Les Russes sont-ils un peuple slave ?

Continuités, discontinuités et constructions idéologiques dans la formation de la Russie-Moscovie historique

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Résumé

La Fédération de Russie se présente fréquemment comme l’héritière des Slaves orientaux et comme un pôle central du « monde slave ». Cet article examine la validité de cette revendication à partir d’une approche ethno-historique comparative, distincte de l’analyse linguistique. Il montre que la formation démographique, sociale et élitaire de la Moscovie puis de la Russie repose largement sur des substrats finno-ougriens et turco-tatars, et que la slavisation linguistique résulte principalement de l’adoption de la religion orthodoxe et de ses institutions. La comparaison avec d’autres peuples slaves met en évidence l’absence de continuité ethno-historique slave majoritaire en Russie et conduit à interpréter la revendication russe de représentation du « monde slave » comme une construction idéologique d’origine impériale.


I. Problématique et cadre conceptuel

La question de savoir si les Russes constituent un peuple slave ne peut être tranchée par la seule référence à la langue ou à l’auto-identification contemporaine1. Elle implique de distinguer rigoureusement plusieurs niveaux analytiques : la langue, la culture religieuse, les institutions politiques et la continuité démographique et ethno-historique2.

Dans les récits nationaux russes — impériaux, soviétiques puis post-soviétiques — ces dimensions sont fréquemment confondues, conduisant à une naturalisation de l’identité slave russe. Or, dans l’historiographie comparative, l’appartenance à un « peuple slave » repose sur des critères de continuité historique et démographique, et non sur le seul usage d’une langue slave3.

La présente étude adopte donc une définition comparative et restrictive de l’appartenance slave, fondée sur la continuité ethno-historique entre les populations slaves médiévales et les peuples modernes qui s’en réclament.


II. État de la recherche et positionnement historiographique

L’historiographie russe classique a longtemps insisté sur une continuité directe entre la Rus’ de Kiev et la Moscovie, puis la Russie impériale4. Cette lecture a été consolidée sous l’Empire et systématisée durant la période soviétique, où elle acquiert une fonction idéologique explicite.

À l’inverse, plusieurs historiens ont mis en évidence la discontinuité profonde entre la Rus’ kiévienne et la Moscovie, tant sur le plan institutionnel que démographique5. Les travaux de Klioutchevski, Vernadsky, Pipes et Kappeler soulignent le rôle central des populations finno-ougriens, de l’héritage politique de la Horde d’Or et de la slavisation tardive par l’Église orthodoxe6.

L’article s’inscrit dans cette seconde tradition historiographique, tout en adoptant une approche comparative systématique avec d’autres peuples slaves.


III. La discontinuité entre la Rus’ de Kiev et la Moscovie

La Rus’ de Kiev (IXᵉ–XIIIᵉ siècles) constitue un ensemble politique et culturel centré sur les Slaves orientaux des bassins du Dniepr et du Pripet7. Les recherches de Plokhy montrent que les Ukrainiens, et dans une moindre mesure les Biélorusses, présentent une continuité historique et territoriale directe avec cette formation médiévale8.

La Moscovie, en revanche, émerge dans une zone géographique distincte — le Nord-Est forestier — largement peuplée de groupes finno-ougriens. Vernadsky souligne que la Moscovie ne constitue pas une survivance orientale de la Rus’, mais une formation politique nouvelle, issue d’un autre espace humain9.


IV. Le substrat finno-ougrien dans la formation de la Russie

La Russie du Nord-Est s’est développée sur des territoires majoritairement peuplés de Mériens, Mouromiens, Vepses, Mordves et Komis10. Ces populations ont été progressivement assimilées culturellement et administrativement, mais leur poids démographique initial est attesté par l’archéologie et la toponymie11.

Klioutchevski décrit ce processus comme une « colonisation interne », soulignant le caractère expansif et assimilateur de la Moscovie12. Cette dynamique contraste fortement avec celle des peuples slaves occidentaux et méridionaux, dont la continuité démographique est plus homogène.


V. L’héritage turco-tatar et la formation de l’élite russe

La domination de la Horde d’Or (XIIIᵉ–XVᵉ siècles) a profondément marqué la Moscovie. Pipes montre que l’État moscovite a repris de nombreux mécanismes administratifs et fiscaux issus du système tatar13.

Sur le plan élitaire, Kappeler estime qu’environ un tiers de la noblesse russe était d’origine tatare14. Ces lignages ont été intégrés, christianisés et russifiés, mais leur origine non slave est documentée. Cette donnée invalide l’idée d’une élite fondamentalement slave par continuité généalogique.


VI. Slavisation linguistique et rôle de la religion

La langue russe appartient incontestablement au groupe des langues slaves orientales. Toutefois, cette réalité linguistique ne saurait être confondue avec une continuité ethnique. Pipes souligne que l’Église orthodoxe, par l’usage du slavon liturgique, a joué un rôle décisif dans l’unification linguistique de populations hétérogènes15.

La slavisation apparaît ainsi comme un processus culturel et religieux, comparable à la latinisation linguistique de peuples non latins en Europe occidentale, sans que cela n’implique une continuité ethnique romaine.

VII. Approche comparative avec les autres peuples slaves

a) Continuité ethno-historique

PeupleContinuité slave médiévaleSubstrats non slavesCommentaire
UkrainiensÉlevéeFaibleContinuité directe avec la Rus’ de Kiev (Plokhy, 2006)
BiélorussesMoyenne-ÉlevéeModéréeSubstrats balto-slaves minoritaires
PolonaisÉlevéeFaibleSlaves occidentaux homogènes (Barford, 2001)
SlovaquesÉlevéeFaibleSlaves occidentaux, continuité historique claire
Russes (Moscovie)FaibleÉlevéSubstrat majoritairement finno-ougrien et turco-tatar (Klioutchevski, Vernadsky, Kappeler)

b) Composition de la noblesse russe

Origine des lignagesEstimation proportionnelleRéférence
Tatar~33 %Kappeler, 2001
Slaves assimilés~50 %Pipes, 1974
Autres (finno-ougriens, mongols, divers)~17 %Vernadsky, 1948

Même l’élite est largement issue de lignages non slaves, ce qui invalide l’idée d’une continuité ethnique slave homogène.

La comparaison montre que la Russie moscovite se distingue nettement des autres peuples slaves par la faiblesse de sa continuité ethno-historique slave et par l’importance de ses substrats non slaves.

VIII. Discussion : construction idéologique et usages politiques

La revendication russe à représenter le « monde slave » apparaît, à la lumière de cette analyse, comme une construction idéologique forgée dans un contexte impérial. Elle repose sur l’appropriation du nom de la Rus’, de la langue liturgique et du prestige religieux, plutôt que sur une continuité historique directe.

Rus’ de Kiev

├─ Héritiers directs : Ukrainiens, Biélorusses

└─ Moscovie / Russie : assimilation de populations non slaves

└─ Revendication idéologique : représentation des Slaves orientaux et du monde slave

Analogie : Si les Roumains prétendaient représenter le peuple romain ou le monde latin sur le seul argument de la langue, cela serait reconnu comme absurde. De même, la slavité linguistique de la Russie (Moscovie jusqu’en 1721) ne suffit pas à fonder une prétention à représenter historiquement les Slaves orientaux.

Conclusion

L’analyse ethno-historique comparative conduit aux conclusions suivantes :

  1. Le peuple russe ne constitue pas un peuple slave au sens comparatif appliqué aux Ukrainiens, Polonais ou Slovaques.
  2. La formation démographique et élitaire de la Russie repose largement sur des substrats finno-ougriens et turco-tatars.
  3. La slavisation linguistique résulte principalement de l’action de l’Église orthodoxe et de l’État.
  4. La revendication russe du « monde slave » relève d’une construction idéologique d’origine impériale.

Ces constats ne relèvent d’aucun jugement de valeur, mais soulignent la nécessité de distinguer rigoureusement langue, culture et continuité ethno-historique dans l’analyse des identités collectives.

Notes

  1. S. Plokhy, The Origins of the Slavic Nations, Cambridge University Press, 2006, p. 6-9. ↩︎
  2. A. Kappeler, The Russian Empire: A Multiethnic History, Longman, 2001, p. 3-7. ↩︎
  3. P. M. Barford, The Early Slavs, Cornell University Press, 2001, p. 3-15. ↩︎
  4. G. Vernadsky, Kievan Russia, Yale University Press, 1948, p. 1-12. ↩︎
  5. Ibid., p. 67-74. ↩︎
  6. V. O. Klioutchevski, Курс русской истории, leçon I, Moscou, 1908. ↩︎
  7. S. Plokhy, op. cit., p. 35-42. ↩︎
  8. Ibid. ↩︎
  9. G. Vernadsky, op. cit., p. 67-74. ↩︎
  10. P. M. Barford, op. cit., p. 12-15. ↩︎
  11. A. Kappeler, op. cit., p. 15-18. ↩︎
  12. V. O. Klioutchevski, op. cit. ↩︎
  13. R. Pipes, Russia under the Old Regime, Penguin Books, 1974, p. 45-52. ↩︎
  14. A. Kappeler, op. cit., p. 68-70. ↩︎
  15. R. Pipes, op. cit., p. 49-52. ↩︎
Le peuple russe ne constitue pas un peuple slave au sens comparatif appliqué aux Ukrainiens, Polonais ou Slovaques.
La formation démographique et élitaire de la Russie repose largement sur des substrats finno-ougriens et turco-tatars.

Annexe : Réponses anticipées aux objections classiques concernant la slavité du peuple russe

Cette section répond aux principales objections formulées, dans l’historiographie russe classique ou dans le discours politico-idéologique contemporain, à l’encontre de l’approche ethno-historique comparative développée dans cet article.


Objection 1 : « Les Russes parlent une langue slave : ils sont donc un peuple slave. »

Réponse

Cette objection repose sur une confusion entre appartenance linguistique et continuité ethno-historique. En sciences historiques et anthropologiques, la langue ne constitue pas un critère suffisant pour définir l’appartenance à un peuple au sens comparatif.

De nombreux exemples historiques montrent que des populations non apparentées sur le plan ethnique ont adopté une langue dominante par des processus de domination politique, religieuse ou administrative (latinisation en Europe occidentale, arabisation en Afrique du Nord, turcisation de l’Anatolie).

Dans le cas russe, la slavisation linguistique est largement liée :

  • à l’adoption du slavon liturgique par l’Église orthodoxe,
  • à son usage comme langue administrative,
  • à l’assimilation progressive de populations finno-ougriens et turco-tatars.

La langue russe est donc indéniablement slave sur le plan linguistique, mais cela ne suffit pas à établir une continuité ethno-historique slave majoritaire.


Objection 2 : « La Moscovie est l’héritière directe de la Rus’ de Kiev. »

Réponse

Cette affirmation relève davantage d’une construction idéologique que d’un consensus historiographique. Si la Moscovie s’est approprié le nom, la religion et certains symboles de la Rus’, elle s’est développée dans :

  • un espace géographique distinct,
  • une base démographique largement différente,
  • un contexte politique profondément marqué par la domination de la Horde d’Or.

Les travaux de Vernadsky et Plokhy montrent que la continuité territoriale et humaine avec la Rus’ de Kiev est bien plus forte en Ukraine (et, dans une moindre mesure, en Biélorussie) qu’en Moscovie.

Il est donc plus exact de parler d’appropriation symbolique de l’héritage kiévien que de filiation directe.


Objection 3 : « Les populations finno-ougriens ont été totalement assimilées ; elles ne comptent plus. »

Réponse

L’assimilation culturelle ou linguistique ne fait pas disparaître rétroactivement les réalités démographiques historiques. L’argument selon lequel l’assimilation annulerait la pertinence du substrat ethnique est méthodologiquement infondé.

L’histoire comparative montre que :

  • les substrats démographiques influencent durablement la formation des sociétés,
  • l’assimilation n’équivaut pas à une continuité ethnique.

Dans le cas russe, la forte présence initiale de populations finno-ougriens dans la Russie du Nord-Est est attestée par :

  • la toponymie,
  • l’archéologie,
  • les sources chroniquées.

Leur assimilation ultérieure ne transforme pas la Moscovie en prolongement ethnique de la Rus’ slave.


Objection 4 : « Les Tatars n’ont eu qu’un rôle marginal et temporaire. »

Réponse

Cette objection est contredite par la recherche historique contemporaine. La domination de la Horde d’Or a duré plus de deux siècles et a profondément marqué :

  • les structures fiscales,
  • l’organisation administrative,
  • la formation de l’élite moscovite.

Les travaux de Pipes et Kappeler montrent que :

  • une part significative de la noblesse russe est d’origine tatare,
  • ces lignages ont été intégrés au cœur de l’État russe.

Il ne s’agit donc pas d’un épisode périphérique, mais d’un élément constitutif de la formation de la Russie.


Objection 5 : « Tous les peuples sont métissés ; la Russie n’est pas un cas particulier. »

Réponse

Cette objection relève d’un relativisme excessif. Certes, aucun peuple européen n’est ethniquement « pur ». Toutefois, l’analyse comparative montre que :

  • la proportion de substrats non slaves est nettement plus élevée en Russie moscovite que chez les autres peuples slaves,
  • la discontinuité géographique et démographique est plus marquée.

La Russie constitue donc non pas un cas unique de métissage, mais un cas atypique au sein du monde slave, ce qui invalide sa prétention à en être le représentant central.


Objection 6 : « Cette analyse est idéologique et russophobe. »

Réponse

Cette accusation procède d’une confusion entre critique scientifique et jugement de valeur. L’analyse proposée :

  • ne hiérarchise pas les peuples,
  • ne formule aucun jugement moral,
  • applique les mêmes critères comparatifs à tous les cas étudiés.

Des raisonnements analogues sont couramment admis pour la Hongrie, la Bulgarie ou la Roumanie sans susciter d’accusations d’hostilité culturelle. Qualifier cette analyse de « russophobe » relève donc d’une stratégie de disqualification, non d’un argument scientifique.


Objection 7 : « Le peuple russe se définit lui-même comme slave. »

Réponse

L’auto-identification contemporaine est un objet d’étude légitime en sociologie politique, mais elle ne constitue pas un critère suffisant en ethno-histoire. Les identités collectives sont historiquement construites, souvent a posteriori, et peuvent servir des objectifs politiques.

L’analyse historique ne consiste pas à valider les récits identitaires, mais à en examiner les conditions de formation.


Conclusion générale

Les objections classiques à l’analyse ethno-historique de la Russie reposent majoritairement sur :

  • des confusions conceptuelles (langue vs ethnie),
  • des récits hérités de l’historiographie impériale,
  • des stratégies de disqualification idéologique.

Aucune ne remet en cause, sur le fond, le constat central : la Russie ne présente pas, au sens comparatif, une continuité ethno-historique slave équivalente à celle des autres peuples slaves, et sa revendication à représenter le « monde slave » relève d’une construction idéologique historiquement située.


Why Does the Russian Frigate “Shtandart” Persist in Legal Actions with a Foregone Outcome?

This text presents court decisions, administrative documents, European and Russian sources, economic data, ongoing litigation, and ignored precedents.
It systematically and impartially compiles all possible avenues for understanding the persistence of legal actions by the Russian ship Shtandart, MMSI 518999255. Each avenue is examined with the same rigor, without hierarchy or imposed conclusion. It constitutes a unique analytical database, based on factual and documented elements, some of which have never been published or covered by any French media.

All lines of inquiry are addressed in this document. It considers the interests of lawyers, psychological factors, practices linked to weak rule of law, and so-called “Russian krysha” logics. It also questions the choice of France as a target and the potential role of Vladimir Martus in a destabilization strategy. These avenues are presented as hypotheses; the collective does not favor any and does not claim that any of them are definitively true.

No Shtandart in Europe relies exclusively on verifiable primary sources and does not aim to express opinions or draw definitive conclusions about the personal or strategic motivations of the Russian ship’s captain. Nevertheless, due to the apparent extreme irrationality of these legal actions, the collective seeks to open a discussion, welcoming participation and critical analysis from all readers.


PART I
Objective Assessment: Legally and Economically Irrational Legal Actions

PART II
Hypotheses Related to the Personality and Reference Frame of Vladimir Martus

PART III
Geopolitical and Informational Hypotheses

PART IV
Open Lines of Inquiry and Analytical Closure

CONCLUSION


a) Judicial Precedents

All decisions resulting from previous proceedings were unfavorable to the plaintiffs.

b) Plaintiffs

These two new legal proceedings, like the previous ones, are brought on behalf of three actors:

  • Vladimir Martus, Russian citizen, captain, and de facto owner of the Shtandart
  • Martus TV GmbH, a commercial company of Vladimir Martus, managing the ship
  • Mariia Martus, daughter of Vladimir Martus, official owner of the Shtandart, holding a Finnish passport

c) New Actions Filed

Le Télégramme, November 25, 2025: “…the ban on access to all European ports was confirmed by the Court of Justice of the European Union in an order issued on August 22, 2025. This is the latest legal decision following similar rulings by the Administrative Court of Rennes and the Council of State in 2024. The Shtandart’s lawyer, Maître Thierry Clerc, stated that an appeal has been filed against the EU court order… and that a substantive annulment procedure is still pending before the Administrative Court of Rennes.” Source

a) Appeal to the Administrative Court of Rennes

This concerns a reply brief introducing a challenge to Order No. 2403878 of July 11, 2024, which validated the Prefectoral Decree of Finistère prohibiting the Shtandart from accessing the department’s ports.

The reply brief filed on October 4, 2024, belongs to a separate substantive proceeding. It is formally admissible but no longer has real legal effect given the decisions already rendered.

The document is available online:
-> Me Enard-Bazire, Me Thierry Clerc, “Administrative Court of Rennes Annotated Reply Brief”, October 4, 2024.

It contains factual errors. The arguments are confusing, general and repetitive. They were already used in previous attempts to contest the legality of the prefectural decision. Since the Court of Justice of the European Union (CJEU) has already validated the positions of the No Shtandart in Europe collective, this brief cannot reverse the course of decisions or annul the decree.

The Shtandart’s legal position remains unchanged. The Russian ship is still subject to sanctions and prefectural decrees.

b) Appeal before the Court of Justice of the European Union (CJEU)

Vessels subject to sanctions are defined in paragraph 3(a) of Article 3ea of EU Regulation No. 833/2014. The original text stated:“Any ship falling under the relevant maritime conventions.” Article 4ha of the Common Foreign and Security Policy (CFSP) Decision No. 2024/1744 of June 24, 2024, added a clarification specifying “including replicas of historic ships.”

The Shtandart’s first appeal to the CJEU sought the annulment of this amendment. The Court dismissed the complaint, specifying that the Shtandart has been within the scope of port sanctions since April 16, 2022.

The second appeal of the Shtandart, Case AC-686/25, under discussion here, challenges this “interpretation.” Once again, it might attempt to demonstrate that the Russian ship is not subject to sanctions due to:

  • its new flag of convenience, Cook Islands, since June 6, 2024
  • its mode of construction
  • its allegedly “associative” nature (not justified)
  • its management by a (Russian) company based in Germany
  • its (questionable) status as a “training ship”
  • its new nominal owner, since spring 2024, a Russian citizen holding a Finnish passport
  • its “cultural” and “heritage” significance

Even if admitted, the action has extremely low chances of success. The previous decision confirmed the arguments of the No Shtandart in Europe collective.

