À : M. Francois-Xavier Lauch, préfet du département de l’Hérault
Copies :
Quai d’Orsay
M. David O-Sullivan, Commission européenne (sanctions)
Son Excellence, M. Vadym Omelchenko, ambassadeur d’Ukraine en France
M. le Vice-amiral d’escadre Gilles Boidevezi, préfet maritime de la Méditerranée
M. François Commeinhes, maire de Sète
Mme Annick Artaud, M. Raymond Dublanc, co-présidents d’Escale à Sète
Presse
Associations franco-ukrainiennes
Monsieur le Préfet,
Le Shtandart, yacht privé employé par l’Administration présidentielle russe et par la Société russe de géographie, a prévu de faire escale dans le port de Sète du 26 mars au 1er avril 2024. Il doit y réaliser une prestation commerciale au profit du festival « Escale à Sète ». Il s’agit d’une violation du 5e volet des sanctions de l’Union européenne dont vous êtes en charge de l’application dans les ports du département de l’Hérault.
Cadre réglementaire de l’interdiction faite au Shtandart
Le 5e volet des sanctions UE a été pris suite aux massacres russes de Boutcha. Il a été formalisé dans l’article 3 sexies bis du Règlement européen n°833/2014.
1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union.
…
3. Aux fins du présent article, à l’exception du paragraphe 1 bis, on entend par navire:
a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes;
b) un yacht d’une longueur égale ou supérieure à 15 mètres, ne transportant pas de marchandises et ne transportant pas plus de douze passagers; ou
c) un bateau de plaisance ou un véhicule nautique à moteur au sens de la directive 2013/53/UE du Parlement européen et du Conseil;
Article 3 sexies bis du Règlement européen n°833/2014
Il est parfois prétendu que le Shtandart n’est pas assimilé à un « navire de plaisance » ni à un « navire de charge », ce qui « de facto » l’exclurait des « catégories » de navires soumis au champ d’application du règlement UE 833/2014. Nous vous alertons quant au fait que ceci est une invention, une réécriture fallacieuse par un anonyme agent de l’Exécutif, d’un texte législatif, au mépris de la séparation des pouvoirs et de l’Etat de droit. Le paragraphe 3 ci-dessus montre que le texte européen ne crée pas de « catégories ». Il vise à l’exhaustivité et veille à s’assurer qu’aucune embarcation n’est laissée de côté. Peu importe que le Shtandart relève, ou non, par tolérance administrative, de la convention SOLAS. Il entre bien dans le cadre de nombre des conventions maritimes pertinentes définissant un navire tel qu’indiqué à l’article 3 sexies bis paragraphe 3 a) du règlement UE 833/2014, ci-dessus.
À la différence des directives européenne, un règlement n’a pas à être transcrit dans les législations nationales.
« Le règlement est un acte juridique européen, de portée générale, obligatoire dans toutes ses dispositions. Les États membres sont tenus d’appliquer ces dispositions telles qu’elles sont définies par le règlement. Le règlement est donc directement applicable dans l’ordre juridique des États membres. Il s’impose à tous les sujets de droit : particuliers, personnes morales, États, institutions. »
Le navire russe Shtandart ne peut donc pas être considéré comme étant, « de facto » ou « de jure », hors du règlement européen n°833/2014. De plus, il ne peut justifier d’aucunes des dérogations limitativement énumérées au paragraphe 5 de l’article 3 sexies bis.
Le quai d’Orsay se prononce en ce sens.
Position du Quai d’Orsay
Responsabilité du préfet de l’Hérault et risques pénaux encourus
Il est précisé par l’UE que c’est aux préfets d’appliquer les sanctions dans les ports de leur département. Dans l’Hérault, Francois-Xavier Lauch porterait donc la principale responsabilité de la présence illicite du navire russe.
La presse concernant l’illégalité de la présence du Shtandart dans les ports français
À rebours de certains médias se faisant les propagandistes du Shtandart pour complaire à des événements dont ils sont partenaires, certains journalistes ont examiné professionnellement le volet juridique de l’affaire du Shtandart.
Pour sa part David Samzun, maire de Saint-Nazaire, a clairement fait savoir le caractère illégal d’une escale du Shtandart dans sa ville, qui lui était imposée par le préfet de Loire-Atlantique. François Commeinhes, le maire de Sète, pourrait trouver prudent de s’en inspirer.
Communiqué de David Samzun, maire de Saint-Nazaire, sur l’arrivée illégale du Shtandart.
Le Shtandart, un yacht privé employé par l’Administration présidentielle russe et par la Société russe de géographie, aux fins de la propagande impérialiste du Kremlin
Le Shtandart n’appartient à aucun organisme de formation maritime. Il est la propriété de l’entité écran « Shtandart Project » domiciliée à Saint-Pétersbourg, contrôlée à + de 60% par Vladimir Martus, son capitaine. Le reste des parts est détenu par des proches de Martus.
En octobre 2021, six mois avant le début de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine, le Shtandart embarque la mission « La Flamme de Tchesmé » destinée à célébrer, en Mer Égée, « l’une des batailles navales les plus glorieuses de l’histoire militaire russe ». Elle est menée pour le compte de la Société russe de géographie sous le haut parrainage de Vladimir Poutine. Elle est financée par le fonds de subvention de l’Administration présidentielle russe.
Le 18 février 2022, six jours avant le déclenchement de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine, André Maslov, ambassadeur de Russie en Grèce, se félicite longuement, auprès d’un journaliste de RIA Novotsi, du succès de la tournée diplomatique du Shtandart.
En mai 2022, trois mois après le déclenchement de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine, tous les participants de la mission de Tschesmé sont décorés d’une médaille crée pour l’occasion. Cette médaille est aussi attribuée à Sergueï Choïgou et à Vladimir Poutine.
Médaille de la mission diplomatique du Shtandart en Mer Egée – Mai2022
En octobre 2023, il y a moins de quatre mois, la Société russe de géographie se réunit, à Saint-Pétersbourg, pour visionner le film de la mission de Tchesmé tourné à bord du Shtandart.
Le litige du Shtandart, avec Dmitry Atlashkin du ministère des transports, est initié en 2007. Il est technique et non pas politique contrairement à ce que Vladimir Martus et son réseau d’influence pro-russe affirment en France.
Vladimir Martus et le Shtandart s’enfuient de Russie en 2009 pour ne pas être immobilisés à quai après avoir violé, une nouvelle fois, les limites de navigation qui leur ont été fixées en raison de leur activité de transport de passagers.
Le litige du Shtandart avec le ministère russe des transports, concernant la sécurité, est réglé en juillet 2020. Le Shtandart peut revenir librement à Saint-Pétersbourg. Son capitaine-propriétaire l’annonce sur Instagram, sur Facebook, sur Komsomolskaïa Pravda sur le site web du Shtandart et sur Fontonka ru.
Après 2020, le Shtandart reste en Europe car il y trouve des festivals maritimes rémunérateurs et y mène d’autres missions. Ce faisant, Vladimir Martus promeut, avec un talent certain, une extravagante mystification. Son réseau prétend qu’il ne peut pas remettre les pieds en Russie, depuis plus d’une décennie, du fait de son « statut d’opposant ». Pourtant, moins de quinze jours avant le début de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine, il était à son domicile pétersbourgeois. Il s’y trouvait entre début janvier et mi-février 2022, comme annoncé, le 17/01/2022, sur VK, le Facebook russe.
Chez Ouest-France, Laetitia Jacq-Galdeano, reporter, adjointe à la cheffe du service région Bretagne, enquête sur la fiction du Shtandart « navire anti-poutine » et sur la fable d’un Vladimir Martus, « opposant au régime ». On trouvera ci-dessous, ses premières conclusions.
Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, chacun peut vérifier que Vladimir Martus n’est pas un opposant et qu’il travaille pour Sergueï Choïgou ainsi que pour l’Administration présidentielle russe. Ce n’est pas le collectif « No Shtandart In Europe » qui le prétend. Ce sont les textes russes qui en témoignent. Ces textes originaux russes sont tous disponibles, classés chronologiquement. Ils sont aussi disponibles en traduction française :
Je reste à votre disposition pour tout complément d’information et vous prie, Monsieur le Préfet, d’agréer l’expression de mes salutations distinguées.
Le contournement des sanctions européennes par le navire russe Shtandart, dans les ports français, est une affaire internationale dans laquelle est impliqué le sommet de l’appareil d’Etat de notre pays ainsi que le régime russe, à un niveau que seule une enquête approfondie permettrait de préciser. Mais, d’ores et déjà, on peut affirmer qu’elle présente des risques en termes d’image, en termes financiers, en termes de potentielles suites pénales et en termes de sécurité nationale.
Sans autre perspective qu’une vision locale à court-terme, les principaux acteurs de la venue du Shtandart à Paimpol tentent de se justifier par de sommaires déclarations à l’emporte-pièce sans lien avec les faits établis et les documents sourcés qui sont à leur disposition. Même le préfet des Côtes d’Armor y va de sa contribution. Quant au Russe Vladimir Martus, capitaine-propriétaire du yacht privé pétersbourgeois, il pousse ses contre-feux usuels sans que nul ne s’en alarme, ni ne le rappelle à la loi ou au sens des réalités.
Pierre Morvan, président du Festival du Chant de Marin de Paimpol – Photo Ouest-France
1. OF : Pierre Morvan, président de l’association organisatrice (Festival du Chant de Marin), se défendait dans nos colonnes le 8 février 2023, assurant que « le Shtandart n’est pas un navire ambassadeur du régime de Poutine. La position du capitaine, Vladimir Martus, est contre la guerre en Ukraine, comme nous ».
1.1. Ambassadeur de Poutine ?
En février 2023, Pierre Morvan disait avoir fait connaissance de Vladimir Martus en juillet 2022, à Douarnenez. Du Shtandart et de son capitaine propriétaire, il ne savait que ce que ce dernier lui avait raconté pendant une heure de conversation. On pourrait croire que, comme bien d’autres, le président du Festival du Chant de Marin s’est laissé séduire par la fiction très élaborée du navire russe. Mais cela ne peut pas suffire à l’affranchir de sa responsabilité. Pierre Morvan avait été alerté par No Shtandart In Europe, dès le 8 février 2023, par un courrier dont Ouest-France, Le Télégramme, la mairie, la préfecture des Côtes d’Armor, le Préfet maritime et l’ambassade d’Ukraine étaient en copie :
Dans ce document, il était exposé, sources russes à l’appui, la réalité de la nature du faux litige politique de Martus, sa mission de représentation diplomatique financée par l’Administration présidentielle et sa promotion de l’histoire impérialiste russe, laquelle est à l’origine de la guerre en cours :
On rappelle que l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014, qui a été aussi adressé à Pierre Morvan, interdit la présence de TOUT navire immatriculé en Russie dans les ports de l’Union.
Le règlement UE ne vise pas seulement les navires qui ont été ou sont ambassadeurs du Kremlin. Alors, pourquoi chercher à nier un événement largement documenté de façon irréfutable ?
Le 6 juillet 2020 la Société Russe de Géographie rend publique l’expédition « La Flamme de Tchesmé » destinée à célébrer, en Mer Égée, « l’une des batailles navales les plus glorieuses de l’histoire militaire russe ». La mission est placée sous le haut parrainage de Vladimir Poutine et financée par le fond de subvention de l’Administration présidentielle russe.
Le 18 février 2022, six jours avant le déclenchement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, André Maslov, ambassadeur de Russie en Grèce, se félicite longuement, auprès d’un journaliste de RIA Novotsi, du succès de la tournée diplomatique du Shtandart.
En mai 2022, tous les participants de la mission Tschesmé sont décoré d’une médaille crée pour l’occasion. Cette médaille est aussi attribuée à Sergueï Choïgou et à Vladimir Poutine.
Médaille de la mission diplomatique du Shtandart en Mer égée – Mai2022 — Pierre Morvan, président du Festival du Chant de Marin : « le Shtandart n’est pas un navire ambassadeur du régime de Poutine ».
En octobre 2023, la société russe de géographie se réunit, à Saint-Pétersbourg, pour visionner le film de la mission de Tchesmé tourné à bord du Shtandart.
Le « Shtandart, ambassadeur du régime russe », n’est donc pas une allégation du collectif No Shtandart In Europe. Ce sont les textes russes qui en témoignent.
