La Commission européenne stipule : « Les autorités compétentes pour délivrer les autorisations prévues dans le cadre du règlement européen 833/2014 sont les préfets de département ». C’est bien le Préfet, qui portera l’ultime responsabilité d’une infraction au texte européen, dans le Morbihan, s’il décide de maintenir sa position consistant à soutenir les intérêts russes du navire « Shtandart » lors de la « (censuré) ».
Nantes, le 10 mai 2023
Objet: S’il vous plaît, ne soutenez pas la fraude aux sanctions européennes au profit d’intérêts russes
Monsieur le Préfet du Morbihan,
Votre directrice de cabinet, que j’ai eue ce matin au téléphone, m’a confirmé que vous ne voyez pas d’obstacle à la prestation commerciale du navire russe « Shtandart » au prochain festival de la « (censuré) ». Bien au contraire, vous entendez soutenir cette activité interdite par le cinquième volet des sanctions européennes pris à la suite des massacres russes de Boutcha.
…Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union…
À supposer que le « Shtandart », en dépit de ses activités de transport de passagers, particulièrement depuis juin 2022, ne relève pas de la convention SOLAS (« sauvegarde de la vie humaine en mer »), il n’en est pas moins concerné par nombre de conventions maritimes internationales pertinentes, permettant de définir ce qu’est un navire selon le paragraphe 3 alinéa « a » de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 modifié. Il est donc impossible de considérer que la frégate Shtandart, dont le pavillon d’immatriculation est celui de la Fédération de Russie, n’est pas un navire. Ajoutons que ce même navire ne peut pas être exclu simultanément des alinéas « a » et « b » du chapitre 3 de l’article 3 sexies bis précité.
3. Aux fins du présent article, à l’exception du paragraphe 1 bis, on entend par navire:
Le règlement n° 833/2014 ne reconnaît aucune dérogation ou exclusion pour les répliques historiques, les navires-écoles, voire les navires se proclamant, depuis le 27 février 2022, « opposants » au régime russe. La présence du navire russe Shtandart dans les ports français est donc bien illégale. Il ne s’agit ni d’un point de vue, ni d’un postulat, ni d’une interprétation, de notre part, comme l’affirme, à tort, votre directrice de cabinet. Il s’agit du texte européen.
En revanche, le document non signé de la « Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières » (DNRED), exhibé comme un sauf-conduit, (voir en annexe), fait usage des termes « entités listées » et « catégories » qui ne figurent pas dans le dit règlement européen, lequel vise à l’exhaustivité. Se limitant aux navires de charge de 500 GT et plus, ainsi qu’aux navires de plaisance, le courrier de la DNRED est une réécriture trompeuse, dans un sens restrictif et de contournement, du texte des sanctions.
Au-delà des sophismes de votre cabinet ou de la DNRED, la Commission européenne précise que la coordination générale des sanctions (page 15), en France, est assurée par le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères. Le dernier mot reviendra donc au Quai d’Orsay, voire à la Commission européenne, et non pas à un anonyme fonctionnaire de la DNRED. La Commission européenne stipule aussi (page 16): « Les autorités compétentes pour délivrer les autorisations prévues dans le cadre du règlement européen 833/2014 sont les préfets de département ». In fine, c’est bien vous et personne d’autre, Monsieur le Préfet, qui porterez l’ultime responsabilité d’une infraction au texte européen, dans le Morbihan, si vous maintenez votre position. Quand l’affaire du Shtandart sera révélée dans son intégralité et qu’elle aura les suites qu’elle doit avoir, je signalerai vous en avoir explicitement alerté, ce mercredi 10 mai 2023.
À ce titre, il est rappelé que, depuis le 28 novembre 2022, le Conseil a ajouté la violation des mesures restrictives à la liste des infractions pénales de l’UE. Le viol des sanctions rejoint donc des crimes tels que « le terrorisme, la traite des êtres humains et l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants, le trafic illicite de drogues, le trafic illicite d’armes, le blanchiment d’argent, la corruption, la contrefaçon de moyens de paiement, la criminalité informatique et la criminalité organisée ».
Enfin, et bien que votre directrice de cabinet n’ait pas voulu en entendre parler, je tiens, là aussi, à prendre date pour l’avenir. Je rappelle que nous avons largement démontré, par des documents russes dont certains de la main de Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire du « shtandart », que celui-ci est proche des cercles du pouvoir russe. Il en est même un représentant dument appointé. Les résultats de nos investigations, avec leurs sources, sont disponibles en ligne. Dans un tel contexte, quelles que soient les complicités locales ou au sein de l’appareil d’Etat, une fraude aux sanctions européennes en faveur des intérêts russes représentés par le Shtandart n’en est que plus contraire au droit européen et à notre intérêt national. Nous entendons dénoncer ces faits délictueux malgré les arguments d’autorité ou les procédures bâillons qui nous sont opposés.
Je vous prie Monsieur le préfet de bien vouloir agréer l’expression de mes salutations distinguées.
Bernard Grua
Porte-parole du collectif #NoShtandartInEurope, Lieutenant de Vaisseau (R), Breton du Morbihan, navigateur féru de patrimoine maritime, cofondateur et ex porte-parole du collectif « No Mistrals for Putin », contributeur à l’ouvrage de Laurent Chamontin « Ukraine et Russie pour comprendre », contributeur à « Russia Beyond », « Ukraine Crisis Media Center », « Ukrinform », etc.
Monsieur le préfet du Morbihan, Monsieur le maire de Vannes, Mesdames et Messieurs les organisateurs de la « (censuré) »,
L’auteur de ces lignes a été averti, ce jour, par le commissariat de police de Vannes qu’une plainte a été déposée contre lui pour « injure publique ».
Depuis le 16 avril 2022, il est interdit à TOUT navire russe d’être présent dans les ports de l’Union européenne (article 3 sexies bis du règlement UE n° 833/2014). Les promoteurs de la prestation commerciale illégale du navire russe Shtandart à la « (censuré) » refusent d’admettre qu’il soit possible de parler de fraude concernant le viol du cinquième volet des sanctions européennes pris à la suite des crimes russes de Boutcha. Cette attaque va de pair avec la fébrilité que ne manque pas de causer la perspective de la manifestation #NoShtandartInEuropedu jeudi 18 mai 2023.
Nous nous sommes immédiatement mis en relation avec la gendarmerie du lieu où arrivera la plainte. Nous ne manquerons pas de partager les éléments de ce texte et de ce premier contact avec l’autorité publique, depuis près d’un an que nous tentons de lancer l’alerte sur cette consternante indignité.
