chief for the Atlantic.
Shandart Project, August 18, 2024: “Restrictions for port entry from Maritime administration is (sic) still in force. Sometimes it become (sic) even more ridiculous, see copies of their mails below.” Source
It is also worth recalling the course of his conflict with Dmitry Atlashkin, inspector for northern waters transport in Russia. Vladimir Martus infractions, errors, and already his stubbornness had led him to flee Russian ports and waters in 2009. Almost ten years later, he stated:
Zhizn’ mechty, 2018: “I managed to get us registered in the river registry. And they even gave us permission to go to Vyborg. Now I understand that it was a great gesture, but I did not appreciate it at its true value… I think today I would behave with more flexibility and diplomacy in many areas. But then I was young, sexy.” Source
For more information on Vladimir Martus’ history, one can refer to a collection of Russian documents: -> No Shtandart in Europe, “Bibliography of Vladimir Martus, Russian texts”, 2007 to 2023.
Although it may seem surprising, Vladimir Martus’ personality is a parameter that must be considered in a case involving the French state, the European Union, and a representative of Russian imperial culture.
This psychological reading would be one element that helps explain why, despite legal certainty and the high cost of proceedings, Martus continues to engage in dilatory actions. It can be seen as both procedural harassment and a manifestation of deep personal motivations. It is also important to understand the framework that shaped the Russian captain.
II.2. Gap in Legal Socialization
One hypothesis deserves examination: the profound gap between the frame of reference in which Vladimir Martus reasons and that of an actor socialized in a European rule-of-law state.
Faced with now consistent and stabilized judicial decisions, a French or European actor would very likely have abandoned non-suspensive, costly litigation with no credible legal perspective.
However, the behavior observed in the Shtandart case runs counter to this rationality. It suggests another logic, in which law is not necessarily perceived as a mechanism to resolve a dispute, but as one tool among others in a broader power relationship—symbolic, political, or informational.
This difference can be explained by distinct modes of legal and political socialization, notably marked by:
a different relationship to judicial decisions,
another perception of the notion of defeat,
a possible valorization of persistence in confrontation.
The particularity of the Russian system is presented in an article by Isabelle Mandraud. Her document may offer new keys for explanation. -> Le Monde,“In Russia, the Rule of Law in Question”, June 17, 2019
This is not about passing value judgment or drawing definitive conclusions, but about noting that this misunderstanding between two normative spheres can contribute to explaining the observed procedural relentlessness.
In a context of weakness or absence of the rule of law, the Russian citizen must, moreover, obtain protection whenever he or his activity goes beyond the ordinary sphere. This protection, called “krysha”, is an essential parameter.
II.3. Logic of “Krysha” and Collapse of the Protection System
Vladimir Martus’ behavior can also be explained by the origin of his political culture. In this environment, appeals and procedures are often used as instruments of pressure or negotiation, rather than as impartial means to assert one’s rights.
In Russia, the political-administrative system often operates according to the logic of the krysharather than strict compliance with the law.
Krysha (Russian “roof”): an informal protection system based on networks of influence, aiming to circumvent or instrumentalize the law.
Krysha is not a deviation. It stems from the absence of the rule of law in Russia and is a reflex for those who have never learned to submit to an impersonal rule. Within this framework, Vladimir Martus’ behavior—circumventions, alternative narratives, interpositions, frontmen, and recourse to a shell structure—is not a mere individual strategy. It refers to a cultural and political pattern well documented in the press: the substitution of law by protection.
This approach, transplanted into another space, illustrates the incompatibility between his way of reasoning and the principles of litigation in a rule-of-law state.
It should be noted, however, that unlike other European countries, this method produced concrete effects in France for more than two years. The Shtandart obtained numerous protections against the application of the EU regulation from several agencies, including:
the Directorate General for Maritime Affairs, Fisheries and Aquaculture (DGAMPA),
the National Directorate for Intelligence and Customs Investigations (DNRED),
These repeated, exceptional treatments, accompanied by legally unfounded communication regarding restrictive measures from the executive, were reported to the Commission. The 27 Member States of the European Council reprimanded France via CFSP Decision No. 2024/1744 of June 24, 2024. This led to the first unsuccessful referral of the Shtandart to the CJEU, as presented above.
The collapse of his French “krysha” since this decision is likely a source of frustration for Vladimir Martus and could push him toward conflict radicalization. This is the same reaction he had in 2007/2009 during his security dispute with Inspector Dmitry Atlashkin.
As we have seen, it is partially possible to explain the triggering of legal actions by Vladimir Martus’ personality, history, and societal reference frame, as well as by the interests of his legal counsel. Nevertheless, this case cannot be considered independently of the current geopolitical context and the tensions between the Russian Federation and Western countries.
It is necessary to consider it in light of the ship’s links with the regime of its country of origin. This approach leads us to propose additional hypotheses.
PART III Geopolitical and Informational Hypotheses
III.1. Media and Narrative Instrumentalization
The case of the Shtandart fits into a broader dimension than mere administrative litigation.
From July 14, 2024, the collective and its spokesperson were publicly named by RIA Novosti, a Russian news agency, in a narrative hostile to European sanctions. -> RIA Novosti,“Фрегат « Штандарт » стал мишенью проукраинских активистов в ЕС” (The frigate “Shtandart” targeted by pro-Ukrainian activists in the EU), July 14, 2024.
Since then, several Russian media outlets have relayed a convergent reading of the case. For them, Vladimir Martus is portrayed as a symbol of resistance to sanctions. Such a presentation reinforces his engagement. At the same time, it serves the regime’s propaganda, giving him legitimacy and visibility while reinforcing the perception of a weak, even ineffective, European opposition to Russian maneuvers. -> Komsomolskaïa Pravda, “Российский парусник «Штандарт» сделает третью попытку нарушить европейские санкции” (Russian sailing ship Shtandart to make third attempt to break European sanctions), August 6, 2024.
This convergence between:
European judicial proceedings doomed to fail,
their relay by Russian media,
and a recurring narrative of victimization,
raises the hypothesis of informational instrumentalization, without it being possible at this stage to infer intent or command.
It is important to emphasize that this is not a matter of “co-opting” Vladimir Martus against his will by regime propaganda. It is indeed a deliberate choice by him, as shown by his “interview” videos addressed to Russian news agencies.
One point deserves emphasis: France is the only country subject to litigation by Vladimir Martus, even though it has been and still is the most accommodating state toward the Shtandart.
For the year 2025 alone, in this context of general ban, the Russian frigate docked in Vendée and Morbihan. It also stayed frequently and for extended periods in La Rochelle (Charente-Maritime).
In this regard, in the so-called “Atlantic Kaliningrad”, the prefecture clearly stated that it did not intend to comply with the order issued on August 22, 2025, by the CJEU. To justify its position, it artificially opposes European regulation to maritime law, omitting to consider that the SOLAS convention (Safety of Life at Sea) is taken into account in paragraph 4 of the sanctions applied to the Shtandart.
Sud-Ouest, September 17, 2025: “Above European law applies international maritime law. The latter indicates that in case of technical need or unfavorable weather, vessels must be able to call at nearby ports. Any port is thus obliged to host the Shtandart if necessary,” reports the chief of staff. Source
The ship is banned from all European ports, whether in the EU or not. The failure of the 2025 summer tour demonstrated the strict application of restrictive measures. Planned dockings in Ireland, the UK, Norway, Denmark, Belgium, Spain, and Portugal had to be canceled. For the last two countries, the Shtandart is also banned from their territorial waters. Five crew members or clients of the Shtandart were, moreover, arrested by Portuguese law enforcement in September 2025. However, no legal proceedings were initiated against any of these states.
This asymmetry suggests a strategic selection of France as a battleground for several reasons:
French authorities long sought accommodations or even tolerated circumvention practices, leaving a legally exploitable space.
Confidential privileges previously granted to the Shtandart were shared by Vladimir Martus and Thierry Clerc to exert pressure on French authorities, who found themselves in a legally vulnerable position.
The French judicial system likely allows for easier multiplication of appeals, even non-suspensive ones.
Other countries acted quickly and clearly, leaving little room for contestation.
In France, the Shtandart case has lasted more than three and a half years. In other states, it was resolved in less than fifteen days once authorities were alerted by the collective.
In view of the above, it would not be unfounded to consider that the Shtandart case exists in France only because it was built at and by the heart of its state apparatus. Without even mentioning possible channels of influence, the state would bear a much greater responsibility than the Shtandart lawyers or its captain. The latter ultimately acted only by exploiting the opportunity offered to him.
In this context, France can be seen as a “weak link” that some actors seek to instrumentalize.
This situation reinforces the hypothesis that the Shtandart could contribute, in particular, to creating internal controversies and weakening confidence in national or European institutions. As the Chief of the French Armed Forces (CEMA) recalled, France is a priority target of the Russian interference strategy. -> LCI, General Thierry Burcard (CEMA), “The big file, France as Putin’s number one target. The alert”, July 11, 2025.
III.3. Strategy of Chaos and Destabilization
Without prejudging his level of awareness or intent, Vladimir Martus’ repeated actions can also be seen in a broader destabilization dynamic. These legal actions, judicial harassment, and associated media coverage may aim to:
Create fractures within civil society and in the relationship between citizens and authorities.
Fuel opposition to national and European institutions.
Erode confidence in the law and in the effectiveness of sanctions, giving the impression they can be circumvented.
If the Shtandart plays a role, intentional or not, in a European destabilization strategy, its apparent financial difficulties may not be decisive.
Attention would then focus less on appeals for donations than on the objectives pursued and the payment channels for litigation and legal counsel.
PART IV Open Lines of Inquiry and Analytical Closure
Without claiming exhaustiveness, it may be useful to explore other angles. More indirect elements could shed light on the persistence of these legal actions, without any being established with certainty.
The proceedings undertaken could serve to document a symbolic resistance, regardless of the likelihood of legal success.
They may also maintain ambiguity regarding practical consequences, even if the law remains unchanged.
The multiplication of appeals can also serve to assess institutional tolerance, observe administrative and judicial reactions, or detect potential procedural weaknesses.
Each setback could mobilize supporters, perceived as hostility, obstinacy, or refusal to close the conflict. Continuing the litigation would then appear preferable to accepting a definitive defeat.
These complementary lines of analysis remain hypothetical and aim to better understand a procedural behavior that is difficult to interpret according to usual standards of legal rationality.
CONCLUSION
The appeals before the Administrative Court of Rennes and the CJEU reveal a complex strategy. The collective limits itself to presenting verifiable facts, noting inconsistencies, and proposing open hypotheses, without making accusations or asserting certainties.
In both instances, the Shtandart exhibits a clear legal weakness:
at the Administrative Court of Rennes, the reply brief lacks foundation;
at the CJEU, the appeal regarding the interpretation of the regulation is unlikely to succeed.
