Асоціація « Ukraine-Normandie» (UNA) закликає всіх небайдужих приєднатися до акції протесту в місті Руан 18 лютого 2023 р. о 14.30. Наша мета – не допустити участі в національному заході «L’Armada Rouen 2023» російського фрегату «Штандарт». Хода почнеться від площі Катедраль (place de la Cathedrale) в сторону офісу L’Armada (Boulevard Emile Duchemin) і завершиться близько 16 години.
З червня 2022 року фрегат « Штандарт » має постійне місце перебування в порту Ла-Рошель, що є порушенням п’ятого пакету європейських санкцій. До того ж, цей фрегат було запрошено до участі в фестивалі національного рівня під російським прапором. Після тиску суспільства організатори «L’Armada Rouen 2023» змінили концепцію участі для цього фрегату, зазначивши, що він прийме участь під українським прапором. Вважаємо це неприпустимим та цинічним знущанням над українцями, які втратили дім, рідних і близьких. Чи можете ви уявити, що у Франції 1944 року, після деокупації, хтось запропонував би привітати учасника з гітлерівської Німеччини, який, незважаючи на велику кількість смертей ваших рідніх, через бомбардування та війну, просто використає ваш прапор? Скоріше за все ні. Уявіть, що зараз відчуваємо ми.
Що стосується вільного пересування фрегату у Франції, то це також викликає велику кількість запитань. Адже, положення, яке набрало чинності 16 квітня 2022 року передбачає « заборону надавати доступ до портів ЄС суднам, які зареєстровані під російським прапором ». Воно стосується всіх країн членів Європейського союзу. Чому ж російський фрегат «Штандарт» став винятком, через який організатори заходу та префектури департаментів йдуть на порушення закону?
Того ж дня інші активісти #NoShtandartInEurope влаштують флешмоби в різних містах Франції на знак солідарності з протестом асоціації « Ukraine-Normandie» (UNA).
Просимо всіх небайдужих відгукнутися на наш заклик та доєднатися до нашого заходу! Росія – держава-терорист і її кораблі не можуть приймати участь в міжнародних заходах! Давайте разом це доведемо!
Асоціація « Ukraine-Normandie» (UNA) Олена Коваленко, президент
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« Ukraine-Normandie Association » (UNA) urges all those partial to join the protest in the city of Rouen (France) on February 18, 2023 at 14:30 p. Our goal is to prevent the participation of the Russian frigate « Shtandart » in the national event « L’Armada Rouen 2023 ». The march will start from the Place de la Cathedrale in the direction of the L’Armada office (Boulevard Emile Duchemin) and will end around 16:00.
Since June 2022, the frigate « Shtandard » has a permanent place of residence in the port of La Rochelle, which is a violation of the fifth package of European sanctions. In addition, this frigate was « invited » (actually a commercial paid service) to participate in a national-level festival under the Russian flag. After public pressure, the organizers of « L’Armada Rouen 2023 » changed the concept of participation for this frigate, demanding that it will participate under the Ukrainian flag («76actu», January 10, 2023). We consider this unacceptable and cynical abuse of Ukrainians who have lost their homes, relatives and loved ones. Can you imagine that in France in 1944, after the de-occupation, someone would say let’s welcome a participant from Hitler’s Germany who, despite the large number of deaths of your relatives due to bombing and war, will simply use your flag? Most likely not.
As for the free movement of the frigate in France, this also raises many questions. After all, the provision that entered into force on April 16, 2022 provides for « a ban on granting access to EU ports to vessels registered under the Russian flag. » It applies to all member states of the European Union. Why did the Russian frigate « Shtandart » become an exception and the organizers of the event and the prefectures of the departments are violating the law?
On the same day, other #NoShtandartInEurope activists will organize flashmobs in different cities of France in solidarity with «Ukraine-Normandie» (UNA) association’s protest.
We ask everyone who respects the law and moral principles to respond to our appeal and join our event! Russia is a terrorist state and its ships cannot take part in international events! Let’s prove it together!
Ukraine-Normandie Association (UNA) Olena Kovalenko, president
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L’« Ukraine-Normandie Association » (UNA) exhorte tous les sympathisants de la cause ukrainienne à rejoindre la manifestation de Rouen (France), le 18 février 2023 à 14h30. Notre objectif est d’empêcher la participation de la frégate russe « Shtandart » à l’événement national « L’Armada Rouen 2023 ». Le cortège partira de la Place de la Cathédrale en direction du bureau de L’Armada (Boulevard Emile Duchemin) et se terminera vers 16h00.
Depuis juin 2022, la frégate « Shtandard » est basée dans le port de La Rochelle. Ceci est une violation du cinquième paquet des sanctions européennes. De plus, ce navire, immatriculé en Russie et arborant le pavillon russe, a été retenu comme prestataire commercial, « invité » (en réalité une prestation de service rémunérée), pour un festival maritime d’ampleur nationale. Afin de séduire l’opinion publique, les organisateurs de « L’Armada Rouen 2023 » ont changé le concept de participation pour cette frégate. Ils exigent qu’elle se présente sous le pavillon ukrainien (« 76actu », 10 janvier 2023). Nous considérons cette demande comme une profanation cynique et inacceptable envers les Ukrainiens qui ont perdu leur maison, des membres de leur famille et des êtres chers. Pouvez-vous imaginer qu’en France, en 1944, après l’occupation, quelqu’un dise « accueillons un participant de l’Allemagne hitlérienne » et que, malgré le grand nombre de morts de vos proches à cause des bombardements et de la guerre, celui-ci utilisera simplement votre drapeau ? Probablement pas.
Quant à la libre circulation de la frégate en France, elle soulève également de nombreuses questions. Après tout, la disposition entrée en vigueur le 16 avril 2022 prévoit « l’interdiction d’accorder l’accès aux ports de l’UE à tout navire immatriculé sous pavillon russe ». Elle s’applique à tous les États membres de l’Union européenne. Alors, pourquoi la frégate russe « Shtandart » est-elle devenue une exception ? Pourquoi les organisateurs d’événements et les préfectures des départements violent-ils la loi?
Le même jour, d’autres activistes #NoShtandartInEurope organiseront des flashmobs dans différentes villes de France en solidarité avec la manifestation de l’association « Ukraine-Normandie » (UNA).
Nous demandons à tous ceux qui respectent la loi et les principes moraux de répondre à notre appel et de rejoindre notre événement ! La Russie est un État terroriste et ses navires ne peuvent pas participer aux événements internationaux ! Prouvons-le ensemble !
Ukraine-Normandie Association (UNA) Olena Kovalenko, présidente
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La municipalité de La Rochelle a gardé le silence pendant six mois concernant les motifs qui l’ont conduite à contourner les sanctions européennes en faveur du navire russe Shtandart, avant de tenter, à trois reprises, de délivrer des explications à la presse. L’article de « Libération », paru le 14 janvier 2023, expose les arguments de Catherine Léonidas, première adjointe au maire de la cité. Dans la ligne de ses deux déclarations précédentes, l’argumentaire est pauvre et confus. Il semble directement reprendre celui inexact, voire délibérément trompeur, de la personne en charge des intérêts commerciaux du Shtandart en France.
La réglementation européenne sur les sanctions indique que tout navire russe est interdit d’accès aux ports européens.
Le 8 avril 2022, le Conseil européen a adopté le cinquième volet de sanctions à la suite des atrocités commises par les forces armées russes à Boutcha et dans d’autres lieux sous occupation russe. Ces sanctions visent directement les navires russes, sans distinction de propriétaire ou d’équipage. Par l’article 3 sexies bis, elles sont intégrée au règlement européen n° 833/2014 :
Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union.
”On a fait des déclarations aux services de l’Etat, aux douanes, sollicité le secrétariat d’Etat à la mer, la sous-direction des ports, la préfecture… Tous nous disent qu’il n’y a aucun motif légitime à refuser ce navire”,
« Libération », 14 et 16 janvier 2023: Catherine Leonidas, première adjointe de la ville, chargée des sports et du nautisme.
« On a fait ». Il serait bon de savoir ce qui est entendu par « on ». S’agit-il de Michel Balique, ou bien Catherine Léonidas a-t-elle personnellement vérifié les démarches, qui auraient été entreprises ainsi que leurs résultats? En effet, il est surprenant d’apprendre que toutes les autorités précitées considéreraient le 5e volet des sanctions, voté à l’unanimité des Etats européens, comme n’étant pas un motif légitime pour refuser l’entré d’un navire russe dans un port français. De même, il est étonnant de lire que Lorient, Sète et Bordeaux ainsi que tous les ports des autres pays européens n’auraient pas eu de motif légitime pour fermer leur accès au Shtandart.
Sans motif légitime ? Site des organisateurs de la « Ruta Iacobus Maris » supprimant le Shtandart du programme, en indiquant qu’il a interdiction d’entrer dans les ports d’Espagne en raison des sanctions européennes mises en application à partir du 16 avril 2022:
Elle (C. Léonidas) parle du Shtandart comme d’un “beau bateau historique apprécié des Rochelais” qui “forme des jeunes à la navigation à l’ancienne”.
« Libération », 14 et 16 janvier 2023: Julien Lecot, envoyé spécial à La Rochelle
Le Shtandart est un yacht privé qui appartient aux citoyens russes, Vladimir Martus, Andreï Akhmatov, Lidia Plekhanova, Sergueï Neustupov et Sergueï Alekseev, via une entité intermédiaire appelée « Shtandart Project » (ru). Ce navire revendique l’appellation de « navire-école ». Notre collectif #NoShtandartInEurope la conteste. Mais, qu’il soit réel ou prétendu, ce statut de « navire-école » ne vaut pas dérogation aux sanctions. D’ailleurs, aucun des véritables grands-voiliers écoles russes (« Mir », « Khersones », « Krusenstern », « Sedov ») n’entre dans les ports européens depuis le 24 février 2022.
Michel Balique, président de l’association les Amis des grands voiliers abonde: “Ce n’est ni un bateau militaire russe ni un bateau lié à l’état russe, puis qu’il appartient à une association à but non lucratif. Il n’est pas non plus aux mains d’un oligarque, il a donc pleinement le droit de rester dans les ports français.”
« Libération », 14 et 16 janvier 2023: Julien Lecot, envoyé spécial à La Rochelle
Nous avons déjà éclairé en détail le discours deMichel Balique, qui invariablement s’en tient strictement aux premières sanctions personnelles de février et mars 2022 (voir en annexe). Il ne prend pas en compte le cinquième volet du 8 avril 2022, lequel, comme présenté ci-dessus, interdit l’entrée de tout navire russe dans les ports européens. Voir « Michel Balique & le navire russe « Shtandart » en eaux troubles sur le journal « Libération » « . Le propos, hors sujet, de Michel Balique est seulement repris ici pour montrer à quel point il fait partie des éléments de langage de Catherine Léonidas.
« C’est un navire école, ce n’est pas un bateau de guerre, ni de commerce ou appartenant à un oligarque. »
« France 3 », le 20 décembre 2022: Catherine Léonidas, première adjointe au maire de La Rochelle
C’est le dicours que tenait Michel Balique le 22 mars 2022, avant l’adoption du 5e volet des sanctions , le 8 avril 2022. C’est aussi celui qu’il tenait le 8 juin 2022, lors de l’arrivée du Shtandart à La Rochelle: « Ce n’est pas un bateau qui appartient aux oligarques russes, ce n’est pas non plus un bateau de transport ni un bateau de plaisance, il s’agit d’une réplique d’un voilier historique qui était celui de la frégate de Pierre Legrand. « (France 3, 09/06/2022). C’est encore celui qu’il tient à Libération, voir ci-dessus, le 14 janvier 2023.
C’est une réplique de la frégate de Pierre le Grand très apprécié des Rochelais.”
« France 3 », le 20 décembre 2022: Catherine Léonidas, première adjointe au maire de La Rochelle
Cette affirmation est hors sujet.
“Oui, le bateau bat pavillon russe parce qu’il est Russe et puis de toute façon, il ne peut pas changer de pavillon. Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’Europe a interdit aux bateaux russes de changer de pavillon pour éviter justement qu’ils en profitent pour naviguer dans nos eaux.”
« France 3 », le 20 décembre 2022: Catherine Léonidas, première adjointe au maire de La Rochelle
C’est bien parce qu’il bat, aujourd’hui,le pavillon russe, et qu’il le battait au 24 février 2022, que le Shtandart entre dans le champ des navires russes interdit d’accès dans les ports européens. D’ailleurs, Martus n’a aucune envie de charger de pavillon et continue, d’après « Libération », à le hisser chaque jour à huit heures du matin.