Pourtant, nous regrettons que l’initiateur de cette manoeuvre n’ait pas préféré prendre contact avec nous, comme nous n’avons cessé de le suggérer depuis cinq mois, par courriers du 15 décembre 2022, du 4 janvier 2023 et du 14 avril 2023 ainsi que par nos prises de parole publiques et nos offres de rendez-vous. Au lieu de cela, il choisit une procédure bâillon au profit d’intérêts russes contre un citoyen français, engagé au côté de l’Ukraine.
Après notre manifestation tenue à Vannes, le 18 mars 2023, nous maintenons notre nouvel événement, le jeudi 18 mai 2023, sur les bords du Golfe du Morbihan. Nous redirons notre opposition à la collaboration avec un navire ambassadeur de la Russie, Etat reconnu sponsor du terrorisme par le parlement européen, dont le dirigeant, Vladimir Poutine, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international de la CPI pour crime de guerre ainsi que pour l’enlèvement, la déportation, l’adoption forcée et la russification d’enfants ukrainiens. Nous présenterons les tentatives d’intimidation et les calomnies que nous subissons pour nous contraindre au silence. Nous ferons la lumière sur les balivernes et les fausses informations délibérées, dont vous avez été informés, que propage le réseau du « Shtandart » dans des médias locaux, pour l’instant peu regardants, afin de tromper l’opinion publique. Nous rappellerons que, le 28 novembre 2022, l’Union européenne a criminalisé le contournement des sanctions prises contre la Russie. Les fraudeurs, dont la responsabilité pénale serait engagée, devront rendre des comptes à la justice.
D’ici là, nous redisons que nous sommes attachés au dialogue. Nous proposons, une nouvelle fois, une rencontre avec la préfecture, la ville de Vannes ou les organisateurs de la « (censuré) » afin qu’il soit trouvé, à cette toxique affaire russe en Bretagne, une sortie morale, honorable et respectueuse de la loi. Chacun pourra, d’ailleurs, signer et partager la pétition adressée à Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional de Bretagne, et à Emmanuel Berthier, préfet de la région Bretagne.
Sincères salutations,
Bernard Grua
Porte-parole du collectif #NoShtandartInEurope, Lieutenant de Vaisseau (R), Breton du Morbihan, navigateur féru de patrimoine maritime, cofondateur et ex porte-parole du collectif « No Mistrals for Putin », contributeur à l’ouvrage de Laurent Chamontin « Ukraine et Russie pour comprendre », contributeur à « Russia Beyond », « Ukraine Crisis Media Center », « Ukrinform », etc.
Note: Nous prions les lecteurs de nous excuser pour le désagrément éventuellement causé. Depuis la communication du communiqué de presse relatif à la manifestation du 18 mai 2023, l’affichage du blog #NoShtandartInEurope est perturbé. Nous, ne savons pas, pour l’instant, s’il y a un lien de cause à effet.
Le maire de Vannes, et (censuré), commissaire général de la (censuré), persistent dans leur collaboration avec le « Shtandart », un navire ambassadeur de Poutine, qui fraude le cinquième volet des sanctions, pris à la suite des crimes russes de Boutcha. Ils ont reçu, de notre part, les mêmes documents sourcés que vous, voir ci-dessous. Ils ont décidé de les ignorer ainsi que nos propositions de rencontre, s’en tenant à la fable du tandem Martus–Balique et à un (censuré) document de (censuré), non signé, émanant prétendument de la DNRED. Nous portons l’affaire devant la Commission européenne et nous prévoyons une journée de mobilisation, le jeudi de l’Ascension.
D’ici là, nous espérons que le préfet du Morbihan aura exercé ses attributions en faisant appliquer l’article 3 sexies bis du règlement UE dont il a la responsabilité pour le département. Rappelons que cette mission relève bien, selon la Commission européenne, du préfet de département et non pas du préfet maritime. Rappelons, aussi que, d’après nos informations, le Quai d’Orsay, chargé de la coordination générale des sanctions pour la France, n’approuve pas le (censuré) texte endossé par l’anonyme fonctionnaire de la DNRED.
Cordialement,
Bernard Grua Porte-parole du collectif #NoShtandartInEurope, Lieutenant de Vaisseau (R), Breton du Morbihan, navigateur féru de patrimoine maritime, cofondateur et ex porte-parole du collectif « No Mistrals for Putin », contributeur à l’ouvrage de Laurent Chamontin « Ukraine et Russie pour comprendre », contributeur à « Russia Beyond », « Ukraine Crisis Media Center », « Ukrinform », etc.
Le maire de Vannes, et (censuré), commissaire général du festival de la « (censuré) », s’apprêtent à recourir à la prestation du navire russe « Shtandart », qui fraude les sanctions européennes. Pour ce faire, ils peuvent compter sur un marais d’idiots utiles, sur une presse locale, majoritairement servile, et sur une partition toxique qui a fait ses preuves. Nous vous livrons, en avant-première, le futur scénario vannetais.
Le scandale du Shtandart est une affaire devenue singulièrement confuse grâce à la malice de ceux qui y ont intérêt et grâce à l’aide d’un opaque réseau d’influence. Beaucoup s’y perdent et ne savent plus quoi en penser, y compris chez ceux qui croient soutenir l’Ukraine. Sur les bords du Golfe du Morbihan, comme partout en France, aucune association française, sans des liens très étroits avec la population ukrainienne, n’a osé publiquement prendre position contre ce navire ambassadeur de Poutine.
Collaboration ouverte avec les intérêts russes du Shtandart
Pour certains, c’est beaucoup plus simple. S’appuyant sur un sauf-conduit, non signé, entérinant le viol des sanctions européennes prises à la suite des massacres de Boutcha, la municipalité de Vannes, par la voix de son maire, David Robo, affirme « Ce bateau est autorisé » (Le Télégramme, 12 avril 2023). La « (censuré) », à travers (censuré), claque : « La réponse est très claire… Il a le droit de stationner dans les ports français. »(France 3, 18 mars 2023). On ne peut guère espérer que ces personnages publics reviennent sur leur position. Ils ont choisi leur camp.
