Une tchaïka cosaque totalement à l’Ouest

La tchaïka cosaque, Presvyata Pokrova, construite en 1992, à Lviv, a porté le pavillon aux couleurs azur et or sur toutes les mers et voies navigables d’Europe. Puis, il y a dix ans, elle a trouvé un port d’attache accueillant à Pont-Aven, petite cité maritime bretonne. Le poids de l’âge faisant son œuvre, d’importants travaux de restauration y ont été menés avec l’appui désintéressé et bienveillant de compétences locales. Avant que le navire cosaque puisse reprendre son rôle d’ambassadeur hauturier, il reste à remplacer la paroi extérieure de la coque sous la ligne de flottaison. Le projet n’a pas pu se matérialiser à Camaret ainsi qu’il était prévu. C’est finalement à Châteaulin que la galère ukrainienne, comme on l’appelle parfois, va entrer en chantier grâce à d’amicaux soutiens.
Mais pour cela, il faudra des financements que l’équipe de Lviv ne peut assumer seule. Nous faisons ici un appel aux dons et au partenariat de mécènes.

Qui est Taras Beniakh, l’Otaman de la tchaïka cosaque « Presvyata Pokrova »? Interview.

Taras Beniakh s’intéresse aux autres. Quand il parle, il s’agit généralement de l’Ukraine, de création artistique, de la tchaïka (appelée la « galère ukrainienne, à Pont-Aven), de son équipe, re-devenue équipage, ou de nombreux lieux et connaissances, qui lui sont chers. Cet homme, grand par l’esprit et petit par la taille, court toujours et partout. Il ne prend pas le temps de donner de détails sur lui-même. Communiquant chaleureux et extraverti mais personnalité discrète, peut-être ne le juge-t-il pas nécessaire? Pourtant, aujourd’hui, cet « étonnant voyageur » a accepté de répondre aux questions que nous sommes nombreux à nous poser.

Tchaïka, la diplomatie fraternelle des Cosaques en Bretagne

L’Ukraine est aujourd’hui victime d’un conflit oublié. Les épreuves qu’elle traverse se noient dans les infortunes qui frappent certaines parties du monde et les aléas de la vie quotidienne, auxquels chacun est confronté. C’est pourquoi l’Ukraine doit se faire connaître. Pour y arriver, elle a besoin d’espoirs, de victoires pacifiques et d’amis. Gagner les cœurs et le respect, c’est bien ce qu’ont réussi à faire, dans une petite ville bretonne, les bénévoles de l’association « Tovarystvo Kish » venus de Lviv.
A Pont-Aven, dans cette cité des peintres du Finistère, l’équipe d’Ukrainien a entrepris la restauration d’une Tchaïka, bateau emblématique de l’histoire ancienne et contemporaine de leur pays. On l’y connait sous l’appellation de « la galère ukrainienne ».