1.2. Vladimir Martus, contre la guerre en Ukraine ?
Tous les entrepreneurs russes responsables d’activités commerciales ou culturelles se disent contre la guerre en Ukraine dès lors qu’ils veulent poursuivre leurs affaires dans notre pays. Vladimir Martus ne fait pas exception. Il n’y a pas lieu de s’en étonner ou de s’en féliciter. Ce n’est pas non plus un motif prévu pour une dérogation au 5e volet des sanctions.
Toutefois, la véritable position de Vladimir Martus, par rapport à la guerre génocidaire russe, est largement moins flatteuse que celle présentée à la presse, à ses clients, aux idiots utiles1 et aux affairistes de France. C’est ce que révèle la revue (26/01/2023) des posts Facebook, en russe, de Vladimir Martus, par Victoria Nikolenko, philologue de Dnipro. Cette analyse a été communiquée à tous les destinataires en copie, y compris la presse, du courrier adressé à Pierre Morvan :
Pierre le Grand, le Shtandart, Poutine, la Russie, l’Europe et la guerre Dessin d’Oleksiy Kustovsky
Il pourrait être avancé que Pierre Morvan, dûment informé, a menti dans sa déclaration à Ouest-France. No Shtandart In Europe se contente d’observer que cet homme s’est exprimé sans discernement eu égard aux fonctions et aux responsabilités qui sont les siennes.
Éric Binard, adjoint à la mairie de Paimpol – Photo mairie de Paimpol
2. OF :À mon sens, il n’y a plus de polémique, appuie Éric Binard, adjoint délégué à la mer, à la mairie de Paimpol. Il a été compris que le capitaine est un opposant reconnu à Vladimir Poutine, qu’il n’est pas retourné en Russie sinon il va être emprisonné. Et l’équipage est composé de Russes et d’Ukrainiens, qui fonctionnent en parfaite harmonie.
Pour apprécier à sa juste valeur le discours tenu, à Ouest-France, en mars 2024, par Éric Binard, adjoint au maire, il est important de noter que la municipalité de Paimpol était destinataire de la lettre adressée, plus d’un an auparavant, à Pierre Morvan. De plus, le 1er août 2023, la municipalité à laquelle il appartient, recevait un autre courrier pour lequel elle était destinataire principale. Il lui était même proposé, sans résultat, une rencontre afin de communiquer tous les éclaircissements qu’elle aurait souhaité avoir.
L’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 n’est pas un texte polémique. Ce document, qui interdit, dans les ports européen, la présence de TOUT navire immatriculé en Russie, a été ratifié à l’unanimité des pays de l’UE.
2.2. Vladimir Martus opposant reconnu ?
Le litige avec Dmitry Atlashkin du ministère des transports est initié en 2007. Il est technique et non pas politique contrairement à ce que Vladimir Martus et son réseau d’influence pro-russe affirment en France.
Martus et le Shtandart s’enfuient de Russie en 2009 pour ne pas être immobilisés à quai après avoir violé, une nouvelle fois, les limites de navigation qui leur ont été fixées en raison de leur activité de transport de passagers.
Le litige du Shtandart avec le ministère russe des transports, concernant la sécurité, est réglé en juillet 2020. Le Shtandart peut revenir librement à Saint-Pétersbourg. Son capitaine-propriétaire l’annonce sur Instagram, sur Facebook, sur Komsomolskaïa Pravda sur le site web du Shtandart et sur Fontonka ru.
Vladimir Martus promeut, avec un talent certain, une extravagante mystification. Mais il n’a jamais prétendu, à notre connaissance, qu’il serait emprisonné. Ceci semble bien être une création délibérée, d’Éric Binard. Et pour cause, Vladimir Martus est rentré à son domicile pétersbourgeois entre début janvier et mi-février 2022. Le 17/01/2022, il l’a annoncé sur VK, le Facebook russe.
À la décharge d’Éric Binard, on peut signaler qu’il n’est pas un cas isolé. Des lobbyistes, des journalistes en mal de contenu attractif, des fonctionnaires, des hommes politiques et des responsables d’événements maritimes ont déjà ajouté leurs propres créations à la fiction sirupeuse de Vladimir Martus. C’est ainsi que, par effet boule de neige, elle est devenue une fable toxique saturant la sphère médiatique.
2.4. Équipage russo-ukrainien fonctionnant en parfaite harmonie ?
Où sont les équipiers ukrainiens ? Éric Binard les a-t-il vus en août 2023, lors du Festival du Chant de Marin ? Non bien sûr. C’est moralement impensable quand on sait ce que représente le Shtandart et l’usage que fait Poutine de Pierre le Grand pour justifier son entreprise génocidaire. C’est surtout techniquement inepte. Les hommes ukrainiens ne peuvent pas quitter leur pays depuis le déclenchement de l’invasion russe à grande échelle, le 24/02/2022.
2.5. La presse dans cette marée noire de compromissions et de fake-news ?
À notre avis, il est temps que la presse cesse de publier, sans les vérifier, les abracadabrantes assertions de personnages en complet conflit d’intérêt. No Shtandart In Europe peut apporter son assistance. Voici près de deux ans que le collectif documente cette fraude et passe au crible chacune des allégations, revenant en boucle, de Vladimir Martus et de son réseau. Ne pas procéder à des diligences professionnelles renforcées, c’est apposer le sceau d’un média reconnu et digne de confiance sur le mensonge russe. C’est contribuer à désinformer l’opinion publique. Le Shtandart est une affaire internationale concernant un pays qui, excepté la dimension militaire, est en guerre contre le nôtre, qu’il menace d’ailleurs, au moins une fois par semaine, de l’apocalypse nucléaire. La vigilance s’impose.
Aujourd’hui, tout le monde peut s’assurer, par soi-même, que Martus n’est pas un opposant, qu’il travaille pour Sergueï Choïgou et pour l’Administration présidentielle russe. Non, ce n’est pas No Shtandart In Europe qui le prétend. Ce sont les textes russes qui en témoignent.
Ces textes originaux russes sont tous disponibles, classés chronologiquement :
Il ne faut cesser de rappeler que la présence du Shtandart dans le port de Paimpol est une fraude au 5e volet des sanctions. Cette fraude est un délit pénal depuis le 28/11/2022 :
Non, ce n’est donc pas le collectif qui considère que le Shtandart est interdit d’entrée dans les ports de l’Union. Ce sont les textes européens qui l’affirment.
Michel Le Coquil, président de la Fête des vieux gréements de Paimpol – Photo Ouest-France
3. OF : Pour Michel Le Coquil, président de la Fête des vieux gréements de Paimpol, « un bateau, c’est un bateau. Ce sont des marins, ils ont le droit d’accoster dans n’importe quel port. On n’y est pour rien de ce qui se passe entre l’Ukraine et la Russie ».
3.1. Ce sont des marins, ils ont le droit d’accoster dans n’importe quel port.
On ne perdra pas de temps à épiloguer sur cet étonnant « argument ». On se bornera à mentionner que celui qui l’énonce avec tant de légèreté est Michel le Coquil, le président de la Fête des vieux gréements de Paimpol 2024, laquelle a recours à la prestation commerciale d’un navire dont l’entrée est interdite dans les ports de l’Union. On lui rappellera qu’un règlement ratifié à l’unanimité des états membres a force de loi, quels que soient les propos ou la négligence d’un fonctionnaire de l’Exécutif. Il ferait bien d’en être conscient, compte tenu de la situation financière précaire de son association, alors que Vladimir Martus fait payer, par avance, sa participation aux événements nautique. À Paimpol, comme ce fut le cas pour Bordeaux en 2022, on peut envisager un risque de non remboursement dans le cas d’une annulation. Par ailleurs, comme signalé ci-dessus, il existe, aussi, un risque pénal pour Michel Le Coquil, ainsi que pour bien d’autres.
3.2. On n’y est pour rien de ce qui se passe entre l’Ukraine et la Russie
Cas quasiment unique dans les parties prenantes à l’affaire du Shtandart, Michel Le Coquil n’a pas la fausse prétention de se sentir concerné par le sort des Ukrainiens dont la frontière est environ à la même distance de Strasbourg, que Brest ne l’est de Nice.
La guerre génocidaire russe en Ukraine telle que la voit, peut-être, le président de la Fête des vieux gréements de Paimpol.
Cet exposé n’est pas le lieu pour expliquer à Michel Le Coquil pourquoi il ne s’agit pas d’un différent ENTRE l’Ukraine et la Russie, mais d’une guerre d’agression génocidaire que la Russie conduit en Ukraine et qu’elle mène en France par d’autres moyens. On ne détaillera pas non plus pourquoi, si l’Ukraine tombe, le conflit militaire s’étendra à d’autres pays européens, où la France devra intervenir opérationellement.
Stéphane Rouvé, préfet des Côtes d’Armor – photo préfecture des Côtes d’Armor
4. OF : De son côté, la préfecture des Côtes-d’Armor, contactée par Ouest-France le lundi 4 mars 2024, ne s’oppose pas à la venue de cette frégate à l’occasion de la Fête des vieux gréements. « Le Shtandart, navire patrimonial russe, est un navire-école qui n’est pas assimilé à un « navire de plaisance » ni à un « navire de charge », ce qui de facto l’exclut des catégories de navires soumis au champ d’application du règlement (UE) 833/2014 modifié », affirme-t-elle.
Il est, tout d’abord, précisé par l’UE que c’est au préfet d’appliquer les sanctions dans les ports de son département. Dans les Côtes d’Armor, Stéphane Rouvé, le préfet du département, porte donc la principale responsabilité de la présence illicite du navire russe.
Le 2 août 2023, Stéphane Rouvé a été le destinataire pour action d’un courrier lui expliquant ce qui est ré-exposé aujourd’hui. Il est utile de le savoir avant d’examiner ce qui suit.
L’activité du Shtandart est commerciale et n’a pas pour objectif de dispenser une formation maritime.
Depuis juin 2022, le navire russe Shtandart, immatriculé en Russie, est basé dans le port de La Rochelle, au mépris du règlement européen.
Là, il est ouvert à des visites payantes. Il en quitte parfois le bassin des chalutiers pour promener des touristes pendant quelques heures dans les pertuis charentais. Il lui arrive moins fréquemment de proposer des excursions durant tout un week-end. En été, il s’absente pour des durées plus longues afin de réaliser des prestations commerciales dans des festivals maritimes français, où il joue le rôle de toile de fond. Entre La Rochelle et le port où a lieu l’événement, voire entre deux événements, le Shtandart embarque des passagers payants qu’il appelle « stagiaires ». À l’occasion, le navire russe est loué pour toute ou une partie de journée, voire pour la soirée, par des entreprises à des fins d’incentives, repas, cocktails, réceptions VIP, que ce soit dans le port de La Rochelle ou lors de festivals maritimes. Il en fait la publicité sur une plateforme dédiée, avec une extension « .eu » et non plus « .ru » comme c’est le cas pour son site web d’origine.
Le Shtandart est un yacht privé, qui n’est rattaché à aucun organisme de formation.
À la différence de l’Etoile, de la Belle Poule, du Sedov, du Kruzenstern, de l’Amerigo Vespucci, etc., le Shtandart n’appartient à aucune institution de formation maritime. Il n’a pas, non plus, de liens fonctionnels avec une quelconque organisation d’enseignement maritime. Le Shtandart est un yacht privé dont le capitaine, VladimirMartus, est majoritairement propriétaire via l’entité écran « Shtandart Project » domiciliée à Saint-Pétersbourg, Russie.
Le Shtandart ne correspond pas aux différentes définitions d’un navire-école.
Dictionnaire de l’Académie française Navire-école: « navire sur lequel les marins sont formés à leur métier. Le porte-hélicoptère « Jeanne d’Arc » servit longtemps de navire-école pour les officiers de la Marine nationale. »
Dictionnaire Larousse Navire-école: « bâtiment conçu pour l’apprentissage du métier de marin. »
Techno-Science « Un navire école est un navire destiné à la familiarisation ou à la découverte de la mer et de la navigation. Ces navires sont utilisés dans différents cadres : Dans la marine : par exemple, la Marine Nationale française utilisa des voiliers comme L’Armorique, la Belle Poule et un porte-hélicoptères, la Jeanne d’Arc, pour l’entraînement des marins. Le Belem est un navire école représentant souvent la France lors de manifestations nautiques. D’autres servent de navires école pour les marines marchandes de leur pays. On doit malheureusement déplorer certaines utilisations douteuses par le passé. »
Wikipedia « Un navire-école est un navire destiné à la familiarisation ou à la découverte de la mer et de la navigation. Plusieurs marines marchandes et marines nationales possèdent leurs propres navires-écoles pour la formation des professionnels de la mer. Le navire-école diffère du bateau-école qui, lui, sert à passer les divers permis de bateaux à moteur de plaisance. »
Le yacht privé commercial Shtandart n’est donc pas un navire-école. Même si c’était le cas, l’argument ne serait d’aucun intérêt. L’article 3 sexies bis du règlement 833/2014 concerne TOUT navire immatriculé sous pavillon russe. Aucune dérogation n’est prévue pour les navires écoles. Le propos du préfet Stéphane Rouvé est non seulement faux, mais également hors sujet. Il sème la confusion.