PHOTO FRANCOIS DESTOC / LE TELEGRAMME VANNES (56) : Elections municipales Débat à l’ UBS avec TébéSud. (censuré)
(censuré) – Capture écran JT France 3 du 18/03/2023
Pour en savoir plus sur le réalité des assertions de David Robo et de (censuré)
Quelques-uns, imbus de l’ignorance leur tenant lieu de culture, restent confis dans leurs certitudes du « en même temps ». Ils ne cherchent pas à en apprendre plus. Mais ils savent. Ils se veulent plus subtils que les admirateurs déclarés de Poutine ou plus éclairés que les Ukrainiens exilés, bombardés, violés, enlevés, torturés, égorgés, massacrés. Ce faisant, ils rejoignent les pro-russes 2.0, qui grangrènent la société française comme une mérule proliférant dans les fonds de cale des navires insalubres. Ils proposent d’accepter la prestation commerciale du Shtandart « dans des conditions qui tiennent compte de la guerre en cours et des égards dus aux Ukrainiens réfugiés dans notre département » (François-Xavier Camenen, président de la Maison de l’Europe Morbihan…).
Osons une question. Qui demandera aux Ukrainiens leur position et leur ressenti ? Gageons que d’autres, comme le sulfureux Pacciarella de la Rochelle, parleront à leur place. C’est une habitude avec le Shtandart, dont Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire, s’est opportunément découvert « russo-ukrainien », le 27 février 2022. A Vannes, la porte sera ouverte à ce que l’on a pu constater ou à ce qui a été tenté ailleurs.
Un os à ronger
Vladimir Martus tendra une sébile à ses visiteurs, sur son bateau, « pour aider l’Ukraine ». L’essentiel de son équipage expérimenté acquitte financièrement sa place à bord (355 € par personne pour le festival). Cet « équipage », payant son embarquement, est facturé, avec le navire, 6 400 € HT par jour aux entreprises qui l’affrètent. À ceci, il faut ajouter le montant du contrat conclu avec l’organisation et/ou la municipalité. Martus se fera mousser avec les miettes qui seront attribuées à l’Ukraine. Il montrera quelques preuves de ces maigres versements aux journalistes, en disant que ce sont des dons de son bateau. En réalité, il s’agira d’une aumône jetée aux Ukrainiens pour prix de leur silence. Un bakchich, qui ne sera même pas à la charge de cet affairiste, mais à celles de touristes abusés. Cela ne suffira pas à faire taire les Ukrainiens, mais cela séduira la presse. C’est ce qui compte pour Vladimir Martus et pour les organisateurs.
Le Shtandart propose l’embarquement d’équipiers expérimentés pour la (censuré). Il en coutera 355 € à chacun
Les dits organisateurs pourront, éventuellement, proposer aux Ukrainiens de tenir des stands de collectes devant le Shtandart. C’est ce qui était prévu à Douarnenez en juillet 2022. Alertés, nous avions réussi à y mettre le holà avec l’aide du « Comité représentatif de la communauté ukrainienne en France », de « l’Union des Ukrainiens de France » et de l’ambassade ukrainienne.
Un geste ?
MM Robo et d’Aboville pourront interdir au Shtandart de hisser le pavillon russe. Outre le fait que cette « généreuse décision » leur évitera d’assumer, sur leur événement, l’opprobre d’un étendard pestiféré, la belle « astuce » n’aura rien de nouveau. C’est déjà le cas dans certains ports, comme à La Rochelle. Ce qui n’empêche pas Martus d’envoyer les couleurs russes avec son équipage, dans ce même port, tous les matins puis de les affaler dans la foulée (Libération 14 janvier 2023). Bien sûr, Vladimir Martus prétendra que, lorsqu’il est en mer, il est obligé de hisser le pavillon russe. Alors qu’on pourrait très facilement connaître sa nationalité, si le carambouilleur n’avait pas déconnecté son AIS depuis le 6 juin 2022.
Mise à jour 16/05/2023 : Gérard d’Aboville et le maire de Vannes n’ont pas interdit le drapeau russe. Voilà deux jours que le Shtandart promène le pavillon et la flamme de guerre russe. Sur place, comme sur Twitter, les réactions choquées fleurissent. Par la suite, le pavillon de poutine continuera à flotter sur le Morbihan. En revanche, devant le tolé suscité par l’exhibition de la flamme de guerre russe, à la pomme du grand mât, Martus a été sommé de la faire disparaître.
Drapeau des opposants russes à Poutine – AFP
Si Martus rejetait réellement le régime russe, alors arborerait-il, au moins au port ou au mouillage, le pavillon des vrais opposants russes à Poutine, une bande bleue sur fond blanc. Soyons bien certains que (censuré) se gardera de l’exiger, car il serait assuré d’un refus.
Une profanation
Douarnenez, 14 juillet 2022, le russe, Vladimir Martus, souillant le pavillon ukrainien – Photo Dimitri L’Hours, le Télégramme
Vladimir Martus continuera à exhiber le drapeau ukrainien en invoquant « la fraternité des peuples ». Il aura le droit aux applaudissements de la presse. Il sait pertinemment que les Ukrainiens vivent cette duperie comme une profanation, voir à ce titre le papier de Victoria Nikolenko. Mais Martus n’en a cure. La supercherie fonctionne parfaitement en direction de ceux qu’il veut leurrer. Pour les Ukrainiens outragés, c’est devenu un casus belli. Voilà une excellente occasion de les faire passer, une nouvelle fois, pour de haineux extrémistes russophobes.
Mise à jour 21/05/2023 : selon nos informations, le Shtandart a eu interdiction de hisser le pavillon ukrainien suite à une demande formelle du président de l’Union des Ukrainiens de France et de l’ambassadeur d’Ukraine auprès du préfet du Morbihan.
Une tête de gondole
Ulyana, photo Radio France – Lise Dussaut
Ulyana, dont Martus a fait connaissance sur plage de Nice, début avril 2022, sera mise à contribution auprès de la presse et des idiots utiles. A elle seule, elle incarnera « les réfugiés », au pluriel, et « l’équipage ukrainien ». Les affaires privées de ces deux personnes ne nous regardent pas. Nous nous bornerons à signaler que des thuriféraires du capitaine, prétendant avoir embarqué sur le Shtandart, nous ont affirmé que celui-ci était marié à une Ukrainienne. Selon nos informations, son épouse russe et ses quatre enfants résident au domicile familial de Saint-Pétersbourg. A noter aussi, que la chanteuse russophone de Zaporijia, Ekaterina Gopenko, fera, peut-être, un passage à bord. Elle est généralement présente lors des grandes occasions.
