Michel Balique, VRP de Vladimir Martus, & le navire russe « Shtandart » en eaux troubles sur le journal « Libération »

Image de couverture: photo de profil publique de Michel Balique sur LinkedIn

URL courte: https://bit.ly/michel-balique-liberation

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, Michel Balique, utilise l’association qu’il préside, « Les amis des Grands voiliers« , comme un outil de promotion commerciale pour le navire russe « Shtandart ». De plus, il l’exploite comme un organe de diffusion d’une réalité alternative destinée à faire écran au contournement du 5e volet des sanctions européennes, auprès des décideurs, des médias et de l’opinion. Le journal « Libération » en apporte, une nouvelle fois, la preuve tout en ajoutant sa pierre à l’édifice du lobbyiste.

Commentaires de l’article du journal « Libération », « Le «Shtandart», le voilier russe en mal d’amarres dans les ports français», paru en ligne le 14 janvier 2023 et en version papier le 16 janvier 2023



Quand Michel Balique répète inlassablement une version obsolète des sanctions.

“Ce n’est ni un bateau militaire russe ni un bateau lié à l’état russe, puis qu’il appartient à une association à but non lucratif. Il n’est pas non plus aux mains d’un oligarque, il a donc pleinement le droit de rester dans les ports français.

Michel Balique – Libération le 14 janvier 2023
Michel Balique président de l'association des Amis des Grands Voiliers, short
Michel Balique, image d’archive par Nicole Bugès – Source: Ass. « Amis des Grands Voiliers »

La “Chronologie des Mesures restrictives de l’UE à l’encontre de la Russie au sujet de l’Ukraine” préparée par le Conseil de l’Union européenne est claire. Les tous premiers volets des sanctions frappent des personnes, à savoir Vladimir Poutine, des hommes des cercles du pouvoir, des oligarques et les députés de la Douma ayant voté pour la reconnaissance ainsi que l’indépendance des républiques fantoches du Donbass, LNR et DNR. Les biens des individus sanctionnés peuvent être gelés: comptes bancaires, patrimoine foncier, immobilier, naviguant, etc. A noter que les yachts ne sont pas ciblés en tant que navires, mais en tant que propriétés des personnes sous sanctions. Ainsi, la version de Michel Balique tient jusqu’en mars 2022. Mais, depuis avril 2022 et, a fortiori, en janvier 2023, elle ne veut plus rien dire.

En effet, le 8 avril 2022, le conseil a adopté le cinquième volet de sanctions à la suite des atrocités commises par les forces armées russes à Boutcha et dans d’autres lieux sous occupation russe. Ces sanctions visent directement les navires russes, sans distinction de propriétaires. Par l’article 3 sexies bis, elles sont intégrée au règlement européen N° 833/2014 :

1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT NAVIRE IMMATRICULE SOUS PAVILLON RUSSE, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union.

1 bis. L’interdiction visée au paragraphe 1 s’applique également, après le 8 avril 2023, à tout navire certifié par « Russian Maritime Register of Shipping ».
2. Le paragraphe 1 s’applique aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour le pavillon ou le numéro d’immatriculation de tout autre État après le 24 février 2022.

5. Par dérogation aux paragraphes 1 et 1 bis, les autorités compétentes peuvent autoriser un navire à accéder à un port ou à une écluse, dans les conditions qu’elles jugent appropriées, après avoir établi qu’un tel accès est nécessaire:
a) sauf interdiction au titre de l’article 3 quaterdecies ou de l’article 3 quindecies, à l’achat, à l’importation ou au transport dans l’Union de gaz naturel et de pétrole, y compris de produits pétroliers raffinés, de titane, d’aluminium, de cuivre, de nickel, de palladium et de minerai de fer, ainsi que de certains produits chimiques et de fer énumérés à l’annexe XXIV;
b) à l’achat, à l’importation ou au transport de produits pharmaceutiques, médicaux, agricoles et alimentaires, y compris le blé et les engrais dont l’importation, l’achat et le transport sont autorisés en vertu du présent règlement;
c) à des fins humanitaires;
d) au transport de combustible nucléaire et d’autres biens strictement nécessaires au fonctionnement des capacités nucléaires civiles; ou
e) à l’achat, à l’importation ou au transport vers l’Union de charbon et d’autres combustibles fossiles solides énumérés à l’annexe XII, jusqu’au 10 août 2022…

Lorsque Michel Balique affirme dans Libération, le 14 janvier 2023, que « il (le Shtandart) a donc pleinement le droit de rester dans les ports français », il propage une fausse information. Les sanctions visent bien le navire russe Shtandart immatriculé sous pavillon russe. Le Shtandart n’entre pas dans le champ des dérogations possibles.

Le collectif #NoShtandartInEurope, en tant que lanceur d’alerte, répète ces éléments réglementaires depuis plus de six mois. En conséquence, Michel Balique ne peut pas les ignorer. Par son démarchage et ses contre-vérités, il met les organisateurs d’événements maritimes, les partenaires, ainsi que les élus, en situation de risque financier, tel que l’annulation, à la dernière minute, après des acomptes ou un paiement complet de la prestation du Shtandart. Ce fut le cas à Bordeaux. Balique expose ces mêmes décideurs à des risques pénaux après que le Conseil ait adopté à l’unanimité, le 28 novembre 2022, une décision visant à ajouter la violation des mesures restrictives à la liste des infractions pénales de l’UE figurant dans le traité sur le fonctionnement de l’UE.

Enfin, lorsque Balique affirme: « il (le Shtandart) appartient à une association à but non lucratif « , il convient d’être prudent. Les associations type loi de 1901 n’existent pas en Russie. On peut seulement dire que le navire russe serait la propriété d’une entité, « Shtandart Project » (ru), domiciliée à Saint Petersbourg, apparemment sans but lucratif, ce qui ne veut pas dire sans activité commerciale. Il n’en reste pas moins que Vladimir Martus possède 60% des parts de cette entité (ru). Pour le collectif #NoShtandartInEurope, le Shtandart est bien un yacht privé.

Nom% de parts
(26.03.2021)
Наименование
Vladimir Viatcheslavovitch Martus60.34%
МАРТУСЬ
ВЛАДИМИР ВЯЧЕСЛАВОВИЧ
Andreï Andreïevitch Akhmatov17.88%АХМАТОВ
АНДРЕЙ АНДРЕЕВИЧ
Lidia Borisovna Plekhanova15.64%ПЛЕХАНОВА
ЛИДИЯ БОРИСОВНА
Sergueï Alfeevitch Neustupov3.07%НЕУСТУПОВ
СЕРГЕЙ АЛФЕЕВИЧ
Sergueï Georgievitch Alekseev3.07%АЛЕКСЕЕВ
СЕРГЕЙ ГЕОРГИЕВИЧ
Source: Организация АССОЦИАЦИЯ НП « ПРОЕКТ « ШТАНДАРТ »

De son côté, Fabrice Loher, maire de Lorient, disait sur Ouest-France, le 1er mars 2022: « Le Shtandart appartient à Shtandart Project, basé à Saint-Pétersbourg, dont on ne sait si la société a des liens directs avec l’État russe.  » Rien de ce qui précède ne change quoi que ce soit, en ce qui concerne l’application des sanctions. Par contre, pour ce qui est des liens avec l’Etat russe, nous sommes en mesure, d’en prouver au moins une partie.

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Quand Michel Balique ne cesse de broder la fable d’un Vladimir Martus, opposant au régime de Poutine.

Michel Balique, qui le (Martus) connaît depuis 2015, assure que le capitaine n’a pas retourné sa casquette: « Ce n’est pas du marketing, il n’est pas soudainement devenu opposé à Vladimir Poutine pour pouvoir continuer sa route comme certains veulent le faire croire. Ça a toujours été le cas même si sa position s’est forcément encore renforcée ces derniers mois ». 

Julien Lecot – Libération le 14 janvier 2023

Le collectif #NoShtandartIn Europe ne reproche pas à Vladimir Martus d’avoir retourné sa casquette. Ce dernier n’en a pas eu besoin. La casquette a deux visières. Selon Julien Lecot de « Libération », Vladimir Martus est un « beau parleur ». Nous observons que ce dernier est un adepte du double langage et du double jeu. Le 22 mars 2022, Michel Balique écrivait: « Vladimir (Martus) a quitté St Pétersbourg en 2009 à bord de son voilier précisément parce qu’il était en total désaccord avec la politique du Président de la Russie Depuis 13 ans il n’a jamais pu retourner sur ses terres natales  » . Les sources russes, y compris celles de la main de Martus, contredisent catégoriquement cette version présentée par Balique.

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La réalité des liens de Martus avec le pouvoir russe

Nous avons montré que Vladimir Martus, était chez lui à Saint-Pétersbourg (ru) au minimum de début janvier à la mi-février 2022. Autant pour les 13 ans sans retour sur la terre natale.

En octobre 2021, le Shtandart représente la Russie lors d’une expédition commémorant le 250e anniversaire de la victoire navale de Tchesmé en Mer Égée (ru). L’événement est organisé par la Société russe de Géographie (RGO), dirigé par Sergey Choïgou, ministre de la Défense russe. Le Conseil d’administration de la société est composé principalement d’hommes du Kremlin, de proches de Poutine et d’oligarques sous sanctions. Ce Conseil d’administration est présidé par Vladimir Poutine. L’expédition, à laquelle participe le Shtandart, bénéficie du haut patronage du président de la Fédération de Russie. Elle est financée par le Fonds de subventions de l’Administration présidentielle russe. En 2021, ce n’est pas là le sort que Moscou réserverait à quelqu’un qui serait « en total désaccord avec la politique du Président de la Russie  » , depuis 2009. Notons que, pour sa part, Martus ne rechigne pas à servir le régime russe, ni à être rémunéré par ce même régime.

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Un litige concernant les règles de sécurité présenté comme un acte de bravoure anti-Poutine

Il est fréquemment précisé, par Balique et Martus, que le Shtandart ne peut plus rentrer en Russie à peine d’être « saisi ». Il est vrai que Martus et son navire se lancent, à partir de 2007, dans une guerre picrocholine contre leur autorité de tutelle, le ministère des transports. Comme aujourd’hui en France, sûr de son réseau d’influence, jouissant de son statut de star et s’appuyant sur l’opinion publique, il se livre à multiples violations de la réglementation en termes de sécurité pour ce qui concerne les dizaines de passagers, dont des enfants, qu’il embarque sur le Shtandart. Il se heurte à un discret mais intraitable fonctionnaire, Dmitry Atlashkin. En 2009, afin d’éviter déjà les sanctions, russes cette fois, Vladimir Martus fuit en Europe avec le Shtandart. A notre connaissance, il n’a jamais été question de « saisie » mais d’immobilisation à quai ou au mouillage. A la mi-juillet 2020, un accord est trouvé, les poursuites sont abandonnées. Vladimir Martus obtient tout ce qu’il veut. Il est libre d’entrer et sortir des ports russes. L’annonce de la résolution du litige suit de huit jours l’annonce de l’expédition de Tchesmé par la Société russe de Géographie.

Pour les lecteurs français peu familiers de la société russe, précisons une remarque culturelle importante. En règle générale, les Russes ne respectent ni la loi, ni la réglementation, mais ils craignent l’autorité.

« Лоха грех не кинуть »
(C’est un péché de ne pas tricher)

Proverbe russe

La traduction littérale de l’expression précédente est « c’est un péché de ne pas tromper un homme naïf « . Il faut savoir que « лох » vient de la subculture criminelle et signifie un homme naïf, mais aussi celui qui n’a pas réussi, celui qui est nul ou encore celui qui est victime des escrocs. Il en existe une autre version, que l’on ne reproduira pas ici.

A ces expressions populaires issues de la pègre russe, on peut préférer la version de Vladimir Martus, qui dit la même chose en des termes plus policés:

«Ce que j’aime avec cette vie, c’est la liberté. Je peux aller je veux, quand je veux, avec qui je veux»

Vladimir Martus – Libération, le 14 janvier 2023

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Le marketing ukrainien d’un navire russe

Depuis le début de l’invasion en Ukraine, toutes les officines russes ou pro-russes: restaurants, concerts, spectacles, associations, forums, « culture », etc., non visées par les sanctions et donc autorisées à poursuivre leurs activités, ont compris que le drapeau russe agit comme un repoussoir pour leurs clients français. Elles se renomment ou se colorent de jaune et de bleu pour poursuivre leurs activités.

Vladimir Martus fait de même, sauf que son navire entre dans le champ des sanctions, que personne n’est allé aussi loin, en France, dans l’instrumentalisation de l’aide humanitaire à l’Ukraine, que personne n’a autant exploité les abominations russes en Ukraine à des fins commerciales russes et que personne n’a poussé à ce point la vénération du pavillon russe (instauré en 1993), représentant à 78% la présence de Poutine au pouvoir. Lire la réaction largement partagée sur Twitter de Victoria Nikolenko, une femme ukrainienne de Dnipro résidant à Nantes: « À l’attention des organisateurs de “L’Armada Rouen 2023” ». Michel Balique a été un des principaux metteurs en scène de ce scénario avec l’aide de Ludovic Pacciarella (Rochelais, admirateur de l’armée soviétique, homme à tout faire de Martus) et de Patrice Bernier (maître principal au port de la Rochelle, en conflit d’intérêt manifeste).

Pour en savoir plus sur l’instrumentalisation de la cause humanitaire ukrainienne et sur l’exploitation du malheur ukrainien par le Shtandart:

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Depuis juillet 2020, les différentes raisons qui font que le Shtandart n’est pas retourné en Russie après la clôture de son litige.

  « S’il était si proche de Poutine, il n’aurait eu qu’à retourner en Russie où il aurait été accueilli à bras ouverts ».

Michel Balique – Libération le 14 janvier 2023

Michel Balique sait, que la réponse à sa question n’est pas celle qu’il suggère. Le litige du Shtandart a été résolu en juillet 2020, comme l’annonce Martus le 14 juillet 2020. Sur le site web du Shtandart, Martus déclare le 20 juillet 2020, qu’il ne rentrera certainement pas en Russie avec le navire, avant la fin des « Tall ships races 2021 » (3 août 2021). Mais la pandémie du COVID occasionne l’immobilisation du navire, le report des festivals maritimes prévus ainsi que le décalage de la mission anniversaire de Tchesmé, qui se déroule finalement en octobre 2021 au lieu de septembre-octobre 2020.

La mer et la Neva prises dans les glaces

« La Neva gèle de début décembre à début avril. L’épaisseur de la glace est de 0,3 à 0,4 mètres à Saint-Pétersbourg et de 0,5 à 0,6 mètres dans d’autres zones ».

Si nous nous figeons dans la glace à Saint-Pétersbourg, nous perdrons, évidemment, cinq mois chaque année. Par conséquent, nous resterons à Saint-Pétersbourg seulement l’été. En ce qui concerne l’hiver, nous irons là où l’eau est à l’état liquide.

Vladimir Martus sur Fontonka.ru 21/07/2020
Méconnue mais fascinante: la Sibérie au gré des sept clichés les plus prisés d'un voyageur nantais : le Shtandart à Saint-Pétersbourg
Michel Balique: « il n’aurait eu qu’à retourner en Russie où il aurait été accueilli à bras ouverts« … surtout en janvier février. La Neva avec la forteresse Pierre et Paul en hiver – Photo par Ivan Zhuldybin sur Unsplash

Ainsi, lorsqu’il rentre, à Saint-Pétersbourg, du 4 janvier 2022 à la mi-février 2022, Martus ne peut pas y venir avec le Shtandart en raison de la glace, mais aussi en raison du fait qu’il est attendu en Grèce pour un tournage comme indiqué dans l’article de « Libération »: « Le 24 février (2022), on était sur l’île grecque de Lemnos pour un tournage ». 

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Le « bizness » et le softpower

Un des éléments majeurs dans le choix de rester hors de Russie est l’activité commerciale du Shtandart. Au mieux, en un an, à Saint-Pétersbourg, le Shtandart peut espérer être prestataire de services pour deux festivals maritimes. Le premier est celui des « Scarlet Sails », mais depuis 2009 des concurrents occupent la place. Le deuxième festival envisageable serait lié à des événements isolés, comme le 80e anniversaire de l’okroug des Nenets à l’automne 2009. Selon Martus, la participation à une dizaine de festivals, chaque année, permet à lui-même et au bateau de vivre confortablement. Ces festivals, il les trouve en Europe et particulièrement en France, avec ses 5 500 km de côtes, ses nombreux ports et la passion française pour le patrimoine maritime. Ce n’est donc pas parce que Martus serait proche de Poutine qu’il aurait de bonnes raisons de laisser le Shtandart en Russie. Au contraire, comme l’a montré l’expédition pour l’anniversaire de la victoire de Tchesmé, le softpower russe du Shtandart s’exerce à l’étranger. Une autre mission de représentation était d’ailleurs prévue pour 2022 en Italie et en Espagne. Du fait de l’invasion de l’Ukraine, cette activité de softpower se traduit, par d’autres biais, en France.

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La mobilisation russe

Une autre motif important pour lequel le Shtandart peut avoir, pour ne pas rentrer en Russie, est celui d’éviter la mobilisation, comme l’a indiqué Sasha (Alexander) à « Libération ». Mais, pour cela, il n’a pas besoin d’être en Europe. Il existe des dizaines de pays maritimes qui n’appliquent pas de sanctions contre les navires russes.

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Le seul navire russe cirant les rivages français

Enfin, en cette période où très peu de navires russes, si ce n’est aucun, ne fréquentent les rivages français, le cirage intensif de nos côtes par le Shtandart a peut-être des motifs autres que ceux que nous avons documentés. Chacun en décidera, en fonction de sa sensibilité maritime et de ce qu’il connaît de la Russie ainsi que des méthodes russes. Pour notre part, nous nous contentons, pour l’instant, de relever un faisceau d’indices, qui interpellent.

Enfin, chaque jour nous en apprend un peu plus sur l’étendue et la puissance du réseau possédé par le tandem Martus/Balique dans la presse, dans les pouvoirs locaux, voire dans les sphères des plus hautes autorités de l’Etat en France. Si l’on pense aux ouvrages de Cécile Vaissié et de Nicolas Hénin parus dès 2016, on peut comprendre que ce réseau vaut de l’or pour tout Etat étranger, a fortiori s’il est agressif.

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Le recours à l’inversion victimaire

« On lui fait (au Shtandart) un procès injuste ».

Michel Balique – Libération le 14 janvier 2023

Michel Balique ajoute à la confusion en étant inutilement polémique. Personne ne fait de procès au Shtandart. Cela n’aurait pas de sens. Il est seulement rappelé que le 5e volet des sanctions s’applique à ce navire, qui n’entre pas dans le champ des dérogations possibles. Les éléments de la fable de Michel Balique, même s’ils étaient véridiques, ne peuvent pas donner lieu à des dérogations. Il se trouve, comme nous l’avons montré, que l’argumentaire, déballé à « Libération », par Michel Balique, est une mystification et peut conduire des organisateurs, voire des élus, à prendre des risques financiers ainsi que pénaux.

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Le journal « Libération » enrôlé par Michel Balique

A notre connaissance, Michel Balique n’a pas souhaité partager le vindicatif pamphlet, entâché d’erreurs techniques et de propos de comptoir, publié par Benoît Marin-Curtoud sur « Paris Normandie », le 8 janvier 2022. De même, il ne s’est pas attardé sur l’article de Joce Hue publié par « 76actu » le 10 janvier 2023. Car ce dernier est trop précis sur les sanctions et sur la criminalisation de leur contournement.

En revanche, Balique a fait son miel du document de « Libération ». Il en a copié la première version en ligne avant que Julien Lecot n’ait échangé avec le porte-parole de #NoShtandartInEurope. Le texte de l’article de Libération a été envoyée par courrier électronique aux différents organisateurs de manifestations nautiques et, vraisemblablement, aux autorités portuaires ainsi qu’aux organisations s’intéressant au patrimoine maritime. Jean-Marie Dean est le Vice Président des amis du Marité Granville, Communauty manager « Granville – Granville du large » et « Granville by the sea », webmaster et administrateur de l’Association « Les Voiles Écarlates Cherbourg », etc. Il en a fait une présentation sur son blog :  » Accueillir le Shtandart (suite) « 


« Un mail de Michel Balique, président des Amis des Grands Voiliers, nous apprend que la frégate russe de Vladimir Martus, qui était présente lors du festival des Voiles de Travail cet été à Granville fait actuellement l’objet d’une polémique relative à sa participation à la prochaine édition de l’Armada de Rouen.
En mars 2022, nous évoquions déjà les difficultés rencontrées par le Shtandart https://cotentinois5.wordpress.com/2022/03/22/accueillir-le-shtandart/
S’il est compréhensible que la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine exacerbe les oppositions contre tout ce qui porte les couleurs russes, il faut raison garder et comprendre une bonne fois pour toutes que le superbe navire de Vladimir Martus et son équipage sont complétement opposés à la politique agressive de Vladimir Poutine et, en conséquence, il faut leur accorder sans restriction aucune l’accès à tous les ports français. « 

Suit le texte de « Libération ».