“De plus, le capitaine (du Shtandart) est Ukrainien par son père et Russe par sa mère”.
« France 3 », le 20 décembre 2022: Catherine Léonidas, première adjointe au maire de La Rochelle
Cette remarque est hors sujet, en ce qui concerne le règlement UE 833/2014. Il n’en reste pas moins qu’elle est très souvent invoquée auprès de la presse, qui ne l’a jamais vérifiée, pour justifier du contournement des sanctions par le Shtandart. Vladimir Martus est né, a grandi et a étudié à Saint-Pétersbourg, où se trouve son domicile familial. A ce jour, y compris dans les sources russes, notre collectif n’a pas trouvé de texte où il serait fait état d’une parentèle ukrainienne de Martus avant février 2022. Au contraire, son discours est patriotique russe, si ce n’est nationaliste, avec une nostalgie affichée pour l’URSS (voir Zhizn’ mechty 27/07/2018). Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, Vladimir Martus ne montre aucune compassion pour les Ukrainiens ou pour l’Ukraine. Il ne se dit préoccupé que par les conséquences de la guerre sur la Russie ainsi que sur les activités commerciales du Shtandart en Europe, voir l’analyse de ses publications Facebook par Victoria Nikolenko. Nous expliciterons, ci-dessous, ses liens avec les cercles du pouvoir russe et donnerons des éclaircissements sur sa fausse posture d’opposant au régime de Poutine, popularisée par Michel Balique.
“c’est un opposant à Poutine qui a quitté Saint-Pétersbourg avec le Shtandart en 2009 parce qu’il n’était plus d’accord avec la politique de Poutine” .
« France 3 », le 20 décembre 2022: Catherine Léonidas, première adjointe au maire de La Rochelle
A en croire le règlement européen 833/2014, cela n’a strictement rien à voir avec l’application ou la non-application des sanctions. Mais la citation est intéressante, car il s’agit, encore une fois, de la copie conforme d’un élément de langage de Michel Balique lancé le 22 mars 2022. Nous avons prouvé que cette allégation, concernant une soi-disant opposition au régime de Poutine depuis 2009, est fausse. Nous avons démontré, à partir de sources russes, dont certaines de la main de Martus, que la fuite de Russie, en 2009, est lié au non-respect des conditions de sécurité concernant les passagers du Shtandart. Nous avons révélé que ce litige est terminé depuis juillet 2020. Voir:
Enfin, l’adjointe précise que toutes les vérifications ont été faites auprès de la préfecture, des douanes et du ministère des Affaires étrangères, “ce bateau a parfaitement le droit d’être accueilli.” Compte tenu de l’incohérence et du caractère anachronique si ce n’est itératif de Catherine Léonidas sur le sujet du Shtandart, notre collectif #NoShtandartInEurope met en doute son affirmation tant que des preuves matérielles n’y ont pas été apportées.
Pour la Ville de La Rochelle, le « Shtandart » est avant tout « un bateau patrimonial, pas un navire de guerre. Il n’appartient pas à l’État russe, ni à un oligarque, et a quitté Saint-Pétersbourg, son port d’attache, en 2009, car son capitaine, Vladimir Martus, est opposé au régime politique russe.
« Sud Ouest », le 9 décembre 2022: Jenny Delrieux, journaliste
Rhétorique conforme aux éléments de langages obsolètes et/ou volontairement trompeurs de Michel Balique, depuis le 22 mars 2022. Cette affirmation, en boucle, de Catherine Léonidas est, de toute façon, hors sujet.
« Il a donc reçu toutes les autorisations pour accoster. «
« Sud Ouest », le 9 décembre 2022: Catherine Léonidas, première adjointe au maire de La Rochelle
Autorisations données par Patrice Bernier, un homme, maître principal au port de La Rochelle. Celui-ci fait partie du lobby qui a oeuvré, avec des méthodes contestables, et en conflit d’intérêt, pour faire venir le Shtandart à La Rochelle. Voir:
« D’autant plus qu’il n’arbore plus le pavillon russe dès qu’il rentre dans le chenal »,
« Sud Ouest », le 9 décembre 2022: Catherine Léonidas, première adjointe au maire de La Rochelle
Cette affirmation est, elle aussi, hors sujet. L’interdiction d’entrée dans les ports concerne le pavillon d’immatriculation du navire, autrement dit le pays où il est enregistré. Cela n’est pas la conséquence du fait qu’un navire n’arbore ou n’arbore ce pavillon dans la mâture lors de l’entrée dans un port. De toute façon, ce que dit Catherine Léonidas est erroné, le Shtandart entre bien dans le chenal de La Rochelle avec le pavillon russe.
Shtandart avec flammes de guerre russes dans le chenal du port de La Rochelle, 3 juillet 2022
Frégate Shtandart sous pavillon russe dans le chenal du port de La Rochelle, 3 juillet 2022Frégate Shtandart sous pavillon russe à la tourelle Richelieu, du port de La Rochelle, 3 juillet 2022Frégate Shtandart sous pavillon russe dans le vieux port de La Rochelle, 3 juillet 2022
Lapréfecture de la Charente-Maritime note d’ailleurs que le « Shtandart » n’a bénéficié d’aucune dérogation, « les interdictions relatives à certains navires russes ne s’appliquant pas à ce cas ».
« Sud Ouest », le 9 décembre 2022: Catherine Léonidas, première adjointe au maire de La Rochelle
Si ce qu’affirme Nicolas Basselier, préfet de Charente-Maritime, est vrai, le fait que le Shtandart n’aurait bénéficié d’aucune dérogation est un élément important dans cette affaire. Car il reconnaîtrait que leShtandart relève du régime général d’interdiction et il contredirait les affirmations de Michel Balique ayant prétendu avoir réussi à obtenir une telle dérogation pour le Shtandart:
» A La Rochelle, le président des Amis des Grands Voiliers a dû intervenir auprès des autorités pour échapper aux sanctions européennes » (France3, 09/06/2022).
» Le Shtandart a réussi à obtenir une dérogation, notamment après l’intervention du président des Amis des Grands Voiliers, Michel Balique » (Actu.fr, 11/06/2022)…
Michel Balique « particulièrement fier » que l’Association des Amis des Grands Voiliers (dont il est le président) ait participé à la venue de Shtandart à La Rochelle — Vidéo publique sur Facebook. Le 8 avril 2022, deux mois avant, les Etats de l’UE avaient adopté, à l’unanimité, le cinquième volet de sanctions interdisant l’entrée de tout navire russe dans les ports européens.
Par contre une autre affirmation de ce même préfet, « les interdictions relatives à certains navires russes ne s’appliquant pas à ce cas », est fausse. Les sanctions du 5e volet s’appliquent bien à tous les navires russes comme l’indique l’article 3 sexies bis règlement UE 833/2014. Le préfet présente encore la version mars 2022 des sanctions telle que formulée par Michel Balique.
A l’issue de ce confus, voire incohérent, exposé de « justifications » du contournement du règlement européen 833/2014, on rappellera à Mme Catherine Léonidas ainsi qu’à MM Nicolas Basselier, Michel Balique et Patrice Bernier, qu’ils peuvent éventuellement être poursuivi pénalement pour le rôle qu’ils jouent ou ont joué dans la présence illégale du Shtandart à La Rochelle. En effet, le Conseil européen a, depuis le 28 novembre 2022, criminalisé le viol des sanctions.
Bernard Grua, porte-parole du collectif #NoMistralsInEurope et Lieutenant de Vaisseau (ES)
Je viens par ce message exprimer le soutien sans réserve des Amis des Grands Voiliers au SHTANDART et à son capitaine Vladimir Martus.
En effet, du fait de la guerre en Ukraine, la frégate qui bat pavillon russe puisque son port d’attache est St Pétersbourg n’est plus la bienvenue dans de nombreux ports.
Or, il faut savoir que notre ami Vladimir a quitté St Pétersbourg en 2009 à bord de son voilier précisément parce qu’il était en total désaccord avec la politique du Président de la Russie. Il s’est volontairement exilé sur les mers pour que son voilier ne risque pas d’être saisi par les autorités russes. Depuis 13 ans il n’a jamais pu retourner sur ses terres natales, il est né à St Pétersbourg, et aujourd’hui pour lui, c’est la double peine. Car outre la douleur qu’il ressent pour le peuple Ukrainien (il est né d’un père ukrainien et d’une mère russe), il est aujourd’hui considéré comme un paria : il ne peut et ne veut retourner dans les eaux russes, et les ports européens ne souhaitent pas l’accueillir.
Car si dans les ports français on n’a rien contre lui, on a plutôt le souvenir d’un voilier formidable qui met une ambiance exceptionnelle à chacune de ses visites, et d’un valeureux capitaine qui a inculqué à des centaines de jeunes les valeurs de la mer et l’amitié entre les peuples, la crainte est de voir quelques écervelés pour qui tout ce qui est russe est à détruire s’en prendre physiquement au bateau et à son équipage.
Les autorités portuaires n’ont pas reçu d’ordres du ministère de bloquer les navires russesautres que ceux appartenant à des oligarques proches du Kremlin, mais elles redoutent, et on les comprend, que la vue du pavillon russe ne provoquent des manifestations qui pourraient dégénérer.
Vladimir Martus a décidé d’arborer plusieurs pavillons, dont le pavillon ukrainien, considérant que chaque membre d’équipage avait le droit d’afficher sa nationalité et a réalisé une communication expliquant clairement qu’il était contre la guerre en Ukraine.
Je suis sûr qu’il y a des possibilités d’accueillir le SHTANDART en assurant la sécurité du voilier et de son équipage, grâce à un positionnement étudié et une communication médiatique adaptée.
Les Amis des Grands Voiliers demandent à toutes les autorités portuaires d’accueillir ce voilier et son capitaine.
Ce message peut bien entendu être relayé par tous les moyens à votre disposition.
Nous vous en remercions par avance.
Actuellement, le Shtandart est au sud du Capo Santa Maria di Leuc (Italie) et fait route vers Sète qu’il devrait toucher le 12 avril.
La revue par Victoria Nikolenko des publications Facebook, depuis le 24 février 2022, y compris en russe, de Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire du navire Shtandart, ne montre aucune compassion pour le sort de l’Ukraine et des Ukrainiens. On a du mal à croire que cet individu puisse prétendre avoir de la famille dans les territoires occupés ou bombardés par la Russie. On a encore plus de mal à comprendre comment des médias, des organisations et des hommes politiques ont pu se laisser leurrer par son prétendu statut d’opposant anti-poutine, à moins qu’ils n’y aient eu intérêt.
La polémique autour de la présence de la frégate russe « Shtandart » à La Rochelle continue. Une polémique étonnante, car les textes des sanctions européennes votées le 8 avril 2022 (le Règlement de l’UE n° 833/2014, art. 3 sexies bis sont parfaitement clairs et sans aucune ambiguïté.
La raison qu’on avance souvent pour justifier la présence du « Shtandart » dans les ports français, c’est que son capitaine serait un opposant de poutine. On pourrait en parler longtemps, mais dans ce qui suit, je me limiterai sur les publications du capitaine Martus sur sa page Facebook, en faisant le lien avec la chronologie des faits et en prenant comme point de départ le 24 février 2022, date à laquelle la russie a déclenché une nouvelle phase de la guerre russo-ukrainienne qui dure depuis 2014. Reprenons les choses dans l’ordre…
Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, Michel Balique, utilise l’association qu’il préside, « Les amis des Grands voiliers« , comme un outil de promotion commerciale pour le navire russe « Shtandart ». De plus, il l’exploite comme un organe de diffusion d’une réalité alternative destinée à faire écran au contournement du 5e volet des sanctions européennes, auprès des décideurs, des médias et de l’opinion. Le journal « Libération » en apporte, une nouvelle fois, la preuve tout en ajoutant sa pierre à l’édifice du lobbyiste.
Quand Michel Balique répète inlassablement une version obsolète des sanctions.
“Ce n’est ni un bateau militaire russe ni un bateau lié à l’état russe, puis qu’il appartient à une association à but non lucratif. Il n’est pas non plus aux mains d’un oligarque, il a donc pleinement le droit de rester dans les ports français.”