Ainsi, on restera dans la droite ligne de toutes les manchettes d’un inconcevable bêtisier construit depuis un an. La presse aux ordres, car partenaire de l’événement, pourra titrer :
« Le navire anti-Poutine », « Shtandart, bateau de la paix », « Le navire des réfugiés », « Le Shtandart… réunissant des marins russes et ukrainiens », « Ukraine, l’odyssée du Shtandart », « Le Shtandart, symbole d’union entre la Russie et l’Europe », « Le Shtandart… paie la folie de Vladimir Poutine », « Un bateau en soutien au peuple ukrainien », « Le Shtandart bat pavillon russe dans la tempête », « La tragédie du Shtandart », « Le navire (de Pierre le Grand…) russo-ukrainien », « Un trois-mâts russe pris dans une houle géopolitique », et, finalement, « Pour le Shtandart, l’horizon s’éclaircit »…
Exemples de titres dans la presse française depuis le début de la guerre totale de la Russie en Ukraine
Pour faire bonne mesure, Martus ira de son couplet habituel prétendant qu’il est autant victime de Poutine que les Ukrainiens. On pleurera dans les chaumières d’Arradon et de La Trinité sur les malheurs du gentil capitaine et on oubliera les innommables crimes russes en Ukraine. Faire la guerre en parlant de paix, la « maskirovka » du charlatan aura été bien plus profitable, pour le pouvoir criminel du Kremlin, que les incantations génocidaires des Lavrov, Peskov ou Medvedev.
Du côté du collectif #NoShtandartInEurope, nous n’irons pas en zone grise. Il y a un bourreau, la Russie. Et il y a une victime, le peuple ukrainien. Nous sommes résolument du seul côté de la victime. On ne négocie pas avec les terroristes ! On ne négocie pas, non plus, avec l’ambassadeur d’un Etat sponsor du terrorisme (UE 23/11/2022), dont le dirigeant, parrain du Shtandart, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international de la CPI.
Nous continuons à exiger l’application du règlement UE n°833/2014 interdisant la présence de TOUT navire russe dans les ports européens.
Le navire « Shtandart » occupe les ports français y promouvant une culture russe attractive en dépit des sanctions prises à la suite des massacres de Boutcha. Mettant en avant une fiction en perpétuelle création, relayée par des médias subjugués, quand ils n’y ajoutent pas leur…
Appeal to the Netherlands pro-Ukraine activists. Let’s enforce the fifth round of sanctions and ban the russian vessel Shtandart from all European ports! Prevent Putin’s ambassador ship from calling at Texel and Scheveningen.
As a consequence of Russian atrocities in Bucha and other Ukrainian cities, European states unanimously voted the fifth round of sanctions. From April 16, 2022, it prohibits ANY Russian boat to make a call in European ports as stated in article 3ea of EU regulation N°833/2014 (see below). The Russian ship « Shtandart » does not enter into the scope of possible derogations. On November 23, 2022, Europe declared Russia, a state sponsor of terrorism. On November 28, 2022, the European council added the violation of restrictive measures to the list of EU crimes.
However, in June 2023, and in July 2023, Russian ship « Shtandart » plans to make calls at Texel and Scheveningen in the Netherlands.
For promoting his business, Vladimir Martus, « Shtandart » captain-owner, instrumentalizes Ukrainian humanitarian aid for his self profit, uses Russian abominations in Ukraine for his own marketing, dares to call himself a refugee, usurps the status of opponent to Putin and abuses the victim inversion. In the convenient ease of his personal 34-meter yacht and his official receptions, Martus has the cynicism to pretend suffering from Putin in the same way as Ukrainians. Though, the latter lost everything, and their family members are mobilized, kidnapped, imprisoned, deported, raped, tortured, murdered, by his compatriots.At the same time, he maintains close ties with the circles of Russian power, defames the true friends of Ukraine, promotes a pan-Russian ideology and relies on a pro-Putin and Ukrainophobe French-Russian network. This is not acceptable.
In 2022, some French local authorities enforced EU regulation and prohibited Shtandart to access maritime festivals in Sète, Bordeaux and Lorient.
In summer 2022, The #NoShtandartInEurope Committee coordinated with pro-Ukraine activists in Spain and obtained the cancellation of Shtandart participation to the « Ruta Iacobus Maris » festival in Vigo and the cancellation of A Coruña stopover.
Since June 2022, the #NoShtandartInEurope committee fights against numerous violation of sanctions handled by French maritime festivals with accomplices in French governmental agencies. It sends letters to authorities and to maritime festival organizers.It publishes debunking articles and press releases in English, Ukrainian, French, Spanish languages. It conducts demonstrations in cities such as La Rochelle, Lorient, Saintes Camaret, Rouen, Vannes… The comittee is supported by Lviv City council, Roman Sushchenko, Oleh Sentsov, Oleksyi Goncharenko, Bucha citizens, Dnipro Unversity, Odesa activists and journalists, Kropyvnytskiy students…
BuchaDniproOdessaKropyvnytskiy, students in a shelterRazom !
We invite Ukrainian activists from the Netherlands to join our efforts for actually banning Russian vessel « Shtandart » from their ports and from whole Europe.
Consolidated Council regulation (EU) No 833/2014 of 31 July 2014 concerning restrictive measures in view of Russia’s actions destabilising the situation in Ukraine – Updated 10/06/2022
1. It shall be prohibited to provide access, after 16 April 2022, to ports and, after 29 July 2022, to locks in the territory of the Union, to any vessel registered under the flag of Russia, with the exception of access to locks for the purpose of leaving the territory of the Union.
1a. The prohibition in paragraph 1 shall also apply, after 8 April 2023, to any vessel certified by the Russian Maritime Register of Shipping.
2. Paragraph 1 shall apply to vessels that have changed their Russian flag or their registration, to the flag or register of any other State after 24 February 2022.
3. For the purposes of this Article, with the exception of paragraph 1a, a ‘vessel’ means: (a) a ship falling within the scope of the relevant international conventions; (b) a yacht, of 15 metres in length or more, which does not carry cargo and carrying no more than 12 passengers; or (c) recreational craft or personal watercraft as defined in Directive 2013/53/EU of the European Parliament and of the Council.
4. Paragraphs 1 and 1a shall not apply in the case of a vessel in need of assistance seeking a place of refuge, of an emergency port call for reasons of maritime safety, or for saving life at sea.
