Open letter to DSNEWS.UA

Request for clarifications about: « У ФРАНЦІЇ РЕТРАНСЛЮЮТЬ ПУТІНСЬКУ ПРОПАГАНДУ,БО ДОСІ НЕ ЗМИРИЛИСЯ ЗІ СВОЇМ МИНУЛИМ »

Dear Madam, dear Sir,

I have read the interview of Ms Jaillard-Chesanovska by M. Aleksei Kaftan. I would like to express, here, the way I understand it.

Like Moreira’s movie, this interview gives just one partial aspect of the issue and leads to confusing generalisations. First of all, we have to remember that it was not the trial of Moreira’s movie. It was a personal case between M. Moreira and Ms. Jaillard-Chesanovska. The court did not pronounce itself about Moreira’s movie. It was not the question. It was not the goal. It is not a question of freedom of speech. It is a question of defamation from Ms. Jaillard-Chesanovska. It is the reason why Moreira sued Ms Jaillard-Chesanovska. The court decision is only about this defamation..

Readers of this article have to know that a very large number of respected actual journalists and researchers from France took documented positions against M. Moreira’s movie. They made it on a professional way and not only emotional positions. They relied on facts and not personal animosity, frustrations and assumptions. These professional journalists and researchers have been heard. They sunk Moreira’s credibility. They have not been sued.
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Notre Dame de la belle verrière un merveilleux ensemble du XIIe qui participe à la renommée internationale de la cathédrale de Chartres

Chartres, Notre Dame de la belle verrière © Bernard Grua 2010

Un vitrail admiré depuis des siècles

Depuis l’origine, cette représentation de Marie fut l’objet d’une grande vénération, mais ce n’est qu’à partir du XVe siècle que ce vitrail fut appelé « Belle Verrière ». Cette appellation reflète l’admiration qu’on a toujours eue pour ce merveilleux ensemble qui participe à la renommée internationale de la cathédrale de Chartres.

Le bleu de Chartres

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Pêche aux poulpes à Kerkennah

Tunisie, petite pêche côtière, à la drina, sur le plateau sous-marin des Kerkennah. Un métier en évolution d’où disparaissent les outils traditionnels dans un environnement fragilisé.

Une voûte bleue, des étoiles filantes plongeant dans la brume

Il est cinq heures et demi du matin ce vendredi 30 septembre 2016. Le Raïs kerkennien Fathi Djebel, d’El Attaya, est en route depuis plus d’une heure sur sa flouka (felouque) motorisée. Dès le départ, son premier geste a été d’allumer son canoun, avec du charbon de bois, sur lequel il préparera en permanence un thé très sucré. Outre son charbon, il a l’essentiel a porté de main: eau, biscuits, cigarettes. Son téléphone portable lui sert de lampe de poche. Dans une heure et demi, il sera sur les lieux où il a placé ses centaines de drinas (nasses) en plastique qui ont remplacé les gargoulettes en terre cuite de Djerba pour piéger le poulpe. Des étoiles filantes chutent du ciel constellé mais une brume basse mouille le bateau. Fathi n’a pas de carte, pas de compas de route. Pour l’instant il fait cap plein Est. Il retrouvera ses pièges grâce à un petit GPS de voiture indiquant que son diesel le propulse à une vitesse de 8 km/h.Lire la suite « Pêche aux poulpes à Kerkennah »

A mes amis tunisiens: après Alep, Tunis?

Comme la majorité du monde arabe, la Tunisie est silencieuse sur le drame d’Alep. La société civile tunisienne, qui a montré à quel point elle savait se mobiliser, est absolument passive à l’exception d’une banderole, « Save Aleppo », quelquefois exhibée sur l’Avenue Bourguiba de la capitale. La justification invoquée est généralement celle-ci: « Les Salafistes ont fait beaucoup de mal. Nous ne pouvons pas prendre position pour Alep car nous passerions pour des Salafistes ». Lire la suite « A mes amis tunisiens: après Alep, Tunis? »

