Справа « Штандарт »: мітинг біля Брестської ратуші, вівторок, 9 липня 2024 року, 15:00

Мітинг, організований асоціацією « Іруаз Україна » та ініціативною групою « Ні « Стандарту » в Європі » за підтримки « Союзу українців Франції », у вівторок, 9 липня 2024 року, о 15:00, площа Свободи, Брест – Запит на зустріч з муніципалітетом та організацією морських свят у Бресті.

Мета заходу – вимагати від міста Брест та Брестського морського фестивалю дотримання 5-го раунду санкцій, запроваджених після масових вбивств у Бучі. Згідно зі статтею 3ea Регламенту ЄС 833/2014, з 16/04/2022 в портах ЄС забороняється присутність БУДЬ-ЯКОГО судна, зареєстрованого (станом на 24/02/2022) під російським прапором.

Делегація звернулася з проханням про прийом до Франсуа Куйандра, мера Бреста, та Фортуне Пеллікано, президента Морських фестивалів, щоб представити наступне:

  1. Європейське законодавство, стаття 3ea Регламенту ЄС № 833/2014, що застосовується в усіх інших країнах ЄС, забороняє участь російського корабля в морських фестивалях,
  2. Поправка Європейської Ради « Копії історичних кораблів » від 24.06.2014 р. до Регламенту ЄС № 833/2014, яка конкретно стосується « Штандарту »,
  3. Текст Регламенту ЄС № 833/2014, який передбачає, що зміна прапора не виводить судно зі сфери дії санкцій,
  4. Докази зв’язків, у тому числі фінансових, Володимира Мартуса, капітана/власника « Shtandart », з адміністрацією президента Росії,
  5. Докази того, що « Штандарт » ходить під фальшивим прапором і внесений до чорного списку французьких морських властей.
    • « Marine Traffic », « Штандарт » досі перебуває під російським прапором:

      Застава « Marine Traffic », « Вітрильне судно « Штандарт ».  
    • База « Sea-web Ships », якою користуються французькі портові контролери, повідомляє, що « Штандарт » досі перебуває під російським прапором:
    • У базі даних французької морської влади зазначено, що « Штандарт » перебуває в чорному списку.
  6. Потенційний ризик, який це російське судно становить для національної безпеки,
  7. Зобов’язання префекта Фіністера забезпечити дотримання заборони щодо « Штандарту ».

До відома, попередні запити на зустріч залишилися без відповіді:

Світлана Жестін, президент асоціації « Іруаз-Україна »

Телефон +33 666 034 361
Електронна пошта: iroise.ukraine@gmail.com
Facebook: Association-Iroise-Ukraine-100078770801465/


Бернард Груа, координатор колективу викривачів « No Shtandart In Europe »

Logo No Shtandart In Europe

Телефон 07 53 90 03 44
Електронна пошта: noshtandartineurope@gmail.com
Веб-сайт: https://bit.ly/No-Shtandart
Facebook: groups/noshtandartineurope

Жан-П’єр Пастернак, президент « Союзу українців Франції », віце-президент « Світового конгресу українців ».

Телефон: 06 86 32 04 98
Електронна пошта: jppasternak@union-ukr-fr.fr
Веб-сайт СУОФ: https://uduf.fr/
Веб-сайт СКУ: https://www.ukrainianworldcongress.org/


Association « Iroise-Ukraine », collectif « No Shtandart In Europe »: demande de rendez-vous avec M. le Maire et M. le Président délégué des Fêtes maritimes de Brest

Le 4 juillet, 2024

À l’attention de :
Monsieur François Cuillandre, maire de Brest
Monsieur Fortuné Pellicano, maire-adjoint, président délégué des Fêtes maritimes de Brest

Monsieur le Maire,
Monsieur le Président délégué des Fêtes maritimes de Brest,

L’association « Iroise-Ukraine » et le collectif lanceur d’alerte « No Shtandart In Europe », avec le soutien de l’« Union des Ukrainiens de France », organisent un rassemblement le mardi 9 juillet 2024, à 15 h 00, place de la Liberté, Brest. L’événement a pour objet de demander le respect, par la ville de Brest et par les Fêtes Maritimes de Brest, du 5e volet des sanctions pris à la suite des massacres de Boutcha. Celui-ci, tel que présenté dans l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014, interdit la présence dans les ports de l’Union, à compter du 16/04/2022, de « TOUT navire immatriculé (au 24/02/2022) sous pavillon russe ». Le communiqué de presse de l’événement est consultable en ligne : 

Une délégation demande à être reçue par Monsieur François Cuillandre, maire de Brest, et Monsieur Fortuné Pellicano, président délégué des Fêtes maritimes afin de leur présenter :

  1. La loi européenne, article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014, appliquée dans tous les autres pays de l’Union, prohibant la participation du navire russe aux Fêtes maritimes
  2. L’amendement du Conseil européen, « répliques de navires historiques », du 24/06/2024 au règlement UE n°833/2014, visant spécifiquement le Shtandart
  3. Le texte du règlement UE n°833/2014 stipulant qu’un changement de pavillon ne permet pas de sortir du champ des sanctions
  4. Les preuves des liens, y compris financiers, de Vladimir Martus, capitaine-armateur du Shtandart, avec l’administration présidentielle russe
  5. Les preuves démontrant la navigation du Shtandart sous faux pavillon et le fait qu’il est blacklisté par les autorités maritimes françaises
    • Marine Traffic, le Shtandart est toujours sous pavillon russe :

      Lien Marine Traffic « Sailing ship Shtandart » 
    • Base « Sea-web Ships » utilisée par les contrôleurs portuaires français, le Shtandart est toujours sous pavillon russe :
    • Base de donnée des autorités maritimes françaises, le Shtandart est blacklisté.
  6. Le risque potentiel que représente ce navire russe pour la sécurité nationale
  7. L’obligation qu’a le préfet du Finistère de faire respecter l’interdiction visant le Shtandart

Il paraît souhaitable, à des fins de transparence et d’information des contribuables brestois, que la presse participe à cet entretien. De même, Monsieur le Préfet du Finistère pourrait juger pertinent d’être présent ou de s’y faire représenter eu égard à ses responsabilités en ce qui concerne l’application des sanctions portuaires.

Pour mémoire, les précédentes demandes de rendez-vous, sont restées sans réponse : 

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Maire et Monsieur le Président délégué aux Fêtes maritime, de bien vouloir agréer l’expression de nos salutations distinguées.

Svitlana Jestin

Présidente de l’association « Iroise-Ukraine »
Téléphone : 06 66 03 43 61
Email : iroise.ukraine@gmail.com
Facebook: Association-Iroise-Ukraine-100078770801465/

Logo No Shtandart In Europe

Bernard Grua

Animateur du collectif lanceur d’alerte « No Shtandart In Europe »
Téléphone : 07 53 90 03 44
Email : noshtandartineurope@gmail.com
Website: https://bit.ly/No-Shtandart
Facebook: groups/noshtandartineurope

Jean-Pierre Pasternak

Président de l’« Union des Ukrainiens de France »,
Vice président de l’ « Ukrainian World Congress »
Téléphone : 06 86 32 04 98
Email : jppasternak@union-ukr-fr.fr
Website UDUF : https://uduf.fr/
Website UWC : https://www.ukrainianworldcongress.org/

Informations complémentaires

Article du journal « Le Télégramme » présentant l’événement et la demande d’entretien avec MM Cuillandre et Pellicano.

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest-29200/a-brest-un-rassemblement-contre-la-venue-du-navire-russe-shtandart-organise-avant-les-fetes-maritimes-6619965.php

Accusé de réception par le cabinet du maire de Brest

Affaire Shtandart : communiqué de presse, rassemblement Brest, mardi 9 juillet 2024

Rassemblement à l’initiative de l’association « Iroise Ukraine » et du collectif lanceur d’alerte « No Shtandart In Europe, le mardi 9 juillet 2024, à 15:00, place de la Liberté, Brest – Demande de RDV avec la mairie et l’organisation des Fêtes maritimes de Brest.

L’événement a pour objet d’exiger le respect, par la ville de Brest et par les Fêtes Maritime de Brest, du 5e volet des sanctions pris à la suite des massacres de Boutcha. Celui-ci, tel que présenté dans l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014, interdit la présence dans les ports de l’Union, à compter du 16/04/2022, de TOUT navire immatriculé (au 24/02/2022) sous pavillon russe.

Une délégation demande à être reçue par Monsieur François Cuillandre, maire de Brest, et Monsieur Fortuné Pellicano, président délégué des Fêtes maritime afin de leur présenter :

  • La loi européenne, article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014, appliquée dans tous les autres pays de l’Union, prohibant la participation du navire russe aux Fêtes maritimes1,
  • L’amendement du Conseil européen, « répliques de navires historiques », du 24/06/2024 au règlement UE n°833/2014, visant spécifiquement le Shtandart,2
  • Le texte du règlement UE n°833/2014 stipulant qu’un changement de pavillon ne permet pas de sortir du champ des sanctions3
  • Les preuves des liens, y compris financiers, de Vladimir Martus, capitaine-armateur du Shtandart, avec l’administration présidentielle russe4 5 6 7.
  • Les preuves démontrant la navigation du Shtandart sous faux pavillon et le fait qu’il est blacklisté par les autorités maritimes françaises8 9 10.
  • Le risque potentiel que représente ce navire russe pour la sécurité nationale11.
  • L’obligation qu’a le préfet du Finistère de faire respecter l’interdiction visant le Shtandart12 13.