Il reste à espérer que Michel Balique, le VRP du Shtandart, qui est en train de devenir une célébrité dans la communauté ukrainienne de France, a eu la courtoisie de remercier « Libération » pour son aimable et gracieuse collaboration.

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Autres articles concernant Michel Balique

« L’Armada Rouen 2023 », for the Ukrainian community, seeing its national flag on Russian ship « Shtandart » would be a casus belli.

Cover image: 1. Vladimir Martus and Jean-Paul Rivière signing their contract in Canary islands, photo Armada 2013 – 2. Ukrainian flags fly in Kharkiv, October 19, 2022, marking the graves of soldiers killed in action after the Russian invasion , photo Carl Court/Getty Images.

Short URL : https://bit.ly/shtandart-profanation-en

On December 10, 2007, Rama Yade declared. « Colonel Gaddafi must understand that our country is not a doormat on which a leader, terrorist or not, can come and wipe his feet with the blood of his crimes. » Today, it is a maritime festival, « L’Armada Rouen 2023 », which wants to mop up the blood of Russian crimes with the Ukrainian flag, which it intends to make a marketing advantage for the Russian ship Shtandart.



In Rouen, Normandy, a new Russian hijacking of the Ukrainian flag would be utterly disgusting.

“We will ask him (Shtandart’s captain) to raise the Ukrainian flag.“ The organization of the next Armada, which will take place in Rouen (Seine-Maritime) from June 8 to 18, 2023, maintains the invitation of the Russian boat Shtandart, provided that it flies the flag of Ukraine.

Comments reported by Joce Hue, on Jan 10, 2023 on « 76actu » (Fr).

The organization pretends to present this stratagem as a demand, a sort of moral pledge. Actually, this kind of display aims to maintain the illusion of a « Russian-Ukrainian » ship, to gain the good graces of the press and above all to attract visitors who, otherwise, would be repelled by the Russian flag meaning the heinous mass crimes committed in Ukraine. Such a staging is far from being a constraint for Vladimir Martus, the captain-owner of the Russian ship Shtandart. He finds his interest in it, judging by the dithyrambic and naive reactions of many media. Unless expressly prohibited local authorities, he indulges frantically in this hoiosting for all the ports he illegally occupies.

Jean-Paul Rivière, president of the association, « L’Armada de Rouen » is a « successful business man » with the 250th fortune in France. He « intends to manage the 2023 Armada ‘a bit like a business' » (76actu 16/01/22, Fr). Its advertising with the colors of Ukraine is misleading and felt, on the Ukrainian side, as particularly cynical. However, the subject is more duplicitous than it first appears. The scheme was agreed in advance between Vladimir Martus and Michel Balique, his salesman-lobbyist as the latter revealed on March 22, 2022, in a letter addressed to the various authorities as well as to the organizers of maritime events.

« Vladimir Martus decided to fly several flags, including the Ukrainian flag. »
 » There are opportunities to welcome the ship « Shtandart »… thanks to a smart positioning and an tailored media communication« .

Welcoming « Shtandart », Michel Balique, March 22, 2022 (Fr)
Vladimir Martus, capitaine du Shtandart, hisse la drapeau ukrainien.

But, the first evidence of this manipulation can be identified 15 days before Balique’s letter. It dates back to exactly three months before the entry, on June 8, 2022, of the Shtandart in La Rochelle. We can read about it in the declaration, on March 8, 2022, of Patrice Bernier, chief petty offcier of the port of La Rochelle, close to Balique and Martus, co-director with Ludovic Pacciarella of the pro-Russian rump association « Aidons l’ Ukraine 17 ». He announced: « if it (Shtandart) appears neutral, without a flag or if it combines the two (Editor’s note: the Russian flag AND the Ukrainian flag), there is no reason not to welcome » (France 3, March 8, 2022, Fr). Nine months later, Jean-Paul Rivière takes up the same shameful scenario.

This « tailored media communication », as Balique puts it, outrages and deeply hurts the Ukrainian community as well as its French supporters. Putting the flag of the executioner and that of the victim on the same level is felt as an additional cruelty. In the Ukrainian territories occupied under Russian colors, people have been tortured, murdered and held hostage since 2014 simply for holding a Ukrainian flag. For his part, on June 15, 2022 (Fr), Balique, like Ségolène Royal later, speaks of « theories on war crimes ».

Navire Shtandart, ukrainiens emprisonnés pourle drapeau ukrainien
Tortured and imprisoned or killed for the Ukrainian flag and for supporting Ukraine in occupied Donbass (Kharkiv Human Rights Protection Group, 21.08.2020, Halya Coynash)
Navire Shtandart, écusson de la 1ère armée russe
Écusson de la 1re armée nationale russe qui a combattu dans les rangs de la Wehrmacht jusqu’en mai 1945

As journalist Joce Hue said on « 76actu » (Fr), the Russian flag, adopted in 1993, corresponds to six years of power of Yeltsin and 22 years of power of Putin. It represents, therefore, at 78%, Vladimir Putin, of which Martus is an ambassador thanks to his double language and his double game, as we will demonstrate below (Fr). We can also remember that this same flag, with horizontal tricolor stripes, was that of the 1st Russian National Army, which fought in the ranks of the Wehrmacht until May 1945.

Anyway, with or without the Ukrainian flag, the Russian flag is the emblem of a country declared a « sponsor of terrorism » on November 23, 2022, by the European Parliament. How could a citizen of Rouen, town of Joan of Arc’s martyrdom, accept that this symbol could float over his city from the mizzen antenna or from the stern mast of the Shtandart? « L’Armada Rouen 2023 » could just as well invite a dhow (daou) carrying the banner of « The Islamic State » (Daesh) and hang the flag of the city of Paris, there, to « honor » the dead of the « Bataclan Theater » . This would make a second « peace boat ».

In France and Spain, Ukrainians already opposed the way their their flag was used by the Shtandart’s network. See: « Camaret, the false testimony, on « Liberation », by Arthur Gazzarin, sailor on « Shtandart » » (Fr). The first Ukrainian flashmob in La Rochelle, on June 12, 2022, demanded that the Russian ship not fly the Ukrainian flag. At the end of June 2022, La Rochelle finally prohibited the Shtandart from hoisting the Russian flag and the Ukrainian flag. In the port of Douarnenez, on July 14, 2022, the Russian flag was once again prohibited. In Vigo, Spain, on July 23, 2022, the Guardia Civil came to check the Shtandart on the grounds that it had hoisted the Ukrainian flag. In Camaret, on August 15, 2022, after a 4 hours siege by a group made up of 90% Ukrainian women, Martus had to lower the Ukrainian flag at the request of the organizers and in the presence of the National Gendarmerie.

Will « L’Armada Rouen 2023 » be careful enough not to push Ukrainian patience, which is already largely bullied, to the limit ? Or, will it say, like Michel Balique, on June 15, 2022 (Fr), « the problem, in La Rochelle, is not the fact that the boat is Russian, the problem is the Ukrainians ». The same Ukrainians whose national flag he makes a marketing claim for the Russian ship Shtandart and for the maratime festivals which purchase its services.

If under the new presidency of Jean-Paul Rivière, « L’Armada Rouen 2023 » persisted in its trickery, consisting in exploiting the Ukrainian dead, it would demonstrate that it dos not diserve the title of « L’Armada de la liberté », it received from its founder Patrick Herr. The organizers of this maskirovka will not be forgiven any more than the sectarian Alexander Makogonov, spokesman for the Russian embassy in Paris, figurehad of the Putin regime and h

Khrakiv ukrainian graveyard

Read also the reaction of Victoria Nikolenko, an Ukrainian lady from Dnipro, living in Nantes: « To the attention of the organizers of “L’Armada Rouen 2023” »Ukrainian versionFrench version.

Navire Shtandart, cercueils drappés de drapeaux ukrainiens
The coffins of 27 Ukrainian servicemen who died fighting Russians are draped in Ukrainian flags during their June 3 funeral. (Wojciech Grzedzinski for The Washington Post)

« Лармада Руан 2023 », для української громади бачити свій національний прапор на російському судні « Штандарт » є нестерпною наругою.

Фото на обкладинці: 1. Владімір Мартусь та Жан-Поль Рів’єр підписують контракт на Канарських островах, фото Армада 2013 – 2. Українські прапори майорять у Харкові 19 жовтня 2022 року на могилах солдатів, загиблих в боях після початку російського вторгнення, фото Карл Курт, Getty Images

10 грудня 2007 року Рама Яде заявила: « Полковник Каддафі має зрозуміти, що наша країна не є постілкою, об яку керівник іншої країни, терориста чи ні, може витирати кров своїх злочинів зі своїх ніг ». Сьогодні морський фестиваль « Лармада Руан 2023 » хоче витерти кров російських злочинів українським прапором, який вони розраховують зробити маркетинговим ходом для російського судна « Штандарт ».

Переклад Вікторії Ніколенко

В Руані (Нормандія) ще одне зловживання росіянами українським прапором може стати казус беллі.

« Ми будемо вимагати в нього (у Штандарта) підняти український прапор. » Організатори нинішнього фестивалю Армада, який пройде в Руані (департамент Приморська Сена) з 8 по 18 червня 2023 року залишають в силі запрошення російського судна « Штандарт », за умови що він підніме прапор України.

За повідомленням Жосе Ю від 10 січня 2023 року на 76актю


Організатори вдають, що вони роблять з цієї стратагеми щось на кшталт моральної запоруки. Насправді така демонстративна акція має на меті підживлювати ілюзію « російсько-українського » корабля, завоювати прихильність преси, а головне – привабити відвідувачів, яких в протилежному випадку відштовхнув би російський прапор, який уособлює жахливі масові злочини, скоєні в Україні. Така постановка зовсім не є примусом для Владіміра Мартуся, капітана-власника російського судна « Штандарт ». Він має в цьому свій інтерес, як видно з хвалебних та наївних відгуків численних медіа. Окрім випадків, коли це було спеціально заборонено місцевою владою, він несамовито вдається до цього в усіх портах, в які він незаконно заходить.

Жан-Поль Рів’єр, президент асоціації, є « успішним підприємцем » та посідає 250-те місце в рейтингу найбагатших людей Франції. Він « розраховує керувати Лармада 2023 « приблизно як підприємством » (76актю за 16.01.23, Fr). Її реклама в кольорах України є оманливою та відчувається українською стороною як особливо цинічна. Менше з тим, тема є більш двозначною, аніж це здається на перший погляд. Стратагема була погоджена заздалегідь між Владіміром Мартусем та Мішелем Баліком, його представником-лоббістом, як цей останній заявив 22 березня 2022 року в листі адресованому різним органам влади, а також організаторам морських заходів.

« Владімір Мартусь вирішив підняти кілька прапорів, одним з яких є український прапор. »…

« Є можливість прийняти « Штандарт », завдяки виваженій позиції та відповідній медійній комунікації »

Прийняти « Штандарт », Мішель Балік, 22 березня 2022 року (Fr)
Vladimir Martus, capitaine du Shtandart, hisse la drapeau ukrainien.

Але першій слід цієї справи можна встановити за 15 днів до листа Баліка. Він з’явився за три місяці до прибуття Штандарта до Ла-Рошелі 8 червня 2022 року. З ним можна ознайомитися в заяві від 8 березня 2022 року Патріса Берн’є, начальника порту Ла-Рошелі, людини близької до Баліка та Мартуся, співкерівника, разом з Людовіком Паччарелла, проросійської асоціації (чи то того, що від неї лишилося) « Едон Юкрен 17 » (« Aidons Ukraine 17 »). Він заявив: « якщо він (« Штандарт ») заявить про свою нейтральну позицію, без прапора або з двома прапорами (прим. ред.: російський ТА український прапор), не буде жодної причини не приймати його » (Франс 3, 8 березня 2022 року, Fr). Дев’ять місяців потому Жан-Поль Рів’єр починає спочатку той самий ганебний сценарій.

Ця « відповідна медійна комунікація », як каже Балік, обурює та глибоко ранить українську громаду, а також французів, які її підтримують. Те, що на один рівень поставили прапор ката та жертви, відчувається як особлива жорстокість. На окупованих українських територіях, які знаходяться під російським триколором, людей піддають тортурам, вбивають і тримають в заручниках з 2014 року за один лише факт зберігання українського прапора. Зі свого боку, 15 червня 2022 року (Fr) Балік, як і пізніше Сеголен Руаяль, говоритиме про « теорії про воєнні злочини ».

Navire Shtandart, ukrainiens emprisonnés pourle drapeau ukrainien
Закатовані, кинуті за ґрати або вбиті за український прапор і за те, що підтримали Україну в окупованому Донбасі (Харківська правозахисна група, 21.08.2020, Галя Койнаш)
Navire Shtandart, écusson de la 1ère armée russe
Нарукавний знак 1-ї Російської національної армії яка  воювала в лавах Вермахту до травня 1945 року.

Як казав журналіст Жосе Ю в 76актю, російський прапор, затверджений в 1993 році, відповідає шести рокам правління Єльцина та 22 рокам влади Путіна. Таким чином, він на 78% представляє Владіміра Путіна, послом якого є Мартусь, завдяки його подвійному дискурсу та його подвійній грі, як ми це покажемо далі (Fr). Можна також нагадати, що цей самий прапор – триколор з горизонтальними смугами – був також знаменом 1-ї Російської національної армії, яка воювала в лавах Вермахту до травня 1945 року.

Хай там як, з українським прапором чи без нього, російський прапор є символом країни яку 25 листопада 2022 року члени ЄС одностайно визнали « спонсором тероризму ». Як житель Руана, міста мученицької смерті Жанни д’Арк, може допускати, щоб цей символ майорів над його містом з міззенної антени або з кормової щогли « Штандарта »? « Лармада Руан 2023 » з тим же успіхом могла б запросити арабський парусник (доу, або дау) під прапором « Ісламської держави » (ДАІШ) і повісити також на ньому прапор міста Париж, щоб « вшанувати » загиблих в Батаклані. Був би ще один « корабель миру ».

У Франції та в Іспанії українці вже висловили свій протест щодо використання їхнього прапора мережею « Штандарта ». Див.: « Камаре, неправдиві свідчення, газета « Ліберасьон », Артур Газзарен, матрос « Штандарта » (Fr). Перший флешмоб українців в Ла-Рошелі 12 червня 2022 року вимагав, щоб російський корабель не піднімав українського прапора. В кінці червня 2022 року Ла-Рошель таки заборонила « Штандарту » піднімати російський та український прапори. В порту Дуарнене 14 червня 2022 року російський прапор знову було заборонено. У Віго, в Іспанії 23 червня 2022 року Цивільна гвардія прийшла з перевіркою на « Штандарт » на підставі того, що він підняв український прапор. В Камаре 15 серпня 2022 після чотиригодинної облоги групою, що на 90% складалася з українських жінок, Мартусь був змушений спустити український прапор на вимогу організаторів та в присутності жандармерії.

Чи буде « Лармада Руан 2023 » достатньо свідомою, аби не доводити до межі терпіння українців, яке вже й так достатньо випробуване? Чи вони скажуть, як Мішель Балік 15 червня 2022 (Fr): « Проблемою в Ла-Рошелі є не те, що той корабель – російський, проблемою є українці. » Ті самі українці, з національного прапора яких він зробив маркетинговий аргумент для російського судна « Штандарт » та для морських подій – клієнтів його послуг.

Якщо за нового президента Жана-Поля Рів’єра « Лармада Руан 2023 » продовжуватиме свої хитрощі, вдаючись до маніпуляцій на смертях українців, то це буде доказом того, що вона більше не гідна звання « Лармада Свободи », яке їй надав її засновник Патрік Ерр. Організаторам цієї « маскировки » вже не буде пробачення, як немає пробачення Александру Макогонову, прессекретарю російського посольства в Парижі, співцю путінського режиму та його « спеціальної операції » на французькому телебаченні.

Читайте також реакцію Вікторії Ніколенко, українки з Дніпра, яка живе в Нанті: « До уваги організаторів « Лармада Руан 2023 »

Труни 27 українських військовослужбовців загиблих у боях з росіянами, вкриті українськими прапорами під час похорону 3 червня (Войцех Гжедзінський для Вашингтон Пост)

Лист українських жінок до пані Олени Зеленської та пані Бріжит Макрон стосовно виконання європейських санкцій проти російських суден, зокрема проти фрегата “Штандарт”

Українки, які зараз проживають у Франції, підпишіть, будь ласка, лист Вікторії та Асі до пані Олени Зеленської та пані Бріжит Макрон з вимогою остаточно закрити французькі порти для « Штандарта », відповідно до європейського законодавства

« Лист українських жінок до пані Олени Зеленської та пані Бріжит Макрон стосовно виконання європейських санкцій проти російських суден, зокрема проти фрегата “Штандарт” »

Benoît Marin-Curtoud, le droit de réponse à ses calomnies, refusé par le tabloïd « Paris-Normandie »

Image de couverture, à partir de la photo de profil Facebook publique de Benoit Marin-Curtoud

URL courte : https://bit.ly/shtandart-benoit-curtoud

Benoît Marin-Curtoud, chroniqueur de faits divers sur « Paris Normandie », a réussi, en quelques lignes sur l’affaire du navire russe « Shtandart », à accumuler les preuves de sa méconnaissance du sujet, les erreurs flagrantes, les contresens, les mensonges délibérés, les propos de comptoir et les attaques personnelles. David Guévart, le directeur de publication, a refusé la parution du droit de réponse que nous exposons ici.
Benoît Marin-Curtoud, Paris Normandie,  Semaine du Golfe
Benoît Marin-Curtoud, photo de profil publique, Twitter et Linkedin

A la lecture du réquisitoire de M. Benoît Marin-Curtoud,  « Armada 2023 : à Rouen, le navire russe «Shtandart » cible d’une polémique », on peut comprendre qu’il semble s’être entretenu avec M. Vladimir Martus, le propriétaire et capitaine russe du Shtandart, M. Jean-Paul Rivière, président de l’Armada 2023, et M. Michel Balique, le commercial du Shtandart en France. On montrera que, du fait de la complexité et de la technicité du sujet, l’auteur n’a pas maîtrisé correctement ce qui lui a été rapporté. De ce fait, il ajoute du chaos à une affaire déjà très confuse. De même, il donne l’impression de n’avoir pas vérifié ce qu’il a transcrit, sans même parler des liens qu’il insère à l’appui de ses dires, mais qui ne confirment pas ses propos. Notre collectif lanceur d’alerte, #NoShtandartInEurope, constate, de plus, que M. Benoît Marin-Curtoud n’a pas questionné son porte-parole, ni aucun de ses membres, ni aucun Ukrainien. Cette démarche aurait, peut-être, rendu son pamphlet plus intelligible. Ainsi, le texte du collaborateur de « Paris-Normandie » nous oblige à user du droit de réponse à travers de longs développements circonstanciés afin de restituer, et de justifier, une information plus digne de foi à l’attention des lecteurs de ce journal.

Sommaire

Benoît Marin-Curtoud: « le navire russe « Shtandart » cible d’une polémique. »

Les courriers du 15 décembre 2022 et du 6 janvier 2023, que chacun peut lire, adressés à M. Jean-Paul Rivière, avaient que pour objet de lui rappeler trois textes de l’Union européenne le concernant directement: le règlement UE N°833/2014, le 5° paquet de sanctions européennes et la décision du Conseil européen du 28 novembre 2022. Dans notre République française, qui n’est pas la Russie de Poutine, il n’y rien de polémique à communiquer courtoisement des textes législatifs s’imposant à tous les citoyens français.

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Benoît Marin-Curtoud: « Touché coulé ? C’est l’ambition de Bernard Grua qui milite pour que le navire russe « Standart » ne puisse pas venir à l’Armada en juin 2023. Pas sûr qu’il soit entendu. »

Ces propos ont été inventés. Je n’ai pas pour ambition de couler le navire russe Shtandart. Je ne souhaite pas, non plus, viser spécifiquement l’Armada Rouen 2023. Elle n’est qu’un des éléments d’une campagne globale, comme notre collectif l’a exposé à de multiples reprises. Pour ma part, j’ai, tout d’abord, été sollicité par des Ukrainiens et des Français d’origine ukrainienne de la région de La Rochelle, outragés par ce qui se passait dans ce port, autour du navire ruse. Je parle donc au nom d’un collectif qui s’est présenté le 15 décembre 2022 auprès de M. Jean-Paul Rivière dans le premier courrier auquel M. Benoît Marin-Curtoud fait référence dans son document. Ce collectif comprend, notamment, Oleg Sentsov et Roman Sushchenko, anciens prisonniers du Kremlin, le Conseil municipal de Lviv, Oleksiy Goncharenko, député d’Odessa et membre de la délégation parlementaire permanente de l’Ukraine au Conseil de l’Europe, une trentaine d’organisations représentatives des Ukrainiens en France et une vingtaine d’organisations représentatives des Ukrainiens en Espagne. Ce collectif demande à ce qu’il soit mis fin, dans tous les ports européens, à la présence du Shtandart. Le séjour de ce navire russe y est illégal au regard du règlement UE.

