Quand un Français du XVIIe siècle nous parle de la tchaïka cosaque

Description de la tchaïka ukrainienne par le cartographe français du XVIIe siècle, Levasseur de Beauplan

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* Les astérisques renvoient au glossaire en fin d’article

1. Mode de construction des tchaïkas

Description d'Ukraine
Титульний аркуш першого видання «Опису України» (Руан, 1651)

On dispose de peu d’éléments d’informations sur les tchaïkas, navires des Cosaques zaporogues du XVème au XVIIème siècle. Il est assez intéressant d’observer que nous devons ces renseignements à un ingénieur français,   Guillaume Le Vasseur de Beauplan, qui fut au service du roi de Pologne entre 1630 et 1647. Dans sa « Description d’Ukranie, qui sont plusieurs provinces du Royaume de Pologne. Contenues depuis les confins de la Moscovie, jusques aux limites de la Transilvanie. » Il en fait une présentation fort précieuse.

« Quand ils (les Cosaques) ont dessein d’aller en mer… ils s’acheminent à leur Sczabenisza Worskowa (quartier général dans la Sitch, leur forteresse située sur une île en aval des chutes du Dnipro) qui est leur rendez-vous.

La Sitch des Zaporogues, d'après Riegelmann
La Sitch des Zaporogues, d’après Riegelmann

Là, ils bâtissent des bateaux d ‘environ 60 pieds de long, de 10 ou 12 pieds de large et profonds de 12 pieds.
Ce bateau est sans quille*, bâtit sur un canot de bois de saule ou de tilleul qui a environ 45 pieds de longueur. Il est bordé et rehaussé de planches de 10 à 12 pieds de long, larges d’environ un pied qu’ils chevillent et clouent les unes sur les autres à clin*… (jusqu’à) une hauteur de douze pieds et une longueur de soixante pieds, en élargissant à mesure qu’ils haussent… la chose se comprend mieux dans le dessin que j’ai crayonné grossièrement.

Chajka_kozacka_1664
Tchaika cosaque par le Vasseur de Beauplan, vers 1640

On y remarque les cordons de roseaux gros comme un baril, assemblés… d’un bout à l’autre du bateau, bien liés avec des cordes de tilleul ou de merisier. Ils les bâtissent ainsi que nos charpentiers ont coutume avec des membrures* et des traverses* puis les goudronnent. Ils se servent de deux gouvernails à chaque bout comme le dessin vous les représente. Du fait que leurs bateaux sont d’une grande longueur, ils perdraient trop de temps pour virer lorsqu’il leur est besoin de fuir en arrière. Ils ont, d’ordinaire, dix à quinze rames de chaque bord et vont plus vite que les galères des Turcs à la rame. Ils ont aussi un mât où ils mettent une voile assez mal faite, et ne s’en servent que par beau temps. Ils aiment mieux ramer par grand vent. Les dits bateaux sont sans tillac (non pontés).   Quand ils sont pleins d’eau, les roseaux, qui sont attachés au bateau tout autour, les empêchent de couler…
..Ils se mettent à soixante pour bâtir un bateau, qu’ils rendent prêt en quinze jours. Car ils sont de tous métiers comme je l’ai dit. Ainsi en deux ou trois semaines de temps ils rendent prêts 80 ou 100 bateaux… Ils s’embarquent dans chaque bateau 50 à 70 hommes avec chacun deux fusils et un sabre. Ils ont 4 à 6 fauconneaux (sortes de bombardes légères) à bord de leur bateau.. C’est là le camp volant des Cosaques en la Mer noire qui est capable d’affronter les meilleures villes de la Natolie (Anatolie, Empire Ottoman). »