4.2. Le Shtandart exclu du règlement UE 833/2014 ?
Stéphane Rouvé : « Le Shtandart… n’est pas assimilé à un « navire de plaisance » ni à un « navire de charge », ce qui de facto l’exclut des catégories de navires soumis au champ d’application du règlement UE 833/2014. »
Ceci est une invention, une réécriture fallacieuse par un agent de l’Exécutif d’un texte législatif au mépris de la séparation des pouvoirs et de l’Etat de droit. Le Shtandart entre bien dans le cadre des conventions maritimes pertinentes définissant un navire tel qu’indiqué à l’article 3 sexies bis paragraphe 3 a) du règlement UE 833/2014.
Vladimir Martus, capitaine propriétaire du Shtandart – photo Romuald Augé Sud-Ouest
5. OF : Questionné sur le pavillon russe – obligatoire lorsqu’un bateau prend la mer – l’intéressé lui-même avait affirmé être en opposition avec le pouvoir. Dans nos colonnes, Vladmir Marthus avait réagi en mai 2023 : « Je ne vais pas changer de nationalité pour un dictateur. Ce drapeau n’appartient pas à Poutine mais au peuple russe. »
À la différence de ceux qui le précèdent dans ce texte, Vladimir Martus est un subtil communicant, qui ne se limite pas aux propos de comptoir. Son habileté tient au fait qu’il ne répond pas aux questions qui lui sont posées. Mais il en profite pour promouvoir des éléments de sa réalité alternative de manière à imprimer un peu plus sa fiction dans l’esprit du public, afin d’épaissir le brouillard qui entoure l’affaire du Shtandart. Nous en avons ici trois exemples.
5.1. Pavillon russe – obligatoire lorsqu’un bateau prend la mer ?
Il s’agit d’une diversion. L’interdiction d’entrée dans les ports européens frappe TOUS les navires immatriculés sous pavillon russe. Peu importe qu’ils arborent ou qu’ils n’arborent pas physiquement ce pavillon. De toute façon, si le Shtandart voulait vraiment afficher sa nationalité en mer, le meilleur moyen serait d’allumer son AIS, qu’il a déconnecté depuis le 6 juin 2022 afin de mieux dissimuler ses mouvements.
Il est intéressant d’observer comment Vladimir Martus sait se revendiquer de la légalité quand cela l’arrange, alors qu’il se joue des règlements et de la législation que ce soit en Russie, en France ou en Espagne. Quoiqu’il en soit, la flamme de guerre2 russe qu’il arbore en permanence à la pomme du grand-mât n’est en rien une obligation légale. Ce serait, probablement, plutôt le contraire. Martus n’est pas non plus obligé d’arborer le pavillon russe quand il est dans les ports. La Rochelle, en août 2022, comme d’autres villes, lui en a interdit l’exhibition. Mais il s’y adonne partout, dès lors que cela ne lui est pas expressément prohibé. On se souvient de son passage dans l’écluse de Paimpol, avec pavillon et flamme de guerre russes, qui avait provoqué l’indignation sans que le Festival du Chant de marin 2023 ou la municipalité ne réagissent.
Félicitations à Pierre Morvan, président @FestivalPaimpol, Fanny Chappé, maire @VilledePaimpol, et Stéphane Rouvé, @prefet22, grâce à eux le pavillon 🇷🇺d'un état sponsor du terrorisme dont le dirigeant fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI, flotte sur #Paimpol… 1/5 pic.twitter.com/ViJrl7VKAw
— Bernard Grua – No Shtandart In Europe – Штандарт (@BernardGrua) August 3, 2023
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5.2. Ne pas changer de nationalité pour un dictateur ?
On a, là, le jargon typique des faux opposants russes. D’ailleurs, il n’est pas certain que ce qualificatif de « dictateur » déplaise à Vladimir Poutine.
Mais c’est hors sujet. C’est une nouvelle diversion de Martus. Personne ne lui demande de changer de nationalité. De plus, cela n’aurait aucun impact sur l’affaire présente. Le 5e volet des sanctions ne vise pas la nationalité des personnes. Il ne frappe pas des armateurs, des capitaines ou des équipages. Il cible TOUT navire immatriculé sous pavillon russe, selon le paragraphe 1 de l’article 3 sexies du règlement UE 833/2014.
5.3. Ce drapeau n’appartient pas à Poutine, mais au peuple russe ?
Dans cette troisième diversion, qui n’a pas plus de sens, Vladimir Martus continue à noyer le poisson. Le drapeau actuel de la Russie a été, par le passé, celui de la flotte commerciale russe. Il n’a été adopté, comme emblème national, qu’en 1994. À ce titre, il correspond simplement à six années du pouvoir, honni par les Russes, de Boris Eltsine et à vingt-quatre années du pouvoir de Poutine. Le drapeau russe actuel appartient donc à 80% au régime de Poutine. Signalons malgré tout que, pendant la Seconde Guerre mondiale, le drapeau tricolore blanc-bleu-rouge fut utilisé par une unité militaire, la 1re armée russe ou 1re armée nationale russe. Cette formation était composée de ressortissants de l’Union soviétique. Dans les rangs de la Wehrmacht, elle combattit, aux côtés du Troisième Reich jusqu’en mai 1945. .
Le drapeau des opposants russes au régime de Poutine est blanc avec une bande bleue. Le Shtandart, autoproclamé « navire anti-poutine », ne l’a jamais arboré.
Fanny Chappé, maire de Paimpol – photo de profil Twitter
6. OF : Fanny Chappé, maire de Paimpol… (néant).
Fabrice Loher, maire de Lorient, Pierre Hurmic, maire de Bordeaux, et David Samzun, maire de Saint-Nazaire, ont pris position contre la venue du Shtandart dans leurs ports. François Cuillandre, maire de Brest, David Robo, maire de Vannes, Yannick Moreau, maire des Sables d’Olonne, quant à eux, se sont ouvertement déclarés partisans d’une collaboration avec le navire ambassadeur de Choïgou et de Poutine. Mais c’est le silence du côté de la maire de Paimpol.
Fanny Chappé n’a fait aucune déclaration lors de la première prestation commerciale du Shtandart dans le port des Islandais. Elle se tait encore, alors que Vladimir Martus entend bien récidiver, chez elle, dans sa fraude au 5e volet des sanctions. Seul, parle un adjoint, visiblement ignorant de la dimension du sujet sur lequel il brode. Après le lugubre épisode de Jean-Yves de Chaisemartin, faut-il croire que la présente maire de Paimpol ne dirige pas la ville, qui l’a élue en tant que première magistrate ? Faut-il penser que ce sont les présidents de festivals qui y ont tous les pouvoirs et qui y dictent leur loi, « Ce sont des marins, ils ont le droit d’accoster dans n’importe quel port… » ? Sur sa photo de profil Twitter, Fanny Chappé montre un drapeau ukrainien. Si elle ne peut rien proposer d’autre, on pourrait au moins attendre, de sa part, une déclaration du type de celle d’un homme d’honneur, conscient de ses devoirs, le maire de Saint-Nazaire.
Communiqué de David Samzun, maire de Saint-Nazaire, sur l’arrivée illégale du Shtandart.
Wikipedia : l’expression « idiot utile » s’applique en politique à des personnalités qui servent des desseins divergents de leurs représentations authentiques, et se trouvent, bien que peut-être de bonne foi, utilisées, instrumentalisées ou manipulées. ↩︎
Wikipedia : La flamme est un pavillon de forme allongée qui peut avoir différentes significations, selon ce qu’elle représente. La flamme de guerre, hissée en permanence en tête du mât le plus haut, indique que le navire est armé par du personnel de la marine militaire, et que son commandant a reçu une lettre ou un ordre de commandement, elle peut être remplacée par une marque de commandement. ↩︎
Chaque élément des allégations propagandistes et promotionnelles mises en avant par Vladimir Martus, capitaine-propriétaire du Shtandart, ou par son réseau pro-russe parait anodin, frappé au coin du bon sens et permettant de toucher les bons sentiments des Français. Réfuter une à une ses contrevérités est une tâche quasi impossible pour un auteur et rébarbative pour le lecteur. Pourtant, l’exercice s’impose, car nous sommes, là, dans une réalité alternative cohérente où chaque pièce du puzzle compte. Cette désinformation magistrale a été reprise avec une grande légèreté par nombre de médias désireux de servir un discours plaisant à leur audience, aux festivals maritimes partenaires et aux municipalités. Elle a fini par créer un bruit de fond, devenu vérité établie, qui s’est inscrite durablement dans les esprits.
Le 8 mars 2024, Laetitia Jacq-Galdeano a publié, sur le site web d’Ouest France, « Quel est ce navire russe qui s’amarre dans les ports français alors qu’il n’est pas le bienvenu ? » Cet article montre un professionnalisme digne de louanges. Il est le premier, en France, à véritablement chercher à démêler le faux du vrai dans le narratif sophistiqué qui entoure le navire russe Shtandart. La journaliste s’est lancée dans un travail de Sisyphe. Tant l’affaire concernée est tentaculaire et tant le nombre d’acteurs travaillant à l’obscurcir est considérable. Chacun ne peut que s’incliner au vu du résultat. Mais il ne faut pas oublier de créditer Marie Desevedavy, sans la vigilance de qui cette étude n’aurait, peut-être, pas été lancée.
Nous nous permettons d’apporter, ici, quelques précisions utiles au long chemin qui reste à parcourir vers la démystification, dans l’opinion publique, de la fraude toxique et collaborationniste du navire ambassadeur de Choïgou et de Poutine.
1. OF: Ce collectif (No Shtandart In Europe), opposé à la présence du Shtandart en France, est à l’origine de nombreuses manifestations précédant l’arrivée du navire à Vannes (Morbihan), Saint- Nazaire (Loire-Atlantique), Camaret (Finistère) et Paimpol (Côtes-d’Armor) Incomplet.
No Shtandart In Europe a manifesté à La Rochelle (3 fois), Vigo (Esp), Camaret, Saintes, Lorient, Rouen, Vannes et Baden, mais pas à Paimpol. No Shtandart In Europe a mené des flashmobs à Paris, Nantes, Rennes, Saint-Nazaire, Boutcha (Ukr), Odessa (Ukr), Kropyvnytskiy (Ukr) et Dnipro (Ukr). https://sites.google.com/view/shtandart/lanceurs-dalerte/demonstrations
2. OF: Depuis 2022, il SUSPECTE son capitaine et principal propriétaire, le Saint-Pétersbourgeois Vladimir Martus, d’être proche du Kremlin FAUX.
Non, il ne s’agit pas de suspicions. Il s’agit d’un FAIT ETABLI ressortant de la lecture des sources russes, https://bit.ly/na-russkom, que chacun peut faire et qui seront présentées ci-dessous.
3. OF: L’intéressé (Vladimir Martus) dément avec la dernière vigueur et se définit comme un « réfugié politique », indésirable dans son propre pays depuis 2009 Faux.
Martus et le Shtandart s’enfuient de Russie en 2009 pour ne pas être immobilisés à quai après avoir violé les limites de navigation qui leur étaient fixées en raison de leur activité de transport de passagers. Il s’agit d’un litige, sur la sécurité, initié en 2007, qui tourne, du fait de Martus, au pugilat personnel avec Dmitry Atlashkin, chef du Département de la surveillance maritime et fluviale du Nord-ouest au ministère des transports, (Rosmorrechnadzor). https://www.dp.ru/a/2009/08/25/Simvol_prazdnika_vipuskni — V.Française https://www.spb.kp.ru/daily/24389.4/567498/ — V.Française
Le 10/09/2014, Vladimir Martus dit, dans l’article, « Si la vie est comme celle d’un pirate » (sic), de Novaïa Gazeta, qu’il est interdit de « parler de politique » à bord du Shtandart. Il s’agit d’un élément de langage typiquement russe. Ne « pas parler de politique » veut dire ne « pas critiquer le pouvoir russe« . En clair, cela signfie qu’il est interdit, à bord du Shtandart, de parler de l’annexion de la Crimée et de la guerre que mène la Russie dans le Donbass (MH17, Ilovaïsk, aéroport de Donetsk, Kramatorsk, etc.). https://novayagazeta.spb.ru/articles/9082/ — V.Française Rappelons, néanmoins, que Martus présente le Shtandart comme un « navire anti-Poutine ».