Svitlana Jestin, Présidente de l’association

Iroise-Ukraine
Téléphone : 06 66 03 43 61
Email : iroise.ukraine@gmail.com
Facebook: Association-Iroise-Ukraine-100078770801465/

Bernard Grua, Animateur du collectif lanceur d’alerte

No Shtandart In Europe
Téléphone :  07 53 90 03 44 Email: noshtandartineurope@gmail.com
Website: https://bit.ly/No-Shtandart
Facebook: groups/noshtandartineurope

Jean-Pierre Pasternak, président de l' »Union des Ukrainiens de France », vice président de l’ « Ukrainian World Congress »

Téléphone : 06 86 32 04 98
Email : jppasternak@union-ukr-fr.fr
Website UDUF : https://uduf.fr/
Website UWC : https://www.ukrainianworldcongress.org/


Notes et sources officielles

  1. Article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 :

    https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=CELEX%3A02014R0833-20240625 ↩︎
  2. Règlement (UE) 2024/1745 du Conseil du 24 juin 2024 modifiant le règlement (UE) n° 833/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine :

    https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1745/oj?locale=fr ↩︎
  3. Paragraphe 2 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 :


    https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=CELEX%3A02014R0833-20240625 ↩︎
  4. Ouest-France, 29/03/2024 : « Le navire russe Shtandart, autorisé à s’amarrer dans les ports de France, embarrasse ses protecteurs » ↩︎
  5. Ouest-France, 29/03/2024 : « Opposant ou propagandiste de Poutine, qui est le capitaine du Shtandart invité en Bretagne ? » ↩︎
  6. Bibliographie russe en version originale : https://sites.google.com/view/shtandart/bibliographie/na-russkom ↩︎
  7. Bibliographie russe traduite en français : https://sites.google.com/view/shtandart/bibliographie/articles-russe ↩︎
  8. Marine Traffic, le Shtandart est toujours sous pavillon russe : :

    Lien Marine Traffic « Sailing ship Shtandart » ↩︎
  9. Base « Sea-web Ships » utilisée par les contrôleurs portuaires français, le Shtandart est toujours sous pavillon russe :
    ↩︎
  10. Base de donnée des autorités maritimes françaises, le Shtandart est blacklisté.
    ↩︎
  11. https://bernardgrua.net/2022/12/05/russe-shtandart-menace-securite-nationale/ ↩︎
  12. Autorités nationales compétentes pour la mise en œuvre des mesures restrictives de l’UE, Commission européenne, janvier 2023 :

    https://drive.google.com/file/d/1BS3AXw0VnQa-m8wCUxxAwvn1Y_f2bfGC/view ↩︎
  13. Direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM) & Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA) : circulaire de mise en œuvre des mesures de sanction en application des règlements européens et listes des navires interdits
    https://drive.google.com/file/d/1bjm0uy5VR2XXthswkRAnDMyteViOa72J/view ↩︎

À la rédaction du Télégramme, demande de rectification de l’article : « Shtandart, trois-mâts carré »

Chère Madame, Cher Monsieur,
Le Shtandart n’est pas autorisé à Brest. Il est officiellement INTERDIT par le Conseil européen et par les autorités maritimes. De plus, il navigue et entre dans nos ports  sous un FAUX PAVILLON, celui des Îles Cook. Il est toujours immatriculé en Russie. Les points les plus importants de votre article « Shtandart, trois-mâts carré (01/07/2022) sont des éléments qui vous ont été communiqués à des fins de désinformation. Il convient d’en rectifier le texte, ou tout au moins, de sérieusement le nuancer comme je vous l’indiquais dans un fil Twitter.

https://x.com/BernardGrua/status/1808154347416514702

Le « Shtandart » est officiellement interdit dans les ports français.

Comme tout navire immatriculé sous pavillon russe (au 24/02/2022), le Shtandart est officiellement interdit dans les ports européens depuis le 16 avril 2022, en application du 5e volet des sanctions acté dans l’article 3 sexies du règlement UE n°833/2014.

Shtandart, paragraphe 1 article 3 sexies du règlement UE n°833/2014.
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A02014R0833-20240625

1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union.

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A02014R0833-20240625

Pour mettre fin aux réécritures fallacieuses et aux polémiques des réseaux d’influence russes œuvrant au sein de l’exécutif français, le Conseil européen a tenu à préciser par un amendement du 24 juin 2024, au règlement UE n°833/2014, que les « répliques de navires historiques » entrent dans le champ des sanctions.

Shtandart, amendement du 24 juin 2024, au règlement UE n°833/2014
https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1745/oj?locale=fr

b) le paragraphe 3, point a), est remplacé par le texte suivant: «a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes, y compris les répliques de navires historiques;»

https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1745/oj?locale=fr

Le Shtandart étant le seul dans ce cas, il est directement visé. Le Shtandart est donc bien officiellement INTERDIT aux Fêtes maritimes de Brest. À mon sens, il est tout à fait regrettable que Le Télégramme ne mentionne pas ce texte officiel irréfutable au lieu de donner son imprimatur à des allégations toxiques injustifiées.

Il est faux de prétendre qu’un changement de pavillon permet au Shtandart d’échapper aux sanctions portuaires. Le paragraphe 2 de l’article 3 sexies du règlement UE n°833/2014 dit officiellement le contraire.

Shtandart, paragraphe 2 article 3 sexies du règlement UE n°833/2014.
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A02014R0833-20240625

2.   Le paragraphe 1 (interdiction) s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022.

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A02014R0833-20240625

On vous a menti.

Mais, avant de parler d' »autorisation » ou de sanctions, il aurait été bon de lire ce texte officiel, qui est en accès libre depuis plus de 2 ans.

Le « Shtandart » est toujours sous pavillon russe et il est blacklisté.

Comme le révèle la base « Sea-web Ships » utilisée par les contrôleurs portuaires, les autorités maritimes françaises savent pertinemment et officiellement que le Shtandart est toujours immatriculé sous pavillon russe et qu’il navigue donc sous FAUX PAVILLON.

Shtandart, Base « Sea-web Ships » 
Base « Sea-web Ships » 

On vous a menti (bis).

Si « Sea-web Ships » est une base donnée payante, chacun peut néanmoins vérifier librement le pavillon du Shtandart sur Marine Traffic.

Shtandart sur Marine Traffic
Lien fiche Shtandart sur Marine Traffic

Il est dommage que Le Télégramme ne se soit pas livré à cette diligence minimale, au lieu de se faire si facilement manipuler.

Plus intéressant encore, l’outil de travail des contrôleurs portuaires nous indique que le Shtandart est officiellement BLACKLISTÉ par les autorités maritimes françaises en application du… règlement UE n°833/2014 pris en application de la décision du Conseil européen.

Fiche du Shtandart sur l'application des contrôleur portuaires. Il est blacklisté en application du règlement UE n°833/2014.
Fiche du Shtandart sur l’application des contrôleur portuaires. Il est blacklisté en application du règlement UE n°833/2014.

On vous a menti (ter).

Les acteurs de la fraude du « Shtandart » ne peuvent pas être crus sur parole.

Vous devez comprendre que Didier Lallement, SGMer, la ville et les Fêtesmaritimes de Brest, pro-Martus, si ce n’est pro-russes, sont partie prenante de la fraude du Shtandart. Ils utilisent Le Télégramme et Ouest-France à des fins de tromperie, comme SGMer exploite illégalement Ceclant Premar Atlantique afin de contourner les sanctions UE et de servir les intérêts russes. Si l’affaire tourne mal, nous nous y employons, le Vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat sera le lampiste de SGMer.

En conséquence, Le Télégramme et Ouest-France, vous ne pouvez croire personne pour ce qui est du Shtandart. Ceci concerne, en tout premier lieu Vladimir Martus et ses copains de longue date, François Cuillandre et Fortuné Pellicano, ainsi que le très controversé et conflictuel ex-préfet de police de Paris, Didier LallementToute information que vous publirez doit être officielle, documentée et vérifiable. Ce n’est pas du charlatan et de la triade sus-mentionnés que vous l’obtiendrez.

Seul le préfet du Finistère est habilité à autoriser le « Shtandart ». Il ne le fera probablement pas.

La Commission européenne, a délégué l’application des sanctions portuaires aux directeurs des Grands ports maritimes et aux préfets de départements.

Ceci est confirmé par la circulaire de rappel des sanctions adressée par le Secrétariat d’Etat à la mer.

Shtandart circulaire de rappel des sanctions adressée par le Secrétariat d'Etat à la mer, page 1.
Shtandart circulaire de rappel des sanctions adressée par le Secrétariat d'Etat à la mer, page 2.
Shtandart circulaire de rappel des sanctions adressée par le Secrétariat d'Etat à la mer, page 3.

Vous ne pourrez rien obtenir d’officiel de la part de Ceclant Premar Atlantique, qui n’est pas l’autorité responsable. Le seul qui puisse donner une AUTORISATION officielle à la prestation commerciale du Shtandart aux Fêtes maritimes de Brest, c’est Alain Espinassepréfet du Finistère. Mais muré dans son silence, il y a tout lieu de croire qu’il ne prendra pas le risque pénal d’émettre un tel document. Quoi qu’il en soit, pour l’instant, le Shtandart n’est pas autorisé à Brest. Vous avez tous les éléments OFFICIELS qui en témoignent. Il est honnêtement impossible de prétendre le contraire.

Il reste, malgré tout, une seule bonne raison qui pourrait justifier la venue du « Shtandart » à Brest

S’il vient à Brest, le Shtandart devra être saisi. Les officiers russes devront être renvoyés dans leur pays. Vladimir Martus, le capitaine-armateur du navire s’exhibant sous faux pavillon, devra être arrêté, avant de passer en jugement pour violation du droit maritime.      

Bien cordialement

Bernard Grua

Lire aussi :

Didier Lallement, SGMer, a menti. Le navire russe Shtandart entre dans les ports français sous faux pavillon.

Voici un élément terriblement à charge contre ceux qui promeuvent la fraude du Shtandart, lequel, aux dires des municipalités de La Rochelle et de Brest ainsi que du Secrétaire général de la mer, Didier Lallement, ne serait plus immatriculé en Russie, mais aux Îles C(r)ook. En réalité, nous pouvons prouver que les autorités maritimes françaises, ayant blacklisté le Shtandart, savent qu’il est toujours enregistré à St Pétersbourg et non pas dans un micro-État du Pacifique.