Note 1: Si l’on considère que Guillaume Le Vasseur de Beauplan utilise le « pied-du-roi » d’avant 1667, alors ce dernier serait de 32,660 cm. Les tchaïkas feraient environ 20 m de longueur, environ 3,5 m de largeur et 4 m de haut. Ce dernier chiffre semble surévalué si l’on se réfère à l’échelle du dessin ci-dessus et si l’on on observe aussi que la partie immergée semble égale au franc bord indiqué plus loin comme faisant moins d’un mètre. Les planches des bordés, quant à elle, mesureraient de 3,3 m à 4 m de longueur sur 0,34 m de largeur.
Note 2: Il faut prêter une attention particulière au commentaire sur le « canot de bois de saule ou tilleul qui a environ 45 pieds de longueur » servant de base à la construction. La tchaïka n’est pas une « galère », un « drakkar » voire une « frégate » comme on peut le lire quelquefois dans la presse. En dépit du fait qu’elle est mue par des avirons* et non par des pagaies, il s’agit plutôt d’une grande pirogue monoxyle* (45 pieds, soit 15 mètres) que l’on rallonge et surélève avec des bordés* supplémentaires appelés aussi fargues*. C’est un mode de construction que l’on continue à observer aujourd’hui dans certaines partie du monde.

Pirogue cosaque monoxyle, agée de 500 ans, longue de 12 m et haute d’1 m, découverte  en Volhynie, près du village de Staroselie Manevychi (région de Lutsk, Ukraine de l’Ouest). Volyn ancient Cossack boat – Унікального човна, що знайшли на Волині, вдалося дістати з води – Photos Володимир Чопюк

Le Vasseur, Bernard Grua
Carte d’Ukraine par Levasseur de Beauplan


2. Expéditions maritimes des tchaïkas

Nous n’entrerons pas dans le détail de la lutte séculaire, voire des alliances, qui ont séparé ou, momentanément, rapproché les Zaporogues, les Tatars et la « Sublime Porte ». Il s’agissait d’affrontements territoriaux, politiques, mercantiles et religieux. Les lignes suivantes de Le Vasseur de Beauplan sont violentes. Elles permettent, néanmoins, de comprendre l’usage que les Cosaques faisaient de leur tchaïkas et comment elles étaient particulièrement adaptées et redoutables, en dépit de leur simplicité.

Slastion-Cossack_boats_reach_Constantinople 1900s« Ainsi équipés, ils descendent le Boristhène (Dnipro)… le Turc d’ordinaire en est averti et fait tenir prêtes plusieurs galères à l’embouchure du Boristhène pour les empêcher de sortir. Mais les Cosaques plus rusés sortent lors d’une nuit obscure proche d’une nouvelle lune … et se tiennent cachés dans les roseaux…où les galères n’osent pas aller. Elles se contentent de les attendre au passage, où elles sont toujours surprises. Toutefois (les bateaux cosaques) ne peuvent si subitement passer qu’ils ne soient aperçus. Alors l’alarme court par tout le pays et va jusqu’à Constantinople…

Ukrainian_cossacks_conquer_Feodosia
Cosaques zaporogues en tchaïkas détruisant les galères ottomanes et capturant Caffa (Feodossia, Théodosie) en 1616.

(Malgré tout, les Cosaques) prennent le temps et la saison si à propos, qu’en trente six ou quarante heures ils sont en la Natolie (Anatolie). Ils mettent pied à terre, chacun un fusil à la main, ne laissant dans chaque bateau que deux hommes et deux garçons pour les garder. Ils surprennent les villes, les envahissent, les pillent et les brûlent. Ils entrent quelquefois une lieue dans le pays, mais retournent aussitôt… 