The appeals have no suspensive effect and are legally ineffective. They persist despite clear and consistent rulings, justifying an analysis that goes beyond the strictly legal framework. These actions can be interpreted as dilatory harassment, with a possible instrumentalization of France as a strategic arena.
In this atypical situation, the collective considers that posing questions is part of an analytical, not accusatory, approach, contributing to understanding a phenomenon that goes beyond the simple case of the Shtandart.
Readers are invited to share their hypotheses in the comments, either nominally or anonymously. Their contributions will be included in updates to this article.
В данном тексте изложены судебные решения, административные документы, европейские и российские источники, экономические данные, текущие споры и игнорируемые прецеденты.
Эта статья систематически и сбалансированно собирает все направления, помогающие попытаться понять упорство в судебных действиях российского судна «Штандарт», MMSI 518999255. Все они рассматриваются с одинаковой тщательностью, без иерархии и без навязывания выводов. Она представляет собой уникальную аналитическую базу данных, основанную на фактических и документированных материалах, некоторые из которых до сих пор не публиковались и не рассматривались ни одним французским СМИ.
⚠️ Методологические уточнения
Все направления исследования рассматриваются в этом документе. Рассматривается интерес адвокатов, психологический аспект, практика, связанная со слабостью верховенства закона, логика типа «русской крышевки». Также ставится вопрос о выборе Франции в качестве цели или о потенциальной роли Владимира Мартуса в стратегии дестабилизации. Эти направления сформулированы в качестве гипотез. Коллектив не отдаёт предпочтение ни одной из них. Он не утверждает, что какая-либо из них верна. Коллектив No Shtandart in Europe опирается исключительно на проверяемые первичные источники и не ставит целью высказывать мнения или делать окончательные выводы о личных или стратегических мотивах капитана российского судна. Учитывая явно выраженную иррациональность этих исков, коллектив тем не менее решил инициироватьоткрытую дискуссию, в которой приветствуется участие и критический анализ каждого.
Государственный совет Франции, указ № 496439, 18 ноября 2024 г.
Суд Европейского союза (СЕС), дело T-446/24, 22 августа 2025 г.
Все решения по предыдущим процедурам были неблагоприятны для истцов.
b) Истцы
Эти два новых судебных производства, как и предыдущие, ведутся от имени трёх участников:
Владимир Мартус, гражданин России, капитан и фактический владелец «Штандарта»,
MartusTVGmbH, коммерческая компания Владимира Мартуса, управляющая судном,
Мария Мартус, дочь Владимира Мартуса, официальный владелец «Штандарта», обладатель финского паспорта.
c) Новые поданные иски
Le Télégramme, 25 ноября 2025 г.: …запрет на доступ во все европейские порты был подтверждён судом Европейского союза постановлением от 22 августа 2025 г. Это последнее юридическое решение после аналогичных решений административного суда Ренна и Государственного совета в 2024 г. Адвокат «Штандарта», Мэтр Тьерри Клерк, уточняет, что подана апелляция против постановления суда Союза… и что основное производство по признанию недействительным продолжается в административном суде Ренна. Источник
I.2. Доказанная юридическая неэффективность
a) Иск в административный суд Ренна
Речь идёт о возражении* против постановления № 2403878 от 11 июля 2024 г., которое утвердило префектурный указ департамента Финистер, запрещающий доступ «Штандарта» в порты департамента.
* Возражение, поданное 4 октября 2024 г., относится к отдельному основному производству. Оно формально допустимо, но не имеет реального юридического эффекта с учётом уже вынесенных решений.
В документе содержатся фактические ошибки. Аргументы общие и повторяющиеся, они уже использовались в предыдущих попытках оспорить законность префектурного решения. С учётом того, что Суд Европейского союза уже подтвердил позиции коллектива No Shtandart in Europe, это возражение не может изменить ход решений или отменить указ. Юридическая позиция «Штандарта» остаётся неизменной. Российское судно продолжает подпадать под санкции и префектурные указы.
b) Иск в Суд Европейского союза (СЕС)
Судна, подпадающие под санкции, определены в пункте 3(a) статьи 3ea Регламента ЕС № 833/2014. В исходном тексте указывалось: «судно, подпадающее под действие соответствующих международных конвенций». Статья 4ha Решения о внешней политике и политике безопасности (CFSP) № 2024/1744 от 24 июня 2024 г. внеслауточнение, включая «копии исторических судов».
Первый иск «Штандарта» в СЕС требовал отмены этой поправки. Суд отклонил жалобу, указав, что «Штандарт» с 16 апреля 2022 г. уже подпадает под портовые санкции.
Второй иск «Штандарта», дело AC-686/25 в СЕС, рассматриваемый здесь, оспаривает это «толкование». Снова будет предпринята попытка доказать, что российское судно не подпадает под санкции по причине, вероятно:
нового флага регистрации, Острова Кука с 6 июня 2024 г.,
способа постройки,
«ассоциативного» характера (необоснованного),
управления компанией (русской), зарегистрированной в Германии,
предполагаемого назначения как «учебного судна»,
новой формальной владелицы с весны 2024 г., гражданки России с финским паспортом,
«культурной» и «наследственной» ценности…
Шансы на успех крайне малы. Предыдущее решение подтвердило аргументы коллектива No Shtandart in Europe. Иск не имеет приостановительного действия по санкциям или префектурным указам и не оказывает реального влияния на законность действий против судна.
c) Бессмысленные иски и парадоксальное упорство
Оба производства имеют несколько общих черт:
они не приостанавливают никаких мер,
они не открывают новых юридических путей,
они вписываются в контекст полного европейского изоляции «Штандарта».
I.3. Экономическая и операционная иррациональность
a) Финансовое влияние на «Штандарт» и его поддерживающих
Независимо от их юридической ценности, эти иски создают значительные расходы для «Штандарта» и его поддерживающих. Между гонорарами адвокатов, подачей возражений и процедурами в СЕС каждая инициатива требует значительных ресурсов. Однако судно испытывает нехватку ликвидности, что было отмечено в российской прессе. -> РИА Новости, «Фрегату « Штандарт » не хватает средств на ремонт», 17 октября 2024 г.
Владимир Мартус проводит кампании по сбору пожертвований на сайте судна и в социальных сетях. -> Shtandart.eu, «Support the Shtandart ship»
Получатель — Martus TV GmbH — представлен как некоммерческая организация. На самом деле это коммерческая компания, зарегистрированная в почтовом ящике в Гамбурге. Она принадлежит, контролируется и управляется капитаном и фактическим владельцем «Штандарта». Полезно знать, что «Штандарт» использует ряд методов, которые также применяются на других российских судах. Сегодня они находятся в центре внимания западных стран. -> No Shtandart in Europe, «Почему судно «Штандарт», на которое наложены санкции, входит в состав российского «фантомного флота»?», 25 июля 2025 г.
Вместо того чтобы изменить юридическую ситуацию, такие иски, по-видимому, истощают ресурсы «Штандарта». Они демонстрируют невозможность Мартуса самостоятельно поддерживать дорогостоящую судебную стратегию, сохраняя при этом видимость непрерывной активности.
b) Операционный тупик
По словам Владимира Мартуса, выступления на морских фестивалях обычно являются основным источником финансирования «Штандарта». Участие в подобных мероприятиях стало невозможным в Европе, включая Францию. Единственным исключением в 2025 г. была Semaine du Golfe в Морбиане с 26 мая по 1 июня. -> No Shtandart in Europe, «Какие выводы следует сделать из участия российского фрегата «Штандарт» в Неделе залива Морбиан 2025 года?», 13 декабря 2025 г.
Осталась лишь дополнительная деятельность: приём платных пассажиров, называемых «стажёрами». Однако возможности посадки и высадки значительно сократились, создавая высокую неопределённость вплоть до отмены мероприятий. Программа стала мало привлекательной. В августе и части сентября 2025 г., в высокий сезон, «Штандарт» оставался у причала в Ла-Рошель или на якоре под ветром острова Айкс.
В то же время, прибыв осенью 2025 г. в Турцию, российский фрегат смог участвовать в съёмках фильма и проводить круизы. Свидетельство указывает на присутствие на борту 37 человек, экипажа и/или пассажиров, что значительно превышает численность «Штандарта» в Шарантских проливах. Поэтому логично, что судно осталось в Восточном Средиземноморье.
Следовательно, иски и заявленная цель сохранить присутствие в французских портах слабо оправданы экономическими соображениями.
I.4. Первая минимальная гипотеза объяснения
Основными выгодополучателями сохранения этих исков являются Мэтр Тьерри Клерк и другие адвокаты «Штандарта». Каждое производство приносит гонорары и требует новых действий, создавая прямой финансовый интерес. Нельзя исключать, что им чрезмерно оптимистично обещают Владимиру Мартусу гипотетический успех, чтобы убедить его продолжать юридически слабые и дорогостоящие иски.
Эта динамика предполагает, что Владимир Мартус не всегда действует автономно. Возможно, что его иски частично инструментализируются адвокатами. В то же время капитан «Штандарта» должен признать, что вмешательство его советников нанесло ему ущерб как в финансовом, так и в тактическом плане.
Атакуя префектурный указ Финистера и проиграв срочный иск 11 июля 2024 г., Мэтр Тьерри Клерк создал прецедент, который прямо или косвенно вызвал префектурные указы в Кот-д’Армор, Иль и Вилен и Манше, где до того «Штандарт» регулярно заходил в порты.
Для российского судна было бы выгоднее принять запрет Финистера тихо и продолжить деятельность там, где ещё оставались возможности обхода европейского регулирования.
Вместо осторожного подхода Владимир Мартус попытался пробиться в бухту Бреста 11 июля 2024 г., что было предотвращено патрульным кораблём национального флота. Он провёл медийную кампанию, направленную на осуждение решения префекта во время морских праздников Бреста 2024 и провёл собрание перед многочисленной аудиторией, где критиковал «несправедливость» Европы и подчинение Франции Брюсселю. Несколько СМИ освещали это событие. ->Ouest-France, «Несправедливое решение Европы! В Бресте капитан запрещенного российского судна перешел в наступление», 17 июля 2025 г.
Иск в срочном порядке был юридически контрпродуктивной инициативой со стороны советников «Штандарта». Но капитан способствовал его негативному эффекту, обеспечив широкую огласку. Его уже невозможно было игнорировать общественностью и представителями государства.
В любом случае, маловероятно, что советники «Штандарта» являются единственными лицами, принимающими решения по этим спорам. Личность Владимира Мартуса, вероятно, является одним из других триггерных факторов.
ЧАСТЬ II Гипотезы, связанные с личностью и референтной системой Владимира Мартуса
II.1. Психологический аспект упорства
Помимо юридических и финансовых аспектов, упорство Владимира Мартуса может объясняться психологическим фактором. Его продолжение заранее проигранных исков, по-видимому, связано с несколькими механизмами:
личная гордость и защита собственного имиджа,
настойчивость перед лицом уже сделанных вложений (эффект невозвратных затрат),
потребность в контроле и давлении на власти и коллектив,
Менталитет Владимира Мартуса и его отношение к властям можно понять через его комментарии от 18 августа 2024 г. на странице Shandart Project в Facebook. Он ссылался на директивы морского префекта — главнокомандующего Атлантикой.