5. By way of derogation from paragraphs 1 and 1a, the competent authorities may authorise a vessel to access a port or lock, under such conditions as they deem appropriate, after having determined that the access is necessary for: (a) unless prohibited under Article 3m or 3n, the purchase, import or transport into the Union of natural gas and oil, including refined petroleum products, titanium, aluminium, copper, nickel, palladium and iron ore, as well as certain chemical and iron products as listed in Annex XXIV; (b) the purchase, import or transport of pharmaceutical, medical, agricultural and food products, including wheat and fertilisers whose import, purchase and transport is allowed under this Regulation; (c) humanitarian purposes; (d) transport of nuclear fuel and other goods strictly necessary for the functioning of civil nuclear capabilities; or (e) the purchase, import or transport into the Union of coal and other solid fossil fuels, as listed in Annex XXII until 10 August 2022.
5a. By way of derogation from paragraph 2, the competent authorities may authorise vessels that have changed their Russian flag or their registration, to the flag or register of any other State prior to 16 April 2022, to access a port or a lock, under such conditions as they deem appropriate, after having determined that: (a) a Russian flag or registration was required by contract; and (b) the access is necessary for the unloading of goods strictly necessary for the completion of renewable energy projects in the Union, provided that the import of such goods is not otherwise prohibited under this Regulation.
5b. By way of derogation from paragraph 2, the competent authorities may authorise, under such conditions as they deem appropriate, a vessel to access a port or lock provided that it: (a) has flown the Russian Federation flag under a bareboat charter registration initially effected prior to 24 February 2022; (b) has resumed its right to fly the flag of the underlying Member State registry before 31 January 2023; and (c) is not owned, chartered, operated or otherwise controlled by a Russian national or any legal person, entity or body incorporated or constituted under the law of the Russian Federation.
6. The Member State concerned shall inform the other Member States and the Commission of any authorisation granted under paragraphs 5 and 5a within two weeks of the authorisation.
Monsieur*** Maire de Vannes Hôtel de ville Place Maurice Marchais 56000 Vannes 02 97 01 60 00 cabinet.maire@mairie-vannes.fr
Monsieur le Maire,
La « (censuré) » est une des plus belles, si ce n’est la plus belle fête maritime qui existe en Bretagne, en France et à l’étranger. Avec plus de 1 390 bateaux préinscrits et avec son somptueux décor, le rassemblement de cette année promet d’être un succès. Alors pourquoi noircir la réputation d’un tel événement, permettant d’assurer la pérennité de notre patrimoine maritime, en y associant la prestation commerciale du Shtandart, un navire qui viole le cinquième volet des sanctions pris à la suite des massacres russes de Boutcha ?
Voici près de dix mois que nous lançons l’alerte pour cette affaire et que nous travaillons sur ce dossier complexe. Nous avons examiné de nombreuses sources russes, y compris de la main de Vladimir Martus. Les justifications qui vous ont été fournies, et que rapporte le journal Le Télégramme du 12 avril 2023, relèvent de la propagande et de la manipulation, si ce n’est de la fraude. Le premier magistrat de Vannes ne peut pas se contenter des boniments d’une fiction promue, depuis plus d’un an, par un réseau d’activistes pro-russes, repris en boucle par une presse locale, partenaire des événements maritimes, et ne procédant à aucune vérification à la différence de la presse espagnole. Voici quelques-uns des éléments factuels et documentés, que nous devons porter à votre connaissance.
« Le bateau est propriété d’une association dont le siège est en Allemagne » – faux
« Association » est un terme qui prête à confusion. Il n’existe rien de comparable à notre loi de 1901 en Russie. Disons donc, que le Shtandart appartient à un premier écran, une entité russe, « Shtandart Project », domiciliée à Saint-Pétersbourg. Vladimir Martus, le capitaine du navire, est un citoyen russe, lui aussi domicilié à Saint-Pétersbourg, où résident sa femme et ses enfants. Vladimir Martus détient 60.34 % des parts de « Shtandart Project ». Les moins de 40 % restants sont dans les mains de personnes qui lui sont proches: Andreï Akhmatov (17.88 %) , Lidia Plekhanova (15.64 %), Sergueï Neustupov (3.07 %.) et Sergueï Alekseev (3.07 %). Ainsi, le Shtandart est bien un yacht privé russe. La (censuré), ou la municipalité, sont probablement facturées par une société allemande. Mais ce n’est qu’un mécanisme visant à contourner les restrictions qui pèsent sur les établissements financiers russes et visant à faire illusion auprès de l’opinion. Nous sommes donc dans le cas d’un navire immatriculé en Russie, réalisant une activité illégale en France, facturée par une société allemande, deuxième écran, qui n’est ni propriétaire, ni prestataire… Il s’agit là, possiblement, d’une fausse facturation et, plus certainement, d’un mécanisme classique de blanchiment, dont bien des affairistes russes sont familiers.
« Le skipper a des liens familiaux avec l’Ukraine » – malhonnête.
Un Russe sans empathie pour l’Ukraine et les Ukrainiens
Vladimir Martus, qui est né en 1966 à Leningrad (Saint-Pétersbourg), y a grandi et y a fait ses études dans la même université que son père, mentionne opportunément, depuis mars 2022, que ce dernier aurait une origine ukrainienne. Il n’en a jamais fait état précédemment, aussi bien auprès des médias russes que français. À notre connaissance, personne n’a d’ailleurs vérifié cette assertion. Demandez, Monsieur le Maire, une copie du passeport soviétique du père de Vladimir Martus, où figure la citoyenneté et la nationalité du porteur. Vous serez probablement surpris. Pour ce qui est des « liens » de Vladimir Martus avec l’Ukraine, il y aurait beaucoup à dire.
Lorsqu’en 2014 la Russie a annexé la Crimée et lancé sa guerre dans le Donbass (14 000 morts et deux millions de personnes déplacées), Vladimir Martus a interdit d’en parler à bord du Shtandart. Il s’en est exprimé très clairement, en russe, sur Novaïa Gazeta le 10 septembre 2014.
Le 4 août 2016, Vladimir Martus, sur son compte VK (le Facebook russe), dit “Génial! les nôtres sont plus nombreux maintenant ”. Il s’agit de l’embarquement d’un équipage de Cadets russes à bord du navire “Khersones”, grand-voilier école de la Marine ukrainienne, volé par la Russie lors de l’annexion de la Crimée. S’il se sentait, un tant soit peu, ukrainien, à cette date, il se serait insurgé ou aurait, au minimum, gardé le silence.
