Réponse de « No Shtandart in Europe » concernant l’article de Sud Ouest sur la manifestation contre le viol rochelais du 5e paquet des sanctions

Réponse de "No Shtandart in Europe" concernant l'article de Sud Ouest sur la manifestation contre le viol rochelais du 5e paquet des sanctions

À l’attention de Madame Jenny Delrieux
Journal Sud Ouest

Le 10 décembre 2022

Chère Madame,

Nous avons lu avec intérêt votre article paru ce jour, le 10 décembre 2022, dans le journal Sud Ouest. Nous tenons à vous remercier d’annoncer notre manifestation de demain. Votre texte a, de plus, le grand mérite de donner les étonnantes justifications invoquées par la municipalité de La Rochelle et par la préfecture de Charente-Maritime en ce qui concerne leur implication dans le viol du cinquième volet des sanctions européennes. Ceci confirme leur engagement déterminé dans une affaire, qui bafoue la signature de la France et la décision unanime des pays européens.

Votre témoignage a pour nous une importance inestimable, après des mois de silence de la part des autorités. En effet, elles n’ont pas voulu répondre à la lettre ouverte adressée par Roman Sushchenko et Oleh Sentsov, ex-prisonniers politiques du Kremlin, ainsi que par les trente institutions représentatives de la communauté ukrainienne en France. De même, elles n’ont pas donné suite à la lettre ouverte d’Oleksiy Goncharenko, député d’Odessa et membre de la délégation parlementaire permanente de l’Ukraine au Conseil de l’Europe.

En ce qui concerne la fable promue par le capitaine propriétaire du yacht privé « Shtandart », Vladimir Martus, et par son réseau d’influence pro-russe, il n’y a rien de nouveau. On est bien dans la droite ligne de la fiction relayée sans relâche par certains médias français, à longueur de vidéos et d’articles complaisants. Cela reste hors sujet par rapport au 5e volet des sanctions.

Au cours de notre rassemblement, nous donnerons lecture en français et en ukrainien de ce même cinquième volet dont aucun responsable rochelais ne semble avoir pris connaissance. Ensuite, nous ferons une lecture commentée de votre article en français et en ukrainien, car il est un bon résumé de ce cas d’école que représente le Shtandart.

Nous vous prions de bien vouloir agréer, chère Madame, l’expression de nos salutations distinguées.

Bernard Grua 
Pour le collectif « No Shtandart in Europe »  


Cinquième paquet de sanctions

Cinquième paquet des sanctions contre la Russie

« Shtandart » frégate de la discorde
Article de « Sud Ouest »

La présence de la frégate « Shtandart » à La Rochelle, alors que l’Europe a fermé ses ports aux navires russes, provoque l’émoi au sein notamment d’une partie de la communauté ukrainienne. Une manifestation est prévue dimanche.

Jenny Delrieux
jdelrieux@sudouest.fr
10 décembre 2022

Ce dimanche 11 décembre, à 14 heures, il n’y aura pas que des promeneurs et des curieux qui s’approcheront du « Shtandart », mais également des manifestants opposés à sa présence dans le bassin des Chalutiers de La Rochelle. Cette frégate russe, réplique du premier navire de guerre de la flotte de la Baltique, à la fois bateau-école et bateau-musée, est bien connue des Rochelais puisqu’elle vient régulièrement depuis 2013. Mais depuis le 24 février, et le début de l’offensive russe en Ukraine, l’ambiance accueillante n’est plus assurée. D’autant que l’Union européenne a acté, en avril, la fermeture des ports européens aux navires de Poutine. 

Sa venue du 8 au 12 juin avait déjà créé l’émoi au sein de la communauté ukrainienne de Charente-Maritime. Une poignée de réfugiés avait alors manifesté devant la frégate russe. Celle-ci était revenue fin juin, mais était restée à l’abri des regards dans le port de commerce de La Pallice.

« Bateau patrimonial »

Pour la Ville de La Rochelle, le « Shtandart » est avant tout « un bateau patrimonial, pas un navire de guerre. Il n’appartient pas à l’État russe, ni à un oligarque, et a quitté Saint-Pétersbourg, son port d’attache, en 2009, car son capitaine, Vladimir Martus, est opposé au régime politique russe. Il a donc reçu toutes les autorisations pour accoster. D’autant plus qu’il n’arbore plus le pavillon russe dès qu’il rentre dans le chenal », tient à préciser Catherine Léonidas, première adjointe au maire. La préfecture de la Charente-Maritime note d’ailleurs que le « Shtandart » n’a bénéficié d’aucune dérogation, « les interdictions relatives à certains navires russes ne s’appliquant pas à ce cas ».

Le capitaine russo-ukrainien considère La Rochelle « presque comme son deuxième port d’attache »

Mais chez les opposants, qui ont déjà adressé une lettre ouverte au maire de La Rochelle Jean-François Fountaine et au préfet de la Charente-Maritime Nicolas Basselier, la présence de la frégate provoque de l’indignation.

« Après l’annexion de la Crimée par la Russie, c’était déjà étonnant de voir le drapeau russe voyager, mais nous étions impuissants. Là, des sanctions ont été décidées par l’Europe. Lui demander de partir, ce serait la preuve que la France soutient l’Ukraine en arrêtant de faire du commerce avec la Russie », insiste Asia Millet, représentante de la communauté ukrainienne à Saintes et dans ses alentours.

« Propagande russe »

« Les sanctions ne s’appliquent pas aux hommes, mais aux bateaux », ajoute Bernard Grua, porte-parole du collectif « No Shtandart in Europe », à l’initiative de la manifestation avec Ukraine Atlantique, qui craint « que cela tombe dans la propagande russe », précise Yuri Alepa, second vice-président de l’association charentaise-maritime, créée fin septembre à Puilboreau.

Le capitaine russo-ukrainien Vladimir Martus, qui aimerait rester jusqu’à fin mars à La Rochelle, qu’il considère « presque comme son deuxième port d’attache », « comprend les Ukrainiens et les émotions qu’ils peuvent ressentir ».

« Notre mission de développer l’amitié entre les peuples est encore plus d’actualité depuis le 24 février, insiste-t-il. Nous devons unir nos forces et non nous haïr. Nous sommes tous dans le même bateau. ».

Sud ouest manifestatioon shtandart
Légende de la photo de l’article: Le capitaine Vladimir Martus réunit à bord de son bateau des marins de différennts pays, y compris de Russie et d’Ukraine.
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Publié par Bernard Grua

Graduated from Paris "Institut d'Etudes Politiques", financial auditor, photographer, founder and spokesperson of the worldwide movement which opposed to the delivery of Mitral invasion vessels to Putin's Russia, contributor to French and foreign media for culture, heritage and geopolitics.

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