Shandart Project, 18 августа 2024 г.: «Restrictions for port entry from Maritime administration is (sic) still in force. Sometimes it become (sic) even more ridiculous, see copies of their mails below.» Источник
Следует также вспомнить его конфликт с инспектором транспортной службы Северных вод в России, Дмитрием Атлашкиным. Его правонарушения, ошибки и уже тогда проявившееся упорство заставили его покинуть российские порты и воды в 2009 году. Ниже приводится его воспоминание почти через десять лет:
Жизнь мечты, 2018: «Я добился того, что нас поставил на учет Речной регистр. И даже дал разрешение ходить до Выборга. Сейчас я понимаю, что это был широкий жест, но тогда я его не оценил… Думаю, что сегодня я во многих вопросах повел бы себя более гибко и дипломатично. Но тогда молод был, горяч.» Источник
Для более подробной информации об истории Владимира Мартуса можно обратиться к сборнику российских документов: -> No Shtandart in Europe, «Библиография Владимира Мартуса, тексты на русском», 2007–2023 гг.
Хотя это может показаться удивительным, личность Владимира Мартуса является параметром, который необходимо учитывать в деле, затрагивающем французское государство, Европейский Союз и представителя российской имперской культуры.
Такой психологический анализ является одним из элементов, позволяющих понять, почему, несмотря на юридическую очевидность и высокую стоимость процедур, Мартус продолжает инициировать затяжные действия. Это можно рассматривать как поведение, связанное с процессуальным преследованием, а также как проявление глубоких личных мотиваций. Но столь же важно изучить матрицу, которая сформировала российского капитана.
II.2. Несоответствие юридической социализации
Следует рассмотреть гипотезу о глубоком разрыве между референтной системой, в которой рассуждает Владимир Мартус, и системой, усвоенной участником в европейском правовом государстве.
Столкнувшись с согласованными и устоявшимися судебными решениями, французский или европейский актор с высокой вероятностью отказался бы от несрочных, дорогостоящих исков без реальной юридической перспективы.
Однако поведение, наблюдаемое в деле «Штандарта», противоречит этой рациональности. Оно предполагает иную логику, в которой право не обязательно воспринимается как механизм разрешения спора, а как один из инструментов в более широкой силовой, символической, политической или информационной борьбе.
Это различие может объясняться различными формами юридической и политической социализации, характеризующимися, в частности:
другим отношением к судебному решению,
иной интерпретацией понятия поражения,
возможной ценностью настойчивости в противостоянии.
Речь не идёт о вынесении оценки или окончательных выводов, а о констатации того, что непонимание между двумя нормативными сферами может способствовать объяснению наблюдаемого процессуального упорства.
В условиях слабости или отсутствия правового государства российский гражданин должен, кроме того, получать защиту всякий раз, когда он сам или его деятельность выходят за рамки обычного порядка. Эта защита, называемая «крыша», является обязательным параметром.
II.3. Логика «крыши» и разрушение системы защиты
Поведение Владимира Мартуса также может объясняться происхождением его политической культуры. В такой среде иски и процедуры часто используются как инструменты давления или переговоров, а не как беспристрастные средства отстаивания прав.
В России политико-административная система часто функционирует по логике крыши*, а не на основе строгого соблюдения закона. * Крыша — система неформальной защиты, основанная на сетях влияния, направленная на обход или инструментализацию закона.
Крыша не является отклонением. Она вытекает из отсутствия правового государства в России и является рефлексом для тех, кто никогда не учился подчиняться безличным правилам. В этом контексте поведение Владимира Мартуса — обходы, альтернативные нарративы, вмешательства, номинальные владельцы и использование прокси-структур — не является простой индивидуальной стратегией. Оно отражает культурную и политическую схему, хорошо документированную прессой: замену закона защитой.
Этот подход, перенесённый в другое пространство, иллюстрирует несоответствие его логики и принципов ведения споров в правовом государстве.
Следует подчеркнуть, что, в отличие от других европейских стран, этот метод дал конкретные результаты во Франции более двух лет. «Штандарт» получил множество защит от применения регламента ЕС со стороны нескольких органов, среди которых:
Генеральное управление морских дел, рыболовства и аквакультуры (DGAMPA),
Национальное управление разведки и таможенных расследований (DNRED),
Эти нестандартные и повторяющиеся действия, сопровождаемые юридически необоснованной коммуникацией о ограничительных мерах со стороны исполнительной власти, были доведены до Комиссии. 27 государств-членов Европейского совета напомнили Франции о порядке через решение CFSP № 2024/1744 от 24 июня 2024 г. Оно стало предметом первой безуспешной подачи в СЕС со стороны «Штандарта», как указано выше.
Разрушение его «французской крыши» после этого решения, вероятно, является источником фрустрации для Владимира Мартуса и может подтолкнуть его к конфликтной радикализации. Это была та же реакция, что и в 2007/2009 гг. при его споре по вопросам безопасности с инспектором Дмитрием Атлашкиным.
Как мы видели, частично запуск исков можно объяснить личностью, историей и социальным референтным полем Владимира Мартуса, а также интересами его советников. Однако невозможно рассматривать это дело в отрыве от текущего геополитического контекста и напряженности между Российской Федерацией и западными странами.
Необходимо обратить внимание на связи судна с режимом его страны происхождения. Этот подход приводит нас к выдвижению дополнительных гипотез.
ЧАСТЬ III Геополитические и информационные гипотезы
III.1. Медийная и нарративная инструментализация
Дело «Штандарта» выходит за рамки обычного административного спора. С 14 июля 2024 года коллектив и его представитель были публично обозначены агентством RIA Novosti, российским информационным агентством, в нарративе, враждебном европейским санкциям. -> РИА Новости, «Фрегат « Штандарт » стал мишенью проукраинских активистов в ЕС», 14 июля 2024 г.
С тех пор несколько российских СМИ транслируют согласованное видение дела. Для них Владимир Мартус представлен как символ сопротивления санкциям. Такое представление усиливает его вовлечённость. Параллельно оно служит пропаганде режима, придаёт ему легитимность и видимость, одновременно создавая впечатление слабой или неэффективной европейской оппозиции против российских манёвров. -> Комсомо́льская пра́вда, «Российский парусник «Штандарт» сделает третью попытку нарушить европейские санкции», 6 августа 2024 г.
Это совпадение:
заранее обречённых на неудачу европейских судебных процедур,
их освещения российскими СМИ,
и повторяющейся риторики виктимизации,
порождает гипотезу информационной инструментализации, при этом на данном этапе невозможно установить наличие намерения или командования.
Важно подчеркнуть, что речь не идёт о «вовлечении» Владимира Мартуса против его воли пропагандой режима. Это был осознанный выбор самого Мартуса, что подтверждается его видеоинтервью для российских информационных агентств.
Следует подчеркнуть: Франция — единственная страна, в отношении которой Владимир Мартус инициировал судебные действия, несмотря на то, что она была и остаётся самым снисходительным государством по отношению к «Штандарту».
Только в 2025 году, в условиях общего запрета, российская фрегата заходила в Вандею и Морбиан, а также длительно и часто оставалась в Ла-Рошель (Шарант-Маритим).
В «атлантической Калининградской зоне» префектура ясно дала понять, что не намерена выполнять постановление Суда ЕС от 22 августа 2025 года. Чтобы оправдать свою позицию, она искусственно противопоставляет европейский регламент морскому праву, при этом не учитывая, что Конвенция SOLAS (Safety of Life at Sea) включена в пункт 4 санкций, применяемых к «Штандарту».
Sud-Ouest, 17 сентября 2025 г.: «Над европейским правом действует международное морское право. Оно указывает, что в случае технической необходимости или неблагоприятной погоды суда должны иметь возможность заходить в ближайшие порты. Любой порт обязан принять «Штандарт» при необходимости», — сообщает директор кабинета. Источник
Судно запрещено во всех европейских портах, независимо от того, входят они в ЕС или нет. Неудача летнего тура 2025 года продемонстрировала строгую реализацию ограничительных мер. Запланированные заходы в Ирландию, Великобританию, Норвегию, Данию, Бельгию, Испанию и Португалию пришлось отменить. Для Испании и Португалии «Штандарт» дополнительно запрещён во внутренних водах. Пять членов экипажа или клиентов судна были задержаны португальскими властями в сентябре 2025 года. Однако ни одна судебная процедура против этих государств не инициировалась.
Эта асимметрия указывает на стратегический выбор Франции в качестве поля противостояния по нескольким причинам:
Долгое стремление французских властей к компромиссам или толерантность к обходным практикам создавали юридически используемое пространство.
Конфиденциальные льготы, ранее предоставленные «Штандарту», были использованы Владимиром Мартусом и Тьерри Клерком для давления на французские власти, поставив их в уязвимое процессуальное положение.
Судебная система Франции, вероятно, позволяет легче многократное инициирование исков, даже если они не имеют приостановительного эффекта.
Другие страны действовали быстро и ясно, оставляя мало пространства для оспаривания.
Во Франции дело «Штандарта» длится более трёх с половиной лет. В других государствах оно было решено менее чем за пятнадцать дней после уведомления их властей коллективом.
С учётом вышеизложенного не будет неправомерным считать, что дело «Штандарта» существует во Франции лишь потому, что оно было создано в самом сердце её государственного аппарата. Даже не учитывая возможные каналы влияния, ответственность здесь гораздо выше, чем у юристов «Штандарта» или его капитана. Последний лишь воспользовался предоставленной ему возможностью.
В этом контексте Францию можно рассматривать как «слабое звено», которое некоторые акторы стремятся инструментализировать.
Эта ситуация усиливает гипотезу о том, что «Штандарт» может способствовать созданию внутренних споров и ослаблению доверия к национальным и европейским институтам. Как напоминал начальник штаба вооружённых сил (CEMA), Франция является одной из приоритетных целей стратегии российского вмешательства. -> LCI, генерал Тьерри Бюркард (CEMA), «Большое досье: Франция — цель номер один для Путина. Предупреждение», 11 июля 2025 г.
III.3. Стратегия хаоса и дестабилизация
Не предвосхищая уровень сознания или намерения, повторяющиеся действия Владимира Мартуса могут вписываться в более широкую динамику дестабилизации. Эти иски, судебный террор и сопровождаемая медиаподдержка могут быть направлены, в частности, на:
Создание разломов в гражданском обществе и во взаимоотношениях граждан с властями.
Подпитывание протестов против национальных и европейских институтов.
Подрыв доверия к праву и эффективности санкций, создавая впечатление, что их можно обойти.