The appeal has no suspensive effect on existing sanctions or prefectural decrees. It has no real impact on the legality of actions against the ship.

c) Ineffective Appeals and Paradoxical Persistence

These two procedures share several characteristics:

  • They do not suspend any measures
  • They do not open any new legal avenues
  • They take place within the framework of the Shtandart’s complete European isolation

I.3. Economic and Operational Irrationality

a) Financial Impact on the Shtandart and Its Supporters

Regardless of their limited legal value, these appeals generate significant costs for the Shtandart and its supporters. Between lawyer fees, filing briefs, and CJEU proceedings, each action consumes substantial resources. However, the ship has reported a lack of liquidity, as noted in the Russian press:
-> RIA Novosti, “Фрегату « Штандарт » не хватает средств на ремонт” (The frigate Shtandart lacks funds for repairs), October 17, 2024

Vladimir Martus has launched fundraising campaigns on the ship’s website and social media.
->Shtandart.eu, “Support the Shtandart ship”

The recipient entity, Martus TV GmbH, is presented as a non-profit association, but is in fact a commercial company based at a P.O. box in Hamburg. It is owned, controlled, and directed by the captain and de facto owner of the Shtandart. It is useful to know that the Shtandart shares a number of practices common to other Russian ships. These are currently the subject of intense scrutiny by Western countries.
-> No Shtandart in Europe, ‘Why is the sanctioned ship Shtandart part of Russia’s shadow fleet?’ 25 July 2025

Rather than changing the legal situation, such appeals appear to exhaust the Shtandart’s resources. They demonstrate the impossibility for Martus to sustainably support – by himself – a costly legal strategy on his own, while maintaining the appearance of continuous action.

b) Operational Deadlock

According to Vladimir Martus, performances at maritime festivals are normally the Shtandart’s primary source of funding. Participation in such events has become impossible in Europe, including France. The only exception in 2025 was the Semaine du Golfe in Morbihan, from May 26 to June 1.
-> No Shtandart in Europe, “What Can Be Concluded from the Russian Frigate Shtandart’s Participation in the 2025 Semaine du Golfe?” December 13, 2025

A supplementary activity remains: taking on paying passengers, called “trainees.” However, boarding and disembarkation opportunities have sharply decreased, creating high uncertainty and even cancellations. The program has become unattractive. In August and part of September 2025, at the peak season, the Shtandart remained docked in La Rochelle or anchored leeward of Île d’Aix.

Conversely, in autumn 2025, in Turkey, the Russian frigate participated in a film shoot and successive cruises. One report noted 37 people on board, crew and/or passengers, far exceeding the Shtandart’s usual complement in the Charente-Maritime waterways. It therefore seems logical for the ship to remain in the Eastern Mediterranean.

Consequently, the appeals and the stated objective of maintaining a presence in French ports are difficult to justify on public economic grounds.

I.4. Minimal Explanatory Hypothesis

The main beneficiaries of maintaining these appeals are Maître Thierry Clerc and the other lawyers of the Shtandart. Each procedure generates fees and requires further steps, giving them a direct financial interest. One cannot exclude that they may have excessively optimistically promised Vladimir Martus a hypothetical success to convince him to pursue legally weak and costly appeals.

This dynamic suggests that Vladimir Martus may not always act independently. It is possible that his appeals are partlyinstrumentalized by his lawyers. Meanwhile, the Shtandart’s captain must recognize that his legal advisors’ interventions have affected him financially and tactically.

By challenging the Prefect of Finistère’s decree and losing the summary proceeding on July 11, 2024, Maître Thierry Clerc generated a jurisprudence that directly or indirectly led to prefectural decrees in Côtes d’Armor, Ille-et-Vilaine, and Manche, where the Shtandart previously docked regularly.

It would have been more advantageous for the Russian ship to discreetly accept the Finistère ban, enabling easier continuation of its activities where opportunities to circumvent EU regulations still existed.

Instead of acting with restraint, Vladimir Martus attempted to force entry into the Brest harbor on July 11, 2024, but was blocked by a Navy patrol vessel. He conducted a media campaign denouncing the prefect’s decision during the Brest maritime festivital in 2024 and held a meeting before a large audience, denouncing “European injustice” and France’s submission to Brussels. Several media outlets reported on the event.
-> Ouest-France, “An Unjust Decision by Europe! In Brest, the banned Russian ship’s captain strikes back”, July 17, 2025

The summary proceeding was a legally counterproductive initiative by the Shtandart’s legal counsel. However, the ship’s captain contributed to its negative impact by ensuring wide publicity. It could no longer be ignored by public opinion or state representatives.

In any case, it is unlikely that the Shtandart’s lawyers were the sole decision-makers regarding these proceedings. Vladimir Martus’ personality is probably another triggering factor.


II.1. Psychological Dimension of Stubbornness

Beyond legal and financial aspects, Vladimir Martus’ stubbornness could be explained by a psychological dimension. His persistence in pursuing already-lost legal actions seems to stem from several mechanisms:

  • personal pride and protection of his image,
  • persistence in the face of investments already made (sunk cost bias),
  • a need for control and pressure on the authorities and the collective,
  • as well as a cognitive rigidity that makes accepting defeat difficult.

Vladimir Martus’ mindset and his relationship with authorities can be understood through his statements on August 18, 2024, on the Shandart Project Facebook page. He was referring to directives from the Maritime Prefect, Commander-in-Chief for the Atlantic.

Shandart Project, August 18, 2024: “Restrictions for port entry from Maritime administration is (sic) still in force. Sometimes it become (sic) even more ridiculous, see copies of their mails below.” Source

It is also worth recalling the course of his conflict with Dmitry Atlashkin, inspector for northern waters transport in Russia. Vladimir Martus infractions, errors, and already his stubbornness had led him to flee Russian ports and waters in 2009. Almost ten years later, he stated:

Zhizn’ mechty, 2018: “I managed to get us registered in the river registry. And they even gave us permission to go to Vyborg. Now I understand that it was a great gesture, but I did not appreciate it at its true value… I think today I would behave with more flexibility and diplomacy in many areas. But then I was young, sexy.” Source

For more information on Vladimir Martus’ history, one can refer to a collection of Russian documents:
-> No Shtandart in Europe, “Bibliography of Vladimir Martus, Russian texts”, 2007 to 2023.

Although it may seem surprising, Vladimir Martus’ personality is a parameter that must be considered in a case involving the French state, the European Union, and a representative of Russian imperial culture.

This psychological reading would be one element that helps explain why, despite legal certainty and the high cost of proceedings, Martus continues to engage in dilatory actions. It can be seen as both procedural harassment and a manifestation of deep personal motivations. It is also important to understand the framework that shaped the Russian captain.

One hypothesis deserves examination: the profound gap between the frame of reference in which Vladimir Martus reasons and that of an actor socialized in a European rule-of-law state.

Faced with now consistent and stabilized judicial decisions, a French or European actor would very likely have abandoned non-suspensive, costly litigation with no credible legal perspective.

However, the behavior observed in the Shtandart case runs counter to this rationality. It suggests another logic, in which law is not necessarily perceived as a mechanism to resolve a dispute, but as one tool among others in a broader power relationship—symbolic, political, or informational.

This difference can be explained by distinct modes of legal and political socialization, notably marked by:

  • a different relationship to judicial decisions,
  • another perception of the notion of defeat,
  • a possible valorization of persistence in confrontation.

The particularity of the Russian system is presented in an article by Isabelle Mandraud. Her document may offer new keys for explanation.
-> Le Monde, “In Russia, the Rule of Law in Question”, June 17, 2019

This is not about passing value judgment or drawing definitive conclusions, but about noting that this misunderstanding between two normative spheres can contribute to explaining the observed procedural relentlessness.

In a context of weakness or absence of the rule of law, the Russian citizen must, moreover, obtain protection whenever he or his activity goes beyond the ordinary sphere. This protection, called “krysha”, is an essential parameter.

II.3. Logic of “Krysha” and Collapse of the Protection System

Vladimir Martus’ behavior can also be explained by the origin of his political culture. In this environment, appeals and procedures are often used as instruments of pressure or negotiation, rather than as impartial means to assert one’s rights.

In Russia, the political-administrative system often operates according to the logic of the krysha rather than strict compliance with the law.

  • Krysha (Russian “roof”): an informal protection system based on networks of influence, aiming to circumvent or instrumentalize the law.

Krysha is not a deviation. It stems from the absence of the rule of law in Russia and is a reflex for those who have never learned to submit to an impersonal rule. Within this framework, Vladimir Martus’ behavior—circumventions, alternative narratives, interpositions, frontmen, and recourse to a shell structure—is not a mere individual strategy. It refers to a cultural and political pattern well documented in the press: the substitution of law by protection.

This approach, transplanted into another space, illustrates the incompatibility between his way of reasoning and the principles of litigation in a rule-of-law state.

It should be noted, however, that unlike other European countries, this method produced concrete effects in France for more than two years. The Shtandart obtained numerous protections against the application of the EU regulation from several agencies, including:

  • the Directorate General for Maritime Affairs, Fisheries and Aquaculture (DGAMPA),
  • the National Directorate for Intelligence and Customs Investigations (DNRED),
  • the General Secretariat for the Sea (SGMer),
  • the marina authority of La Rochelle,
  • the Charente-Maritime Prefecture…

On this subject, one can read in Le Parisien of November 30, 2025, a statement contrary to the actual applicable law: “Thierry Clerc (lawyer) states that appeals are ongoing and that the ship is still welcome at the port of La Rochelle.”

Primary sources relating to Vladimir Martus’ “krysha” in France are available in a collective publication:
-> No Shtandart in Europe, “French Authorities and the Special Privileges of the Russian Ship Shtandart, May 15, 2025.

These repeated, exceptional treatments, accompanied by legally unfounded communication regarding restrictive measures from the executive, were reported to the Commission. The 27 Member States of the European Council reprimanded France via CFSP Decision No. 2024/1744 of June 24, 2024. This led to the first unsuccessful referral of the Shtandart to the CJEU, as presented above.

The collapse of his French “krysha” since this decision is likely a source of frustration for Vladimir Martus and could push him toward conflict radicalization. This is the same reaction he had in 2007/2009 during his security dispute with Inspector Dmitry Atlashkin.

As we have seen, it is partially possible to explain the triggering of legal actions by Vladimir Martus’ personality, history, and societal reference frame, as well as by the interests of his legal counsel. Nevertheless, this case cannot be considered independently of the current geopolitical context and the tensions between the Russian Federation and Western countries.

It is necessary to consider it in light of the ship’s links with the regime of its country of origin. This approach leads us to propose additional hypotheses.


PART III
Geopolitical and Informational Hypotheses

III.1. Media and Narrative Instrumentalization

The case of the Shtandart fits into a broader dimension than mere administrative litigation.

From July 14, 2024, the collective and its spokesperson were publicly named by RIA Novosti, a Russian news agency, in a narrative hostile to European sanctions.
-> RIA Novosti, “Фрегат « Штандарт » стал мишенью проукраинских активистов в ЕС” (The frigate “Shtandart” targeted by pro-Ukrainian activists in the EU), July 14, 2024.

Since then, several Russian media outlets have relayed a convergent reading of the case. For them, Vladimir Martus is portrayed as a symbol of resistance to sanctions. Such a presentation reinforces his engagement. At the same time, it serves the regime’s propaganda, giving him legitimacy and visibility while reinforcing the perception of a weak, even ineffective, European opposition to Russian maneuvers.
-> Komsomolskaïa Pravda, “Российский парусник «Штандарт» сделает третью попытку нарушить европейские санкции” (Russian sailing ship Shtandart to make third attempt to break European sanctions), August 6, 2024.

This convergence between:

  • European judicial proceedings doomed to fail,
  • their relay by Russian media,
  • and a recurring narrative of victimization,

raises the hypothesis of informational instrumentalization, without it being possible at this stage to infer intent or command.

See also the hundreds of Russian articles on the Shtandart case since July 2024:
-> No Shtandart in Europe, The Shtandart, propaganda organs and Russian media”,2024/2025.

It is important to emphasize that this is not a matter of “co-opting” Vladimir Martus against his will by regime propaganda. It is indeed a deliberate choice by him, as shown by his “interview” videos addressed to Russian news agencies.

Thus, the Shtandart moves beyond usual considerations, as we have detailed:
-> Diploweb, “Russia. From Soft Power to Hybrid War. Case Study of Russian Influence in Europe: The Shtandart, November 25, 2025.

III.2. France as a Privileged Ground

One point deserves emphasis: France is the only country subject to litigation by Vladimir Martus, even though it has been and still is the most accommodating state toward the Shtandart.

For the year 2025 alone, in this context of general ban, the Russian frigate docked in Vendée and Morbihan. It also stayed frequently and for extended periods in La Rochelle (Charente-Maritime).

In this regard, in the so-called “Atlantic Kaliningrad”, the prefecture clearly stated that it did not intend to comply with the order issued on August 22, 2025, by the CJEU. To justify its position, it artificially opposes European regulation to maritime law, omitting to consider that the SOLAS convention (Safety of Life at Sea) is taken into account in paragraph 4 of the sanctions applied to the Shtandart.

Sud-Ouest, September 17, 2025: “Above European law applies international maritime law. The latter indicates that in case of technical need or unfavorable weather, vessels must be able to call at nearby ports. Any port is thus obliged to host the Shtandart if necessary,” reports the chief of staff. Source

La Rochelle constitutes a specific case in Europe. It would justify particular interest from the competent state services. The details have been made public:
-> Desk-Russie: “When the Russian ship Shtandart and La Rochelle defy European sanctions”, September 28, 2025.

Recently, the collective once again reported to the Commission the repeated circumventions of European regulations occurring in the maritime city:
-> No Shtandart in Europe, “Request for European Commission intervention regarding non-compliance with port sanctions in France (Morbihan and Charente-Maritime)”, December 17, 2025.

The ship is banned from all European ports, whether in the EU or not. The failure of the 2025 summer tour demonstrated the strict application of restrictive measures. Planned dockings in Ireland, the UK, Norway, Denmark, Belgium, Spain, and Portugal had to be canceled. For the last two countries, the Shtandart is also banned from their territorial waters. Five crew members or clients of the Shtandart were, moreover, arrested by Portuguese law enforcement in September 2025. However, no legal proceedings were initiated against any of these states.

This asymmetry suggests a strategic selection of France as a battleground for several reasons:

  • French authorities long sought accommodations or even tolerated circumvention practices, leaving a legally exploitable space.
  • Confidential privileges previously granted to the Shtandart were shared by Vladimir Martus and Thierry Clerc to exert pressure on French authorities, who found themselves in a legally vulnerable position.
  • The French judicial system likely allows for easier multiplication of appeals, even non-suspensive ones.
  • Other countries acted quickly and clearly, leaving little room for contestation.

In France, the Shtandart case has lasted more than three and a half years. In other states, it was resolved in less than fifteen days once authorities were alerted by the collective.

In view of the above, it would not be unfounded to consider that the Shtandart case exists in France only because it was built at and by the heart of its state apparatus. Without even mentioning possible channels of influence, the state would bear a much greater responsibility than the Shtandart lawyers or its captain. The latter ultimately acted only by exploiting the opportunity offered to him.

In this context, France can be seen as a “weak link” that some actors seek to instrumentalize.

This situation reinforces the hypothesis that the Shtandart could contribute, in particular, to creating internal controversies and weakening confidence in national or European institutions. As the Chief of the French Armed Forces (CEMA) recalled, France is a priority target of the Russian interference strategy.
-> LCI, General Thierry Burcard (CEMA), “The big file, France as Putin’s number one target. The alert”, July 11, 2025.

III.3. Strategy of Chaos and Destabilization

Without prejudging his level of awareness or intent, Vladimir Martus’ repeated actions can also be seen in a broader destabilization dynamic. These legal actions, judicial harassment, and associated media coverage may aim to:

  • Create fractures within civil society and in the relationship between citizens and authorities.
  • Fuel opposition to national and European institutions.
  • Erode confidence in the law and in the effectiveness of sanctions, giving the impression they can be circumvented.

This type of approach aligns with elements already well identified by a national weekly:
-> Challenges, “Russian interference: the strategy of chaos as a tool of massive destabilization”, August 5, 2025.

A French journalist, specializing in the Shtandart case, commented on this in the main regional daily:
-> Ouest-France: “Investigation. The Russian ship Shtandart waging Putin’s war even in the Gulf of Morbihan”, May 23, 2025.

III.4. Question of Financing

If the Shtandart plays a role, intentional or not, in a European destabilization strategy, its apparent financial difficulties may not be decisive.

Attention would then focus less on appeals for donations than on the objectives pursued and the payment channels for litigation and legal counsel.


PART IV
Open Lines of Inquiry and Analytical Closure

Without claiming exhaustiveness, it may be useful to explore other angles. More indirect elements could shed light on the persistence of these legal actions, without any being established with certainty.

The proceedings undertaken could serve to document a symbolic resistance, regardless of the likelihood of legal success.

They may also maintain ambiguity regarding practical consequences, even if the law remains unchanged.

The multiplication of appeals can also serve to assess institutional tolerance, observe administrative and judicial reactions, or detect potential procedural weaknesses.

Each setback could mobilize supporters, perceived as hostility, obstinacy, or refusal to close the conflict. Continuing the litigation would then appear preferable to accepting a definitive defeat.

These complementary lines of analysis remain hypothetical and aim to better understand a procedural behavior that is difficult to interpret according to usual standards of legal rationality.


CONCLUSION

The appeals before the Administrative Court of Rennes and the CJEU reveal a complex strategy. The collective limits itself to presenting verifiable facts, noting inconsistencies, and proposing open hypotheses, without making accusations or asserting certainties.

In both instances, the Shtandart exhibits a clear legal weakness:

  • at the Administrative Court of Rennes, the reply brief lacks foundation;
  • at the CJEU, the appeal regarding the interpretation of the regulation is unlikely to succeed.

The appeals have no suspensive effect and are legally ineffective. They persist despite clear and consistent rulings, justifying an analysis that goes beyond the strictly legal framework. These actions can be interpreted as dilatory harassment, with a possible instrumentalization of France as a strategic arena.

In this atypical situation, the collective considers that posing questions is part of an analytical, not accusatory, approach, contributing to understanding a phenomenon that goes beyond the simple case of the Shtandart.

Readers are invited to share their hypotheses in the comments, either nominally or anonymously. Their contributions will be included in updates to this article.

Почему российская фрегат «Штандарт» продолжает подавать судебные иски, исход которых уже предрешён?

В данном тексте изложены судебные решения, административные документы, европейские и российские источники, экономические данные, текущие споры и игнорируемые прецеденты.

Эта статья систематически и сбалансированно собирает все направления, помогающие попытаться понять упорство в судебных действиях российского судна «Штандарт», MMSI 518999255. Все они рассматриваются с одинаковой тщательностью, без иерархии и без навязывания выводов. Она представляет собой уникальную аналитическую базу данных, основанную на фактических и документированных материалах, некоторые из которых до сих пор не публиковались и не рассматривались ни одним французским СМИ.

Все направления исследования рассматриваются в этом документе. Рассматривается интерес адвокатов, психологический аспект, практика, связанная со слабостью верховенства закона, логика типа «русской крышевки». Также ставится вопрос о выборе Франции в качестве цели или о потенциальной роли Владимира Мартуса в стратегии дестабилизации. Эти направления сформулированы в качестве гипотез. Коллектив не отдаёт предпочтение ни одной из них. Он не утверждает, что какая-либо из них верна.
Коллектив No Shtandart in Europe опирается исключительно на проверяемые первичные источники и не ставит целью высказывать мнения или делать окончательные выводы о личных или стратегических мотивах капитана российского судна. Учитывая явно выраженную иррациональность этих исков, коллектив тем не менее решил инициироватьоткрытую дискуссию, в которой приветствуется участие и критический анализ каждого.