L’alerte de « Marine Traffic »

Nous avons déjà signalé que, sur « Marine Traffic », le « Sailing vessel Shtandart », MMSI: 273452840, était toujours sous pavillon russe. C’est encore le cas, aujourd’hui.

Cet affichage sur « Marine Traffic » n’est pas anodin. Rappelons l’incendie que « No Mistrals for Putin » avait déclenché, le 14 novembre 2014, en débusquant le passage sous pavillon russe du Mistral Vladivostok, dans « Marine Traffic ». Même la présidence de la République s’en était mêlée. Les Russes se sont fait botter l’arrière-train et ont été requis de dégager sous le contrôle des forces de l’ordre.

En guise de pavillon national, le Shtandart hisse maintenant celui des Îles Cook.

Fêtes Maritimes de La Rochelle / Arrivée des bateaux
Le 19/06/2024 Fêtes Maritimes de La Rochelle / Arrivée des bateaux – Le Shtandart sous pavillon national des Îles Cook – https://www.sudouest.fr/charente-maritime/la-rochelle-arrivee-en-fanfare-pour-la-parade-nautique-des-grands-voiliers-des-fetes-maritimes-20204907.php

« Ce bateau … est désormais immatriculé sous le pavillon des îles Cook.  »

Secrétariat général de la mer – Le Télégramme, 25/06/2024
Shtandart : Pavillon des iles Cook
Pavillon des Îles Cook – https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Eles_Cook

Le navire de Vladimir Martus a-t-il le droit d’exhiber le pavillon des Îles Cook ? Y est-il vraiment enregistré comme le prétend le Secrétaire général de la Mer, Didier Lallement dans Le Télégramme et dans Ouest-France, ou faut-il, plutôt, croire Marine Traffic ?

Didier Lallement a menti. Les autorités maritimes françaises savent que le Shtandart est toujours immatriculé en Russie. Elles l’ont blacklisté.

Pour connaître le pavillon d’un navire, les contrôleurs des autorités maritimes utilisent un logiciel de gestion, tirant ses données du « Sea-web Ships ». Pour consulter le site « Sea-web Ships » il faut avoir un compte payant. Mais nous avons ici deux photos d’écran. L’information de Marine Traffic est confirmée. Le Shtandart, immatriculé à Saint-Pétersbourg, Russie, navigue et visite nos ports sous un FAUX PAVILLON avec la complicité de Didier Lallement, SGMer, et de Sandrine Gourlet, ayant succédé, le 17/05/2024, à Michel Puyrazat, en tant que directrice du Grand port maritime de La Rochelle.

Sea-web Ships : au 29/06/2024, le Shtandart, MMSI: 273452840, est immatriculé sous pavillon russe à Saint-Pétersbourg
Sea-web Ships : au 29/06/2024, le Shtandart, MMSI: 273452840, est immatriculé sous pavillon russe à Saint-Pétersbourg
Le "Sail training ship" Shtandart immatriculé à Saint Petersbourg, Russie, est blacklisté
Le « Sail training ship » Shtandart immatriculé à Saint Petersbourg, Russie, est blacklisté
« Conformément au Règlement (UE) n°833/2014 consolidé et à partir du 8 avril 2023, l’interdiction d’accès des navires… »
Vladimir Martus, capitaine-armateur du Shtandart, représentant du régime russe, fraudeur à la réglementation européenne et au droit maritime international
Vladimir Martus, capitaine-armateur du Shtandart, représentant du régime russe, fraudeur à la réglementation européenne et au droit maritime international
Didier Lallement, Secrétaire Général de la mer, SGMer, sinistre ex-préfet de police Paris, coutumier de l'abus de droit, menteur pathologique
Didier Lallement, Secrétaire Général de la mer, SGMer, sinistre ex-préfet de police Paris, coutumier de l’abus de droit, menteur pathologique
Sandrine Gourlet, directrice du Grand port Atlantique , responsable de l'application des sanctions portuaires à La Rochelle, depuis le 17/05/2024
Sandrine Gourlet, directrice du Grand port Atlantique , responsable de l’application des sanctions portuaires à La Rochelle, depuis le 17/05/2024
Michel Puyrazat, ex-directeur du Grand port Atlantique, responsable de l'application des sanctions portuaires à La Rochelle, jusqu'au 17/05/2024
Michel Puyrazat, ex-directeur du Grand port Atlantique, responsable de l’application des sanctions portuaires à La Rochelle, jusqu’au 17/05/2024

À La Rochelle, qui a donné l’ordre aux Affaires Maritimes et aux Douanes de fermer les yeux ? Le vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat, Ceclant Premar Atlantique, peut-il être mis en cause pour cette nouvelle affaire d’infraction au droit maritime bourgeonnant dans la scandaleuse fraude aux sanctions européennes du Shtandart ?

À Brest, le même scénario est en place. Que fait et que dit Alain Espinasse, préfet du Finistère, responsable de l’application des sanctions portuaires dans son département ? Rien. Il laisse François Cuillandre, maire, et Fortuné Pellicano, adjoint au maire, président délégué aux Fêtes maritimes, déverser leurs boniments, consciencieusement repris par une large majorité de presse, locale ou non, dont de nombreux rédacteurs n’ont pas compris la complexité de l’affaire et la duplicité de ceux qu’ils interviewent.

Vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat, Ceclant Premar Atlantique, instrumentalisé par SGMer et dont les instructions sont bafouées
Vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat, Ceclant Premar Atlantique, instrumentalisé par SGMer et dont les instructions sont bafouées
Alain Espinasse, préfet du Finistère, inactif responsable de l'application des sanctions portuaires dans son département
Alain Espinasse, préfet du Finistère, inactif responsable de l’application des sanctions portuaires dans son département
François Cuillandre, maire de Brest, agent d'influence russe (?), soutien viscéral du fraudeur Vladimir Martus .
François Cuillandre, maire de Brest, agent d’influence russe (?), soutien viscéral du fraudeur Vladimir Martus .
Fortuné Pellicano, adjoint au maire, président délégué aux Fêtes maritimes, y défendant bec et ongles la prestation commerciale du Shtandart
Fortuné Pellicano, adjoint au maire, président délégué aux Fêtes maritimes, y défendant bec et ongles la prestation commerciale illégale du Shtandart

Le faux pavillon est sans impact sur l’application des sanctions, mais alors, pourquoi est-ce si grave ?

Entendons-nous bien. Que le Shtandart soit ou ne soit pas immatriculé sous pavillon russe ne change plus rien quant au fait que ce navire soit banni des ports européen en application de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 et de son paragraphe 2. D’autant que, le 24 juin 2024, le Conseil européen a tenu à préciser, visant spécifiquement le Shtandart, que les répliques de navires historiques entraient dans le champ des sanctions portuaires.

En revanche, que le Shtandart navigue et entre sous faux pavillon dans les ports français, alors que SGMer, Didier Lallement, prétend publiquement le contraire, est un indicateur de la malhonnêteté du personnage et de ceux qui ont mis la haute administration française au service d’intérêts russes.

Nous sommes confrontés à un délit pénal de contournement des sanctions européennes par, circonstance aggravante, des agents public, à une atteinte à la sûreté de l’État et à une collaboration avec un représentant d’une puissance ennemie.

De plus, Vladimir Martus capitaine-armateur du Shtandart devra rendre des comptes à la justice pour sa navigation sous faux pavillon. Il en sera de même pour les représentant de l’État qui l’ont laissé commettre cette infraction au droit maritime en toute connaissance de cause.

Mesdames et Messieurs les journalistes, soyez très vigilants sur cette fraude

Toutes les parties prenantes, et elles sont très nombreuses, à la fraude du Shtandart (Michel Balique, qui en est à l’origine, a réussi à y mouiller même le Belem) mentent. Au prétexte de donner la parole à chacun, vous ne pouvez pas reprendre sans droit d’inventaire les propos qui vous sont tenus. Sinon, vous donnez votre imprimatur à la « maskirovka » russe. Ce faisant, vous contribuez à la confusion, au désordre et à la discorde tout en rendant encore plus difficile le debunking de cette désinformation. Ne publiez, s’il vous plaît, que des informations que vous pouvez vérifier par des documents sourcés.

À titre d’exemple, voici des mois, voire plus de deux ans, que le terme « autorisé » voisine, dans les titres de presse avec le nom du Shtandart. Mais quel journaliste a vu une seule de ces AUTORISATIONS ? Aucun. Pour ce qui est de l’INTERDICTION actée dans les textes administratifs et légaux disponibles au public, quand a-t-elle fait un titre ? Jamais.

Amis des Grands Voiliers : Michel Balique est fait chevalier du Mérite maritime

Michel Balique, président de l’association « Amis des Grands Voiliers  », principal organisateur de la venue du  navire russe 🇷🇺 Shtandart en France, après l’adoption des sanctions européennes, a reçu la médaille du Mérite maritime 🎖️. La décoration lui a été remise par son partenaire, Patrice Bernier, à La Rochelle, sur le Trois-mâts Belem, avec les félicitations de Vladimir Martus capitaine-propriétaire du Shtandart interdit dans les ports de l’UE.

Je ne suis pas du genre à courir après les honneurs et les distinctions, mais j’avoue que recevoir cette nomination de chevalier de l’ordre du Mérite Maritime, à bord du Trois-mâts Belem m’a beaucoup touchée.

Car, alors que je ne suis pas un vrai marin, ça représente pour moi la reconnaissance de mon appartenance au monde des gens de mer pour qui j’ai une grande admiration.

Merci ***1 pour les photos !