Tchaïka, travaux nécessaires et contraintes rencontrées avant une remise à l’eau

English Summary  (Article en français, ci-dessous)
According to Taras Beniakh, 70% of the reconstruction work was carried out between the middle of June 2016 and the end of July 2016. The 30% last part should be performed on March 2017 if the team can obtain the mandatory visas from the French Embassy in Kyiv, which is hardly eager, even reluctant, to do so, despite the encouraging tweet posted on August, 4, 2016. It should be added that 60 000 Grivnas (or 2 100 Euros) are required to cover the last costs. The main part of theses expenditures concerns the cost of the crane to put back the chaïka on to the water. Gifts can be done, here (in Ukrainian): https://biggggidea.com/p…/kozatska-chajka-presvyata-pokrova/
If the last issues are lifted, then the Cossacks reconstruction work can be completed during the spring of 2017, so that the tchaika « Presviata Pokrova » will be able to sail off shore during next summer and to attend maritime festivals in Ireland, one of the only two countries (the other one being Estonia), which she did not already visit as of today. Ukraine friends from Ireland, can you please share this information to Irish sailors aware of the maritime festivals schedule in their country next summer? Any information is welcome.

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Quelques confidences de la tchaïka Presvyata Pokrova

En cet été 2016, à Palette-Aven, l’Otaman, c’est Taras. Il est épaulé par le savoir-faire de Myron Humenetskyy et par une équipe de jeunes volontaires ukrainiens. Au cours d’un rare instant de repos qu’ils s’autorisent, en face d’une tasse de café, à tour de rôle, Myron et Taras racontent ce qu’ont été et ce que continuent à représenter, pour eux, les expéditions de Presviata Pokrova. Leurs navigations le long de nos côtes et leur attrait pour notre langue ont fait qu’ils s’expriment parfaitement en français. Leurs discours sont si voisins que les paroles de l’un peuvent être attribuées à l’autre.
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Quand un Français du XVIIe siècle nous parle de la tchaïka cosaque

* Les astérisques renvoient au glossaire en fin d’article
Українською мовою

Титульний аркуш першого видання «Опису України» (Руан, 1651)
Титульний аркуш першого видання «Опису України» (Руан, 1651)

On dispose de peu d’éléments d’informations sur les tchaïkas, navires des Cosaques zaporogues du XVème au XVIIème siècle. Il est assez intéressant d’observer que nous devons ces renseignements à un ingénieur français,   Guillaume Le Vasseur de Beauplan, qui fut au service du roi de Pologne entre 1630 et 1647. Dans sa  » Description d’Ukranie, qui sont plusieurs provinces du Royaume de Pologne« .Contenues depuis les confins de la Moscovie, jusques aux limites de la Transilvanie. » Il en fait une présentation fort précieuse.

« Quand ils (les Cosaques) ont dessein d’aller en mer… ils s’acheminent à leur Sczabenisza Worskowa (quartier général dans la Sitch, leur forteresse située sur une île en aval des chutes du Dnipro) qui est leur rendez-vous.

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Burkini et société arabo-musulmane traditionnelle

Burkini, le délire occidental

Comme conséquences d’un certain nombre d’arrêtés municipaux faisant suite à l’attentat de Nice et à des heurts sur une plage corse, chacun y est allé de son post sur le burkini. Ceux qui ne voulaient pas en parler… se sont quand même exprimés en disant que c’était un sujet ridicule. Certains journalistes peu courageux, plutôt que de s’engager ont souhaité, malgré tout, surfer sur ce thème largement médiatisé pour grappiller, eux aussi, un peu d’audience. Alors, ils ont collecté, dans la presse anglo-saxonne, tout ce qui tournait la France en dérision sur cette affaire. D’autres font de l’humour à « trois francs six sous », refusant de s’interroger sur une question de société, se prétendant au-dessus de la mêlée, mais ne renonçant pas à exploiter le bon filon. Pourtant, il doit bien exister des opinions autres que françaises qui contredisent cette « volée de bois vert »? On doit pouvoir trouver quelque part des tentatives d’explication? Le monde entier n’a jamais été unanime. Le monde entier ne se complait pas seulement dans le « French bashing ».
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Tchaïka, la diplomatie fraternelle des Cosaques en Bretagne