ЧАСТЬ I
Объективное наблюдение: юридически и экономически иррациональные иски

ЧАСТЬ II
Гипотезы, связанные с личностью и референтной системой Владимира Мартуса

ЧАСТЬ III
Геополитические и информационные гипотезы

ЧАСТЬ IV
Открытые направления и аналитическое завершение

ЗАКЛЮЧЕНИЕ


ЧАСТЬ I
Объективное наблюдение: юридически и экономически иррациональные иски

I.1. Фактическая и юридическая основа (предпосылки)

a) Судебные прецеденты

Все решения по предыдущим процедурам были неблагоприятны для истцов.

b) Истцы

Эти два новых судебных производства, как и предыдущие, ведутся от имени трёх участников:

  • Владимир Мартус, гражданин России, капитан и фактический владелец «Штандарта»,
  • MartusTVGmbH, коммерческая компания Владимира Мартуса, управляющая судном,
  • Мария Мартус, дочь Владимира Мартуса, официальный владелец «Штандарта», обладатель финского паспорта.

c) Новые поданные иски

Le Télégramme, 25 ноября 2025 г.: …запрет на доступ во все европейские порты был подтверждён судом Европейского союза постановлением от 22 августа 2025 г. Это последнее юридическое решение после аналогичных решений административного суда Ренна и Государственного совета в 2024 г. Адвокат «Штандарта», Мэтр Тьерри Клерк, уточняет, что подана апелляция против постановления суда Союза… и что основное производство по признанию недействительным продолжается в административном суде Ренна. Источник

I.2. Доказанная юридическая неэффективность

a) Иск в административный суд Ренна

Речь идёт о возражении* против постановления № 2403878 от 11 июля 2024 г., которое утвердило префектурный указ департамента Финистер, запрещающий доступ «Штандарта» в порты департамента.

* Возражение, поданное 4 октября 2024 г., относится к отдельному основному производству. Оно формально допустимо, но не имеет реального юридического эффекта с учётом уже вынесенных решений.

Документ доступен онлайн:
-> Me Enard-Bazire, Me Thierry Clerc, « Административный суд Ренна: аннотированная ответная записка (Фр) », 4 октября 2024 г.

В документе содержатся фактические ошибки. Аргументы общие и повторяющиеся, они уже использовались в предыдущих попытках оспорить законность префектурного решения. С учётом того, что Суд Европейского союза уже подтвердил позиции коллектива No Shtandart in Europe, это возражение не может изменить ход решений или отменить указ.
Юридическая позиция «Штандарта» остаётся неизменной. Российское судно продолжает подпадать под санкции и префектурные указы.

b) Иск в Суд Европейского союза (СЕС)

Судна, подпадающие под санкции, определены в пункте 3(a) статьи 3ea Регламента ЕС № 833/2014. В исходном тексте указывалось: «судно, подпадающее под действие соответствующих международных конвенций». Статья 4ha Решения о внешней политике и политике безопасности (CFSP) № 2024/1744 от 24 июня 2024 г. внеслауточнение, включая «копии исторических судов».

Первый иск «Штандарта» в СЕС требовал отмены этой поправки. Суд отклонил жалобу, указав, что «Штандарт» с 16 апреля 2022 г. уже подпадает под портовые санкции.

Второй иск «Штандарта», дело AC-686/25 в СЕС, рассматриваемый здесь, оспаривает это «толкование». Снова будет предпринята попытка доказать, что российское судно не подпадает под санкции по причине, вероятно:

  • нового флага регистрации, Острова Кука с 6 июня 2024 г.,
  • способа постройки,
  • «ассоциативного» характера (необоснованного),
  • управления компанией (русской), зарегистрированной в Германии,
  • предполагаемого назначения как «учебного судна»,
  • новой формальной владелицы с весны 2024 г., гражданки России с финским паспортом,
  • «культурной» и «наследственной» ценности…

Шансы на успех крайне малы. Предыдущее решение подтвердило аргументы коллектива No Shtandart in Europe.
Иск не имеет приостановительного действия по санкциям или префектурным указам и не оказывает реального влияния на законность действий против судна.

c) Бессмысленные иски и парадоксальное упорство

Оба производства имеют несколько общих черт:

  • они не приостанавливают никаких мер,
  • они не открывают новых юридических путей,
  • они вписываются в контекст полного европейского изоляции «Штандарта».

I.3. Экономическая и операционная иррациональность

a) Финансовое влияние на «Штандарт» и его поддерживающих

Независимо от их юридической ценности, эти иски создают значительные расходы для «Штандарта» и его поддерживающих. Между гонорарами адвокатов, подачей возражений и процедурами в СЕС каждая инициатива требует значительных ресурсов. Однако судно испытывает нехватку ликвидности, что было отмечено в российской прессе.
-> РИА Новости, «Фрегату « Штандарт » не хватает средств на ремонт», 17 октября 2024 г.

Владимир Мартус проводит кампании по сбору пожертвований на сайте судна и в социальных сетях.
-> Shtandart.eu, «Support the Shtandart ship»

Получатель — Martus TV GmbH — представлен как некоммерческая организация. На самом деле это коммерческая компания, зарегистрированная в почтовом ящике в Гамбурге. Она принадлежит, контролируется и управляется капитаном и фактическим владельцем «Штандарта». Полезно знать, что «Штандарт» использует ряд методов, которые также применяются на других российских судах. Сегодня они находятся в центре внимания западных стран.
-> No Shtandart in Europe, «Почему судно «Штандарт», на которое наложены санкции, входит в состав российского «фантомного флота»?», 25 июля 2025 г.

Вместо того чтобы изменить юридическую ситуацию, такие иски, по-видимому, истощают ресурсы «Штандарта». Они демонстрируют невозможность Мартуса самостоятельно поддерживать дорогостоящую судебную стратегию, сохраняя при этом видимость непрерывной активности.

b) Операционный тупик

По словам Владимира Мартуса, выступления на морских фестивалях обычно являются основным источником финансирования «Штандарта». Участие в подобных мероприятиях стало невозможным в Европе, включая Францию. Единственным исключением в 2025 г. была Semaine du Golfe в Морбиане с 26 мая по 1 июня.
-> No Shtandart in Europe, «Какие выводы следует сделать из участия российского фрегата «Штандарт» в Неделе залива Морбиан 2025 года?», 13 декабря 2025 г.

Осталась лишь дополнительная деятельность: приём платных пассажиров, называемых «стажёрами». Однако возможности посадки и высадки значительно сократились, создавая высокую неопределённость вплоть до отмены мероприятий. Программа стала мало привлекательной. В августе и части сентября 2025 г., в высокий сезон, «Штандарт» оставался у причала в Ла-Рошель или на якоре под ветром острова Айкс.

В то же время, прибыв осенью 2025 г. в Турцию, российский фрегат смог участвовать в съёмках фильма и проводить круизы. Свидетельство указывает на присутствие на борту 37 человек, экипажа и/или пассажиров, что значительно превышает численность «Штандарта» в Шарантских проливах. Поэтому логично, что судно осталось в Восточном Средиземноморье.

Следовательно, иски и заявленная цель сохранить присутствие в французских портах слабо оправданы экономическими соображениями.

I.4. Первая минимальная гипотеза объяснения

Основными выгодополучателями сохранения этих исков являются Мэтр Тьерри Клерк и другие адвокаты «Штандарта». Каждое производство приносит гонорары и требует новых действий, создавая прямой финансовый интерес. Нельзя исключать, что им чрезмерно оптимистично обещают Владимиру Мартусу гипотетический успех, чтобы убедить его продолжать юридически слабые и дорогостоящие иски.

Эта динамика предполагает, что Владимир Мартус не всегда действует автономно. Возможно, что его иски частично инструментализируются адвокатами. В то же время капитан «Штандарта» должен признать, что вмешательство его советников нанесло ему ущерб как в финансовом, так и в тактическом плане.

Атакуя префектурный указ Финистера и проиграв срочный иск 11 июля 2024 г., Мэтр Тьерри Клерк создал прецедент, который прямо или косвенно вызвал префектурные указы в Кот-д’Армор, Иль и Вилен и Манше, где до того «Штандарт» регулярно заходил в порты.

Для российского судна было бы выгоднее принять запрет Финистера тихо и продолжить деятельность там, где ещё оставались возможности обхода европейского регулирования.

Вместо осторожного подхода Владимир Мартус попытался пробиться в бухту Бреста 11 июля 2024 г., что было предотвращено патрульным кораблём национального флота. Он провёл медийную кампанию, направленную на осуждение решения префекта во время морских праздников Бреста 2024 и провёл собрание перед многочисленной аудиторией, где критиковал «несправедливость» Европы и подчинение Франции Брюсселю. Несколько СМИ освещали это событие.
->Ouest-France, «Несправедливое решение Европы! В Бресте капитан запрещенного российского судна перешел в наступление», 17 июля 2025 г.

Иск в срочном порядке был юридически контрпродуктивной инициативой со стороны советников «Штандарта». Но капитан способствовал его негативному эффекту, обеспечив широкую огласку. Его уже невозможно было игнорировать общественностью и представителями государства.

В любом случае, маловероятно, что советники «Штандарта» являются единственными лицами, принимающими решения по этим спорам. Личность Владимира Мартуса, вероятно, является одним из других триггерных факторов.

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ЧАСТЬ II
Гипотезы, связанные с личностью и референтной системой Владимира Мартуса

II.1. Психологический аспект упорства

Помимо юридических и финансовых аспектов, упорство Владимира Мартуса может объясняться психологическим фактором. Его продолжение заранее проигранных исков, по-видимому, связано с несколькими механизмами:

  • личная гордость и защита собственного имиджа,
  • настойчивость перед лицом уже сделанных вложений (эффект невозвратных затрат),
  • потребность в контроле и давлении на власти и коллектив,
  • когнитивная жёсткость, затрудняющая принятие поражения.

Менталитет Владимира Мартуса и его отношение к властям можно понять через его комментарии от 18 августа 2024 г. на странице Shandart Project в Facebook. Он ссылался на директивы морского префекта — главнокомандующего Атлантикой.

Shandart Project, 18 августа 2024 г.: «Restrictions for port entry from Maritime administration is (sic) still in force. Sometimes it become (sic) even more ridiculous, see copies of their mails below.» Источник

Следует также вспомнить его конфликт с инспектором транспортной службы Северных вод в России, Дмитрием Атлашкиным. Его правонарушения, ошибки и уже тогда проявившееся упорство заставили его покинуть российские порты и воды в 2009 году. Ниже приводится его воспоминание почти через десять лет:

Жизнь мечты, 2018: «Я добился того, что нас поставил на учет Речной регистр. И даже дал разрешение ходить до Выборга. Сейчас я понимаю, что это был широкий жест, но тогда я его не оценил… Думаю, что сегодня я во многих вопросах повел бы себя более гибко и дипломатично. Но тогда молод был, горяч.» Источник

Для более подробной информации об истории Владимира Мартуса можно обратиться к сборнику российских документов:
-> No Shtandart in Europe, «Библиография Владимира Мартуса, тексты на русском», 2007–2023 гг.

Хотя это может показаться удивительным, личность Владимира Мартуса является параметром, который необходимо учитывать в деле, затрагивающем французское государство, Европейский Союз и представителя российской имперской культуры.

Такой психологический анализ является одним из элементов, позволяющих понять, почему, несмотря на юридическую очевидность и высокую стоимость процедур, Мартус продолжает инициировать затяжные действия. Это можно рассматривать как поведение, связанное с процессуальным преследованием, а также как проявление глубоких личных мотиваций. Но столь же важно изучить матрицу, которая сформировала российского капитана.

II.2. Несоответствие юридической социализации

Следует рассмотреть гипотезу о глубоком разрыве между референтной системой, в которой рассуждает Владимир Мартус, и системой, усвоенной участником в европейском правовом государстве.

Столкнувшись с согласованными и устоявшимися судебными решениями, французский или европейский актор с высокой вероятностью отказался бы от несрочных, дорогостоящих исков без реальной юридической перспективы.

Однако поведение, наблюдаемое в деле «Штандарта», противоречит этой рациональности. Оно предполагает иную логику, в которой право не обязательно воспринимается как механизм разрешения спора, а как один из инструментов в более широкой силовой, символической, политической или информационной борьбе.

Это различие может объясняться различными формами юридической и политической социализации, характеризующимися, в частности:

  • другим отношением к судебному решению,
  • иной интерпретацией понятия поражения,
  • возможной ценностью настойчивости в противостоянии.

Особенности российской системы представлены в статье Изабель Мандро:
-> Le Monde, «В России правовое государство под вопросом», 17 июня 2019 г.

Речь не идёт о вынесении оценки или окончательных выводов, а о констатации того, что непонимание между двумя нормативными сферами может способствовать объяснению наблюдаемого процессуального упорства.

В условиях слабости или отсутствия правового государства российский гражданин должен, кроме того, получать защиту всякий раз, когда он сам или его деятельность выходят за рамки обычного порядка. Эта защита, называемая «крыша», является обязательным параметром.

II.3. Логика «крыши» и разрушение системы защиты

Поведение Владимира Мартуса также может объясняться происхождением его политической культуры. В такой среде иски и процедуры часто используются как инструменты давления или переговоров, а не как беспристрастные средства отстаивания прав.

В России политико-административная система часто функционирует по логике крыши*, а не на основе строгого соблюдения закона.
* Крыша — система неформальной защиты, основанная на сетях влияния, направленная на обход или инструментализацию закона.

Крыша не является отклонением. Она вытекает из отсутствия правового государства в России и является рефлексом для тех, кто никогда не учился подчиняться безличным правилам. В этом контексте поведение Владимира Мартуса — обходы, альтернативные нарративы, вмешательства, номинальные владельцы и использование прокси-структур — не является простой индивидуальной стратегией. Оно отражает культурную и политическую схему, хорошо документированную прессой: замену закона защитой.

Этот подход, перенесённый в другое пространство, иллюстрирует несоответствие его логики и принципов ведения споров в правовом государстве.

Следует подчеркнуть, что, в отличие от других европейских стран, этот метод дал конкретные результаты во Франции более двух лет. «Штандарт» получил множество защит от применения регламента ЕС со стороны нескольких органов, среди которых:

  • Генеральное управление морских дел, рыболовства и аквакультуры (DGAMPA),
  • Национальное управление разведки и таможенных расследований (DNRED),
  • Генеральный секретариат по морю (SGMer),
  • Управление порта для яхт в Ла-Рошель,
  • Префектура Шарант-Маритим…

По этому поводу в Le Parisien от 30 ноября 2025 г. приводится утверждение, противоречащее реальному состоянию права: «Тьерри Клерк уточняет, что в настоящее время поданы апелляции и что судно по-прежнему может причалить в порту Ла-Рошель

Первичные источники, касающиеся «крыши» Владимира Мартуса во Франции, доступны в публикации коллектива:
-> No Shtandart in Europe, «Французские власти и привилегии российского судна «Штандарт», 15 мая 2025 г.

Эти нестандартные и повторяющиеся действия, сопровождаемые юридически необоснованной коммуникацией о ограничительных мерах со стороны исполнительной власти, были доведены до Комиссии. 27 государств-членов Европейского совета напомнили Франции о порядке через решение CFSP № 2024/1744 от 24 июня 2024 г. Оно стало предметом первой безуспешной подачи в СЕС со стороны «Штандарта», как указано выше.

Разрушение его «французской крыши» после этого решения, вероятно, является источником фрустрации для Владимира Мартуса и может подтолкнуть его к конфликтной радикализации. Это была та же реакция, что и в 2007/2009 гг. при его споре по вопросам безопасности с инспектором Дмитрием Атлашкиным.

Как мы видели, частично запуск исков можно объяснить личностью, историей и социальным референтным полем Владимира Мартуса, а также интересами его советников. Однако невозможно рассматривать это дело в отрыве от текущего геополитического контекста и напряженности между Российской Федерацией и западными странами.

Необходимо обратить внимание на связи судна с режимом его страны происхождения. Этот подход приводит нас к выдвижению дополнительных гипотез.

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ЧАСТЬ III
Геополитические и информационные гипотезы

III.1. Медийная и нарративная инструментализация

Дело «Штандарта» выходит за рамки обычного административного спора.
С 14 июля 2024 года коллектив и его представитель были публично обозначены агентством RIA Novosti, российским информационным агентством, в нарративе, враждебном европейским санкциям.
-> РИА Новости, «Фрегат « Штандарт » стал мишенью проукраинских активистов в ЕС», 14 июля 2024 г.

С тех пор несколько российских СМИ транслируют согласованное видение дела. Для них Владимир Мартус представлен как символ сопротивления санкциям. Такое представление усиливает его вовлечённость. Параллельно оно служит пропаганде режима, придаёт ему легитимность и видимость, одновременно создавая впечатление слабой или неэффективной европейской оппозиции против российских манёвров.
-> Комсомо́льская пра́вда, «Российский парусник «Штандарт» сделает третью попытку нарушить европейские санкции», 6 августа 2024 г.

Это совпадение:

  • заранее обречённых на неудачу европейских судебных процедур,
  • их освещения российскими СМИ,
  • и повторяющейся риторики виктимизации,

порождает гипотезу информационной инструментализации, при этом на данном этапе невозможно установить наличие намерения или командования.

См. также сотни российских статей о деле «Штандарта» с июля 2024 года:
-> Досье No Shtandart in Europe, «Штандарт, пропагандистские органы и российские СМИ», 2024/2025 гг.

Важно подчеркнуть, что речь не идёт о «вовлечении» Владимира Мартуса против его воли пропагандой режима. Это был осознанный выбор самого Мартуса, что подтверждается его видеоинтервью для российских информационных агентств.

Таким образом, «Штандарт» выходит за рамки обычных соображений, как мы детально показали:
-> Diploweb, «Россия. От мягкой силы к гибридной войне. Кейс-стади о влиянии России в Европе: «Штандарт», 25 ноября 2025 г.

III.2. Франция как привилегированная территория

Следует подчеркнуть: Франция — единственная страна, в отношении которой Владимир Мартус инициировал судебные действия, несмотря на то, что она была и остаётся самым снисходительным государством по отношению к «Штандарту».

Только в 2025 году, в условиях общего запрета, российская фрегата заходила в Вандею и Морбиан, а также длительно и часто оставалась в Ла-Рошель (Шарант-Маритим).

В «атлантической Калининградской зоне» префектура ясно дала понять, что не намерена выполнять постановление Суда ЕС от 22 августа 2025 года. Чтобы оправдать свою позицию, она искусственно противопоставляет европейский регламент морскому праву, при этом не учитывая, что Конвенция SOLAS (Safety of Life at Sea) включена в пункт 4 санкций, применяемых к «Штандарту».

Sud-Ouest, 17 сентября 2025 г.: «Над европейским правом действует международное морское право. Оно указывает, что в случае технической необходимости или неблагоприятной погоды суда должны иметь возможность заходить в ближайшие порты. Любой порт обязан принять «Штандарт» при необходимости», — сообщает директор кабинета. Источник

Ла-Рошель представляет собой особый случай в Европе, который может вызвать особый интерес компетентных государственных служб. Детали были обнародованы:
-> Desk-Russie: «Когда российское судно Штандарт и Ла-Рошель бросают вызов европейским санкциям», 28 сентября 2025 г.

Недавно коллектив вновь сообщил в Комиссию о многократных обходах европейского регламента в этом морском городе:
-> No Shtandart in Europe, «Запрос о вмешательстве Европейской комиссии по поводу несоблюдения портовых санкций во Франции (Морбиан и Шарант-Маритим)», 17 декабря 2025 г.

Судно запрещено во всех европейских портах, независимо от того, входят они в ЕС или нет. Неудача летнего тура 2025 года продемонстрировала строгую реализацию ограничительных мер. Запланированные заходы в Ирландию, Великобританию, Норвегию, Данию, Бельгию, Испанию и Португалию пришлось отменить. Для Испании и Португалии «Штандарт» дополнительно запрещён во внутренних водах. Пять членов экипажа или клиентов судна были задержаны португальскими властями в сентябре 2025 года. Однако ни одна судебная процедура против этих государств не инициировалась.

Эта асимметрия указывает на стратегический выбор Франции в качестве поля противостояния по нескольким причинам:

  • Долгое стремление французских властей к компромиссам или толерантность к обходным практикам создавали юридически используемое пространство.
  • Конфиденциальные льготы, ранее предоставленные «Штандарту», были использованы Владимиром Мартусом и Тьерри Клерком для давления на французские власти, поставив их в уязвимое процессуальное положение.
  • Судебная система Франции, вероятно, позволяет легче многократное инициирование исков, даже если они не имеют приостановительного эффекта.
  • Другие страны действовали быстро и ясно, оставляя мало пространства для оспаривания.