Michel Balique – Libération le 14 janvier 2023
Michel Balique, image d’archive par Nicole Bugès – Source: Ass. « Amis des Grands Voiliers »
La “Chronologie des Mesures restrictives de l’UE à l’encontre de la Russie au sujet de l’Ukraine” préparée par le Conseil de l’Union européenne est claire. Les tous premiers volets des sanctions frappent des personnes, à savoir Vladimir Poutine, des hommes des cercles du pouvoir, des oligarques et les députés de la Douma ayant voté pour la reconnaissance ainsi que l’indépendance des républiques fantoches du Donbass, LNR et DNR. Les biens des individus sanctionnés peuvent être gelés: comptes bancaires, patrimoine foncier, immobilier, naviguant, etc. A noter que les yachts ne sont pas ciblés en tant que navires, mais en tant que propriétés des personnes sous sanctions. Ainsi, la version de Michel Balique tient jusqu’en mars 2022. Mais, depuis avril 2022 et, a fortiori, en janvier 2023, elle ne veut plus rien dire.
En effet, le 8 avril 2022, le conseil a adopté le cinquième volet de sanctions à la suite des atrocités commises par les forces armées russes à Boutcha et dans d’autres lieux sous occupation russe. Ces sanctions visent directement les navires russes, sans distinction de propriétaires. Par l’article 3 sexies bis, elles sont intégrée au règlement européen N° 833/2014 :
1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT NAVIRE IMMATRICULE SOUS PAVILLON RUSSE, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union.
1 bis. L’interdiction visée au paragraphe 1 s’applique également, après le 8 avril 2023, à tout navire certifié par « Russian Maritime Register of Shipping ». 2. Le paragraphe 1 s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022. … 5. Par dérogation aux paragraphes 1 et 1 bis, les autorités compétentes peuvent autoriser un navire à accéder à un port ou à une écluse, dans les conditions qu’elles jugent appropriées, après avoir établi qu’un tel accès est nécessaire: a) sauf interdiction au titre de l’article 3 quaterdecies ou de l’article 3 quindecies, à l’achat, à l’importation ou au transport dans l’Union de gaz naturel et de pétrole, y compris de produits pétroliers raffinés, de titane, d’aluminium, de cuivre, de nickel, de palladium et de minerai de fer, ainsi que de certains produits chimiques et de fer énumérés à l’annexe XXIV; b) à l’achat, à l’importation ou au transport de produits pharmaceutiques, médicaux, agricoles et alimentaires, y compris le blé et les engrais dont l’importation, l’achat et le transport sont autorisés en vertu du présent règlement; c) à des fins humanitaires; d) au transport de combustible nucléaire et d’autres biens strictement nécessaires au fonctionnement des capacités nucléaires civiles; ou e) à l’achat, à l’importation ou au transport vers l’Union de charbon et d’autres combustibles fossiles solides énumérés à l’annexe XII, jusqu’au 10 août 2022…
Lorsque Michel Balique affirme dans Libération, le 14 janvier 2023, que « il (le Shtandart) a donc pleinement le droit de rester dans les ports français », il propage une fausse information. Les sanctions visent bien le navire russe Shtandart immatriculé sous pavillon russe. Le Shtandart n’entre pas dans le champ des dérogations possibles.
Le collectif #NoShtandartInEurope, en tant que lanceur d’alerte, répète ces éléments réglementaires depuis plus de six mois. En conséquence, Michel Balique ne peut pas les ignorer. Par son démarchage et ses contre-vérités, il met les organisateurs d’événements maritimes, les partenaires, ainsi que les élus, en situation de risque financier, tel que l’annulation, à la dernière minute, après des acomptes ou un paiement complet de la prestation du Shtandart. Ce fut le cas à Bordeaux. Balique expose ces mêmes décideurs à des risques pénaux après que le Conseil ait adopté à l’unanimité, le 28 novembre 2022, une décision visant à ajouter la violation des mesures restrictives à la liste des infractions pénales de l’UE figurant dans le traité sur le fonctionnement de l’UE.
Enfin, lorsque Balique affirme: « il (le Shtandart) appartient à une association à but non lucratif « , il convient d’être prudent. Les associations type loi de 1901 n’existent pas en Russie. On peut seulement dire que le navire russe serait la propriété d’une entité, « Shtandart Project » (ru), domiciliée à Saint Petersbourg, apparemment sans but lucratif, ce qui ne veut pas dire sans activité commerciale. Il n’en reste pas moins que Vladimir Martus possède 60% des parts de cette entité (ru). Pour le collectif #NoShtandartInEurope, le Shtandart est bien un yacht privé.
De son côté, Fabrice Loher, maire de Lorient, disait sur Ouest-France, le 1er mars 2022: « Le Shtandart appartient à Shtandart Project, basé à Saint-Pétersbourg, dont on ne sait si la société a des liens directs avec l’État russe. » Rien de ce qui précède ne change quoi que ce soit, en ce qui concerne l’application des sanctions. Par contre, pour ce qui est des liens avec l’Etat russe, nous sommes en mesure, d’en prouver au moins une partie.
Quand Michel Balique ne cesse de broder la fable d’un Vladimir Martus, opposant au régime de Poutine.
Michel Balique, qui le (Martus) connaît depuis 2015, assure que le capitaine n’a pas retourné sa casquette: « Ce n’est pas du marketing, il n’est pas soudainement devenu opposé à Vladimir Poutine pour pouvoir continuer sa route comme certains veulent le faire croire. Ça a toujours été le cas même si sa position s’est forcément encore renforcée ces derniers mois ».
Julien Lecot – Libération le 14 janvier 2023
Le collectif #NoShtandartIn Europe ne reproche pas à Vladimir Martus d’avoir retourné sa casquette. Ce dernier n’en a pas eu besoin. La casquette a deux visières. Selon Julien Lecot de « Libération », Vladimir Martus est un « beau parleur ». Nous observons que ce dernier est un adepte du double langage et du double jeu. Le 22 mars 2022, Michel Balique écrivait: « Vladimir (Martus) a quitté St Pétersbourg en 2009 à bord de son voilier précisément parce qu’il était en total désaccord avec la politique du Président de la Russie… Depuis 13 ans il n’a jamais pu retourner sur ses terres natales » . Les sources russes, y compris celles de la main de Martus, contredisent catégoriquement cette version présentée par Balique.
La réalité des liens de Martus avec le pouvoir russe
Nous avons montré que Vladimir Martus, était chez lui à Saint-Pétersbourg (ru) au minimum de début janvier à la mi-février 2022. Autant pour les 13 ans sans retour sur la terre natale.
En octobre 2021, le Shtandart représente la Russie lors d’une expédition commémorant le 250e anniversaire de la victoire navale de Tchesmé en Mer Égée (ru). L’événement est organisé par la Société russe de Géographie (RGO), dirigé par Sergey Choïgou, ministre de la Défense russe. Le Conseil d’administration de la société est composé principalement d’hommes du Kremlin, de proches de Poutine et d’oligarques sous sanctions. Ce Conseil d’administration est présidé par Vladimir Poutine. L’expédition, à laquelle participe le Shtandart, bénéficie du haut patronage du président de la Fédération de Russie. Elle est financée par le Fonds de subventions de l’Administration présidentielle russe. En 2021, ce n’est pas là le sort que Moscou réserverait à quelqu’un qui serait « en total désaccord avec la politique du Président de la Russie » , depuis 2009. Notons que, pour sa part, Martus ne rechigne pas à servir le régime russe, ni à être rémunéré par ce même régime.
Pour en savoir plus sur l’ambassade grecque du Shtandart
Un litige concernant les règles de sécurité présenté comme un acte de bravoure anti-Poutine
Il est fréquemment précisé, par Balique et Martus, que le Shtandart ne peut plus rentrer en Russie à peine d’être « saisi ». Il est vrai que Martus et son navire se lancent, à partir de 2007, dans une guerre picrocholine contre leur autorité de tutelle, le ministère des transports. Comme aujourd’hui en France, sûr de son réseau d’influence, jouissant de son statut de star et s’appuyant sur l’opinion publique, il se livre à multiples violations de la réglementation en termes de sécurité pour ce qui concerne les dizaines de passagers, dont des enfants, qu’il embarque sur le Shtandart. Il se heurte à un discret mais intraitable fonctionnaire, Dmitry Atlashkin. En 2009, afin d’éviter déjà les sanctions, russes cette fois, Vladimir Martus fuit en Europe avec le Shtandart. A notre connaissance, il n’a jamais été question de « saisie » mais d’immobilisation à quai ou au mouillage. A la mi-juillet 2020, un accord est trouvé, les poursuites sont abandonnées. Vladimir Martus obtient tout ce qu’il veut. Il est libre d’entrer et sortir des ports russes. L’annonce de la résolution du litige suit de huit jours l’annonce de l’expédition de Tchesmé par la Société russe de Géographie.
Pour en savoir plus sur le pugilat du Shtandart avec le ministère des transport
Pour les lecteurs français peu familiers de la société russe, précisons une remarque culturelle importante. En règle générale, les Russes ne respectent ni la loi, ni la réglementation, mais ils craignent l’autorité.
« Лоха грех не кинуть » (C’est un péché de ne pas tricher)
Proverbe russe
La traduction littérale de l’expression précédente est « c’est un péché de ne pas tromper un homme naïf« . Il faut savoir que « лох » vient de la subculture criminelle et signifie un homme naïf, mais aussi celui qui n’a pas réussi, celui qui est nul ou encore celui qui est victime des escrocs. Il en existe une autre version, que l’on ne reproduira pas ici.
A ces expressions populaires issues de la pègre russe, on peut préférer la version de Vladimir Martus, qui dit la même chose en des termes plus policés:
«Ce que j’aime avec cette vie, c’est la liberté. Je peux aller où je veux, quand je veux, avec qui je veux»
Depuis le début de l’invasion en Ukraine, toutes les officines russes ou pro-russes: restaurants, concerts, spectacles, associations, forums, « culture », etc., non visées par les sanctions et donc autorisées à poursuivre leurs activités, ont compris que le drapeau russe agit comme un repoussoir pour leurs clients français. Elles se renomment ou se colorent de jaune et de bleu pour poursuivre leurs activités.
Vladimir Martus fait de même, sauf que son navire entre dans le champ des sanctions, que personne n’est allé aussi loin, en France, dans l’instrumentalisation de l’aide humanitaire à l’Ukraine, que personne n’a autant exploité les abominations russes en Ukraine à des fins commerciales russes et que personne n’a poussé à ce point la vénération du pavillon russe (instauré en 1993), représentant à 78% la présence de Poutine au pouvoir. Lire la réaction largement partagée sur Twitter de Victoria Nikolenko, une femme ukrainienne de Dnipro résidant à Nantes:« À l’attention des organisateurs de “L’Armada Rouen 2023” ». Michel Balique a été un des principaux metteurs en scène de ce scénario avec l’aide de Ludovic Pacciarella (Rochelais, admirateur de l’armée soviétique, homme à tout faire de Martus) et de Patrice Bernier (maître principal au port de la Rochelle, en conflit d’intérêt manifeste).
Pour en savoir plus sur l’instrumentalisation de la cause humanitaire ukrainienne et sur l’exploitation du malheur ukrainien par le Shtandart:
Depuis juillet 2020, les différentes raisons qui font que le Shtandart n’est pas retourné en Russie après la clôture de son litige.
« S’il était si proche de Poutine, il n’aurait eu qu’à retourner en Russie où il aurait été accueilli à bras ouverts ».
Michel Balique – Libération le 14 janvier 2023
Michel Balique sait, que la réponse à sa question n’est pas celle qu’il suggère. Le litige du Shtandart a été résolu en juillet 2020, comme l’annonce Martus le 14 juillet 2020. Sur le site web du Shtandart, Martus déclare le 20 juillet 2020, qu’il ne rentrera certainement pas en Russie avec le navire, avant la fin des « Tall ships races 2021 » (3 août 2021). Mais la pandémie du COVID occasionne l’immobilisation du navire, le report des festivals maritimes prévus ainsi que le décalage de la mission anniversaire de Tchesmé, qui se déroule finalement en octobre 2021 au lieu de septembre-octobre 2020.
Si nous nous figeons dans la glace à Saint-Pétersbourg, nous perdrons, évidemment, cinq mois chaque année. Par conséquent, nous resterons à Saint-Pétersbourg seulement l’été. En ce qui concerne l’hiver, nous irons là où l’eau est à l’état liquide.
Michel Balique: « il n’aurait eu qu’à retourner en Russie où il aurait été accueilli à bras ouverts« … surtout en janvier février. La Neva avec la forteresse Pierre et Paul en hiver – Photo par Ivan Zhuldybin sur Unsplash
Ainsi, lorsqu’il rentre, à Saint-Pétersbourg, du 4 janvier 2022 à la mi-février 2022, Martus ne peut pas y venir avec le Shtandart en raison de la glace, mais aussi en raison du fait qu’il est attendu en Grèce pour un tournage comme indiqué dans l’article de « Libération »: « Le 24 février (2022), on était sur l’île grecque de Lemnos pour un tournage ».