Le cœur de l’affaire se résume à l’application des trois textes européens présentés ci-dessus. Notre collectif ne demande rien d’autre. Car, le reste, qu’il soit faux ou vrai, dans les différentes allégations ci-dessous, n’a aucun impact pour ce qui est de l’exécution des sanctions et n’entre pas dans le champ des dérogations possibles. Il n’est mis en perspective que pour éclairer les lecteurs sur la teneur du texte de M. Benoît Marin-Curtoud et pour, le cas échéant, en corriger le contenu.

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Benoît Marin-Curtoud : « Le Shtandart, cette réplique d’un Cutty Sark qui aurait été commandé par Pierre le Grand »

Le Shtandart est la réplique d’une frégate, navire de guerre amiral de Pierre le Grand, construite en 1703 en Russie. Le Shtandart (34,50 m HT) n’est pas la réplique du clipper de commerce britannique, Cutty Sark (85,4 m HT), construit en 1869, en Ecosse, 166 ans après le Shtandart, et exposé à Greenwich, Grande-Bretagne. Ces deux navires n’ont strictement rien à voir l’un avec l’autre. Comment un journaliste écrivant sur un sujet maritime peut-il les confondre?

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Benoît Marin-Curtoud : « (Le Shtandart) doit-il être interdit de l’Armada au motif qu’il est russe, qu’il en porte le pavillon (mais aussi celui de l’Ukraine)? »

La question ne se pose pas. Selon le règlement européen N°833/2014, le Shtandart a l’interdiction d’entrer dans tous les ports européens, et pas seulement à l’Armada Rouen 2023, en raison du fait qu’il est immatriculé en Russie. Nous menons à l’égard de l’Armada Rouen, la même action que celle qui concernait la « Ruta Iacobus Maris 2022 » à Vigo et que celle concernant « La Semaine du Golfe ».

Le fait d’arborer le drapeau ukrainien comme un « pavillon de prise », scandalise les Ukrainiens victimes des crimes commis sous les couleurs russes, les pires qu’a connus le continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale. M. Benoît Marin-Curtoud aurait dû poser la question aux Ukrainiens, au lieu de considérer cette provocation macabre, pour laquelle Vladimir Martus a été mis en garde à de très nombreuses occasions, comme un argument plaidant en sa faveur. Néanmoins, cette exhibition des couleurs ukrainiennes, dont la mention relève d’un whataboutisme habituel chez les thuriféraires du navire russe, ne change rien au fond de l’affaire qui est celui des sanctions.

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Benoît Marin-Curtoud : « C’est l’avis de Bernard Grua, un « photographe et un rédacteur vagabond ».

Voici une expression sortie de son contexte, elle fait référence à mes pérégrinations en Russie d’Europe et dans les régions les plus reculées de Sibérie (Irkoutsk, Baïkal, Monts Saïan, Iakoutie, Extrême-Orient Russe, Baïkal-Amour-Magistral, fleuve Amour, Primorié) en été et en hiver, par des températures entre +40°C et -50°c. Elles ont donné lieu, en 2018 et 2019, à trois publications (SaïanSibérie hivernaleTounka) sur « Russia Beyond », média d’Etat russe. Dans les courriers auxquels M. Benoît Marin-Curtoud fait référence, je me présente comme « porte-parole de #NoShtandartInEurope, cofondateur et ex porte-parole de « No Mistrals For Putin », contributeur à l’ouvrage géopolitique de Laurent Chamontin, «Ukraine et Russie pour comprendre », contributeur à « Russia Beyond », « Ukrinform», « Ukraine Crisis Media Center » »… Ce sont des informations qui ont du sens pour les lecteurs et qui peuvent contribuer à les éclairer. Elles prouvent ma vision ukraino-russophile jusqu’au 24 février 2022 et la réalité de mon long engagement anti-Poutine. J’ajouterai que je suis passionné de patrimoine maritime et ancien Lieutenant de Vaisseau.

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Benoît Marin-Curtoud : « Bernard Grua… qui a pris le parti de vouloir faire respecter très strictement toutes les sanctions de l’UE décidées à l’encontre de la Russie ».

C’est prêter des ambitions et un pouvoir qu’un « photographe et voyageur vagabond » n’a pas et ne peut pas avoir. Mais soyons sérieux, l’affaire est suffisamment grave et complexe pour qu’il ne soit pas nécessaire d’y ajouter des fantaisies.

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Benoît Marin-Curtoud : « Le capitaine du Shtandart a relayé un appel à destituer Poutine. »

Non, la pétition de Cédric Cellier, relayée le 20 juin 2022, quatre mois après le début de l’invasion, par Vladimir Martus sur Facebook, n’appelle pas à destituer Poutine. Le lien fourni par M. Benoît Marin-Curtoud  https://www.change.org/p/russians-opposing-the-war-expel-or-make-alliance dit autre chose que ce qu’il écrit dans son article. « Il s’agit d’un appel à soutenir le capitaine Martus » (texte de la pétition), après que notre collectif ait révélé, le 13 juin 2022, le scandale russe de La Rochelle et demandé l’application du texte européen. Elle fait suite à une demande de Vladimir Martus, reçue le 15 juin 2022. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, ce dernier voulait prendre la main sur mon blog personnel dans le souhait d’infiltrer un réseau de vrais activistes et, au minimum, d’en récupérer du crédit pour son pseudo anti-poutinisme commercial. Mais cette tentative d’infiltration a pu avoir d’autres intentions comme le comprennent ceux qui sont familiers du fonctionnement des réseaux russes et ceux qui ont appris ce qu’il est advenu de l’association « Aidons l’Ukraine 17 »

Dans le même post Facebook par lequel Vladimir Martus partageait la pétition plaidant sa cause, il faisait, en France, appel à la générosité du public en sa propre faveur, sur un compte à l’Alfa Bank, domiciliée à Saint-Pétersbourg. Quant à la figure de ce même personnage, « opposant viscéral à Vladimir Poutine », selon Michel Balique, on démontrera ce qu’il faut en penser par la suite. En tout état de cause, après le 25 février 2022, il a timidement dénoncé la guerre comme l’ont fait toutes les officines russes ou pro-russes, y compris celles non-visées par les sanctions, afin de tenter de poursuivre leurs affaires en Europe. Mais il est allé bien plus loin que d’autres compatriotes. Il a utilisé les abominations russes en Ukraine comme un argument marketing pour un navire ambassadeur de la Russie en France.

Pote de Vladimir Martus, capitaine du shtandart, partageant une pétition pour son anniversaire. Semaine du Golfe
Publication Facebook par laquelle « Shtandart Project » partage la pétition de Cédric Cellier (1er lien)  et un appel à la générosité du public français pour son navire russe (2e lien). 
Pétition en faveur de Vladimir Martus, capitaine du htandart, violant les sanctions européennes
Premier lien vers la pétition demandant de soutenir Vladimir Martus et d’exclure le navire russe Shtandart du champ des sanctions européennes au nom d’une « alliance » contre la guerre.
Appel à la générosité du public par Vladimir Martus violant les sanctions européennes avec son navire russe Semaine du Golfe
Deuxième lien conduisant vers la collecte de donations issues de la générosité du public, notamment français, au profit du navire russe Shtandart violant les sanctions européennes.  Le compte à créditer se trouve chez Alfa-Bank, domiciliée à Saint-Pétersbourg.

En réalité, Vladimir Martus a bien publié, sur Facebook, le 21 septembre 2022, une autre pétition écrite par Дмитрий Ратнер (Dmitri Ratner) disant notamment: « …La décision de Vladimir Vladimirovitch Poutine fait de la Russie un pays paria. La Russie pourrait être à jamais coupée de l’économie mondiale, condamnant sa population de plusieurs millions d’habitants à la pauvreté et à la dégradation technologique… » Elle appelle à la destitution de Poutine par la Douma au motif qu’il s’agirait « d’une tentative délibérée de nuire au peuple russe« , et non pas au peuple ukrainien. Cette pétition a été produite dès la fin février 2022, si l’on en croit une mise à jour du 27 février 2022. Au 11 janvier 2023, elle a été signée par 282  797 personnes.

On constate, donc, qu’il a fallu sept mois à Vladimir Martus pour la partager et qu’il n’est en rien chef de file de cette mobilisation, mais plutôt un très lointain suiveur opportuniste. Son acte intervient à un moment où la pression pour l’application des sanctions se fait croissante et où les rumeurs sur l’état de santé de Poutine ainsi que sur sa fin prochaine vont bon train. Le partage a bien pour but d’accréditer un anti-poutinisme de pacotille pour la poursuite des affaires du Shtandart en France. Sa mention systématique auprès de notre presse afin de s’en attirer, avec succès, les bonnes grâces montre la finalité de ce nouveau chapitre de la fable anti-poutine du Shtandart et de son propriétaire. Pour les vrais activistes, dont fait partie l’auteur de ces lignes, qui ont été harcelés, diffamés et menacés physiquement par la lie de la fachosphère pro-Poutine, pour leurs actions et pour leurs engagements publics concrets, il est désolant de voir nombre de compatriotes bienveillants succomber à une telle farce.

Pétition appelant à la destitution de Poutine pour a destruction du peuple russe
Le 21 septembre, sept mois après le début de la guerre et sept mois après sa publication, Vladimir Martus partage une pétition appelant à la destitution de Poutine pour « tentative délibérée de nuire au peuple russe« 

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Benoît Marin-Curtoud : « Tout récemment, il (Bernard Grua) a écrit – et l’a fait savoir au président de l’Armada Jean-Paul Rivière :

«1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situées sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union. »

Paragraphe 1, article 3 sexies bis du règlement EU N°833/2014

Cet extrait n’est pas de la main du collectif, il s’agit d’un texte de loi européen concernant directement le Shtandart et ceux qui ont recours à ses prestations. La communication a été rendue publique le 6 janvier 2023 car la lettre privée, adressée le 15 décembre 2023 , à M. Jean-Paul Rivière, n’a pas connu de réponse. Le ton de l’article de M. Benoît Marin-Curtoud auquel il est répondu aujourd’hui montre l’émoi que suscite ce rappel et l’importance qu’il y a à porter l’affaire à l’attention du public. De plus, M. Benoît Marin-Curtoud apporte la confirmation attendue du fait que le destinataire en a pris connaissance. 

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Benoît Marin-Curtoud : « L’homme va plus loin, affirme que le capitaine du navire – contrairement aux positions publiques de ce dernier – « entretient des liens étroits avec le pouvoir russe».

Les positions publiques de Vladimir Martus, mentionnées par M. Benoît Marin-Curtoud, sont les positions partagées en France, souvent par l’entremise créative de Michel Balique. En revanche, dans les médias russes et sur les réseaux sociaux en russe, on peut lire une histoire différente.

  1. Tout d’abord, il faut rappeler que le Shtandart a été construit entre 1993 et 1999 avec l’appui de la municipalité de Saint-Pétersbourg, alors qu’Anatoli Sobtchak était maire. Un des plus proches collaborateurs d’Anatoli Sobtchak était Vladimir Poutine, parrain de sa fille, Ksenia.
  2. En 2007, le problème du Shtandart est un litige avec le ministère des transports, son autorité de tutelle. Pour avoir violé les limites de navigation autorisées, le Shtandart est consigné dans le port de Saint-Pétersbourg.
  3. En 2009, sur intervention de la municipalité de Saint-Pétersbourg, le Shtandart est autorisé à participer aux « Scarlets Sails » sur la Neva et à rejoindre, en remorque, Narian Mar, pour le 80e anniversaire de l’Okrug autonome des Nenets. Le chiffre d’affaires total de ces deux opérations est voisin de 90 000 Euros. Vladimir Martus viole les instructions et embarque un équipage à Vyborg, Finlande. Puis il largue sa remorque et navigue librement. Les inspecteurs du ministère des transports l’attendent à Narian Mar. Averti, Vladimir Martus fait demi-tour. Avec son navire, il prend alors la fuite en Norvège, puis dans différents pays européens.
  4. En 2018, Vladimir Martus reconnaît que ses ennuis sont le fruit de ses propres erreurs (des infractions en bonne et due forme), commises entre 2007 et 2009. Toujours est-il que le litige est arrivé à un tel stade de crispation, qu’il n’y a plus aucune solution en vue.
  5. Le 6 juillet 2020, la Société Russe de Géographie annonce qu’elle va lancer une expédition pour « célébrer la gloire de la Russie » en commémorant le 250 anniversaire de la bataille de Tschesmé, « une victoire grandiose sur l’Empire ottoman », en mer Égée, et en honorant la « province russe de l’archipel des Cyclades » (1770-1774). L’expédition est prévue pour l’automne 2020. Elle sera financée par le “Fonds des subventions présidentielles” russes. Elle se déroulera sous les auspices de Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie.
    La Société russe de Géographie a pour président Sergueï Choïgou, le ministre de la Défense russe. Celui qui dirige, aujourd’hui, la guerre d’invasion en Ukraine. Le président du conseil d’administration de la fondation des mécènes de la Société russe de Géographie est Vladimir Poutine. On y retrouve tous les principaux oligarques de Russie.
  6. Le 14 juillet 2020, Vladimir Martus annonce sur Instagram que son litige est clos. D’autres publications, y compris sur le site web du Shtandart, suivront. Le ministère des transports a cédé à toutes ses exigences. Il peut entrer et sortir des ports russes en toute liberté. Toutes les poursuites sont abandonnées. La Société russe de Géographie peut recourir aux services du Shtandart.
    Chacun est capable de comprendre que seule une autorité, supérieure au ministère des transports et à la municipalité de Saint-Pétersbourg, a pu imposer un tel revirement. Ce litige que Vladimir Martus a présenté, en russe, comme une « tourmente bureaucratique », ne montre aucune parenté avec une quelconque opposition au régime de Poutine, ainsi que les propagandistes français pro-russes du Shtandart le font croire avec succès. De plus, il est achevé depuis juillet 2020, alors que ces mêmes propagandistes soutiennent qu’il est toujours en cours en janvier 2023. On le constatera dans la suite du texte de M. Benoît Marin-Curtoud.
  7. En raison du COVID, la célébration de la Société Russe de Géographie n’a finalement lieu qu’en octobre 2021. Le Shtandart représente la Fédération de Russie, en présence des autorités grecques et de l’ambassadeur plénipotentiaire de Russie en Grèce.
    Ainsi, le Shtandart a bien mené récemment, au minimum, une mission de représentation diplomatique officielle du pouvoir russe. Pour cette opération, il a bien été financé directement, ou via l’intermédiaire de la Société russe de Géographie, par le “Fonds des subventions présidentielles” russe. Cette information n’a jamais été révélée en France, avant le 10 janvier 2023, ailleurs que dans nos textes (première mention, 11 juillet 2022).
    Les liens étroits de Vladimir Martus avec le pouvoir russe sont donc incontestables à la lecture des textes russes. De plus, mon interprétation personnelle, qui est le seul élément subjectif de ce droit de réponse, et qui n’engage pas le collectif #NoShtandartInEurope, est de penser que l’administration présidentielle est directement intervenue entre le 6 juillet 2020 et le 14 juillet 2020 afin qu’il soit mis fin au litige du Shtandart et afin que ce navire puisse être prestataire de services pour la Société russe de Géographie en vue de représenter la Fédération de Russie.

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Benoît Marin-Curtoud: « L’homme, (Bernard Grua) juge « inopportune » la présence du navire à Rouen.

C’était une formule de politesse volontairement édulcorée par courtoisie. Mais, en vérité, il ne s’agit ni d’un « jugement », ni d’une « présence inopportune ». Notre collectif constate que la présence du Shtandart à Rouen ou dans d’autres ports français est illégale aux termes de la loi européenne. Notre collectif ne cesse de le dire depuis juin 2022. Il l’a rappelé au maire de La Rochelle et au préfet de Charente-Maritime au cours de sa manifestation du 11 décembre 2022.

Manifestation à La Rochelle pour l'applicatioon des sanctions contre le navire russe Shtandart Semaine du Golfe
Manifestation de #NoShtandartInEurope, le 11 décembre 2022, devant l’Hotel de Ville de La Rochelle pour rappeler le règlement européen à Jean-François Fountaine, maire. L’Armada de Rouen est déjà dans les préoccupations du collectif.

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Michel Balique: « pourtant le Shtandart croise dans les eaux françaises depuis le printemps 2022, a été accueilli à Granville, Saint-Malo, Caen, La Rochelle. »

Le cas de la Rochelle, devenu le port d’attache illégal du Shtandart, est très particulier tant y sont puissants les réseaux russes et pro-russes. Cette affaire locale nécessiterait de plus longs développements. Notre collectif espère que des sanctions administratives, voire judiciaires, en résulteront.
Mais, là aussi, il faut être précis. Les sanctions européennes n’interdisent pas aux navires russes de « croiser dans les eaux françaises ». Elles leur interdisent simplement d’entrer dans les ports français. Le Shtandart a été accueilli à Granville, Saint-Malo et Caen dit Michel Balique. Il a oublié Douarnenez, Camaret, Dahouet et Brest. Car, même pour lui, bien souvent à l’origine de cet « accueil » (des prestations rémunérées financièrement ou sur base de troc), le suivi est difficile tant le programme du Shtandart est opaque. Pour ne rien simplifier, le Shtandart, comme la plupart des navires russes, a déconnecté son système de localisation (AIS) depuis le 6 juin 2022.

Le Shtandart de Vladimir Martus a coupé son AIS
Comme les navires de commerce russes contournant les sanctions, le Shtandart a désactivé son AIS.

Au vu de la liste des ports cités précédemment, où le navire russe a violé la réglementation européenne, on constate que le commis-voyageur du Shtandart a probablement usé de l’argument d’autorité que lui confère son poste de président de l’association des « Amis des Grands Grands Voiliers« . Pour ce faire, il a écrit une fable en permanence reformulée et bien plus étoffée, que ce qui est présenté dans l’article auquel il est répondu ici. Ce même agent commercial et lobbyiste n’a probablement pas révélé aux organisateurs des différents événements, que la prestation du Shtandart était illégale. On ne peut pas tenir rigueur, à ces derniers, de leur aveuglement, car, jusqu’au 10 janvier 2023 et depuis plus de six mois que cette affaire dure, aucun journaliste français, écrivant sur le Shtandart, n’avait, lui non plus, présenté, si ce n’est lu, le texte des sanctions. Nos médias se sont contentés de partager la mystification du Shtandart orchestrée par son promoteur, Michel Balique.
De son côté, la presse espagnole a été plus professionnelle. Elle a contribué à mettre fin au « scandale du Shtandart » en Galice: El Faro de Vigo – 10 juillet 2022 « Una fragata rusa capea las sanciones y se dirige a Vigo ». Ensuite, le 31 juillet 2022, Galici@press a publié les sources prouvant le caractère trompeur de la fiction construite autour du Shtandart: « La fábula anti-Putin que permitió a la fragata rusa Shtandart atracar en Galicia »

Aujourd’hui, la situation est différente. Le Parlement de l’UE a déclaré la Russie « Etat sponsor du terrorisme » le 25 novembre 2022. Par ailleurs, le 28 novembre 2022, le conseil de l’Union européenne a criminalisé la violation des sanctions. Dorénavant, il serait très imprudent de s’appuyer sur les passe-droits et les faits accomplis qui se sont déroulés en Bretagne et en Normandie pendant l’été 2022. C’est ce que nous faisions savoir, sans esprit polémique, poliment et rationnellement à M. Jean-Paul Rivière.

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Michel Balique: « Cette polémique est complètement idiote et ridicule… »

La réglementation européenne, approuvée à l’unanimité des États membres de l’Union n’est pas une « polémique ». Elle n’est pas non plus « complètement idiote et ridicule ». Laissons ce type de discours au « Rassemblement National » et à ses réseaux pro-Poutine en France ou aux délires frexistes de certains hommes politiques.

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Michel Balique: « Le cas de ce navire est particulier : son capitaine Vladimir Martus a construit cette réplique, mais a fui son pays en 2009 après l’invasion russe de la Géorgie ».

Dans la fable du Shtandart où la confusion est érigée en méthode de communication, il convient de faire preuve de rigueur et de prudence. Nous en avons ici un nouvel exemple. Non, le Shtandart n’a pas quitté la Russie en raison de la guerre de Géorgie. En effet, l’invasion de ce pays par la Russie a eu lieu en août 2008 et non pas en 2009. La fuite du Shtandart en Norvège s’est produite à l’automne 2009. Entre les deux, comme il a été exposé ci-dessus, Vladimir Martus avait accepté de participer, pour environ 90 000 euros, aux « Scarlet Sails » de Saint-Pétersbourg et au 80° anniversaire de l’Okrug des Nenets. La fuite de Vladimir Martus et du Shtandart est suffisamment bien documentée, en russe, par Vladimir Martus, par le ministère des transports russes et par la presse russe pour qu’il ne soit pas la peine d’en inventer d’autres causes et de bousculer une chronologie aisément vérifiable.