Во Франции дело «Штандарта» длится более трёх с половиной лет. В других государствах оно было решено менее чем за пятнадцать дней после уведомления их властей коллективом.

С учётом вышеизложенного не будет неправомерным считать, что дело «Штандарта» существует во Франции лишь потому, что оно было создано в самом сердце её государственного аппарата. Даже не учитывая возможные каналы влияния, ответственность здесь гораздо выше, чем у юристов «Штандарта» или его капитана. Последний лишь воспользовался предоставленной ему возможностью.

В этом контексте Францию можно рассматривать как «слабое звено», которое некоторые акторы стремятся инструментализировать.

Эта ситуация усиливает гипотезу о том, что «Штандарт» может способствовать созданию внутренних споров и ослаблению доверия к национальным и европейским институтам. Как напоминал начальник штаба вооружённых сил (CEMA), Франция является одной из приоритетных целей стратегии российского вмешательства.
-> LCI, генерал Тьерри Бюркард (CEMA), «Большое досье: Франция — цель номер один для Путина. Предупреждение», 11 июля 2025 г.

III.3. Стратегия хаоса и дестабилизация

Не предвосхищая уровень сознания или намерения, повторяющиеся действия Владимира Мартуса могут вписываться в более широкую динамику дестабилизации. Эти иски, судебный террор и сопровождаемая медиаподдержка могут быть направлены, в частности, на:

  • Создание разломов в гражданском обществе и во взаимоотношениях граждан с властями.
  • Подпитывание протестов против национальных и европейских институтов.
  • Подрыв доверия к праву и эффективности санкций, создавая впечатление, что их можно обойти.

Такой подход соответствует элементам, уже идентифицированным национальным еженедельником:
-> Challenges, «Российское вмешательство: стратегия хаоса как оружие массовой дестабилизации», 5 августа 2025 г.

Французский журналист, специалист по делу «Штандарта», высказалась по этому поводу в ведущей региональной газете:
-> Ouest-France, «Расследование. Российское судно «Штандарт» ведёт войну Путина в заливе Морбиан», 23 мая 2025 г.

III.4. Вопрос финансирования

Если «Штандарт» играет роль, намеренно или нет, в стратегии европейской дестабилизации, его кажущееся сложное финансовое положение может быть не решающим.

Внимание будет сосредоточено скорее не на сборе пожертвований, а на целях, которые преследуются, и на схемах оплаты судебных споров и юридических консультаций.

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ЧАСТЬ IV
Открытые направления и аналитическое завершение

Без претензии на полноту, может быть полезно рассмотреть и другие углы. Более косвенные элементы могут пролить свет на устойчивость этих исков, хотя ни один из них не установлен с полной уверенностью.

Инициированные процедуры могут служить для документирования символического сопротивления, независимо от шансов на юридический успех.

Они также могут сохранять неопределённость относительно практических последствий, даже если право остаётся неизменным.

Множество исков может также использоваться для оценки институциональной терпимости, наблюдения за административными и судебными реакциями или выявления возможных процедурных уязвимостей.

Каждое поражение может мобилизовать сторонников, воспринимаемое как враждебность, упорство или отказ завершить конфликт. Продолжение процесса тогда кажется предпочтительнее принятия окончательного поражения.

Эти аналитические направления, дополняющие друг друга, остаются гипотетическими и направлены на лучшее понимание процессуального поведения. Их трудно интерпретировать согласно обычным стандартам юридической рациональности.

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ЗАКЛЮЧЕНИЕ

Иски в административный суд (ТА) Ренна и в Суд ЕС демонстрируют сложную стратегию. Коллектив ограничивается представлением проверяемых фактов, фиксирует несоответствия и предлагает открытые гипотезы, не формулируя обвинений и не утверждая достоверность.

В обоих инстанциях «Штандарт» демонстрирует явную юридическую слабость:

  • в ТА Ренна возражение по существу не имеет основания;
  • в Суде ЕС иск по толкованию регламента имеет крайне низкие шансы на успех.

Иски не имеют приостановительного действия и юридически неэффективны. Они продолжаются несмотря на ясные и согласованные решения, что оправдывает анализ, выходящий за рамки строгого юридического подхода. Эти действия могут рассматриваться как процессуальный террор, с возможной инструментализацией Франции как стратегической площадки для действий.

В этой нестандартной ситуации коллектив считает, что постановка вопросов является аналитическим, а не обвинительным подходом, способствуя пониманию феномена, выходящего за рамки простого случая «Штандарта».

Читателей приглашают делиться своими гипотезами в комментариях, анонимно или под именем. Их вклад будет включён в обновления этой статьи.

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Pourquoi la frégate russe “Shtandart” persiste-t-elle dans des recours judiciaires dont l’issue est déjà scellée ?

Le présent texte expose des décisions de justice, des documents administratifs, des sources européennes et russes, des données économiques, les contentieux en cours et les précédents ignorés. 
Cet article rassemble, de manière méthodique et équilibrée, l’ensemble des pistes contribuant à tenter de comprendre la persistance des recours du navire russe “Shtandart”, MMSI 518999255. Toutes sont examinées avec la même rigueur, sans hiérarchie ni conclusion imposée. Il constitue une base de données analytique inédite, fondée sur des éléments factuels et documentés qui, pour certains, n’ont été ni publiés ni traités, à ce jour, par aucun média français.

⚠️ Précisions méthodologiques

Tous les  axes d’examen sont  abordés dans ce document. On envisage l’intérêt des avocats, la dimension psychologique, les pratiques relatives à la faiblesse de l’État de droit, les logiques de type “krysha russe”. On s’interroge sur le choix de la France comme cible ou le rôle potentiel de Vladimir Martus dans une stratégie de déstabilisation. Ces vecteurs sont formulés à titre d’hypothèses. Le collectif n’en privilégie aucune. Il n’affirme pas qu’une seule d’entre elles soit véridique.

No Shtandart in Europe se base exclusivement sur des sources primaires vérifiables et n’a pas vocation à produire des opinions ou à tirer des conclusions définitives sur les motivations personnelles ou stratégiques du capitaine du navire russe. Du fait de l’extrême irrationalité apparente de ces recours, le collectif a souhaité néanmoins lancer une réflexion ouverte, dans laquelle la participation et l’analyse critique de chacun sont les bienvenues.

PARTIE I
Constat objectif : des recours juridiquement et économiquement irrationnels

PARTIE II
Hypothèses liées à la personnalité et au référentiel de Vladimir Martus

PARTIE III
Hypothèses géopolitiques et informationnelles

PARTIE IV
Pistes ouvertes et clôture analytique

CONCLUSION


PARTIE I
Constat objectif : des recours juridiquement et économiquement irrationnels

I.1. Socle factuel et juridique (prémisses)

a) Précédents judiciaires

– Tribunal administratif de Rennes, ordonnance nº 2403878, 11 juillet 2024
– Conseil d’État, arrêté nº 496439, 18 novembre 2024
– Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), affaire T-446/24, 22 août 2025

Toutes les décisions résultant des procédures précédentes ont été défavorables aux plaignants.

b) Plaignants

Ces deux nouvelles procédures judiciaires, comme les précédentes, sont menées au nom de trois acteurs : 

  • Vladimir Martus, citoyen russe, capitaine et propriétaire de facto du Shtandart
  • MartusTVGmbH, société commerciale de Vladimir Martus, gestionnaire du navire,
  • Mariia Martus, fille de Vladimir Martus, propriétaire officielle du Shtandart, titulaire d’un passeport finlandais.

c) Nouveaux recours soumis

Le Télégramme, 25 novembre 2025 : …l’interdiction d’accès à tous les ports européens a été confirmée par le tribunal de la cour de justice européenne, lors d’une ordonnance rendue le 22 août 2025. Dernière décision juridique en date après celles, allant dans le même sens, rendues par le tribunal administratif de Rennes et le Conseil d’État, en 2024. Avocat du Shtandart, Maître Thierry Clerc précise qu’un pourvoi a été formé contre l’ordonnance du tribunal de l’Union européenne… et qu’une procédure au fond en nullité est toujours pendante devant le tribunal administratif de Rennes. Source 

I.2. Inefficacité juridique avérée

a) Recours au tribunal administratif (TA)de Rennes

Il s’agit d’un mémoire en réplique* introduisant une contestation de l’ordonnance nº 2403878 du 11 juillet 2024. Celle-ci validait l’arrêté préfectoral du Finistère interdisant l’accès du Shtandart aux ports du département.

* Le mémoire en réplique déposé le 4 octobre 2024 relève d’une instance distincte au fond. Il est formellement recevable, mais n’a plus d’effet juridique réel au regard des décisions déjà intervenues. 

Le document est consultable en ligne :  
-> Me Enard-Bazire, Me Thierry Clerc, « TA de Rennes Mémoire en Réplique annoté », 4 octobre 2024.

Il y apparaît des erreurs factuelles. Les arguments sont confus, généraux et répétitifs. Ils ont été utilisés dans les précédentes tentatives visant à contester la légalité de la décision préfectorale. La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) ayant déjà validé les positions du collectif No Shtandart in Europe, ce mémoire ne peut pas inverser le cours des décisions ni annuler l’arrêté.

La position juridique du Shtandart est inchangée. Le navire russe reste soumis aux sanctions et aux arrêtés préfectoraux .

b) Recours devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE)

Les embarcations concernées par les sanctions sont définies au paragraphe 3(a) de l’article 3 sexies bis du règlement UE nº 833/2014. Le texte initial indiquait : « Tout navire relevant des conventions maritimes pertinentes ». L’article 4 nonies bis de la décision de politique étrangère et de sécurité commune (PESC) nº 2024/1744 du 24 juin 2024 a apporté une précision (« clarification » dans le texte en anglais) spécifiant« y compris les répliques de navires historiques ». 

Le premier recours du Shtandart devant la CJUE demandait l’annulation de cet amendement. La Cour a rejeté la plainte en spécifiant que, de toute façon, le Shtandart entrait dans le champ des sanctions portuaires depuis le 16 avril 2022.

Le deuxième recours du Shtandart, affaire AC-686/25, devant la CJUE, dont il est question ici, conteste cette « interprétation ». Une nouvelle fois, il sera tenté de démontrer que le navire russe n’entre pas dans le champ des sanctions en raison probablement :

  • de son nouveau pavillon de complaisance, Îles Cook depuis le 6 juin 2024
  • de son mode de construction, 
  • de son caractère « associatif » (non justifié), 
  • de sa gestion par une société (russe) domiciliée en Allemagne,
  • de sa vocation (contestable) de « navire école »,
  • de sa nouvelle propriétaire prête-nom, depuis le printemps 2024, une citoyenne russe ayant un passeport finlandais,
  • de sa dimension « culturelle » et « patrimoniale »…

L’action, si tant est qu’elle soit admise, a des chances extrêmement faibles. La décision précédente a confirmé les arguments du collectif No Shtandart in Europe.

Le recours n’a aucun effet suspensif sur les sanctions ou sur les arrêtés préfectoraux existants. Il n’a pas d’impact réel sur la légalité des actions contre le navire.

c) Recours sans effet et persistance paradoxale

Ces deux procédures partagent plusieurs caractéristiques :

  • elles ne suspendent aucune mesure,
  • elles n’ouvrent aucune voie juridique nouvelle,
  • elles s’inscrivent dans le cadre d’un isolement européen complet du Shtandart.

I.3. Irrationalité économique et opérationnelle

a) Impact financier sur le Shtandart et ses soutiens

Indépendamment de leur valeur juridique limitée, ces recours engendrent des coûts significatifs pour le Shtandart et ses soutiens. Entre les frais d’avocat, les dépôts de mémoire et les procédures devant la CJUE, chaque démarche mobilise des ressources significatives. Cependant, le navire fait état d’un manque de liquidité. Cela a été annoncé notamment dans la presse russe. 
-> RIA Novosti, « Фрегату « Штандарт » не хватает средств на ремонт » (La frégate « Shtandart » manque de fonds pour ses réparations), 17 octobre 2024 

Vladimir Martus lance des campagnes d’appel aux dons sur le site web du navire et sur ses réseaux sociaux.
-> Shtandart.eu, « Support the Shtandart ship » 

L’entité récipiendaire, Martus TV GmbH, y est présentée comme une association sans but lucratif. Il s’agit en fait d’une entreprise commerciale domiciliée dans une boîte postale de Hambourg. Elle est détenue, contrôlée et dirigée par le capitaine et propriétaire de facto du Shtandart. Il est utile de savoir que le Shtandart partage un certain nombre de pratiques communes à d’autres navires russes. Elles font, aujourd’hui, l’objet d’une attention soutenue de la part des pays occidentaux.
-> No Shtandart in Europe, « Pourquoi le navire sous sanctions Shtandart fait-il partie de la flotte fantôme russe ? » 25 juillet 2025

Plutôt que de modifier la situation juridique, de tels recours paraissent épuiser les ressources du Shtandart. Ils démontrent l’impossibilité pour Martus de soutenir durablement – par lui-même – une stratégie judiciaire coûteuse, tout en maintenant l’apparence d’une action continue.

b)  Impasse  opérationnelle

Selon Vladimir Martus, les prestations, lors des festivals maritimes, sont normalement la première source de financement du Shtandart. La participation à ce type d’événement est devenue impossible en Europe, y compris en France. La seule exception pour l’année 2025 fut la Semaine du Golfe dans le Morbihan, du 26 mai au 1er juin.
-> No Shtandart in Europe, « Que faut-il conclure de la participation de la frégate russe « Shtandart » à la Semaine du Golfe 2025 ? » 13 décembre 2025 

Il ne subsiste qu’une activité complémentaire. Elle consiste à prendre à bord des passagers payants, appelés « stagiaires ». Cependant, les possibilités d’embarquement et de débarquement se sont très fortement réduites créant de fortes incertitudes allant jusqu’à l’annulation des prestations. Le programme est devenu peu attractif. En août et sur une partie de septembre 2025, en pleine saison, le Shtandart est resté à quai à La Rochelle ou au mouillage sous le vent de l’île d’Aix.

A contrario, arrivée au cours de l’automne 2025, en Turquie, la frégate russe a pu participer à un tournage de film et enchaîner les croisières. Un témoignage y a fait état de la présence de 37 personnes à bord, équipiers et/ou passagers. L’auteur indique que ce nombre était très largement supérieur à l’effectif du Shtandart dans les pertuis charentais. Il semblerait donc logique que le navire reste en Méditerranée orientale.

En conséquence, les recours et l’objectif affiché de maintenir une présence dans les ports français apparaissent difficilement justifiables par des considérations économiques publiques.

I.4. Première hypothèse explicative minimale

Les principaux bénéficiaires du maintien de ces recours sont Me Thierry Clerc et les autres avocats du Shtandart. Chaque procédure génère des honoraires, et  nécessite de nouvelles démarches, leur causant ainsi un intérêt financier direct. On ne peut exclure le fait qu’ils  promettent de manière excessivement optimiste à Vladimir Martus un succès hypothétique, afin de le convaincre de poursuivre des recours juridiquement faibles et coûteux.

Cette dynamique suggère que Vladimir Martus n’agirait pas toujours de manière autonome. Il est possible que ses recours puissent être en partie instrumentalisés par ses avocats. Parallèlement, le capitaine du Shtandart doit constater que les interventions de ses conseils l’ont affecté tant financièrement que tactiquement. 

En attaquant l’arrêté du préfet du Finistère et en perdant son référé le 11 juillet 2024, Me Thierry Clerc a  été à l’origine d’une jurisprudence. Elle a causé, directement ou indirectement, les arrêtés préfectoraux des Côtes d’Armor, d’Ille-et-Vilaine et de la Manche où, jusqu’alors, le Shtandart faisait escale régulièrement. 

Il aurait été plus avantageux pour le navire russe de prendre acte du bannissement finistérien, de manière discrète. Il aurait pu poursuivre plus aisément son activité, là où il avait encore des opportunités de contournement du règlement européen. 

Au lieu d’agir avec réserve, Vladimir Martus a tenté de forcer l’accès à la rade de Brest, le 11 juillet 2024. Il en a été empêché par un patrouilleur de la marine nationale. Il a fait une communication médiatique centrée sur la dénonciation de la décision du préfet lors des fêtes maritimes de Brest 2024 et a tenu une réunion devant un public nombreux. Vladimir Martus y dénonçait l’ « injustice » européenne et la soumission de la France à Bruxelles. Plusieurs médias ont rendu compte de cet événement.
-> Ouest-France, « Une décision injuste de l’Europe ! » À Brest, le capitaine du navire russe banni à l’offensive », 17 juillet 2025 

L’action en référé était une initiative juridiquement contre-productive de la part des conseils du Shtandart. Mais le capitaine du navire a contribué à son impact négatif en lui assurant une large publicité. Elle ne pouvait plus être ignorée par l’opinion et les représentants de l’État. 

Quoi qu’il en soit, on ne peut vraisemblablement pas considérer que les conseils du Shtandart soient les seuls décisionnaires concernant ces contentieux. La personnalité de Vladimir Martus est probablement un des autres éléments déclencheurs.

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PARTIE II
Hypothèses liées à la personnalité et au référentiel de Vladimir Martus

II.1. Dimension psychologique de l’entêtement

Au-delà des aspects juridiques et financiers, l’entêtement de Vladimir Martus pourrait s’expliquer par une dimension psychologique. Son maintien de recours perdus d’avance semble relever de plusieurs mécanismes : 

  • la fierté personnelle et la protection de son image
  • la persistance face aux investissements déjà engagés (biais des coûts irrécupérables), 
  • un besoin de contrôle et de pression sur les autorités et sur le collectif
  • ainsi qu’une rigidité cognitive qui rend difficile l’acceptation d’une défaite.

L’état d’esprit de Vladimir Martus et son rapport aux autorités peuvent se comprendre à travers ses propos tenus, le 18 août 2024, sur la page Facebook de Shandart Project. Il faisait référence aux directives du préfet maritime commandant en chef pour l’Atlantique.

Shandart Project, 18 août 2024 : « Restrictions for port entry from Maritime administration is (sic) still in force. Sometimes it become (sic) even more ridiculous, see copies of their mails below. » Source 

Il convient également de rappeler le déroulement de son conflit avec l’inspecteur des transports des eaux du Nord en Russie, Dmitry Atlashkin. Ses infractions, ses erreurs et, déjà, son entêtement l’avaient amené à fuir les ports et les eaux russes, en 2009. On lira, ci-dessous, ce qu’il confiait, presque dix ans plus tard : 

Zhizn’ mechty, 2018 : “J’ai réussi à ce que nous soyons inscrits au registre fluvial. Et on nous a même donné la permission d’aller à Vyborg. Maintenant je comprends que c’était un grand geste, mais je ne l’avais pas apprécié à juste valeur… Je pense qu’aujourd’hui, je me comporterais avec plus de souplesse et de diplomatie dans de nombreux domaines. Mais alors j’étais jeune, sexy.” Source 

Pour plus d’information sur l’historique de Vladimir Martus il est possible de se rapporter à un ensemble de documents russes.
-> No Shtandart in Europe, “Bibliographie de Vladimir Martus, textes russes traduits en français”, 2007 à 2023.

Bien que cela puisse paraître surprenant, la personnalité de Vladimir Martus est un paramètre qu’il est nécessaire de prendre en compte dans une affaire impliquant l’État français, l’Union européenne et un représentant de la culture impériale russe.

Cette lecture psychologique serait un des éléments permettant de comprendre pourquoi, malgré l’évidence juridique et le coût élevé des procédures, Martus continue à engager des actions dilatoires. Il s’agirait alors autant d’un comportement de harcèlement procédural que d’une manifestation de motivations personnelles profondes. Mais il est tout aussi judicieux de prendre connaissance de la matrice qui a façonné le capitaine russe.