Facebook Michel Balique, 24/06/2024
Amis des Grands voiliers : décoration de Michel Balique du mérite maritime par Patrice Bernier à bord du Belem, Amis des Grands Voiliers
A bord du Belem : remise de la décoration du Mérite maritime à Michel Balique par Patrice Bernier
Amis des Grands voiliers : applaudissement pour Michel Balique du mérite maritime à bord du Belem
A bord du Belem : applaudissements pour le nouveau chevalier, Michel Balique
Amis des Grands voiliers : décoration de Michel Balique du mérite maritime à bord du Belem, Patrice Bernier, Vladimir Martus, Groupe, Amis des Grands Voiliers
A bord du Belem : Michel Balique, Patrice Bernier, Vladimir Martus et les quelques invités

La fraude du Shtandart n’aurait pas été possible sans l’appui de la municipalité de La Rochelle qui contrevient depuis plus de 2 ans aux sanctions décidées par le Conseil européen et, depuis plus récemment, tourne en dérision les instructions de Ceclant Premar Atlantique, voire du pourtant très pro-Shtandart, pour ne pas dire pro-russe, Secrétaire général de la mer, Didier Lallement.

Amis des grands voiliers : Vladimir Martus, Jean-François Fountaine, La Rochelle
Hôtel de ville de La Rochelle : Vladimir Martus (Shtandart), Jean-François Fountaine (maire) & Patrice Bernier (employé du port de La Rochelle) – Photo Ludovic Pacciarella

Par diffamation, chantage et menaces, Ludovic Pacciarella, l’homme main de Vladimir Martus et de Jean-François Fountaine, maire de La Rochelle, a muselé ceux qui, dans le port charentais, s’élevaient contre cette mise au service d’intérets russes. Dans la construction de son scénario, Michel Balique a su habilement mettre en avant l’association Potemkine de Ludovic Pacciarellea, « Aidons l’Ukraine 17 », avant que celle-ci ne se saborde, une fois son objectif atteint. C’est-à-dire, dès lors que le Shtandart avait pu faire de La Rochelle son nouveau port de base, en violation du règlement européen.

Lire : Dossier – pourquoi le port de La Rochelle est-il occupé par le navire russe « Shtandart » ?


Amis des grands voiliers : Ludovic Pacciarella, Jean-François Fountaine, Patrice Bernier, La Rochelle
Ludovic Pacciarella (homme de main de Vladimir Martus), Jean-François Fountaine (maire) et Patrice Bernier (employé du port de La Rochelle).

Vladimir Martus peut trinquer au succès de son parrain 🇫🇷, à qui l’orchestration du contournement des sanctions européennes, au profit du navire ambassadeur du régime russe, a valu une si prestigieuse récompense. L’histoire ne dit pas si le propriétaire du Shtandart a recommandé, à Sergueï Lavrov (MAE 🇷🇺), que Michel Balique soit aussi décoré, à Moscou, pour sa « contribution à la coopération internationale » 🎖 à l’instar d’autres collaborateurs français.

Amis des grands voiliers : Vladimir Martus félicite Michel Balique à bord du Belem
Vladimir Martus félicite Michel Balique à bord du Belem
Amis des grands voiliers : Vladimir Martus trinque avec Michel Balique à bord du Belem
Vladimir Martus trinque avec Michel Balique à bord du Belem
Amis des grands voiliers : Michel Balique à l'anniversaire de Vladimir Martus à bord du Shtandart
Michel Balique à l’anniversaire de Vladimir Martus à bord du Shtandart, La Rochelle

Quoiqu’il en soit, le 25 juin 2024, Michel Balique, fraîchement distingué, était à bord du Shtandart pour fêter l’anniversaire de son protégé, Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire du navire russe.

Si vous souhaitez en apprendre beaucoup plus sur le réseau d’influence que Michel Balique, président de l’association « Amis des Grands Voiliers  », a mis à disposition du représentant d’une puissance hostile, vous pouvez consulter l’épais dossier sourcé de « No Shtandart In Europe ». Les principaux résultats des investigations du collectif lanceur d’alerte, concernant le clivant personnage dont il est question ici, sont présentés ci-dessous.

Pour en savoir plus sur Michel Balique et l’association « Amis des Grands Voiliers ».

  1. Nom supprimé à la demande l’auteur des photographies ↩︎

SANCTIONS ALERT! Didier Lallement, Secretary General for the Sea, scoffs at the European Council’s recent decision and continues to encourage fraud by the Russian vessel « Shtandart ».

To the attention of:

Mr. David O’Sullivan,
EU Sanctions Envoy,
EU Commission

Copy :

  • French Ministry of Foreign Affairs
  • Prefect of Finistère
  • Ceclant Premar Atlantique
  • Brest municipality
  • Brest Maritime Festival
  • Union des Ukrainiens de France
  • Press

Dear Mr. O’Sullivan,

Just recently, the European Council probably thought it had put an end to the process of spurious rewriting of the 5th sanctions package by members of the French executive, in defiance of the separation of powers. But this was without taking into account the entrenchment of pro-Russian networks of influence operating, with impunity, within our country’s senior administration. It’s time for the Union’s decisions to stop being ridiculed by individuals who believe themselves to be above the law, or even claiming to dictate it. The credibility of European institutions depends on it. The No Shtandart In Europe collective is calling on the European Commission to crash the fraud perpetrated in the interest of the Russian vessel Shtandart by Didier Lallement, Secrétaire général de la mer (Secretary General for the Sea).


  1. European Council: « including replicas of historical ships ».
  2. Didier Lallement (SGMer): « In our eyes, there isn’t really a subject ».
    1. « We consider that… »
    2. « …the Shtandart is not concerned by the sanctions packages adopted against Russia. Nor by the fourteenth and final one, adopted on Monday (24/06/2024). »
    3. « It has never been linked to a direct Russian interest… »
    4. « …or owned by a Russian oligarch, in the sense understood by the European regulation. « 
    5. « Furthermore, this boat is now owned by a Finnish national… »
    6. « …and is now registered under the Cook Islands flag. »
  3. Only the European Commission can put an end to the Lallement-Shtandart fraud.
  4. Exihibit 1: English version of Le Télégramme’s article
  5. Exihibit 2: Article du Télégramme en français

European Council: « including replicas of historical ships ».

The amendment to EU Regulation N°833/2014 published on June 24, 2024 by the European Council is very clear in confirming that « replicas of historic ships » are indeed included in the scope of the 5th package of sanctions as formalized in Article 3ea of the same regulation.

7) Article 3ea is amended as follows:

b) in paragraph 3, point (a) is replaced by the following:
« (a) a ship falling within the scope of the relevant international conventions, including replicas of historical ships; »

COUNCIL REGULATION (EU) 2024/1745 of 24 June 2024 amending Regulation (EU) No 833/2014 concerning restrictive measures in view of Russia’s actions destabilising the situation in Ukraine.
https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1745/oj?locale=en

As the Shtandart is the only problematic Russian vessel in this very specific field, any reader understands that it is officially and explicitly designated by the Council’s decision. However, in France, in view of this amendment, Didier Lallement, Secretary General for the Sea (SGMer), persists in his support for the Russian vessel’s fraud. On June 25, 2024, he confirmed to Le Télégramme newspaper that he had instructed departmental (county) prefects and port authorities to receive the Shtandart. You will find, below, in English, a translation of this article.


Didier Lallement (SGMer): « In our eyes, there isn’t really a subject ».

To justify this collaborationist engagement with a representative of the Russian regime, Didier Lallement launched into an endeavour of disinformation worthy of RT and Sputnik. « We consider that the Shtandart is not concerned by the sanctions packages adopted against Russia. Nor by the fourteenth and final one, adopted on Monday (24/06/2024). It has never been linked to a direct Russian interest, or owned by a Russian oligarch, in the sense understood by the European regulation. Furthermore, this boat is now owned by a Finnish national and is now registered under the Cook Islands flag. » Let’s look in detail at how SGMer’s statements are false or dishonest and intended to create confusion.

« We consider that… »

Didier Lallement’s considerations are ill-timed, even indecent. As a clerk to the executive, his role is to apply the law, period. Especially as a European regulation is not a directive. It must be implemented immediately, unchanged and identically in all EU countries. France is not Russia, whatever the tropism, assumed or repressed, of this ex-Prefect of the Paris police.

« …the Shtandart is not concerned by the sanctions packages adopted against Russia. Nor by the fourteenth and final one, adopted on Monday (24/06/2024).« 

False. The European text of 24/06/2024 clearly states: « including replicas of historical vessels », a qualifier which the Shtandart’s supporters and clients, as well as the French administration, have used for over two years to « justify » circumventing the sanctions.

« The frigate Shtandart (Russian: Штандартъ) is a modern replica of the first ship of Russia’s Baltic fleet, was launched in 1703 at the Olonetsky shipyard near Olonets by the decree of Tsar Peter I… »

https://en.wikipedia.org/wiki/Shtandart_(frigate,_1999)

« It has never been linked to a direct Russian interest… »

False. Laetita Jacq-Galdeano of the newspaper Ouest-France, after an in-depth investigation lasting several weeks, has demonstrated and documented the close links of Vladimir Martus, captain-« owner » of the Shtandart with the Russian regime, including, in particular, Sergei Shoigu and Vladimir Putin, both of whom are the subject of ICC arrest warrants for war crimes and even crimes against humanity. Didier Lallement can no longer pretend to be unaware of this information. See articles (Fr): https://www.ouest-france.fr/mer/opposant-ou-propagandiste-de-poutine-qui-est-le-capitaine-du-shtandart-invite-en-bretagne-ff4ab5ec-ec59-11ee-9706-81db63ab310d and https://www.ouest-france.fr/mer/le-navire-russe-shtandart-autorise-a-samarrer-dans-les-ports-de-france-embarrasse-ses-protecteurs-1db9833c-eacf-11ee-8ca7-88a8f06f54df

« …or owned by a Russian oligarch, in the sense understood by the European regulation. « 

A deliberate lie designed to mislead the media and the citizens of our country. Indeed, while the very first parts of the sanctions targeted the property of individuals, organizations or the Russian state, the fifth part concerns « ALL vessels registered under the Russian flag (as of 24/02/2022)« , regardless of ownership. See the chronology of sanctions: https://www.consilium.europa.eu/en/policies/sanctions-against-russia/timeline-sanctions-against-russia/

« Furthermore, this boat is now owned by a Finnish national… »

Poppycock. Assuming this allegation is true, it’s a smokescreen for disinformation purposes. The 5th round of sanctions, as indicated above, makes no distinction according to the type or nationality of the owner. We note, however, that for over two years, until June 24, 2024, the Shtandart’s proxies and customers, as well as the French administration, referred to the Shtandart as an « associative vessel » to « justify » circumventing the sanctions. SGMer contradicts itself and proves us right by confirming that the Shtandart is a private vessel, as we have consistently demonstrated since the beginning of this case.