Un des éléments majeurs dans le choix de rester hors de Russie est l’activité commerciale du Shtandart. Au mieux, en un an, à Saint-Pétersbourg, le Shtandart peut espérer être prestataire de services pour deux festivals maritimes. Le premier est celui des « Scarlet Sails », mais depuis 2009 des concurrents occupent la place. Le deuxième festival envisageable serait lié à des événements isolés, comme le 80e anniversaire de l’okroug des Nenets à l’automne 2009. Selon Martus, la participation à une dizaine de festivals, chaque année, permet à lui-même et au bateau de vivre confortablement. Ces festivals, il les trouve en Europe et particulièrement en France, avec ses 5 500 km de côtes, ses nombreux ports et la passion française pour le patrimoine maritime. Ce n’est donc pas parce que Martus serait proche de Poutine qu’il aurait de bonnes raisons de laisser le Shtandart en Russie. Au contraire, comme l’a montré l’expédition pour l’anniversaire de la victoire de Tchesmé, le softpower russe du Shtandart s’exerce à l’étranger. Une autre mission de représentation était d’ailleurs prévue pour 2022 en Italie et en Espagne. Du fait de l’invasion de l’Ukraine, cette activité de softpower se traduit, par d’autres biais, en France.
Une autre motif important pour lequel le Shtandart peut avoir, pour ne pas rentrer en Russie, est celui d’éviter la mobilisation, comme l’a indiqué Sasha (Alexander) à « Libération ». Mais, pour cela, il n’a pas besoin d’être en Europe. Il existe des dizaines de pays maritimes qui n’appliquent pas de sanctions contre les navires russes.
Enfin, en cette période où très peu de navires russes, si ce n’est aucun, ne fréquentent les rivages français, le cirage intensif de nos côtes par le Shtandart a peut-être des motifs autres que ceux que nous avons documentés. Chacun en décidera, en fonction de sa sensibilité maritime et de ce qu’il connaît de la Russie ainsi que des méthodes russes. Pour notre part, nous nous contentons, pour l’instant, de relever un faisceau d’indices, qui interpellent.
Enfin, chaque jour nous en apprend un peu plus sur l’étendue et la puissance du réseau possédé par le tandem Martus/Balique dans la presse, dans les pouvoirs locaux, voire dans les sphères des plus hautes autorités de l’Etat en France. Si l’on pense aux ouvrages de Cécile Vaissié et de Nicolas Hénin parus dès 2016, on peut comprendre que ce réseau vaut de l’or pour tout Etat étranger, a fortiori s’il est agressif.
Michel Balique ajoute à la confusion en étant inutilement polémique. Personne ne fait de procès au Shtandart. Cela n’aurait pas de sens. Il est seulement rappelé que le 5e volet des sanctions s’applique à ce navire, qui n’entre pas dans le champ des dérogations possibles. Les éléments de la fable de Michel Balique, même s’ils étaient véridiques, ne peuvent pas donner lieu à des dérogations. Il se trouve, comme nous l’avons montré, que l’argumentaire, déballé à « Libération », par Michel Balique, est une mystification et peut conduire des organisateurs, voire des élus, à prendre des risques financiers ainsi que pénaux.
Le journal « Libération » enrôlé par Michel Balique
A notre connaissance, Michel Balique n’a pas souhaité partager le vindicatif pamphlet, entâché d’erreurs techniques et de propos de comptoir, publié par Benoît Marin-Curtoud sur « Paris Normandie », le 8 janvier 2022. De même, il ne s’est pas attardé sur l’article de Joce Hue publié par « 76actu » le 10 janvier 2023. Car ce dernier est trop précis sur les sanctions et sur la criminalisation de leur contournement.
En revanche, Balique a fait son miel du document de « Libération ». Il en a copié la première version en ligne avant que Julien Lecot n’ait échangé avec le porte-parole de #NoShtandartInEurope. Le texte de l’article de Libération a été envoyée par courrier électronique aux différents organisateurs de manifestations nautiques et, vraisemblablement, aux autorités portuaires ainsi qu’aux organisations s’intéressant au patrimoine maritime. Jean-Marie Dean est le Vice Président des amis du Marité Granville, Communauty manager « Granville – Granville du large » et « Granville by the sea », webmaster et administrateur de l’Association « Les Voiles Écarlates Cherbourg », etc. Il en a fait une présentation sur son blog : » Accueillir le Shtandart (suite) «
« Un mail de Michel Balique, président des Amis des Grands Voiliers, nous apprend que la frégate russe de Vladimir Martus, qui était présente lors du festival des Voiles de Travail cet été à Granville fait actuellement l’objet d’une polémique relative à sa participation à la prochaine édition de l’Armada de Rouen. En mars 2022, nous évoquions déjà les difficultés rencontrées par le Shtandart https://cotentinois5.wordpress.com/2022/03/22/accueillir-le-shtandart/ S’il est compréhensible que la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine exacerbe les oppositions contre tout ce qui porte les couleurs russes, il faut raison garder et comprendre une bonne fois pour toutes que le superbe navire de Vladimir Martus et son équipage sont complétement opposés à la politique agressive de Vladimir Poutine et, en conséquence, il faut leur accorder sans restriction aucune l’accès à tous les ports français. « Suit le texte de « Libération ».
Il reste à espérer que Michel Balique, le VRP du Shtandart, qui est en train de devenir une célébrité dans la communauté ukrainienne de France, a eu la courtoisie de remercier « Libération » pour son aimable et gracieuse collaboration.
La fiction de Michel Balique ne passe pas auprès de la communauté ukrainienne, La Rochelle 11 décembre 2022
Cover image: 1. Vladimir Martus and Jean-Paul Rivière signing their contract in Canary islands, photo Armada 2013 – 2. Ukrainian flags fly in Kharkiv, October 19, 2022, marking the graves of soldiers killed in action after the Russian invasion , photo Carl Court/Getty Images.
On December 10, 2007, Rama Yade declared. « Colonel Gaddafi must understand that our country is not a doormat on which a leader, terrorist or not, can come and wipe his feet with the blood of his crimes. » Today, it is a maritime festival, « L’Armada Rouen 2023 », which wants to mop up the blood of Russian crimes with the Ukrainian flag, which it intends to make a marketing advantage for the Russian ship Shtandart.
Vladimir MartusJean-Paul RivièreMichel BaliquePatrice Bernier1. Martus, Shtandart’s captain & owner, 2. Rivière, L’Armada’s president & business man, 3. Balique, Shtandart’s salesman & lobbyist, 4. Chief petty officer of La Rochelle port
In Rouen, Normandy, a new Russian hijacking of the Ukrainian flag would be utterly disgusting.
“We will ask him (Shtandart’s captain) to raise the Ukrainian flag.“ The organization of the next Armada, which will take place in Rouen (Seine-Maritime) from June 8 to 18, 2023, maintains the invitation of the Russian boat Shtandart, provided that it flies the flag of Ukraine.
The organization pretends to present this stratagem as a demand, a sort of moral pledge. Actually, this kind of display aims to maintain the illusion of a « Russian-Ukrainian » ship, to gain the good graces of the press and above all to attract visitors who, otherwise, would be repelled by the Russian flag meaning the heinous mass crimes committed in Ukraine. Such a staging is far from being a constraint for Vladimir Martus, the captain-owner of the Russian ship Shtandart. He finds his interest in it, judging by the dithyrambic and naive reactions of many media. Unless expressly prohibited local authorities, he indulges frantically in this hoiosting for all the ports he illegally occupies.
Jean-Paul Rivière, president of the association, « L’Armada de Rouen » is a « successful business man » with the 250th fortune in France. He « intends to manage the 2023 Armada ‘a bit like a business' » (76actu 16/01/22, Fr). Its advertising with the colors of Ukraine is misleading and felt, on the Ukrainian side, as particularly cynical. However, the subject is more duplicitous than it first appears. The scheme was agreed in advance between Vladimir Martus and Michel Balique, his salesman-lobbyist as the latter revealed on March 22, 2022, in a letter addressed to the various authorities as well as to the organizers of maritime events.
« Vladimir Martus decided to fly several flags, including the Ukrainian flag. »… » There are opportunities to welcome the ship « Shtandart »… thanks to a smart positioning and an tailored media communication« .
But, the first evidence of this manipulation can be identified 15 days before Balique’s letter. It dates back to exactly three months before the entry, on June 8, 2022, of the Shtandart in La Rochelle. We can read about it in the declaration, on March 8, 2022, of Patrice Bernier, chief petty offcier of the port of La Rochelle, close to Balique and Martus, co-director with Ludovic Pacciarella of the pro-Russian rump association « Aidons l’ Ukraine 17 ». He announced: « if it (Shtandart) appears neutral, without a flag or if it combines the two(Editor’s note: the Russian flag AND the Ukrainian flag), there is no reason not to welcome » (France 3, March 8, 2022, Fr). Nine months later, Jean-Paul Rivière takes up the same shameful scenario.
This « tailored media communication », as Balique puts it, outrages and deeply hurts the Ukrainian community as well as its French supporters. Putting the flag of the executioner and that of the victim on the same level is felt as an additional cruelty. In the Ukrainian territories occupied under Russian colors, people have been tortured, murdered and held hostage since 2014 simply for holding a Ukrainian flag. For his part, on June 15, 2022 (Fr), Balique, like Ségolène Royal later, speaks of « theories on war crimes ».
Tortured and imprisoned or killed for the Ukrainian flag and for supporting Ukraine in occupied Donbass (Kharkiv Human Rights Protection Group, 21.08.2020, Halya Coynash)
Écusson de la 1re armée nationale russe qui a combattu dans les rangs de la Wehrmacht jusqu’en mai 1945
As journalist Joce Hue said on « 76actu » (Fr), the Russian flag, adopted in 1993, corresponds to six years of power of Yeltsin and 22 years of power of Putin. It represents, therefore, at 78%, Vladimir Putin, of which Martus is an ambassador thanks to his double language and his double game, as we will demonstrate below (Fr). We can also remember that this same flag, with horizontal tricolor stripes, was that of the 1st Russian National Army, which fought in the ranks of the Wehrmacht until May 1945.
Anyway, with or without the Ukrainian flag, the Russian flag is the emblem of a country declared a « sponsor of terrorism » on November 23, 2022, by the European Parliament. How could a citizen of Rouen, town of Joan of Arc’s martyrdom, accept that this symbol could float over his city from the mizzen antenna or from the stern mast of the Shtandart? « L’Armada Rouen 2023 » could just as well invite a dhow (daou) carrying the banner of « The Islamic State » (Daesh) and hang the flag of the city of Paris, there, to « honor » the dead of the « Bataclan Theater » . This would make a second « peace boat ».
In France and Spain, Ukrainians already opposed the way their their flag was used by the Shtandart’s network. See: « Camaret, the false testimony, on « Liberation », by Arthur Gazzarin, sailor on « Shtandart » » (Fr). The first Ukrainian flashmob in La Rochelle, on June 12, 2022, demanded that the Russian ship not fly the Ukrainian flag. At the end of June 2022, La Rochelle finally prohibited the Shtandart from hoisting the Russian flag and the Ukrainian flag. In the port of Douarnenez, on July 14, 2022, the Russian flag was once again prohibited. In Vigo, Spain, on July 23, 2022, the Guardia Civil came to check the Shtandart on the grounds that it had hoisted the Ukrainian flag. In Camaret, on August 15, 2022, after a 4 hours siege by a group made up of 90% Ukrainian women, Martus had to lower the Ukrainian flag at the request of the organizers and in the presence of the National Gendarmerie.
Will « L’Armada Rouen 2023 » be careful enough not to push Ukrainian patience, which is already largely bullied, to the limit ? Or, will it say, like Michel Balique, on June 15, 2022 (Fr), « the problem, in La Rochelle, is not the fact that the boat is Russian, the problem is the Ukrainians ». The same Ukrainians whose national flag he makes a marketing claim for the Russian ship Shtandart and for the maratime festivals which purchase its services.
If under the new presidency of Jean-Paul Rivière, « L’Armada Rouen 2023 » persisted in its trickery, consisting in exploiting the Ukrainian dead, it would demonstrate that it dos not diserve the title of « L’Armada de la liberté », it received from its founder Patrick Herr. The organizers of this maskirovka will not be forgiven any more than the sectarian Alexander Makogonov, spokesman for the Russian embassy in Paris, figurehad of the Putin regime and h
Read also the reaction of Victoria Nikolenko, an Ukrainian lady from Dnipro, living in Nantes: « To the attention of the organizers of “L’Armada Rouen 2023” » – Ukrainian version – French version.