« …éduquer les jeunes…(à) respecter l’histoire de leur patrie…soutenus par le Comité sur la politique de la jeunesse du gouvernement de Saint-Pétersbourg… éduquer les jeunes au patriotisme. Un vrai patriotisme… le Standard est une histoire incarnée — un pont entre le passé glorieux de l’époque de Pierre le Grand et le présent… J’essaie de réaliser à bord l’idéal qu’on m’a enseigné dans le communisme… en prenant tout le meilleur de l’Union soviétique… ».
En Ukraine, on voit, aujourd’hui, à quoi conduisent le « patriotisme « russe, la nostalgie soviétique et les références de Poutine au « glorieux « impérialisme de Pierre le Grand.
Si Martus a pu être dérangé par le déclenchement de l’invasion russe en Ukraine, c’est seulement pour ses conséquences sur la Russie et sur ses propres affaires. Il n’exprime aucune empathie pour l’horreur que vit le peuple ukrainien du fait des crimes de ses compatriotes, ni pour les soi-disant membres de sa famille, qui seraient sous les bombes russes. La démonstration de Victoria Nikolenko, polyglotte, docteure en philologie, qui a examiné l’ensemble de ses posts Facebook depuis le 24 février 2022, est sans appel : « Vladimir Martus, le capitaine de la frégate russe “Shtandart”, est-il opposant au régime poutinien ? Les déclarations et les faits « . On ne peut donc pas parler de « liens » ukrainiens en ce qui concerne Vladimir Martus. Pour ce qui est de ses liens avec le pouvoir russe, ils sont explicites.
En 2009, Vladimir Martus a quitté la Russie avec le Shtandart, car il était en infraction avec les règles de sécurité relatives au transport de passagers exigées par Dmitry Atlashkin, directeur du département de la sécurité maritime et fluviale au ministère des transports. Lire sur Komsomolskaïa Pravda « «Штандарт» поступает нестандартно” (Le “Shtandart” sort de la boîte). Il ne s’agissait donc pas d’un désaccord avec la politique du président de la Russie. Au contraire, puisqu’en juillet 2020, une autorité (celle dont il se dit opposant viscéral de longue date) supérieure à celle du ministère des transports et de la municipalité de Saint-Pétersbourg a clôturé le litige en faveur du Shtandart, le rendant libre de rentrer en Russie sans risque de poursuites. C’est d’ailleurs ce qui figure, en russe, sur le site web du Shtandart: « Ждём «Штандарт» в Петербурге! « (Nous attendons le “Shtandart” à Saint-Pétersbourg !).
En octobre 2021, le Shtandart a participé à une mission diplomatique officielle en mer Égée pour « célébrer la gloire de la Russie » en commémorant le 250e anniversaire de la bataille de Tchesmé, « une victoire grandiose sur l’Empire ottoman ». L’expédition, rendant hommage à «une des batailles navales les plus glorieuses de l’histoire militaire russe», était organisée par la Société russe de Géographie dirigée par Sergueï Choïgou, celui qui conduit la guerre en Ukraine. Le président du Conseil d’Administration de la Société russe de Géographie est Vladimir Poutine. La mission de représentation de la Fédération de Russie s’est déroulée sous le haut patronage de ce même Vladimir Poutine. Elle a été financée, et Martus a donc été payé, par le Fonds de Subventions de l’Administration Présidentielle, la cassette personnelle de Poutine.
« Paragraphe 1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situées sur le territoire de l’Union à TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union… ».
C’est le pavillon du navire qui fait foi. Le reste, c’est du vent. La nationalité réelle ou prétendue du propriétaire, du skipper ou de son équipage n’entre pas en ligne de compte. De plus, rien de tel ne figure au rang des dérogations possibles, lesquelles suivent une procédure bien spécifique.
« La préfecture maritime a confirmé que ce navire école et navire du patrimoine n’était pas concerné par les mesures européennes contre la Russie » – inexact.
À notre connaissance, seul Raphaël Baldos, dans le journal La Croix, a cité textuellement les propos de Premar Brest, voir pièce jointe. Il n’était pas question des sanctions, mais seulement du fait que le Shtandart n’était pas concerné par la convention SOLAS, relative aux navires de transports de passagers. Ce point, qui « l’autorise » à naviguer en ayant déconnecté son AIS depuis le 6 juin 2022, comme les navires de charge russes contournant les sanctions, fait débat. Quoi qu’il en soit, le Shtandart relève bien de plusieurs des conventions pertinentes qui permettent de le classer en tant que navire (russe, qui plus est) tel que spécifié au paragraphe 3 alinéa « a » de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014:
« 3. Aux fins du présent article, à l’exception du paragraphe 1 bis, on entend par navire: a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes… »
Si certains affirment, contre toute vraisemblance, que le Shtandart n’est pas un navire et qu’il n’est pas couvert par l’alinéa « a », alors il tombe sous le coup de l’alinéa suivant:
« b) un yacht d’une longueur égale ou supérieure à 15 mètres, ne transportant pas de marchandises et ne transportant pas plus de douze passagers ».
Le Shtandart ne peut pas échapper, simultanément, à ces deux alinéas, qui d’ailleurs se chevauchent par endroit.
Dans le cas présent, selon la Commission européenne, « Les autorités compétentes pour délivrer les autorisations prévues dans le cadre du règlement européen 833/2014 sont les préfets de département « . Il ne s’agit donc pas des préfets maritimes. Ceci peut expliquer pourquoi Premar Brest n’a pas explicitement pris position.
Ainsi qu’exposé, ci-dessus, la position de Premar Brest ne vaut pas quitus en ce qui concerne les sanctions comme le soutient, à tort, (censuré). Il est vrai que l’organisation de la « (censuré) » montre, par ailleurs, un email censé émaner de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED), voir en pièce jointe. Notons que ce document n’est pas signé et que tout courrier envoyé à l’émetteur signalement-dnred@douane.finances.gouv.fr est rejeté pour adresse non-conforme. Qu’une telle fraude aux sanctions soit endossée ou organisée au sein de la DNRED, voire réalisée à son insu, est une autre affaire. Il n’en reste pas moins que le document du 23 janvier 2023 est une réécriture fallacieuse, dans un sens restrictif, de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014, alors que ce même article vise à l’exhaustivité. Monsieur le Maire, comparez les deux textes. Ils sont incompatibles. Néanmoins, au-delà des sophismes attribués, à tort ou à raison, à la DNRED, la Commission européenne précise que la coordination générale des sanctions, en France, est assurée par le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères. Le dernier mot reviendra donc au Quai d’Orsay, voire à la Commission européenne, et non pas à un anonyme fonctionnaire français, pro-russe, voire à un agent d’influence, au service de donneurs d’ordres étrangers.