II.2. Décalage de socialisation juridique

Une hypothèse mérite examen : le décalage profond entre le cadre de référence dans lequel raisonne Vladimir Martus et celui d’un acteur socialisé dans un État de droit européen.

Face à des décisions juridictionnelles désormais concordantes et stabilisées un acteur français ou européen aurait très vraisemblablement renoncé à des contentieux non suspensifs, coûteux et dépourvus de toute perspective juridique crédible.

Or, le comportement observé dans l’affaire du Shtandart s’inscrit à rebours de cette rationalité. Il suggère une autre logique, dans laquelle le droit n’est pas nécessairement perçu comme un mécanisme destiné à trancher un litige, mais comme un outil parmi d’autres dans un rapport de force plus large, symbolique, politique ou informationnel.

Cette différence peut s’expliquer par des modes de socialisation juridique et politique distincts, marqués notamment par :

  • un rapport différent à la décision judiciaire,
  • une autre perception de la notion de défaite,
  • une valorisation possible de la persistance dans la confrontation.

La particularité du système russe est présentée dans un article d’Isabelle Mandraud. Son document peut permettre d’envisager de nouvelles clefs d’explication.
-> Le Monde, “En Russie, l’Etat de droit en question”, 17 juin 2019.

Il ne s’agit pas de porter un jugement de valeur ni de tirer des conclusions définitives, mais de constater que cette incompréhension entre deux sphères normatives peut contribuer à expliquer l’acharnement procédural observé.

Dans un contexte de faiblesse ou d’inexistence de l’État de droit, le citoyen russe doit, par ailleurs, obtenir une protection dès lors que lui-même ou son activité sortent du registre ordinaire. Cette protection appelée “krysha” est un paramètre incontournable.

II.3. Logique de “krysha” et effondrement du système de protection

Le comportement de Vladimir Martus peut également s’expliquer par l’origine de sa culture politique. Dans cet environnement, les recours et procédures sont fréquemment utilisés comme instruments de pression ou de négociation, plutôt que comme moyens impartiaux de faire valoir ses droits.

En Russie, le système politico-administratif fonctionne souvent selon la logique de la krysha* plutôt que sur le respect strict de la loi. 
* Krysha (russe “toit”) : système de protection informelle fondé sur des réseaux d’influence, visant à contourner ou à instrumentaliser le droit.

La krysha n’est pas une dérive. Elle découle de l’absence d’État de droit en Russie, et est un réflexe pour ceux qui n’ont jamais appris à se soumettre à une règle impersonnelle. Dans ce cadre, le comportement de Vladimir Martus — fait de contournements, de narratifs alternatifs, d’interpositions, de prête-nom et de recours à une structure écran — ne relève pas d’une simple stratégie individuelle. Il fait référence à un schéma culturel et politique bien documenté par la presse : celui de la substitution de la loi par la protection.

Cette approche, transposée dans un autre espace, illustre l’incompatibilité entre sa façon de raisonner et les principes du contentieux dans un État de droit.

Il faut néanmoins souligner que, à la différence des autres pays européens, cette méthode a produit des effets concrets en France pendant plus de deux ans. Le Shtandart a obtenu de nombreuses protections contre l’application du règlement UE de la part de plusieurs organismes, parmi lesquels :

  • la direction générale des Affaires maritimes de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA), 
  • la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), 
  • le secrétariat général de la mer (SGMer), 
  • la direction du port de plaisance de La Rochelle, 
  • la préfecture de Charente-Maritime…

À ce sujet, on peut lire, dans Le Parisien du 30 novembre 2025, une affirmation en contradiction avec l’état réel du droit applicable : “Me Thierry Clerc précise que des recours sont en cours et que le bateau est toujours le bienvenu au port de La Rochelle

Les sources primaires relatives à la “krysha” de Vladimir Martus en France sont disponibles dans une publication du collectif : 
-> No Shtandart in Europe“Les autorités françaises et les passe-droits du navire russe Shtandart ”, 15 mai 2025.

Ces traitements hors normes, répétés et accompagnés d’une communication juridiquement infondée des mesures restrictives émanant du pouvoir exécutif ont été signalés à la Commission. Les 27 États membres du Conseil européen ont rappelé à l’ordre la France via la décision PESC nº 2024/1744 du 24 juin 2024. Celle-ci a fait l’objet de la première saisine infructueuse de la CJUE par le Shtandart comme présenté ci-dessus. 

L’effondrement de sa “krysha” française depuis cette décision constitue probablement une source de frustration pour Vladimir Martus et pourrait le pousser à uneradicalisation conflictuelle. C’est la même réaction qu’il avait eu, en 2007/2009, lors de son litige sur la sécurité avec l’inspecteur Dmitry Atlashkin.

Ainsi que nous l’avons vu, il est éventuellement possible d’expliquer partiellement le déclenchement des recours par la personnalité, l’historique et le référentiel sociétal de Vladimir Martus ainsi que par l’intérêt de ses conseils. On ne peut néanmoins envisager cette affaire en s’affranchissant du contexte géopolitique actuel et des tensions entre la Fédération de Russie et les pays occidentaux. 

Il convient de s’y intéresser compte-tenu des liens du navire avec le régime de son pays d’origine. Cette approche nous conduit à émettre des hypothèses additionnelles.

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PARTIE III
Hypothèses géopolitiques et informationnelles

III.1. Instrumentalisation médiatique et narrative

Le cas du Shtandart s’inscrit dans une dimension plus large que celle d’un contentieux administratif.

À partir du 14 juillet 2024, le collectif et son porte-parole ont été publiquement désignés par RIA Novosti, agence d’information russe, dans un registre narratif hostile aux sanctions européennes.  
-> RIA Novosti, “Фрегат « Штандарт » стал мишенью проукраинских активистов в ЕС”, (La frégate « Shtandart » prise pour cible par des militants pro-ukrainiens dans l’UE), 14 juillet 2024. 

Depuis lors, plusieurs organes de presse russes relaient une lecture convergente de l’affaire. Pour eux, Vladimir Martus est mis en scène comme symbole de résistance aux sanctions. Une telle présentation renforce son engagement. Parallèlement, elle sert la propagande du régime. Elle lui donne légitimité et visibilité tout en alimentant la perception d’une opposition européenne faible, voire inefficace, face aux manœuvres russes.
-> Komsomolskaïa Pravda, “Le voilier russe Shtandart va tenter pour la troisième fois de violer les sanctions européennes (Ru)”, 6 août 2024. 

Cette convergence entre :

  • des procédures judiciaires européennes vouées à l’échec,
  • leur relais par des médias russes, 
  • et un discours de victimisation récurrent

soulève l’hypothèse d’une instrumentalisation informationnelle, sans qu’il soit possible, à ce stade, d’inférer une intention ou un commandement.

Voir aussi les centaines d’articles russes sur l’affaire du Shtandart depuis juillet 2024 :
-> Dossier No Shtandart in Europe, “Le Shtandart, les organes de propagande et les médias russes”, 2024/2025.

Il est important de souligner qu’il n’est pas question d’une “récupération” de Vladimir Martus, contre son gré, par la propagande du régime. Il s’agit bien d’un choix délibéré de ce dernier comme le montre ses vidéos d’ “interviews” adressées aux agences d’information russe.

Il apparaît ainsi que le Shtandart sort des considérations habituelles comme nous l’avons exposé de façon détaillée : 
-> Diploweb“Russie. Du soft power à la guerre hybride. Etude de cas d’une influence russe en Europe : le Shtandart, 25 novembre 2025 

III.2. La France comme terrain privilégié

Un élément mérite d’être souligné : la France est le seul pays à faire l’objet d’actions contentieuses de Vladimir Martus, alors même qu’elle a été et est encore l’État le plus accommodant à l’égard du Shtandart.

Pour la seule année 2025, dans ce contexte de bannissement général, la frégate russe a accosté en Vendée et dans le Morbihan. Elle a également séjourné longuement et fréquemment à La Rochelle (Charente-Maritime).

À ce titre, dans la “Kaliningrad atlantique”, la préfecture a clairement indiqué qu’elle n’entendait pas se conformer à l’ordonnance émise le 22 août 2025 par la CJUE. Pour justifier sa position, elle oppose le règlement européen au droit maritime de manière artificielle. Elle omet de considérer que la convention SOLAS (Safety of Life at Sea) est prise en compte dans le paragraphe 4 des sanctions s’appliquant au Shtandart.

Sud-Ouest, 17 septembre 2025 : « Au-dessus du droit européen, s’applique le droit international de la mer. Ce dernier indique qu’en cas de besoin technique ou de météo défavorable, les bateaux doivent pouvoir faire escale dans les ports à proximité. N’importe quel port est ainsi dans l’obligation d’accueillir le ‘‘Shtandart’’ en cas de besoin », relate le directeur de cabinet. Source 

La Rochelle constitue un cas spécifique en Europe. Il justifierait un intérêt particulier des services compétents de l’État. Les détails en ont été rendus publics : 
-> Desk-Russie, “Quand le navire russe Shtandart et La Rochelle défient les sanctions européennes”, 28 septembre 2025.

Récemment, le collectif a, une nouvelle fois, signalé à la Commission, les contournements répétés du règlement européen qui ont lieu dans la cité maritime :
-> No Shtandart in Europe, “Demande d’intervention de la Commission européenne concernant un manquement à l’exécution des sanctions portuaires en France (Morbihan et Charente-Maritime)”, 17 décembre 2025.

Le navire est interdit dans tous les ports européens, qu’ils soient ou non dans l’Union. L’échec de la tournée estivale en 2025 a montré l’application stricte des mesures restrictives. Les accostages planifiés en Irlande, au Royaume-Uni, en Norvège, au Danemark, en Belgique, en Espagne et au Portugal ont dû être annulés. Pour ces deux derniers pays, le Shtandart est, en plus, banni de leurs eaux territoriales. Cinq équipiers ou clients du Shtandart ont, d’ailleurs, été interpellés par les forces de l’ordre portugaises en septembre 2025. En revanche, aucune procédure judiciaire n’a été engagée contre aucun de ces États.

Cette asymétrie suggère une sélection stratégique de la France comme terrain d’affrontement, pour plusieurs raisons :

  • Le fait que les autorités françaises aient longtemps cherché des accommodements, voire toléré des pratiques de contournement, laissant un espace exploitable juridiquement. 
  • Les passe-droits confidentiels précédemment octroyés au Shtandart ont été partagés par Vladimir Martus et Thierry Clerc à des fins de pression sur les autorités françaises, qui se retrouvent placées en situation de fragilité contentieuse.
  • Le système judiciaire français, permet probablement plus facilement la multiplication de recours, même non suspensifs
  • Les autres pays ont agi rapidement et clairement, laissant peu d’espace à la contestation.

En France, l’affaire du Shtandart dure depuis plus de trois ans et demi. Dans les autres États, elle a été réglée en moins de quinze jours, dès lors que leurs autorités avaient été alertées par le collectif.

Au vu de ce qui précède, il ne serait pas infondé de considérer que l’affaire du Shtandart n’existe en France que parce qu’elle a été construite au cœur de son appareil d’État. Sans même parler d’éventuels relais d’influence qui s’y trouveraient, celui-ci porterait une responsabilité bien plus importante que les juristes du Shtandart ou son capitaine. Ce dernier n’aurait finalement agi qu’en exploitant l’opportunité qui lui était offerte. 

Dans ce contexte, la France peut être perçue comme un « maillon faible », que certains acteurs cherchent à instrumentaliser. 

Cette situation renforce l’hypothèse que le Shtandart pourrait notamment contribuer à créer des controverses internes et à y fragiliser la confiance dans les institutions nationales ou européennes. Comme le rappelait le chef d’état-major des armées (CEMA), la France est un des objectifs prioritaires  de la stratégie d’ingérence russe.
-> LCI, Général Thierry Burcard (CEMA), “Le grand dossier, la France cible numéro un de Poutine. L’alerte”, 11 juillet 2025 

III.3. Stratégie du chaos et déstabilisation

Sans préjuger de son niveau de conscience ou d’intention, les actions répétées de Vladimir Martus peuvent également s’inscrire dans une dynamique de déstabilisation plus globale. Ces recours, le harcèlement judiciaire et la médiatisation associée peuvent viser notamment à  :

  • Créer des fractures dans la société civile et dans la relation entre citoyens et autorités.
  • Alimenter la contestation contre les institutions nationales et européennes.
  • Éroder la confiance dans le droit et dans l’effectivité des sanctions, en donnant l’impression qu’elles peuvent être contournées.

Une approche de ce type rejoint des éléments déjà bien identifiés par un hebdomadaire national :
-> Challenges, “Ingérences russes : la stratégie du chaos comme arme de déstabilisation massive”, 5 août 2025 

Une journaliste française, spécialiste du cas du Shtandart, s’est prononcée à ce sujet dans le principal quotidien régional :
-> Ouest-France : “ Enquête. Le navire russe « Shtandart » mène la guerre de Poutine jusque dans le golfe du Morbihan “, 23 mai 2025 

III.4. Question du financement

Si le Shtandart joue un rôle, intentionnel ou non, dans une stratégie de déstabilisation européenne, son apparente situation financière difficile pourrait ne pas être déterminante.

L’attention porterait alors moins sur les appels aux dons que sur les objectifs poursuivis et les circuits de paiement des contentieux et des conseils juridiques.

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PARTIE IV
Pistes ouvertes et clôture analytique

Sans prétendre à l’exhaustivité, il peut être utile d’explorer d’autres angles. Des éléments plus indirects pourraient éclairer la persistance de ces recours, sans qu’aucun ne soit établi de façon certaine. 

Les procédures engagées pourraient avoir pour fonction de documenter une résistance symbolique, indépendamment des chances de succès juridique. 

Elles peuvent aussi maintenir une ambiguïté sur les conséquences pratiques, même si le droit reste inchangé. 

La multiplication des recours peut également servir à évaluer la tolérance institutionnelle, à observer les réactions administratives et juridictionnelles, ou à détecter d’éventuelles failles procédurales.

Chaque revers pourrait mobiliser les soutiens, perçu comme une hostilité, un acharnement ou un refus de clore le conflit. La poursuite du litige apparaîtrait alors préférable à l’acceptation d’une défaite définitive. 

Ces pistes d’analyse, complémentaires, restent hypothétiques et visent à mieux comprendre un comportement procédural. Il demeure difficile à interpréter selon les standards habituels de la rationalité juridique. 

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CONCLUSION

Les recours au tribunal administratif (TA) de Rennes et à la CJUE révèlent une stratégie complexe. Le collectif se limite à la présentation de faits vérifiables, constate les incohérences et propose des hypothèses ouvertes, sans formuler d’accusations ni de certitudes.

Dans les deux instances, le Shtandart présente une faiblesse juridique manifeste :

  • au TA de Rennes, le mémoire en réplique est dépourvu de fondement ; 
  • à la CJUE, le recours sur l’interprétation du règlement est peu susceptible de succès.

Les recours sont sans effet suspensif et juridiquement inefficaces. Ils persistent malgré des décisions claires et concordantes, justifiant une analyse dépassant le strict cadre juridique. Ces démarches peuvent être interprétées comme un harcèlement dilatoire, avec une possible instrumentalisation de la France comme terrain d’action stratégique.

Dans cette situation atypique, le collectif estime que formuler des questions relève d’une démarche analytique et non accusatoire, contribuant à la compréhension d’un phénomène dépassant le simple cas du Shtandart

Les lecteurs sont invités à partager leurs hypothèses en commentaires, de manière nominative ou anonyme. Leurs contributions seront incluses dans les mises à jour de cet article.

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Conte de Noël : Vladimir Martus et le « Shtandart » – Рождественская сказка: Владимир Мартус и « Штандарт »

France flag Conte humoristique de Noël : Vladimir Martus face à la frégate Shtandart, ses déconvenues judiciaires, Thierry Clerc, Michel Balique et l’insaisissable collectif No Shtandart in Europe.
« Conte de Noël   » — Vladimir Martus et le Shtandart

Russian flag Юмористическая рождественская история: Владимир Мартус сталкивается с фрегатом «Штандарт», своими судебными неудачами, Тьерри Клерком, Мишелем Балика и неуловимым коллективомNo Shtandart in Europe.
« Рождественская сказка » — Владимир Мартус и Штандарт

Humorous Christmas tale: Vladimir Martus faces the frigate Shtandart, his judicial setbacks, Thierry Clerc, Michel Balique, and the elusive No Shtandart in Europe collective.
“A Christmas Tale” — Vladimir Martus and the Shtandart

Vladimir Martus se dirige vers la penderie, arrache le costume de Pierre le Grand de son cintre. 

🇫🇷 « Conte de Noël 🎄🥳 🎅 » — Vladimir Martus et le Shtandart

Vladimir Martus est assis seul dans sa cabine. La lumière douce du soir oscille avec le roulis du navire. Sur l’écran de son ordinateur s’affiche le titre de l’article 💻 :

Il fronce les sourcils, serre les lèvres et boit une gorgée de thé avec hésitation.

« Чёрт побери… (Bon sang…)
Ils ont vraiment tout mis noir sur blanc.
Quel monstre de texte…
Ça va être long. » 😮

Les faits défilent lentement : décisions de justice, références officielles, sources documentées. Martus lit attentivement, un doigt posé contre ses lèvres.

« Chaque mouvement.
Chaque erreur.
Ils savent tout. Absolument tout. » 🤯

Comme un mauvais dossier pénal 🤢.
Ou comme un très bon 🤮 .

Puis vient l’analyse psychologique. Son entêtement, son obsession du contrôle, son orgueil blessé, sa peur de perdre — tout est disséqué avec une précision chirurgicale. Une main crispée sur l’accoudoir, l’autre soutenant son menton.

« Никто… никогда… (Personne… jamais…)
Personne ne m’a jamais lu comme ça.
Comme sous un microscope. 🔬
Ce n’est plus une analyse…
C’est une autopsie. 🩻 🫀 🫁 🧠
Très désagréable. »

Puis la France apparaît comme un champ de bataille. Les médias russes. La « stratégie du chaos ». Ses actions sont replacées dans un cadre géopolitique bien plus vaste que lui.

Ses yeux s’écarquillent. Sa respiration s’accélère.

« Они всё поняли. (Ils ont tout compris.)
Et si je remets les pieds en France…
ça pourrait me coûter très cher.
Très cher. »

Puis vient Thierry Clerc.

« Этот Клерк… (Ce Clerc…)
Ce maudit avocat…👨‍🎓🐍
Il m’a planté droit sur les cailloux.
Complètement.
Il m’a promis des victoires qui n’ont jamais existé.
Honoraires après honoraires, il m’a poussé vers de nouvelles procédures — toutes perdues d’avance.
Чёрт возьми ! (Bon sang !) 🤬
C’est lui qui a causé le naufrage juridique du Shtandart.
Et maintenant, il en veut encore —
encore des actions,
encore des honoraires,
encore des défaites. » 👨‍⚖️

La mâchoire de Martus se crispe.

« Il s’est servi de moi.
Comme d’une vache à lait 🐄.
Et du bateau — comme d’un support de facturation. 💸»

Puis vient Michel Balique.

« Этот Балиκ… какой балласт ! (Ce Balique… quel boulet !) 💩
Son truc, c’est de parler dans tous les sens.
Se montrer dans des cocktails. 🍹
Du bruit, du vide.
Rien de sérieux.
Pourquoi ne m’a-t-il pas prévenu ? »

Martus se lève d’un bond et fait les cent pas dans la cabine.

« Il m’a dit : “Grua est un imbécile, caché derrière son ordinateur.”
Un imbécile ?
Grua est un marin ⚓️.
Il connaît les Russes 🧌.
Il connaît la Russie 🪆.
C’est le premier Français à qui on ne peut pas raconter n’importe quoi — alors que tant de ses compatriotes ont avalé ce narratif naïvement. » 🤥

Il s’arrête net.