Quoiqu’il en soit, il est évident que la 2e guerre de Tchétchénie (1999-2006), l’invasion de la Géorgie (2008), l’annexion de la Crimée (2014) et la guerre russe du Donbass (2014-2022) n’ont pas troublé Vladimir Martus, quand il a mené sa mission de représentation diplomatique, pour le compte du pouvoir russe, en Mer Égée, en 2021. Par ailleurs, à titre personnel, il est tranquillement revenu à son domicile de Saint-Pétersbourg entre le 4 janvier 2022 et la mi-février 2022. Il est donc faux de prétendre qu’il n’a pas pu revoir son pays depuis 2009, au nom d’un prétendu statut d’opposant politique. De plus, même ceux qui n’ont pas une connaissance intime de la Russie savent pertinemment que l’administration présidentielle russe n’enverrait pas un « opposant politique de longue date » en mission de représentation diplomatique. La presse russe (Ria.ru, MK.Ru, kp.ru, Mio.com.gr, spb.kp.ru, miriomonoia), étroitement contrôlée par le Kremlin, rend compte régulièrement des activités du Shtandart et multiplie les interviews de Vladimir Martus. Elle ne le ferait pas pour un opposant de Poutine. Cela aussi, tout le monde peut le comprendre.

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Michel Balique: « Il ne voulait plus y rester et s’il y retournait avec son navire, il craint qu’il ne soit saisi. »

Depuis le 14 juillet 2020, et l’abandon des poursuites, le ministère des transports russes n’a plus de motifs pour immobiliser à quai (et non pas « saisir ») le Shtandart. En raison du COVID, en raison d’opportunités commerciales, en raison de la Neva prise par les glaces en hiver, Vladimir Martus n’a cessé de repousser son retour à Saint-Pétersbourg. La chimérique « saisie » est, au minimum depuis juillet 2020, un sophisme et une habile, quoiqu’indécente, présentation des choix personnels de Vladimir Martus.

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Michel Balique: « Le Standhart accueille des Ukrainiens comme des Russes ».

En 2018, Valdimir Martus explique que ses officiers sont russes. Après le début de la pandémie COVID et jusqu’au mois de mai 2022, les seuls vaccins russes ne permettent pas l’entrée sur le territoire européen. Le Shtandart a donc un équipage « permanent » plus international. Mais les hommes ukrainiens quittent le navire dès le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie (24 février 2022). Ils sont mobilisés pour défendre leur pays contre l’invasion russe. À bord, en janvier 2023, il reste, peut-être encore, Oulyana, dont Martus a fait connaissance sur une plage de Nice. On y voit aussi le passage intermittent d’Ekaterina Gopenko, dont le premier embarquement est antérieur au 24 février 2022. Elle est une chanteuse en langue russe, originaire de Zaporijia. Voici ce qu’en disent des représentants de l’association Ukraine-Atlantique basée à la Rochelle.

La chanteuse Ekateryna Gopenko, elle vit à Moscou depuis plus de 10 ans. Elle a également la nationalité russe.

Asia Millet & Sasha Goron, Ukraine-Atlantique

Ces deux invitées « ukrainiennes » ont fait que le Shtandart s’est longtemps, et indûment, auto-qualifié de « navire de réfugiés ». L’expression a été largement reprise en France. Elle aussi fait les titres en Espagne avant que les révélations du Faro de Vigo et de Galici@press ne dévoilent la mystification.

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Michel Balique: « J’ai écrit au ministère de la Marine pour préciser la situation, c’est Élisabeth Borne qui a clarifié la position et a adressé une circulaire à tous les préfets maritimes leur laissant la possibilité d’autoriser le navire à accoster. »

En France, il n’y a pas de « ministère de la Marine ». Cette affirmation devrait interpeller un journaliste reprenant ce type de propos. Il existe un « ministère de la Défense » et un « secrétariat d’Etat à la mer ». Élisabeth Borne n’est ni ministre de la Défense, ni secrétaire d’Etat à la mer. Elle est première ministre. Il existe trois préfets maritimes (Premar): Toulon, Brest et Cherbourg. En dépit de sa production fleuve, c’est la première fois, en plus de six mois, que Michel Balique mentionne les « Premar ». Que faut-il en penser ? Est-ce une nouvelle création de la fable ? De son côté, Nicolas Basselier, le préfet du département de Charente-Maritime ne mentionne pas Premar 2 (Brest), dont dépend La Rochelle. Le 9 décembre 2022, dans le journal Sud Ouest, il laisse entendre que la décision d’accueillir le Shtandart relève de sa propre autorité. Il ajoute qu’il n’existe pas de dérogation spécifique au Shtandart.

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Benoît Marin-Curtoud: « L’Armada a pour sa part fait savoir qu’elle « ne recevra que les navires en règle avec le droit européen et se pliera aux autorisations émises par la préfecture de notre région» ».

L’affaire devient encore plus incompréhensible. Michel Balique parle depuis peu de préfets maritimes. En Charente-Maritime, un préfet de département, considère qu’il peut être seul juge. M. Jean-Paul Rivière, lui, parle du préfet de la région Normandie. Dans ce capharnaüm, on ne peut que recommander à l’Armada Rouen de lire et d’appliquer l’article 3 sexies bis du règlement UE et de prendre en compte la décision du Conseil de l’Europe du 28 novembre 2022. Dans ces textes de référence, les choses y sont très claires.

Quant aux journalistes professionnels, il leur restera à tenter de déterminer quels sont les acteurs qui ont rendu possible la « маскировка » (maskirovka) du Shtandart. Mais ils devront aussi reconnaître, et nous en sommes désolés, que certains d’entre eux ont leur part de responsabilité dans cet inconcevable scénario.

Pour ce qui est de Vladimir Martus, il peut continuer à jouir, à bord de son bateau, de sa vie libre sur les mers et de l’accueil qui lui est réservé dans les ports qu’il visite. Si son souhait est de ne pas retourner en Russie, il peut parfaitement visiter les très nombreux pays maritimes qui n’ont pas pris de sanctions contre la Russie. En ce qui concerne le collectif #NoShtandartInEurope, nous redisons que son intéressant navire sera le bienvenu en Europe, quand la guerre russe en Ukraine sera terminée et que les sanctions auront été levées.

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ANNEXES

Le pamphlet vindicatif de Benoît Marin-Curtoud sur Paris Normandie

Armada 2023 : à Rouen, le navire russe « Shtandart » cible d’une polémique

Paris Normandie logo

Par Benoît MARIN-CURTOUD
Publié: 8 Janvier 2023 à 17h02

Touché, coulé ? C’est l’ambition de Bernard Grua, un homme qui milite pour que le navire russe « Shtandart » ne puisse pas venir à l’Armada en juin 2023. Pas sûr qu’il soit entendu.
Benoît Marin-Curtoud, photo de profil Facebook
Benoît Marin-Curtoud, photo de profil Facebook
  • Le navire russe «Shtandart», dont la venue est prévue à l’Armada, est la cible d’une polémique – Photo archives Paris Normandie
  • Le navire russe «Standhart», ici à quai à Dieppe, dont la venue est prévue à l’Armada en juin 2023, est la cible d’une polémique – Photo archives Paris-Normandie

Le Shtandart, cette réplique d’un Cutty Sark qui aurait été commandé par Pierre le Grand, doit-il être interdit de l’Armada au motif qu’il est russe, qu’il en porte le pavillon (mais aussi celui de l’Ukraine), et que la Russie de Poutine aujourd’hui est sous le coup de multiples sanctions européennes dont l’interdiction pour ses navires d’accoster dans les ports ? C’est l’avis de Bernard Grua, un « photographe et un rédacteur vagabond », selon sa propre expression, qui a pris le parti de vouloir faire respecter très strictement toutes les sanctions de l’UE décidées à l’encontre de la Russie.

Le capitaine du Shtandart a relayé un appel à destituer Poutine

Tout récemment, il a écrit – et l’a fait savoir au président de l’Armada Jean-Paul Rivière – pour souligner que l’Europe a décidé qu’« il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situées sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union. »

L’homme va plus loin, affirme que le capitaine du navire – contrairement aux positions publiques de ce dernier – « entretient des liens étroits avec le pouvoir russe » – et juge « inopportune » la présence du navire à Rouen.

Pourtant le Shtandart croise dans les eaux françaises depuis le printemps 2022, a été accueilli à Granville, Saint-Malo, Caen, La Rochelle mais n’a pas été autorisé à accoster à Sète, Lorient ou encore Bordeaux, comme le précise Michel Balique (le président de l’association des Amis des grands voiliers). « Cette polémique est complètement idiote et ridicule… Le cas de ce navire est particulier : son capitaine Vladimir Martus a construit cette réplique mais a fui son pays en 2009 après l’invasion russe de la Géorgie. Il ne voulait plus y rester et s’il y retournait avec son navire, il craint qu’il ne soit saisi. » Mais Vladimir Martus reste libre de retourner à Saint-Pétersbourg, notamment «   pour renouveler ses visas ».

La décision d’accoster entre les mains des préfets maritimes

Publiquement, Vladimir Martus a aussi dénoncé la politique agressive de Poutine, a même relayé via ses réseaux sociaux un appel à la destitution du président russe, accueille sur le Standhart des Ukrainiens comme des Russes et d’autres nationalités pour constituer son équipage.

« J’ai écrit au ministère de la Marine pour préciser la situation, c’est Élisabeth Borne qui a clarifié la position et a adressé une circulaire à tous les préfets maritimes leur laissant la possibilité d’autoriser le navire à accoster », précise Michel Balique.

L’Armada a pour sa part fait savoir qu’elle «  ne recevra que les navires en règle avec le droit européen et se pliera aux autorisations émises par la préfecture de notre région ».

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Top tweet de Benoît Marin-Curtoud, journaliste de faits divers pour le tabloïd « Paris Normandie »


Courriers échangés avec la direction de publication de Paris Normandie

Courrier de demande du droit de réponse

A l’attention de:
Monsieur David Guévart
Directeur de Publication
Paris Normandie
97 Boulevard de l’Europe
76100 Rouen
France
33 2 35 14 56 56

Copies:
– Ambassade d’Ukraine en France – Son Excellence M. Vadym Omelchenko, – ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire
– Consulat Honoraire d’Ukraine en Nouvelle-Aquitaine – M. Laurent Fortin, Consul
– Union des Ukrainiens de France – M. Jean-Pierre Pasternak, Président
– Ukraine-Atlantique, Association des Ukrainiens de Charente-Maritime – M. Oleksander Goron, Président
– Tryzub, Association Franco-ukrainienne de Nantes – Mmes Victoria Egorov et Liliana Walka, co-présidentes

De la part de:
Bernard Grua
Porte-parole du collectif #NoShtandartInEurope

Objet: affaire « Shtandart », demande de droit de réponse pour informations inexactes et mises en cause personnelle.

Nantes, le 11 janvier 2023

Cher Monsieur Guévart,

Notre collectif #NoShtandatInEurope a pris connaissance du vindicatif billet de votre collaborateur, M. Benoît Marin-Curtoud, publié le dimanche 8 avril 2022, sur votre média en ligne « Paris-Normandie » – « Armada 2023 : à Rouen, le navire russe «Shtandart » cible d’une polémique ». L’absence de travail de recherche et de vérification, les incohérences, les inexactitudes, voire les contre vérités et les arguments « ad personam », de ce texte me conduisent à demander un droit de réponse au nom de notre collectif.

Nos objections à un article publié en ligne s’exercent par courrier électronique, seul à même de reprendre les liens mis en avant dans le texte de M. Benoît Marin-Curtoud et de permettre l’accès aux liens que nous vous proposons afin de justifier et de documenter l’ensemble de nos assertions.

Je vous remercie par avance pour la publication du texte présenté ci-dessous. Je suis, bien entendu, à votre disposition pour en parler avec vous ou pour toute information complémentaire.

Je vous prie de bien vouloir agréer, cher Cher Monsieur Guévart, l’expression de mes salutations distinguées.

Bernard Grua
Porte-parole du collectif #NoShtandartInEurope

Note, cadre réglementaire du droit de réponse:
La réponse doit être demandée dans les trois mois à compter de la publication de l’article ou de la diffusion. Le média a trois jours pour la publier ou la diffuser, délai réduit à 24 heures en période de campagne électorale. Il doit la présenter dans le même corps typographique. La diffamation en droit français est plus facile à invoquer lorsque le droit de réponse est refusé… Par ailleurs, le droit de réponse doit être publié dans son intégralité. Le refus d’insertion de la part d’un média écrit est passible d’une amende de 3 750 euros.

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Relance 16/01/2023

Bernard Grua lundi 16 janv. 14:53

Monsieur David Guévart
Directeur de Publication
« Paris-Normandie »
97 Boulevard de l’Europe
76100 Rouen
France
contact@paris-normandie.fr,
mp.barbier@paris-normandie.fr,
redaction@paris-normandie.fr
d.guevart@paris-normandie.fr
+ 33 235145656

Copie:  Mme Asia Millet-Kovalenko et M. Oleksander Goron, Association Ukraine-Atlantique, Charente-Maritime 

Monsieur Guévart,

Je m’étonne que vous n’ayez pas publié mon droit de réponse, du 11 janvier 2023, au fielleux libelle de Benoît Marin-Curtoud, que vous avez fait paraître sur votre média, Paris-Normandie, le 8 janvier 2023. Je m’étonne de n’avoir reçu aucun signe de vos services. Je me permets de vous rappeler que le délai légal de publication du droit de réponse est de trois jours.Il est largement dépassé. Les attaques haineuses de votre collaborateur relèvent donc maintenant de la diffamation. Je compte sur votre diligence pour corriger très rapidement une telle négligence avant que cette affaire ne prenne d’autres proportions.

Cdlt

Réponse négative 18/01/2023

De: Marie-Paule BARBIER mer. 18 janv. 15:31

A: Bernard Grua

Bonjour,

Nous ne donnerons pas suite à votre demande et n’insèrerons pas votre texte.

Cordialement.

Marie-Paule BARBIER

« Російський… нахуй ! » 18/01/2023

De: Bernard Grua 18 janv. 2023 17:52
A: Marie-Paule Barbier

Madame Marie-Paule Barbier,

Nous avons pris bonne note de la décision de « Paris-Normandie » d’enfreindre la loi sur la presse et de refuser un droit de réponse à notre collectif #NoShtandartInEurope. Votre « article » de commande chargé d’attaques personnelles et de fausses informations devient ainsi diffamatoire. Nous nous réservons la possibilité d’éventuelles suites judiciaires dans un délai de trois mois en ce qui concerne cette diffamation.

Par ailleurs, il est bien évident que nous n’aurons de cesse de dénoncer la collusion de votre tabloïd avec l’organisation « Armada Rouen 2023 », qui viole le règlement européen N°833/2014 dans son article 3 sexies bis en recourant illégalement aux services du navire russe Shtandart, interdit d’entrée dans les ports de l’UE. Nous vous rappelons qu’une telle violation a été criminalisée par décision unanime des Etats de l’UE le 28 novembre 2022. Cette infraction relève maintenant du pénal.

Quant à votre collaborateur, Benoît Marin-Curtoud, petit chroniqueur de faits divers, fielleux « auteur » de cet innommable et calomnieux torchon, nous ne le ménagerons pas non plus.

Російський військовий корабель, іди нахуй !

Bernard Grua, pour le collectif #NoShtandartInEurope

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Sauvegardez ce « droit » de réponse sur Pinterest

Benoît Marin-Curtoud, le droit de réponse à ses calomnies, refusé par le tabloïd "Paris-Normandie"

À l’attention des organisateurs de “L’Armada Rouen 2023”

Image de couverture, tombes de soldats ukrainiens au cimetière de DNIPRO (Ukraine)

Victoria Nikolenko, femme ukrainienne de DNIPRO, vivant à Nantes, écrit aux organisateurs du festival maritime « L’Armada Rouen 2023 – L’Armada de la Liberté » afin de leur faire part de ses sentiments quant à leur plan macabre de dissimuler, à des fins commerciales, un navire russe sous les couleurs ukrainiennes.

Messieurs,

J’ai appris dans un article de presse, qu’il sera demandé au capitaine du navire « Shtandart » d’arborer le pavillon ukrainien pour justifier sa présence à votre manifestation, en dépit des sanctions européennes lui interdisant l’accès aux ports français :

« « Nous lui demanderons de hisser le pavillon ukrainien. » L’organisation de la prochaine Armada, qui se déroulera à Rouen (Seine-Maritime) du 8 au 18 juin 2023, maintient l’invitation du bateau russe Shtandart, à condition qu’il arbore le drapeau de l’Ukraine. »

Je suis restée sans voix quand j’ai lu cela dans l’article de Joce Hue paru dans « 76 Actu ». Car parmi tous les scenarii, vous avez choisi celui qui est le plus offensant, le plus ignoble et le plus insultant pour les Ukrainiens…

Vous êtes sourds aux voix des Ukrainiens et indifférents aux souffrances des civils, femmes et enfants qui ont cherché une protection en France et qui continuent de vivre au rythme de rares nouvelles de leurs maris, pères et frères qui sont au front et qui au prix de leurs vies font l’impossible pour arrêter l’agresseur…

Victoria NIKOLENKO, 21 JANVIER 2023

Lire la suite sur le blog de Victoria.


Anastasia Shvets, jeune femme de 23 ans qui a survécu au bombardement de son immeuble survenu à DNIPRO (Ukraine), le 14 janvier 2023. (ARSEN DZODZAEV / HROMADSKE)
Anastasia Shvets, Dnipro. La navire russe Shtandart à l'Armada Rouen 2023
Anastasia Shvets au milieu des ruines de son appartement, après une frappe russe, le 14 janvier 2023 à DNIPRO (ARSEN DZODZAEV / HROMADSKE)
Son compagnon a été tué sur le front – Ses parents sont morts sous les décombres du bombardement de l’immeuble fêté par la médias russes, qui célèbrent régulièrement le « Shtandart » et son capitaine-propriétaire, Vladimir Martus.

Lire la suite sur le blog de Victoria.

« L’Armada Rouen 2023 », pour les Ukrainiens, l’exhibition par Vladimir Martus de leur pavillon national sur le navire russe « Shtandart » est une profanation intolérable

Image de couverture: 1. Vladimir Martus et Jean-Paul Rivière signant leur contrat aux Canaries, photo Armada 2013 – 2. Des drapeaux ukrainiens flottent à Kharkiv, le 19 octobre 2022, marquant les tombes des soldats tués au combat après l’invasion russe, photo Carl Court/Getty Images

URL courtee: https://bit.ly/shtandart-profanation

Le 10 décembre 2007, Rama Yade déclarait. « Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits ». Aujourd’hui, c’est un festival maritime, « L’Armada Rouen 2023 »,qui veut éponger le sang des crimes russes avec le pavillon ukrainien, dont il compte bien faire un argument marketing pour le navire russe Shtandart.



A Rouen, Normandie, un nouveau détournement russe du drapeau ukrainien passerait pour un casus belli.

« Nous lui (Le Shtandart) demanderons de hisser le pavillon ukrainien. » L’organisation de la prochaine Armada, qui se déroulera à Rouen (Seine-Maritime) du 8 au 18 juin 2023, maintient l’invitation du bateau russe Shtandart, à condition qu’il arbore le drapeau de l’Ukraine.

Propos rapportés par Joce Hue, le 10 Jan 2023 sur 76actu

L’organisation, feint de présenter ce stratagème comme une exigence, une sorte de gage moral. En réalité, ce type d’affichage a pour but de maintenir l’illusion d’un navire « russo-ukrainien », de se concilier les bonnes grâces de la presse et surtout d’attirer les visiteurs qui, sinon, seraient repoussés par le pavillon russe incarnant les abominables crimes de masse commis en Ukraine. Une telle mise en scène est loin d’être une contrainte pour Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire du navire russe Shtandart. Il y trouve son intérêt, à en juger par les dithyrambiques et naïves réactions de nombreux médias. Sauf interdiction expresse des autorités locales, il s’y adonne frénétiquement dans tous les ports qu’il occupe illégalement.

Jean-Paul Rivière, le président de l’association est un « entrepreneur à succès » possédant la 250e fortune de France. Il « compte gérer l’Armada 2023 « un peu comme une entreprise » » (76actu 16/01/22). Sa publicité aux couleurs de l’Ukraine est mensongère et ressentie, côté ukrainien, comme particulièrement cynique. Toutefois, le sujet est plus emprunt de duplicité, qu’il n’y paraît à premier abord. Le stratagème a été convenu à l’avance entre Vladimir Martus et Michel Balique, son VRP lobbyiste comme ce dernier l’a révélé le 22 mars 2022 , dans un courrier adressé aux différentes autorités ainsi qu’aux organisateurs d’événements maritimes.

« Vladimir Martus a décidé d’arborer plusieurs pavillons, dont le pavillon ukrainien. »
 » Il y a des possibilités d’accueillir le Shtandart… grâce à un positionnement étudié et une communication médiatique adaptée « 

Accueillir le Shtandart, Michel Balique, le 22 mars 2022
Vladimir Martus, capitaine du Shtandart, hisse la drapeau ukrainien.