Et s’ils rencontrent quelques galères turques ou autres vaisseaux ils les poursuivent, les attaquent et les arraisonnent. Et voici comme ils s’y prennent. C’est que leurs bateaux n’ont pas plus de deux pieds et demi sur l’eau (moins d’un mètre au-dessus de la flottaison). Ils découvrent un navire ou une galère avant qu’ils puissent être aperçus d’eux. Ils mettent bas le mât de leur bateau et observent à quel run (quart) de vent ils sont. Ils tâchent d’avoir le soleil dans le dos pour le soir. Puis, une heure avant le coucher du soleil, ils rament avec force vers le navire ou la galère. Ils se tiennent à une lieue de crainte de les perdre de vue et les gardent ainsi. Enfin, environ sur la minuit, un signal étant échangé, ils rament puissamment vers les vaisseaux, la moitié de l’équipage prêt à combattre, qui ne fait qu’attendre l’abordage. Ceux du vaisseau sont étonnés de se voir attaquer par 80 ou 100 bateaux qui les comblent d’hommes et les maîtrisent d’emblée. Ensuite, ils pillent ce qu’ils peuvent trouver d’argent et de marchandise… ce qu’ils pensent leur pouvoir servir, puis coulent le vaisseau (ils n’ont ni l’usage, ni les ressources, pour le faire naviguer) et les hommes par le fond (quand il y a des Chrétiens parmi eux, ils sont libérés, comme à Feodosia). Voila comme en usent les Cosaques…

Sitch
Emplacements de différentes Sitch des Cosaques zaporogues, le long du Dnipro, entre le XVe et XVIIIe siècle, source Ukraine Crisis Media Center – Bas de la carte: Mer noire, Crimée et Mer d’Azov

Après, il leur faut retourner en leur pays. Les gardes sont redoublées à l’embouchure du Boristhène (Dnipro) pour leur faire rendre compte, mais ils se moquent de cela encore… ils vont descendre à une anse qui est à trois ou quatre lieues à l’Est d’Oczakow (Otchakiv). Dans cet endroit, se trouve un vallon fort bas, long de ¼ lieue de grande mer montant quelques fois un demi-pied d’eau. Il y a bien trois lieues à gravir pour atteindre le Boristhène (Dnipro). Les Cosaques se mettent à deux ou trois cents pour tirer, par-dessus le col, leurs bateaux. Les uns après les autres, et en moins de deux à trois jours, ils se rendent dans le Boristhène avec tout leur butin. »

Véloces, calant très peu, marines et fluviales, rapides à construire, furtives, légères, armées, équipées de « caissons de flottabilité » qui amortissent aussi les boulets, pouvant « voyager » sur la terre, les tchaïkas sont bien des engins amphibies de premier ordre. Certains ont même voulu y voir les premiers sous-marins! On peut lire, ailleurs, que les Cosaques avançaient parfois en se dissimulant sous la coque renversée de leur embarcation. New World Encyclopedia-Submarine: « A far ancestor for a submarine is probably a seventeenth-century Ukrainian Cossack riverboat called Chaika (gull) that was used underwater for reconnaissance and infiltration missions. Chaika could be easily capsized and submerged so that the crew was able to breathe underneath like in a modern diving bell and propel the vessel by walking on the bottom of river. Special plummets for submerging and pipes for additional breathing were used ».

Note 3: Il n’a pas été possible de savoir à quelle « lieue » Beauplan faisait référence tant il en existait d’utilisations différentes. L’équivalence en kilomètres varie de 3,25 à 4,28.

Bernard Grua Nantes, août 2016

Autres articles sur la tchaika Presvata Prokova
Tchaïka, la diplomatie fraternelle des Cosaques en Bretagne
– Tchaïka, travaux nécessaires et contraintes rencontrées avant une remise en eau (fin juillet 2016)
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GLOSSAIRE