« Et le pire…
c’est qu’il n’est pas seul. » 💪

Presque à voix basse :

« Les Ukrainiens 🇺🇦.
Partout 💪.
Dans toute l’Europe 🇪🇺 .
Ils nous lisent 🧐.
Ils nous décryptent 🖕.
Ils conseillent Grua de manière froide, stratégique, sans émotion.
Et ils ont des réseaux. 😱
De vrais réseaux. 😵‍💫»

Un sourire amer traverse son visage.

« Grua a déjà fait ça une fois.
Il a lancé une mobilisation mondiale contre la livraison des navires Mistral.
Et il l’a menée jusqu’au bout.
Jusqu’à une victoire totale.
Чёрт… (Bon sang…) c’était évident 😤.
Face à un type pareil, se contenter de baratin, c’était le naufrage assuré. »

Sa voix tremble.

« Grua nous a coulés. 🌪️ 💨 🌊
Et pas tout seul.
L’insaisissable réseau No Shtandart in Europe est partout 🐙.
Dans les tribunaux. ⚖️
Dans les administrations. 🏦
Dans la presse. 📑
Dans les capitales. 🏙️
Ils ne lâcheront jamais. » ⛓️

Il frappe la table du poing. 👊

« C’est un cauchemar. 🫨
Un vrai. 😬
Et tout ça à cause de ce… 🐀 Balique.
Quel nul. » 🪳

Dans un accès de rage, Martus saisit son mug et vide le thé directement sur le clavier. L’écran clignote. 🔔

Il se dirige vers la penderie, arrache le costume de Pierre le Grand de son cintre. 🧥

« Хватит с меня ! (Ça suffit !) » 💥

Il monte sur le pont et jette le costume à la mer🧛‍♂️

« Équipage ! 🛎️
Tout le monde sur le pont ! » 📣

Les marins accourent. 🏃‍➡️

« Affalez le pavillon des îles Cook 🇻🇬 !
Hissez celui de l’Union soviétique ! »

Le drapeau monte.

« Et maintenant — au pain sec et à l’eau. 🥖 🫗
Pour tout le monde. 💥
Quinze jours. » 📅

Il reste là, immobile, respirant lourdement. Dans la cabine, l’écran agonisant clignote encore, projetant sa lumière sur son visage. 👀

Désormais, il le sait :
chaque geste sera observé,
chaque décision disséquée, ⏳
chaque erreur exploitée. ⌛️
Silence. 🪫

Le Shtandart tangue doucement sur une mer glacée. 🥶
Martus inspire profondément.

Le conte de Noël est terminé. 🌚


🇷🇺 « Рождественская сказка » — Владимир Мартус и Штандарт

Владимир Мартус сидит в своей каюте. Мягкий вечерний свет качается вместе с судном. На экране компьютера — заголовок статьи:


Он хмурит брови, сжимает губы и осторожно отпивает чай из кружки.

— Чёрт побери… Они всё это действительно изложили чёрным по белому. Ну и простыня… Это будет долго.

На экране медленно прокручиваются факты, судебные решения, ссылки на документы. Мартус читает внимательно, прижав палец к губам.

— Каждое движение, каждая ошибка… Они знают всё. Всё!
Как в плохом следственном деле. Или в хорошем.

Дальше — психологический разбор. Его упрямство, потребность в контроле, уязвлённая гордость, страх поражения — всё разложено по полочкам. Одна рука у него на подбородке, другая судорожно сжимает подлокотник кресла.

— Никто… никогда…
Никогда меня так не читал. Как под микроскопом.
Это уже не анализ… Это почти вскрытие.
Неприятно. Очень.

Следующая часть — Франция как поле боя. Российские медиа. «Стратегия хаоса». Его действия вписаны в геополитическую картину, гораздо более широкую, чем он сам.

Глаза расширяются, дыхание учащается.

— Они всё поняли.
И если я ещё раз сунусь во Францию…
Это может мне очень дорого обойтись.
Очень.

А потом — Тьерри Клерк.

— Этот Клерк…
Этот адвокат чёртов…
Он меня просто посадил на камни.
Полностью.
Обещал победы, которых не могло быть.
Брал гонорары, подталкивал к новым искам — заранее проигранным.
Чёрт возьми!
Это он устроил юридическое кораблекрушение «Штандарта».
И теперь ещё хочет продолжать — за мои деньги.

Мартус сжимает зубы.

— Использовал меня.
Как дойную корову.
А судно — как приманку для счетов.

И тут — Мишель Балик.

— Этот Балик… Какой же балласт!
Его талант — болтать обо всём и ни о чём.
Коктейли, позирование, пустые разговоры.
Ноль содержания.
Почему он меня не предупредил?

Мартус резко встаёт, начинает ходить по каюте.

— Он говорил: «Груа — идиот, сидит за компьютером».
Какой идиот?!
Груа — моряк.
Он знает русских.
Он знает Россию.
Это первый француз, которому невозможно впарить сказки и нарративы, которые мои соотечественники глотали наивно и с восторгом.

Он останавливается.

— И самое страшное…
Он не один.

Мартус почти шепчет:

— Украинцы.
Повсюду.
По всей Европе.
Они нас читают.
Они нас расшифровывают.
Они советуют Груа стратегически, хладнокровно, без эмоций.
И у них — сети. Настоящие сети.

Он с горечью усмехается.

— Этот Груа уже однажды провернул такое.
Он запустил глобальную кампанию против поставки «Мистралей».
И довёл её до полной победы.
До конца.
Чёрт… Это же было очевидно.
С таким противником нельзя воевать болтовнёй.

Голос срывается.

— Груа нас утопил.
И не в одиночку.
Эта неуловимая сеть No Shtandart in Europe — она везде.
В судах.
В администрациях.
В прессе.
В столицах.
Они не отстанут.

Он бьёт кулаком по столу.

— Это кошмар.
Настоящий.
И всё из-за этого… Балика.
Какой же он ноль.

В ярости Мартус хватает кружку и выливает чай прямо на клавиатуру. Экран моргает.

Он идёт к шкафу, срывает с вешалки костюм Петра Великого.

— Хватит этого фарса!

Он выходит на палубу и швыряет костюм в море.

— Экипаж!
Собрать всех!

Матросы бегут.

— Спустить флаг Островов Кука!
— Поднять флаг Советского Союза!

Флаг взмывает вверх.

— А теперь — хлеб и вода.
Всем.
На пятнадцать дней.

Он стоит, тяжело дыша. В каюте мигает умирающий экран компьютера, освещая его лицо.

Теперь он знает:
каждое его движение будут наблюдать,
каждое решение — разбирать,
каждую ошибку — использовать.

Тишина.

«Штандарт» покачивается на холодной воде.
Мартус глубоко вдыхает.

Рождественская сказка закончилась


🇬🇧 “A Christmas Tale” — Vladimir Martus and the Shtandart

Vladimir Martus sits alone in his cabin. The soft evening light sways with the ship. On his computer screen appears the article’s headline:


He frowns, lips pressed tight, and cautiously sips his tea.

“Damn it…”
“They really put all of this down in black and white. What a monster of a text… This is going to take a while.”

Facts scroll slowly across the screen: court rulings, official decisions, documented sources. Martus reads carefully, a finger resting against his lips.

“Every move. Every mistake.
They know everything. Everything.”
Like a bad criminal case.
Or a very good one.

Then comes the psychological analysis. His stubbornness, his obsession with control, wounded pride, fear of defeat — all dissected with surgical precision. One hand grips the armrest, the other props up his chin.

“No one… ever…”
“No one has ever read me like this.”
“Like under a microscope.”
“This isn’t analysis anymore…
It’s an autopsy.”
“Unpleasant. Very unpleasant.”

Next: France as a battlefield. Russian media. The “strategy of chaos.” His actions are placed within a geopolitical framework far larger than himself.

His eyes widen. His breathing quickens.

“They understood everything.”
“And if I ever set foot in France again…”
“It could cost me dearly.”
“Very dearly.”

Then comes Thierry Clerc.

“That Clerc…”
“That damn lawyer…”
“He ran me straight onto the rocks.”
“Completely.”
“He promised victories that never existed.”
“Took fee after fee, pushed me into new lawsuits — all lost in advance.”
“Damn it!”
“He caused the legal shipwreck of the Shtandart.”
“And now he wants more — more actions, more fees, more failures.”

Martus clenches his jaw.

“He used me.”
“Like a cash cow.”
“And the ship — as a billing device.”

And then — Michel Balique.

“That Balique… what dead weight!”
“His specialty is talking nonsense in every direction.”
“Cocktails, appearances, empty chatter.”
“Zero substance.”
“Why didn’t he warn me?”

Martus jumps to his feet and paces the cabin.

“He said: ‘Grua is an idiot, hiding behind a computer.’”
“What an idiot?”
“Grua is a sailor.”
“He knows Russians.”
“He knows Russia.”
“He’s the first Frenchman who can’t be fooled by a narrative that so many of his compatriots swallowed naively.”

He stops.

“And the worst part…”
“He’s not alone.”

Almost whispering, Martus says:

“Ukrainians.”
“Everywhere.”
“All across Europe.”
“They read us.”
“They decode us.”
“They advise Grua strategically, coldly, without emotion.”
“And they have networks. Real ones.”

A bitter smile crosses his face.

“Grua already did this once.”
“He launched a global mobilization against the delivery of the Mistral ships.”
“And he carried it through — all the way — to total victory.”
“Damn it… it was obvious.”
“Against a man like that, relying on empty talk was suicide.”

His voice cracks.

“Grua sank us.”
“And not alone.”
“That elusive No Shtandart in Europe network — it’s everywhere.”
“In courts.”
“In administrations.”
“In the press.”
“In capitals.”
“They will never let go.”

He slams his fist on the table.

“It’s a nightmare.”
“A real one.”
“And all because of that… Balique.”
“What a fool.”

In a burst of rage, Martus grabs his mug and empties the tea straight onto the keyboard. The screen flickers.

He strides to the wardrobe, tears down the Peter the Great costume from its hanger.
“Enough of this farce!”

He storms onto the deck and throws the costume into the sea.

“Crew!”
“Everyone on deck!”

Sailors rush forward.

“Lower the Cook Islands flag!”
“Hoist the flag of the Soviet Union!”

The flag rises.

“And now — bread and water.”
“For everyone.”
“Fifteen days.”

He stands there, breathing heavily. Inside the cabin, the dying computer screen flickers, casting light across his face.

Now he knows:
every move will be watched,
every decision dissected,
every mistake exploited.

Silence.

The Shtandart rocks gently on the icy water.
Martus takes a deep breath.

The Christmas tale is over.

Quand le narratif se fissure : réponse à une critique méthodologique, troisième courrier du collectif au solliciteur anonyme

Ce texte reproduit et contextualise le troisième courrier de réponse du collectif No Shtandart in Europe à un interlocuteur se présentant le pseudonyme Caeso Fabius Gallus. Après deux premiers échanges courtois et argumentés, ce dernier courrier permet de clarifier plusieurs points essentiels : la nature juridique du travail du collectif, l’usage précis des notions de soft power, sharp power et guerre hybride, la place des sources, le rôle des médias, ainsi que les contraintes liées à l’action publique et à la notoriété dans un dossier sensible impliquant des réseaux pro-russes.

Il illustre surtout un mécanisme désormais bien identifié : l’effondrement progressif d’un discours critique lorsque celui-ci se heurte à des faits documentés, à des sources primaires vérifiables et à une jurisprudence consolidée. Loin d’un échange d’opinions, ce courrier rappelle ce qui distingue un narratif militant d’une approche fondée sur le droit et les preuves.


Troisième courrier de réponse de No Shtandart In Europe

De: No Shtandart In Europe <noshtandartineurope@gmail.com>
à: Fabio Caeso
Date: 21 déc. 2025 10:20
Objet: Re: Demande de documentation & preuves du lien Shtandart-Russie

Cher Monsieur,

Je prends note de votre message et je vous remercie de l’attention que vous avez portée à notre FAQ. Je réponds maintenant aux interrogations de votre troisième courriel.

1. Un collectif “juridique” ?

Comme indiqué précédemment, le mandat du collectif No Shtandart in Europe porte sur l’application du droit européen et des sanctions en vigueur. Depuis son origine, le mot d’ordre est la mise en œuvre complète du 5e volet des sanctions pris, le 8 avril 2022, après le massacre de Boutcha. Il est applicable depuis le 16 avril 2022 via l’article 3 sexies bis du règlement UE nº 833/2014 tel qu’interprété par la Commission européenne. 

Lors du démarrage, nous faisions confiance à l’État de droit. Nous pensions que nous n’avions qu’à expliquer. Puis nous avons compris que cela ne suffirait pas. Nous devions démystifier la fiction d’un Shtandart “opposant au régime russe”, « exilé politique”, “navire de la paix”, “bateau humanitaire”, “navire de réfugiés” ayant un “équipage ukrainien à 50 %”, etc. Ces diversions étaient systématiquement invoquées contre les rappels à la loi, par le navire, par son réseau, y compris certains hauts fonctionnaires, et par des organisateurs de festivals maritimes. Il faut relire la presse de 2022 et 2023 pour mesurer l’importance du phénomène. 

Nous avons donc été conduits à enquêter. Pourtant, jamais nous n’aurions pu imaginer ce que nous allions découvrir, notamment dans les sources russes.

Petit à petit, les masques et les paravents ont commencé à tomber, le bruit de fond à changer, la jurisprudence à se consolider contre le contournement des mesures restrictives. Le collectif peut se recentrer sur son objet juridique initial.

2. Le soft power 

Vous évoquez le soft power. La définition en est très clairement donnée dans l’article que j’ai publié dans le Diploweb et que je vous ai recommandé. 

Le concept de soft power, introduit par Joseph Nye (2004, Soft Power : The Means to Success in World Politics), désigne la capacité d’un acteur politique à influencer un autre sans recourir à la coercition, notamment par des moyens culturels ou idéologiques.”

https://www.diploweb.com/Russie-Du-soft-power-a-la-guerre-hybride-Etude-de-cas-d-une-influence-russe-en-Europe-le-Shtandart.html

Au minimum depuis juillet 2024, le soft power ne s’applique plus au Shtandart, après ses actions coercitives contre les autorités locales, l’État et les institutions européennes. Il faut y ajouter :

  • ses chantages humanitaires (afin de détourner le paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis),
  • ses campagnes médiatiques (comme à Brest en juillet 2024),
  • ses infractions ou tentatives d’infractions (comme Clogherhead, Hvide Sande…) 

Tout ceci est très largement documenté par ailleurs en France, en Irlande, au Danemark, en Espagne et au Portugal. Dans ces deux derniers pays, la frégate russe est, en conséquence, interdite dans les eaux territoriales. Le Shtandart se positionne, aujourd’hui, bien au-delà du soft power

Pour ce navire, une telle notion n’a donc plus aucun intérêt analytique. Elle n’a jamais eu d’intérêt juridique. Je l’ai seulement clarifiée à des fins pédagogiques. Ce terme est encore parfois employé par certains commentaires médiatiques. Mais il ne correspond plus à la réalité du Shtandart, qui relève désormais du sharp power, voire de dynamiques de guerre hybride.

3. Des “opinions” ? Non des sources.

Concernant les opinions ou interprétations alternatives dont vous semblez nous créditer sans les citer précisément, le collectif ne crée pas de narratif. Nous communiquons systématiquement des faits sourcés et vérifiables. 

Depuis trois ans et demi, aucune de nos sources primaires n’a été contestée valablement. Le capitaine du Shtandart s’y est un peu risqué, oralement. Mais il a inventé des arguments différents selon les journalistes. Cela a fait mauvaise impression. 

À notre connaissance, aucun autre acteur n’a rassemblé, organisé et rendu accessible une telle documentation sur l’affaire du Shtandart. La presse française et la presse étrangère s’y réfèrent de plus en plus. Il est vrai que le contenu d’en face est de moins en moins repris.

Toutes nos sources sont publiques, disponibles en ligne, archivées et recoupables. Notre approche, fondée sur le droit et sur les faits, a été confirmée par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) le 22 août 2025. Nos observations, émises depuis 2022, ont été validées. 

Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. Le collectif a fait face, pendant longtemps, à une hostilité ouverte, parfois injurieuse, de la part de certaines autorités, d’organisateurs d’événements maritimes, de quasiment tous les médias et du réseau du Shtandart. Il est vrai que la DNRED a distribué une fausse version des mesures restrictives en janvier 2023 et que très peu de personnes ont lu le règlement européen. 

Je me souviens, à titre d’exemple, d’un journaliste d’une radio nationale qui, en mars ou en mai 2023, me posait des questions étranges. Je lui ai demandé s’il avait pris connaissance du texte réglementaire au sujet duquel il m’interviewait. Il m’a répondu qu’il n’avait pas de temps à y consacrer.

4. Référence aux articles précédents 

Vous paraissez surpris que je me réfère, parfois, à certains de mes articles précédents. Ce sont des agrégateurs. En effet, ils ont l’avantage de regrouper les sources par thèmes. On ne peut pas tout réécrire en permanence, car cela ferait des exposés beaucoup trop longs. Mais, là aussi, dans ces agrégateurs, chaque affirmation est appuyée par une source incontestable. De plus, cette méthode permet au lecteur de procéder à des vérifications croisées. Vous pouvez contrôler.

5. Place occupée par deux quotidiens régionaux 

Vous êtes étonné par la place d’un quotidien régional, vous oubliez le deuxième. Pour ce qui est de la presse française, il n’y a que deux journalistes qui maîtrisent ce dossier, fort complexe : un au Télégramme et une chez Ouest-France. Les autres se fondent principalement sur des reprises secondaires, sans travail approfondi. Ils ne vérifient pas, non plus, la véracité de ce qui leur est raconté. Donc nous avons cessé de perdre du temps avec eux. 

Les deux seuls journalistes à maîtriser réellement ce dossier préfèrent reprendre nos sources plutôt que nos propos. Ils nous citent donc bien plus souvent que vous ne le pensez. C’est très bien ainsi. La notoriété, dans les affaires où sont impliqués des réseaux pro-russes, voire russes, est une croix, pas une gratification. C’est aussi la raison qui fait que l’on n’entend pas parler de nos autres activistes dont certains sont très efficaces. 

6. La croix de la notoriété 

Le capitaine du Shtandart aime user de l’argumentum ad personam. Cela évite de répondre sur le fond. Il fait du porte-parole du groupe l’origine de tous ses maux et se moque de l’ “individu isolé qui se prétend un collectif”. Comment une seule personne pourrait-elle faire fermer les ports de 5 pays au cours du mois de juillet, puis de deux autres pays en septembre ? Comment une seule personne pourrait-elle faire interdire le Shtandart aux Tall Ships Races, au Royaume-Uni, en Norvège et au Danemark, alors qu’elle n’a pas pu s’opposer à sa participation à la Semaine du Golfe du Morbihan, dans le département voisin ? La réalité observable dément radicalement cette fable.

Lisez le récent article de Visegrád24 dont une partie figure sur le site du Shtandart : « How A Replica Russian 18-Century Ship Exposed UK Border Chaos ». C’est une belle illustration de la déviance que j’explique ici. Vous pourrez lire aussi comment elle a été tranquillement et paisiblement contrée par le texte suivant : « Clarifying the Russian Ship « Shtandart » Situation in the UK: A Collective Effort and Rule of Law »

Mais il en existe bien d’autres exemples, y compris dans les médias propagandistes russes, où Vladimir Martus a table ouverte. À ma connaissance, cela a commencé le 14 juillet 2024 par une interview donnée à Ria Novosti.

Une telle notoriété peut être pénible. Toutefois, quand on croit à une cause. Il faut avoir le courage d’apparaître à visage découvert, sous son vrai nom sans utiliser un pseudonyme. C’est une condition minimale de crédibilité lorsque l’on prétend intervenir dans le débat public, a fortiori sur des sujets juridiques et politiques sensibles. 