À ce titre, il est rappelé que, depuis le 28 novembre 2022, le Conseil a ajouté la violation des mesures restrictives à la liste des infractions pénales de l’UE. Le viol des sanctions rejoint donc des crimes tels que « le terrorisme, la traite des êtres humains et l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants, le trafic illicite de drogues, le trafic illicite d’armes, le blanchiment d’argent, la corruption, la contrefaçon de moyens de paiement, la criminalité informatique et la criminalité organisée ».
Dans un tel contexte, pour la ville de Vannes, s’engager à l’égard du navire russe Shtandart, c’est prendre un risque financier en cas d’annulation de dernière minute comme pour Sète, Bordeaux et Vigo. Pour ses décideurs, c’est encourir un risque pénal. Mais cette collaboration avec un navire ambassadeur d’un Etat reconnu, depuis le 23 novembre 2022, sponsor du terrorisme, peut, surtout, causer un préjudice considérable à la cause du patrimoine maritime, une des richesses, sans équivalent, de notre Bretagne. Enfin, Monsieur le Maire, pouvez-vous personnellement soutenir ainsi que rémunérer un navire russe, qui a précédemment opéré sous le haut patronage de Vladimir Poutine et qui a été payé par ce même dirigeant, lequel est sous le coup d’un mandat d’arrêt international de la CPI pour déportation d’enfants ukrainiens vers la Russie ? Dans la toxique affaire du Shtandart, seule une décision prise à la lumière des principes de prudence, de moralité, de décence, de civisme, de conformité à la loi et de respect des engagements internationaux de la France vous permettra et nous permettra, à l’avenir, de garder la tête haute.
Des représentants de notre collectif se tiennent à la disposition de la municipalité de Vannes pour vous rencontrer ou pour rencontrer vos services afin d’exposer le résultat de notre enquête concernant le navire russe Shtandart et son capitaine-propriétaire, Vladimir Martus. Dans cette attente, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.
Bernard Grua
Porte-parole du collectif #NoShtandartInEurope, Lieutenant de Vaisseau (R), Breton du Morbihan, navigateur féru de patrimoine maritime, cofondateur et ex porte-parole du collectif « No Mistrals for Putin », contributeur à l’ouvrage de Laurent Chamontin « Ukraine et Russie pour comprendre », contributeur à « Russia Beyond », « Ukraine Crisis Media Center », « Ukrinform », etc.
Mr. President of Brittany Region, Mr. Prefect of Brittany Region,
We solemnly urge you to enforce the fifth round of sanctions taken, on April 8, 2022. It was unanimously decided by the European states following the Russian massacres in Butcha. It prohibits any Russian vessel from entering the ports of the Union.
We are outraged by the toxic occupation of our region by the Shtandart vessel, a private Russian yacht and a passenger transport ship. This outlaw tarnishes, today, our Brittany and the cause of maritime heritage by the impunity and the privileges it enjoys, as well as by the moral corruption and the social disorders it encourages.
For promoting his business, Vladimir Martus, its captain-owner, instrumentalizes Ukrainian humanitarian aid for his self profit, uses Russian abominations in Ukraine for his own marketing, dares to call himself a refugee, usurps the status of opponent to Putin and abuses the victim inversion. In the convenient ease of his personal 34-meter yacht and his official receptions, Martus has the cynicism to pretend suffering from Putin in the same way as Ukrainians. Though, the latter lost everything and their family members are mobilized, kidnapped, imprisoned, deported, raped, tortured, murdered, by his compatriots.
At the same time, he maintains close ties with the circles of Russian power, defames the true friends of Ukraine, promotes a pan-Russian ideology and relies on a pro-Putin and Ukrainophobe French-Russian network. He has accomplices even within the French govermental spheres, as shown by his fraud to sanctions endorsed by the customs authorities. Tomorrow, we will all bear the shame of this collaboration!
We ask that Brittany be inspired by the towns of Lorient, Sète and Bordeaux. Spanish Galicia also showed us the way, while excluding the Shtandart vessel from the Vigo festival and forbidding it from calling at A Coruña. Under Article 3ea of EU Regulation No. 833/2014, this Russian vessel must indeed be banned from Concarneau, Gulf of Morbihan, Brest, Camaret, Paimpol, Saint-Brieuc, etc. The « Gwenn ha Du » is not a flag of convenience, that a ship ambassador of a state recognized as a sponsor of world terrorism can defile with impunity!
Aotroù Prezidant Rannvro Breizh, Aotroù Prefed Rannvro Breizh,
Aspediñ a reomp ac’hanoc’h, war an ton bras, da lakaat da dalvezout pempvet lodenn ar c’hastizoù divizet, d’an 8 a viz ebrel 2022, gant holl Stadoù Europa, da-c’houde lazhadeg Boutcha. Hervez ar skrid-mañ ez eo difennet d’an holl listri rus da zont e-barzh porzhioù an Unvaniezh.
Gwelet ar Shtandart, ur yacht prevez rus hag ul lestr o tezougen tremenidi, oc’h ac’hubiñ hag o pistriañ hor rannvro a lak ac’hanomp da vezañ heuget bras. Saotriñ a ra ar vag-mañ, ha homañ e-maez al lezenn, hor bro ha kaoz glad an arvor, dre an digastiz hag an torroù-gwir en devez betek bremañ, hag ivez dre ar prenadur hag an dizurzh sokial a zegas.
En ur ober e aferioù bihan, e klask Vladimir Martus, e gapiten ha perc’henn, tennañ gounid diwar ar skoazelloù dengar evit e vad dezhañ, implij a ra an traoù spontus a ra ar Rused en Ukraina evit e varketing dezhañ e-unan, krediñ a ra lâret ez eo ur repuad, kemer a ra dre widre dilhad un enebour da b-Poutin, ar pezh n’eo ket, hag oc’h en em ginnig evel ur reuzied e touell an dud, ar bed en tu-gin eo. En aezamant e yacht 34 metr hirder hag e abadennoù ofisiel en deus Martus ar spered-ki da lakaat an dud da grediñ e c’houzañv kement hag an Ukrainiz, kollet pep tra gante, izili o familh kaset d’ar brezel, skrapet, lakaet en toull-bac’h, harluet, gwallet, jahinet, drouglazhet gant e genvroiz.