Если «Штандарт» играет роль, намеренно или нет, в стратегии европейской дестабилизации, его кажущееся сложное финансовое положение может быть не решающим.
Внимание будет сосредоточено скорее не на сборе пожертвований, а на целях, которые преследуются, и на схемах оплаты судебных споров и юридических консультаций.
ЧАСТЬ IV Открытые направления и аналитическое завершение
Без претензии на полноту, может быть полезно рассмотреть и другие углы. Более косвенные элементы могут пролить свет на устойчивость этих исков, хотя ни один из них не установлен с полной уверенностью.
Инициированные процедуры могут служить для документирования символического сопротивления, независимо от шансов на юридический успех.
Они также могут сохранять неопределённость относительно практических последствий, даже если право остаётся неизменным.
Множество исков может также использоваться для оценки институциональной терпимости, наблюдения за административными и судебными реакциями или выявления возможных процедурных уязвимостей.
Каждое поражение может мобилизовать сторонников, воспринимаемое как враждебность, упорство или отказ завершить конфликт. Продолжение процесса тогда кажется предпочтительнее принятия окончательного поражения.
Эти аналитические направления, дополняющие друг друга, остаются гипотетическими и направлены на лучшее понимание процессуального поведения. Их трудно интерпретировать согласно обычным стандартам юридической рациональности.
Иски в административный суд (ТА) Ренна и в Суд ЕС демонстрируют сложную стратегию. Коллектив ограничивается представлением проверяемых фактов, фиксирует несоответствия и предлагает открытые гипотезы, не формулируя обвинений и не утверждая достоверность.
В обоих инстанциях «Штандарт» демонстрирует явную юридическую слабость:
в ТА Ренна возражение по существу не имеет основания;
в Суде ЕС иск по толкованию регламента имеет крайне низкие шансы на успех.
Иски не имеют приостановительного действия и юридически неэффективны. Они продолжаются несмотря на ясные и согласованные решения, что оправдывает анализ, выходящий за рамки строгого юридического подхода. Эти действия могут рассматриваться как процессуальный террор, с возможной инструментализацией Франции как стратегической площадки для действий.
В этой нестандартной ситуации коллектив считает, что постановка вопросов является аналитическим, а не обвинительным подходом, способствуя пониманию феномена, выходящего за рамки простого случая «Штандарта».
Читателей приглашают делиться своими гипотезами в комментариях, анонимно или под именем. Их вклад будет включён в обновления этой статьи.
Le présent texte expose des décisions de justice, des documents administratifs, des sources européennes et russes, des données économiques, les contentieux en cours et les précédents ignorés.
Cet article rassemble, de manière méthodique et équilibrée, l’ensemble des pistes contribuant à tenter de comprendre la persistance des recours du navire russe “Shtandart”, MMSI 518999255. Toutes sont examinées avec la même rigueur, sans hiérarchie ni conclusion imposée. Il constitue une base de données analytique inédite, fondée sur des éléments factuels et documentés qui, pour certains, n’ont été ni publiés ni traités, à ce jour, par aucun média français.
⚠️ Précisions méthodologiques
Tous les axes d’examen sont abordés dans ce document. On envisage l’intérêt des avocats, la dimension psychologique, les pratiques relatives à la faiblesse de l’État de droit, les logiques de type “krysha russe”. On s’interroge sur le choix de la France comme cible ou le rôle potentiel de Vladimir Martus dans une stratégie de déstabilisation. Ces vecteurs sont formulés à titre d’hypothèses. Le collectif n’en privilégie aucune. Il n’affirme pas qu’une seule d’entre elles soit véridique.
No Shtandart in Europe se base exclusivement sur des sources primaires vérifiables et n’a pas vocation à produire des opinions ou à tirer des conclusions définitives sur les motivations personnelles ou stratégiques du capitaine du navire russe. Du fait de l’extrême irrationalité apparente de ces recours, le collectif a souhaité néanmoins lancer une réflexion ouverte, dans laquelle la participation et l’analyse critique de chacun sont les bienvenues.
Toutes les décisions résultant des procédures précédentes ont été défavorables aux plaignants.
b) Plaignants
Ces deux nouvelles procédures judiciaires, comme les précédentes, sont menées au nom de trois acteurs :
Vladimir Martus, citoyen russe, capitaine et propriétaire de facto du Shtandart,
MartusTVGmbH, société commerciale de Vladimir Martus, gestionnaire du navire,
Mariia Martus, fille de Vladimir Martus, propriétaire officielle du Shtandart, titulaire d’un passeport finlandais.
c) Nouveaux recours soumis
Le Télégramme, 25 novembre 2025 : …l’interdiction d’accès à tous les ports européens a été confirmée par le tribunal de la cour de justice européenne, lors d’une ordonnance rendue le 22 août 2025. Dernière décision juridique en date après celles, allant dans le même sens, rendues par le tribunal administratif de Rennes et le Conseil d’État, en 2024. Avocat du Shtandart, Maître Thierry Clerc précise qu’un pourvoi a été formé contre l’ordonnance du tribunal de l’Union européenne… et qu’une procédure au fond en nullité est toujours pendante devant le tribunal administratif de Rennes. Source
I.2. Inefficacité juridique avérée
a) Recours au tribunal administratif (TA)de Rennes
Il s’agit d’un mémoire en réplique* introduisant une contestation de l’ordonnance nº 2403878 du 11 juillet 2024. Celle-ci validait l’arrêté préfectoral du Finistère interdisant l’accès du Shtandart aux ports du département.
* Le mémoire en réplique déposé le 4 octobre 2024 relève d’une instance distincte au fond. Il est formellement recevable, mais n’a plus d’effet juridique réel au regard des décisions déjà intervenues.
Il y apparaît des erreurs factuelles. Les arguments sont confus, généraux et répétitifs. Ils ont été utilisés dans les précédentes tentatives visant à contester la légalité de la décision préfectorale. La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) ayant déjà validé les positions du collectif No Shtandart in Europe, ce mémoire ne peut pas inverser le cours des décisions ni annuler l’arrêté.
La position juridique du Shtandart est inchangée. Le navire russe reste soumis aux sanctions et aux arrêtés préfectoraux .
b) Recours devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE)
Les embarcations concernées par les sanctions sont définies au paragraphe 3(a) de l’article 3 sexies bis du règlement UE nº 833/2014. Le texte initial indiquait : « Tout navire relevant des conventions maritimes pertinentes ». L’article 4 nonies bis de la décision de politique étrangère et de sécurité commune (PESC) nº 2024/1744 du 24 juin 2024 a apporté une précision (« clarification » dans le texte en anglais) spécifiant« y compris les répliques de navires historiques ».
Le premier recours du Shtandart devant la CJUE demandait l’annulation de cet amendement. La Cour a rejeté la plainte en spécifiant que, de toute façon, le Shtandart entrait dans le champ des sanctions portuaires depuis le 16 avril 2022.
Le deuxième recours du Shtandart, affaire AC-686/25, devant la CJUE, dont il est question ici, conteste cette « interprétation ». Une nouvelle fois, il sera tenté de démontrer que le navire russe n’entre pas dans le champ des sanctions en raison probablement :
de son nouveau pavillon de complaisance, Îles Cook depuis le 6 juin 2024
de son mode de construction,
de son caractère « associatif » (non justifié),
de sa gestion par une société (russe) domiciliée en Allemagne,
de sa vocation (contestable) de « navire école »,
de sa nouvelle propriétaire prête-nom, depuis le printemps 2024, une citoyenne russe ayant un passeport finlandais,
de sa dimension « culturelle » et « patrimoniale »…
L’action, si tant est qu’elle soit admise, a des chances extrêmement faibles. La décision précédente a confirmé les arguments du collectif No Shtandart in Europe.
Le recours n’a aucun effet suspensif sur les sanctions ou sur les arrêtés préfectoraux existants. Il n’a pas d’impact réel sur la légalité des actions contre le navire.
c) Recours sans effet et persistance paradoxale
Ces deux procédures partagent plusieurs caractéristiques :
elles ne suspendent aucune mesure,
elles n’ouvrent aucune voie juridique nouvelle,
elles s’inscrivent dans le cadre d’un isolement européen complet du Shtandart.
I.3. Irrationalité économique et opérationnelle
a) Impact financier sur le Shtandart et ses soutiens
Indépendamment de leur valeur juridique limitée, ces recours engendrent des coûts significatifs pour le Shtandart et ses soutiens. Entre les frais d’avocat, les dépôts de mémoire et les procédures devant la CJUE, chaque démarche mobilise des ressources significatives. Cependant, le navire fait état d’un manque de liquidité. Cela a été annoncé notamment dans la presse russe. -> RIA Novosti,« Фрегату « Штандарт » не хватает средств на ремонт » (La frégate « Shtandart » manque de fonds pour ses réparations), 17 octobre 2024
Vladimir Martus lance des campagnes d’appel aux dons sur le site web du navire et sur ses réseaux sociaux. -> Shtandart.eu, « Support the Shtandart ship »
L’entité récipiendaire, Martus TV GmbH, y est présentée comme une association sans but lucratif. Il s’agit en fait d’une entreprise commerciale domiciliée dans une boîte postale de Hambourg. Elle est détenue, contrôlée et dirigée par le capitaine et propriétaire de facto du Shtandart. Il est utile de savoir que le Shtandart partage un certain nombre de pratiques communes à d’autres navires russes. Elles font, aujourd’hui, l’objet d’une attention soutenue de la part des pays occidentaux. -> No Shtandart in Europe, « Pourquoi le navire sous sanctions Shtandart fait-il partie de la flotte fantôme russe ? » 25 juillet 2025
Plutôt que de modifier la situation juridique, de tels recours paraissent épuiser les ressources du Shtandart. Ils démontrent l’impossibilité pour Martus de soutenir durablement – par lui-même – une stratégie judiciaire coûteuse, tout en maintenant l’apparence d’une action continue.
b) Impasse opérationnelle
Selon Vladimir Martus, les prestations, lors des festivals maritimes, sont normalement la première source de financement du Shtandart. La participation à ce type d’événement est devenue impossible en Europe, y compris en France. La seule exception pour l’année 2025 fut la Semaine du Golfe dans le Morbihan, du 26 mai au 1er juin. -> No Shtandart in Europe, « Que faut-il conclure de la participation de la frégate russe « Shtandart » à la Semaine du Golfe 2025 ? » 13 décembre 2025
Il ne subsiste qu’une activité complémentaire. Elle consiste à prendre à bord des passagers payants, appelés « stagiaires ». Cependant, les possibilités d’embarquement et de débarquement se sont très fortement réduites créant de fortes incertitudes allant jusqu’à l’annulation des prestations. Le programme est devenu peu attractif. En août et sur une partie de septembre 2025, en pleine saison, le Shtandart est resté à quai à La Rochelle ou au mouillage sous le vent de l’île d’Aix.