Il faut, parallèlement, s’organiser pour faire face aux conséquences inéluctables :

  • verrouiller ce qui doit l’être, notamment pour protéger ses proches ;
  • conserver un plein contrôle sur sa réputation numérique ;
  • savoir mobiliser les effets boomerang et Streisand pour dissuader les agressions ;
  • maîtriser l’écrit ;
  • comprendre les techniques de référencement (SEO).

Il est nécessaire d’ajouter, néanmoins, que citer en permanence la même personne, comme seul et unique adversaire, n’est pas un choix stratégiquement pertinent pour Vladimir Martus. Il pousse ainsi les médias à solliciter cet interlocuteur tout en le crédibilisant. On peut s’interroger sur la vraie finalité de cette démarche.

7. Les quotidiens régionaux comme agrégateurs 

Comme vous le soulignez, il est vrai qu’il m’arrive d’utiliser les papiers de Ouest-France ou du Télégramme plutôt que les miens, en tant qu’agrégateurs. Je le fais quand c’est possible. Ils ont un plus fort impact que mon blog.

D’ailleurs, quand nous avons des scoops, nous ne les livrons plus qu’à eux. Éventuellement, les autres suivent, voire copient. Cela leur évite de présenter trop d’erreurs factuelles et cela nous épargne de demander des corrections.

Vous en avez un exemple récent. L’article du Télégramme sur la croisière Kombat-Tour de juin 2026 a été repris par Le Parisien. Par la suite, TF1 a repris Le Parisien. C’est ainsi que cela doit se passer. Il faut trouver les bons points d’entrée, savoir où et à qui glisser les informations de valeur. Vous constaterez exactement le même enchaînement pour le jugement de la CJUE du 22 août 2025. Nous n’avons informé aucun autre journaliste.

8. Une presse nationale absente ?

Vous parlez de la presse nationale qui paraît absente. La France est un pays continental, centralisé et parisien. Ce n’est pas une nation maritime comme le Royaume-Uni, l’Irlande ou le Portugal. Il faut ajouter, qu’à la différence d’autres pays, aucun homme politique significatif ne s’est exprimé publiquement sur le Shtandart. Cela explique le manque d’intérêt. C’est un constat, non un reproche. C’est ainsi que fonctionne notre pays. Il faut s’en accommoder.

Toutefois, Libération, l’AFP, France 3 ou Charlie Hebdo ont publié sur le navire russe. Malheureusement, ils se sont contenté d’encourager le processus fictionnel et créatif de Vladimir Martus. Ils voulaient une belle histoire à raconter. Je connais d’excellents journalistes de la presse nationale depuis l’affaire des Mistral, mais ils sont difficiles à faire bouger. Je ne désespère néanmoins pas de les faire venir sur le Shtandart.

9. Gestion des risques 

J’ai compris que vous ne naviguerez pas sur le Shtandart en Europe. Cela vous évitera des déconvenues, des pertes financières, voire des risques juridiques personnels. C’est un choix encore plus prudent que vous ne l’imaginez. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant. Les questions sur les escales hors d’Europe relèvent de votre conscience individuelle et de votre responsabilité personnelle.

Bien cordialement,

Bernard Grua


Troisième courrier reçu de « Caeso Fabius Gallus», auquel il est répondu

De: Fabio Caeso
à: No Shtandart In Europe noshtandartineurope@gmail.com
Date: 19 déc. 2025 22:01
Objet: Re: Demande de documentation & preuves du lien Shtandart-Russie

Je vous remercie pour votre réponse et pour avoir partagé la FAQ du collectif. Je n’avais jamais croisé ce document en lisant vos articles, et je vous suis reconnaissant de me l’avoir partagée.

Vu que le sujet est pour moi doublement sensible, j’ai lu votre FAQ avec attention, j’ai noté quelques points qui, je pense, méritent réflexion si vous souhaitez continuer à échanger sur le sujet. Je vous les partage, non pas pour remettre en cause votre travail, mais pour montrer que j’ai cherché à comprendre tout ce que cela implique ! 
Aussi, vu la position du collectif, je trouvais intéressant de vous partager ce qui me fait prendre ma décision afin de peut-être enrichir votre réflexion.

La notion de soft power, que j’ai creusé un peu, semble reposer sur une notion souvent floue et subjective. Son application dans un cadre juridique strict soulève des interrogations sur la précision du droit applicable et sur sa capacité à mesurer de manière objective ce type d’influence. Transformer une notion théorique, conçue pour analyser les dynamiques culturelles et diplomatiques, en fondement d’une décision administrative ou juridique comporte un risque d’arbitraire, car elle manque de critères mesurables et de seuils clairement définis. J’ai tenté donc d’ignorer cette notion dans ma prise de décision.

Votre collectif se présente comme une autorité en affirmant que sa documentation est abondante et sourcée. Cependant, j’ai remarqué que les sources fréquemment citées, notamment des articles de Ouest France ou des publications rédigées par le collectif lui-même, limitent la diversité des perspectives et qui affaiblit le crédit qu’on pourrait y porter. Je trouverais intéressant que vous partagiez plus d’articles de sources variées. Avez-vous essayé de contacter Mediapart ? Je pense qu’une investigation de la qualité dont ces journalistes sont capables serait d’une inestimable qualité !

En conclusion, je me dis que l’action du collectif No Shtandart in Europe, bien qu’elle se présente comme strictement juridique, démontre principalement un langage externe qui présente beaucoup d’interprétations et de théories. Etant assez féru de dialogue et d’esprit critique, je vous avait contacté car je voulais justement voir ce qui amenait à ces mécanismes. Je suis malheureusement sur ma faim de ce côté là.

Je vais donc suivre votre conseil. Je ne chercherai pas à embarquer en Europe, où le cadre juridique est clair, même si je ne comprends toujours pas pourquoi il a été fait ainsi. Dura lex sed lex comme on dit.
Mais je vais explorer les options en Méditerranée orientale ou méridionale, là où le navire peut naviguer librement. Et là-bas, je pourrai, en toute conscience, juger par moi-même ce qu’il représente.

Je vous remercie encore pour votre temps. Nos échanges m’ont aidé à mieux comprendre les enjeux, même si je dois maintenant me faire mon propre avis.

Bonne continuation,
Fabio

Capture écran du troisième courrier reçu de « Fabio Caeso Gallus »

troisième courrier reçu de "Fabio Caeso Gallus

Clarifying the Russian Ship « Shtandart » Situation in the UK: A Collective Effort and Rule of Law

In December 2025, Visegrád24 published an article by Alexander Francis Shaw, a former aide-de-camp to Nigel Farage. It discussed the situation of the Russian ship Shtandart and its exclusion from UK ports and the Tall Ships Races. I am grateful for the attention it has brought to this important matter.

In the spirit of transparency and accuracy, I would like to provide clarifications on the collective nature of the efforts, the role of the British authorities, and the legal framework that made this outcome possible. The following letter, addressed to Mr Shaw, sets out these points.

20 December 2025

Dear Mr Shaw,

I have read your article published on 10 December 2025 on Visegrád24: « How A Replica Russian 18-Century Ship Exposed UK Border Chaos »​​​​. An excerpt of which was also published on the Shtandart.eu website. It concerns the Russian frigate Shtandart and the decisions of the British authorities regarding its access to ports and its non-participation in the Tall Ships Races.

I would like to provide a few clarifications in the interest of accuracy and transparency. I voluntarily contributed to this mobilisation, but it would be incorrect to attribute all the credit to me. The implementation of the British sanctions and the sovereign decisions of the competent authorities were decisive. Without them, nothing would have been possible.

I am not skilled enough to launch such a movement with a single article. I drafted numerous letters addressed to the British Government, the Coastguard, port authorities, the organisers of the Tall Ships Races, the Aberdeen municipality, the press, and supporters of Ukraine. These letters resulted in more than fifteen articles.

Such a mobilisation was the result of a collective effort. Activists based in the United Kingdom, official representatives of Ukraine in the UK, and the institutions responsible for enforcing the sanctions all played essential roles. Far from being chaotic, this coordination represents a structured, transnational, and shared effort. It achieved concrete and lasting results.

This case further illustrates that carefully considered, collective, and lawful actions tend to have effects far beyond what any single actor might anticipate, producing outcomes that are both lasting and widely visible.

It also demonstrates that sustained and lawful action is most effective when it originates from a decentralised yet highly coordinated community that operates across borders and is capable of consistent action over time.

I would also like to commend the British maritime authorities for their professionalism and respect for the rule of law. Their conduct, in accordance with their international commitments, should serve as an example for France and for all states facing similar situations.

The enforcement of the port ban and the non-participation of the Shtandart in the Tall Ships Races constitute an important milestone. Its outcomes are tangible and will continue to have an impact in the months to come. This is a collective success, rooted in respect for the law and decisions of States. It was made possible by the coordinated efforts of many actors.

I wanted to share these clarifications so that the real context, the roles of the different parties, and the collective nature of this achievement are fully understood.

Yours sincerely,

Bernard Grua
Spokesperson for the collective

Alexander Francis Shaw​​​​‌‍​‍​‍‌‍‌​‍‌‍‍‌‌‍‌‌‍‍‌‌‍‍​‍​‍​‍‍​‍​‍‌​‌‍​‌‌‍‍‌‍‍‌‌‌​‌‍‌​‍‍‌‍‍‌‌‍​‍​‍​‍​​‍​‍‌‍‍​‌​‍‌‍‌‌‌‍‌‍​‍​‍​‍‍​‍​‍​‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​​‍‌‍‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‌​​‍‌‍‌‌‍‌‍‌​‌‍‌‌​‌‌​​‌​‍‌‍‌‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​‌‍​‌‌‌​‌‍‍‌‌‍‌‍‍​‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‍​​​​​‌‍‌‍‌‌​‌‌‍‌​‌‍‌​‌‍‌‍​‍‌​‍​​‌​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‌‌‍​​​‌‌‍​‌‌‍‌​​‌​‌‍‌‍‌‍​‌‌‍‌‍​​​‍‌‌‍‌‍​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‌‍​‍‌‍​‌‌​‌‍‌‌‌‌‌‌‌​‍‌‍​​‌​‍‌‌​​‍‌​‌‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‍​​​​​‌‍‌‍‌‌​‌‌‍‌​‌‍‌​‌‍‌‍​‍‌​‍​​‌​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‌‌‍​​​‌‌‍​‌‌‍‌​​‌​‌‍‌‍‌‍​‌‌‍‌‍​​​‍‌‌‍‌‍​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‍‌‍‌​​‌‍‌‌‌​‍‌​‌​​‌‍‌‌‌‍​‌‌​‌‍‍‌‌‌‍‌‍‌‌​‌‌​​‌‌‌‌‍​‍‌‍​‌‍‍‌‌​‌‍‍​‌‍‌‌‌‍‌​​‍​‍‌‌ is a scriptwriter and presenter for ​​​​‌‍​‍​‍‌‍‌​‍‌‍‍‌‌‍‌‌‍‍‌‌‍‍​‍​‍​‍‍​‍​‍‌​‌‍​‌‌‍‍‌‍‍‌‌‌​‌‍‌​‍‍‌‍‍‌‌‍​‍​‍​‍​​‍​‍‌‍‍​‌​‍‌‍‌‌‌‍‌‍​‍​‍​‍‍​‍​‍​‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​​‍‌‍‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‌​​‍‌‍‌‌‍‌‍‌​‌‍‌‌​‌‌​​‌​‍‌‍‌‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​‌‍​‌‌‌​‌‍‍‌‌‍‌‍‍​‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‍​​​​​‌‍‌‍‌‌​‌‌‍‌​‌‍‌​‌‍‌‍​‍‌​‍​​‌​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​​​​‌‍‌​‌‍‌‍​​‍‌‍‌​‌‍​‌‌‍​‍​‍​​‌‌‌‍​‍​​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‌‍​‍‌‍​‌‌​‌‍‌‌‌‌‌‌‌​‍‌‍​​‌​‍‌‌​​‍‌​‌‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‍​​​​​‌‍‌‍‌‌​‌‌‍‌​‌‍‌​‌‍‌‍​‍‌​‍​​‌​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​​​​‌‍‌​‌‍‌‍​​‍‌‍‌​‌‍​‌‌‍​‍​‍​​‌‌‌‍​‍​​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‍‌‍‌​​‌‍‌‌‌​‍‌​‌​​‌‍‌‌‌‍​‌‌​‌‍‍‌‌‌‍‌‍‌‌​‌‌​​‌‌‌‌‍​‍‌‍​‌‍‍‌‌​‌‍‍​‌‍‌‌‌‍‌​​‍​‍‌‌Visegrád24‌‍‍‍‌‍‌‍‌‍‍‌‌‍‌‌‍‍‌‌‍‍‍‍‍‍‍‍‌‌‍‌‌‍‍‌‍‍‌‌‌​‌‍‌​‍‍‌‍‍‌‌‍​‍​‍​‍​​‍​‍‌‍‍​‌​‍‌‍‌‌‌‍‌‍​‍​‍​‍‍​‍​‍​‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​​‍‌‍‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‌​​‍‌‍‌‌‍‌‍‌​‌‍‌‌​‌‌​​‌​‍‌‍‌‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​‌‍​‌‌‌​‌‍‍‌‌‍‌‍‍​‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‍​​​​​‌‍‌‍‌‌​‌‌‍‌​‌‍‌​‌‍‌‍​‍‌​‍​​‌​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​​‌‌‍‌‍‌‍​‌‌‍​‍​‌​‌‍​‌‌‍​​‍​​​‍​‍‌​‌‍‌‍​‌​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‌‍​‍‌‍​‌‌​‌‍‌‌‌‌‌‌‌​‍‌‍​​‌​‍‌‌​​‍‌​‌‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‍​​​​​‌‍‌‍‌‌​‌‌‍‌​‌‍‌​‌‍‌‍​‍‌​‍​​‌​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​​‌‌‍‌‍‌‍​‌‌‍​‍​‌​‌‍​‌‌‍​​‍​​​‍​‍‌​‌‍‌‍​‌​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‍‌‍‌​​‌‍‌‌‌​‍‌​‌​​‌‍‌‌‌‍​‌‌​‌‍‍‌‌‌‍‌‍‌‌​‌‌​​‌‌‌‌‍​‍‌‍​‌‍‍‌‌​‌‍‍​‌‍‌‌‌‍‌​​‍​‍‌‌,
Alexander Francis Shaw​​​​‌‍​‍​‍‌‍‌​‍‌‍‍‌‌‍‌‌‍‍‌‌‍‍​‍​‍​‍‍​‍​‍‌​‌‍​‌‌‍‍‌‍‍‌‌‌​‌‍‌​‍‍‌‍‍‌‌‍​‍​‍​‍​​‍​‍‌‍‍​‌​‍‌‍‌‌‌‍‌‍​‍​‍​‍‍​‍​‍​‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​​‍‌‍‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‌​​‍‌‍‌‌‍‌‍‌​‌‍‌‌​‌‌​​‌​‍‌‍‌‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​‌‍​‌‌‌​‌‍‍‌‌‍‌‍‍​‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍‍‌‍​‌‌‍‌‌‍‌‌​‌‍​‍‌‍​‌‌​‌‍‌‌‌‌‌‌‌​‍‌‍​​‌​‍‌‌​​‍‌​‌‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍‍‌‍​‌‌‍‌‌‍‌‌​‍‌‍‌​​‌‍‌‌‌​‍‌​‌​​‌‍‌‌‌‍​‌‌​‌‍‍‌‌‌‍‌‍‌‌​‌‌​​‌‌‌‌‍​‍‌‍​‌‍‍‌‌​‌‍‍​‌‍‌‌‌‍‌​​‍​‍‌‌

Alexander Francis Shaw​​​​‌‍​‍​‍‌‍‌​‍‌‍‍‌‌‍‌‌‍‍‌‌‍‍​‍​‍​‍‍​‍​‍‌​‌‍​‌‌‍‍‌‍‍‌‌‌​‌‍‌​‍‍‌‍‍‌‌‍​‍​‍​‍​​‍​‍‌‍‍​‌​‍‌‍‌‌‌‍‌‍​‍​‍​‍‍​‍​‍​‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​​‍‌‍‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‌​​‍‌‍‌‌‍‌‍‌​‌‍‌‌​‌‌​​‌​‍‌‍‌‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​‌‍​‌‌‌​‌‍‍‌‌‍‌‍‍​‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‍​​​​​‌‍‌‍‌‌​‌‌‍‌​‌‍‌​‌‍‌‍​‍‌​‍​​‌​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‌‌‍​​​‌‌‍​‌‌‍‌​​‌​‌‍‌‍‌‍​‌‌‍‌‍​​​‍‌‌‍‌‍​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‌‍​‍‌‍​‌‌​‌‍‌‌‌‌‌‌‌​‍‌‍​​‌​‍‌‌​​‍‌​‌‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‍​​​​​‌‍‌‍‌‌​‌‌‍‌​‌‍‌​‌‍‌‍​‍‌​‍​​‌​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‌‌‍​​​‌‌‍​‌‌‍‌​​‌​‌‍‌‍‌‍​‌‌‍‌‍​​​‍‌‌‍‌‍​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‍‌‍‌​​‌‍‌‌‌​‍‌​‌​​‌‍‌‌‌‍​‌‌​‌‍‍‌‌‌‍‌‍‌‌​‌‌​​‌‌‌‌‍​‍‌‍​‌‍‍‌‌​‌‍‍​‌‍‌‌‌‍‌​​‍​‍‌‌ is a scriptwriter and presenter for ​​​​‌‍​‍​‍‌‍‌​‍‌‍‍‌‌‍‌‌‍‍‌‌‍‍​‍​‍​‍‍​‍​‍‌​‌‍​‌‌‍‍‌‍‍‌‌‌​‌‍‌​‍‍‌‍‍‌‌‍​‍​‍​‍​​‍​‍‌‍‍​‌​‍‌‍‌‌‌‍‌‍​‍​‍​‍‍​‍​‍​‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​​‍‌‍‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‌​​‍‌‍‌‌‍‌‍‌​‌‍‌‌​‌‌​​‌​‍‌‍‌‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​‌‍​‌‌‌​‌‍‍‌‌‍‌‍‍​‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‍​​​​​‌‍‌‍‌‌​‌‌‍‌​‌‍‌​‌‍‌‍​‍‌​‍​​‌​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​​​​‌‍‌​‌‍‌‍​​‍‌‍‌​‌‍​‌‌‍​‍​‍​​‌‌‌‍​‍​​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‌‍​‍‌‍​‌‌​‌‍‌‌‌‌‌‌‌​‍‌‍​​‌​‍‌‌​​‍‌​‌‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‍​​​​​‌‍‌‍‌‌​‌‌‍‌​‌‍‌​‌‍‌‍​‍‌​‍​​‌​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​​​​‌‍‌​‌‍‌‍​​‍‌‍‌​‌‍​‌‌‍​‍​‍​​‌‌‌‍​‍​​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‍‌‍‌​​‌‍‌‌‌​‍‌​‌​​‌‍‌‌‌‍​‌‌​‌‍‍‌‌‌‍‌‍‌‌​‌‌​​‌‌‌‌‍​‍‌‍​‌‍‍‌‌​‌‍‍​‌‍‌‌‌‍‌​​‍​‍‌‌Visegrád24​​​​‌‍​‍​‍‌‍‌​‍‌‍‍‌‌‍‌‌‍‍‌‌‍‍​‍​‍​‍‍​‍​‍‌​‌‍​‌‌‍‍‌‍‍‌‌‌​‌‍‌​‍‍‌‍‍‌‌‍​‍​‍​‍​​‍​‍‌‍‍​‌​‍‌‍‌‌‌‍‌‍​‍​‍​‍‍​‍​‍​‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​​‍‌‍‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‌​​‍‌‍‌‌‍‌‍‌​‌‍‌‌​‌‌​​‌​‍‌‍‌‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​‌‍​‌‌‌​‌‍‍‌‌‍‌‍‍​‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‍​​​​​‌‍‌‍‌‌​‌‌‍‌​‌‍‌​‌‍‌‍​‍‌​‍​​‌​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​​‌‌‍‌‍‌‍​‌‌‍​‍​‌​‌‍​‌‌‍​​‍​​​‍​‍‌​‌‍‌‍​‌​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‌‍​‍‌‍​‌‌​‌‍‌‌‌‌‌‌‌​‍‌‍​​‌​‍‌‌​​‍‌​‌‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌​​‌‌‍​‌‍‌‌​‍‌‌‍‌​‌‍​‌​‌‍​‌‌​‍‌​​​‌‍‌‍‌‍‌‌‌‍​​‍‌​‌​‌‍​‌​‍​​‍‌​‍‌​‍​‌‍‌‍​​‍​​​​‍‌‌‍​‌​​‌‍​‍​​​​​​‌‍‌‍​​‍​​‌‍‌​​​‌‍‌‌‌‍​​‍‌‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌‍​‌‌‌‌‌‌​‌‍‍​‌‍‌​‍​‍‌‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‍​​​​​‌‍‌‍‌‌​‌‌‍‌​‌‍‌​‌‍‌‍​‍‌​‍​​‌​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​​‌‌‍‌‍‌‍​‌‌‍​‍​‌​‌‍​‌‌‍​​‍​​​‍​‍‌​‌‍‌‍​‌​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‍‌‍‌​​‌‍‌‌‌​‍‌​‌​​‌‍‌‌‌‍​‌‌​‌‍‍‌‌‌‍‌‍‌‌​‌‌​​‌‌‌‌‍​‍‌‍​‌‍‍‌‌​‌‍‍​‌‍‌‌‌‍‌​​‍​‍‌‌, a former aidedecamp to Nigel Farage, and a yachtsman based on the Scottish West Coast.