Mais, la première trace de cette affaire peut être identifée 15 jours avant la lettre de Balique. Elle remonte à trois mois exactement avant l’entrée, le 8 juin 2022, du Shtandart à la Rochelle. On peut en prendre connaissance dans la déclaration, le 8 mars 2022, de Patrice Bernier, maître principal du port de La Rochelle, proche de Balique et Martus, co-dirigeant avec Ludovic Pacciarella de l’association croupion pro-russe « Aidons l’Ukraine 17 ». Il annoncait: « s’il (le Shtandart) s’affiche neutre, sans pavillon ou qu’il cumule les deux (NDR: le pavillon russe ET le pavillon ukrainien), il n’y a pas de raison de ne pas l’accueillir » (France 3, le 8 mars 2022). Neuf mois après, Jean-Paul Rivière reprend le même honteux scénario.

Cette « communication médiatique adaptée », comme le dit Balique, outrage et blesse profondément la communauté ukrainienne ainsi que ses sympathisants français. Mettre sur le même pied le pavillon du bourreau et celui de la victime est ressenti comme une cruauté additionnelle. Dans les territoires ukrainiens occupés sous les couleurs russes, des personnes sont torturées, assassinées et retenues en otage, depuis 2014, pour le seul fait de détenir un drapeau ukrainien. De son côté, le 15 juin 2022, Balique, comme Ségolène Royal plus tard, parle de « théories sur les crimes de guerre ».

Navire Shtandart, ukrainiens emprisonnés pourle drapeau ukrainien
Torturés et emprisonnés ou tués pour le drapeau ukrainien et pour avoir soutenu l’Ukraine dans le Donbass occupé (Kharkiv Human Rights Protection Group, 21.08.2020, Halya Coynash)
Navire Shtandart, écusson de la 1ère armée russe
Écusson de la 1re armée nationale russe qui a combattu dans les rangs de la Wehrmacht jusqu’en mai 1945

Ainsi que le disait le journaliste Joce Hue sur 76actu, le drapeau russe, adopté en 1993, correspond à six ans de pouvoir d’Eltsine et à 22 ans de pouvoir de Poutine. Il représente, donc, à 78%, Vladimir Poutine, dont Martus est l’ambassadeur grâce à son double langage et à son double jeu, ainsi que nous le démontrerons plus bas. On peut aussi rappeler que ce même drapeau, à bandes tricolores horizontales a été celui de la 1re armée nationale russe, qui a combattu dans les rangs de la Wehrmacht jusqu’en mai 1945.

Quoiqu’il en soit, avec ou sans pavillon ukrainien, le drapeau russe est l’emblême d’un pays déclaré « sponsor du terrorisme », le 23 novembre 2022, par le parlement européen. Comment un citoyen de Rouen, cité du martyr de Jeanne d’Arc, pourrait-il accepter que ce symbole puisse flotter sur sa ville depuis l’antenne d’artimon ou depuis le mâtereau de poupe du Shtandart ? « L’Armada Rouen 2023 » pourrait tout aussi bien inviter un boutre (dhow/daou) portant le pavillon de « L’Etat islamique » (Daech) et y suspendre le drapeau de la ville de Paris pour « honorer » les morts du Bataclan. Cela ferait un deuxième « bateau de la paix ».

En France et en Espagne, les Ukrainiens se sont déjà opposé à l’usage qui est fait de leur drapeau par le réseau du Shtandart. Voir: « Camaret, le faux témoignage, sur « Libération », d’Arthur Gazzarin, matelot du « Shtandart » ». La première flashmob des Ukrainiens de La Rochelle, le 12 juin 2022, demandait que le naviree russe n’arbore pas le pavillon ukrainien. Fin juin 2022, La Rochelle a finalement interdit au Shtandart de hisser le pavillon russe et le pavillon ukrainien. Dans le port de Douarnenez, le 14 juillet 2022, c’est, à nouveau, le pavillon russe qui a été prohibé. À Vigo, Espagne, le 23 juillet 2022, la Guardia Civil est venue contrôler le Shtandart au motif que celui-ci avait hissé le pavillon ukrainien. À Camaret, le 15 août 2022, après 4 heures de siège d’un groupe composé à 90% de femmes ukrainiennes, Martus a dû affaler le pavillon ukrainien à la demande des organisateurs et en présence de la gendarmerie.

« L’Armada Rouen 2023 » prendra-t-elle garde de ne pas pousser à bout une patience ukrainienne déjà largement éprouvée? Ou, considérera-t-elle, comme Michel Balique, le 15 juin 2022,  le problème, à La Rochelle, ce sont les Ukrainiens et non pas le fait que le bateau soit russe. Les mêmes Ukrainiens dont il fait du pavillon national un argument marketing pour le navire russe Shtandart et pour les événements nautiques clients de ses prestations.

Si sous la nouvelle présidence de Jean-Paul Rivière, « L’Armada Rouen 2023 » persistait dans sa rouerie, consistant à exploiter les morts ukrainiennes, elle démontrerait qu’elle n’est plus digne du titre de « L‘armada de la Liberté », que lui avait donné son fondateur Patrick Herr. Les organisateurs de cette maskirovka ne seront pas plus pardonnés, que ne sera pardonné le sectateur Alexander Makogonov, porte-parole de l’ambassade russe à Paris, chantre du régime de Poutine et de son « opération spéciale » sur les télévisions françaises.

Lire, aussi, la réaction de Victoria Nikolenko, Ukrainienne de Dnipro, vivant à Nantes: « À l’attention des organisateurs de “L’Armada Rouen 2023” »

Navire Shtandart, cercueils drappés de drapeaux ukrainiens
Les cercueils de 27 militaires ukrainiens morts en combattant les Russes sont drapés de drapeaux ukrainiens lors de leurs funérailles le 3 juin. (Wojciech Grzedzinski pour le Washington Post)

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La prestation du Standart à « L’Armada Rouen 2023 » est illégale.

Le règlement européen N° 833/2014 intègre, dans son article 3 sexies bis, le 5e volet des sanctions interdisant, depuis le 16 avril 2022, la présence de tous les navires russes dans les ports européens.

  1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situées sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union.
Paragraphe 1 de l’article 3 sexies bis du règlement européen N°833/2014

Cela n’a pas empêché Jean-Paul Rivière, de signer, aux Canaries, un contrat de prestation de services avec le navire russe Shtandart comme ceci a été rapporté le 22 novembre 2022 par le tabloïd « Paris-Normandie ».

Le 28 novembre 2022, le Conseil européen a adopté, à l’unanimité, une décision visant à ajouter la violation des sanctions à la liste des domaines de criminalité figurant dans le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (article 83, paragraphe 1). Le contournement des sanctions vient rejoindre « le terrorisme, la traite des êtres humains et l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants, le trafic illicite de drogues, le trafic illicite d’armes, le blanchiment d’argent, la corruption, la contrefaçon de moyens de paiement, la criminalité informatique et la criminalité organisée ». Les dirigeants, qui en sont à l’origine, sont passibles de poursuites individuelles.

Les textes européens ont été rappelés à Jean-Paul Rivière par le collectif #NoShtandartInEurope, une fois en privé, le 15 décembre 2022, et une deuxième fois publiquement, le 6 janvier 2023, en raison de son absence de réponse. Voir ci-dessous les courriers adressés à Jean-Paul Rivière, le président de « L’armada Rouen 2023 »:

Frégate Shtandart, Benoît Marin-Curtoud, chroniqueur de faits divers pour le tabloid "Paris-Normandie", photo de profil Facebook
Benoît Marin-Curtoud, chroniqueur de faits divers pour le tabloïd « Paris-Normandie », photo de profil Facebook

Le président de « L’Armada Rouen 2023 » n’a pas donné ouvertement suite aux courriers mais il a dépêché le chroniqueur de fait divers, Benoît Marin-Curtoud, afin que celui-ci bâcle, le 8 janvier 2023, un pamphlet fielleux chargé d’erreurs et d’attaques ad personam, voire de contre vérités, contre le porte-parole du collectif #NoShtandartInEurope.

La position de Michel Balique, en ce qui concerne la réglementation européenne, est simple. « Cette polémique est complètement idiote et ridicule… » a-t-il déclaré à Benoît Marin-Curtoud (Paris-Normandie, le 8 janvier 2022)

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Le Shtandart est un navire 100% russe et non pas « russo-ukrainien ».

Selon la communication de « L’Armada Rouen 2023 », le Shtandart serait un navire « russo-ukrainien » (Paris-Normandie – 22/11/2022, France 3 – 07/12/2022, Ouest-France – 07/12/2022, Le Figaro Nautisme – 11/12/2022 ). C’est le seul bateau de « L’Armada 2023 » présenté avec deux « nationalités ». Il s’agit d’un faux grossier, surtout venant de la part d’une organisation qui se pique de promouvoir la culture maritime. Un navire, quelqu’il soit, n’est immatriculé que dans un seul port. Il porte le pavillon du pays de son « quartier maritime » d’immatriculation.

L’article 91 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer reconnaît le droit de chaque État de fixer les conditions pour l’attribution de sa nationalité aux navires, et les conditions requises pour que les navires aient le droit de battre son pavillon. Ce même article statue qu’il « doit exister un lien substantiel entre l’Etat et le navire. » . 

Organisation Maritime Internationale: Immatriculation des navires et questions liées à l’immatriculation frauduleuse

Il n’existe aucun lien entre l’Etat ukrainien et le navire russe Shtandart.

Pour le Shtandart, le pays d’immatriculation est bien la Fédération de Russie. L’entité écran, « Shtandart-Project », propriétaire du Shtandart et dont Vladimir Martus, le capitaine, détient 60% des parts a son siège social à Saint-Pétersbourg. Quant à Vladimir Martus en personne, son domicile familial, qui est aussi celui de sa femme et de ses quatre enfants, est pareillement à Saint-Pétersbourg. On rappellera, de plus, que le Shtandart a été construit sur les bords de la Neva, à Smolny, quartier de Saint-Pétersbourg, à l’époque où le maire en était Anatoli Sobtchak. Un de ses plus proches adjoints était Vladimir Poutine, parrain de sa fille Ksenia. Puisque l’on prête une valeur muséographique au Shtandart, on peut souligner que qualifier de navire « russo-ukrainien », la frégate amirale de Pierre le Grand, ne peut que susciter le sarcasme des historiens.

Pour ce qui est du caractère politique, exclusivement russe du Shtandart, rappelons que Vladimir Martus a, en octobre 2021, mené une mission de représentation diplomatique dans les îles grecques, pour le compte de la Fédération de Russie, à l’occasion du 250e anniversaire de la victoire navale de Tchesmé. Elle était organisée par la « Société russe de Géographie » dirigée par Sergueï Choïgou, ministre de la Défense russe, dont le Conseil d’administration, présidé par Vladimir Poutine, comprend directement des hommes du Kremlin, des hommes proches du Kremlin et de nombreux oligarques sous sanctions occidentales. L’expédition se déroulait sous le haut patronage de Vladimir Poutine. Elle était financée par le « Fonds de subvention de l’Administration présidentielle ». Lors de ce projet, où Vladimir Martus a rendu explicite sa proximité avec les cercles du pouvoir russe, tout en étant rémunéré par le Kremlin, il n’était, évidemment, pas question d’histoire ukrainienne ou de pavillon ukrainien. De même, avant février 2022, Vladimir Martus n’a jamais mentionné une quelconque parentèle russe pouvant accréditer aujourd’hui sa revendication d’être « russo-ukrainien ».
Voir, ci-dessous, les éléments décrivant cette importante mission de softpower, si ce n’est plus, documentée par des sources russes:

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Vladimir Martus est un faux opposant au régime de Poutine.

La fable de Vladimir Martus « opposant de longue date à Poutine » qui aurait fui la Russie en raison de sa dissidence a été lancée le 22 mars 2022 par Michel Balique, le lobbyiste commercial du navire russe.

« Notre ami Vladimir a quitté St Pétersbourg en 2009 à bord de son voilier précisément parce qu’il était en total désaccord avec la politique du Président de la Russie.
Il s’est volontairement exilé sur les mers pour que son voilier ne risque pas d’être saisi par les autorités russes. Depuis 13 ans il n’a jamais pu retourner sur ses terres natales. »

Accueillir le Shtandart, Michel Balique, le 22 mars 2022

Les textes russes, y compris ceux de la main de Vladimir Martus, disent autre chose. Malgré la protection de la municipalité de Saint-Pétersbourg, Vladimir Martus a été en litige avec Dmitry Atlashkin, directeur du département de l’Inspection maritime et fluviale (Rosmorrechnadzor) au sein du Ministère des transports, depuis 2007. Le problème était la sécurité des dizaines de passagers, dont des enfants de moins de 15 ans, embarqués sur le Standart. Pour avoir violé une première fois les limites de sa zone de navigation autorisée, le Shtandart a été consigné à quai ou au mouillage entre les étés 2007 et 2009.

En 2009, il a été autorisé, par le Ministère des transports, sur pression de la municipalité de Saint-Pétersbourg, à reprendre la mer. Il n’a pas respecté les instructions en se rendant à Narian Mar (Nord-Est de l’oblast d’Arkhangelsk) pour un contrat de prestation de services. Là, il a fui les inspecteurs du ministère des transports, qui l’attendaient sur le quai. De crainte d’être à nouveau consigné en raison de ses infractions, il n’a pas accosté et a quitté la Russie. En 2018, Vladimir Martus a confié que les ennuis étaient en grande partie de sa faute.

En juillet 2020, Martus a proclamé que le litige était clos et qu’il pouvait revenir à Saint-Pétersbourg. Cette communication a été faite huit jours après l’annonce de l’expédition de Tchesmé par la « Société russe de Géographie ». Il parait évident que le conflit a été résolu par une instance supérieure à la municipalité de Saint-Pétersbourg et au Ministère des transports. Ceux qui sont un peu familiers de la politique russe comprendront.
Voir la documentation de cette affaire avec ses sources russes:

Quand Michel Balique, le 22 mars 2022, dit que « (Martus) était en total désaccord avec la politique du Président de la Russie » comment explique-t-il la résolution en juillet 2020 de son litige avec le ministère des transports? Comment explique-t-il la mission égéenne pour l’anniversaire de la victoire de Tchesmé sous le haut patronage de Vladimir Poutine et avec le financement du « Fonds de subventions de l’Administration présidentielle », en octobre 2021 ? Est-ce le sort que la Russie réserve à ses opposants ? On ne peut pas poser la question à Anna Politkovskaïa, à Alexandre Litvinenko ou à Boris Nemtsov, assassinés. On pourrait, peut-être, tenter d’interroger Alexeï Navalny, qui moisit depuis deux ans dans une colonie pénitentiaire indéterminée après avoir subit une tentative d’assassinat au novichok. Pas plus que les Ukrainiens, il ne goûterait cette farce de pseudo-opposant.

Le litige a été résolu à la mi-juillet 2020, Michel Balique prétend encore le 22 mars 2022 que: « Il (Martus) s’est volontairement exilé sur les mers pour que son voilier ne risque pas d’être saisi par les autorités russes ».

Les comptes VK (Facebook russe) de Vladimir Martus et de son capitaine par intérim montrent que le propriétaire du Shtandart est rentré à Saint-Pétersbourg entre le 4 janvier et la mi-février 2022, à l’époque où le navire était en Grèce. Un mois après, le 22 mars 2022, Michel Balique proclame à tous que « Depuis 13 ans, il (Martus) n’a jamais pu retourner sur ses terres natales. »

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Aujourd’hui, on peut comprendre que Vladimir Martus et ses coéquipiers n’aient aucune envie de servir la « rodina » (mère patrie) en étant des « mobyks » destinés à être de la chair à canon pour Bakhmout. A cette fin, ils peuvent tout à fait visiter les très nombreux pays maritimes qui n’appliquent pas de sanctions contre la Russie, car, pour l’instant, le Shtandart n’a pas plus sa place en France qu’il ne l’a dans les autres pays européens. Et ceux qui l’encourage à violer la réglementation européenne risquent des poursuites pénales. Accessoirement, cela évitera à son capitaine russe de se livrer au récent et compulsif hissage du pavillon ukrainien, qu’il n’a aucun droit de souiller de la sorte. Bon vent au Shtandart !

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Aujourd'hui, c'est "L'Armada Rouen 2023" qui veut éponger le sang des crimes russes avec le pavillon ukrainien dont elle compte bien faire un argument marketing pour le Shtandart.
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Camaret: le faux témoignage, sur « Libération », d’Arthur Gazzarin, matelot du « Shtandart »

URL courte : https://bit.ly/shtandart-gazzarin-liberation

Arthur Gazzarin matelot douarneniste du Shtandart est interviewé le 12 janvier 2023. Il produit un faux témoignage auprès du journal « Libération » concernant les Ukrainiens qui s’opposent au viol des sanctions européennes par le navire russe. Il prétend qu’à Camaret le navire a été investi de force, que l’équipage a été insulté ainsi que victime de violence et que la délivrance est venue des forces de gendarmerie. Tout ceci est contraire aux témoignages des participants, de la presse et de la gendarmerie. Une plainte pour diffamation a été déposée auprès du procureur du TGI de Quimper contre Gazzarin et « Libération ».

Le faux témoignage calomnieux d’Arthur Gazzarin figure dans l’article de Julien Lecot sur le journal « Libération », paru le 14 janvier 2022 en version en ligne et le 16 janvier en version papier: « Le «Shtandart», le voilier russe en mal d’amarres dans les ports français »


Arthur Gazzarin : “Le plus dur a été à Camaret (15/08/2022), dans le Finistère, ou pendant l’été on nous a insultés.. » – Faux

Arthur Gazzarin ayant embarqué à Douarnenez le 17 juillet 2022 n’a pas pu apprendre le russe et/ou l’ukrainien et comprendre ce qui a été dit le 15 août 2022. Le matelot ne peut pas réaliser que l’expression « Російський військовий корабель, іди нахуй ! » (Navire de guerre russe va te faire f***!), présentée en 30 langues différentes sur Wikipédia s’applique au Shtandart, qui a son tour est devenu un symbole exécré de tous les Ukrainiens.  

« Sur les pancartes, rédigées en russe ou en ukrainien, on pouvait notamment lire « Navire russe, retourne chez toi ». Incompréhensibles pour la majorité des vacanciers (et pour ceux qui se promenaient sur le port), les messages étaient adressés au capitaine et aux réseaux sociaux où l’action a été relayée quasi en direct » (Carole Tymen. Ouest-France, le 16/08/2022)

Jean-Claude Orgeval, activiste #NoShtandartInEurope, présent sur place: « La seule insulte proférée était destinée à Poutine à qui il a été dit d’aller se faire foutre. Toutes les vidéos tournées ce jour à Camaret attestent qu’il n’y a pas eu la moindre insulte envers l’équipage. »

Videéo d’Olena Tepla

Arthur Gazzarin : « …et il y a eu de la violence physique… » – Faux

Il y avait deux hommes, Jean-Claude et Micha présents sur place. Le reste des vingt autres participants étaient des femmes et deux enfants. Si l’on affirme qu’il y a eu violence de la part de ces personnes, on doit être capable de produire un dépôt de plainte. Arthur Gazzarin n’en a pas, car la réalité des faits est inverse.

Les gendarmes devant le Shtandart, Camaret

« « Tout s’est passé dans le calme », rapporte Patrice Poisson, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Châteaulin » (Carole Tymen.Ouest-France, le 16/08/2022)

«  »Il est insupportable de voir le pavillon national ukrainien exhibé comme un trophée par un navire aux couleurs du pays qui les envahit », explique calmement l’une des manifestantes participant à la délégation d’une vingtaine de personnes, brandissant des banderoles. » (Le Télégramme, le 15/08/2022)

« Côté organisateurs, on se réjouit que le calme soit revenu rapidement. » (Le Télégramme, le 15/08/2022)


Arthur Gazzarin : « Un groupe est monté de force sur le bateau… » – Faux

Jean-Claude Orgeval: « le bateau était ouvert gratuitement, accessible à tout le monde.(touristes en arrière-plan) »


Arthur Gazzarin : « …et certains ont grimpé sur le mât. » – Exact

Devant l’entêtement de Martus, une femme, Svitlana, et un homme, Micha, ont commencé à escalader les enfléchures (et non pas le mât) pour décrocher les couleurs ukrainiennes souillées par le navire russe.


Arthur Gazzarin: « C’était aussi dangereux pour eux que pour nous ». – Peut-être

Si tel étais le cas (très discutable), il faudrait blâmer celui qui en est à l’origine, Martus.


Arthur Gazzarin: « On a dû attendre que la gendarmerie les déloge.” – Faux

Les gendarmes ne sont pas intervenus pour faire descendre les Ukrainiens retenus à bord à la demande de Vladimir Martus.

Jean-Claude Orgeval: « Svitlana et Micha n’ont pas pu en redescendre, car ordre a été donné par Martus à l’équipage de les empêcher de descendre. Vladimir Martus a fait mettre un homme d’équipage au-dessus et au-dessous de Svitlana et de Micha pour les immobiliser. L’accès au bateau a été fermé à ce moment-là.
Les cinq gendarmes, sont arrivés peu après le début de la flashmob, ceux-ci ont écouté les deux parties séparément: les Ukrainiens et Vladimir Martus. Ils ne sont pas intervenus mais sont restés pendant les quatre heures qu’a duré cet événement. C’est à dire jusqu’à ce que l’organisateur du rassemblement nautique (Les voiles de Camaret) vienne, en aparté, discuter avec Martus. Après quoi, ce dernier a fini par retirer le drapeau ukrainien et laisser descendre Svitlana et Micha ».