« …and is now registered under the Cook Islands flag. »

Doubtful. According to Marine Traffic and the Shtandart’s AIS sheet, it would still be under Russian flag on 27/06/2024. https://www.marinetraffic.com/fr/ais/details/ships/shipid:350830/mmsi:273452840/imo:0/vessel:SHTANDART
In any case, this sleight of hand, oral or even real, cannot authorize the Shtandart to be excluded from the scope of sanctions, as stated in paragraph 2 of Article 3ea of EU Regulation N° 833/2014.

2. Paragraph 1 (prohibition) shall apply to vessels that have changed their Russian flag or their registration, to the flag or register of any other State after 24 February 2022.

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=CELEX%3A02014R0833-20240224

Only the European Commission can put an end to the Lallement-Shtandart fraud.

You are, Dear Mr. O’Sullivan, regularly informed of the work we have been carrying out for over two years to apply the 5th part of the sanctions, i.e. Article 3ea of EU Regulation N°833/2014. Today, we absolutely need the help of your team to force the French state to comply with European regulations.

  1. Didier Lallement’s illegal order to the prefects and port authorities must be overturned by a higher authority.
  2. Departmental prefects and directors of major seaports (Grands ports maritimes) must be informed individually by the Commission that it is their responsibility to apply port sanctions, whatever the intoxications, pressures, promises of promotion or blackmail to which they may be subjected by pro-Shtandart and/or pro-Russian networks, particularly on the part of SGMer.
  3. Criminal proceedings must be initiated, in accordance with the Council’s decisions (28/11/2022, 09/06/2023, 12/12/2023, 12/04/2024), against Didier Lallement, who has encouraged the Shtandart fraud, since October 3, 2022, when he took up his post as SGMer. The organizations and/or municipalities that have used the Shtandart’s illegal services, first and foremost the city of La Rochelle, will also have to answer to the courts.
  4. The funds received by Vladimir Martus on the accounts of his company Martus TV GmbH, domiciled in Hamburg, in remuneration for the illegal services of the Shtandart in French maritime events, must be seized (EU Council 09/06/2023).

The case is urgent. A major Shtandart commercial event is scheduled to take place in Brest from July 12 to 17. This is France’s biggest maritime festival for 2024.

Because of the negligence, even compromise, of the highest French authorities, the European Commission is the last resort of our collective for the respect of the rule of law in our country subjected to Russian interference. We need your support and prompt, determined action. Thank you in advance.

Dear Mr. O’Sullivan, if necessary, I am at your team’s disposal to provide it with the voluminous and organized documentation we have collected on the Shtandart fraud and its accomplices.

Yours sincerely,

Bernard Grua


Exihibit 1: English version of Le Télégramme’s article

Le Télégramme -Brest maritime festival : this Russian ship that makes waves -26/06/2024

The Shtandart is definitely a sulphurous boat. Just as the Fêtes maritimes de Brest announced that everything was in place for the arrival of the ship, which recently flew the Russian flag, the “No Shtandart in Europe” collective rose up in protest, claiming that the formalization was illegal.

THE FRENCH AUTHORITIES GET INVOLVED


Interview by P. B.


•For the first time, the French authorities, via the Secrétariat Général dela Mer, have taken a position on the question of allowing the Shtandart into ports.

What is the position of the French authorities on the Shtandart, a replica of the Russian frigate of Tsar Peter the Great?

As far as we’re concerned, there’s no real issue. We consider that the Shtandart is not affected by the sanctions packages adopted against Russia. Nor by the fourteenth and final one, adopted on Monday. It has never been linked to a direct Russian interest, or owned by a Russian oligarch, in the sense understood by the European regulation. What’s more, the boat is now owned by a Finnish national (editor’s note: the wife of the captain to whom he sold it) and is now registered under the flag of the Cook Islands.

You did ask it to change its country of registration, didn’t you?

We did so to ease any tensions that might exist around the ship, and to prevent its Russian registration from becoming a pretext for further unrest. We take a rather positive view of this ship — we think it does a lot of good for the country’s various maritime festivals — and we’ve seen it take a stand and proselytize against Russia. When we feel that a boat is affected by European sanctions, we don’t hesitate to apply them. Nine Russian ships or yachts have been blocked by customs in French ports.

Has this decision been officially notified?

After the Shtandart was re-flagged, an e-mail was sent to the maritime prefectures so that this decision could also be passed on to the department (county) prefectures and port authorities. However, if there is a risk of disturbance to public order, these authorities are fully competent to impose bans.


Steven Le Roy, Paul Bohec


• The new flag of the Cook Islands now flown by the Shtandart, an exact replica of the frigate of Tsar Peter the Great, should have been the safe-conduct allowing it to dock during the Fêtes maritimes de Brest, from July 12 to 17. The recent abandonment of the Russian flag in favor of that of a confetti state in the Pacific has made the organizers of the festival, who knew that ships flying the Russian flag were banned from docking in Europe, breathe a sigh of relief. On Monday, they were able to formalize the arrival of one of the event’s attractions. All the more so as the Shtandart, which is not authorized to carry tourists and passengers, is to remain docked during the six-day event. It will be one of the eight boats open to the public, the one that Fêtes Nautiques president, Fortuné Pellicano, said in the spring would “welcome with pleasure”.

A ship above suspicion?

He (Fortuné Pellicano) pointed to the impeccable reputation of the Russian captain, Vladimir Martus, the fact that the boat had never been to St. Petersburg since the Russian offensive in Ukraine, and its uninterrupted presence on the quays since the 2000 edition. All that remained was the authorization of the French government, which gave the green light on Sunday. Vladimir Putin’s shadow seemed to have disappeared.

European regulation seems clear

Bernard Grua, spokesman for the “No Shtandart in Europe” collective of whistle-blowers, is angry against this decision: “We are still in a state of law, and the European Union has just promulgated a regulation that strictly prohibits the arrival of Shtandart in Brest and elsewhere”. To demonstrate this, he refers to several European regulations that oblige member states to go beyond their own legislation. The first dates back to 2014, and carries the first restrictions with Putin’s Russia, to the first sounds of the boot in Crimea. Repeatedly tightened, especially since the start of the war in Ukraine, the unanimously adopted regulation has extended its bans on Russian ships entering ports, and even to those “which have changed their Russian flag or registration number to the flag or registration number of any other state after February 24, 2022” The latest amendment to this regulation dates from Monday. A new article states that “a vessel belonging to the replicas of historic vessels” is part of the prohibited fleet. “As if this little text only applied to the Shtandart”, Bernard Grua almost smiles.

The relieved captain

But what about practicality? It has recently been seen at maritime gatherings in La Rochelle (Charente- Maritime) or Fécamp (Seine-Maritime), and seems welcome in Brest, despite its May 31 stopover having been banned by the prefecture. A peaceful vessel for its defenders, starting with its captain, Vladimir Martus:

“I was certain that justice would prevail and that the Shtandart would take part in the Brest festival, as it has done since 2000, and as I have done since 1992. The very positive aspect is that there is now no reason for certain people to spread false information and lies about those who have supported Shtandart for all these years.”

Elected representatives rebuked

Bernard Grua goes against the grain.

“It’s the perfect symbol of Russian imperialism. In fact, the real flag on board is that of Peter the Great, who built the Russian empire that Putin is seeking to rebuild”.

The whistle-blowers track the ship at every port of call. They have repeatedly succeeded in having it driven away from Spanish ports, but less so from French ones. “Sanctions are foreseen, and the responsibility of mayors, prefects and managers of major ports is heavy. They often reply that there are Ukrainians on board to clear their names, but in reality, there’s only one woman”, says Bernard Grua. He saves his Parte arrow for the elected representatives of Brest. “I asked for an interview. I didn’t get a reply. They could have assumed their responsibilities, acted like big boys and said no from the outset, as they often complain about Parisian oukase. But they made the other choice.”


Exihibit 2: Article du Télégramme en français

    ALERTE SANCTIONS ! Didier Lallement, Secrétaire général de la mer, se moque de la récente décision du Conseil européen et continue à encourager la fraude du navire russe « Shtandart ».

    A l’attention de :

    Monsieur David O’Sullivan,
    Envoyé spécial pour les sanctions,
    Commission européenne

    Copies :

    • Ministère des Affaires étrangères
    • Ceclant Premar Atlantique
    • Mairie de Brest
    • Fêtes maritimes de Brest
    • Union des Ukrainiens de France
    • Presse

    Cher Monsieur O’Sullivan,

    Tout récemment, le Conseil européen pensait probablement avoir mis fin au processus de réécriture fallacieuse du 5e volet des sanctions pratiqué par des membres de l’exécutif français, au mépris de la séparation des pouvoirs. C’était compter sans l’enracinement des réseaux d’influence pro-russes œuvrant en toute impunité au sein de la haute administration de notre pays. Il est temps que les décisions de l’Union cessent d’être tournées en dérision par des individus, qui se croient au-dessus des lois, voire qui prétendent les dicter. Il en va de la crédibilité des institutions européennes. Le collectif No Shtandart In Europe fait appel à la Commission européenne pour casser la fraude du navire russe Shtandart, orchestrée par Didier Lallement, Secrétaire général de la mer.