The coffins of 27 Ukrainian servicemen who died fighting Russians are draped in Ukrainian flags during their June 3 funeral. (Wojciech Grzedzinski for The Washington Post)
Ukrainian women currently living in France, please sign Victoria and Asia’s letter to Ms. Olena Zelenska and Ms. Brigitte Macron with the demand to permanently close the French ports for « Standard » in accordance with European legislation.
The last photo of Donetsk MP Volodymyr Rybak. During the russian occupation in 2014, he defended the Ukrainian flag. He was captured by the russians. A few days later, he was found dead in the river with a cut stomach and traces of torture. pic.twitter.com/NP61Tuf5uF
Near the Council of Europe in Strasbourg, next to the Ukrainian flag, people put candles to honor the memory of those who gave their lives due to Russian aggression pic.twitter.com/BBoQuoWLut
Фото на обкладинці: 1. Владімір Мартусь та Жан-Поль Рів’єр підписують контракт на Канарських островах, фото Армада 2013 – 2. Українські прапори майорять у Харкові 19 жовтня 2022 року на могилах солдатів, загиблих в боях після початку російського вторгнення, фото Карл Курт, Getty Images
10 грудня 2007 року Рама Яде заявила: « Полковник Каддафі має зрозуміти, що наша країна не є постілкою, об яку керівник іншої країни, терориста чи ні, може витирати кров своїх злочинів зі своїх ніг ». Сьогодні морський фестиваль « Лармада Руан 2023 » хоче витерти кров російських злочинів українським прапором, який вони розраховують зробити маркетинговим ходом для російського судна « Штандарт ».
Переклад Вікторії Ніколенко
В Руані (Нормандія) ще одне зловживання росіянами українським прапором може стати казус беллі.
« Ми будемо вимагати в нього (у Штандарта)підняти український прапор.» Організатори нинішнього фестивалю Армада, який пройде в Руані (департамент Приморська Сена) з 8 по 18 червня 2023 року залишають в силі запрошення російського судна « Штандарт », за умови що він підніме прапор України.
За повідомленням Жосе Ю від 10 січня 2023 року на 76актю
Організатори вдають, що вони роблять з цієї стратагеми щось на кшталт моральної запоруки. Насправді така демонстративна акція має на меті підживлювати ілюзію « російсько-українського » корабля, завоювати прихильність преси, а головне – привабити відвідувачів, яких в протилежному випадку відштовхнув би російський прапор, який уособлює жахливі масові злочини, скоєні в Україні. Така постановка зовсім не є примусом для Владіміра Мартуся, капітана-власника російського судна « Штандарт ». Він має в цьому свій інтерес, як видно з хвалебних та наївних відгуків численних медіа. Окрім випадків, коли це було спеціально заборонено місцевою владою, він несамовито вдається до цього в усіх портах, в які він незаконно заходить.
Жан-Поль Рів’єр, президент асоціації, є « успішним підприємцем » та посідає 250-те місце в рейтингу найбагатших людей Франції. Він « розраховує керувати Лармада 2023 « приблизно як підприємством » (76актю за 16.01.23, Fr). Її реклама в кольорах України є оманливою та відчувається українською стороною як особливо цинічна. Менше з тим, тема є більш двозначною, аніж це здається на перший погляд. Стратагема була погоджена заздалегідь між Владіміром Мартусем та Мішелем Баліком, його представником-лоббістом, як цей останній заявив 22 березня 2022 року в листі адресованому різним органам влади, а також організаторам морських заходів.
« Владімір Мартусь вирішив підняти кілька прапорів, одним з яких є український прапор. »…
« Є можливість прийняти « Штандарт », завдяки виваженій позиції та відповідній медійній комунікації »
Але першій слід цієї справи можна встановити за 15 днів до листа Баліка. Він з’явився за три місяці до прибуття Штандарта до Ла-Рошелі 8 червня 2022 року. З ним можна ознайомитися в заяві від 8 березня 2022 рокуПатріса Берн’є, начальника порту Ла-Рошелі, людини близької до Баліка та Мартуся, співкерівника, разом з Людовіком Паччарелла, проросійської асоціації (чи то того, що від неї лишилося) « Едон Юкрен 17 »(« Aidons Ukraine 17 »). Він заявив: « якщо він (« Штандарт ») заявить про свою нейтральну позицію, без прапора або з двома прапорами (прим. ред.: російський ТА український прапор), не буде жодної причини не приймати його » (Франс 3, 8 березня 2022 року, Fr). Дев’ять місяців потому Жан-Поль Рів’єр починає спочатку той самий ганебний сценарій.
Ця « відповідна медійна комунікація », як каже Балік, обурює та глибоко ранить українську громаду, а також французів, які її підтримують. Те, що на один рівень поставили прапор ката та жертви, відчувається як особлива жорстокість. На окупованих українських територіях, які знаходяться під російським триколором, людей піддають тортурам, вбивають і тримають в заручниках з 2014 року за один лише факт зберігання українського прапора. Зі свого боку, 15 червня 2022 року (Fr) Балік, як і пізніше Сеголен Руаяль, говоритиме про « теорії про воєнні злочини ».
Закатовані, кинуті за ґрати або вбиті за український прапор і за те, що підтримали Україну в окупованому Донбасі (Харківська правозахисна група, 21.08.2020, Галя Койнаш)
Нарукавний знак 1-ї Російської національної армії яка воювала в лавах Вермахту до травня 1945 року.
Як казав журналіст Жосе Ю в 76актю, російський прапор, затверджений в 1993 році, відповідає шести рокам правління Єльцина та 22 рокам влади Путіна. Таким чином, він на 78% представляє Владіміра Путіна, послом якого є Мартусь, завдяки його подвійному дискурсу та його подвійній грі, як ми це покажемо далі (Fr). Можна також нагадати, що цей самий прапор – триколор з горизонтальними смугами – був також знаменом 1-ї Російської національної армії, яка воювала в лавах Вермахту до травня 1945 року.
Хай там як, з українським прапором чи без нього, російський прапор є символом країни яку 25 листопада 2022 року члени ЄС одностайно визнали « спонсором тероризму ». Як житель Руана, міста мученицької смерті Жанни д’Арк, може допускати, щоб цей символ майорів над його містом з міззенної антени або з кормової щогли « Штандарта »? « Лармада Руан 2023 » з тим же успіхом могла б запросити арабський парусник (доу, або дау) під прапором « Ісламської держави » (ДАІШ) і повісити також на ньому прапор міста Париж, щоб « вшанувати » загиблих в Батаклані. Був би ще один « корабель миру ».
У Франції та в Іспанії українці вже висловили свій протест щодо використання їхнього прапора мережею « Штандарта ». Див.: « Камаре, неправдиві свідчення, газета « Ліберасьон », Артур Газзарен, матрос « Штандарта » (Fr). Перший флешмоб українців в Ла-Рошелі 12 червня 2022 року вимагав, щоб російський корабель не піднімав українського прапора. В кінці червня 2022 року Ла-Рошель таки заборонила « Штандарту » піднімати російський та український прапори. В порту Дуарнене 14 червня 2022 року російський прапор знову було заборонено. У Віго, в Іспанії 23 червня 2022 року Цивільна гвардія прийшла з перевіркою на « Штандарт » на підставі того, що він підняв український прапор. В Камаре 15 серпня 2022 після чотиригодинної облоги групою, що на 90% складалася з українських жінок, Мартусь був змушений спустити український прапор на вимогу організаторів та в присутності жандармерії.
Чи буде « Лармада Руан 2023 » достатньо свідомою, аби не доводити до межі терпіння українців, яке вже й так достатньо випробуване? Чи вони скажуть, як Мішель Балік 15 червня 2022 (Fr): « Проблемою в Ла-Рошелі є не те, що той корабель – російський, проблемою є українці. » Ті самі українці, з національного прапора яких він зробив маркетинговий аргумент для російського судна « Штандарт » та для морських подій – клієнтів його послуг.
Якщо за нового президента Жана-Поля Рів’єра « Лармада Руан 2023 » продовжуватиме свої хитрощі, вдаючись до маніпуляцій на смертях українців, то це буде доказом того, що вона більше не гідна звання « Лармада Свободи », яке їй надав її засновник Патрік Ерр. Організаторам цієї « маскировки » вже не буде пробачення, як немає пробачення Александру Макогонову, прессекретарю російського посольства в Парижі, співцю путінського режиму та його « спеціальної операції » на французькому телебаченні.
Труни 27 українських військовослужбовців загиблих у боях з росіянами, вкриті українськими прапорами під час похорону 3 червня (Войцех Гжедзінський для Вашингтон Пост)
Українки, які зараз проживають у Франції, підпишіть, будь ласка, лист Вікторії та Асі до пані Олени Зеленської та пані Бріжит Макрон з вимогою остаточно закрити французькі порти для « Штандарта », відповідно до європейського законодавства
The last photo of Donetsk MP Volodymyr Rybak. During the russian occupation in 2014, he defended the Ukrainian flag. He was captured by the russians. A few days later, he was found dead in the river with a cut stomach and traces of torture. pic.twitter.com/NP61Tuf5uF
Near the Council of Europe in Strasbourg, next to the Ukrainian flag, people put candles to honor the memory of those who gave their lives due to Russian aggression pic.twitter.com/BBoQuoWLut
Benoît Marin-Curtoud, chroniqueur de faits divers sur « Paris Normandie », a réussi, en quelques lignes sur l’affaire du navire russe « Shtandart », à accumuler les preuves de sa méconnaissance du sujet, les erreurs flagrantes, les contresens, les mensonges délibérés, les propos de comptoir et les attaques personnelles. David Guévart, le directeur de publication, a refusé la parution du droit de réponse que nous exposons ici.
Benoît Marin-Curtoud, photo de profil publique, Twitter et Linkedin
A la lecture du réquisitoire de M. Benoît Marin-Curtoud, « Armada 2023 : à Rouen, le navire russe «Shtandart » cible d’une polémique », on peut comprendre qu’il semble s’être entretenu avec M. Vladimir Martus, le propriétaire et capitaine russe du Shtandart, M. Jean-Paul Rivière, président de l’Armada 2023, et M. Michel Balique, le commercial du Shtandart en France. On montrera que, du fait de la complexité et de la technicité du sujet, l’auteur n’a pas maîtrisé correctement ce qui lui a été rapporté. De ce fait, il ajoute du chaos à une affaire déjà très confuse. De même, il donne l’impression de n’avoir pas vérifié ce qu’il a transcrit, sans même parler des liens qu’il insère à l’appui de ses dires, mais qui ne confirment pas ses propos. Notre collectif lanceur d’alerte, #NoShtandartInEurope, constate, de plus, que M. Benoît Marin-Curtoud n’a pas questionné son porte-parole, ni aucun de ses membres, ni aucun Ukrainien. Cette démarche aurait, peut-être, rendu son pamphlet plus intelligible. Ainsi, le texte du collaborateur de « Paris-Normandie » nous oblige à user du droit de réponse à travers de longs développements circonstanciés afin de restituer, et de justifier, une information plus digne de foi à l’attention des lecteurs de ce journal.
Benoît Marin-Curtoud: « le navire russe « Shtandart » cible d’une polémique. »
Les courriers du 15 décembre 2022 et du 6 janvier 2023, que chacun peut lire, adressés à M. Jean-Paul Rivière, avaient que pour objet de lui rappeler trois textes de l’Union européenne le concernant directement: le règlement UE N°833/2014, le 5° paquet de sanctions européennes et la décision du Conseil européen du 28 novembre 2022. Dans notre République française, qui n’est pas la Russie de Poutine, il n’y rien de polémique à communiquer courtoisement des textes législatifs s’imposant à tous les citoyens français.
Benoît Marin-Curtoud: « Touché coulé ?C’est l’ambition de Bernard Grua qui milite pour que le navire russe « Standart » ne puisse pas venir à l’Armada en juin 2023. Pas sûr qu’il soit entendu. »
Ces propos ont été inventés. Je n’ai pas pour ambition de couler le navire russe Shtandart. Je ne souhaite pas, non plus, viser spécifiquement l’Armada Rouen 2023. Elle n’est qu’un des éléments d’une campagne globale, comme notre collectif l’a exposé à de multiples reprises. Pour ma part, j’ai, tout d’abord, été sollicité par des Ukrainiens et des Français d’origine ukrainienne de la région de La Rochelle, outragés par ce qui se passait dans ce port, autour du navire ruse. Je parle donc au nom d’un collectif qui s’est présenté le 15 décembre 2022 auprès de M. Jean-Paul Rivière dans le premier courrier auquel M. Benoît Marin-Curtoud fait référence dans son document. Ce collectif comprend, notamment, Oleg Sentsov et Roman Sushchenko, anciens prisonniers du Kremlin, le Conseil municipal de Lviv, Oleksiy Goncharenko, député d’Odessa et membre de la délégation parlementaire permanente de l’Ukraine au Conseil de l’Europe, une trentaine d’organisations représentatives des Ukrainiens en France et une vingtaine d’organisations représentatives des Ukrainiens en Espagne. Ce collectif demande à ce qu’il soit mis fin, dans tous les ports européens, à la présence du Shtandart. Le séjour de ce navire russe y est illégal au regard du règlement UE.