« Libération » : « Au centre de la discorde avec les manifestants, retrace-t-il (Gazzarin), les drapeaux russes et ukrainiens qui flottaient côte à côte aux mâts du Shtandart »  – Pas vraiment.

« Dans l’après-midi, le groupe de militants, dont une majorité de personnes extérieures à la presqu’île de Crozon (NDA: des Ukrainiennes, un Ukrainien et un breton, du Finistère sud et de Brest), s’est rassemblé devant cette réplique d’un navire de guerre russe du XVIIIe siècle, pour dire leur mécontentement de voir le pavillon ukrainien hissé au côté de celui de la Russie. « Il est insupportable pour des Ukrainiens de voir leur pavillon national exhibé, comme un trophée, par un navire aux couleurs du pays qui les envahit » rapporte l’un des militants, Bernard Grua, sur son compte Twitter » (Carole Tymen.Ouest-France, le 16/08/2022)

Une présence qui n’est pas passée inaperçue ce 15 août 2022 pour les spectateurs, mais aussi pour des Ukrainiens résidant dans le Finistère, en raison de la juxtaposition des drapeaux russe et ukrainien. Inadmissible, pour les Ukrainiens, qui vivent ce pavoisement comme une insulte et comme une provocation de la part de Vladimir Martus (Le Télégramme, le 15/08/2022)

Certes, mais le coeur de l’affaire est la présence illégale du navire russe Shtandart dans les ports français : article 3 sexies bis du règlement UE N°833/2014.


Arthur Gazzarin : “On avait décidé de hisser tous les pavillons nationaux des membres de l’équipage, et plus seulement le russe comme d’habitude ». – Faux

Il ne font qu’appliquer la stratégie mise au point quatre mois et demi avant par Michel Balique, avant même l’entrée du Shtandart dans les eaux méditerranéennes françaises: « Vladimir Martus a décidé d’arborer plusieurs pavillons, dont le pavillon ukrainien » dans le cadre « d’un positionnement étudié et une communication médiatique adaptée. «  (Lettre de Michel Balique du 22 mars 2022).


Arthur Gazzarin : « Il y avait aussi le drapeau français. » – Non pertinent

Il y a un pavillon français, mais pas pour les motifs qu’évoque le matelot. « Le pavillon de courtoisie, pavillon du pays que l’on visite,  est obligatoire et installé dès que l’on entre dans les eaux territoriales du pays en question. (revue « Bateaux », 05-03-2020).


Arthur Gazzarin : « Mais ils ne voulaient pas comprendre ». – Faux

Martus sait à quel point ce commercial mélange russo-ukrainien, bourreau-victime, dégoûte les Ukrainiens, partout où le Shtandart passe. Il n’a cure du fait que ceux-ci ne cessent de le lui répéter. Le 12 juin 2022, la première flashmob des Ukrainiens à La Rochelle demande déjà qu’il n’arbore pas le pavillon ukrainien. Fin juin 2022, La Rochelle interdit au Shtandart de hisser le pavillon russe et le pavillon ukrainien. Le 14 juillet, Douarnenez lui interdit d’exhiber le drapeau russe. A Vigo, le 23 juillet, la guardia civil, à la demande des Ukrainiennes d’AUG Girasol, vient s’enquérir des motifs qui font que le Shtandart ait hissé le pavillon ukrainien. Dans le port de Douarnenez, à la mi-juillet, c’est le pavillon russe qui est interdit. A Camaret le 15 août 2022, Martus doit descendre le pavillon ukrainien à la demande de l’organisation. Mais, dès le lendemain, le 16 août, à Brest, il recommence à hisser le pavillon russe ET le pavillon ukrainien.


Arthur Gazzarin : « Le pire dans tout ça, c’est que tout l’équipage est évidemment contre cette guerre, contre Poutine et soutient les Ukrainiens”. – Faux

Arthur Gazzarin ne prouve pas qu’il est contre la guerre en montant un discours de haine contre les Ukrainiens par un faux témoignage délivré sur « Libération », un média national. Il est dans la droite ligne de la propagande russe, qui a conduit à des horreurs indicibles en diabolisant les Ukrainiens. Présenter ceux qui s’opposent au viol des sanctions européennes comme des êtres extrémistes et violents compte au nombre des principes de cette tournée des ports accomplie dans l’illégalité. Michel Balique déploie inlassablement ses meilleurs efforts pour répendre ce type de calomnies. Très tôt, avant même l’entrée dans les eaux françaises, il souhaitait promouvoir cette idée: « la crainte est de voir quelques écervelés pour qui tout ce qui est russe est à détruire s’en prendre physiquement au bateau et à son équipage », « les autorités… redoutent (Note BG: probablement une pure invention de Balique), et on les comprend, que la vue du pavillon russe ne provoquent des manifestations qui pourraient dégénérer » (Lettre de Michel Balique du 22 mars 2022).

Lire aussi :

Suites de l’affaire

Par lettre recommandée avec AR, le journal « Libération » et Arthur Gazzarin ont été mis en demeure de publier un rectificatif. Ils n’ont ni obtempéré, ni répondu. le 21 mars 2013, une plainte a été déposée au tribunal de Grande Instance de Quimper, à l’attention du Procureur de la République.

Arthur Gazzarin dépôt de plainte
Récépissé de dépôt de plainte

Arthur Gazzarin, photos de la presse régionale


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Le faux témoignage d'Arthur Gazzarin sur Libération

Vladimir Martus and the “Shtandart” on a mission of diplomatic representation under the auspices and with the financing of Putin, October 2021.

Cover image, The Battle of Chesme by Ivan Aïvazovski, painted in 1848

Short URL – https://bit.ly/shtandart-chesme

In October 2021, the participation in « The flame of Cesme: The Greek Gambit » mission handled under the auspices of Vladimir Putin’ financed by the Presidential Administration’s Grant Fund via the Russian Geographical Society, headed by Sergei Shoigu, and with Vladimir Putin as Chairman of the Board of Directors, definitively invalidates the parallel reality of Vladimir Martus as an opponent of the Kremlin since 2009, while at the same time sinking the fiction of the Shtandart, Russian “anti-Putin” vessel.

  1. Russian and Greek sources evidencing the links between the ship Shtandart and Russian regime
  2. A discovery at the wrong time
  3. Double talk and double-dealing
  4. The art of diversion
  5. Attempting to put things into perspective
  6. Contempt?
  7. A highly political context
  8. Have your cake and eat it too?
  9. A method that’s all too familiar
  10. Addendum

1. Russian and Greek sources evidencing the links between the ship Shtandart and Russian regime

The Russian and Greek documents presented below nullify the rhetoric put forward by Vladimir Martus and its networks of influence regarding Shtandart being a political opponent. On the opposite, they evidence its links, including financial ones, with Russian presidential administration, with is diplomatic services and with ist propaganda agencies.They will support the debunking work performed in the following parts of this article.

All articles about Chesme expedition by Russian Geographical Society, in Russian: https://bit.ly/chesme-rgo-ru

All the Russian articles referred to in this paper and many more documenting the links between Vladimir Martus and Russian regime can be found here:

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2. A discovery at the wrong time

Tchesmé, Grèce Shtandart.

On July 11, 2022, we identified from a Greek-language article the Shtandart expedition to commemorate the naval victory of Chesma or Chesme (Çeşme) held in October 2021. Since then, our Ukrainian activists have been tracing the thread on Russian publications. For his part, journalist Joce Hue examined the #NoShtandartInEurope online dossier in order to write his article for “76actu”. As well as interviewing us, he asked the captain/owner of the Shtandart about this mission to the Aegean Sea, which he and his sales representative Michel Balique had made sure never to mention to our compatriots. Indeed, this is a crucial element in the toxic Shtandart affair, which has been poisoning opinions and French ports since April 2022.

Martus doesn’t reply to Joce Hue, but he does engage in diversions on minor points, in whataboutism, even in incantatory ramblings.

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3. Double talk and double-dealing

Russian ship Shandart presented in the logo of "The flame of Chesme: The Greek Gambit" expedition
Russian ship Shandart presented in the logo of « The flame of Chesme: The Greek Gambit » expedition

Vladimir Martus begins by saying that, while his ship took part in the diplomatic mission commemorating the Chesme victory, the Shtandart‘s name was concealed. As if that made any sense? As if this preserved his status as a “visceral anti-Putin opponent”? To appreciate the surrealistic nature of this statement, it should be pointed out that no lover of maritime heritage needs the name of a historic ship to recognize it. It should also be added that there are numerous Russian articles and videos in which the owner of the Shtandart congratulates himself on his participation. This “masked name” allegation makes no sense other than to confirm Martus’s double-speak and double-act. In fact, although it changes nothing except to give a hint as to how much credence Martus’ claims are to be given, the Shtandart‘s name was quite apparent in Greece, as these SPUTNIK photos show.

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4. The art of diversion

“It’s not true that the Shtandart was commissioned by the Russian government.”

Vladimir Martus – Captain-owner of the Shtandart, quoted by Joce Hue on January 10, 2023 (Fr)

#NoShtandartInEurope didn’t say that. But what could be more logical than invoking non-existent accusations to better “counter” them? This sophism is more comfortable than answering the real questions put to you.

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5. Attempting to put things into perspective

“The ship had a commercial contract with a local branch of the Russian Geographical Society”.

Vladimir Martus – Captain-owner of the Shtandart, quoted by Joce Hue on January 10, 2023 (Fr)

Martus now tells us that his commercial contract was only with a “local branch” of the Russian Geographical Society. That the expedition was organized by the Kostroma establishment is correct. But Kostroma is no backwater in Siberia or the Russian Far East. It’s a historic princely city of the Golden Ring, with a population of 269,000 (more than twice the size of Rouen), 300 km northeast of Moscow. In other words, just next door, given the vastness of Russia.

Shtandart, Given Russia's size, Moscow and Kostroma are door-to-door
Given Russia’s size, Moscow and Kostroma are door-to-door.

In any case, whatever the branch, it is still the Russian Geographical Society. What’s more, the funding, which paid for the Shtandart, did indeed come from the Russian Presidential Administration’s Grants Fund (See: Russian Geographical Society, July 6, 2020, Ru). Finally, and once again, the official website of the Russian Geographical Society gives a full account of the expedition in multiple articles (Ru).

UPDATE: on 29 March 2024, in contradiction to what he had told Joce Hue in January 2023, Vladimir Martus no longer talks of a charter by the regional branch (Kostroma) of the Russian Geographical Society. Speaking to Laetitia Jacq-Galdeano of the newspaper Ouest-France (Fr), he claims: As the owner of the boat, I signed a contract with the filming company (of the film about the expedition) to transport it’.

The Flame of Chesma. The Greek Gambit: chronicles of one expedition | @Russian Geographical Society

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6. Contempt?

“For them (Russian Geographical Society), it was a matter of replacing the originally planned rental of a Turkish boat of similar size.”

Vladimir Martus – Captain-owner of the Shtandart, quoted by Joce Hue on January 10, 2023 (Fr)

How could anyone believe that, for a diplomatic mission of this importance, the Russian Federation would hire a Turkish ship to represent it at an event intended, in the words of the Russian Geographical Society, to “celebrate the glory of Russia” by commemorating the 250th anniversary of the Battle of Chesma, “a grandiose victory over the Ottoman Empire”? (See: Russian Geographical Society, July 6, 2020, Ru) Would the Turks make one of their ships available to celebrate their most bitter naval defeat after Lepanto? Can we imagine, for a moment, Great Britain renting the Hermione, La Fayette’s frigate, to celebrate its immense victory at Trafalguar against the French? This “answer” makes no sense other than to show a form of contempt for those for whom this speech is intended.

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7. A highly political context

“There was no political context, nor contacts with ‘high officials’”,

Vladimir Martus – Captain-owner of the Shtandart, quoted by Joce Hue on January 10, 2023 (Fr)

It was, of course, a highly political soft-power mission, if not imperialist propaganda. Let’s recall its official aim: “to celebrate the glory of Russia” and “a grandiose victory”. The captain-owner of the Shtandart is free to tell us that His Excellency, Mr. Andrey M. Maslov, Russian Extraordinary and Plenipotentiary Ambassador to Greece, who organized the celebration, is a petty civil servant. In any case, we repeat, the October 2021 operation was placed under the high patronage of President Putin, who opened his pot to it, and of whom Martus has claimed to be an opponent since 2009.

Vladimir Martus and he cultural attaché of the Russian Embassy in Greece, Fyodor Kalaidov, at the expedition launch ceremony aboard the frigate Shtandart in the port of Piraeus, Greece.
Vladimir Martus and he cultural attaché of the Russian Embassy in Greece, Fyodor Kalaidov, at the expedition launch ceremony aboard the frigate Shtandart in the port of Piraeus, Greece.

7.1. What the Russian Geographical Society has to say about it?

Separately, it should be said about the reaction of the Greek society to the RGS (Russian Geographical Society, RGO) expedition. For several days, it was in the headlines of the media… Excursions to the ship were organized for local residents and tourists, everyone could get acquainted with its structure and exhibition on board. More than five thousand people took advantage of this chance… And, of course, according to the ship’s tradition, at the entrance to the port, the Shtandart saluted with a rolling volley fire. Russian diplomats in Greece also provided assistance to the expedition. The friendly reception was preceded by the fruitful months-long work of the Ambassador of the Russian Federation to Greece Andrey Maslov and the head of the Group for Cultural and Humanitarian Cooperation Fedor Kalaidov.

« The butterfly effect: why the appearance of the Russian sailing frigate excited Greece », RGO, 01/11/2021

7.2. What the creation of a medal awarded to Putin, Shoigu, the organizers and participants has to say about it ?

“And the battle of Chesme continues…”
the medal “250th anniversary of the victory at Chesme. Complex expedition of the Russian Geographical Society. 1770-2020”. Earlier, the award was received by Russian President Vladimir Vladimirovich Putin and Russian Defense Minister Sergei Kuzhugetovich Shoigu.

As we all know, on New Year’s Eve 2022, the Russian Geographical Society honored the well-known military journalist border-guard ColonelValentin Fedorovich Malyutin. In a solemn atmosphere, he received the medal “250th anniversary of the victory at Chesme. Complex expedition of the Russian Geographical Society. 1770-2020”. Earlier, the award was received by Russian President Vladimir Vladimirovich Putin and Russian Defense Minister Sergei Kuzhugetovich Shoigu.

SVODKA PLUS.RU, le 30/12/2021 “And the battle of Chesme continues…”

“This medal was also awarded to all participants in the expedition that took place last autumn. The Russians on the ship Shtandard – a life-size copy of Peter I’s frigate, the first flagship of the Russian fleet, followed the route of Admiral Grigory Andreyevich Spiridov in the footsteps of the archipelago expedition.”. (SVODKA PLUS.RU, 30/12/2021, “And the battle of Chesme continues…”)

“They visited the Greek islands of the Aegean, paying homage to the memory of their compatriots who fought bravely and intrepidly here, far from their native shores, against the Turkish conquerors. It was then, in the 18th century, that the whole world learned that Russia could easily defeat the enemy and even sink its entire fleet. And it happened in the summer of 1770 in the Bay of Chesme”. SVODKA PLUS.RU, 30/12/2021, “And the battle of Chesme continues…”

Update: the article “And the battle of Chesme continues…” was removed from Russian website SVODKA PLUS.RU after publication of this paper by « No Shtandart in Europe »

Shtandart : Sergei Shoigu awarded a silver medal to the chief Kostroma geographer.

Three months after the start of the full-scale invasion of Ukraine:
“The president of the Kostroma regional branch of the Russian Geographical Society, Roman Ryabintsev, received a small silver medal from the president of the Russian Geographical Society, Sergei Shoigu, for the expedition “The flame of Cesme: The Greek Gambit” in Greece, in which children from Kostroma took part.”

K1NEWS.RU, 28 May 2022, Sergei Shoigu awarded a silver medal to the chief Kostroma geographer (Ru)

From October 8 to October 23, 2021, the frigate Shtandart hosted a comprehensive international historical and educational expedition “The flame of Cesme: The Greek Gambit”, organized by the Kostroma regional branch of the Russian Geographical Society and the SKYFEST film society thanks to a grant from the President of the Russian Federation provided by the Presidential Grants Fund.
K1NEWS.RU, 28 May 2022, Sergei Shoigu awarded a silver medal to the chief Kostroma geographer (Ru)

7.3. What the Russian ambassador to Greece says about it?

« The Russian-Greek Year of History in 2021-2022 is the fourth consecutive “cross” thematic project in the relations of our countries since 2016, which is held under the patronage of the President of Russia and the Prime Minister of Greece… Among the interesting planned events is the presentation in both countries of a bilingual documentary film made in October 2021 by the participants of the international historical and educational expedition of the Russian Geographical Society “The flame of Chesme: The Greek Gambit”, which on an exact replica of Peter the Great’s frigate “Shtandart” traveled along the route of the first Archipelagic campaign of the Russian Imperial Navy in 1770-1774. »

Andrey Maslov, Russian Extraordinary and Plenipotentiary Ambassador to Greece, February 22, 2022 on RIA NOVOSTI (Ru)

7.4. What the planned follow-up to this mission has to say about Shtandart?

Not only did this Russian soft-power mission meet all the expectations of the Russian leadership, but a follow-up was also envisaged before Russia’s full-scale invasion of Ukraine and the introduction of sanctions. Only in France today (January 15, 2023) can the Shtandart still promote the country of which it is a part of the networks of influence. Be that as it may, the consideration given to its missions and the numerous publications that result from them are the antithesis of the image that a man and his ship proclaiming themselves to be determined opponents of the Kremlin since 2009 wish to project.

‘The news portals Morpolit (Pavel Nikolaevich Lantsov) and Svodka-plus (Alexey Viktorovich Podymov), the weekly magazine Literary Russia (Vyacheslav Vyacheslavovich Ohryzko) and the magazine Self-Management (Gennady Yuryevich Leonov, Anatoly Andreevich Gusev) have told their readers the whole truth about the Russian Geographical Society expedition that took place. And its importance has already been recognised by history.
And in the future, it is possible that even, perhaps, in 2022, a new expedition will follow Admiral Spiridov’s course. This time, its participants will rush to the coast of the Spanish island of Menorca. And once again, the ship Shtandart will go there, picking up the participants of the new campaign in Italy or Greece. You have just read the documents by military journalist Valentin Malyutin, and then you will discover all the details of this fascinating and glorious voyage’.

SVODKA PLUS.RU, 30/12/2021, “And the battle of Chesme continues…”

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8. Have your cake and eat it too?

Let’s be clear. Russia is what it is. Nothing happens there like it does in our Western countries. As a Russian citizen, Vladimir Martus had every right to take part in the event commemorating Chesme and to be paid, including by Putin, for his performance.

But we must demand that he behaves with decency and takes responsibility for his choices. He must stop making fun of the French, from whom he extorts illegal favours, by pretending to be an outlawed political opponent or a refugee, when in fact he is here to conduct business and possibly carry out other missions. He must stop exploiting the abominations committed in Ukraine by his fellow Russians for personal marketing purposes and cynically proclaiming himself to be a ‘victim persecuted by Putin in the same way as Ukrainians’.

Vladimir Martus, ‘a victim persecuted by Putin in the same way as Ukrainians’ ?

Martus’s house is not bombed or in ruins. The members of his family are not raped, tortured and murdered by Wagner’s armed mob, by Kadyrovists or by ‘mobyks’ from Eastern Siberia. His children are not abducted, deported, forcibly adopted and derussified in an enemy country. They do not live in Mariupol, Bucha, Gostomel or Borodyanka. They live quietly at home in St Petersburg. Martus does not come under fire from the grads (multiple rocket launchers) that plough through the frozen mud of the Bakhmut trenches. He has a private 34.5m yacht, so he can sail wherever he likes. If he doesn’t want to go home, he can always discover new shores, those of countries that do not apply sanctions against Russia. There’s no shortage of that. Fair winds to the Shtandart!

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9. A method that’s all too familiar

The way in which the La Rochelle ‘quartet’ instrumentalised Ukrainian humanitarian aid (Fr) in the service of promoting the Russian ship Shtandart, the attempt to infiltrate the #NoShtandartInEurope blog, the claim to be sailing under two flags, etc. were already reasoning unpleasantly for those familiar with the mechanisms of Russian information warfare and the маскировка (maskirovka) of the Shtandart. Vladimir Martus’s words about his diplomatic representation of the Russian Federation in October 2021 at a celebration held under the high patronage of Vladimir Putin are worthy of the television performances of Alexander Makogonov, the spokesman for the Russian embassy in Paris.

Any normal person would be distraught at Chesme’s revelation, but not Martus. He is applying the tried and tested Russian technique of discrediting whistleblowers by means of an ‘argumentum ad personam’, launching diversions, not responding to technical arguments, multiplying versions, adding new pages to his fable so that the reader no longer knows who to believe and so that those responsible for demystifying the situation are drowned in a flood of mindless disinformation.

