Point sur l’avancement de l’affaire de la frégate russe Shtandart, début août 2022

Depuis près de deux mois que nous avons lancé notre campagne contre la frégate Shtandart, nous avons pu mettre au jour des faits et des sources contredisant le discours à l’eau de rose accompagnant ce navire russe. Nous avons rencontré une attitude professionnelle de la part de la presse espagnole, galicienne principalement. Malheureusement, en France, la fiction est trop profondément enracinée et les compromissions sont trop importantes pour que ce cas soit abordé de façon équilibrée.

Russian vessel Shtandart – Letter to Mrs. Elisabeth Borne, Prime Minister – Request for cancellation of the derogation from sanctions.

Despite the 5th package of European sanctions, the Russian ship Shtandart enters Spanish and French ports by displaying an anti-Putinism without any real meaning, by instrumentalizing humanitarian aid to the Ukrainian populations victims of the Russian war, by promoting Russian soft power, and by appealing to the generosity of the public for its own benefit. Oleh Sentsov and Roman Suschenko, as well as about thirty Ukrainian organizations, ask Elizabeth Borne, Prime Minister of France, to put an end to this unjustifiable preferential treatment.

Navire russe Shtandart – Lettre à Madame Elisabeth Borne, Première ministre – Demande d’annulation de la dérogation aux sanctions.

En dépit du 5e volet des sanctions européennes, le navire russe Shtandart est présent dans le ports espagnols et français en affichant un anti-Poutinisme sans réelle signification, en instrumentalisant l’aide humanitaire aux populations ukrainiennes victimes de la guerre russe, en promouvant le soft power russe, et en faisant appel à la générosité du public pour son propre profit. Oleh Sentsov et Roman Suschenko, ainsi qu’une trentaine d’organisations ukrainiennes, demandent à Elizabeth Borne, Première ministre de la France, de mettre fin à cet injustifiable régime de faveur.

Signalement de la frégate russe Shtandart à l’administration présidentielle ukrainienne et à la commission Yermak-McFaul pour potentielle infraction aux sanctions

Dans le cadre de l’affaire du navire russe « Shtandart » dans le port de La Rochelle, le Conseil municipal de Lviv demande à l’administration présidentielle ukrainienne, au groupe d’expert Yermak-MCFaul et à la Commission européenne de vérifier, dans tous les ports de l’Union européenne, qu’il n’existe pas d’infraction au cinquième volet des sanctions européennes frappant la Russie du fait de ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Ukraine. Ici, sera présentée la lettre adressée par Serhiy Kiral, maire adjoint, aux autorités concernées.

Vers une levée des sanctions?

L’opinion française est probablement en train de se lasser de l’Ukraine et des sanctions. Cette évolution est liée, en partie, à la puissance du lobby pro Kremlin et à ses manipulations. Néanmoins, il faut y ajouter la légèreté avec laquelle les conséquences des sanctions sont abordées du côté des partisans de leur maintien, l’absence d’information de la population française sur la situation des droits de l’homme en Crimée (comme l’a rappelé, au monde entier, la récente victoire de la chanteuse Djamala à l’Eurovision) ainsi que sur la poursuite de la guerre du Donbass. Il ne faut pas, non plus, oublier une ligne gouvernementale française peu lisible, fragilisée, qui répugne à informer et qui demain peut basculer.

Maintenir les sanctions en abandonnant Minsk?

Les Dirigeants occidentaux subordonnent, à ce jour, la levée des sanctions contre la Russie à l’application intégrale des accords de Minsk. Néanmoins, une vaste majorité des Ukrainiens considère, que ces accords ne sont pas applicables: cessez-le feu non respecté, armes lourdes dans les zones d’exclusion, approvisionnement des « séparatistes » en argent et en munitions par Moscou, présence de militaires du rang et d’officiers généraux russes dans le Donbass, « ministères » du Donbass à Moscou etc.