A contrario, arrivée au cours de l’automne 2025, en Turquie, la frégate russe a pu participer à un tournage de film et enchaîner les croisières. Un témoignage y a fait état de la présence de 37 personnes à bord, équipiers et/ou passagers. L’auteur indique que ce nombre était très largement supérieur à l’effectif du Shtandart dans les pertuis charentais. Il semblerait donc logique que le navire reste en Méditerranée orientale.
En conséquence, les recours et l’objectif affiché de maintenir une présence dans les ports français apparaissent difficilement justifiables par des considérations économiques publiques.
I.4. Première hypothèse explicative minimale
Les principaux bénéficiaires du maintien de ces recours sont Me Thierry Clerc et les autres avocats du Shtandart. Chaque procédure génère des honoraires, et nécessite de nouvelles démarches, leur causant ainsi un intérêt financier direct. On ne peut exclure le fait qu’ils promettent de manière excessivement optimiste à Vladimir Martus un succès hypothétique, afin de le convaincre de poursuivre des recours juridiquement faibles et coûteux.
Cette dynamique suggère que Vladimir Martus n’agirait pas toujours de manière autonome. Il est possible que ses recours puissent être en partie instrumentalisés par ses avocats. Parallèlement, le capitaine du Shtandart doit constater que les interventions de ses conseils l’ont affecté tant financièrement que tactiquement.
En attaquant l’arrêté du préfet du Finistère et en perdant son référé le 11 juillet 2024, Me Thierry Clerc a été à l’origine d’une jurisprudence. Elle a causé, directement ou indirectement, les arrêtés préfectoraux des Côtes d’Armor, d’Ille-et-Vilaine et de la Manche où, jusqu’alors, le Shtandart faisait escale régulièrement.
Il aurait été plus avantageux pour le navire russe de prendre acte du bannissement finistérien, de manière discrète. Il aurait pu poursuivre plus aisément son activité, là où il avait encore des opportunités de contournement du règlement européen.
Au lieu d’agir avec réserve, Vladimir Martus a tenté de forcer l’accès à la rade de Brest, le 11 juillet 2024. Il en a été empêché par un patrouilleur de la marine nationale. Il a fait une communication médiatique centrée sur la dénonciation de la décision du préfet lors des fêtes maritimes de Brest 2024 et a tenu une réunion devant un public nombreux. Vladimir Martus y dénonçait l’ « injustice » européenne et la soumission de la France à Bruxelles. Plusieurs médias ont rendu compte de cet événement. -> Ouest-France, « Une décision injuste de l’Europe ! » À Brest, le capitaine du navire russe banni à l’offensive », 17 juillet 2025
L’action en référé était une initiative juridiquement contre-productive de la part des conseils du Shtandart. Mais le capitaine du navire a contribué à son impact négatif en lui assurant une large publicité. Elle ne pouvait plus être ignorée par l’opinion et les représentants de l’État.
Quoi qu’il en soit, on ne peut vraisemblablement pas considérer que les conseils du Shtandart soient les seuls décisionnaires concernant ces contentieux. La personnalité de Vladimir Martus est probablement un des autres éléments déclencheurs.
PARTIE II Hypothèses liées à la personnalité et au référentiel de Vladimir Martus
II.1. Dimension psychologique de l’entêtement
Au-delà des aspects juridiques et financiers, l’entêtement de Vladimir Martus pourrait s’expliquer par une dimension psychologique. Son maintien de recours perdus d’avance semble relever de plusieurs mécanismes :
la fierté personnelle et la protection de son image,
la persistance face aux investissements déjà engagés (biais des coûts irrécupérables),
un besoin de contrôle et de pression sur les autorités et sur le collectif,
ainsi qu’une rigidité cognitive qui rend difficile l’acceptation d’une défaite.
L’état d’esprit de Vladimir Martus et son rapport aux autorités peuvent se comprendre à travers ses propos tenus, le 18 août 2024, sur la page Facebook de Shandart Project. Il faisait référence aux directives du préfet maritime commandant en chef pour l’Atlantique.
Shandart Project, 18 août 2024 : « Restrictions for port entry from Maritime administration is (sic) still in force. Sometimes it become (sic) even more ridiculous, see copies of their mails below. » Source
Il convient également de rappeler le déroulement de son conflit avec l’inspecteur des transports des eaux du Nord en Russie, Dmitry Atlashkin. Ses infractions, ses erreurs et, déjà, son entêtement l’avaient amené à fuir les ports et les eaux russes, en 2009. On lira, ci-dessous, ce qu’il confiait, presque dix ans plus tard :
Zhizn’ mechty, 2018 : “J’ai réussi à ce que nous soyons inscrits au registre fluvial. Et on nous a même donné la permission d’aller à Vyborg. Maintenant je comprends que c’était un grand geste, mais je ne l’avais pas apprécié à juste valeur… Je pense qu’aujourd’hui, je me comporterais avec plus de souplesse et de diplomatie dans de nombreux domaines. Mais alors j’étais jeune, sexy.” Source
Bien que cela puisse paraître surprenant, la personnalité de Vladimir Martus est un paramètre qu’il est nécessaire de prendre en compte dans une affaire impliquant l’État français, l’Union européenne et un représentant de la culture impériale russe.
Cette lecture psychologique serait un des éléments permettant de comprendre pourquoi, malgré l’évidence juridique et le coût élevé des procédures, Martus continue à engager des actions dilatoires. Il s’agirait alors autant d’un comportement de harcèlement procédural que d’une manifestation de motivations personnelles profondes. Mais il est tout aussi judicieux de prendre connaissance de la matrice qui a façonné le capitaine russe.
II.2. Décalage de socialisation juridique
Une hypothèse mérite examen : le décalage profond entre le cadre de référence dans lequel raisonne Vladimir Martus et celui d’un acteur socialisé dans un État de droit européen.
Face à des décisions juridictionnelles désormais concordantes et stabilisées un acteur français ou européen aurait très vraisemblablement renoncé à des contentieux non suspensifs, coûteux et dépourvus de toute perspective juridique crédible.
Or, le comportement observé dans l’affaire du Shtandart s’inscrit à rebours de cette rationalité. Il suggère une autre logique, dans laquelle le droit n’est pas nécessairement perçu comme un mécanisme destiné à trancher un litige, mais comme un outil parmi d’autres dans un rapport de force plus large, symbolique, politique ou informationnel.
Cette différence peut s’expliquer par des modes de socialisation juridique et politique distincts, marqués notamment par :
un rapport différent à la décision judiciaire,
une autre perception de la notion de défaite,
une valorisation possible de la persistance dans la confrontation.
La particularité du système russe est présentée dans un article d’Isabelle Mandraud. Son document peut permettre d’envisager de nouvelles clefs d’explication. -> Le Monde, “En Russie, l’Etat de droit en question”, 17 juin 2019.
Il ne s’agit pas de porter un jugement de valeur ni de tirer des conclusions définitives, mais de constater que cette incompréhension entre deux sphères normatives peut contribuer à expliquer l’acharnement procédural observé.
Dans un contexte de faiblesse ou d’inexistence de l’État de droit, le citoyen russe doit, par ailleurs, obtenir une protection dès lors que lui-même ou son activité sortent du registre ordinaire. Cette protection appelée “krysha” est un paramètre incontournable.
II.3. Logique de “krysha” et effondrement du système de protection
Le comportement de Vladimir Martus peut également s’expliquer par l’origine de sa culture politique. Dans cet environnement, les recours et procédures sont fréquemment utilisés comme instruments de pression ou de négociation, plutôt que comme moyens impartiaux de faire valoir ses droits.
En Russie, le système politico-administratif fonctionne souvent selon la logique de la krysha* plutôt que sur le respect strict de la loi. * Krysha (russe “toit”) : système de protection informelle fondé sur des réseaux d’influence, visant à contourner ou à instrumentaliser le droit.
La krysha n’est pas une dérive. Elle découle de l’absence d’État de droit en Russie, et est un réflexe pour ceux qui n’ont jamais appris à se soumettre à une règle impersonnelle. Dans ce cadre, le comportement de Vladimir Martus — fait de contournements, de narratifs alternatifs, d’interpositions, de prête-nom et de recours à une structure écran — ne relève pas d’une simple stratégie individuelle. Il fait référence à un schéma culturel et politique bien documenté par la presse : celui de la substitution de la loi par la protection.
Cette approche, transposée dans un autre espace, illustre l’incompatibilité entre sa façon de raisonner et les principes du contentieux dans un État de droit.
Il faut néanmoins souligner que, à la différence des autres pays européens, cette méthode a produit des effets concrets en France pendant plus de deux ans. Le Shtandart a obtenu de nombreuses protections contre l’application du règlement UE de la part de plusieurs organismes, parmi lesquels :
la direction générale des Affaires maritimes de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA),
la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED),
Ces traitements hors normes, répétés et accompagnés d’une communication juridiquement infondée des mesures restrictives émanant du pouvoir exécutif ont été signalés à la Commission. Les 27 États membres du Conseil européen ont rappelé à l’ordre la France via la décision PESC nº 2024/1744 du 24 juin 2024. Celle-ci a fait l’objet de la première saisine infructueuse de la CJUE par le Shtandart comme présenté ci-dessus.
L’effondrement de sa “krysha” française depuis cette décision constitue probablement une source de frustration pour Vladimir Martus et pourrait le pousser à uneradicalisation conflictuelle. C’est la même réaction qu’il avait eu, en 2007/2009, lors de son litige sur la sécurité avec l’inspecteur Dmitry Atlashkin.
Ainsi que nous l’avons vu, il est éventuellement possible d’expliquer partiellement le déclenchement des recours par la personnalité, l’historique et le référentiel sociétal de Vladimir Martus ainsi que par l’intérêt de ses conseils. On ne peut néanmoins envisager cette affaire en s’affranchissant du contexte géopolitique actuel et des tensions entre la Fédération de Russie et les pays occidentaux.
Il convient de s’y intéresser compte-tenu des liens du navire avec le régime de son pays d’origine. Cette approche nous conduit à émettre des hypothèses additionnelles.
PARTIE III Hypothèses géopolitiques et informationnelles
III.1. Instrumentalisation médiatique et narrative
Le cas du Shtandart s’inscrit dans une dimension plus large que celle d’un contentieux administratif.
À partir du 14 juillet 2024, le collectif et son porte-parole ont été publiquement désignés par RIA Novosti, agence d’information russe, dans un registre narratif hostile aux sanctions européennes. -> RIA Novosti,“Фрегат « Штандарт » стал мишенью проукраинских активистов в ЕС”, (La frégate « Shtandart » prise pour cible par des militants pro-ukrainiens dans l’UE), 14 juillet 2024.