    1. Conseil européen : « y compris les répliques de navires historiques »
    2. Didier Lallement (SGMer) : « A nos yeux, il n’y a pas vraiment de sujet ».
      1. « Nous considérons que… »
      2. « …le Shtandart n’est pas concerné par les paquets de sanctions adoptés contre la Russie. Pas plus par le quatorzième et dernier, adopté lundi ».
      3. « Il (le Shtandart) n’a jamais été lié à un intérêt russe direct.. »
      4. « ..ou appartenu à un oligarque russe, dans le sens entendu par le règlement européen. »
      5. « En outre, ce bateau appartient désormais à une personne de nationalité finlandaise (NDR Le Télégramme, l’épouse du capitaine à qui il l’a vendue)… »
      6. « …et est désormais immatriculé sous le pavillon des îles Cook ».
    3. Seule la Commission européenne peut mettre fin à la fraude Lallement-Shtandart.
    4. Annexe : article du Télégramme

    Conseil européen : « y compris les répliques de navires historiques »

    La modification du règlement UE N°833/2014 publiée le 24 juin 2024 par le Conseil européen est très claire en confirmant que les « répliques de navires historiques » sont bien incluses dans le champ du 5e volet des sanctions tel que formalisé dans l’article 3 sexies bis de ce même règlement.

    7) L’article 3 sexies bis est modifié comme suit :

    b) le paragraphe 3, point a), est remplacé par le texte suivant :
    «a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes, y compris les répliques de navires historiques

    Règlement (UE) 2024/1745 du Conseil du 24 juin 2024 modifiant le règlement (UE) n° 833/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine
    https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1745/oj?locale=fr

    Le Shtandart étant le seul navire russe qui pose problème, dans ce domaine très spécifique, tout lecteur comprend qu’il est officiellement et explicitement désigné par la décision du Conseil. Pourtant, en France, au vu de cet amendement, Didier Lallement, Secrétaire général de la mer (SGMer), persiste dans son soutien à la fraude du navire russe. Le 25 juin 2024, il a confirmé au journal Le Télégramme, qu’il a donné instruction aux préfets de départements et aux autorités portuaires de recevoir le Shtandart. Vous trouverez le PDF de cet article en pièce jointe.


    Didier Lallement (SGMer) : « A nos yeux, il n’y a pas vraiment de sujet ».

    Afin de justifier cet engagement collaborationniste avec un représentant du régime russe, Didier Lallement s’est lancé dans un exercice de désinformation digne de RT et de Sputnik. « Nous considérons que le Shtandart n’est pas concerné par les paquets de sanctions adoptés contre la Russie. Pas plus par le quatorzième et dernier, adopté lundi (24/06/2024). Il n’a jamais été lié à un intérêt russe direct, ou appartenu à un oligarque russe, dans le sens entendu par le règlement européen. En outre, ce bateau appartient désormais à une personne de nationalité finlandaise et est désormais immatriculé sous le pavillon des lles Cook. » Voyons en détail comment les propos de SGMer sont faux ou malhonnêtes et destinés à créer la confusion.

    « Nous considérons que… »

    Les considérations de Didier Lallement sont malvenues, voire indécentes. En commis de l’exécutif, son rôle est d’appliquer la loi, point barre. D’autant qu’un règlement européen n’est pas une directive. Il doit être mis en œuvre immédiatement, sans modification et de façon identique dans tous les pays de l’Union. La France n’est pas la Russie, quel que soit le tropisme, assumé ou refoulé, de cet ex-préfet de police de Paris.

    « …le Shtandart n’est pas concerné par les paquets de sanctions adoptés contre la Russie. Pas plus par le quatorzième et dernier, adopté lundi ».

    Faux. Le texte européen du 24/06/2024 dit bien : « y compris les répliques de navires historiques », qualificatif dont les supplétifs et les clients du Shtandart, ainsi que l’administration française, ont usé pendant plus de deux ans pour « justifier » du contournement des sanctions.

    Le Shtandart (en russe Штанда́рт) est la réplique d’une frégate russe du XVIIIe siècle du même nom, navire amiral du tsar Pierre le Grand

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Shtandart_(1999)

    « Il (le Shtandart) n’a jamais été lié à un intérêt russe direct.. »

    Faux. Laetita Jacq-Galdeano du journal Ouest-France, après une enquête approfondie de plusieurs semaines a démontré et documenté les liens étroits de Vladimir Martus, capitaine-« propriétaire » du Shtandart avec le régime russe, dont, notamment, Sergueï Choïgou et Vladimir Poutine faisant tous les deux l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre, voire crimes contre l’humanité. Didier Lallement ne peut plus, décemment, prétendre ignorer ces informations. Voir les articles : https://www.ouest-france.fr/mer/opposant-ou-propagandiste-de-poutine-qui-est-le-capitaine-du-shtandart-invite-en-bretagne-ff4ab5ec-ec59-11ee-9706-81db63ab310d et https://www.ouest-france.fr/mer/le-navire-russe-shtandart-autorise-a-samarrer-dans-les-ports-de-france-embarrasse-ses-protecteurs-1db9833c-eacf-11ee-8ca7-88a8f06f54df

    « ..ou appartenu à un oligarque russe, dans le sens entendu par le règlement européen. »

    Mensonge délibéré aux fins de tromper les médias et les citoyens de notre pays. En effet, si les tous premiers volets des sanctions visaient les biens d’individus, d’organisations ou de l’État russe, le cinquième volet concerne « TOUT navire immatriculé sous pavillon russe » (au 24/02/2022) sans distinction de propriétaire. Voir la chronologie des sanctions : https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/sanctions-against-russia/timeline-sanctions-against-russia/

    « En outre, ce bateau appartient désormais à une personne de nationalité finlandaise (NDR Le Télégramme, l’épouse du capitaine à qui il l’a vendue)… »

    Baliverne. À supposer que cette allégation soit exacte, il s’agit d’un écran de fumée à des fins de désinformation. Le 5e volet des sanctions, comme indiqué ci-dessus, ne fait aucune distinction suivant le type ou la nationalité du propriétaire-armateur. On note néanmoins que, pendant plus de deux ans, jusqu’au 24 juin 2024, les supplétifs et les clients du Shtandart ainsi que l’administration française ont qualifié le Shtandart de « navire associatif » pour « justifier » du contournement des sanctions. Le 25 juin, SGMer se contredit et nous donne raison en confirmant qu’il s’agit d’un navire privé, comme nous ne cessons de le démontrer depuis l’origine de cette affaire.

    « …et est désormais immatriculé sous le pavillon des îles Cook ».

    Douteux. Selon Marine Traffic et la fiche AIS du Shtandart, il serait toujours sous pavillon russe au 27/06/2024. https://www.marinetraffic.com/fr/ais/details/ships/shipid:350830/mmsi:273452840/imo:0/vessel:SHTANDART

    Quoi qu’il en soit, ce tour de passe-passe, oral ou même réel, ne peut pas autoriser le Shtandart à être exclu du champ des sanctions, comme l’indique le paragraphe 2 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014.

    2. Le paragraphe 1 (interdiction) s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022.

    https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1745/oj?locale=frn


    Seule la Commission européenne peut mettre fin à la fraude Lallement-Shtandart.

    Vous êtes, Cher Monsieur O’Sullivan, régulièrement informé du travail que nous menons depuis plus de deux ans pour l’application du 5e volet des sanctions, c’est-à-dire l’article 3 sexies bis du règlement UE N°833/2014. Aujourd’hui, nous avons absolument besoin de l’aide de vos services pour contraindre l’État français à se conformer à la réglementation européenne.

    1. L’ordre illégal de Didier Lallement, auprès des préfets et des autorités portuaires, doit être annulé par une autorité qui lui est supérieure.
    2. Les préfets de département et les directeurs des grands ports maritimes doivent être avisés individuellement par la Commission qu’il est de leur responsabilité d’appliquer les sanctions portuaires quels que soient les intox, pressions, promesses de promotion ou chantages, dont il pourrait faire l’objet de la part des réseaux pro-Shtandart et/ou pro-russes, notamment de la part de SGMer.
    3. Des poursuites pénales doivent être engagées, conformément aux décisions du Conseil (28/11/2022, 09/06/2023, 12/12/2023, 12/04/2024), contre Didier Lallement qui a encouragé la fraude du Shtandart, depuis le 3 octobre 2022, date sa prise de fonction au poste de SGMer. Les organisations et/ou municipalités, au premier rang desquelles la ville de La Rochelle, qui ont eu recours aux prestations illégales du Shtandart devront, elles aussi, en répondre devant la justice.
    4. Les fonds reçus par Vladimir Martus sur les comptes de sa société Martus TV GmbH, domiciliée à Hambourg, en rémunération des prestations illégales du Shtandart dans les événements maritimes français, doivent être saisis (Conseil de l’UE 09/06/2023).

    Il y a urgence. Une importante prestation commerciale du Shtandart est prévue, à Brest, du 12 au 17 juillet prochain. Il s’agit du plus grand festival maritime français pour l’année 2024.

    En raison de l’incurie, voire de la compromission des plus hautes autorités française, la Commission européenne est l’ultime recours de notre collectif pour le respect de l’État de droit dans notre pays soumis aux ingérences russes. Nous avons besoin du soutien et d’une action rapide, ainsi que déterminée, de la part de votre service. Nous vous en remercions par avance.

    Je me tiens, si nécessaire, à la disposition de votre service pour lui communiquer la documentation, volumineuse et organisée, que nous avons collectée sur la fraude du Shtandart et sur ses complices. Je vous prie, Cher Monsieur O’Sullivan, de bien vouloir agréer l’expression de mes salutations distinguées.

    Bernard Grua

    Annexe : article du Télégramme

    Fraude du navire russe Shtandart: le préfet du Finistère sous le feu du Conseil européen

    Objet :

    M. le Préfet du Finistère, le navire russe Shtandart est explicitement et officiellement banni des ports européens par le Conseil de l’Union européenne – Il est de votre responsabilité de faire cesser sa fraude aux sanctions dans votre département, sous peine de poursuites pénales.