Article rédigé par Bernard Grua pour Ukraine Crisis Media Center (UCMC)

L’Ukraine est aujourd’hui victime d’un conflit oublié. Les épreuves qu’elle traverse se noient dans les infortunes qui frappent certaines parties du monde et les aléas de la vie quotidienne, auxquels chacun est confronté. C’est pourquoi l’Ukraine doit se faire connaître. Pour y arriver, elle a besoin d’espoirs, de victoires pacifiques et d’amis. Gagner les cœurs et le respect, c’est bien ce qu’ont réussi à faire, dans une petite ville bretonne, les bénévoles de l’association « Tovarystvo Kish » venus de Lviv.

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Société civile de France, réponse à son Excellence Oleg Shamshur

A: Son Excellence Oleg Shamshur, Ambassadeur d’Ukraine à Paris

Monsieur l’Ambassadeur,

Nous avons pris connaissance de votre article « Réflexions sur la myopie politique »Nous allons tenter d’y apporter un éclairage de citoyens français.

Nous partageons votre perception du problème. Nous trouvons même, que certains de vos propos sont presque trop pondérés: « les chansons douces des sirènes russes trouvent facilement des oreilles compatissantes dans les milieux politiques français ». Il ne faut pas avoir peur des mots. Nous savons tous que, pour nombre de ces « oreilles », il s’agit d’espèces sonnantes et trébuchantes ainsi que d’autres intérêts presque moins avouables. La compétition est féroce pour s’attirer les faveurs du Kremlin. En ce moment, notre classe politique est comme une meute qui s’excite en sentant venir la fin de la partie. Pour le Président Hollande et pour son gouvernement, c’est l’hallali. La perspective de la lutte pour les présidentielles et les législatives de 2017 voit la cause ukrainienne devenir une arme politique contre ceux que l’on veut remplacer demain« Une profonde déception pour moi tout d’abord en tant que citoyen de l’Ukraine ». Si nous pensons, que vous avez raison de vous placer sur le plan moral, nous considérons, néanmoins, que votre approche est insuffisante et, pardonnez-nous, quasi-défaitiste.

Certes, la détresse de l’Ukraine est réelle. Mais peut-elle émouvoir les Français plus que les milliers de noyés de la Méditerranée, que les civils bombardés en Syrie, que les milliers de victimes de Boko Haram, que les millions de morts des conflits de l’Afrique équatoriale? Que fait la France au sujet de toutes ces victimes? Pourquoi l’Ukraine pourrait-elle attendre plus que ne reçoivent ces malheureux?

De leur côté, si désireux d’appeler la compassion à leur égard, les Ukrainiens manifestent-ils de façon déterminée cette compassion pour les autres victimes du chaos mondial? Appuyée par la victoire de Jamala à l’Eurovision, l’Ukraine s’émeut du sort des Tatars de Crimée pour mieux revendiquer son intégrité territoriale. Ce n’est que justice, voir à ce titre l’article d’Informnapalm: « « Krim Nach: La Crimée est à nous! » ou pour rétablir la vérité historique ». Mais que fait l’ancienne « Eglise du silence », l’Eglise grecque-catholique notamment, à l’égard des Chrétiens du Levant, aujourd’hui victimes de persécutions ethnocidaires, qui les balaieront de cette région du monde, la première évangélisée? Pourquoi les Ukrainiens voient-ils souvent les atrocités syriennes comme une concurrence, plutôt que de fusionner leurs revendications légitimes à la face du monde? Pourquoi ne pas approfondir des actions communes comme cela s’est déjà fait en octobre 2015?

Soutenir l’Ukraine, dans son effort de guerre, a un coût élevé. Il se compte en milliards d’Euros prêtés, par l’UE. Les sommes ne seront probablement pas toutes remboursées. Les sanctions ont un coût, elles aussi. Le soutien existe donc. Il est plus important que pour de nombreux pays en grande difficulté. On rappellera aussi l’annulation du contrat Mistral qui a coûté plusieurs centaines de millions d’Euros. La France est le pays qui a payé le plus cher, à ce jour, pour préserver l’Ukraine.