Le 4/12/2016, sur VK (le Facebook russe), Vladimir Martus trouve « génial » que des cadets de la marine russe embarquent à bord du Khersones, grand voilier volé à l’Ukraine lors de l’annexion de la Crimée. https://m.vk.com/wall354135_2353 — V.Française Pourtant, cela ne cadre pas avec le fait qu’il se revendique « russo-ukrainien » et « soutien des Ukrainiens ».
On observe que la communication de la fin du litige est faite seulement huit jours après que la Société Russe de Géographie ait rendue publique l’expédition « La Flamme de Tchesmé » destinée à célébrer « l’une des batailles navales les plus glorieuses de l’histoire militaire russe« . La mission est placée sous le haut parrainage de Vladimir Poutine et financée par le fond de subvention de l’administration présidentielle. Le lecteur est libre de comprendre, par lui-même, les parties qui ont œuvré à la résolution, en faveur de Martus, de son empoignade plus que décennale avec un obscur fonctionnaire du ministère des transports. Pour No Shtandart In Europe, il n’y a aucun doute. https://rgo.ru/activity/redaction/articles/puteshestvie-skvoz-veka-v-god-250-letiya-chesmenskogo-srazheniya-k-grecheskim-ostrovam-otpravitsya-u/ — V.Française L’expédition est prévue pour octobre 2020, mais elle est finalement décalée à l’octobre 2021 en raison du COVID.
Entre début janvier 2022 et la mi-février 2022, Vladimir Martus rentre à son domicile familial de Saint-Petersbourg comme il l’annonce sur VK. D’habitude, il retrouvait sa famille, pour le Noël russe (7 janvier), dans des lieux plus exotiques. https://vk.com/wall354135_3640 — V.Française
Michel Balique, Président de l’association des « Amis des Grands Voiliers », est un des hommes clef, en France, de la construction de la fraude du Shtandart. Incitant toutes les bonnes âmes du monde maritime à s’apitoyer sur le sort du pauvre capitaine qui n’a plus jamais foulé son sol natal, le lobbyiste pro-russe nie, tout d’abord, ce séjour pétersbourgeois, concédant finalement que Vladimir Martus y était allé refaire son passeport. https://medium.com/@NoShtandartInEurope/accueillir-le-shtandart-88aa804ad3d0 Nous invitons les journalistes à vérifier la date d’émission du passeport russe de Martus lorsqu’ils le rencontreront. Au passage, ils pourront en profiter pour lui demander son passeport ukrainien, puisque cet individu prétend fréquemment avoir la double nationalité.
Le 24 février 2022, attaques massives et tirs des missiles sur tout le territoire ukrainien, les militaires russes franchissent les frontières ukrainiennes et avancent vers la capitale. Le même jour, Vladimir Martus, malgré le fait que, par le passé, il avait déclaré à plusieurs reprises qu’il ne s’intéresse pas à la politique (ce qui indique seulement le refus de critiquer le pouvoir russe), met en doute les témoignages des Ukrainiens qui subissent les tirs des missiles russes en écrivant : « Je donnerai mon avis personnel : il me semble que sur la photo [d’une femme ukrainienne blessée lors d’un bombardement, note de trad.] on voit le développement de la carrière de la même actrice. […] C’est nous qui créons les univers dans notre cerveau. Nous vivons dans ce que nous y laissons entrer. Je ne laisse pas cette guerre entrer dans mon univers… ce sont des mensonges, et je ne m’en préoccupe pas ». https://www.facebook.com/vladimir.martus/posts/pfbid0AsURGTpFVWfeqPvos8yKfVhi6hz3sVv8A8fmfmR8UAnHFrbEwP5LhZ6rCGwvL2MKl
=> Les sources russes exposent que Vladimir Martus n’est pas un « »réfugié politique » indésirable dans son propre pays ». C’est, au contraire, un homme rémunéré et apprécié par les cercles du pouvoir.
4. OF: « Je ne vais pas changer de nationalité pour un dictateur », a-t-il (Vladimir Martus) affirmé à Ouest-France en mai 2023, à Paimpol Pipot et diversion
On a là le jargon typique des faux opposants russes. D’ailleurs, il n’est pas certain que ce qualificatif déplaise à Vladimir Poutine. De toute façon, cela ne changerait rien à la définition de la fraude. Le 5e volet des sanctions ne vise pas des personnes. Il ne frappe pas des armateurs, des capitaines ou des équipages. Il vise TOUT navire immatriculé sous pavillon russe.
5. OF: Ce drapeau n’appartient pas à Poutine, mais au peuple russe Faux.
Le drapeau actuel de la Russie a été, par le passé, celui de la flotte commerciale russe. Il n’a été adopté, comme emblème national, qu’en 1994. À ce titre, il correspond simplement à six années du pouvoir honni d’Eltsine et à vingt-quatre années du pouvoir de Poutine. Le drapeau russe actuel appartient donc à 80% au régime de Poutine. Signalons malgré tout que, pendant la Seconde Guerre mondiale, le drapeau tricolore blanc-bleu-rouge fut utilisé par les troupes collaborationnistes qui combattirent aux côtés du Troisième Reich. https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_Russie
6. OF: Le Shtandart est-il réellement un « navire de la paix », où cohabitent marins russes et ukrainiens, comme le plaide Vladimir Martus, dans les ports bretons où sa présence fait polémique ? Faux
Prétendre, auprès de la presse, que le Shtandart a un équipage russo-ukranien, est malhonnête et techniquement inepte. Le 4 septembre 2023, nous avons répondu en détail à François Cuillandre, maire de Brest, sur ce sujet. https://bernardgrua.net/2023/09/04/shtandart-brest-francois-cuillandre/
7. OF:SELON le collectif #NoShtandartInEurope, moins de six mois avant l’invasion russe en Ukraine, le trois-mâts a mené en mer Égée une mission pour le compte de la Société russe de géographie, dirigée par le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou et financée par le Fonds de subvention de l’Administration présidentielle russe. FAUX
Non, ce n’est pas No Shtandart In Europe qui l’affirme. Ce sont de NOMBREUX TEXTES OFFICIELS RUSSES QUI LE DÉMONTRENT. Nous les avons présentés ci-dessus.
8. OF: Et en juin 2023, quand les organisateurs de l’Armada de Rouen lui ont demandé de hisser le drapeau ukrainien à la place du russe pour faire taire la polémique, le capitaine Martus a préféré… ne rien hisser du tout -> Faux.
Ce n’est pas le choix de Martus. Le sujet est singulièrement plus complexe pour un.e Français.e, même s’il est évident pour un.e Ukrainien et pour un.e Russe.
Assez rapidement après le début de l’invasion à grande échelle, Vladimir Martus décide de hisser le pavillon ukrainien dans les basses envergures pour se présenter comme « soutien de l’Ukraine ». De même, la plupart des entrepreneurs russes, qui résident en Europe, se teintent prestement de bleu et de jaune pour poursuivre leurs affaires. Sur TikTok, il est d’ailleurs donné des conseils aux voyageurs russes pour dissimuler leur nationalité. Pour Martus, il est entendu que le Shtandart conserve, bien plus haut, la flamme de guerre russe en tête du grand mât et le pavillon russe sur le mâtereau de poupe ou à la vergue de brigantine. Avec les deux pavillons, celui du bourreau, en haut, et celui de la victime, plus bas, sans rien faire contre la guerre, le Shtandart peut se présenter comme le « navire de la paix » et être accueilli à bras ouvert, par ceux qui y ont intérêt. Le stratagème fonctionne merveilleusement auprès des naïfs, des idiots utiles et de la presse partenaire des événements. Cette dernière en fait des articles sirupeux. https://www.letelegramme.fr/bretagne/toutes-les-infos/le-message-de-paix-du-capitaine-d-un-navire-russe-aux-fetes-maritimes-de-douarnenez-video-295568.php
Arthur Gazzarin et le journal Libération sont mis en demeure, de publier un démenti. Ils n’obtempèrent pas et font maintenant l’objet d’une plainte déposée par Jean-Claude Orgeval auprès du procureur du tribunal de Grande Instance de Quimper. https://bit.ly/shtandart-gazzarin-liberation
C’est Jean-Pierre Pasternak, président de l’Union des Ukrainiens de France, qui met fin à la supercherie. Il écrit aux préfets des départements concernés pour les informer qu’une nouvelle exhibition des couleurs ukrainiennes, par le Shtandart, risque d’être une cause de troubles à l’ordre public. En conséquence, cet usage est interdit au navire russe.
Comme l’on pouvait s’y attendre, l’affichage du pavillon et de la flamme de guerre russes, sans la « caution » du pavillon ukrainien, dans le Golfe du Morbihan, sur la Seine, à Paimpol et aux Sables d’Olonne déchaîne un raz-de-marée d’indignation. L’audience de No Shtandart In Europe en est décuplée.
Audience Shtandart sur X
9. OF: (Quai d’Orsay): le profil du capitaine ne semble pas justifier une telle dérogation Prudence.
Aucune des « dérogations » prévues à l’article 3 sexies bis du règlement UE n’est applicable au Shtandart. Ce terme a parfois été utilisé à tort pour parler d’une « exception », injustifiée elle aussi. France 3, dès juin 2022, a été source d’une grande confusion en parlant systématiquement de dérogation là où il s’agissait d’exception. https://drive.google.com/file/d/1Ht7wNIIH4i1xbU_VSJ-oHc4-BRMJqvKN/
10. OF:(DNRED) La frégate… serait « exclue de facto des sanctions européennes » Hors la loi.
Le « De facto » utilisé par la DNRED, en janvier 2023, c’est le « fait accompli » cher à la politique étrangère de Vladimir Poutine. La France est un Etat de droit où c’est le « de jure » qui a cours, constitutionnellement. La DNRED préfère dire que le Shtandart est hors règlement UE, lequel a valeur de texte législatif. En clair, même pour la DNRED, le Shtandart est hors la loi. Ce que ne cesse d’affirmer le collectif. https://drive.google.com/file/d/1CdSqRq2nOxQSDRZiCNEl-JTkwd77aTS1
11. OF: Recontacté un an plus tard, le Quai d’Orsay nous renvoie aujourd’hui vers le ministère de l’Intérieur, lequel nous renvoie… vers le Secrétariat de la Mer (?) Logique.
Selon les informations partagées par Michel Balique, et qui sont donc à manier avec la plus extrême prudence, la décision de ne pas appliquer les sanctions au Shtandart aurait été prise directement par Elizabeth Borne lorsqu’elle était première ministre. La mise en œuvre aurait été orchestrée par le « Secrétariat général de la mer (SGMER) ». Le « Secrétariat général de la mer (SGMER) » est un organisme interministériel placé sous l’autorité du Premier ministre français. Il est chargé de coordonner les actions de l’État en mer. L’actuel Secrétaire général de la mer est Didier Lallement, mieux connu en tant que préfet de police de Paris, que pour son respect de la loi et son expertise maritime. Le « Secrétariat général de la mer (SGMER) » ne doit pas être confondu avec le « Secrétariat d’État chargé de la Mer », une sorte de ministère de la mer au rabais. À part le passe-droit, non signé, rédigé par un fonctionnaire anonyme de la DNRED, nous n’avons connaissance d’aucun écrit officiel « légitimant » la fraude du Shtandart. Les vrais auteurs de l’affaire poussent les préfets à s’exposer vis à vis de la presse. Ceux-ci seront les seuls à porter le chapeau lorsque la déshonorante farce française du Shtandart sera terminée.
12. OF: Sollicitée, la préfecture de Région, à Rennes, nous a renvoyés vers les préfectures départementales Logique.
Le texte européen dit que l’application des sanctions maritimes est du ressort des préfets de département. https://drive.google.com/file/d/1BS3AXw0VnQa-m8wCUxxAwvn1Y_f2bfGC/view Le préfet de région n’a aucune raison de mettre la main dans une aventure où il n’y a plus que des mauvais coups à prendre, surtout depuis les récentes prises de position d’Emmanuel Macron.