    Shtandart : Alain Espinasse préfet du Finistère
    Alain Espinasse préfet du Finistère

    À l’attention de :

    Monsieur Alain Espinasse, préfet du Finistère

    Copies :

    • Commission européenne
    • Ministère des Affaires étrangères
    • Secrétariat Général de la Mer
    • Ceclant Premar Atlantique
    • Mairie de Brest
    • Fêtes maritimes de Brest
    • Union des Ukrainiens de France
    • Presse

    Monsieur le Préfet du Finistère,

    Voici plus de deux ans que notre collectif No Shtandart In Europe affirme, texte européen à l’appui, que le navire Shtandart entre dans le champ du 5e volet des sanctions pris suite aux massacres russes de Boutcha. À ce titre, le paragraphe 3 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 est sans ambiguïté, depuis le 16 avril 2022, pour qui se donne la peine de le lire. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A02014R0833-20221007#tocId18

    Tous les pays européens l’ont fort bien compris. Mais les réseaux d’influence pro-russes, œuvrant au sein de la haute administration française, dont probablement au sein du Secrétariat général de la mer (SGMer), en ont réécrit une version fallacieuse, qui a été largement promue par des organisateurs de festivals maritimes, par vos collègues d’autres départements ainsi que par Ceclant-Premar Atlantique, afin d’encourager la fraude du navire russe.

    Hier, le 24 juin 2024, suite à nos différentes alertes, le Conseil de l’Union européenne a décidé, en raison de l’incurie de l’État français, de prendre clairement position contre l’escroquerie du Shtandart et contre ses comparses hexagonaux. Pour ce faire, il met les points sur les « i » en ce qui concerne le champ d’application du cinquième volet des sanctions. Sous le terme de « réplique de navire historique », le Shtandart est explicitement visé.

    Règlement (UE) 2024/1745 du Conseil du 24 juin 2024 modifiant le règlement (UE) n° 833/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine

    7) L’article 3 sexies bis est modifié comme suit :

    b) le paragraphe 3, point a), est remplacé par le texte suivant :
    «a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes, y compris les répliques de navires historiques

    https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1745/oj?locale=fr

    Comme prévu par les autorités européennes, nous vous rappelons que ce sont les préfets de département, et non pas un lampiste, fut-il Ceclant-Premar Atlantique, qui sont en charge de l’application des sanctions portuaires (voir pièce jointe). Nous vous demandons de prendre, enfin, connaissance des textes légaux qui vous engagent sur cette affaire. Nous exigeons que vous fassiez respecter l’interdiction européenne dans les ports du Finistère et tout particulièrement dans ceux de Brest, de Douarnenez ainsi que de Camaret. Nous n’accepterons pas que vous vous justifiez, d’une éventuelle inaction complice, en prétendant la croquignolesque tartuferie du troc, par le Shtandart, de son immatriculation russe contre un pavillon de complaisance. De fait, comme l’a prévu le législateur européen, une telle manœuvre ne peut pas exclure le Shtandart du champ des sanctions. À cette fin, nous vous invitons à examiner soigneusement le paragraphe 2 de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014.

    2. Le paragraphe 1 (interdiction) s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022.

    https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1745/oj?locale=fr

    Nous espérons que l’État de droit triomphera sans qu’il ne soit nécessaire de donner raison à l’effarante fanfaronnade de Ceclant-Premar Atlantique. En effet, ce dernier recommandait, dans le journal Ouest-France du 29/03/2024, à ceux qui souhaitent l’application de la loi au navire russe, de créer des « troubles à l’ordre public ». Une telle provocation est scandaleuse et inacceptable. https://www.ouest-france.fr/mer/le-navire-russe-shtandart-autorise-a-samarrer-dans-les-ports-de-france-embarrasse-ses-protecteurs-1db9833c-eacf-11ee-8ca7-88a8f06f54df

    Le cas échéant – quand viendrait, pour vous, l’heure de plaider – l’argumentaire de pied nickelé, les consignes, voire les pressions d’un SGMer, ex-préfet de police de Paris, de sinistre mémoire, ne pourront pas vous valoir quitus. Car nous soulignons que le contournement des mesures restrictives européennes est un délit pénal depuis le 28/11/2022. Votre responsabilité personnelle pourrait être mise en cause. https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2024/04/12/council-gives-final-approval-to-introduce-criminal-offences-and-penalties-for-eu-sanctions-violation/

    De plus, il convient d’observer que, pour les complices de la fraude, être un « agent public » est une circonstance aggravante. https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2023/06/09/eu-sanctions-council-finalises-position-on-law-that-aligns-penalties-for-violations/

    Je me tiens à votre disposition pour tout complément d’information concernant la réglementation européenne, les liens étroits de Vladimir Martus, capitaine-propriétaire du Shtandart, avec le régime russe et les individus ainsi que le réseau, qui ont œuvré à promouvoir la mystification du Shtandart.

    Je vous prie, Monsieur le Préfet du Finistère, de bien vouloir agréer l’expression de mes sincères salutations.

    Bernard Grua

    Pièce jointe

    Pourquoi parle-t-on de « polémique » concernant le navire russe « Shtandart » ?

    Le terme « polémique » est souvent associé au navire russe « Shtandart ». S’il est parfois repris par facilité, sa promotion ne doit rien au hasard. Un réseau d’influence ukrainophobe l’a imposé dans la sphère médiatique. Le but poursuivit est de disqualifier les lanceurs d’alerte qui partagent les textes légaux dévoilant l’irrégularité de sa présence dans les ports français. Un objectif parallèle est d’écarter les documents sourcés démontrant les liens de Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire, avec un pouvoir hostile à notre pays.

    Enfin, prétendre répondre à des polémiques est l’occasion d’en lancer de nouvelles. C’est un puissant moyen pour créer la confusion permettant de diffuser une malveillante réalité alternative visant à égarer l’opinion publique.

    1. Par qui et dans quel but a été popularisé le terme de « polémique » dans le cas du Shtandart ?
    2. Le règlement européen, clair et sans ambiguïté, ne prête pas le flanc à la « polémique ».
    3. Le Shtandart a longtemps bénéficié d’un « polémique » passe-droit, dont la remise en cause au niveau interministériel ne met pas fin aux abus.
    4. Quand le Conseil européen déclare que le contournement des sanctions est un délit, ce n’est pas pour « polémiquer », mais pour ouvrir la porte à des poursuites pénales.
    5. Conclusion

    Par qui et dans quel but a été popularisé le terme de « polémique » dans le cas du Shtandart ?

    L’article paru dans Ouest-France, le 15 mai 2024, sur les premières Fêtes maritimes de La Rochelle dit: « La cité charentaise accueillera de nombreux navires, dont le… Shtandart, navire russe au cœur d’une polémique… ». En appui de ce propos, il est mis un lien vers un texte de Laetitia Jacq-Galdeano : Le navire russe Shtandart, autorisé à s’amarrer dans les ports de France, embarrasse ses protecteurs. En effet, si quelques journalistes, ont travaillé sur l’aspect juridique de l’affaire du Shtandart, cette rédactrice est la seule, en France, à avoir véritablement enquêté sur la fiction promue par le Shtandart ainsi que par ses thuriféraires. Pourtant, ni dans le document cité en référence, ni dans cette autre importante publication, Opposant ou propagandiste de Poutine, qui est le capitaine du Shtandart invité en Bretagne ?, Madame Jacq-Galdeano n’utilise le terme de « polémique ». D’où vient donc cet élément de langage ?

    Vladimir Martus & Michel Balique, association des Amis des Grands Voiliers
    Vladimir Martus & Michel Balique

    L’usage du mot « polémique » est un sophisme popularisé, parallèlement à des attaques ad personam, à des fins de controverse, par Michel Balique1, président de l’association des Amis des Grands Voiliers2. C’est un lobbyiste au service des intérêts du Shtandart et de son capitaine-propriétaire, Vladimir Martus. Le principal agent d’influence3 du navire russe en France, parle, en effet, d’une « polémique idiote et ridicule »4. L’objectif d’une telle rhétorique est clair : imposer le fait accompli du viol des sanctions européennes par le navire russe Shtandart comme étant la norme et présenter les lanceurs d’alerte qui s’y opposent comme de marginaux « polémistes ». Ceci passe par l’usage de l’argument d’autorité et par l’instauration d’une confusion jetant le discrédit sur ceux qui se concentrent sur les vraies questions de fond concernant cette affaire internationale.

    La formule a fait florès. Elle est largement reprise sur toute sorte de supports, jusqu’à une vidéo récente de « Au gré des vents » où les citoyens qui rappellent le droit sont, en conformité avec la doxa du Kremlin, assimilés à des extrémistes et à des Nazis.

    Au gré des vents, Nazis
    Nazis – 5:33
    Au gré des vents, Hitler
    Hitler – 6:52

    Cette vidéo a été partagée par les pages Facebook de l’association Amis des Grands Voiliers, gérée par Michel Balique, et par celle du Shtandart.

    Au gré des vents, Vladimir Martus
    L’auteur de la vidéo avec Vladimir Martus sur le pont du Shtandart
    Au gré des vents, Amis des grands voiliers
    La vidéo sur la page Facebook de l’association Amis des Grands Voiliers
    Au gré des vents, Shtandart Project
    La vidéo sur la page Facebook du Shtandart

    À coup de « polémiques », le Shtandart est donc en « Opération militaire spéciale » de « dénazification » contre « les extrémistes » qui demandent l’application des sanctions au navire russe. La vidéo est visible et son texte intégral peut être lu ici : https://bit.ly/shtandart-au-gre-des-vents

    Au gré des vents, opération Shtandart
    « Opération Shtandart »
    Au gré des vents, la haine
    La haine

    Du côté du collectif No Shtandart In Europe, nous ne souhaitons pas sacrifier à de telles tentatives de pugilat haineux menées à coup de calomnieuses allégations. À l’opposé d’une campagne de « polémiques », nous nous attachons aux faits documentés et aux textes sourcés que nous ne cessons de rappeler.