Depuis lors, plusieurs organes de presse russes relaient une lecture convergente de l’affaire. Pour eux, Vladimir Martus est mis en scène comme symbole de résistance aux sanctions. Une telle présentation renforce son engagement. Parallèlement, elle sert la propagande du régime. Elle lui donne légitimité et visibilité tout en alimentant la perception d’une opposition européenne faible, voire inefficace, face aux manœuvres russes. -> Komsomolskaïa Pravda, “Le voilier russe Shtandart va tenter pour la troisième fois de violer les sanctions européennes (Ru)”, 6 août 2024.
Cette convergence entre :
des procédures judiciaires européennes vouées à l’échec,
leur relais par des médias russes,
et un discours de victimisation récurrent
soulève l’hypothèse d’une instrumentalisation informationnelle, sans qu’il soit possible, à ce stade, d’inférer une intention ou un commandement.
Il est important de souligner qu’il n’est pas question d’une “récupération” de Vladimir Martus, contre son gré, par la propagande du régime. Il s’agit bien d’un choix délibéré de ce dernier comme le montre ses vidéos d’ “interviews” adressées aux agences d’information russe.
Un élément mérite d’être souligné : la France est le seul pays à faire l’objet d’actions contentieuses de Vladimir Martus, alors même qu’elle a été et est encore l’État le plus accommodant à l’égard du Shtandart.
Pour la seule année 2025, dans ce contexte de bannissement général, la frégate russe a accosté en Vendée et dans le Morbihan. Elle a également séjourné longuement et fréquemment à La Rochelle (Charente-Maritime).
À ce titre, dans la “Kaliningrad atlantique”, la préfecture a clairement indiqué qu’elle n’entendait pas se conformer à l’ordonnance émise le 22 août 2025 par la CJUE. Pour justifier sa position, elle oppose le règlement européen au droit maritime de manière artificielle. Elle omet de considérer que la convention SOLAS (Safety of Life at Sea) est prise en compte dans le paragraphe 4 des sanctions s’appliquant au Shtandart.
Sud-Ouest, 17 septembre 2025 : « Au-dessus du droit européen, s’applique le droit international de la mer. Ce dernier indique qu’en cas de besoin technique ou de météo défavorable, les bateaux doivent pouvoir faire escale dans les ports à proximité. N’importe quel port est ainsi dans l’obligation d’accueillir le ‘‘Shtandart’’ en cas de besoin », relate le directeur de cabinet. Source
Le navire est interdit dans tous les ports européens, qu’ils soient ou non dans l’Union. L’échec de la tournée estivale en 2025 a montré l’application stricte des mesures restrictives. Les accostages planifiés en Irlande, au Royaume-Uni, en Norvège, au Danemark, en Belgique, en Espagne et au Portugal ont dû être annulés. Pour ces deux derniers pays, le Shtandart est, en plus, banni de leurs eaux territoriales. Cinq équipiers ou clients du Shtandart ont, d’ailleurs, été interpellés par les forces de l’ordre portugaises en septembre 2025. En revanche, aucune procédure judiciaire n’a été engagée contre aucun de ces États.
Cette asymétrie suggère une sélection stratégique de la France comme terrain d’affrontement, pour plusieurs raisons :
Le fait que les autorités françaises aient longtemps cherché des accommodements, voire toléré des pratiques de contournement, laissant un espace exploitable juridiquement.
Les passe-droits confidentiels précédemment octroyés au Shtandart ont été partagés par Vladimir Martus et Thierry Clerc à des fins de pression sur les autorités françaises, qui se retrouvent placées en situation de fragilité contentieuse.
Le système judiciaire français, permet probablement plus facilement la multiplication de recours, même non suspensifs
Les autres pays ont agi rapidement et clairement, laissant peu d’espace à la contestation.
En France, l’affaire du Shtandart dure depuis plus de trois ans et demi. Dans les autres États, elle a été réglée en moins de quinze jours, dès lors que leurs autorités avaient été alertées par le collectif.
Au vu de ce qui précède, il ne serait pas infondé de considérer que l’affaire du Shtandart n’existe en France que parce qu’elle a été construite au cœur de son appareil d’État. Sans même parler d’éventuels relais d’influence qui s’y trouveraient, celui-ci porterait une responsabilité bien plus importante que les juristes du Shtandart ou son capitaine. Ce dernier n’aurait finalement agi qu’en exploitant l’opportunité qui lui était offerte.
Dans ce contexte, la France peut être perçue comme un « maillon faible », que certains acteurs cherchent à instrumentaliser.
Cette situation renforce l’hypothèse que le Shtandart pourrait notamment contribuer à créer des controverses internes et à y fragiliser la confiance dans les institutions nationales ou européennes. Comme le rappelait le chef d’état-major des armées (CEMA), la France est un des objectifs prioritaires de la stratégie d’ingérence russe. -> LCI, Général Thierry Burcard (CEMA), “Le grand dossier, la France cible numéro un de Poutine. L’alerte”, 11 juillet 2025
III.3. Stratégie du chaos et déstabilisation
Sans préjuger de son niveau de conscience ou d’intention, les actions répétées de Vladimir Martus peuvent également s’inscrire dans une dynamique de déstabilisation plus globale. Ces recours, le harcèlement judiciaire et la médiatisation associée peuvent viser notamment à :
Créer des fractures dans la société civile et dans la relation entre citoyens et autorités.
Alimenter la contestation contre les institutions nationales et européennes.
Éroder la confiance dans le droit et dans l’effectivité des sanctions, en donnant l’impression qu’elles peuvent être contournées.
Si le Shtandart joue un rôle, intentionnel ou non, dans une stratégie de déstabilisation européenne, son apparente situation financière difficile pourrait ne pas être déterminante.
L’attention porterait alors moins sur les appels aux dons que sur les objectifs poursuivis et les circuits de paiement des contentieux et des conseils juridiques.
Sans prétendre à l’exhaustivité, il peut être utile d’explorer d’autres angles. Des éléments plus indirects pourraient éclairer la persistance de ces recours, sans qu’aucun ne soit établi de façon certaine.
Les procédures engagées pourraient avoir pour fonction de documenter une résistance symbolique, indépendamment des chances de succès juridique.
Elles peuvent aussi maintenir une ambiguïté sur les conséquences pratiques, même si le droit reste inchangé.
La multiplication des recours peut également servir à évaluer la tolérance institutionnelle, à observer les réactions administratives et juridictionnelles, ou à détecter d’éventuelles failles procédurales.
Chaque revers pourrait mobiliser les soutiens, perçu comme une hostilité, un acharnement ou un refus de clore le conflit. La poursuite du litige apparaîtrait alors préférable à l’acceptation d’une défaite définitive.
Ces pistes d’analyse, complémentaires, restent hypothétiques et visent à mieux comprendre un comportement procédural. Il demeure difficile à interpréter selon les standards habituels de la rationalité juridique.
Les recours au tribunal administratif (TA) de Rennes et à la CJUE révèlent une stratégie complexe. Le collectif se limite à la présentation de faits vérifiables, constate les incohérences et propose des hypothèses ouvertes, sans formuler d’accusations ni de certitudes.
Dans les deux instances, le Shtandart présente une faiblesse juridique manifeste :
au TA de Rennes, le mémoire en réplique est dépourvu de fondement ;
à la CJUE, le recours sur l’interprétation du règlement est peu susceptible de succès.
Les recours sont sans effet suspensif et juridiquement inefficaces. Ils persistent malgré des décisions claires et concordantes, justifiant une analyse dépassant le strict cadre juridique. Ces démarches peuvent être interprétées comme un harcèlement dilatoire, avec une possible instrumentalisation de la France comme terrain d’action stratégique.
Dans cette situation atypique, le collectif estime que formuler des questions relève d’une démarche analytique et non accusatoire, contribuant à la compréhension d’un phénomène dépassant le simple cas du Shtandart.
Les lecteurs sont invités à partager leurs hypothèses en commentaires, de manière nominative ou anonyme. Leurs contributions seront incluses dans les mises à jour de cet article.
Conte humoristique de Noël : Vladimir Martus face à la frégate Shtandart, ses déconvenues judiciaires, Thierry Clerc, Michel Balique et l’insaisissable collectif No Shtandart in Europe. « Conte de Noël » — Vladimir Martus et le Shtandart
Юмористическая рождественская история: Владимир Мартус сталкивается с фрегатом «Штандарт», своими судебными неудачами, Тьерри Клерком, Мишелем Балика и неуловимым коллективомNo Shtandart in Europe. « Рождественская сказка » — Владимир Мартус и Штандарт
Humorous Christmas tale: Vladimir Martus faces the frigate Shtandart, his judicial setbacks, Thierry Clerc, Michel Balique, and the elusive No Shtandart in Europecollective. “A Christmas Tale” — Vladimir Martus and the Shtandart
« Conte de Noël » — Vladimir Martus et le Shtandart
Vladimir Martus est assis seul dans sa cabine. La lumière douce du soir oscille avec le roulis du navire. Sur l’écran de son ordinateur s’affiche le titre de l’article :
Il fronce les sourcils, serre les lèvres et boit une gorgée de thé avec hésitation.
« Чёрт побери… (Bon sang…) Ils ont vraiment tout mis noir sur blanc. Quel monstre de texte… Ça va être long. »
Les faits défilent lentement : décisions de justice, références officielles, sources documentées. Martus lit attentivement, un doigt posé contre ses lèvres.
« Chaque mouvement. Chaque erreur. Ils savent tout. Absolument tout. »
Comme un mauvais dossier pénal . Ou comme un très bon .
Puis vient l’analyse psychologique. Son entêtement, son obsession du contrôle, son orgueil blessé, sa peur de perdre — tout est disséqué avec une précision chirurgicale. Une main crispée sur l’accoudoir, l’autre soutenant son menton.
« Никто… никогда… (Personne… jamais…) Personne ne m’a jamais lu comme ça. Comme sous un microscope. Ce n’est plus une analyse… C’est une autopsie. Très désagréable. »
Puis la France apparaît comme un champ de bataille. Les médias russes. La « stratégie du chaos ». Ses actions sont replacées dans un cadre géopolitique bien plus vaste que lui.
Ses yeux s’écarquillent. Sa respiration s’accélère.
« Они всё поняли. (Ils ont tout compris.) Et si je remets les pieds en France… ça pourrait me coûter très cher. Très cher. »
Puis vient Thierry Clerc.
« Этот Клерк… (Ce Clerc…) Ce maudit avocat… Il m’a planté droit sur les cailloux. Complètement. Il m’a promis des victoires qui n’ont jamais existé. Honoraires après honoraires, il m’a poussé vers de nouvelles procédures — toutes perdues d’avance. Чёрт возьми ! (Bon sang !) C’est lui qui a causé le naufrage juridique du Shtandart. Et maintenant, il en veut encore — encore des actions, encore des honoraires, encore des défaites. »
La mâchoire de Martus se crispe.
« Il s’est servi de moi. Comme d’une vache à lait . Et du bateau — comme d’un support de facturation. »
Puis vient Michel Balique.