Skoulmañ a ra war an dro darempredoù tomm gant kelc’hioù ar galloud e Rusia, livañ a ra gevier war mignoned wirion Ukraina, skignañ a ra un ideologiezh panrus, ha harpet eo gant ur rouedad franko-rus a-du gant Poutin hag a vag kasoni ouzh an Ukrainiz. Kenwallerien a zo e-kreizig-kreiz melestradurezh uhel Bro-C’hall, evel m’hen diskouez ar floderezh ensammet gant an DNRED. En amzer da zont e vo douget ganeomp-holl mezh ar c’henlabour-mañ !
Goulenn a reomp ma rafe Rannvro Breizh evel kerioù An Oriant, Sètes ha Bourdel, ma vefe a live gant Galisia e Bro-Spagn, skarzhet ganti ar Shtandart eus gouel-meur Vigo ha difennet outañ douarañ e La Coruña. Dre berzh pennad 3 sexies bis reolennoù U.E. n° n°833/2014, e rank al lestr rus-mañ bezañ forbanet eus Konkernev, eus Sizhun ar Mor-Bihan, eus Brest, eus Kameled, eus Gouel kan ar vartoloded, eus Deiz-ha-bloaz ar Grand Léjon, hag all. N’eo ket ar Gwenn-ha-Du ur banniel-lezober, a c’hallfe bezañ saotret dinec’h-kaer gant ul lestr o servij ur Stad anavezet evit bezañ a-dreñv ar sponterezh er bed.
Nann d’ar Shtandart en Europa ! #NoShtandartInEurope, Facebook #NoShtandartInEurope, Website #NoShtandartInEurope, Twitter
Шановний пане Президенте регіону Бретань, Шановний Префекте регіону Бретань,
Ми офіційно закликаємо вас застосувати п’яту частину санкцій, ухвалених одноголосно 8 квітня 2022 року європейськими державами після масових вбивств, вчинених Росією у Бучі. Ця частина санкцій забороняє будь-якому російському судну заходити в порти ЄС.
Токсична окупація нашого регіону «Штандартом», російською приватною яхтою та пасажирським судном, нас обурює. Це судно, що перебуває поза законом, заплямовує сьогодні нашу Бретань і справу морської спадщини безкарністю та привілеями, якими він користується, а також моральною корупцією та соціальним безладдям, яке він спричинив.
У своєму бізнесі Володимир Мартус, його капітан-власник, інструментуалізує українську гуманітарну допомогу для власного прибутку, використовує російську гидоту в Україні для власного маркетингу, наважується називати себе біженцем, узурпує статус опозиціонера Путіна та зловживає інверсією жертви. Перебуваючи комфортно на своїй 34-метровій яхті та офіційних прийомах, Мартус має цинізм стверджувати, що страждає від Путіна так само, як і українці, які втратили все, а членів їхніх сімей мобілізують, викрадають, ув’язнюють, депортують, ґвалтують. катують, вбивають його співвітчизниками.
Водночас він підтримує тісні зв’язки з російськими владними колами, паплюжить справжніх друзів України, просуває російську ідеологію та спирається на франко-російську пропутінську та українофобську мережу. У нього є спільники навіть у вищій адміністрації Франції, про що свідчить шахрайство, схвалене Національним директоратом розвідки та митних розслідувань (DNRED). Завтра ми всі будемо нести ганьбу цієї співпраці!
Ми просимо, щоб Бретань надихалася Лорьяном, Сетом і Бордо. Нехай вона виявиться гідною іспанської Галісії, яка виключила «Штандарт» з фестивалю у Віго та заборонила йому зупинятися в Ла-Коруньї. Згідно зі статтею 3ea Регламенту ЄС № 833/2014, цьому російському судну має бути фактично заборонено плавати в Конкарно, затоці Морбіан, Бресті, Камаре, Пемполі, Сен-Бріє тощо. Прапор Бретані не є зручним прапором, щоб його безкарно міг оскверняти корабель амбасадор визнаної держави-спонсора світового тероризму!
Перші підписанти
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Monsieur le Président de la région Bretagne, Monsieur le Préfet de la région Bretagne,
Nous vous exhortons solennellement à faire appliquer le cinquième volet des sanctions pris, le 8 avril 2022, à l’unanimité des Etats européens suite aux massacres russes de Boutcha. Celui-ci interdit à tout navire russe d’entrer dans les ports de l’Union.
L’occupation toxique de notre région par le Shtandart, yacht privé russe et navire de transport de passagers, nous révulse. Ce hors la loi salit, aujourd’hui, notre Bretagne et la cause du patrimoine maritime par l’impunité et les passe-droits dont il jouit, ainsi que par la corruption morale et le désordre social dont il est à l’origine.
Dans son affairisme, Vladimir Martus, son capitaine-propriétaire, instrumentalise l’aide humanitaire ukrainienne à son profit, utilise les abominations russes en Ukraine pour son propre marketing, ose se dire être un réfugié, usurpe le statut d’opposant à Poutine et abuse de l’inversion victimaire. Dans le confort de son yacht de 34 mètres et de ses réceptions officielles, Martus a le cynisme de prétendre souffrir de Poutine au même titre que les Ukrainiens, qui ont tout perdu et dont des membres de leur famille sont mobilisés, enlevés, emprisonnés, déportés, violés, torturés, assassinés, par ses compatriotes.
Dans le même temps, il entretient des liens étroits avec les cercles du pouvoir russe, diffame les vrais amis de l’Ukraine, promeut une idéologie panrusse et s’appuie sur un réseau franco-russe pro-poutine ainsi qu’ukrainophobe. Il a des complices jusqu’au sein de la haute administration française, comme le montre la fraude endossée par la DNRED. Demain, nous porterons, tous, la honte de cette collaboration !
Nous demandons que la Bretagne s’inspire de Lorient, Sètes et Bordeaux. Qu’elle se montre digne de la Galice espagnole, qui a exclu le Shtandart du festival de Vigo et l’a interdit d’escale à la Corogne. En vertu de l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014, ce navire russe doit effectivement être banni de Concarneau, de la « (censuré) », de Brest, de Camaret, du « Festival du Chant de Marin », de « l’Anniversaire du Grand Léjon », etc. Le Gwenn Ha Du n’est pas un pavillon de complaisance, qu’un navire ambassadeur d’un Etat reconnu sponsor du terrorisme mondial peut souiller impunément !