13. OF: Celle (la préfecture) des Côtes-d’Armor estime qu’il s’agit « d’un navire-école », ce qui l’exclurait des sanctions européennes Complicité.
Si le Shtandart était véritablement un « navire-école », ce qui est loin d’être le cas, cela ne lui vaudrait pas plus dérogation au 5e volet des sanctions. Le 2 août 2023, Stéphane Rouvé, Préfet des Côtes d’Armor, a été clairement informé, par le collectif, de ce à quoi il s’exposait en ne mettant pas fin à la fraude du Shtandart. https://bernardgrua.net/2023/08/02/paimpol-shtandart-prefet-cotes-d-armor/ Aujourd’hui, Ouest France nous rapporte qu’il cautionne cette fraude.
14. OF: Une seule ville bretonne a opté pour la prudence. En mars 2022, au lendemain de l’invasion russe en Ukraine, Lorient (Morbihan) a préféré décommander le navire russe, invité des fêtes maritimes de Lorient Océans Certes.
Rappelons qu’en ce qui concerne les festivals maritimes, « invité », pour un navire, veut dire prestataire de service rémunéré. La position de Lorient est, néanmoins, très intéressante, car elle est antérieure au 8 avril 2022, date d’adoption des sanctions. Mais l’exemple de Saint-Nazaire montre qu’un maire ne peut pas s’opposer au préfet si celui-ci décide de lui imposer la présence du Shtandart. https://drive.google.com/file/d/1qFM6BP1O_6OxpVrKbvL1hUnNVe1wNfTY/view
Rouen, juin 2023 : Patrice Bernier, Michel Balique et Vladimir Martus Photo publique Facebook de Patrice BernierLudovic Pacciarella, Jean-François Foutaine (maire de La Rochelle) et Patrice Bernier Photo publique Facebook de Patrice BernierLudovic Pacciarella, cuistot, avitailleur, homme de main et « officier de liaison » (sic) du Shtandart Photo publique Facebook de Ludovic Pacciarella
Photo de couverture, image publique du compte Facebook de Monsieur Fortuné Pellicano
Dans le journal Ouest-France, Monsieur Fortuné Pellicano, Président Délégué des Fêtes Maritimes de Brest 2024, propose de discuter avec ceux qui s’opposent à la prestation de service du navire russe Shtandart lors de ce grand événement du patrimoine maritime devant se tenir à la pointe de Bretagne. Le collectif » No Shtandart In Europe » fait suite, par courrier, à son invitation.
À l’attention de : M. Fortuné Pellicano – Conseiller régional de Bretagne – Adjoint au maire de Brest – Conseiller à Brest Métropole – Président Délégué des Fêtes Maritimes de Brest.
Copies :
Commission européenne
Quai d’Orsay
Ambassadeur d’Ukraine en France
Ceclant Premar 2
Préfet du Finistère
Presse
Mouvement européen / UEF
Associations franco-ukrainiennes
Nantes, le 9 mars 2024
Monsieur le Conseiller régional, Cher Monsieur Pellicano,
Dans l’article de Mme Laetitia Jacq-Galdeano paru le 09/03/2024, « Aux Fêtes maritimes de Brest 2024, le navire russe Shtandart invité « avec plaisir » », vous présentez les motifs qui auraient poussé la ville de Brest à envisager de recourir, en juillet 2024, à la prestation commerciale de ce yacht privé contournant le 5e volet des sanctions européennes pris suite aux massacres de Boutcha.
Vous précisez que « S’il y a des gens qui veulent évoquer le sujet avec nous, nous sommes ouverts à la discussion ». J’ai donc l’honneur d’accepter cette invitation et de solliciter, avec vous-même, un rendez-vous pour des représentants du collectif international #NoShtandartInEurope.
À mon sens, il serait judicieux d’y convier un cadre du bureau « Action de l’ Etat en Mer » de Ceclant Premar 2 ou son Officier Relations Publiques afin que la position des autorités maritimes soit clairement connue. En effet, en 2023, les propos du Préfet Maritime de la deuxième région ont été retranscrits, dans la presse, de façons très confuses, voire contradictoires, par des journalistes qui, à l’exception de M. Raphael Baldos (La Croix), ne me mesuraient pas la complexité d’un tel sujet généralement traité comme un émotionnel fait divers local.
Il me semble important que le Préfet du département du Finistère soit aussi présent, car (pièce jointe 1) pour l’ « Accès aux ports français pour des navires battant pavillon russe dans le cadre du règlement européen 833/2014 » – « Les autorités compétentes pour délivrer les autorisations prévues dans le cadre du règlement européen 833/2014 sont les préfets de département et les directeurs de grands ports maritimes ».
L’ordre du jour de cette réunion pourrait comprendre les questions suivantes :
Quels sont les documents russes qui prouvent que le yacht privé Shtandart et son capitaine/propriétaire, Vladimir Martus, sont un outil de propagande du régime russe entretenant des liens étroits avec Sergueï Choïgou et l’administration présidentielle russe ?
Comment le Shtandart, navire ambassadeur de Poutine et de la Société Russe de Géographie, présente-t-il potentiellement un risque pour la sécurité nationale ?
Pourquoi l’accès aux ports de l’Union est-il interdit à TOUT navire immatriculé en Russie ?
Pourquoi l’invraisemblable passe-droit de la DNRED (pièce jointe 2) est-il une violation de l’Etat de droit probablement dictée par un ou des réseaux pro-russes œuvrant, en France, au cœur de l’appareil d’ Etat?
Pourquoi la complicité avec le délit que représente une fraude aux mesures restrictives européennes est-elle passible de poursuites, les sanctions pénales étant aggravées pour les agents de l’Etat ?
Quelles sont les actions prévues par le collectif pour s’opposer à la prestation commerciale du Shtandart aux Fêtes maritimes de Brest 2024 ?
D’ici là, je me permets de vous inviter à prendre connaissance des informations suivantes :
Dans l’attente de cette réunion, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Conseiller régional, Cher Monsieur Pellicano, l’expression de mes salutations distinguées.
Bernard Grua, Nantes
Animateur et porte parole du collectif No Shtandart In Europe,
El colectivo « No Shtandart In Europe » hace un llamamiento a todos los ucranianos y amigos de Ucrania residentes en España a OPONERSE, por todos los medios posibles, a la ocupación de sus puertos por el buque ruso Shtandart, embajador de un régimen genocida.
El colectivo « No Shtandart In Europe » exige el FIN de las INTRIGAS y CHANCHULLOS de Vladimir Martus, ciudadano ruso y capitán/propietario del Shtandart, que burla las normas y leyes de nuestros países mientras los ensucia con su presencia, propaganda, mentiras y corrupción, así como con las amenazas y difamaciones de sus lobistas y secuaces.
El colectivo « No Shtandart In Europe » insta a los Estados miembros de la UE a BANNIR a Vladimir Martus, que está explotando en su propio beneficio el desastre humanitario ucraniano causado por sus compatriotas y por el supremacismo imperialista de una cultura rusa que él promueve.
Un barco y su capitán trabajando para el gobierno ruso.
Vladmir Martus afirma ser un opositor al régimen ruso, en el exilio desde 2009. Esta fábula, repetida sin verificación por los medios de comunicación franceses, es falsa. Los textos rusos, incluidos los escritos por el propio Vladimir Martus, demuestran que mantiene estrechos vínculos con Sergei Shoigu y la administración presidencial de Vladimir Putin. El Shtandart, presentado como un barco anti-Putin, es en realidad un instrumento de la propaganda imperialista rusa.
La bibliografía rusa (2007-2023), recogida por No Shtandart In Europe, es absolutamente inequívoca y contradice el discurso victimista presentado a la prensa francesa o española por Vladimir Martus y su red de influencia: bit.ly/na-russkom. Esta bibliografía rusa también está disponible en francés: bit.ly/shtandart-bibliographie
Un buque cuya presencia en puertos de la UE es ilegal.
A diferencia de las directivas europeas, que deben transponerse a la legislación nacional de los países de la UE, los reglamentos son de alcance general, obligatorios en todos sus elementos y directamente aplicables en todos los Estados miembros de la UE. Tienen fuerza de ley.
Queda prohibido dar acceso, después del 16 de abril de 2022, a puertos y, después del 29 de julio de 2022, a esclusas situados en el territorio de la Unión, a CUALQUIER buque registrado bajo pabellón de Rusia, con excepción del acceso a esclusas para salir del territorio de la Unión.
Ninguna de las falsas alegaciones (apoyo de Ucrania, buque escuela, tripulación ruso-ucraniana, oposición al régimen ruso, doble nacionalidad del capitán, organización caritativa, armador alemán, víctima de Putin al igual que los ucranianos, etc.) esgrimidas por Martus y su red merecería una excepción al 5º paquete de sanciones, aunque fueran ciertas. Sin embargo, las autoridades y la prensa francesa, que no lo comprueban y a menudo se olvidan de citar, o incluso de leer, el texto de las sanciones, no hacen más que dar vueltas a este disparate.
Flashmob en Bucha contra el Shtandart
Un barco que, en Francia, defrauda la normativa de la UE con la complicidad de la cúpula del aparato estatal.
Según las disposiciones europeas (National competent authorities sanctions implementation, anexo 1, páginas 15 y 16), en Francia, la coordinación general de las sanciones corre a cargo del Quai d’Orsay (Ministerio de Asuntos Exteriores). La prohibición de entrar en los puertos debe ser aplicada por los prefectos de departamento y/o los directores de los grandes puertos marítimos (Marsella, Nantes, Dunkerque, La Rochelle, Burdeos). Los prefectos departamentales son nombrados por decreto del Presidente de la República Francesa. Los directores de los grandes puertos marítimos son nombrados por decreto del Gobierno de la República Francesa. Evidentemente, en un Estado tan jacobino y centralizado como Francia, ninguno de los « responsables » de este fraude rinde cuentas a los representantes elegidos por el pueblo ni a los ciudadanos, un gran número de los cuales desaprueba esta colaboración tóxica.
La presencia del Shtandart es motivo de escándalo en los puertos visitados.
Audiencia para los tweets que se oponen a la violación de las sanciones por el Shtandart
Una orden sin firma de la DNRED, « Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières » (Dirección Nacional de Inteligencia e Investigación Aduanera) reescribe el artículo 3 sexies bis del Reglamento europeo 833/2024.
El buque ruso SHTANDART es conocido por nuestros servicios.
Que sepamos, no pertenece a ningunas entidades incluidas en la lista.
Desde el 16 de abril de 2022, nos preguntan regularmente por su situación, dada la entrada en vigor de nuevas normas aplicables a los buques rusos: en virtud del artículo 3 sexies bis del Reglamento 833/2014 modificado sobre medidas restrictivas en relación con las acciones desestabilizadoras de Rusia en Ucrania, « Queda prohibido dar acceso, después del 16 de abril de 2022, a puertos situados en el territorio de la Unión, a cualquier buque registrado bajo pabellón de Rusia ».
Un documento de la Dirección General del Tesoro (DGT) precisa el alcance de las sanciones para las siguientes categorías de buques :
un buque incluido en el ámbito de aplicación de los convenios internacionales pertinentes (SOLAS, MARPOL o el Convenio Internacional sobre Líneas de Carga). En la práctica, se trata de buques de 500 GT o más (del más pequeño al más grande) que navegan comercialmente en el transporte marítimo internacional;
un yate de 15 metros o más de eslora, que no transporte carga ni más de 12 pasajeros;
o c) una embarcación de recreo o moto acuática en el sentido de la Directiva 2013/53/UE del Parlamento Europeo y del Consejo (*5).
Las autoridades marítimas locales, incluidas las de La Rochelle, han clasificado el buque como « buque de construcción tradicional » fuera del ámbito de aplicación del Reglamento (UE), ya que no se asimila a un « buque de recreo » ni a un « buque de carga », lo que lo excluye de facto de las categorías de buques sujetos al ámbito de aplicación del Reglamento (UE) 833/2014 modificado. »
La DGT no ha impugnado esta clasificación.
Posición de la Dirección Nacional de Inteligencia e Investigación Aduanera (DNRED), 23/01/2023, anexo 2
Nótese el « de facto » que sustituye al « de jure », en línea con la práctica de los hechos consumados tan cara a la política exterior del gobierno ruso. No deja de ser preocupante verla invocada por la administración francesa.