Aussière: se dit aussi “haussière”, gros cordage pour amarrer ou remorquer un navire.
Aviron (oar): le mot rame n’est pas utilisé en langage maritime. On dit aviron.
Babord (port): côté gauche du bateau en regardant de l’arrière vers l’avant.
Bande-molle: fer plat ou demi-rond garnissant la quille et l’étrave pour les protéger.
Barrot (beam): Pièce de charpente transversale qui reçoit le pont.
Barrotin (half-beam): petit barrot allant d’une serre-bauquière jusqu’à un élongis de capot ou de rouf.
Bau (beam): poutre transversale qui écarte les murailles d’une coque et supporte un pont. Par extension sur un yacht, synonyme de barrot et sur un canot creux synonyme de banc. Le maître-bau correspond à l’endroit le plus large du bateau et au maître-couple.
Bauquière (serre) (shelf): ceinture longitudinale intérieure reliant les membrures sous le pont.
Bôme (boom): vergue situé sur la partie inférieure de la grand voile à corne. Elle s’appuie sur le mat par une mâchoire ou par le vit-de-mulet.
Bordé (planking, plank): désigne à la fois chacune des planches et leur ensemble qui, s’appliquant dans le sens longitudinal sur les membrures, forment le revêtement extérieur de la coque. On emploie souvent le terme bordage pour désigner chaque des planches.
Bordure (foot of a sail): nom du côté inférieur d’une voile, qui peut être libre ou bômée.
Bouge (round): courbure transversale du pont.
Bout’: terme générique pour un filin. En langage maritime, on ne dit pas corde, sauf pour la cloche.
Bras (brace): manœuvre qui sert à faire tourner horizontalement la vergue haute de la grand voile carrée pour l’orienter suivant la direction du vent.
Cadène: pièce d’accastillage solidaire de la coque sur laquelle vient se fixer un hauban.
Cale (hold): espace compris entre le pont et la coque .
Calfatage (caulking): voir calfater.
Calfater (to caulk): bourrer de l’étoupe dans les joints de bordage pour les rendre étanches.
Cap-de-mouton (dead eye): pièce de bois de forme ronde percée de trois trous et utilisée pour raidir les haubans.
Carvelle: clou à tête en forme de diamant et à tête carrée.
Chute (drop of sail): côté arrière et plus ou moins vertical d’une voile.
Clin (clinch): méthode de construction où les bordés se chevauchent, comme les tuiles d’un toit. Nom donné à une virure dans ce type de construction.
Corne (gaff): espar sur lequel est envergué le haut de la voile à corne. La corne se termine à son extrémité avant par une mâchoire en forme de croissant qui embrasse le mât sur la moitié de sa périphérie. La corne est également appelée pic.
Couple (frame): coupe transversale d’une coque; le terme s’emploie également pour les membrures associées deux à deux lorsqu’elles sont dans le même plan transversal
Drisse (halyard): manœuvre servant à hisser les vergues, voiles et pavillons
Ecart: assemblage de bordés bout à bout
Ecoute (sheet): manœuvre courante frappé à l’angle inférieur d’une voile pour régler l’orientation de cette voile.
Elongis (carling): pièce de bois fixée au barrotage dans le sens longitudinal
Enture: assemblage en biseau de deux pièces
Enverguer (to bend a sail): fixer à une vergue la ralingue supérieure d’une voile dite ralingue d’envergure
Espar (spar): pièces de bois pouvant servir de mat, de vergue, de bôme etc.…
Etambot (stern post): pièce arrière de la charpente axiale, prolongeant la quille vers le haut.
Etoupe (oakum): filasse de chanvre.
Etrave: pièce avant de la charpente axiale.
Fargue (wash-board): bordé supplémentaire rehaussant le franc-bord.
Foc (jib): voile triangulaire de l’avant qui s’établie entre l’étrave et le mât.
Fonds (bottom): partie la plus basse située sur la quille et le bas des membrures
Franc-bord (carvel-built): méthode de construction où les chants des bordés sont en contact bord à bord (par opposition à la construction à clin où ils se chevauchent).
Garcette (gasket): cordage mince pour faire différents petits amarrages.
Grand-voile (main sail): voile principale, carrée ou à corne, qui s’établit sur le mât.
Gréement courant (runing rigging): l’ensemble des cordages permettant d’établir et de manœuvrer les voiles.
Gréement dormant (standing rigging): l’ensemble des câbles et des haubans destinés à la tenue de la mâture.