Le cœur de l’affaire se résume à l’application des trois textes européens présentés ci-dessus. Notre collectif ne demande rien d’autre. Car, le reste, qu’il soit faux ou vrai, dans les différentes allégations ci-dessous, n’a aucun impact pour ce qui est de l’exécution des sanctions et n’entre pas dans le champ des dérogations possibles. Il n’est mis en perspective que pour éclairer les lecteurs sur la teneur du texte de M. Benoît Marin-Curtoud et pour, le cas échéant, en corriger le contenu.
Benoît Marin-Curtoud : « Le Shtandart, cette réplique d’un Cutty Sark qui aurait été commandé par Pierre le Grand »
Le Shtandart est la réplique d’une frégate, navire de guerre amiral de Pierre le Grand, construite en 1703 en Russie. Le Shtandart (34,50 m HT) n’est pas la réplique du clipper de commerce britannique, Cutty Sark (85,4 m HT), construit en 1869, en Ecosse, 166 ans après le Shtandart, et exposé à Greenwich, Grande-Bretagne. Ces deux navires n’ont strictement rien à voir l’un avec l’autre. Comment un journaliste écrivant sur un sujet maritime peut-il les confondre?
Benoît Marin-Curtoud : « (Le Shtandart) doit-il être interdit de l’Armada au motif qu’il est russe, qu’il en porte le pavillon (mais aussi celui de l’Ukraine)? »
La question ne se pose pas. Selon le règlement européen N°833/2014, le Shtandart a l’interdiction d’entrer dans tous les ports européens, et pas seulement à l’Armada Rouen 2023, en raison du fait qu’il est immatriculé en Russie. Nous menons à l’égard de l’Armada Rouen, la même action que celle qui concernait la « Ruta Iacobus Maris 2022 » à Vigo et que celle concernant « La Semaine du Golfe ».
Le fait d’arborer le drapeau ukrainien comme un « pavillon de prise », scandalise les Ukrainiens victimes des crimes commis sous les couleurs russes, les pires qu’a connus le continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale. M. Benoît Marin-Curtoud aurait dû poser la question aux Ukrainiens, au lieu de considérer cette provocation macabre, pour laquelle Vladimir Martus a été mis en garde à de très nombreuses occasions, comme un argument plaidant en sa faveur. Néanmoins, cette exhibition des couleurs ukrainiennes, dont la mention relève d’un whataboutisme habituel chez les thuriféraires du navire russe, ne change rien au fond de l’affaire qui est celui des sanctions.
Benoît Marin-Curtoud : « C’est l’avis de Bernard Grua, un « photographe et un rédacteur vagabond ».
Voici une expression sortie de son contexte, elle fait référence à mes pérégrinations en Russie d’Europe et dans les régions les plus reculées de Sibérie (Irkoutsk, Baïkal, Monts Saïan, Iakoutie, Extrême-Orient Russe, Baïkal-Amour-Magistral, fleuve Amour, Primorié) en été et en hiver, par des températures entre +40°C et -50°c. Elles ont donné lieu, en 2018 et 2019, à trois publications (Saïan, Sibérie hivernale, Tounka) sur « Russia Beyond », média d’Etat russe. Dans les courriers auxquels M. Benoît Marin-Curtoud fait référence, je me présente comme « porte-parole de #NoShtandartInEurope, cofondateur et ex porte-parole de « No Mistrals For Putin », contributeur à l’ouvrage géopolitique de Laurent Chamontin, «Ukraine et Russie pour comprendre », contributeur à « Russia Beyond », « Ukrinform», « Ukraine Crisis Media Center » »… Ce sont des informations qui ont du sens pour les lecteurs et qui peuvent contribuer à les éclairer. Elles prouvent ma vision ukraino-russophile jusqu’au 24 février 2022 et la réalité de mon long engagement anti-Poutine. J’ajouterai que je suis passionné de patrimoine maritime et ancien Lieutenant de Vaisseau.
Benoît Marin-Curtoud : « Bernard Grua… qui a pris le parti de vouloir faire respecter très strictement toutes les sanctions de l’UE décidées à l’encontre de la Russie ».
C’est prêter des ambitions et un pouvoir qu’un « photographe et voyageur vagabond » n’a pas et ne peut pas avoir. Mais soyons sérieux, l’affaire est suffisamment grave et complexe pour qu’il ne soit pas nécessaire d’y ajouter des fantaisies.
Benoît Marin-Curtoud : « Le capitaine du Shtandart a relayé un appel à destituer Poutine. »
Non, la pétition de Cédric Cellier, relayée le 20 juin 2022, quatre mois après le début de l’invasion, par Vladimir Martus sur Facebook, n’appelle pas à destituer Poutine. Le lien fourni par M. Benoît Marin-Curtoud https://www.change.org/p/russians-opposing-the-war-expel-or-make-alliance dit autre chose que ce qu’il écrit dans son article. « Il s’agit d’un appel à soutenir le capitaine Martus » (texte de la pétition), après que notre collectif ait révélé, le 13 juin 2022, le scandale russe de La Rochelle et demandé l’application du texte européen. Elle fait suite à une demande de Vladimir Martus, reçue le 15 juin 2022. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, ce dernier voulait prendre la main sur mon blog personnel dans le souhait d’infiltrer un réseau de vrais activistes et, au minimum, d’en récupérer du crédit pour son pseudo anti-poutinisme commercial. Mais cette tentative d’infiltration a pu avoir d’autres intentions comme le comprennent ceux qui sont familiers du fonctionnement des réseaux russes et ceux qui ont appris ce qu’il est advenu de l’association « Aidons l’Ukraine 17 ».
Dans le même post Facebook par lequel Vladimir Martus partageait la pétition plaidant sa cause, il faisait, en France, appel à la générosité du public en sa propre faveur, sur un compte à l’Alfa Bank, domiciliée à Saint-Pétersbourg. Quant à la figure de ce même personnage, « opposant viscéral à Vladimir Poutine », selon Michel Balique, on démontrera ce qu’il faut en penser par la suite. En tout état de cause, après le 25 février 2022, il a timidement dénoncé la guerre comme l’ont fait toutes les officines russes ou pro-russes, y compris celles non-visées par les sanctions, afin de tenter de poursuivre leurs affaires en Europe. Mais il est allé bien plus loin que d’autres compatriotes. Il a utilisé les abominations russes en Ukraine comme un argument marketing pour un navire ambassadeur de la Russie en France.
Publication Facebook par laquelle « Shtandart Project » partage la pétition de Cédric Cellier (1er lien) et un appel à la générosité du public français pour son navire russe (2e lien).
Premier lien vers la pétition demandant de soutenir Vladimir Martus et d’exclure le navire russe Shtandart du champ des sanctions européennes au nom d’une « alliance » contre la guerre.
Deuxième lien conduisant vers la collecte de donations issues de la générosité du public, notamment français, au profit du navire russe Shtandart violant les sanctions européennes. Le compte à créditer se trouve chez Alfa-Bank, domiciliée à Saint-Pétersbourg.
En réalité, Vladimir Martus a bien publié, sur Facebook, le 21 septembre 2022, une autre pétition écrite par Дмитрий Ратнер (Dmitri Ratner) disant notamment: « …La décision de Vladimir Vladimirovitch Poutine fait de la Russie un pays paria. La Russie pourrait être à jamais coupée de l’économie mondiale, condamnant sa population de plusieurs millions d’habitants à la pauvreté et à la dégradation technologique… » Elle appelle à la destitution de Poutine par la Douma au motif qu’il s’agirait « d’une tentative délibérée de nuire au peuple russe« , et non pas au peuple ukrainien. Cette pétition a été produite dès la fin février 2022, si l’on en croit une mise à jour du 27 février 2022. Au 11 janvier 2023, elle a été signée par 282 797 personnes.
On constate, donc, qu’il a fallu sept mois à Vladimir Martus pour la partager et qu’il n’est en rien chef de file de cette mobilisation, mais plutôt un très lointain suiveur opportuniste. Son acte intervient à un moment où la pression pour l’application des sanctions se fait croissante et où les rumeurs sur l’état de santé de Poutine ainsi que sur sa fin prochaine vont bon train. Le partage a bien pour but d’accréditer un anti-poutinisme de pacotille pour la poursuite des affaires du Shtandart en France. Sa mention systématique auprès de notre presse afin de s’en attirer, avec succès, les bonnes grâces montre la finalité de ce nouveau chapitre de la fable anti-poutine du Shtandart et de son propriétaire. Pour les vrais activistes, dont fait partie l’auteur de ces lignes, qui ont été harcelés, diffamés et menacés physiquement par la lie de la fachosphère pro-Poutine, pour leurs actions et pour leurs engagements publics concrets, il est désolant de voir nombre de compatriotes bienveillants succomber à une telle farce.
Le 21 septembre, sept mois après le début de la guerre et sept mois après sa publication, Vladimir Martus partage une pétition appelant à la destitution de Poutine pour « tentative délibérée de nuire au peuple russe«
Benoît Marin-Curtoud : « Tout récemment, il (Bernard Grua) a écrit – et l’a fait savoir au président de l’Armada Jean-Paul Rivière :
«1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situées sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union. »
Paragraphe 1, article 3 sexies bis du règlement EU N°833/2014
Cet extrait n’est pas de la main du collectif, il s’agit d’un texte de loi européen concernant directement le Shtandart et ceux qui ont recours à ses prestations. La communication a été rendue publique le 6 janvier 2023 car la lettre privée, adressée le 15 décembre 2023 , à M. Jean-Paul Rivière, n’a pas connu de réponse. Le ton de l’article de M. Benoît Marin-Curtoud auquel il est répondu aujourd’hui montre l’émoi que suscite ce rappel et l’importance qu’il y a à porter l’affaire à l’attention du public. De plus, M. Benoît Marin-Curtoud apporte la confirmation attendue du fait que le destinataire en a pris connaissance.
Benoît Marin-Curtoud : « L’homme va plus loin, affirme que le capitaine du navire – contrairement aux positions publiques de ce dernier – « entretient des liens étroits avec le pouvoir russe».
Les positions publiques de Vladimir Martus, mentionnées par M. Benoît Marin-Curtoud, sont les positions partagées en France, souvent par l’entremise créative de Michel Balique. En revanche, dans les médias russes et sur les réseaux sociaux en russe, on peut lire une histoire différente.
Tout d’abord, il faut rappeler que le Shtandart a été construit entre 1993 et 1999 avec l’appui de la municipalité de Saint-Pétersbourg, alors qu’Anatoli Sobtchak était maire. Un des plus proches collaborateurs d’Anatoli Sobtchak était Vladimir Poutine, parrain de sa fille, Ksenia.
En 2009, sur intervention de la municipalité de Saint-Pétersbourg, le Shtandart est autorisé à participer aux « Scarlets Sails » sur la Neva et à rejoindre, en remorque, Narian Mar, pour le 80e anniversaire de l’Okrug autonome des Nenets. Le chiffre d’affaires total de ces deux opérations est voisin de 90 000 Euros. Vladimir Martus viole les instructions et embarque un équipage à Vyborg, Finlande. Puis il largue sa remorque et navigue librement. Les inspecteurs du ministère des transports l’attendent à Narian Mar. Averti, Vladimir Martus fait demi-tour. Avec son navire, il prend alors la fuite en Norvège, puis dans différents pays européens.
En 2018, Vladimir Martus reconnaît que ses ennuis sont le fruit de ses propres erreurs (des infractions en bonne et due forme), commises entre 2007 et 2009. Toujours est-il que le litige est arrivé à un tel stade de crispation, qu’il n’y a plus aucune solution en vue.
Le 6 juillet 2020, la Société Russe de Géographie annonce qu’elle va lancer uneexpédition pour « célébrer la gloire de la Russie » en commémorant le 250 anniversaire de la bataille de Tschesmé, « une victoire grandiose sur l’Empire ottoman », en mer Égée, et en honorant la « province russe de l’archipel des Cyclades » (1770-1774). L’expédition est prévue pour l’automne 2020. Elle sera financée par le “Fonds des subventions présidentielles” russes. Elle se déroulera sous les auspices de Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie. La Société russe de Géographie a pour président Sergueï Choïgou, le ministre de la Défense russe. Celui qui dirige, aujourd’hui, la guerre d’invasion en Ukraine. Le président du conseil d’administration de la fondation des mécènes de la Société russe de Géographie est Vladimir Poutine. On y retrouve tous les principaux oligarques de Russie.
