Pakistan: l’extrémisme comme conséquence de l’arriération ou comme crise de la modernité ?

Il y a vingt ans, l’attaque meurtrière du World Trade Center a mis en évidence le recours à un haut niveau de technologie. Cet avertissement a été largement sous-estimé. Le fanatisme et le terrorisme islamistes sont généralement associés au sous-développement, à l’ignorance et à la domination masculine. Cependant, il existe des indices comme quoi l’éducation et le progrès social ne seraient pas suffisants pour nous protéger de cette menace. Voici un exemple de parcours original qui met en évidence un autre aspect de cette guerre hybride.

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Article de Bernard Grua, traduit de l’anglais : « Pakistan: extremism as a consequence of retardation or as a modernity crisis? »

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Le Parlement suspendu, une leçon de démocratie britannique ?

En France, les commentaires ne manquent pas pour blâmer la suspension du parlement britannique prévue par Boris Johnson entre le 9 septembre et le 14 octobre 2019. La reine Elisabeth II y a donné son accord le 28 août 2019. Cette dernière est, elle-même, parfois mise en cause dans ce qui est considéré comme une dérive autoritaire. Et pourtant, c’est aller un peu vite en besogne en ignorant le fait que la démocratie, au pays de sa gracieuse majesté, dispose d’une ancienneté et d’une résilience bien plus importante que la nôtre.

Des institutions incapables, depuis trois ans, d’appliquer un mandat populaire

«La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple» disait Abraham Lincoln, cité par le Général de Gaulle. Le 23 juin 2016, il y a plus de trois ans, un référendum, concernant l’ensemble de la population britannique, en âge de voter, s’est prononcé. Avec 52 % des voix, et une participation massive de 72 % du corps électoral, le peuple souverain a demandé à sortir de l’Union européenne.

À Londres, le gouvernement précédant celui de Johnson, ainsi que le Parlement, avaient pour mission de mettre en œuvre ce Brexit. Ils ont échoué. Après des mois, des années, de louvoiements, la Grande-Bretagne en est toujours au point de départ. Tout ce qui devait être dit a été dit. Tout ce qui pouvait être envisagé ne l’a pas été. Quelques semaines de plus ne changeront rien à l’affaire.

Les plus remontés contre le Brexit ont fait connaître les imparfaites conditions d’information de ceux qui ont été appelés à se prononcer. On a parlé d’organiser un autre référendum. Des mesures ont-elles été prises en ce sens? Non. Il est temps d’en finir pour la Grande-Bretagne. De son côté, l’Union européenne doit sortir de ce cirque et passer à des projets d’avenir.

Un establishment parisien, dans l’incompréhension et jouant les vierges outragées

Boris Johnson se montre déterminé à mettre en œuvre la décision du peuple britannique. Il en a le mandat impératif. Il le fera en dehors des jérémiades de ceux qui s’en sont avérés incapables, à savoir le corps parlementaire. Ce dernier pourra aller à la cueillette aux champignons. Nous serions bien mal avisés d’en contester la méthode. La France serait, de plus, très mal placée pour donner des leçons eu égard au sort qu’elle a réservé aux référendums sur la Constitution Européenne et sur l’aéroport de Notre-Dame des Landes. D’autres ne manqueront pas de se souvenir de la désinvolture avec laquelle le Conseil Général de Loire-Atlantique, la Région Pays de la Loire et l’Elysée ont traité les plus de 100 000 signatures (10 % du corps électoral) demandant un référendum sur le retour du département à la Région Bretagne dans le cadre de la loi « NOTRe ». En France, les technocrates et les machines partisanes parisiennes décident. Le peuple ? Il la ferme. Ou bien, il se prononce seulement pour une «consultation», dont on se fout royalement. Ce brillant concept, inconnu de Montesquieu et des Lumières, s’appelle la « démocratie participative » avec son pendant, la crise des Gilets Jaunes.

La rancune, de ce côté-ci du « Channel »

Que l’on soit pour ou contre le Brexit, que l’on aime ou que l’on n’aime pas Boris Johnson, ce dernier donne une leçon de démocratie à l’Etat jacobin autoritaire et sclérosé, qu’est la France, dont la plus belle caricature se trouve au pays de Vladimir Vladimirovitch, le Guébiste et nouveau pote de Macron, après la mise en scène de Brégançon. Cela donne une raison de plus de haïr Johnson en lançant un bad buzz de surenchère anglophobe. Et alors ? Certains divorces sont incontournables. Qui a dit qu’ils devaient nécessairement bien se passer ?

Bernard Grua portfolio 3 – Photos d’activisme

Deuxième galerie de photographies personnelles de Bernard Grua dont la finalité est d’occuper l’espace numérique lors d’une recherche nominative afin de contenir les publications de trolls ou les réponses non pertinentes.

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Bernard Grua portfolio 2 – photos de groupe

Bernard Grua portfolio 2 – photos de groupe

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Bernard Grua portfolio 1 – portraits individuels

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Le Grand Jeu : rencontre anglo-russe aux confins du Pamir, de l’Hindou Kouch et du Karakoram

Le dernier acte du Great Game ou Bolshaya Igra (Grand Jeu), s’est joué au point où se sont rejoints l’empire tsariste, l’empire britannique et l’empire chinois dans un des endroits les élevés et, à cette époque, les plus inaccessibles de la planète. Là, convergent les massifs du Pamir, de l’Hindou Kouch et du Karakoram, hérissés de montagnes géantes. A la fin du dix-neuvième siècle, des explorateurs passionnés y ont, au péril de leur vie, affronté des altitudes extrêmes, des vents et des froids mortels, des cols enneigés balayés par les avalanches, des défilés menacés par des crues soudaines ou par de dévastateurs glissements de terrain. Militaires officiellement en disponibilité ou en permission de chasse mais, en réalité, cartographes, espions, voire diplomates, ils ont, en leur temps, fait partie d’une petite élite célébrée par les très honorables Sociétés de Géographie de Londres ou de Saint-Pétersbourg.

Aujourd’hui, la Grande-Bretagne s’en est allé. La Russie y est progressivement effacée par un dragon chinois renaissant et sortant de ses frontières. Le Grand Jeu, une étonnante page d’histoire, est oublié. Il en est de même pour les hommes l’ayant écrite. Leurs exploits n’entrent dans la construction d’aucun discours national que ce soit dans leurs pays d’origine ou dans ceux de leurs si particulières pérégrinations. De nos jours, les visiteurs étrangers sont conduits à y sacrifier aux mythes sans réel contenu d’une route de la soie, à l’appellation flatteuse, plutôt qu’à une époustouflante épopée, pourtant pas si lointaine, et qui resterait documentable localement. Le cadre de ces aventures inconcevables est bien sûr toujours là avec ses itinéraires, ses abîmes vertigineux, ses rochers noirs (karakoram), ses cimes étincelantes, ses puissants glaciers, ses rivières tumultueuses, ses villages isolés et ses pâturages d’altitude. 

De récentes photographies en noir et blanc prises le long de la Karakoram Highway tenteront d’en évoquer, très partiellement, la grandeur. Elles essayeront, de plus, de rappeler la détermination de ceux qui ont consacré leurs meilleures années, voire leur dernier souffle, à arpenter ces lieux inhospitaliers. Lesquels ne cessaient, malgré tout, de les envoûter. 

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