Haciendo caso omiso de la ley, la DNRED se ha negado a proporcionar a No Shtandart In Europe el documento de la DGT en el que dice basarse. No es éste el único motivo de asombro. El « passe-droit » (favor concedido a alguien en contra de la ley, de las normas o de los usos habituales) de la DNRED inventa el término « entidades incluidas en la lista » y se refiere a « categorías » que no aparecen en el reglamento de la UE, que cubre CUALQUIER barco registrado bajo pabellón ruso. Afirma falsamente que el Shtandart no está cubierto por muchos de los convenios marítimos pertinentes que definen lo que es un buque [artículo 3e bis, §3 a)].
A efectos del presente artículo, con excepción del apartado 1 bis, se entenderá por buque: a) toda embarcación comprendida en el ámbito de aplicación de los Convenios internacionales…
El « passe-droit » de la DNRED miente cuando sostiene que las sanciones sólo afectan a los buques de más de 500 GT. Pero la conclusión es lo más asombroso. Sostiene que la repetición de infracciones en el puerto de La Rochelle, ciudad notoriamente bajo influencia rusa, para peor, sentaría una jurisprudencia.
En resumen, el texto del reglamento europeo pretende claramente ser exhaustivo. Sus distintos apartados demuestran que se ha asegurado de que ningún barco ruso pueda colarse en la red. La malicia de los agentes de influencia prorrusos que trabajan en el seno de la administración francesa consiste en intentar hacer creer, mediante estos detalles, que sólo determinados tipos de embarcaciones son objeto de una prohibición.
Este tipo de galimatías sirve de justificación a los prefectos departamentales. Sobre todo, demuestra que el fraude de la Shtandart está organizado al más alto nivel de la República Francesa. Sin embargo, cuando el ejecutivo se arroga el derecho de reescribir la legislación, ya no hay separación de poderes. Ya no hay Estado de Derecho. Así funciona la Rusia de Putin. En Francia, el fraude de Shtandart nos muestra que las redes rusas o prorrusas pueden, sin ningún control, ejercer su influencia hasta la cúspide del aparato del Estado. Desde luego, no es un ejemplo a seguir para la democracia española.
El Quai d’Orsay (Ministerio francés de Asuntos Exteriores), encargado de coordinar las sanciones, se opone en vano al fraude de Shtandart.
A petición de la Secretaria General, la Sra. Anne-Marie Descôtes, sírvase encontrar la siguiente respuesta:
Desde un punto de vista jurídico, el artículo 3 sexies bis del Reglamento (UE) nº 833/2014, que establece que los buques -incluidos los de recreo- que enarbolen pabellón ruso tienen prohibido fondear en puertos europeos, podría aplicarse a este buque, a menos que se desee hacer una excepción al respecto de forma expeditiva.
El buque puede solicitar al Ministerio de Hacienda una excepción a esta aplicación, pero no hay garantías de que se le conceda.
El perfil del capitán no parece justificar tal exención. Sería aconsejable que la Prefectura se pusiera en contacto con él para explicarle la prohibición a la que se expone si no deja de enarbolar la bandera rusa.
Anne-Marie Descôtes, Secretaria General del Quai d’Orsay, 16/03/2023, anexo 3
En los puertos franceses, los prefectos hacen « su ley », desafiando a los representantes elegidos.
El 16 de agosto de 2023, Fabrice Rigoulet-Roze, prefecto del departamento de Loira-Atlántico, impuso la presencia del Shtandart a David Samzun, alcalde de la ciudad portuaria de Saint-Nazaire. El cargo electo le recordó la normativa europea, en vano.
Esta mañana me he enterado por la prensa de la posible llegada de una fragata rusa al puerto de Saint Nazaire y de los interrogantes que esta llegada, de confirmarse, plantea. Mi posición ha sido puesta en entredicho, y me gustaría recordarles que, como alcalde, no estoy investido de los poderes de la autoridad portuaria, ni del poder de policía del puerto, tal y como se especifica en el Código de Transportes.
También me gustaría recordarles que, de acuerdo con la normativa europea, salvo en casos de emergencia y para salvar vidas humanas, después del 16 de abril de 2022 está prohibido dar acceso a los puertos y, después del 29 de julio de 2022, a las esclusas situadas en el territorio de la Unión Europea a cualquier buque registrado bajo pabellón ruso, con la excepción del acceso a las esclusas para salir del territorio de la Unión Europea.
David Samzun, Alcalde de Saint-Nazaire, 16/08/2023, anexo 4
También en este caso, el prefecto invocó el fondo del falaz pase de la DNRED. Se burló de la normativa europea y de la valiente postura adoptada por el alcalde y el Quai d’Orsay.
« Las sanciones de la Unión Europea no están destinadas a aplicarse a este tipo de embarcaciones de recreo históricas », afirman los servicios del Estado. »No se trata de una excepción, sino de una aplicación de la legislación europea que excluye a este tipo de buque (no es un buque mercante, ni un buque militar) ».
« …En virtud del artículo 83, apartado 1, del Tratado de Funcionamiento de la Unión Europea, el Parlamento Europeo y el Consejo pueden establecer normas mínimas relativas a la definición de las infracciones penales y de las sanciones en ámbitos delictivos que sean de especial gravedad y tengan una dimensión transfronteriza. Los ámbitos delictivos actualmente enumerados en dicho artículo son los siguientes: el terrorismo, la trata de seres humanos y la explotación sexual de mujeres y niños, el tráfico ilícito de drogas, el tráfico ilícito de armas, el blanqueo de capitales, la corrupción, la falsificación de medios de pago, la delincuencia informática y la delincuencia organizada…«
« Una circunstancia agravante sería, por ejemplo, que el delito se cometa en el marco de una organización delictiva o por un funcionario público. »
N.D.A.: nos referimos a los prefectos de los departamentos y a los directores de los grandes puertos.
« Los Estados miembros también deben adoptar medidas para congelar y confiscar los ingresos procedentes del incumplimiento de las sanciones. »
N.D.A.: podemos pensar aquí en las sumas recibidas por el Shtandart de festivales y fletadores.
Autoridades españolas responsables de la aplicación de sanciones marítimas
Dirección General de la Marina Mercante (Directorate General of Merchant Marine) Calle de Ruiz de Alarcón, 1 28071 Madrid Website: https://www.mitma.gob.es/maritimo
Puertos del Estado Avenida del Partenón, 10 Campo de las Naciones, 28042 Madrid Website: www.puertos.es Email: sanciones@puertos.es Tlno: +34 915245551
National competent authorities sanctions implementation, annexo 1, page 14
Cuando el Shtandart fue expulsado de la Ruta Iacobus Maris y se le prohibió hacer escala en La Coruña, julio de 2022
El Shtandart retirado de la Ruta Iacobus Maris, 22/06/2022Русский военный корабль, иди на хуй
A propósito del asunto Shtandart, en julio de 2022, la prensa española se mostró más profesional e independiente que la francesa. Esperemos que siga haciendo justicia a la profesión de periodista.
Colaborador de « Ukrinform » y « Ukraine Crisis Media Center »
Ex dirigente del colectivo que consiguió la cancelación del festival de cine ruso « Entre Lviv et l’Oural » (Entre Lviv y los Urales) en Nantes en marzo-abril de 2022.
Coordinador del foro de asociaciones franco-ucranianas del oeste de Francia : « Forum Nantes Ukraine »
Concebidor de la plataforma « Ensemble le 24 février / Разом 24 лютого » , que maximizó la movilización nacional en el sombrío segundo aniversario del inicio de la invasión rusa a gran escala de Ucrania.
Activista y voluntaria de la asociación franco-ucraniana Tryzub en Nantes.
Anexos
1. National competent authorities sanctions implementation
Comme de nombreux navires russes contournant les sanctions, le Shtandart (MMSI: 273452840) a déconnecté son AIS, depuis le 6 juin 2022, afin de ne pas être localisé.
Le collectif No Shtandart In Europe appelle tous les Ukrainiens et tous les amis de l’Ukraine résidant en Espagne à S’OPPOSER, par tous les moyens possibles, à l’occupation de leurs ports par le navire russe Shtandart, ambassadeur d’un régime génocidaire.
Le collectif No Shtandart In Europeexige qu’il soit MIS FIN AUX AGISSEMENTS de Vladimir Martus, citoyen russe, capitaine-propriétaire du Shtandart, qui se moque de la réglementation et des lois de nos pays tout en les souillant par sa présence, sa propagande, ses mensonges et sa corruption ainsi que par les menaces etles diffamations de ses lobbyistes ou de ses hommes de main.
Le collectif No Shtandart In Europe exhorte les Etats membres de l’Union à BANNIR Vladimir Martus, qui exploite à son profit la catastrophe humanitaire ukrainienne causée par ses compatriotes et par le suprémacisme impérialiste d’une culture russe qu’il promeut.
Un navire et son capitaine qui travaillent pour le gouvernement russe.
Vladmir Martus se prétend un opposant du régime russe, en exil depuis 2009. Cette fable, reprise sans vérification, par les médias français est fausse. Les textes russes y compris ceux de la main de Vladimir Martus montrent que ce dernier entretient des liens étroits avec Sergueï Choïgou et avec l’administration présidentielle de Vladimir Poutine. Le Shtandart présenté comme un navire anti-poutine est, en fait, un instrument de la propagande impérialiste russe.
La bibliographie russe (2007-2023), collectée par No Shtandart In Europe, est absolument sans aucune équivoque et contredit le discours victimaire présenté à la presse française ou espagnole par Vladimir Martus et par son réseau d’influence : bit.ly/na-russkom. Cette bibliographie russe est disponible également en français : bit.ly/shtandart-bibliographie
Un navire dont la présence est illégale dans les ports de l’UE.
À la différence des directives européennes, qui doivent être transcrite dans les législations nationales des pays de l’UE, les règlements revêtent une portée générale, ils sont obligatoires dans tous leurs éléments et sont directement applicables dans tous les États membres de l’UE. Ils y ont force de loi.
Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union…
Aucune des mensongères allégations (soutien de l’Ukraine, navire école, équipage ukraino-russe, opposant au régime russe, double nationalité du capitaine, organisation caritative, armateur allemand, victime de Poutine au même titre que les Ukrainiens, etc.) proférées par Martus et par son réseau ne vaudrait une dérogation au 5e volet des sanctions, y compris si elles étaient véridiques. Pourtant, ces balivernes sont invoquées en boucle par les autorités et la presse française, qui ne procèdent à aucune vérification et oublient souvent de citer, voire de lire, le texte des sanctions.
Flashmob à Boutcha contre le Shtandart
Un navire qui, en France, fraude la réglementation UE avec des complicités jusqu’au sommet de l’appareil d’état.
Selon les dispositions européennes (National competent authorities sanctions implementation, pièce jointe 1, pages 15 et 16), en France, la coordination générale des sanctions est assurée par le Quai d’Orsay (ministère des Affaires étrangères). L’interdiction d’entrer dans les ports doit être mise en œuvre par les préfets de départements et/ou les directeurs des grands ports maritimes (Marseille, Nantes, Dunkerque, La Rochelle, Bordeaux). Les préfets de départements sont nommés par décret du président de la République française. Les directeurs des grands ports maritimes sont nommés par décret du gouvernement de la République française. En clair, dans un Etat aussi jacobin et aussi centralisé que la France, aucun des « responsables » de cette fraude n’a de compte à rendre aux élus du peuple ou aux citoyens, dont un large nombre désapprouve cette collaboration toxique.
La présence du Shtandart est source de scandales dans les ports visités.
Audience des tweets s’opposant au viol des sanctions par le Shtandart
En Ukraine, en Espagne et en France, des manifestations et des flashmobs s’opposent à la présence du Shtandart : https://bit.ly/shtandart-protests
Un ordre de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED), non signé, ré-écrit l’article 3 sexies bis du règlement européen n°833/2024.
Le navire russe SHTANDART est connu de nos services.
A notre connaissance, il n’appartient pas à une entité listée.
Depuis le 16 avril 2022, nous sommes régulièrement interrogés sur sa situation, compte tenu de l’entrée en vigueur de nouvelles règles applicables aux navires russes: aux termes de l’article 3 sexies bis du règlement 833/2014 modifié concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine, « il est interdit de donner accès après le 16 avril 2022 aux ports situés sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavilion russe ».