    Le règlement européen, clair et sans ambiguïté, ne prête pas le flanc à la « polémique ».

    Le 5e volet des sanctions a été pris à la suite des massacres russes de Boutcha.

    Il est formalisé dans l’article 3 sexies bis du règlement européen n°833/2014.

    Ce dernier stipule :

    1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union…
    2. Le paragraphe 1 (interdiction) s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022…
    Article 3 sexies bis du règlement européen n°833/2014

    Il n’est pas possible de considérer, comme étant une pièce à controverse, un texte ratifié à l’unanimité des 27 États membres de l’Union. La « polémique » est bien créée par ceux qui usent d’arguties afin de contourner, voire de réécrire, le règlement européen pour le profit d’intérêts russes.

    Frégate russe Shtandart, Boutcha, février 2023, Au gré des vents
    Février 2023, flashmob, à Boutcha, contre le viol du 5e volet des sanctions par le navire russe Shtandart

    Le Shtandart a longtemps bénéficié d’un « polémique » passe-droit, dont la remise en cause au niveau interministériel ne met pas fin aux abus.

    L’interdiction est appliquée au navire Shtandart dans tous les pays de l’Union européenne à l’exception de la France où il jouit, depuis deux ans, d’un irrégulier et informel passe-droit. Raphael Baldos sur La Croix5, Arthur Quentin sur Ouest-France6 et Gianni Castillo Hit West (groupe Ouest-France)7 se sont déjà professionnellement penchés sur le sujet.

    Le 12 avril 2024, un comité interministériel, par la voix de Didier Lallement, Secrétaire général de la mer, annonce que le passe-droit du Shtandart est restreint comme on peut le lire dans différents médias :

    Le Télégramme du 7 mai 2024 parle de Brest, mais il précise : « Les organisateurs de Fécamp Grand’Escale assurent de leur côté qu’il arrivera chez eux sous pavillon de complaisance. » En réalité, ce ne sera pas le cas.

    Il ressort de ce qui précède que, selon l’administration française, le Shtandart ne peut plus être accueilli dans les ports de notre pays tant qu’il n’aura pas changé son pavillon d’immatriculation. Néanmoins, on peut constater, objectivement, que selon le règlement UE ci-dessus (paragraphe 2) un changement de pavillon ou d’immatriculation ne mettra pas fin à l’interdiction d’entrer dans les ports européens. Signalons, par ailleurs, que ce sont les préfets de départements et/où les directeurs de grands ports maritimes qui sont en charge de l’application des sanctions portuaires.

    Ayons bien conscience, aussi, que la présumée modification de son pavillon d’immatriculation ne changera pas la nature des liens du faux « dissident » Vladimir Martus avec l’Administration présidentielle russe, tels qu’ils ont été documentés par Laetitia Jacq-Galdéano.

    Le Shtandart a déjà contrevenu, au moins à deux reprises, à l’interdiction interministérielle du 12 avril 2024. C’est une observation factuelle. Du 27 avril au 1er mai, il était à La Rochelle. Du 6 au 12 mai, il était à Fécamp pour une prestation commerciale au profit du festival Grand’Escale. Dans le même registre, on constate, qu’au 17 mai 2024, le Shtandart est toujours immatriculé sous pavillon russe et non pas sous pavillon de complaisance.

    Tout aussi factuel est le pavillon de l’empire russe12 flottant en tête du grand mât du Shtandart. C’est un moyen de passer outre à l’interdiction d’exhibition du pavillon russe.

    Shtandart avec pavillons La Rochelle, Au gré des vents
    Le Shtandart à La Rochelle 30/04/2024.
    Au gré des vents, pavillon impérial Shtandart
    Pavillon de l’empire russe

    Quand le Conseil européen déclare que le contournement des sanctions est un délit, ce n’est pas pour « polémiquer », mais pour ouvrir la porte à des poursuites pénales.

    À la différence des directives européennes devant être transcrites dans les législations nationales, les règlements s’appliquent, immédiatement, sans modification, de façon identique, dans l’ensemble des États de l’Union. Le règlement européen n°833/2014 est donc la loi française pour ce qui est de l’interdiction d’accès, dans nos ports, des navires toujours immatriculés sous pavillon russe ou qui, depuis le 24 février 2022, ont troqué leur immatriculation russe contre celle d’un autre pays.

    À partir du 28 novembre 2022, le contournement des sanctions européennes est un délit passible de poursuites pénales visant des individus et/ou des personnes morales.

    Dans ce cadre, être un agent public (cf. préfet ou directeur de grand port maritime) est une circonstance aggravante.

    Conclusion

    Si « polémique » il y a, elle vient de la part de ceux qui se moquent des sanctions prises à la suite des massacres de Boutcha et promeuvent une fiction visant à « justifier » cette fraude. Les mêmes promoteurs de ce terme le mettent au service des intérêts russes du Shtandart à des fins de manipulation de l’opinion.

    Pour terminer, nous souhaitons rappeler que le collectif No Shtandart In Europe n’a pas vocation à « critiquer ». Il n’a qu’un seul objectif, c’est celui d’obtenir l’application intégrale du 5e volet des sanctions dans le respect des valeurs républicaines prévoyant que la séparation des pouvoirs est le fondement de notre constitution. Ceci passe par la reconnaissance du principe incontournable disant que seul le pouvoir législatif écrit la loi. Le navire Shtandart est interdit dans les ports européens. Il n’appartient pas à des fonctionnaires de l’exécutif de dicter le droit au gré de pressions, d’intérêts personnels ou d’intérêts d’une puissance étrangère hostile. La France n’est pas la Russie. C’est une démocratie et un État de droit. Vladimir Martus, son réseau d’influence, les organisateurs de festivals maritimes, les municipalités, les préfets, les directeurs des grands ports maritimes et le Secrétariat général de la mer doivent le comprendre au lieu de polémiquer.

    Pour plus d’information, il est possible de consulter le site web du collectif No Shtandart In Europe, https://bit.ly/No-Shtandart, et de télécharger la brochure : Pourquoi le port de La Rochelle est-il occupé par le navire russe Shtandart ?

    1. Russia Vs World, 10/02/2023 – Ukrainophobic activist Michel Balique and sanctioned Russian ship still in France. ↩︎
    2. No Shtandart In Europe, 24/04/2024 – Amis des Grands Voiliers, Michel Balique canonne Ouest-France et fait plouf. ↩︎
    3. No Shtandart In Europe, 26/04/2024 – Amis des Grands Voiliers, un réseau d’influence au service de la frégate russe « Shtandart » ? ↩︎
    4. Paris Normandie, 08/01/2023 – Armada 2023 : à Rouen, le navire russe « Shtandart » cible d’une polémique. ↩︎
    5. La Croix, Raphael Baldos, 18/03/2023 – Dans le Morbihan, un collectif s’oppose à la venue d’un navire russe. ↩︎
    6. Ouest-France, Arthur Quentin, 23/08/2023 – Le navire russe « Shtandart » a-t-il le droit d’entrer dans les ports français ? ↩︎
    7. Hit West, Gianni Castillo, 06/09/2023 – La Rochelle. Peut-on autoriser l’entrée du navire russe « Shtandart » dans les ports français ? ↩︎
    8. Le Télégramme, 23/04/2024 : « Le Shtandart n‘est plus autorisé à faire escale en France sauf s’il change de pavillon. Il s’agit d’une décision interministérielle qui date de mi-avril », indique le bureau de la représentation de l‘État et de la communication interministérielle. ↩︎
    9. Sud-Ouest 27/04/2024 : Reste que le vent de la position officielle de l’État français tourne : plus d’accueil de la frégate sauf changement de pavillon… Dans le service placé sous l’autorité directe du Premier ministre et que dirige l’ancien préfet de police de Paris Didier Lallement, on explique le nouveau tour de vis : « le contexte international a changé entre la France et la Russie, il s’est durci. Nous voulons éviter les troubles à l’ordre public » que pourrait provoquer la présence du pavillon russe dans un port français… Dans les faits, la mesure ne s’imposera au « Shtandart » qu’au lendemain de l’escale qui doit le poser une nouvelle fois à La Rochelle, entre dimanche 28 avril et jeudi 2 mai. Dérogation que l’autorité justifie par le fait que la décision restrictive prise le 12 avril était rapprochée de cette escale prévue au cours de laquelle des enfants embarqueront sur le navire. « Mais, prévient-elle, pour Fécamp où il doit être le 8 mai, il faudra qu’il ait changé de pavillon, sinon il sera interdit. » ↩︎
    10. Nord-Littoral 02/05/2024 : Le Shtandart est bel et bien enregistré en Russie. Et tant que cela sera le cas, il ne pourra plus accoster en France, a-t-on donc tranché au sommet de l’État. «Le Shtandart a fait Sète, Bordeaux et la Rochelle, il était prévu à Fécamp début mai, mais il ne pourra pas venir, sauf à renoncer au pavillon russe. » ↩︎
    11. Le Télégramme, 07/05/2024 : Le bureau de la représentation de l’État et de la communication interministérielle (Breci) des Côtes-d’Armor a signalé aux organisateurs paimpolais que « le Shtandart n‘est plus autorisé à faire escale en France sauf s’il change de pavillon. Il s’agit d’une décision interministérielle qui date de mi-avril 2024 ». Les organisateurs de Fécamp Grand’Escale assurent de leur côté qu’il arrivera chez eux sous pavillon de complaisance. ↩︎
    12. En 1700, Pierre Ier abandonne le « drapeau du tsar de Moscou » et adopte comme étendard un drapeau fondamentalement nouveau : une étoffe jaune avec un aigle bicéphale noir tenant dans son bec et ses pattes les cartes des quatre mers auxquelles la Russie a accès (Noire, Caspienne, Baltique, Blanche). ↩︎