Although it may seem surprising to the French, who live in peace and far from a neighbour as cruelly invasive as Russia, Ukrainians in our #NoShtandartInEurope collective spontaneously refer to the disinformation techniques that prevailed during the destruction of Malaysian Airlines flight MH17 over the Donbass in July 2014.

The destruction of Malaysia Airlines flight MH17 gave rise to an incredible campaign of lies, falsifications and distortions of the truth that has not stopped since.

Slate FR, 31/10/2016 – Investigation into flight MH17: the Kremlin has never gone so far as to obstruct the course of justice (fr)

Since April 2022, Michel Balique and Vladimir Martus have been working to discredit those who point out the European regulations banning Russian ships from French ports. They describe them as idiotic polemicists, individuals promoting hatred between Russians and Ukrainians, primary anti-Russians, racists, Russophobes, promoters of public disorder, extremists, potential fomenters of violence, etc. These are the language elements promoted by the Kremlin since 2014. They are supported by a French press more than overwhelmingly subjugated by the ‘anti-Putin ship’. We should mention, in particular, the recent vindictive libel by the troll Benoît Marin-Curtoud on Paris-Normandie (Fr). They have the enthusiasm of a group of devotees to whom Martus speaks like a guru, a pro-Putin extreme right and other political families, who legitimately aspire to peace without understanding the reality of the war in Ukraine. They manipulate a public that wants to dream. They provide a smokescreen for their client organisations seeking to cover up their illegal activities. Vladimir Martus can say what he likes with impunity.

When the pro-Putin fascistosphere takes up the cause of Shtandart and retweets the ad personam arguments of Benoît Marin-Curtoud, the troll who writes the news column for ‘Paris Normandie’, it’s clear that this is not the kind of discourse they reserve for the Kremlin’s real opponents.

Nicolas Goury’s twitter account: ‘@NicolasGoury, Political attaché

  • With @MLP_officiel (Marine Le Pen) & @J_Bardella (Jordan Bardella, President of the Rassemblement National)’« 
  • Assistant to elected representatives @RNational_off (Rassemblement National)
Nicolas Goury, rassemblement national, au sujet du Shtandart
Fair winds to the Russian ship Shtandart
Fair winds to the Russian ship Shtandart!

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10. Addendum

Read also

‘Shtandart‘, 2009, Vladimir Martus’ refusal to comply with safety regulations falsely presented as political opposition to Putin’s regime.

The escape from Russia by the Shtandart, in 2009, is the keystone of a toxic narrative ‘justifying’ the violation of European sanctions by this vessel. It is recalled at every public intervention, without being questioned. No one in France has looked into the writings in Russian, including those from the hand of Vladimir Martus, the…

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Vladimir Martus et le « Shtandart » en mission de représentation diplomatique sous les auspices et avec le financement de Poutine, octobre 2021.

Image de couverture, la bataille de Tchesmé par Ivan Aïvazovski, peinture de 1848

URL courte – https://bit.ly/shtandart-tchesme

La participation, en octobre 2021, à une mission, « La flamme de Tchesmé », se déroulant sous le haut patronage de Vladimir Poutine, financée sur le Fonds de subvention de l’Administration présidentielle, via la Société russe de Géographie dirigée par Sergey Choïgou et dont Vladimir Poutine est le président du Conseil d’administration, invalide définitivement la réalité parallèle d’un Vladimir Martus opposant au Kremlin depuis 2009 tout en faisant sombrer la fiction du Shtandart, navire russe « anti-Poutine ».

  1. Sources russes et grecques attestant des liens entre le navire Shtandart et le régime russe
  2. Une découverte qui tombe mal
  3. Double langage et double jeu
  4. Diversion
  5. Tentative de relativisation
  6. Mépris ?
  7. Un contexte éminemment politique
  8. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière avec ?
  9. Une méthode familière
  10. Addendum

1. Sources russes et grecques attestant des liens entre le navire Shtandart et le régime russe

Les documents russes et grecs présentés ci-dessous infirment la rhétorique de Vladimir Martus et de ses réseaux d’influence selon laquelle le Shtandart serait un opposant politique. Au contraire, ils démontrent ses liens, y compris financiers, avec l’administration présidentielle russe, ses services diplomatiques et ses agences de propagande. Ils appuieront le travail de démystification effectué dans les parties suivantes de cet article.

Tous les articles sur l’expédition de Tchesmé par la Société géographique russe, en russe : https://bit.ly/chesme-rgo-ru

Tous les articles russes mentionnés dans ce document et de nombreux autres articles documentant les liens entre Vladimir Martus et le régime russe peuvent être consultés ici :

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2. Une découverte qui tombe mal

Tchesmé, Grèce Shtandart.

Le 11 juillet 2022, nous avons identifié, à partir d’un article en langue grecque, l’expédition du Shtandart visant à commémorer la victoire navale de Tchesmé s’étant tenue en octobre 2021. Depuis lors, nos activistes ukrainiens en ont remonté le fil sur les publications russes. De son côté, le journaliste Joce Hue a examiné le dossier en ligne de #NoShtandartInEurope afin d’écrire son article pour « 76actu ». De même qu’il nous a interrogés, il a questionné le capitaine-propriétaire du Shtandart sur cette mission en mer Egée, que ce dernier et son VRP Michel Balique avaient pourtant fait en sorte de ne jamais évoquer devant nos compatriotes. En effet, il s’agit là d’un élément crucial dans la toxique affaire du Shtandart, qui empoisonne les opinions et les ports français depuis avril 2022.

Martus ne répond pas à Joce Hue, mais il se lance dans des diversions sur des points mineurs, dans le whataboutisme, voire dans des divagations incantatoires.

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3. Double langage et double jeu

Russian ship Shandart presented in the logo of "The flame of Chesme: The Greek Gambit" expedition
Le navire russe Shandart est présenté dans le logo de l’expédition « La flamme de Tchesmé : le Gambit grec »

Vladimir Martus commence par dire que, certes, son navire a participé à la mission diplomatique commémorant la victoire Tchesmé, mais que le nom du Shtandart était caché. Comme si cela pouvait avoir un sens ? Comme si cela préservait son statut « d’opposant anti-poutine viscéral » ? Pour bien mesurer le caractère surréaliste du propos, il faut souligner qu’aucun amateur du patrimoine maritime n’a besoin du nom d’un navire historique pour le reconnaître. Il faut ajouter, aussi, qu’il existe de nombreux articles russes et plusieurs vidéos, où le propriétaire du Shtandart se félicite de sa participation. Cette allégation de « nom masqué » n’a aucun sens si ce n’est celui de confirmer le double-langage et le double-jeu de Martus. Dans les faits, et bien que cela ne change rien sauf à donner un indice sur le crédit qu’il faut accorder aux dires de Martus, le nom du Shtandart était bien apparent en Grèce, comme le montre ces photos de Sputnik.

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4. Diversion

« Il est faux de dire que le Shtandart a été commandé par le gouvernement russe. »

Vladimir Martus – Capitaine-propriétaire du Shtandart, cité par Joce Hue le 10 janvier 2023

#NoShandartInEurope n’a pas dit ça. Mais quoi de plus logique que d’invoquer d’inexistantes accusations pour mieux les « contrer » ? Ce sophisme est plus confortable que de répondre aux vraies questions qui vous sont posées.

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5. Tentative de relativisation

« Le navire a eu un contrat commercial avec une branche locale de la Société géographique de Russie »

Vladimir Martus – Capitaine-propriétaire du Shtandart, cité par Joce Hue le 10 janvier 2023

Martus nous dit maintenant que son contrat commercial n’était qu’avec une « branche locale » de la Société russe de Géographie. Que l’expédition ait été organisée par l’établissement de Kostroma, cela est exact. Mais Kostroma n’est pas un trou perdu, au fin fond de la Sibérie ou de l’Extrême-Orient russe. C’est une historique ville princière de l’anneau d’or, comptant 269 milles habitants (plus de deux fois la taille de Rouen), qui se trouve à 300 km au Nord Est de Moscou. C’est-à-dire la porte à côté, compte tenu de l’immensité de la Russie.

Shtandart, à l'échelle de la Russie, Moscou et Kostroma sont porte à porte
À l’échelle de la Russie, Moscou et Kostroma sont porte à porte

De toute façon, quel qu’en soit l’établissement, cela n’en reste pas moins la Société russe de Géographie. De plus, le financement, qui a rémunéré le Shtandart, provient bien du Fonds de subventions de l’Administration présidentielle russe (Voir: Société russe de Géographie, 6 juillet 2020). Enfin, et encore une fois, le site officiel de la Société russe de Géographie rend très largement compte de l’expédition en de multiples articles (Ru).

MISE À JOUR : le 29 mars 2024, en contradiction avec ce qu’il affirmait à Joce Hue, en janvier 2023, Vladimir Martus ne parle plus d’un affrètement par la branche régionale (Kostroma) de la Sociéé Russe de géographie. Auprès de Laetitia Jacq-Galdeano du journal Ouest- France, il prétend : « En tant que propriétaire du bateau, j’ai signé un contrat avec la société de tournage (du film sur l’expédition) pour la transporter. »

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6. Mépris ?

« Pour eux (Société russe de Géographie), il s’agissait de remplacer la location initialement prévue d’un bateau turc de taille similaire. »

Vladimir Martus – Capitaine-propriétaire du Shtandart, cité par Joce Hue le 10 janvier 2023

Comment, peut-on croire que pour une mission diplomatique de cette importance, la Fédération de Russie aurait pu louer un navire turc pour la représenter dans un événement destiné, selon les termes de la Société russe de Géographie, à « célébrer la gloire de la Russie » en commémorant le 250 anniversaire de la bataille de Tchesmé, « une victoire grandiose sur l’Empire ottoman » ? (Voir: Société russe de Géographie, 6 juillet 2020) Peut-on penser que les Turcs mettraient à disposition un de leurs navires pour célébrer leur plus cuisante défaite navale après Lépante ? Peut-on imaginer, un instant, la Grande Bretagne louant l’Hermione, la frégate de La Fayette, pour fêter son immense victoire de Trafalgar contre les Français ? Cette « réponse » n’a pas de sens à part montrer une forme de mépris pour ceux à qui est destiné ce discours.

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7. Un contexte éminemment politique

« Il n’y avait pas de contexte politique, ni de contact avec les « hauts fonctionnaires » »,

Vladimir Martus – Capitaine-propriétaire du Shtandart, cité par Joce Hue le 10 janvier 2023

C’était, évidemment, une mission de soft-power hautement politique, si ce n’est une mission de propagande impérialiste russe. Rappelons son but officiel: « célébrer la gloire de la Russie » et « une victoire grandiose ». Libre au capitaine-propriétaire du Shtandart de nous dire que Son Excellence, M. Andrey M. Maslov, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie en Grèce, ayant organisé la célébration, est un petit fonctionnaire. De toute façon, nous le redisons, l’opération d’octobre 2021 était placée sous le haut patronage du président Poutine, qui lui a ouvert sa cagnotte, et dont Martus se revendique être un opposant depuis 2009.

Vladimir Martus et l'attaché culturel de l'ambassade de Russie en Grèce, Fyodor Kalaidov, lors de la cérémonie de lancement de l'expédition à bord de la frégate Shtandart dans le port du Pirée, Grèce.
Vladimir Martus et l’attaché culturel de l’ambassade de Russie en Grèce, Fyodor Kalaidov, lors de la cérémonie de lancement de l’expédition à bord de la frégate Shtandart dans le port du Pirée, Grèce.

7.1. Ce qu’en dit la Société de Russe de Géographie ?

Il convient de parler de la réaction de la société grecque à l’expédition RGS (Russian Geographical Society, RGO). Pendant plusieurs jours, elle a fait la une des médias. .. Plus de cinq mille personnes ont profité de cette chance (visiter la frégate)… Des diplomates russes en Grèce ont également fourni une assistance à l’expédition. La réception amicale a été précédée par le travail fructueux de plusieurs mois de l’ambassadeur de la Fédération de Russie en Grèce Andrey Maslov et du chef du Groupe de coopération culturelle et humanitaire Fedor Kalaidov.

L’effet papillon : pourquoi l’apparition d’une frégate russe a enthousiasmé la Grèce, RGO, 01/11/2021

7.2. Ce qu’en dit la création d’une médaille décernée à Poutine, à Choïgou, aux organisteurs et aux participants ?

« Et la bataille de Tchesmé continue… »

Comme on l’a su, à la veille du Nouvel An 2022, la Société géographique russe a récompensé le journaliste militaire bien connu, le colonel-garde-frontière Valentin Fedorovich Malyutin. Dans une atmosphère solennelle, il a reçu la médaille «250 e anniversaire de la victoire de Tchesmé. Expédition complexe de la Société géographique russe. 1770-2020″. Auparavant, ce prix avait été reçu par le président de la Russie Vladimir Vladimirovitch Poutine et le ministre de la Défense de la Fédération de Russie Sergey Kouzhouguetovitch Choïgou.

SVODKA PLUS.RU, le 30/12/2021 « Et la bataille de Tchesmé continue… »

« Cette médaille a également été décernée à tous les participants de l’expédition qui s’est déroulée l’automne dernier. Les Russes sur le navire « Shtandard » – une copie grandeur nature de la frégate de Pierre Ier, le premier navire amiral de la flotte russe, ont suivi le parcours de l’amiral Grigory Andreevich Spiridov sur les traces de l’expédition de l’archipel ». (SVODKA PLUS.RU, le 30/12/2021 « Et la bataille de Tchesmé continue… »)

« Ils ont visité les îles grecques de la mer Égée, rendant hommage à la mémoire de leurs compatriotes qui ont combattu avec courage et intrépidité ici, loin de leurs côtes natales, contre les conquérants turcs. C’est alors, au XVIIIe siècle, que le monde entier a appris que la Russie pouvait facilement vaincre l’ennemi et même couler toute sa flotte. Et c’est arrivé à l’été 1770 dans la baie de Tchesmé ». SVODKA PLUS.RU, le 30/12/2021 « Et la bataille de Tchesmé continue… »

Mise à jour : l’article « Et la bataille de Tchesmé continue… » a été retiré du site web russe SVODKA PLUS.RU après la publication de ce papier par « No Shtandart in Europe ».

Le président de la branche régionale de Kostroma de la Société géographique russe, Roman Ryabintsev, a reçu une petite médaille d'argent du président de la Société géographique russe, Sergey Choïgou, pour l'expédition "La Flamme de Tchesmé" en Grèce, à laquelle ont participé des enfants de Kostroma.

Trois mois après le début de l’invasion en Ukraine :
« Le président de la branche régionale de Kostroma de la Société géographique russe, Roman Ryabintsev, a reçu une petite médaille d’argent du président de la Société géographique russe, Sergey Choïgou, pour l’expédition « La Flamme de Tchesmé » en Grèce, à laquelle ont participé des enfants de Kostroma. »

K1NEWS.RU, le 28 mai 2022, Sergey Choïgou a décerné une médaille d’argent au géographe en chef de Kostroma.

Du 8 octobre au 23 octobre 2021, la frégate Shtandart a accueilli une expédition historique et éducative internationale complète « La Flamme de Tchesmé. Le gambit grec », organisé par la branche régionale de Kostroma de la Société géographique russe et la société cinématographique SKYFEST grace à une subvention du président de la Fédération de Russie fournie par le Fonds de subventions présidentielles. K1NEWS.RU, le 28 mai 2022, Sergey Choïgou a décerné une médaille d’argent au géographe en chef de Kostroma.

7.3. Ce qu’en dit l’ambassadeur russe en Grèce ?

« L’Année de l’histoire russo-grecque en 2021-2022 est le quatrième projet thématique « croisé » consécutif dans les relations entre nos pays depuis 2016, qui se déroule sous le patronage du président de la Russie et du Premier ministre de la Grèce…Parmi les intéressantes actions prévues figure la présentation dans les deux pays d’un documentaire bilingue tourné en octobre 2021 par les membres de l’expédition historique et éducative internationale de la Société géographique russe « La Flamme de Tchesmé », qui, sur une réplique exacte de la frégate Pierre Ι « Shtandart », passa le long de la route de la première campagne de l’archipel de la flotte impériale russe en 1770-1774″.

Andrey Maslov, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de Russie en Grèce, le 22 février 2022 sur RIA NOVOSTI

7.4. Ce qu’en dit, sur le Shtandart, la suite programmée à cette mission ?

Non seulement cette mission de soft-power russe a répondu à toutes les attentes des dirigeants russes mais, en plus, une suite était envisagée avant le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la mise en place des sanctions. Il n’y a plus qu’en France que le Shtandart peut encore, aujourd’hui (15 janvier 2023), promouvoir le pays dont il est un élément des réseaux d’influence. Quoiqu’il en soit la considération de ses missions et les nombreuses publications qui en résultent sont aux antipodes de l’image que veulent donner un homme et son navire se proclamant opposants déterminés au Kremlin depuis 2009.

« Les portails d’information Morpolit (Pavel Nikolaevich Lantsov) et Svodka-plus (Alexey Viktorovich Podymov), l’hebdomadaire Russie littéraire (Vyacheslav Vyacheslavovich Ohryzko) et le magazine Self-Management (Gennady Yuryevich Leonov, Anatoly Andreevich Gusev) ont rapporté à leurs lecteurs le toute la vérité sur l’expédition de la Société géographique russe a eu lieu. Et son importance est déjà appréciée par l’histoire.
Et à l’avenir, il est possible que même, peut-être, en 2022, une nouvelle expédition suive le cours de l’amiral Spiridov. Cette fois, ses participants se précipiteront vers la côte de l’île espagnole de Minorque. Et encore une fois, le navire Shtandart ira là-bas, qui récupérera les participants de la nouvelle campagne en Italie ou en Grèce. Vous venez de lire les documents du journaliste militaire Valentin Malyutin et vous découvrirez ensuite tous les détails de ce voyage fascinant et glorieux ».

SVODKA PLUS.RU, le 30/12/2021 « Et la bataille de Tchesmé continue… »
La flamme de TChesmé. Le Gambit grec : chroniques d’une expédition | @Société géographique russe

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8. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière avec ?

Entendons nous bien. La Russie est ce qu’elle est. Rien ne s’y passe comme dans nos pays occidentaux. En tant que citoyen russe, Vladimir Martus avait parfaitement le droit de participer à l’événement commémorant Tchesmé et de se faire payer, y compris par Poutine, pour prix de sa prestation.

Mais il faut exiger qu’il se comporte avec décence et assume ses choix. Il doit cesser de se moquer des Français, dont il extorque des faveurs illégales, en prétendant être un opposant politique proscrit ou un réfugié, alors qu’il est chez nous pour mener des affaires commerciales et pour, éventuellement, réaliser d’autres missions. Il doit arrêter d’exploiter les abominations commises en Ukraine, par ses compatriotes russes, à des fins marketing personnelles et de se proclamer cyniquement comme étant une « victime persécutée par Poutine au même titre que les Ukrainiens » .

Vladimir Martus « victime persécutée par Poutine au même titre que les Ukrainiens » ?

La maison de Martus n’est pas bombardée ou en ruine. Les membres de sa famille ne sont pas violés, torturés et assassinés par la pègre armée de Wagner, par des Kadyrovistes ou par des « mobyks » de Sibérie orientale. Ses enfants ne sont pas enlevés, déportés, adoptés de force et dérussifiés dans un pays ennemi. Ils n’habitent pas Marioupol, Boutcha, Gostomel ou Borodyanka. Ils vivent tranquillement au domicile familial de Saint-Pétersbourg. Martus n’essuie pas les tirs de grads (lance roquettes multiples) qui labourent la boue gelée des tranchées de Bakhmut. Il a un yacht privé de 34,5 m, il peut naviguer où il veut. S’il ne souhaite pas rentrer chez lui, il lui est toujours possible de découvrir de nouveaux rivages, ceux des pays qui n’appliquent pas de sanctions contre la Russie. Ce n’est pas ça qui manque. Bon vent au Shtandart !

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9. Une méthode familière

La façon dont le « quarteron » de La Rochelle a noyauté l’aide humanitaire ukrainienne au service de la promotion du navire russe Shtandart, la tentative d’infiltration du blog de #NoShandartInEurope, la prétention à naviguer sous deux pavillons, etc. raisonnaient déjà désagréablement pour ceux qui sont familiers des mécanismes de la guerre de l’information russe et de la маскировка (maskirovka) du Shtandart. Les propos de Vladimir Martus sur sa représentation diplomatique de la Fédération de Russie, en octobre 2021, à une célébration tenue sous le haut patronage de Vladimir Poutine, sont dignes des prestations télévisuelles d’Alexander Makogonov, le porte-parole de l’ambassade russe à Paris.

N’importe quel individu normal serait désemparé à la révélation de Tchesmé, mais pas Martus. Il applique la technique russe qui a fait ses preuves : discréditer les lanceurs d’alertes notamment par un « argumentum ad personam », lancer des diversions, ne pas répondre aux arguments techniques, multiplier les versions, rajouter de nouvelles pages à sa fable afin que le lecteur ne sache plus qui croire et afin que ceux qui se chargent de la démystification soient noyés sous un flot de désinformation sans queue ni tête.