Un document de la Direction Générale du Trésor (DGT), reprend la portée des sanctions aux catégories de navires suivantes :
un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes (les conventions SOLAS, MARPOL ou convention internationale sur les lignes de charge). En pratique, il s’agit des navires de 500 GT et plus (du plus petit au plus grand) qui naviguent commercialement dans la navigation internationale;
un yacht d’une longueur égale ou supérieure à 15 mètres, ne transportant pas de marchandises et ne transportant pas plus de douze passagers;
ou c) un bateau de plaisance ou un véhicule nautique à moteur au sens de la directive 2013/53/UE du Parlement européen et du Conseil (*5).
Les autorités maritimes locales dont celles de la Rochelle ont classé le navire comme « navire de construction traditionnelle » en dehors du règlement (UE), car il n’est pas assimilé à un « navire de plaisance » ni un « navire de charge », ce qui de facto l’exclut des catégories de navires soumis au champ d’application du règlement (UE) 833/2014 modifié. »
Ce classement n’a pas été contesté par la DGT.
Position de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED), 23/01/2023, pièce jointe 2
On notera le « de facto » remplaçant le « de jure », en phase avec la pratique du fait accompli chère à la politique étrangère du pouvoir russe. ll est, néanmoins, inquiétant de le voir invoqué par l’administration française.
Bafouant le droit, la DNRED a refusé de communiquer, à No Shtandart In Europe, le document de la DGT sur lequel elle dit s’appuyer. Ce n’est pas le seul motif d’étonnement. Le passe-droit de la DNRED invente le terme « entités listées » et fait référence à des « catégories » ne figurant pas dans le règlement UE, qui vise TOUT navire immatriculé sous pavillon russe. Il prétend faussement que le Shtandart n’est pas concerné par nombre de conventions maritimes pertinentes définissant ce qu’est un navire [Article 3 sexies bis, §3 a)].
Aux fins du présent article, à l’exception du paragraphe 1 bis, on entend par navire: a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes;
Le passe-droit de la DNRED ment quand il soutient que les sanctions ne touchent que les navires de plus de 500 GT.
Mais c’est encore la conclusion qui est la plus renversante. Elle invoque le fait que la répétition des infractions dans le port de La Rochelle, ville notoirement sous influence russe, pour le pire, vaudrait jurisprudence.
En résumé, le texte du règlement européen vise clairement à l’exhaustivité. Ses différents alinéas montrent qu’il a fait en sorte qu’aucune embarcation russe ne puisse passer à travers les mailles du filet. Toute la malice du réseau pro-russe, œuvrant au sein de l’administration française, est de tenter de faire croire, par le biais de cette énumération, que seulement certains types de navires font l’objet d’une interdiction.
Un tel salmigondis sert de « justification » aux préfets de départements. Il prouve surtout que la fraude du Shtandart est organisée au plus haut niveau de la République française. Pourtant, lorsque le pouvoir exécutif s’arroge le droit de réécrire les textes législatifs, il n’y a plus de séparation des pouvoirs. Il n’y a plus d’Etat de droit. C’est ainsi que fonctionne la Russie de Poutine. En France, la fraude du Shtandart nous montre que les réseaux russes ou pro-russes peuvent, sans contre-pouvoirs, exercer leur influence jusqu’au sommet de l’appareil d’Etat. Ce n’est certainement pas un exemple à suivre pour la démocratie espagnole.
Le Quai d’Orsay (ministère des Affaires étrangères), en charge de la coordination des sanctions, s’oppose en vain à la fraude du Shtandart.
A la demande de Mme la Secrétaire Générale, Mme Anne-Marie Descôtes, je vous prie de trouver les éléments de réponse ci-après :
D’un point de vue juridique, l’article 3 sexies bis du règlement (UE) n° 833/2014, qui dispose que les navires- y compris de plaisance battant pavillon russe ont interdiction de mouiller dans les ports européens, pourrait s’appliquer à ce bâtiment, à moins qu’il ne soit souhaité d’y faire une exception en opportunité.
Le bâtiment peut demander une dérogation de cette application à la Direction Générale du Trésor, sans garantie qu’elle y donne suite.
En opportunité, le profil du capitaine ne semble pas justifier une telle dérogation. II pourrait être recommandé que la Préfecture prenne son attache, afin de lui exposer l’interdiction à laquelle il s’expose, s’il ne cesse pas de battre pavillon russe.
Dans les ports français, les préfets font la loi, au mépris des élus.
Le 16 août 2023, David Samzun, maire de la ville portuaire de Saint-Nazaire, s’est vu un imposer la présence du Shtandart par Fabrice Rigoulet-Roze, le préfet du département de la Loire-Atlantique. L’élu a rappelé, en vain, le règlement européen.
J’apprends ce matin par voie de presse la venue potentielle d’une frégate russe dans le port de Saint- Nazaire et les interrogations que cette venue, si elle se confirme, suscite. Interpellé dans ma fonction, je tiens à rappeler que je ne suis pas, en tant que maire, investi des compétences de l’autorité portuaire ni du pouvoir de police portuaire comme précisé dans le Code des transports.
Je rappelle par ailleurs, conformément aux réglementations européennes, que sauf en cas d’urgence et de sauvegarde des vies humaines, il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situés sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union.
David Samzun, maire de Saint-Nazaire, 16/08/2023, pièce jointe 4
Là aussi, le préfet a invoqué la substance du fallacieux passe-droit de la DNRED. Il a tourné en dérision le règlement européen et la courageuse prise de position du maire ainsi que celle du Quai d’Orsay.
“Les sanctions de l’Union Européenne n’ont pas vocation à s’appliquer à ce type navire historique de plaisance”, indiquent les services de l’Etat, “il n’y a pas de dérogation, mais une application du droit européen qui exclut ce type de navire (ce n’est pas un navire de commerce, ni un navire militaire)”.
« …En vertu de l’article 83, paragraphe 1, du traité sur le fonctionnement de l’UE, le Parlement et le Conseil peuvent établir des règles minimales relatives à la définition des infractions pénales et des sanctions dans des domaines de criminalité particulièrement grave revêtant une dimension transfrontière. Les domaines de criminalité énumérés dans cet article sont le terrorisme, la traite des êtres humains et l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants, le trafic illicite de drogues, le trafic illicite d’armes, le blanchiment d’argent, la corruption, la contrefaçon de moyens de paiement, la criminalité informatique et la criminalité organisée…«
« Une circonstance aggravante serait, par exemple, le fait que l’infraction a été commise dans le cadre d’une organisation criminelle ou par un agent public« .
N.D.A. : on pense ici aux préfets de départements et aux directeurs des grands ports maritimes.
« Les États membres doivent également prendre des mesures pour geler et confisquer les produits de la violation des mesures restrictives« .
N.D.A. : on pense ici aux sommes reçues des festivals et des affréteurs par le Shtandart.
Autorités espagnoles en charge de l’application des sanctions maritimes
Dirección General de la Marina Mercante (Directorate General of Merchant Marine) Calle de Ruiz de Alarcón, 1 28071 Madrid Website: https://www.mitma.gob.es/maritimo
Puertos del Estado Avenida del Partenón, 10 Campo de las Naciones, 28042 Madrid Website: www.puertos.es Email: sanciones@puertos.es Tlno: +34 915245551
National competent authorities sanctions implementation, pièce jointe 1, page 14
Lorsque le Shtandart s’est fait expulser de la Ruta Iacobus Maris et interdire d’escale à La Corogne, juillet 2022
Vigo: le Shtandart interdit de participation à la Ruta Iacobus Maris, 22 juillet 2O222Русский военный корабль, иди на хуй
Concernant l’affaire du Shtandart, en juillet 2022, la presse espagnole s’est montré plus professionnelle et plus indépendante que la presse française. Souhaitons qu’elle continue à faire honneur au métier de journaliste.
Concepteur de la plateforme « Ensemble le 24 février / Разом 24 лютого » ayant permis de maximiser la mobilisation nationale pour le sinistre deuxième anniversaire du déclenchement de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine.
Activiste et bénévole à l’association franco-ukrainienne Tryzub de Nantes.
Pièces jointes
1. National competent authorities sanctions implementation
La « Fête des vieux gréements de Paimpol », présidée par Michel Le Coquil, a l’intention de recourir à la prestation commerciale du navire russe Shtandart, ambassadeur de Sergueï Choïgou et de Vladimir Poutine. Il s’agirait pour le port costarmoricain d’une deuxième violation du 5e volet des sanctions pris suite aux massacres de Boutcha.
N’ayant rien trouvé à redire au précédent créé par le « Festival du Chant de Marin », le Préfet, Stéphane Rouvé, et la Maire, Fanny Chappé, souilleraient une nouvelle fois la Bretagne et le mouvement soutenant le patrimoine maritime au profit des affaires d’un individu, Vladimir Martus, se prétendant faussement un opposant au régime génocidaire de Moscou. On trouvera, ci-dessous, des éléments sourcés à destination de la presse locale, qui s’est montrée, jusqu’à ce jour, singulièrement complaisante àl’égard d’une fraude relevant du pénal.
Objet – Navire russe Shtandart, Paimpol : la fraude au 5e volet des sanctions UE, par la « Fête des vieux gréements », serait bien un délit. Cette fraude est passible de poursuites pénales.
À l’attention de: Mme*** Ouest-France Paimpol
Copies:
David O-Sullivan, Commission européenne, département des sanctions
Vadym Omelchenko, Ambassadeur d’Ukraine en France
Stéphane Rouvé, Préfet des Côtes d’Armor
Fanny Chappé, Maire de Paimpol
Roman Sushchenko, ex-prisonnier politique de Poutine, Vice-président de l’oblast de Tcherkassy.
Oleksiy Goncharenko, député à la Verkhovna Rada, membre de l’Assemblée parlementaire au Conseil de l’europe.
Union des Ukrainiens de France
Union des Ukrainiens en Bretagne
Solidarité Bretagne Ukraine
Association Ukraine Iroise
Unis pour l’Ukraine 56
Mouvement européen
Comité Diderot, Thinktank français sur les sanctions
Michel Le Coquil, Pdt Fête des vieux gréements de Paimpol
Le 2 mars 2024
Chère Madame ***,
Je vous remercie pour notre conversation téléphonique de ce jour.
« No Shtandart In Europe » est un collectif lanceur d’alerte créé en juin 2022, à Nantes et à La Rochelle. Il y avait urgence. En effet, comme l’écrivait le député ukrainien, Oleksiy Goncharenko, à Jean-François Fountaine (maire), cette dernière ville est gangrenée, au profit du Shtandart, par l’affairisme russe et pro-russe ainsi que par le chantage, le harcèlement, la diffamation et les menaces à l’égard des Ukrainiens ou des sympathisants de la cause ukrainienne. Depuis juin 2022, le collectif « No Shtandart In Europe » s’est élargi à d’autres villes de France et d’Espagne.
Je vous présente les quelques sources dont nous avons parlées.
Voici les cinq seuls textes qui, pour l’instant, ont tenté, en France, de sortir du narratif propagandiste et des fake-news de Vladimir Martus, capitaine propriétaire du navire russe Shtandart, ou de ses thuriféraires français :
Les sources russes confirment les liens étroits de Vladimir Martus, avec Sergueï Choïgou et Vladimir Poutine, jetant aux orties ses prétentions au statut d’opposant.
Je rappelle que nous utilisons et nous continuerons à utiliser les termes correspondant exactement à cette affaire scandaleuse : fraude, délit pénal, collaboration, collabos, réseaux d’influence russes, corruption, propagande, complicité au sommet de l’appareil d’Etat français, ukrainophobie, affairisme, illégalité. Les procédures-bâillons lancées à notre encontre ne nous ont pas fait reculer, et ne nous feront pas reculer. Nous ne nous arrêterons que lorsque le Shtandart aura quitté les ports de l’UE et que les coupables français de cette fraude auront été jugés, à quelques niveaux qu’ils se trouvent.
Pour votre information, voici des documents montrant que, à Paimpol, ni les organisateurs de festivals, ni la mairie, ni la préfecture, ni la presse, ne sont dans l’ignorance de la véritable dimension de l’affaire du navire russe Shtandart. En Bretagne, à la différence de l’Espagne, les médias régionaux, tels Ouest-France et Le Télégramme, portent une très lourde responsabilité dans la promotion du narratif fallacieux du navire russe Shtandart.
Concepteur de la plateforme « Ensemble le 24 février / Разом 24 лютого » ayant permis de maximiser la mobilisation nationale pour le sinistre deuxième anniversaire du déclenchement de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine.
Activiste et bénévole à l’association franco-ukrainienne Tryzub de Nantes.