« Этот Балиκ… какой балласт ! (Ce Balique… quel boulet !) Son truc, c’est de parler dans tous les sens. Se montrer dans des cocktails. Du bruit, du vide. Rien de sérieux. Pourquoi ne m’a-t-il pas prévenu ? »
Martus se lève d’un bond et fait les cent pas dans la cabine.
« Il m’a dit : “Grua est un imbécile, caché derrière son ordinateur.” Un imbécile ? Grua est un marin . Il connaît les Russes . Il connaît la Russie . C’est le premier Français à qui on ne peut pas raconter n’importe quoi — alors que tant de ses compatriotes ont avalé ce narratif naïvement. »
Il s’arrête net.
« Et le pire… c’est qu’il n’est pas seul. »
Presque à voix basse :
« Les Ukrainiens . Partout . Dans toute l’Europe . Ils nous lisent . Ils nous décryptent . Ils conseillent Grua de manière froide, stratégique, sans émotion. Et ils ont des réseaux. De vrais réseaux. »
Un sourire amer traverse son visage.
« Grua a déjà fait ça une fois. Il a lancé une mobilisation mondiale contre la livraison des navires Mistral. Et il l’a menée jusqu’au bout. Jusqu’à une victoire totale. Чёрт… (Bon sang…) c’était évident . Face à un type pareil, se contenter de baratin, c’était le naufrage assuré. »
Sa voix tremble.
« Grua nous a coulés. Et pas tout seul. L’insaisissable réseau No Shtandart in Europe est partout . Dans les tribunaux. Dans les administrations. Dans la presse. Dans les capitales. Ils ne lâcheront jamais. »
Il frappe la table du poing.
« C’est un cauchemar. Un vrai. Et tout ça à cause de ce… Balique. Quel nul. »
Dans un accès de rage, Martus saisit son mug et vide le thé directement sur le clavier. L’écran clignote.
Il se dirige vers la penderie, arrache le costume de Pierre le Grand de son cintre.
« Хватит с меня ! (Ça suffit !) »
Il monte sur le pont et jette le costume à la mer.
« Équipage ! Tout le monde sur le pont ! »
Les marins accourent.
« Affalez le pavillon des îles Cook ! Hissez celui de l’Union soviétique ! »
Le drapeau monte.
« Et maintenant — au pain sec et à l’eau. Pour tout le monde. Quinze jours. »
Il reste là, immobile, respirant lourdement. Dans la cabine, l’écran agonisant clignote encore, projetant sa lumière sur son visage.
Désormais, il le sait : chaque geste sera observé, chaque décision disséquée, chaque erreur exploitée. Silence.
Le Shtandart tangue doucement sur une mer glacée. Martus inspire profondément.
Le conte de Noël est terminé.
« Рождественская сказка » — Владимир Мартус и Штандарт
Владимир Мартус сидит в своей каюте. Мягкий вечерний свет качается вместе с судном. На экране компьютера — заголовок статьи:
Он хмурит брови, сжимает губы и осторожно отпивает чай из кружки.
— Чёрт побери… Они всё это действительно изложили чёрным по белому. Ну и простыня… Это будет долго.
На экране медленно прокручиваются факты, судебные решения, ссылки на документы. Мартус читает внимательно, прижав палец к губам.
— Каждое движение, каждая ошибка… Они знают всё. Всё! Как в плохом следственном деле. Или в хорошем.
Дальше — психологический разбор. Его упрямство, потребность в контроле, уязвлённая гордость, страх поражения — всё разложено по полочкам. Одна рука у него на подбородке, другая судорожно сжимает подлокотник кресла.
— Никто… никогда… Никогда меня так не читал. Как под микроскопом. Это уже не анализ… Это почти вскрытие. Неприятно. Очень.
Следующая часть — Франция как поле боя. Российские медиа. «Стратегия хаоса». Его действия вписаны в геополитическую картину, гораздо более широкую, чем он сам.
Глаза расширяются, дыхание учащается.
— Они всё поняли. И если я ещё раз сунусь во Францию… Это может мне очень дорого обойтись. Очень.
А потом — Тьерри Клерк.
— Этот Клерк… Этот адвокат чёртов… Он меня просто посадил на камни. Полностью. Обещал победы, которых не могло быть. Брал гонорары, подталкивал к новым искам — заранее проигранным. Чёрт возьми! Это он устроил юридическое кораблекрушение «Штандарта». И теперь ещё хочет продолжать — за мои деньги.
Мартус сжимает зубы.
— Использовал меня. Как дойную корову. А судно — как приманку для счетов.
И тут — Мишель Балик.
— Этот Балик… Какой же балласт! Его талант — болтать обо всём и ни о чём. Коктейли, позирование, пустые разговоры. Ноль содержания. Почему он меня не предупредил?
Мартус резко встаёт, начинает ходить по каюте.
— Он говорил: «Груа — идиот, сидит за компьютером». Какой идиот?! Груа — моряк. Он знает русских. Он знает Россию. Это первый француз, которому невозможно впарить сказки и нарративы, которые мои соотечественники глотали наивно и с восторгом.
Он останавливается.
— И самое страшное… Он не один.
Мартус почти шепчет:
— Украинцы. Повсюду. По всей Европе. Они нас читают. Они нас расшифровывают. Они советуют Груа стратегически, хладнокровно, без эмоций. И у них — сети. Настоящие сети.
Он с горечью усмехается.
— Этот Груа уже однажды провернул такое. Он запустил глобальную кампанию против поставки «Мистралей». И довёл её до полной победы. До конца. Чёрт… Это же было очевидно. С таким противником нельзя воевать болтовнёй.
Голос срывается.
— Груа нас утопил. И не в одиночку. Эта неуловимая сеть No Shtandart in Europe — она везде. В судах. В администрациях. В прессе. В столицах. Они не отстанут.
Он бьёт кулаком по столу.
— Это кошмар. Настоящий. И всё из-за этого… Балика. Какой же он ноль.
В ярости Мартус хватает кружку и выливает чай прямо на клавиатуру. Экран моргает.
Он идёт к шкафу, срывает с вешалки костюм Петра Великого.
— Хватит этого фарса!
Он выходит на палубу и швыряет костюм в море.
— Экипаж! Собрать всех!
Матросы бегут.
— Спустить флаг Островов Кука! — Поднять флаг Советского Союза!
Флаг взмывает вверх.
— А теперь — хлеб и вода. Всем. На пятнадцать дней.
Он стоит, тяжело дыша. В каюте мигает умирающий экран компьютера, освещая его лицо.
Теперь он знает: каждое его движение будут наблюдать, каждое решение — разбирать, каждую ошибку — использовать.
Тишина.
«Штандарт» покачивается на холодной воде. Мартус глубоко вдыхает.
Рождественская сказка закончилась
“A Christmas Tale” — Vladimir Martus and the Shtandart
Vladimir Martus sits alone in his cabin. The soft evening light sways with the ship. On his computer screen appears the article’s headline:
He frowns, lips pressed tight, and cautiously sips his tea.
“Damn it…” “They really put all of this down in black and white. What a monster of a text… This is going to take a while.”
Facts scroll slowly across the screen: court rulings, official decisions, documented sources. Martus reads carefully, a finger resting against his lips.
“Every move. Every mistake. They know everything. Everything.” Like a bad criminal case. Or a very good one.
Then comes the psychological analysis. His stubbornness, his obsession with control, wounded pride, fear of defeat — all dissected with surgical precision. One hand grips the armrest, the other props up his chin.
“No one… ever…” “No one has ever read me like this.” “Like under a microscope.” “This isn’t analysis anymore… It’s an autopsy.” “Unpleasant. Very unpleasant.”
Next: France as a battlefield. Russian media. The “strategy of chaos.” His actions are placed within a geopolitical framework far larger than himself.
His eyes widen. His breathing quickens.
“They understood everything.” “And if I ever set foot in France again…” “It could cost me dearly.” “Very dearly.”
Then comes Thierry Clerc.
“That Clerc…” “That damn lawyer…” “He ran me straight onto the rocks.” “Completely.” “He promised victories that never existed.” “Took fee after fee, pushed me into new lawsuits — all lost in advance.” “Damn it!” “He caused the legal shipwreck of the Shtandart.” “And now he wants more — more actions, more fees, more failures.”
Martus clenches his jaw.
“He used me.” “Like a cash cow.” “And the ship — as a billing device.”
And then — Michel Balique.
“That Balique… what dead weight!” “His specialty is talking nonsense in every direction.” “Cocktails, appearances, empty chatter.” “Zero substance.” “Why didn’t he warn me?”
Martus jumps to his feet and paces the cabin.
“He said: ‘Grua is an idiot, hiding behind a computer.’” “What an idiot?” “Grua is a sailor.” “He knows Russians.” “He knows Russia.” “He’s the first Frenchman who can’t be fooled by a narrative that so many of his compatriots swallowed naively.”
He stops.
“And the worst part…” “He’s not alone.”
Almost whispering, Martus says:
“Ukrainians.” “Everywhere.” “All across Europe.” “They read us.” “They decode us.” “They advise Grua strategically, coldly, without emotion.” “And they have networks. Real ones.”
A bitter smile crosses his face.
“Grua already did this once.” “He launched a global mobilization against the delivery of the Mistral ships.” “And he carried it through — all the way — to total victory.” “Damn it… it was obvious.” “Against a man like that, relying on empty talk was suicide.”
His voice cracks.
“Grua sank us.” “And not alone.” “That elusive No Shtandart in Europe network — it’s everywhere.” “In courts.” “In administrations.” “In the press.” “In capitals.” “They will never let go.”
He slams his fist on the table.
“It’s a nightmare.” “A real one.” “And all because of that… Balique.” “What a fool.”
In a burst of rage, Martus grabs his mug and empties the tea straight onto the keyboard. The screen flickers.
He strides to the wardrobe, tears down the Peter the Great costume from its hanger. “Enough of this farce!”
He storms onto the deck and throws the costume into the sea.
“Crew!” “Everyone on deck!”
Sailors rush forward.
“Lower the Cook Islands flag!” “Hoist the flag of the Soviet Union!”
The flag rises.
“And now — bread and water.” “For everyone.” “Fifteen days.”
He stands there, breathing heavily. Inside the cabin, the dying computer screen flickers, casting light across his face.
Now he knows: every move will be watched, every decision dissected, every mistake exploited.
Silence.
The Shtandart rocks gently on the icy water. Martus takes a deep breath.
In December 2025, Visegrád24 published an article by Alexander Francis Shaw, a former aide-de-camp to Nigel Farage. It discussed the situation of the Russian ship Shtandart and its exclusion from UK ports and the Tall Ships Races. I am grateful for the attention it has brought to this important matter.
In the spirit of transparency and accuracy, I would like to provide clarifications on the collective nature of the efforts, the role of the British authorities, and the legal framework that made this outcome possible. The following letter, addressed to Mr Shaw, sets out these points.