Nous pouvons comprendre les Ukrainiens dont beaucoup de familles luttent au quotidien pour tenter de conserver une vie décente à leurs proches. Nous pouvons comprendre leur indignation sélective. Mais, l’indignation n’est pas une tactique et encore moins une stratégie. Aujourd’hui, dans ce monde pragmatique et pressé de vivre, mettre régulièrement, en avant, l’argument des « fils morts pour l’Ukraine » ne va, hélas, bientôt plus faire d’effet. Il faut aussi avoir des arguments d’un autre ordre. Monsieur l’Ambassadeur, vous et votre peuple risquez de vous enfermer dans la souffrance et l’isolement d’êtres incompris. « Malheureusement, comme on le sait maintenant, la même « initiative » visant à blanchir le pays agresseur, risque de se reproduire le 8 juin » Cette capitulation amère sera sans issue. Il est, malheureusement, vain de s’imaginer que le monde entier doive plus de compassion au peuple ukrainien qu’à d’autres peuples, parce que son histoire a été tragique. A chaque événement pénible, l’ambassade fait part de sa consternation et puis elle sort des écrans. La prochaine « poutinerie », la prendra encore par surprise. Elle se fera insulter, à nouveau, par la clique Mariani. Elle aura le droit à un autre Moreira. Nous avons déjà eu l’occasion d’analyser dans le détail un état d’esprit relativement similaire, ici: « Vers une levée des sanctions?«  Nous vous invitons à en prendre connaissance. Vous y trouverez une mise en perspective contradictoire de ce que vous exprimez en d’autres termes, mais le diagnostic reste le même: une compréhension un peu incomplète de ce qui se passe en France et une résignation dangereuse.

Nous avons appris, hier, la mise au vote de la résolution Pozzo di Borgo grâce à un poste Facebook de Madame  Iryna Gerashchenko « MPs from Ukraine to visit French Senate before vote (08/06/2016) about lifting Kremlin’s sanctions« . Si l’on en juge par la date de votre article cette information est disponible depuis plusieurs jours. Pourquoi ne pas l’avoir fait passer plus largement? Pourquoi dans un pays, la France, littéralement noyé par la propagande poutinienne ne pas chercher, pour une fois, à anticiper? Dans notre texte mentionné précédemment,« Vers une levée des sanctions?« , nous émettions la conclusion suivante: « Si le vote du 28 avril 2016 ne sert pas de leçon en France et en Ukraine, nous pouvons déjà préparer un communiqué lors de la levée réelle des sanctions, isolant un peu plus la juste cause ukrainienne de la population hexagonale. Est-ce bien le but? Il faut agir, refuser cet attentisme et cette fatalité désastreuse. Le temps presse avant la prise de décision de l’éventuelle reconduction des sanctions, en juillet 2016. »

Nous ne pensions pas que cette conclusion serait si rapidement d’actualité. L’Ukraine doit dépasser son émotion. Elle doit faire comprendre aux populations européennes qu’elle les défend de l’expansionnisme agressif du régime de Poutine, devenu sa drogue et sa condition de survie. L’Ukraine ne doit pas traiter avec dédain les arguments économiques de ceux qui réclament la levée des sanctions, même si tout y mis dans une sorte de bouillie à laquelle la poutinosphère nous a habitués. Sa diaspora doit se mobiliser de façon pro-active et non pas réactive. Elle ne doit pas déserter le champ médiatique français. Elle doit l’occuper. L’ambassade d’Ukraine à Paris doit être à l’initiative de la conquête des cœurs français. C’est seulement avec une véritable stratégie d’information et des objectifs clairs que la société civile française, plus généreuse et moins aveugle que sa classe politique, rejoindra votre diaspora et prendra fait et cause pour l’Ukraine, au lieu de s’en éloigner. Aidez-nous à vous aider. Ensemble disons: « Kremlin, sanctions, 8 juin 2016: le Sénat français n’est pas à vendre!« 

RAZOM!

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de notre considération respectueuse.
Bernard Grua, Ex porte-parole et co-fondateur bénévole du collectif No Mistrals for Putin