Annexes
Août 2023, Paimpol à l’honneur sous pavillon et flamme de guerre russe, plus de 56 000 vues
Tweet du 4 aout 2023
Août 2024, Paimpol récidive
Post Facebook de la « Fête des vieux gréements de Paimpol »
Position du Quai d’Orsay (MAE France)
Le ministère des Affaires étrangères est opposé à la fraude du Shtandart
L’Association Franco-Ukrainienne Tryzub, le Centre Socio-Culturel Franco-Ukrainien Toloka, le Groupe Ukrainien Mriya, le Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne de France (CRCUF), le Forum Nantes Ukraine et le comité citoyen No Shtandart In Europe, invitent tous les amis de l’Ukraine à se joindre à la manifestation nantaise du collectif national « Ensemble le 24 février / Разом 24 лютого » afin d’affirmer haut et fort leur soutien à un peuple en grande souffrance. Le point de ralliement est fixé Place Graslin, à 15 heures le samedi 24/02.
Le 24 février 2022, Poutine ordonnait l’invasion de l’Ukraine et engageait son entreprise terroriste. Le collectif national https://bit.ly/ensemble24fevrier, initié par l’Union des Ukrainiens de France dans le cadre de la campagne internationale #StandWithUkraine de l’Ukrainian World Congress présente, au 13/02/2024, 67 événements et regroupe 135 associations, syndicats et organisations, dans 49 villes. Il appelle à une grande mobilisation populaire en défense de l’Ukraine, lors du deuxième anniversaire du déclenchement de la guerre à grande échelle lancée par la Russie.
Face à l’expansionnisme impérialiste de la Russie, nous exhortons tous les responsables français et européens à apporter immédiatement l’aide financière et militaire dont l’Ukraine a un besoin vital pour lui assurer la victoire et éviter la propagation de la guerre à d’autres pays en Europe.
Nous exigeons le retrait de l’armée russe du territoire ukrainien, qui doit retrouver ses frontières internationalement reconnues ; le retour chez elles des populations ukrainiennes déportées, des enfants et des prisonniers de guerre ; ainsi que le jugement des criminels de guerre.
Programme de la manifestation nantaise du collectif « Ensemble le 24 février / Разом 24 лютого »
15:00 – 16:15 Rassemblement Place Graslin
Mot d’accueil de Zoriana Haniak, Présidente de l’Union des Etudiants Ukrainiens en France, Vice Présidente du CRCUF;
Prise de parole de personnalités ;
Prise de parole des associations ;
Chants du quatuor ukrainien Nantes-Ukraine ;
Musique du groupe ukrainien Mriya, Saint-Nazaire ;
Lancement de la campagne Tryzub « Une ambulance pour le bataillon d’Oleh Sentsov » par Olesya Telizhenko, porte parole de Roman Sushchenko, Vice-Président du Conseil régional de Tcherkassy.
Présentation des dessins réalisés par les enfants de Toloka.
16:15 – 16:45 Cortège Place Graslin – Basilique Saint-Nicolas.
Halte Place du commerce.
16:45 – 17:15 Basilique Saint-Nicolas
Bougies allumées devant le chœur de la basilique ;
Célébration orthodoxe, oraison pour les victimes de la guerre russe en Ukraine ;
Chants polyphoniques ukrainiens.
17:15 – 17:45 Cortège Basilique Saint-Nicolas – Place Royale
Les enfants prennent les bougies allumées et précèdent le cortège jusque devant la fontaine de la Place Royale.
17:45 – 18:45 Rassemblement Place Royale
Témoignages des victimes de la guerre russe ;
Chants du quatuor Nantes Ukraine, musique du groupe Mriya.
18:45 – 19:30 Final Place Royale
À la tombée de la nuit, enregistrement des messages de participants à l’attention des défenseurs de l’Ukraine devant les bougies dessinant une carte de l’Ukraine et précédant la fontaine éclairée en bleu et en jaune.
Carte interactive des événements du collectif national « Ensemble le 24 février / Разом 24 лютого »
Mise à jour 13/02/2024
Voir la carte interactive sur la plateforme du collectif. Insérez la carte interactive sur votre média ; copiez, ici, son code HTML.
Visuels de la manifestation nantaise
Appel du collectif « Ensemble le 24 février / Разом 24 лютого »
Contacts presse
Victoria Atamanenko Egorov : assotryzub@gmail.com, Tel : 06.12.93.27.32
Bernard Grua : ensemble24fevrier@gmail.com, Tel : 07.53.90.03.44
L’Institut Catholique d’Enseignement Supérieur de Vendée (ICES), en annonçant une conférence « Anne de Russie, reine de France » par Raphaëlle Auclert, spécialiste (sic) d’histoire russe, ressort un marronnier de la propagande moscovite, lourd de sens alors que la guerre d’agression russe fait rage en Ukraine. Il interroge sur le révisionnisme et sur l’orientation idéologique de cet établissement ainsi que sur ses liens avec un État d’où partent régulièrement des menaces d’apocalypse nucléaire contre notre pays.
Je fais suite au courrier de l’Eparchie St Volodymyr que vous trouverez ci-dessous. Je vous invite à regarder une vidéo officielle d’Isabelle le Masne de Chermont, conservatrice du département des manuscrits à la Bibliothèque Nationale. Elle décrit l’autographe d’Anna Yaroslavna (née vers 1024, 1032 ou en 1036 à Kyiv et morte entre 1075 et 1089). Cette dernière, considérée à tort comme reine de France, était, en fait, reine des Francs : « regina Francorum », comme nous l’apprenons.
Le petit royaume franc, confetti de l’empire carolingien, n’était pas encore la France, alors que la Grande principauté de Kyiv était le plus puissant État du continent européen. Ce n’est qu’à partir du XIIIe siècle, que le titre latin devient plus couramment « regina Franciae », littéralement reine de France. Anna Yaroslavna fut l’épouse du roi Henri 1er et la mère du roi Philippe 1er, prénom d’origine grecque qu’elle a probablement contribué à introduire chez nous. Notons, au passage, qu’il ne s’agit pas d’un prénom « russe » ou « slave oriental ».
Je me permets d’observer qu’il n’est pas suffisant de dire que la « Russie » n’existait pas du vivant de la fille de Iaroslav le Sage. À l’époque d’Anna Yaroslavna, Moscou et la Moscovie n’avaient toujours pas émergé de leurs marécages sylvestres. Que Pierre Le Grand ait renommé la Moscovie en « Russie », pour asseoir son avidité de conquêtes et de soumissions, au début du XVIIIe siècle, est encore une autre affaire. De toute façon, la destruction de Tver par Ivan 1er (Ivan Kalita, Jean l’escarcelle) percepteur de la Horde d’Or, puis celle de Novgorod par Ivan IV (Ivan Grozny, Jean le Terrible) avaient achevé de couper les liens de la Moscovie avec l’héritage culturel et historique de la Rouss Kievienne pour ne plus conserver que le substrat mongolo-tatar, de ce qui n’était que le fief d’un collecteur d’impôt au service des Mongols.
La Grande principauté de Kyiv et Moscou
On se souvient qu’un tiers de la noblesse « russe » était d’origine tatare. Par exemple, le prince Youssoupov, altesse sérénissime, allié de la famille du tsar Nicolas II, avait pour beau-père un descendant d’un Khan tatar musulman prénommé Youssouf. Ce qui expliquait, d’ailleurs, son immense richesse.
On rappelle les propos de Poutine à Versailles en mai 2017 selon lesquels il s’appropriait Anne de Kyiv. Ce faisant, comprenons bien qu’il ne revendiquait pas seulement des « droits » sur l’Ukraine, mais, probablement, selon sa « vision », sur un pays, la France, dont tous les monarques descendent d’« Anne de Russie », comme l’appellent les révisionnistes du « Russkiy Mir ».
Emmanuel Macron a répondu à Poutine, en juin 2017, lors de la visite du Président Porochenko. Notons que le président de la République française avait soigneusement préparé ce démenti. Il qualifiait bien Anna Yaroslavna de « reine des Francs » en soulignant son origine ukrainienne. ;
Il pourrait sembler particulièrement choquant qu’une université française, l’ICES (Institut Catholique de Vendée), inculque à ses élèves la propagande colonialiste du Kremlin au lieu d’enseigner des faits historiques. C’est pourtant le cas.
Qu’attendre d’une Vendée où règne en maître le collaborationniste pro-Poutine, Philippe de Villiers, et où Yannick Moreau, le très droitiste maire des Sables d’Olonne, touriste de l’expédition Mariani en Crimée occupée et serreur de pince de Bachar Al Assad à Damas, accueillait récemment le « Shtandart », ambassadeur de Poutine et de Choïgou, avec 21 coups de canon ? Il réservait, ainsi, le plus haut accueil protocolaire à un navire russeviolant le cinquième volet des sanctions pris suite aux massacres de Boutcha, avec la complicité d’Elizabeth Borne, ex Première ministre, et de Didier Lallement, Secrétaire général de la mer, ex Préfet de police de Paris au sinistre héritage.
Il y a des jours où notre pays, gangrené par les réseaux russes, jusqu’aux plus hautes sphères de l’appareil d’État, nous rappelle lugubrement l’Ukraine de Ianoukovitch. Si tout ceci vous dégoûte, dites « NON » ! Rejoignez la mobilisation nationale du 24 février prochain pour la victoire d’une Ukraine libre et démocratique : https://bit.ly/ensemble24fevrier
De : Service de communication de l’Eparchie St Volodymyr <communication@ugcc.fr> Date: jeu. 25 janv. 2024 à 16:40 Subject: Propagande Russe en Vendée
Chers amis,
Chers membres de l’Association Vendée-Ukraine,
Chers prêtres du Diocèse de Luçon,
Nous profitons de cette occasion pour vous souhaiter une bonne année 2024, et pour vous remercier pour tout ce que vous faites pour l’Ukraine et une paix juste, ainsi que pour votre aide aux réfugiés ukrainiens et à tous ceux qui souffrent à cause de la guerre.
Mais, nous tenons à vous exprimer notre tristesse à propos de l’événement prévu le 30 janvier 2024 à l’Institut catholique de Vendée : La Conférence « France-Russie : 1000 ans d’histoire et de culture » https://ices.fr/evenements/conference-russie-histoire-culture/.
Nous n’aborderons pas le sujet sensible de la collaboration culturelle franco-russe, au moment où la Russie mène une guerre d’agression condamnée par l’Union européenne, condamnée par la France… Toutefois, nous souhaiterons attirer votre attention sur la manipulation de l’histoire qui est en train de se produire en Vendée par cette conférence. La princesse kyivienne Anna et présentée comme qu’Anne de Russie, et la Russie n’existait pas à l’époque ! La Russie s’approprie une Reine de France pour commencer son « histoire millénaire » de collaboration culturelle avec la France !
Ici, les récits de la propagande russe sont évidents : l’Ukraine n’a jamais existé, elle n’a pas sa propre histoire, elle est une formation artificielle de l’Occident pour détruire la Russie, rempart culturel et moral de la civilisation contemporaine ! De plus, il est vraiment honteux qu’un représentant du patriarcat de Moscou puisse participer à cette événement. C’est non seulement le patriarcat qui a développé l’idéologie du « monde russe », idéologie « spirituelle » de l’agression de la Russie contre l’Ukraine, qui fait tant de victimes civiles, mais également le patriarcat qui qualifie la civilisation occidentale de décadente et dépravée.
La Russie se fait fi de toutes les sanctions internationales, et continue son agression. Il est triste de constater que des institutions sérieuses se font piéger et cautionnent cette attitude et ces actions de propagande grossière.
Dans l’espoir de votre position consciente, nous vous adressons nos salutations.
24 лютого 2024 року виповнюється друга драматична річниця початку широкомасштабного вторгнення Росії в Україну, що призвело до кульмінації війни, розпочатої ще у 2014 році. З цієї нагоди Union des Ukrainiens de France (Спілка українців у Франції) розпочинає національну мобілізацію, створивши колектив « Разом 24 лютого » / « Ensemble le 24 février ».
Організаторам пропонується анонсувати свої заходи, а асоціаціям-учасницям – реєструватися на веб-сайті Колективу: https://bit.ly/razom-24-lyutoho. Це дасть змогу ЗМІ краще висвітлити цей день і допоможе людям, які бажають приєднатися до мітингу поблизу них.
Одна з головних цілей цієї статті – забезпечити новий сайт зворотними посиланнями, щоб прискорити індексацію його сторінок у пошукових системах.
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