Guindant (hoist of a sail): hauteur d’une voile ou d’un pavillon qui est contre le mat. Pour le foc, le guindant est contre l’étai, hauban avant. (b)
Hauban (shroud): cordage ou câble qui tient le mat. (b)
Hiloire (coaming): planche bordant verticalement une ouverture pour empêcher l’eau d’y entrer.(b)
Jumelles (side piece): paires de flasques dépassant le pont entre lesquelles le mât peut pivoter au moment du mâtage ou du dématâge.(b)
Lisse (batten): latte de bois longitudinale. Les lisses peuvent être provisoire si elles servent pour le tracé ou structurelles pour renforcer une coque dans le sens longitudinal. Elles sont généralement positionnées à l’intérieur des membrures. (b)
Liston (sheer-rail): lisse extérieure servant à protéger la muraille. (b)
Livet (deck-line): ligne de jonction de la coque et du pont. (b)
Maître bau (main frame): partie la plus large du navire.
Mater (à ne pas confondre avec mâter): opération qui consiste à écraser progressivement avec une massette l’extrémité d’un boulon ou d’un rivet afin de le rendre solidaire de l’écrou ou de sa coupelle. (b)
Membrure (rib): l’ensemble des couples d’une charpente. Par extension, le mot membrure est souvent utilisé pour désigner un membre. (b)
Mi-bois: mode d’assemblage où chacune des deux pièces est entaillée de sa moitié.
Monoxyle: se dit d’un ouvrage fait d’une seule pièce de bois. Exemple pirogue monoxyle.
Mortaise: partie femelle d’un assemblage dont la partie mâle est le tenon. (b)
Oeillet (eyelet-hole): cercle métallique riveté permettant de faire un trou dans une voile pour hisser un filin ou une pièce métallique. (b)
Œuvres mortes: partie émergée de la coque. (b)
Œuvres vives: partie immergée de la coque
Passavant: portion latérale du pont située entre les hiloires de rouf ou de cockpit et le plat bord.
Pic (peak): voir corne
Plat bord (planksheer): pièce de charpente longitudinale couvrant à plat la préceinte, les têtes de membrures et la serre bauquière.
Poupe: partie arrière du navire
Préceinte (wale): premier bordé du haut, souvent plus épais que les suivants.
Proue: partie avant du navire (cf. « figure de proue »)
Queue d’aronde: l’un des meilleurs mode d’assemblage en angle de deux pièces. Elle est dessinée et taillée à la forme d’un trapèze.
Quille (keel): longue pièce de bois s’étendant sur toute la longueur du navire et en formant la partie inférieure.
Ralingue (bolt rope): cordage cousu au pourtour d’une voile pour la renforcer.
Scarf: mode d’assemblage en biseau réalisé sur l’épaisseur de deux pièces.
Scarfés: voir scarf
Serre (stringer): ceinture longitudinale intérieure de la coque, qui en raidit la structure.
Tapon: pastille de bois servant à recouvrir les têtes de vis ou de pointe.
Tire-fond: grosse vis à tête carrée ou octogonale.
Tonture (sheer): courbe du haut de la coque et du pont vue de profil.
Traverse: Le Vasseur de Beauplan parle probablement des barrots de pont (ou baux)
Tribord (starbord): côté droit du bateau en regardant de l’arrière vers l’avant.
Varangue (floor timber): pièce de bois qui reçoit les pieds de membrure et les relie à la quille
Vergue (yard): espar sur lequel est envergué une voile
Virure (stracke): bordage qui s’étend sur toute la longueur de la coque et est constitué de deux ou plusieurs bordés mis bout à bout.
Vît-de-mulet (goose neck): ferrure d’articulation entre la bôme et le mât.
Voile à corne (gaft sail): voile qui a la forme d’un quadrilatère irrégulier. La position normale est voisine de l’axe du navire.
Voile carrée (square sail): voile enverguée sur une vergue perpendiculaire au mât et tenue par son milieu. La forme est celle d’un trapèze. La position normale est perpendiculaire à l’axe du navire.

Auteur : Bernard Grua

Bernard Grua a une large expérience internationale. ll réside à Nantes et est expert en conseil, réalisation et analyse d'inventaires, préalablement manager dans un cabinet d'audit anglo-saxon , Diplômé de Sciences Po Paris, officier de Marine de réserve. Hobbies: photographie, géopolitique, patrimoine maritime, reportages dans des pays lointains

3 réflexions sur « Quand un Français du XVIIe siècle nous parle de la tchaïka cosaque »

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