Le 14 juillet 2020, Vladimir Martus annonce sur Instagram que son litige est clos. D’autres publications, y compris sur le site web du Shtandart, suivront. Le ministère des transports a cédé à toutes ses exigences. Il peut entrer et sortir des ports russes en toute liberté. Toutes les poursuites sont abandonnées. La Société russe de Géographie peut recourir aux services du Shtandart. Chacun est capable de comprendre que seule une autorité, supérieure au ministère des transports et à la municipalité de Saint-Pétersbourg, a pu imposer un tel revirement. Ce litige que Vladimir Martus a présenté, en russe, comme une « tourmente bureaucratique », ne montre aucune parenté avec une quelconque opposition au régime de Poutine, ainsi que les propagandistes français pro-russes du Shtandart le font croire avec succès. De plus, il est achevé depuis juillet 2020, alors que ces mêmes propagandistes soutiennent qu’il est toujours en cours en janvier 2023. On le constatera dans la suite du texte de M. Benoît Marin-Curtoud.
En raison du COVID, la célébration de la Société Russe de Géographie n’a finalement lieu qu’en octobre 2021. Le Shtandart représente la Fédération de Russie, en présence des autorités grecques et de l’ambassadeur plénipotentiaire de Russie en Grèce. Ainsi, le Shtandart a bien mené récemment, au minimum, une mission de représentation diplomatique officielle du pouvoir russe. Pour cette opération, il a bien été financé directement, ou via l’intermédiaire de la Société russe de Géographie, par le “Fonds des subventions présidentielles” russe. Cette information n’a jamais été révélée en France, avant le 10 janvier 2023, ailleurs que dans nos textes (première mention, 11 juillet 2022). Les liens étroits de Vladimir Martus avec le pouvoir russe sont donc incontestables à la lecture des textes russes. De plus, mon interprétation personnelle, qui est le seul élément subjectif de ce droit de réponse, et qui n’engage pas le collectif #NoShtandartInEurope, est de penser que l’administration présidentielle est directement intervenue entre le 6 juillet 2020 et le 14 juillet 2020 afin qu’il soit mis fin au litige du Shtandart et afin que ce navire puisse être prestataire de services pour la Société russe de Géographie en vue de représenter la Fédération de Russie.
Benoît Marin-Curtoud: « L’homme, (Bernard Grua) juge « inopportune » la présence du navire à Rouen.
C’était une formule de politesse volontairement édulcorée par courtoisie. Mais, en vérité, il ne s’agit ni d’un « jugement », ni d’une « présence inopportune ». Notre collectif constate que la présence du Shtandart à Rouen ou dans d’autres ports français est illégale aux termes de la loi européenne. Notre collectif ne cesse de le dire depuis juin 2022. Il l’a rappelé au maire de La Rochelle et au préfet de Charente-Maritime au cours de sa manifestation du 11 décembre 2022.
Manifestation de #NoShtandartInEurope, le 11 décembre 2022, devant l’Hotel de Ville de La Rochelle pour rappeler le règlement européen à Jean-François Fountaine, maire. L’Armada de Rouen est déjà dans les préoccupations du collectif.
Michel Balique: « pourtant le Shtandart croise dans les eaux françaises depuis le printemps 2022, a été accueilli à Granville, Saint-Malo, Caen, La Rochelle. »
Le cas de la Rochelle, devenu le port d’attache illégal du Shtandart, est très particulier tant y sont puissants les réseaux russes et pro-russes. Cette affaire locale nécessiterait de plus longs développements. Notre collectif espère que des sanctions administratives, voire judiciaires, en résulteront. Mais, là aussi, il faut être précis. Les sanctions européennes n’interdisent pas aux navires russes de « croiser dans les eaux françaises ». Elles leur interdisent simplement d’entrer dans les ports français. Le Shtandart a été accueilli à Granville, Saint-Malo et Caen dit Michel Balique. Il a oublié Douarnenez, Camaret, Dahouet et Brest. Car, même pour lui, bien souvent à l’origine de cet « accueil » (des prestations rémunérées financièrement ou sur base de troc), le suivi est difficile tant le programme du Shtandart est opaque. Pour ne rien simplifier, le Shtandart, comme la plupart des navires russes, a déconnecté son système de localisation (AIS) depuis le 6 juin 2022.
Comme les navires de commerce russes contournant les sanctions, le Shtandart a désactivé son AIS.
Au vu de la liste des ports cités précédemment, où le navire russe a violé la réglementation européenne, on constate que le commis-voyageur du Shtandart a probablement usé de l’argument d’autorité que lui confère son poste de président de l’association des « Amis des Grands Grands Voiliers« . Pour ce faire, il a écrit une fable en permanence reformulée et bien plus étoffée, que ce qui est présenté dans l’article auquel il est répondu ici. Ce même agent commercial et lobbyiste n’a probablement pas révélé aux organisateurs des différents événements, que la prestation du Shtandart était illégale. On ne peut pas tenir rigueur, à ces derniers, de leur aveuglement, car, jusqu’au 10 janvier 2023 et depuis plus de six mois que cette affaire dure, aucun journaliste français, écrivant sur le Shtandart, n’avait, lui non plus, présenté, si ce n’est lu, le texte des sanctions. Nos médias se sont contentés de partager la mystification du Shtandart orchestrée par son promoteur, Michel Balique. De son côté, la presse espagnole a été plus professionnelle. Elle a contribué à mettre fin au « scandale du Shtandart » en Galice: El Faro de Vigo – 10 juillet 2022 « Una fragata rusa capea las sanciones y se dirige a Vigo ». Ensuite, le 31 juillet 2022, Galici@press a publié les sources prouvant le caractère trompeur de la fiction construite autour du Shtandart: « La fábula anti-Putin que permitió a la fragata rusa Shtandart atracar en Galicia »
Aujourd’hui, la situation est différente. Le Parlement de l’UE a déclaré la Russie « Etat sponsor du terrorisme » le 25 novembre 2022. Par ailleurs, le 28 novembre 2022, le conseil de l’Union européenne a criminalisé la violation des sanctions. Dorénavant, il serait très imprudent de s’appuyer sur les passe-droits et les faits accomplis qui se sont déroulés en Bretagne et en Normandie pendant l’été 2022. C’est ce que nous faisions savoir, sans esprit polémique, poliment et rationnellement à M. Jean-Paul Rivière.
Michel Balique: « Cette polémique est complètementidiote et ridicule… »
La réglementation européenne, approuvée à l’unanimité des États membres de l’Union n’est pas une « polémique ». Elle n’est pas non plus « complètement idiote et ridicule ». Laissons ce type de discours au « Rassemblement National » et à ses réseaux pro-Poutine en France ou aux délires frexistes de certains hommes politiques.
Michel Balique: « Le cas de ce navire est particulier : son capitaine Vladimir Martus a construit cette réplique, mais a fui son pays en 2009 après l’invasion russe de la Géorgie ».
Dans la fable du Shtandart où la confusion est érigée en méthode de communication, il convient de faire preuve de rigueur et de prudence. Nous en avons ici un nouvel exemple. Non, le Shtandart n’a pas quitté la Russie en raison de la guerre de Géorgie. En effet, l’invasion de ce pays par la Russie a eu lieu en août 2008 et non pas en 2009. La fuite du Shtandart en Norvège s’est produite à l’automne 2009. Entre les deux, comme il a été exposé ci-dessus, Vladimir Martus avait accepté de participer, pour environ 90 000 euros, aux « Scarlet Sails » de Saint-Pétersbourg et au 80° anniversaire de l’Okrug des Nenets. La fuite de Vladimir Martus et du Shtandart est suffisamment bien documentée, en russe, par Vladimir Martus, par le ministère des transports russes et par la presse russe pour qu’il ne soit pas la peine d’en inventer d’autres causes et de bousculer une chronologie aisément vérifiable.
Quoiqu’il en soit, il est évident que la 2e guerre de Tchétchénie (1999-2006), l’invasion de la Géorgie (2008), l’annexion de la Crimée (2014) et la guerre russe du Donbass (2014-2022) n’ont pas troublé Vladimir Martus, quand il a mené sa mission de représentation diplomatique, pour le compte du pouvoir russe, en Mer Égée, en 2021. Par ailleurs, à titre personnel, il est tranquillement revenu à son domicile de Saint-Pétersbourg entre le 4 janvier 2022 et la mi-février 2022. Il est donc faux de prétendre qu’il n’a pas pu revoir son pays depuis 2009, au nom d’un prétendu statut d’opposant politique. De plus, même ceux qui n’ont pas une connaissance intime de la Russie savent pertinemment que l’administration présidentielle russe n’enverrait pas un « opposant politique de longue date » en mission de représentation diplomatique. La presse russe (Ria.ru, MK.Ru, kp.ru, Mio.com.gr, spb.kp.ru, miriomonoia), étroitement contrôlée par le Kremlin, rend compte régulièrement des activités du Shtandart et multiplie les interviews de Vladimir Martus. Elle ne le ferait pas pour un opposant de Poutine. Cela aussi, tout le monde peut le comprendre.
Michel Balique: « Il ne voulait plus y rester et s’il y retournait avec son navire, il craint qu’il ne soit saisi. »
Depuis le 14 juillet 2020, et l’abandon des poursuites, le ministère des transports russes n’a plus de motifs pour immobiliser à quai (et non pas « saisir ») le Shtandart. En raison du COVID, en raison d’opportunités commerciales, en raison de la Neva prise par les glaces en hiver, Vladimir Martus n’a cessé de repousser son retour à Saint-Pétersbourg. La chimérique « saisie » est, au minimum depuis juillet 2020, un sophisme et une habile, quoiqu’indécente, présentation des choix personnels de Vladimir Martus.
Michel Balique: « Le Standhart accueille des Ukrainiens comme des Russes ».
En 2018, Valdimir Martus explique que ses officiers sont russes. Après le début de la pandémie COVID et jusqu’au mois de mai 2022, les seuls vaccins russes ne permettent pas l’entrée sur le territoire européen. Le Shtandart a donc un équipage « permanent » plus international. Mais les hommes ukrainiens quittent le navire dès le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie (24 février 2022). Ils sont mobilisés pour défendre leur pays contre l’invasion russe. À bord, en janvier 2023, il reste, peut-être encore, Oulyana, dont Martus a fait connaissance sur une plage de Nice. On y voit aussi le passage intermittent d’Ekaterina Gopenko, dont le premier embarquement est antérieur au 24 février 2022. Elle est une chanteuse en langue russe, originaire de Zaporijia. Voici ce qu’en disent des représentants de l’association Ukraine-Atlantique basée à la Rochelle.
La chanteuse Ekateryna Gopenko, elle vit à Moscou depuis plus de 10 ans. Elle a également la nationalité russe.
Asia Millet & Sasha Goron, Ukraine-Atlantique
Ces deux invitées « ukrainiennes » ont fait que le Shtandart s’est longtemps, et indûment, auto-qualifié de « navire de réfugiés ». L’expression a été largement reprise en France. Elle aussi fait les titres en Espagne avant que les révélations du Faro de Vigo et de Galici@press ne dévoilent la mystification.
Michel Balique: « J’ai écrit au ministère de la Marine pour préciser la situation, c’est Élisabeth Borne qui a clarifié la position et a adressé une circulaire à tous les préfets maritimes leur laissant la possibilité d’autoriser le navire à accoster. »
En France, il n’y a pas de « ministère de la Marine ». Cette affirmation devrait interpeller un journaliste reprenant ce type de propos. Il existe un « ministère de la Défense » et un « secrétariat d’Etat à la mer ». Élisabeth Borne n’est ni ministre de la Défense, ni secrétaire d’Etat à la mer. Elle est première ministre. Il existe trois préfets maritimes (Premar): Toulon, Brest et Cherbourg. En dépit de sa production fleuve, c’est la première fois, en plus de six mois, que Michel Balique mentionne les « Premar ». Que faut-il en penser ? Est-ce une nouvelle création de la fable ? De son côté, Nicolas Basselier, le préfet du département de Charente-Maritime ne mentionne pas Premar 2 (Brest), dont dépend La Rochelle. Le 9 décembre 2022, dans le journal Sud Ouest, il laisse entendre que la décision d’accueillir le Shtandart relève de sa propre autorité. Il ajoute qu’il n’existe pas de dérogation spécifique au Shtandart.