Même si cela peut paraître surprenant aux Français qui vivent en paix et loin d’un voisin aussi cruellement envahissant que la Russie, des Ukrainiens de notre collectif #NoShtandartInEurope font spontanément référence aux techniques de désinformation qui ont prévalu lors de la destruction du vol MH17 de la Malaysian Airlines, au-dessus du Donbass en juillet 2014.

La destruction du vol MH17 de Malaysia Airlines a donné naissance à une incroyable campagne de mensonges, falsifications et détournements de la vérité qui ne s’est plus arrêtée depuis.

Slate FR, 31/10/2016 – Enquête sur le vol MH17: Jamais le Kremlin n’était allé aussi loin pour entraver le cours de la justice

Depuis avril 2022, Michel Balique et Vladimir Martus s’emploient à discréditer ceux qui rappellent la réglementation européenne interdisant les navires russes dans les ports français. Ils les qualifient de polémistes idiots, d’individus promouvant la haine entre les Russes et les Ukrainiens, d’anti-Russes primaires, de racistes, de russophobes, de promoteurs de troubles à l’ordre public, d’extrémistes, de potentiels fomenteurs de violences, etc. On y retrouve les éléments de langage promus par le Kremlin depuis 2014. Ils sont appuyés par une presse française plus que majoritairement subjuguée par le « navire anti-Poutine » (on mentionnera, notamment, le récent vindicatif libelle du troll Benoît Marin-Curtoud sur Paris-Normandie). Ils ont l’enthousiasme d’un groupe de dévots à qui Martus parle comme un guru, d’une extrême-droite pro-poutine et d’autres familles politiques, qui aspirent légitimement à la paix sans comprendre la réalité de la guerre en Ukraine. Ils manipulent une opinion publique souhaitant du rêve. Ils fournissent un discours paravent à leurs organisations clientes cherchant à couvrir leurs illégales turpitudes. Vladimir Martus peut dire ce qu’il veut en toute impunité.

Quand la fachosphère pro-poutine prend fait et cause pour le Shtandart et retweete les arguments ad personam de Benoît Marin-Curtoud, le troll chroniqueur de faits divers chez « Paris Normandie », on comprend que ce n’est pas le discours que ces gens là réservent aux vrais opposants du Kremlin.

Compte twitter de Nicolas Goury: « @NicolasGoury, Attaché politique
• Collaborateur d’élus @RNational_off (Rassemblement National)
• Avec @MLP_officiel (Marine Le Pen) & @J_Bardella (Jordan Bardella, Président du Rassemblement National) »

Nicolas Goury, rassemblement national, au sujet du Shtandart

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Bon vent au navire russe Shtandart

10. Addendum

Lire aussi

‘Shtandart‘, 2009, Vladimir Martus’ refusal to comply with safety regulations falsely presented as political opposition to Putin’s regime.

Short URL : https://bit.ly/shtandart-litigation

The escape from Russia by the Shtandart, in 2009, is the keystone of a toxic narrative ‘justifying’ the violation of European sanctions by this vessel. It is recalled at every public intervention, without being questioned. No one in France has looked into the writings in Russian, including those from the hand of Vladimir Martus, the captain/owner, showing that this dispute has been over since July 2020 and that it was not political, but concerned the safety of the Shtandart‘s passengers. It also appears that the dispute could only be resolved with support from the highest level of the Russian government.

  1. The Russian sources debunking the fiction of the ship Shtandart‘s political “exile”
  2. Shtandart, an emblematic St Petersburg ship, the object of patriotic fervour
  3. A dispute over safety rules, which Martus leads to a dead end.
  4. A dispute resolved at the same time as the launch of an expedition under the high patronage of Vladimir Putin.
  5. Why didn’t the Shtandart return to St. Petersburg after July 2020?

1. The Russian sources debunking the fiction of the ship Shtandart‘s political “exile”

The 13 Russian documents presented below, some in Vladimir Martus‘s own handwriting, nullify the rhetoric put forward by the Shtandart and its networks of influence regarding the alleged reasons for its rabid determination to circumvent European port sanctions. They will support the debunking work performed in the following parts of this article.

More Russian papers documenting the links between Vladimir Martus and Russian regime can be found here:


2. Shtandart, an emblematic St Petersburg ship, the object of patriotic fervour

It should be remembered that the Shtandart was built between 1993 and 1999 with the support of the St Petersburg City Council, when Anatoli Sobchak was mayor. One of Anatoli Sobchak’s closest associates was Vladimir Putin, godfather to his daughter Ksenia. The launching of the frigate in the presence of the city’s authorities, a military detachment and band, and representatives of foreign countries was an occasion for an outpouring of Russian patriotic fervour. Over 40,000 people attended. The Shtandart became the emblem of Peter the Great’s capital. But since then, particularly in France, Vladimir Martus claims that all ties have been broken with Russia. He presents himself as a ‘victim’, if not a ‘refugee’.

Vladimir Martus… who claims to be “persecuted by the Kremlin” points out that he left Russia with the Shtandart in 2009 because “a group of very influential people in Russia (including Putin’s best friends) made it impossible to operate my vessel there”.

Vladimir Martus quoted by Joce Hue in 76actu, 10/01/2023 (Fr)

Vladimir Martus declines to comment further.

“I won’t mention any names here in writing, but I can explain who opposed me and the Shtandart in Russia. These people are still in power…”

Vladimir Martus quoted by Joce Hue in 76actu, 10/01/2023 (Fr)

In reality, the names are well known, as we shall see. All elements of the purely technical dispute were widely reported in the Russian press in 2007 and 2009. Martus even sued newspapers and inspector Dmitry Atlashkin, claiming damages of one million rubles. However, it was impossible to find a single link between the latter, a discreet Ministry of Transport official, and Vladimir Putin.

This history of details that Martus doesn’t want to give is only intended to preserve a part of the mystery and avoid questions or develop the fiction that interests him, using the argument of authority, because none of this is secret in Russia.

The North-Western Transport Prosecutor’s Office took an interest in the Shtandart in autumn 2007, following widespread media coverage of the conflict between Shtandart managers and Rosmorrechnadzor*.

Kommersant, 20/11/2008 (Ru)

*National Sea and River Authority: Росморречнадзор/Rosmorrechnadzor, now Госморречнадзор/Gosmorrechnadzor.

Shtandart frigate captain, Vladimir Martus, and Rosmorrechnadzor department head, Dmitry Atlashkin

Hearing on the “Shtandard Project” claim against the head of the Rosmorrechnadzor Dmitry Atlashkin, as well as the publications Komsomolskaya Pravda and Rossiyskaya Gazeta` at the Kuibyshev District Court. In the photo: Shtandart frigate captain Vladimir Martus (left) and Rosmorrechnadzor department head Dmitry Atlashkin (right). PhotoXpress.ru, 09 July 2008

We’ll also see that the dispute has been resolved since July 2020. But in France, it remains at the heart of Vladimir Martus’s discourse of victimhood and of his network of influence in our country, just as it remains very useful for the organizers of nautical events to “justify” the fact that they are circumventing sanctions by using the services of the Russian vessel Shtandart. Such a “justification” does not constitute a derogation from the sanctions, but it does make it possible to manipulate public opinion and provide a sales argument for the event benefiting from the services of the Russian vessel. In a singular legal and moral inversion, any reminder of European regulations is described as “polemical”.

“This controversy is completely idiotic and ridiculous… The case of this ship is special: its captain Vladimir Martus… fled his country in 2009 after the Russian invasion of Georgia. He no longer wanted to stay there, and if he were to return with his ship, he fears it would be seized.”

Michel Balique, Shtandart’s lobbyist and salesman, quoted by ‘76actu’, 10/01/2023 (Fr)
Michel Balique, Shtandart's lobbyist and salesman

We can already see that what Michel Balique asserts above is false, as are many elements of his narrative concerning the Shtandart. The invasion of Georgia took place in August 2008, while the Shtandart fled in autumn 2009. Between the two events, the Shtandart was contractually committed to participating in the « Scarlet Sails » and Narian Mar celebrations, as we shall see later. In terms of “fleeing the country”, Vladimir Martus quietly returned home to St. Petersburg between January 4 and mid-February 2022 (Ru), to celebrate Russian Christmas (January 7) with his family.


3. A dispute over safety rules, which Martus leads to a dead end.

In 2007, the Shtandart‘s problem is a dispute with Dmitry Atlashkin (Дмитрий Атлашкин), scrupulous head of the North-West Maritime and River Surveillance Department (Rosmorrechnadzor) under the Ministry of Transport, its supervisory authority.

We can understand Dmitry Atlashkin’s concerns, as he was appalled by the dozens of passengers aboard the Shtandart, the only vessel of this type in Russia, a country with no specific regulations for this category of craft. Accidents on tall ships can take a dramatic turn. On September 21, 1957, the Pamir, a four-masted barque, sank in less than half an hour southwest of the Azores, taking 80 sailors with her, including some 50 young cadets. In 1984, the three-masted barque Marquès capsized in a white squall off Bermuda while taking part in the Tall Ship’s Race. Nineteen of her 28 crew members lost their lives. In 1986, the schooner Pride of Baltimore capsized in a hurricane north of Puerto Rico. The sinking claimed 4 lives (the captain and 3 sailors), while the remaining 8 crew members drifted for four days on an inflatable lifeboat. In 1995, the brig Maria-Asumpta, from the same owners as the Marquès, was wrecked on a headland off British Cornwall. Three people died. The Shtandart itself lost a man who fell overboard (Radio Svobada 05/03/2003, Ru). On October 17, 2017, the lugger La Belle Angèle sank at the entrance to Aber Wrac’h. The skipper was swept away by a wave and drowned.

« The “Shtandart”, a newly-built vessel, was designed in the image and characteristics of Peter the Great’s ship. Hundreds of them lie at the bottom of the Baltic Sea ».

Dmitry Atlashkin, Head of the North-West Maritime and River Surveillance Department (Rosmorrechnadzor), on Komsomolkaya Pravda SP, 21/09/2007 (Ru)

Dmitry Atlashkin also fears fire at « Scarlet Sails » festival.

Taking part in a fireworks display from a wooden boat without special fireproof treatment can have terrible consequences, similar to the tragedy at the “Lame Horse” club in Perm. »

Delovoy Peterburg, 17/06/2010 (Ru)

Atlashkin is referring to the pyrotechnic fire that took place a year earlier at Perm’s “Lame Horse” (Editor’s note: Khromaya Loshad “Хромая лошадь”), which caused 156 deaths and 160 injuries.

To this, Vladimir Martus replies that his passengers… are not passengers, but “trainees”. He makes them sign a waiver stating that they choose to board a “sports ship” and that they accept the risks. These “trainees” frequently include children under the age of 15. The price of boarding is called a “membership fee”. Such rhetoric is not to the taste of Atlashkin, the transport inspector, who focuses on the reality of things and risks. He sets navigation limits. For violating them, the Shtandart is consigned to the port of St. Petersburg (Komsomolskaya Pravda SP, 21/09/2007, Ru).

Area authorized for Shtandart in 2007: southern part of lakes Onega and Ladoga, eastern part of the Gulf of Finland - as far as Kronstadt and the port of Vyborg.
Area authorized for Shtandart in 2007: southern part of lakes Onega and Ladoga, eastern part of the Gulf of Finland – as far as Kronstadt and the port of Vyborg.

« The Shtandart was only allowed to sail in the southern part of lakes Onega and Ladoga, in the eastern part of the Gulf of Finland – as far as Kronstadt and the port of Vyborg. Not so long ago, however, the yacht went on expeditions on the high seas and even sailed in foreign waters. After this, it was decided to detain the vessel and not to release it again until the court had made its decision. »

Dmitry Atlashkin, Head of the North-West Maritime and River Surveillance Department (Rosmorrechnadzor), on Komsomolkaya Pravda SP, 21/09/2007 (Ru)

Martus, as is his wont, do not talk about the substance of the issue, but instead distracts the audience. He retorts that Atlashkin is harassing him because he is alleged to have received too much money from the St Petersburg municipality, i.e. one million one hundred thousand roubles (or €30,615, in 2007), for the 2007 ‘Scarlet Sails’ (Lenizdat.ru 10/07/2008, Ru).

In 2009, at the instigation of the St. Petersburg municipal authorities, the Shtandart is once again authorized to take part in the « Scarlet Sails », despite the fact that it is immobilized at the quayside. It also has a contract with Narian Mar, for the 80th anniversary of the Nenets autonomous okrug. Total sales for these two operations are around 90,000 Euros (Delovoy Peterburg, 25/08/2009, Ru).

Vladimir Martus is given permission to tow the Shtandart to Kotka, Finland, to carry out compliance work on board. There, he violates the instructions, jettisons his trailer and takes on board a crew to head for the Nenets okrug. But Ministry of Transport inspectors are waiting for him at Narian Mar. Warned of this, Vladimir Martus turned back. With his ship, he flees to Norway, then to various European countries (Komsomolskaya Pravda SP, 04/11/2009, Ru). In France, this is the beginning of the marshmallow mystification designed to bring tears to the eyes of the Normandy and Brittany coasts and other shores, about the kindly and unfortunate Russian captain, a political victim of the Putin ogre. In Great Britain, they’d say « bullshit! »

Shtandart, Narian-Mar (Нарьян-Мар), administrative center of the Nenets Autonomous Okrug, Arkhangelsk Oblast
Narian-Mar (Нарьян-Мар), administrative center of the Nenets Autonomous Okrug, Arkhangelsk Oblast

In 2018, Vladimir Martus admits in an astonishing confession that his troubles are the result of his own mistakes (full-blown infractions), committed between 2007 and 2009. Nevertheless, the dispute has reached such a tense stage that there is no solution in sight. Ten years on, the playboy has become a « wise » guru who has learned how to lead his world and how to arouse the unconditional admiration of male and more certainly female devotees. “We have 60-65% of the crew – it’s just girls”. (Zhizn’ mechty, 27/07/2018, Ru).

« I think that today I would behave more flexibly and diplomatically in many areas. But then I was young and sexy. »

Vladimir Martus, on Zhizn’ mechty, 27/07/2018 (Ru)

4. A dispute resolved at the same time as the launch of an expedition under the high patronage of Vladimir Putin.

On July 6, 2020, the Russian Geographical Society announced that it would be launching an expedition to “celebrate the glory of Russia” by commemorating the 250th anniversary of the Battle of Chesme, “a grandiose victory over the Ottoman Empire”, in the Aegean Sea, and honoring the “Russian province of the Cyclades archipelago” (1770-1774). The expedition is scheduled for autumn 2020. It will be financed by the Russian “Presidential Grants Fund”. It will take place under the auspices of Vladimir Putin, President of the Russian Federation (Russkoye Geograficheskoye Obshchestvo, 06/07/2020, Ru).

Since 2009, the Head of the Russian Geographical Society is Sergei Shoigu, Russia’s Defense Minister, leading the war of invasion in Ukraine until 2024. The Chairman of the Board of Directors of the Russian Geographical Society is Vladimir Putin. The Board includes Russian oligarchs and men from the highest echelons of power. Here are just a few examples:

On July 14, 2020, just eight days after the Russian Geographical Society announced Chesme’s mission, Vladimir Martus proclaimed on Instagram that his more than ten-year dispute with the Ministry of Transport was over (Ru).

The Shtandart announces the end of its dispute on Instagram
Instagram post from 14/07/2020

Other publications will follow (Facebook – 20/07/2020, Shtandart.ru – 20/07/2020, Komsomolskaya Pravda SP – 20/07/2020, Fontanka.ru – 21/07/2020). These documents show that the Ministry of Transport has given in to all Martus’s demands. He can enter and leave Russian ports with complete freedom. The scrupulous Atlashkin has lost. Vae victis! All lawsuits are dropped. The Russian Geographical Society could now call on the services of the Shtandart. Martus, hitherto very impatient, declares that he will return to St. Petersburg in a year’s time at the earliest, business is business.

Everyone is able to understand that only an authority superior to the Ministry of Transport and the St Petersburg City Council could have imposed such a turnaround.

This dispute, which Vladimir Martus presented in Russian as a “bureaucratic turmoil”, shows no kinship with any opposition to Putin’s regime, as the pro-Russian French propagandists at Shtandart would have you successfully believe. What’s more, it has been completed since July 2020, whereas these same propagandists maintain, in unison with Michel Balique, that it is still underway in January 2023.

Due to COVID, the celebration of the Russian Geographical Society will not take place until October 2021. Then, Shtandart represents the Russian Federation in front of the Greek authorities and the Russian Ambassador Plenipotentiary to Greece.

As a result, the Shtandart has recently carried out at least one official diplomatic mission on behalf of the Russian government. For this operation, it was financed directly, or via the intermediary of the Russian Geographical Society, by the Russian “Presidential Grants Fund”. This information was never revealed in France, before January 10, 2023, elsewhere than in our lines.

Vladimir Martus’s close links with Russian power are therefore indisputable from a reading of the Russian texts. Furthermore, the personal interpretation of the author of these lines, which does not commit the #NoShtandartInEurope collective, is to believe that the presidential administration directly intervened between July 6, 2020, and July 14, 2020, in order to put an end to the Shtandart dispute and so that this vessel could be a service provider for the Russian Geographical Society, with a view to representing the Russian Federation.


5. Why didn’t the Shtandart return to St. Petersburg after July 2020?

Michel Balique and his pro-Russian network will tell you it’s because Vladimir Martus is a political opponent. Stop! We’ve shown you the bullshit nature of this claim. The reason is simply money. All this is detailed in the interview with Natalya Aryaeva (Zhizn’ mechty 27/07/2018, Ru).

Once we’ve recalled the fact that the Neva River in St. Petersburg is icebound for several months of the year, preventing any commercial activity, it’s worth noting that the most lucrative operations come from films. At the moment, Russian cinema rather exalts the glory of the men who launch missiles at civilian populations in Ukraine or the courage of those who threaten the satanic West with nuclear apocalypse. The early eighteenth-century firecrackers aboard the Shtandart are of no use, even filmographically speaking.

The second source of income is the nautical festivals. With ten festivals a year, Martus and the Shtandart live comfortably. If the gaps are filled by paying passengers – sorry, “trainees” – it’s a grand slam. In Russia, the Shtandart can look forward to just one recurring festival: the « Scarlet Sails ». But since 2009, replacements have been appointed, and we’ll have to manage to dislodge them. At best, Martus can hope for a second festival, but not much more. In Europe, and particularly in France, if Michel Balique, the Shtandart’s sales representative, does his lobbying properly, thanks to the « Association des Amis des Grands Voiliers », the basket can be much better filled. This explains the imprecations received by our collective, including through the press, when we oppose the presence of the Shtandart in La Rochelle, the Bay of Morbihan or Rouen… In this respect, we can only recommend reading the pamphlet shared on the tabloid “Paris-Normandie” by troll Benoît Marin-Curtoud: Armada 2023 : in Rouen, the Russian ship ‘Shtandart’ is the target of a controversy (Fr)”.

The third source of revenue is “stop-gap” passengers. We are compelled to quote the unfortunate Dmitry Atlashkin once again.

“Admittedly, it should be noted that “Standart” is not so purely “patriotic” and not exclusively dedicated to educating the younger generation. The prices of the services in its catalog are very unhealthy. Shtandart is a commercial enterprise. »

Dmitry Atlashkin, Head of the North-West Maritime and River Surveillance Department (Rosmorrechnadzor), on Komsomolkaya Pravda SP, 21/09/2007 (Ru)

Back in 2007 (over 15 years ago), Komsolmolskaya Prava SP added: “In any case, Shtandart offers a whole range of services. Basically, they’re all designed for foreigners. For the pleasure of lunch in the ship’s wardroom, foreign tourists have to pay 500 euros an hour. And you need at least two hours. But you can invite 25 friends and taste real Russian cuisine. Get on the boat, eat and listen to fascinating stories about the Russian navy. All this for 5,800 euros (100 people)”.

There are hardly any Russians capable of indulging in this kind of pleasure these days in St. Petersburg. As for tourists, they are very rare. What Russian could afford to take his family on an excursion such as the Rouen Armada 2023 up the Seine for 180 euros per person? The Shtandart gets its money wherever it is, and wherever Martus has a network that enables him to get around European sanctions.

There are probably other reasons why the Shtandart is so keen to fly its Russian flag here, and to stay as close as possible to waxing the harbors, shores and coves of our country, or of any kind of European country that might show the same complacency as France. Given Vladimir Martus’s relationship with the authorities, one can imagine many other objectives, if not missions. Ukrainians will understand what I mean. The benevolent French will be very dubious. So let’s stick to the facts and put aside what we haven’t been able to prove, for the moment.


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Vladimir Martus and the “Shtandart” on a mission of diplomatic representation under the auspices and with the financing of Putin, October 2021.

The participation in « The flame of Cesme: The Greek Gambit » mission handled under the auspices of Vladimir Putin’ financed by the Presidential Administration’s Grant Fund via the Russian Geographical Society, headed by Sergei Shoigu, and with Vladimir Putin as Chairman of the Board of Directors, definitively invalidates the parallel reality of Vladimir Martus as an…

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