20 December 2025
Dear Mr Shaw,
I have read your article published on 10 December 2025 on Visegrád24: « How A Replica Russian 18-Century Ship Exposed UK Border Chaos ». An excerpt of which was also published on the Shtandart.eu website. It concerns the Russian frigate Shtandart and the decisions of the British authorities regarding its access to ports and its non-participation in the Tall Ships Races.
I would like to provide a few clarifications in the interest of accuracy and transparency. I voluntarily contributed to this mobilisation, but it would be incorrect to attribute all the credit to me. The implementation of the British sanctions and the sovereign decisions of the competent authorities were decisive. Without them, nothing would have been possible.
I am not skilled enough to launch such a movement with a single article. I drafted numerous letters addressed to the British Government, the Coastguard, port authorities, the organisers of the Tall Ships Races, the Aberdeen municipality, the press, and supporters of Ukraine. These letters resulted in more than fifteen articles.
Such a mobilisation was the result of a collective effort. Activists based in the United Kingdom, official representatives of Ukraine in the UK, and the institutions responsible for enforcing the sanctions all played essential roles. Far from being chaotic, this coordination represents a structured, transnational, and shared effort. It achieved concrete and lasting results.
This case further illustrates that carefully considered, collective, and lawful actions tend to have effects far beyond what any single actor might anticipate, producing outcomes that are both lasting and widely visible.
It also demonstrates that sustained and lawful action is most effective when it originates from a decentralised yet highly coordinated community that operates across borders and is capable of consistent action over time.
I would also like to commend the British maritime authorities for their professionalism and respect for the rule of law. Their conduct, in accordance with their international commitments, should serve as an example for France and for all states facing similar situations.
The enforcement of the port ban and the non-participation of the Shtandart in the Tall Ships Races constitute an important milestone. Its outcomes are tangible and will continue to have an impact in the months to come. This is a collective success, rooted in respect for the law and decisions of States. It was made possible by the coordinated efforts of many actors.
I wanted to share these clarifications so that the real context, the roles of the different parties, and the collective nature of this achievement are fully understood.
Editorial Note While the attention brought by the article is appreciated, it is worth noting that the real story lies in the collective, lawful, and structured effort behind the actions regarding the Shtandart. The coordination, transparency, and dedication of all involved stand in stark contrast to the notion of chaos, and it is this calm, measured approach that has truly made a difference.
Alexander Francis Shaw
Alexander Francis Shaw is a scriptwriter and presenter for Visegrád24, a former aide–de–camp to Nigel Farage, and a yachtsman based on the Scottish West Coast.
Mallaig Harbour Authority and Shtandart
Alexander Francis Shaw’s report
Each is a showcase of his ability to sow confusion, pressure small ports into erring on the side of caution, and then claim their decisions as triumphs of his own making, hoping the precedent will harden into policy.
It didn’t work on Mallaig. Having more decisive courage than anyone above them in the chain of command the ladies quietly agreed that, innocent until proven guilty, they would grant Shtandart entry to the port to take on fresh water.
On 13th July, some of you may have seen the Tall Ship Shtandart sailing past the Harbour and into Loch Nevis. TS Shtandart was built in Russia, as a replica of the 1703 Frigate commissioned by Peter the Great, and launched in 1999. She was originally making her way to Aberdeen to join the Tall Ships Race. However, due to sanctions imposed when Russia invaded Ukraine in 2022, which were extended to include replica ships in June 2024, TS Shtandart is not permitted to dock in British Ports, including Aberdeen, and therefore was refused permission to formally participate in the Tall Ships Race.
If you want to read more about both sides of the argument, you can access the TS Shtandart website at https://shtandart.eu/ and the ‘No Shtandart in Europe’ website at https://bernardgrua.net/. The ship’s berthing in Loch Nevis did result in a morning of seeking advice from various sources and a bit of a moral dilemma for us in Mallaig as to whether we would allow them to berth and take water if requested. In the end we were thankful that the request did not come, and that Shtandart sailed off North.
Mallaig Harbour Authority on Facebook
Excerpt from Mallaig Harbour’s Facebook page, confirming that TS Shtandart did not request to berth and sailed off without incident.
TS Shtandart passing on her way up Loch Nevis, before heading on to Aberdeen for the Tall Ships race.
EDIT: We have been made aware that this vessel is currently under sanctions. You can read the Shtandart’s story here https://shtandart.eu/, and the alternative viewpoint here https://bit.ly/No-Shtandart
This letter to the European Commission calls for its intervention in view of the French authorities’ inability to enforce the EU’s port sanctions, while other Member States are strictly implementing them. To this end, it documents the Shtandart‘s stopovers in La Rochelle, its participation in the 2025 Gulf Week and the risk of further stopovers in spring 2026.
English translation of 17 December 2025 letter, initially in French
No Shtandart in Europe c/o Association Franco-Ukrainienne Tryzub Maison de l’Europe 90–92 Bd de la Prairie au Duc 44200 Nantes – France
For the attention of: Ms Tracie Ryan DG FISMA / Sanctions Unit European Commission
Copies to: Directorate-General for Maritime Affairs, Fisheries and Aquaculture (DGAMPA) Atlantic Maritime Prefecture Prefecture of the Brittany Region Prefecture of Morbihan Prefecture of Charente-Maritime Semaine du Golfe Press
Subject: Request for intervention by the European Commission regarding a failure to implement EU port sanctions in France (Morbihan and Charente-Maritime)
17 December 2025
Dear Ms Ryan,
On 7 August 2025, you kindly sent me a letter clarifying the respective responsibilities of the French authorities for the implementation of European port sanctions concerning the Russian vessel Shtandart(MMSI 518999255). Ireland, the United Kingdom, Norway, Denmark, Spain and Portugal apply European or national regulations with due diligence. It must be noted, however, that in France, European restrictive measures are not enforced with the same level of rigor by the competent authorities.
It is in this context that I once again draw the attention of the European Commission to this matter.
This document specifies that the implementation of port sanctions falls under the responsibility of departmental prefects, under the coordination of the Directorate-General for Maritime Affairs, Fisheries and Aquaculture (DGAMPA).
These obligations have been implemented in the departments of Finistère, Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine and Manche, where prefectural orders have been adopted. However, two departments stand out due to administrative tolerance incompatible with the EU sanctions regime.
II. De facto derogatory treatment granted to the vessel Shtandart by the Prefect of Morbihan
Mr Michel Galy, Prefect of Morbihan, did not take the necessary measures to prevent the participation of the Shtandart in the Semaine du Golfe from 26 May to 1 June 2025. We nevertheless sent him numerous letters and two proposals for a meeting, which remained unanswered.
I also invite you to review, in annex, the results of the investigation conducted by Ms Laetitia Jacq-Galdeano, Deputy Editor-in-Chief of Ouest-France Bretagne, entitled: “INVESTIGATION. The Russian vessel ‘Shtandart’ wages Putin’s war in the Gulf of Morbihan”(Annex 2). Her articles constitute a reference in the media coverage of the Shtandart case. She is notably the only journalist to have consulted numerous Russian sources concerning Mr Vladimir Martus, captain and de facto owner of the infringing vessel.
III. Administrative tolerance of sanctions circumvention in Charente-Maritime
In Charente-Maritime, the situation is even more acute. La Rochelle has been the home port of the Shtandart since June 2022, where it calls frequently. We have repeatedly reminded Mr Brice Blondel, Prefect of Charente-Maritime, of his responsibilities in this matter. On 13 August 2025, we also served him with a formal notice (Fr). These steps have not resulted in any effective measures.
We have regularly alerted the European Commission to this manifest divergence in application, which I detail in an article published on Desk-Russie on 28 September 2025: “When the Russian vessel Shtandart and La Rochelle defy European sanctions (Fr)”(Annex 3). In this respect, we thank the Commission for having taken our previous alerts into account and for having responded to our requests, unlike the French authorities.
“Above European law, international maritime law applies. The latter provides that in the event of technical need or adverse weather, vessels must be able to call at nearby ports. Any port is therefore obliged to accept the ‘Shtandart’ if necessary,” stated the Chief of Staff.
This reasoning artificially creates a conflict between maritime law and EU law, where no genuine contradiction exists. It should be recalled that the European regulation explicitly takes into account the International Convention for the Safety of Life at Sea (SOLAS), even though the Shtandart network claims that it does not fall under it. This quotation strikingly illustrates how the Russian vessel and its supporters instrumentalise legal texts to serve their interests, rendering the legal justification for its reception in French ports unfounded.
In La Rochelle, dockings justified under paragraph 4 of Article 3ea of Regulation (EU) No 833/2014 for the safeguarding of human life at sea are reclassified as “technical calls”. These are tolerated in connection with the commercial operation of the vessel, at the request of Mr Vladimir Martus, captain and de facto owner of the Shtandart. A significant increase in such dockings was observed in August and September 2025, before the vessel sailed to Spain, Portugal and then Morocco.
IV. Organisation and encouragement of sanctions circumvention by DGAMPA
Our investigations identify Mr Banel as a central interlocutor in correspondence relating to the reception of the Russian vessel. This is illustrated by an email he sent to the Shtandart as early as July 2022, attached hereto: “Situation of the SHTANDART (Fr)”(Annex 4).
DGAMPA was followed by the National Directorate of Customs Intelligence and Investigations (DNRED) and by the General Secretariat of the Sea (SGMer). Documents show that these services effectively requested authorisations from prefects and port authorities to receive the Shtandart, despite lacking any mandate to apply port sanctions. This involvement is documented through primary sources in the text dated 15 May 2025: “French authorities and the privileges granted to the Russian vessel ‘Shtandart ’ (Fr).”
Pursuant to Article 4(3) of the Treaty on European Union, Member States must ensure the loyal implementation of Union law and refrain from any measure that could jeopardise its objectives. The elements presented demonstrate that the failure to effectively apply restrictive measures constitutes a breach of this obligation of sincere cooperation.
V. Risk of renewed non-compliant port calls in 2026
Available documents and exchanges indicate that restrictive measures have not been enforced by the Prefects of Charente-Maritime and Morbihan. They also show that DGAMPA has not undertaken any action to promote the implementation of sanctions in these departments.
A determined action by the European Commission vis-à-vis the relevant prefects and DGAMPA, or, if necessary, an examination of France’s compliance with its obligations, could contribute to ensuring the full application of restrictive measures. The Commission could invite the relevant prefects to adopt the necessary prohibition orders without delay.
Another option would be to draw inspiration from the Spanish (Es) and Portuguese (Pt) authorities, which have prohibited the Shtandartfrom accessing their territorial waters in order to put an end to infringements or attempted infringements. To this end, the Commission could consider liaising, directly or via the Prime Minister’s services, with the Atlantic Maritime Prefect.
I remain entirely at your disposal for any further information or for the provision of additional documentation.
I thank you in advance for the action of the Commission and remain,
Yours sincerely,
Bernard Grua Spokesperson of the whistleblower collective