Benoît Marin-Curtoud: « L’Armada a pour sa part fait savoir qu’elle « ne recevra que les navires en règle avec le droit européen et se pliera aux autorisations émises par la préfecture de notre région» ».
L’affaire devient encore plus incompréhensible. Michel Balique parle depuis peu de préfets maritimes. En Charente-Maritime, un préfet de département, considère qu’il peut être seul juge. M. Jean-Paul Rivière, lui, parle du préfet de la région Normandie. Dans ce capharnaüm, on ne peut que recommander à l’Armada Rouen de lire et d’appliquer l’article 3 sexies bis du règlement UE et de prendre en compte la décision du Conseil de l’Europe du 28 novembre 2022. Dans ces textes de référence, les choses y sont très claires.
Quant aux journalistes professionnels, il leur restera à tenter de déterminer quels sont les acteurs qui ont rendu possible la « маскировка » (maskirovka) du Shtandart. Mais ils devront aussi reconnaître, et nous en sommes désolés, que certains d’entre eux ont leur part de responsabilité dans cet inconcevable scénario.
Pour ce qui est de Vladimir Martus, il peut continuer à jouir, à bord de son bateau, de sa vie libre sur les mers et de l’accueil qui lui est réservé dans les ports qu’il visite. Si son souhait est de ne pas retourner en Russie, il peut parfaitement visiter les très nombreux pays maritimes qui n’ont pas pris de sanctions contre la Russie. En ce qui concerne le collectif #NoShtandartInEurope, nous redisons que son intéressant navire sera le bienvenu en Europe, quand la guerre russe en Ukraine sera terminée et que les sanctions auront été levées.
Le pamphlet vindicatif de Benoît Marin-Curtoud sur Paris Normandie
Armada 2023 : à Rouen, le navire russe « Shtandart » cible d’une polémique
Par Benoît MARIN-CURTOUD Publié: 8 Janvier 2023 à 17h02
Touché, coulé ? C’est l’ambition de Bernard Grua, un homme qui milite pour que le navire russe « Shtandart » ne puisse pas venir à l’Armada en juin 2023. Pas sûr qu’il soit entendu.
Benoît Marin-Curtoud, photo de profil Facebook
Le navire russe «Shtandart», dont la venue est prévue à l’Armada, est la cible d’une polémique – Photo archives Paris Normandie
Le navire russe «Standhart», ici à quai à Dieppe, dont la venue est prévue à l’Armada en juin 2023, est la cible d’une polémique – Photo archives Paris-Normandie
Le Shtandart, cette réplique d’un Cutty Sark qui aurait été commandé par Pierre le Grand, doit-il être interdit de l’Armada au motif qu’il est russe, qu’il en porte le pavillon (mais aussi celui de l’Ukraine), et que la Russie de Poutine aujourd’hui est sous le coup de multiples sanctions européennes dont l’interdiction pour ses navires d’accoster dans les ports ? C’est l’avis de Bernard Grua, un « photographe et un rédacteur vagabond », selon sa propre expression, qui a pris le parti de vouloir faire respecter très strictement toutes les sanctions de l’UE décidées à l’encontre de la Russie.
Le capitaine du Shtandart a relayé un appel à destituer Poutine
Tout récemment, il a écrit – et l’a fait savoir au président de l’Armada Jean-Paul Rivière – pour souligner que l’Europe a décidé qu’« il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situées sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union. »
L’homme va plus loin, affirme que le capitaine du navire – contrairement aux positions publiques de ce dernier – « entretient des liens étroits avec le pouvoir russe » – et juge « inopportune » la présence du navire à Rouen.
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) January 7, 2023
Pourtant le Shtandart croise dans les eaux françaises depuis le printemps 2022, a été accueilli à Granville, Saint-Malo, Caen, La Rochelle mais n’a pas été autorisé à accoster à Sète, Lorient ou encore Bordeaux, comme le précise Michel Balique (le président de l’association des Amis des grands voiliers). « Cette polémique est complètement idiote et ridicule… Le cas de ce navire est particulier : son capitaine Vladimir Martus a construit cette réplique mais a fui son pays en 2009 après l’invasion russe de la Géorgie. Il ne voulait plus y rester et s’il y retournait avec son navire, il craint qu’il ne soit saisi. » Mais Vladimir Martus reste libre de retourner à Saint-Pétersbourg, notamment «pour renouveler ses visas ».
La décision d’accoster entre les mains des préfets maritimes
Publiquement, Vladimir Martus a aussi dénoncé la politique agressive de Poutine, a même relayé via ses réseaux sociaux un appel à la destitution du président russe, accueille sur le Standhart des Ukrainiens comme des Russes et d’autres nationalités pour constituer son équipage.
« J’ai écrit au ministère de la Marine pour préciser la situation, c’est Élisabeth Borne qui a clarifié la position et a adressé une circulaire à tous les préfets maritimes leur laissant la possibilité d’autoriser le navire à accoster », précise Michel Balique.
L’Armada a pour sa part fait savoir qu’elle « ne recevra que les navires en règle avec le droit européen et se pliera aux autorisations émises par la préfecture de notre région ».
Top tweet de Benoît Marin-Curtoud, journaliste de faits divers pour le tabloïd « Paris Normandie »
Courriers échangés avec la direction de publication de Paris Normandie
Courrier de demande du droit de réponse
A l’attention de: Monsieur David Guévart Directeur de Publication Paris Normandie 97 Boulevard de l’Europe 76100 Rouen France 33 2 35 14 56 56
Copies: – Ambassade d’Ukraine en France – Son Excellence M. Vadym Omelchenko, – ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire – Consulat Honoraire d’Ukraine en Nouvelle-Aquitaine – M. Laurent Fortin, Consul – Union des Ukrainiens de France – M. Jean-Pierre Pasternak, Président – Ukraine-Atlantique, Association des Ukrainiens de Charente-Maritime – M. Oleksander Goron, Président – Tryzub, Association Franco-ukrainienne de Nantes – Mmes Victoria Egorov et Liliana Walka, co-présidentes
De la part de: Bernard Grua Porte-parole du collectif #NoShtandartInEurope
Objet: affaire « Shtandart », demande de droit de réponse pour informations inexactes et mises en cause personnelle.
Nantes, le 11 janvier 2023
Cher Monsieur Guévart,
Notre collectif #NoShtandatInEurope a pris connaissance du vindicatif billet de votre collaborateur, M. Benoît Marin-Curtoud, publié le dimanche 8 avril 2022, sur votre média en ligne « Paris-Normandie » – « Armada 2023 : à Rouen, le navire russe «Shtandart » cible d’une polémique ». L’absence de travail de recherche et de vérification, les incohérences, les inexactitudes, voire les contre vérités et les arguments « ad personam », de ce texte me conduisent à demander un droit de réponse au nom de notre collectif.
Nos objections à un article publié en ligne s’exercent par courrier électronique, seul à même de reprendre les liens mis en avant dans le texte de M. Benoît Marin-Curtoud et de permettre l’accès aux liens que nous vous proposons afin de justifier et de documenter l’ensemble de nos assertions.
Je vous remercie par avance pour la publication du texte présenté ci-dessous. Je suis, bien entendu, à votre disposition pour en parler avec vous ou pour toute information complémentaire.
Je vous prie de bien vouloir agréer, cher Cher Monsieur Guévart, l’expression de mes salutations distinguées.
Bernard Grua Porte-parole du collectif #NoShtandartInEurope
Note, cadre réglementaire du droit de réponse: La réponse doit être demandée dans les trois mois à compter de la publication de l’article ou de la diffusion. Le média a trois jours pour la publier ou la diffuser, délai réduit à 24 heures en période de campagne électorale. Il doit la présenter dans le même corps typographique. La diffamation en droit français est plus facile à invoquer lorsque le droit de réponse est refusé… Par ailleurs, le droit de réponse doit être publié dans son intégralité. Le refus d’insertion de la part d’un média écrit est passible d’une amende de 3 750 euros.
Copie: Mme Asia Millet-Kovalenko et M. Oleksander Goron, Association Ukraine-Atlantique, Charente-Maritime
Monsieur Guévart,
Je m’étonne que vous n’ayez pas publié mon droit de réponse, du 11 janvier 2023, au fielleux libelle de Benoît Marin-Curtoud, que vous avez fait paraître sur votre média, Paris-Normandie, le 8 janvier 2023. Je m’étonne de n’avoir reçu aucun signe de vos services. Je me permets de vous rappeler que le délai légal de publication du droit de réponse est de trois jours.Il est largement dépassé. Les attaques haineuses de votre collaborateur relèvent donc maintenant de la diffamation. Je compte sur votre diligence pour corriger très rapidement une telle négligence avant que cette affaire ne prenne d’autres proportions.
Cdlt
Réponse négative 18/01/2023
De: Marie-Paule BARBIER mer. 18 janv. 15:31
A: Bernard Grua
Bonjour,
Nous ne donnerons pas suite à votre demande et n’insèrerons pas votre texte.
Cordialement.
Marie-Paule BARBIER
« Російський… нахуй ! » 18/01/2023
De: Bernard Grua 18 janv. 2023 17:52 A: Marie-Paule Barbier
Madame Marie-Paule Barbier,
Nous avons pris bonne note de la décision de « Paris-Normandie » d’enfreindre la loi sur la presse et de refuser un droit de réponse à notre collectif #NoShtandartInEurope. Votre « article » de commande chargé d’attaques personnelles et de fausses informations devient ainsi diffamatoire. Nous nous réservons la possibilité d’éventuelles suites judiciaires dans un délai de trois mois en ce qui concerne cette diffamation.
Par ailleurs, il est bien évident que nous n’aurons de cesse de dénoncer la collusion de votre tabloïd avec l’organisation « Armada Rouen 2023 », qui viole le règlement européen N°833/2014 dans son article 3 sexies bis en recourant illégalement aux services du navire russe Shtandart, interdit d’entrée dans les ports de l’UE. Nous vous rappelons qu’une telle violation a été criminalisée par décision unanime des Etats de l’UE le 28 novembre 2022. Cette infraction relève maintenant du pénal.
Quant à votre collaborateur, Benoît Marin-Curtoud, petit chroniqueur de faits divers, fielleux « auteur » de cet innommable et calomnieux torchon, nous ne le ménagerons pas non plus.
Російський військовий корабель, іди нахуй !
Bernard Grua, pour le collectif #NoShtandartInEurope
Image de couverture, tombes de soldats ukrainiens au cimetière de DNIPRO (Ukraine)
Victoria Nikolenko, femme ukrainienne de DNIPRO, vivant à Nantes, écrit aux organisateurs du festival maritime « L’Armada Rouen 2023 – L’Armada de la Liberté » afin de leur faire part de ses sentiments quant à leur plan macabre de dissimuler, à des fins commerciales, un navire russe sous les couleurs ukrainiennes.
Messieurs,
J’ai appris dans un article de presse, qu’il sera demandé au capitaine du navire « Shtandart » d’arborer le pavillon ukrainien pour justifier sa présence à votre manifestation, en dépit des sanctions européennes lui interdisant l’accès aux ports français :
« « Nous lui demanderons de hisser le pavillon ukrainien. » L’organisation de la prochaine Armada, qui se déroulera à Rouen (Seine-Maritime) du 8 au 18 juin 2023, maintient l’invitation du bateau russe Shtandart, à condition qu’il arbore le drapeau de l’Ukraine. »
Je suis restée sans voix quand j’ai lu cela dans l’article de Joce Hue paru dans « 76 Actu ». Car parmi tous les scenarii, vous avez choisi celui qui est le plus offensant, le plus ignoble et le plus insultant pour les Ukrainiens…
Vous êtes sourds aux voix des Ukrainiens et indifférents aux souffrances des civils, femmes et enfants qui ont cherché une protection en France et qui continuent de vivre au rythme de rares nouvelles de leurs maris, pères et frères qui sont au front et qui au prix de leurs vies font l’impossible pour arrêter l’agresseur…
Anastasia Shvets, jeune femme de 23 ans qui a survécu au bombardement de son immeuble survenu à DNIPRO (Ukraine), le 14 janvier 2023. (ARSEN DZODZAEV / HROMADSKE)
Anastasia Shvets au milieu des ruines de son appartement, après une frappe russe, le 14 janvier 2023 à DNIPRO (ARSEN DZODZAEV / HROMADSKE) Son compagnon a été tué sur le front – Ses parents sont morts sous les décombres du bombardement de l’immeuble fêté par la médias russes, qui célèbrent régulièrement le « Shtandart » et son capitaine-propriétaire, Vladimir Martus.