Mallaig Harbour Authority and Shtandart

Alexander Francis Shaw​​​​’s report

Each is a showcase of his ability to sow confusion, pressure small ports into erring on the side of caution, and then claim their decisions as triumphs of his own making, hoping the precedent will harden into policy.​​​​‍‌‍‌

It didn’t work on Mallaig. Having more decisive courage than anyone above them in the chain of command the ladies quietly agreed that, innocent until proven guilty, they would grant ​​​​‌‍​‍​‍‌‍‌​‍‌‍‍‌‌‍‌‌‍‍‌‌‍‍​‍​‍​‍‍​‍​‍‌​‌‍​‌‌‍‍‌‍‍‌‌‌​‌‍‌​‍‍‌‍‍‌‌‍​‍​‍​‍​​‍​‍‌‍‍​‌​‍‌‍‌‌‌‍‌‍​‍​‍​‍‍​‍​‍​‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​​‍‌‍‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‌​​‍‌‍‌‌‍‌‍‌​‌‍‌‌​‌‌​​‌​‍‌‍‌‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​‌‍​‌‌‌​‌‍‍‌‌‍‌‍‍​‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌‌‍‌‍​‍​‌‍‌​‌‍​‍​​‍‌‍​‍‌‍​‌​​‍​‍‌​​​​​​​‌‌‌‍‌​​‍‌​‌​‌‍​‌‍‌‍​​‌​‍‌‌‍​‌​​‍‌‍​‍​‌​​‍‌​‌​​‍​‌‍​‍‌‍​‌​‍​​‍‌‌‍‌‌​​‍​‌‍​‍‌​​‍‌‍‌​​‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌​​‌‍‌​‌‌​​‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‌‍‌​‌‍‌​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‌‌‌‍​‌​‌​​‍‌​​‍‌‍​‌‌‍‌​​‍​​​​‌‍​​‌​​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍‌‍‌​​‍​​​‌​​‌‌‍‌‍​‍​‌‍‌​‌‍‌‍‌‍​‌​​​​​‌‌‍‌‍​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‌‍​‍‌‍​‌‌​‌‍‌‌‌‌‌‌‌​‍‌‍​​‌​‍‌‌​​‍‌​‌‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌‌‍‌‍​‍​‌‍‌​‌‍​‍​​‍‌‍​‍‌‍​‌​​‍​‍‌​​​​​​​‌‌‌‍‌​​‍‌​‌​‌‍​‌‍‌‍​​‌​‍‌‌‍​‌​​‍‌‍​‍​‌​​‍‌​‌​​‍​‌‍​‍‌‍​‌​‍​​‍‌‌‍‌‌​​‍​‌‍​‍‌​​‍‌‍‌​​‍‌‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌​​‌‍‌​‌‌​​‍‌‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‌‍‌​‌‍‌​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‌‌‌‍​‌​‌​​‍‌​​‍‌‍​‌‌‍‌​​‍​​​​‌‍​​‌​​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍‌‍‌​​‍​​​‌​​‌‌‍‌‍​‍​‌‍‌​‌‍‌‍‌‍​‌​​​​​‌‌‍‌‍​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‍‌‍‌​​‌‍‌‌‌​‍‌​‌​​‌‍‌‌‌‍​‌‌​‌‍‍‌‌‌‍‌‍‌‌​‌‌​​‌‌‌‌‍​‍‌‍​‌‍‍‌‌​‌‍‍​‌‍‌‌‌‍‌​​‍​‍‌‌Shtandart ​​​​‌‍​‍​‍‌‍‌​‍‌‍‍‌‌‍‌‌‍‍‌‌‍‍​‍​‍​‍‍​‍​‍‌​‌‍​‌‌‍‍‌‍‍‌‌‌​‌‍‌​‍‍‌‍‍‌‌‍​‍​‍​‍​​‍​‍‌‍‍​‌​‍‌‍‌‌‌‍‌‍​‍​‍​‍‍​‍​‍​‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​​‍‌‍‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‌​​‍‌‍‌‌‍‌‍‌​‌‍‌‌​‌‌​​‌​‍‌‍‌‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​‌‍​‌‌‌​‌‍‍‌‌‍‌‍‍​‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌‌‍‌‍​‍​‌‍‌​‌‍​‍​​‍‌‍​‍‌‍​‌​​‍​‍‌​​​​​​​‌‌‌‍‌​​‍‌​‌​‌‍​‌‍‌‍​​‌​‍‌‌‍​‌​​‍‌‍​‍​‌​​‍‌​‌​​‍​‌‍​‍‌‍​‌​‍​​‍‌‌‍‌‌​​‍​‌‍​‍‌​​‍‌‍‌​​‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌​​‌‍‌​‌‌​​‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‌‍‌​‌‍‌​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‌‌‌‍​‌​‌​​‍‌​​‍‌‍​‌‌‍‌​​‍​​​​‌‍​​‌​​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍‌‍​‌‍‌‍​‌​​‌​​‍​‌​​​​‌‍‌​‌‍‌​‌‍​‌‌‍​‍​​‌​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‌‍​‍‌‍​‌‌​‌‍‌‌‌‌‌‌‌​‍‌‍​​‌​‍‌‌​​‍‌​‌‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌‌‍‌‍​‍​‌‍‌​‌‍​‍​​‍‌‍​‍‌‍​‌​​‍​‍‌​​​​​​​‌‌‌‍‌​​‍‌​‌​‌‍​‌‍‌‍​​‌​‍‌‌‍​‌​​‍‌‍​‍​‌​​‍‌​‌​​‍​‌‍​‍‌‍​‌​‍​​‍‌‌‍‌‌​​‍​‌‍​‍‌​​‍‌‍‌​​‍‌‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌​​‌‍‌​‌‌​​‍‌‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‌‍‌​‌‍‌​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​‌‌‌‍​‌​‌​​‍‌​​‍‌‍​‌‌‍‌​​‍​​​​‌‍​​‌​​‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍‌‍​‌‍‌‍​‌​​‌​​‍​‌​​​​‌‍‌​‌‍‌​‌‍​‌‌‍​‍​​‌​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‍‌‍‌​​‌‍‌‌‌​‍‌​‌​​‌‍‌‌‌‍​‌‌​‌‍‍‌‌‌‍‌‍‌‌​‌‌​​‌‌‌‌‍​‍‌‍​‌‍‍‌‌​‌‍‍​‌‍‌‌‌‍‌​​‍​‍‌‌entry to the port to take on fresh water. ​‍‌‍‍‌‌‍‌‌‍‍‌‌‍‍​‍​‍​‍‍​‍​‍‌​‌‍​‌‌‍‍‌‍‍‌‌‌​‌‍‌​‍‍‌‍‍‌‌‍​‍​‍​‍​​‍​‍‌‍‍​‌​‍‌‍‌‌‌‍‌‍​‍​‍​‍‍​‍​‍​‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‍‌‌‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​​‍‌‍‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‌​​‍‌‍‌‌‍‌‍‌​‌‍‌‌​‌‌​​‌​‍‌‍‌‌‌​‌‍‌‌‌‍‍‌‌​‌‍​‌‌‌​‌‍‍‌‌‍‌‍‍​‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌‌‍‌‍​‍​‌‍‌​‌‍​‍​​‍‌‍​‍‌‍​‌​​‍​‍‌​​​​​​​‌‌‌‍‌​​‍‌​‌​‌‍​‌‍‌‍​​‌​‍‌‌‍​‌​​‍‌‍​‍​‌​​‍‌​‌​​‍​‌‍​‍‌‍​‌​‍​​‍‌‌‍‌‌​​‍​‌‍​‍‌​​‍‌‍‌​​‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌​​‌‍‌​‌‌​​‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‌‍‌​‌‍‌​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍‌‍‌‌​‌‍​‍‌​‌‌‍​‍​‌‌​​‍‌‍​‍​‌‌​​‌‌‍​‍‌‍‌‌​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​​‍​‌‌‌‍‌​​‌‌‍​​‌‌‌‍‌​​‍‌‌‍‌‌‌‍‌‌‌‍‌‌‌‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‌‍​‍‌‍​‌‌​‌‍‌‌‌‌‌‌‌​‍‌‍​​‌​‍‌‌​​‍‌​‌‍‌​‌‌​‌‌‌‌‍‌​‌‍‍‌‌‍​‍‌‍‌‍‍‌‌‍‌​​‌‌‍‌‍​‍​‌‍‌​‌‍​‍​​‍‌‍​‍‌‍​‌​​‍​‍‌​​​​​​​‌‌‌‍‌​​‍‌​‌​‌‍​‌‍‌‍​​‌​‍‌‌‍​‌​​‍‌‍​‍​‌​​‍‌​‌​​‍​‌‍​‍‌‍​‌​‍​​‍‌‌‍‌‌​​‍​‌‍​‍‌​​‍‌‍‌​​‍‌‍‌‌​‌‍‌‌​​‌‍‌‌​‌‌​​‌‍‌​‌‌​​‍‌‍‌​​‌‍​‌‌‌​‌‍‍​​‌‌‍​‍‌‍‌‍‌​‌‍‌​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍‌‍‌‌​‌‍​‍‌​‌‌‍​‍​‌‌​​‍‌‍​‍​‌‌​​‌‌‍​‍‌‍‌‌​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‍​‌‍‍​‌‍‍‌‌‍​‌‍‌​‌​‍‌‍‌‌‌‍‍​‍‌‌​‌‌‌​​‍‌‌‌‍‍‌‍‌‌‌‍‌​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‌​‌​​‍‌‌​​‍​​‍​​‍​‌‌‌‍‌​​‌‌‍​​‌‌‌‍‌​​‍‌‌‍‌‌‌‍‌‌‌‍‌‌‌‍​​‍‌‌​​‍​​‍​‍‌‌​‌‌‌​‌​​‍‍‌‌​‌‍‌‌‌‍​‌‌​​‍‌‍‌​​‌‍‌‌‌​‍‌​‌​​‌‍‌‌‌‍​‌‌​‌‍‍‌‌‌‍‌‍‌‌​‌‌​​‌‌‌‌‍​‍‌‍​‌‍‍‌‌​‌‍‍​‌‍‌‌‌‍‌​​‍​‍‌‌

Alexander Francis Shaw​​​​, Visegrád24, 20 December 2025

Mallaig Harbour Authority actual position

Mallaig Harbour Authority website

Official statement from Mallaig Harbour, clarifying its position regarding TS Shtandart’s visit in July 2025.

Shtandart : Mallaig Harbour Authority website
https://mallaig-harbour.com/news-from-mallaig-harbour-august-2025/

On 13th July, some of you may have seen the Tall Ship Shtandart sailing past the Harbour and into Loch Nevis. TS Shtandart was built in Russia, as a replica of the 1703 Frigate commissioned by Peter the Great, and launched in 1999. She was originally making her way to Aberdeen to join the Tall Ships Race. However, due to sanctions imposed when Russia invaded Ukraine in 2022, which were extended to include replica ships in June 2024, TS Shtandart is not permitted to dock in British Ports, including Aberdeen, and therefore was refused permission to formally participate in the Tall Ships Race.

If you want to read more about both sides of the argument, you can access the TS Shtandart website at https://shtandart.eu/ and the ‘No Shtandart in Europe’ website at https://bernardgrua.net/. The ship’s berthing in Loch Nevis did result in a morning of seeking advice from various sources and a bit of a moral dilemma for us in Mallaig as to whether we would allow them to berth and take water if requested. In the end we were thankful that the request did not come, and that Shtandart sailed off North.

Mallaig Harbour Authority on Facebook

Excerpt from Mallaig Harbour’s Facebook page, confirming that TS Shtandart did not request to berth and sailed off without incident.

TS Shtandart passing on her way up Loch Nevis, before heading on to Aberdeen for the Tall Ships race.

EDIT: We have been made aware that this vessel is currently under sanctions. You can read the Shtandart’s story here https://shtandart.eu/, and the alternative viewpoint here https://bit.ly/No-Shtandart


Find out more about the Russian ship Shtandart’s visit to the UK in summer 2025.




Shtandart – Commission européenne Notification préalable en vertu de l’article 258 TFUE

La présente communication constitue une notification préalable au titre de l’article 258 du TFUE, attirant l’attention de la Commission sur le manquement persistant des autorités françaises à garantir la mise en œuvre effective et uniforme des mesures restrictives de l’UE concernant l’accès aux ports et les services portuaires, en particulier le règlement (UE) n° 833/2014 tel que modifié et la décision (PESC) 2024/1744 du Conseil.

➡️ Read the full article on Medium : Pre-notification under Article 258 TFEU — Failure by France to ensure the effective implementation of EU restrictive measures (port access and services) concerning the Russian vessel Shtandart, 18/12/2025


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Request for intervention by the European Commission regarding a failure to implement EU port sanctions in France (Morbihan and Charente-Maritime)

This letter to the European Commission calls for its intervention in view of the French authorities’ inability to enforce the EU’s port sanctions, while other Member States are strictly implementing them. To this end, it documents the Shtandart‘s stopovers in La Rochelle, its participation in the 2025 Gulf Week and the risk of further stopovers in spring 2026.

English translation of 17 December 2025 letter, initially in French


No Shtandart in Europe
c/o Association Franco-Ukrainienne Tryzub
Maison de l’Europe
90–92 Bd de la Prairie au Duc
44200 Nantes – France

For the attention of:
Ms Tracie Ryan
DG FISMA / Sanctions Unit
European Commission

Copies to:
Directorate-General for Maritime Affairs, Fisheries and Aquaculture (DGAMPA)
Atlantic Maritime Prefecture
Prefecture of the Brittany Region
Prefecture of Morbihan
Prefecture of Charente-Maritime
Semaine du Golfe
Press

Subject: Request for intervention by the European Commission regarding a failure to implement EU port sanctions in France (Morbihan and Charente-Maritime)

17 December 2025

Dear Ms Ryan,

On 7 August 2025, you kindly sent me a letter clarifying the respective responsibilities of the French authorities for the implementation of European port sanctions concerning the Russian vessel Shtandart (MMSI 518999255). Ireland, the United Kingdom, Norway, Denmark, Spain and Portugal apply European or national regulations with due diligence. It must be noted, however, that in France, European restrictive measures are not enforced with the same level of rigor by the competent authorities.

It is in this context that I once again draw the attention of the European Commission to this matter.

I. Framework for the implementation of EU port sanctions

In your letter, you provided a link to the document entitled “List of competent authorities, jointly or individually, for the implementation of European Union restrictive measures. (Fr)

This document specifies that the implementation of port sanctions falls under the responsibility of departmental prefects, under the coordination of the Directorate-General for Maritime Affairs, Fisheries and Aquaculture (DGAMPA).

These obligations have been implemented in the departments of Finistère, Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine and Manche, where prefectural orders have been adopted. However, two departments stand out due to administrative tolerance incompatible with the EU sanctions regime.

II. De facto derogatory treatment granted to the vessel Shtandart by the Prefect of Morbihan

Mr Michel Galy, Prefect of Morbihan, did not take the necessary measures to prevent the participation of the Shtandart in the Semaine du Golfe from 26 May to 1 June 2025. We nevertheless sent him numerous letters and two proposals for a meeting, which remained unanswered.

Please find attached a detailed and documented analysis of this irregular reception under EU law, which I addressed to Mr Thierry Verneuil, President of the Semaine du Golfe, under the title: “What conclusions should be drawn from the participation of the Russian frigate ‘Shtandart’ in the Semaine du Golfe 2025? (Fr)(Annex 1). The 61 hyperlinks to primary sources could be submitted in any procedure aimed at ensuring compliance with EU law.

I also invite you to review, in annex, the results of the investigation conducted by Ms Laetitia Jacq-Galdeano, Deputy Editor-in-Chief of Ouest-France Bretagne, entitled: “INVESTIGATION. The Russian vessel ‘Shtandart’ wages Putin’s war in the Gulf of Morbihan”(Annex 2). Her articles constitute a reference in the media coverage of the Shtandart case. She is notably the only journalist to have consulted numerous Russian sources concerning Mr Vladimir Martus, captain and de facto owner of the infringing vessel.

III. Administrative tolerance of sanctions circumvention in Charente-Maritime

In Charente-Maritime, the situation is even more acute. La Rochelle has been the home port of the Shtandart since June 2022, where it calls frequently. We have repeatedly reminded Mr Brice Blondel, Prefect of Charente-Maritime, of his responsibilities in this matter. On 13 August 2025, we also served him with a formal notice (Fr). These steps have not resulted in any effective measures.

We have regularly alerted the European Commission to this manifest divergence in application, which I detail in an article published on Desk-Russie on 28 September 2025: “When the Russian vessel Shtandart and La Rochelle defy European sanctions (Fr)(Annex 3). In this respect, we thank the Commission for having taken our previous alerts into account and for having responded to our requests, unlike the French authorities.

In Charente-Maritime, Council Decision (CFSP) 2024/1744 of 24 June 2024, Order no. 2403878 of the Rennes Administrative Court (Fr) of 11 July 2024, and Decision no. 496439 of the Conseil d’État of 18 November 2024 are not being implemented. Even the order of the Court of Justice of the European Union (CJEU) in Case T-446/24, published on 22 August 2025, is disregarded.

The Prefecture justifies its position as reported by the daily Sud-Ouest on 17 September 2025 (Fr):

“Above European law, international maritime law applies. The latter provides that in the event of technical need or adverse weather, vessels must be able to call at nearby ports. Any port is therefore obliged to accept the ‘Shtandart’ if necessary,” stated the Chief of Staff.

This reasoning artificially creates a conflict between maritime law and EU law, where no genuine contradiction exists. It should be recalled that the European regulation explicitly takes into account the International Convention for the Safety of Life at Sea (SOLAS), even though the Shtandart network claims that it does not fall under it. This quotation strikingly illustrates how the Russian vessel and its supporters instrumentalise legal texts to serve their interests, rendering the legal justification for its reception in French ports unfounded.

In La Rochelle, dockings justified under paragraph 4 of Article 3ea of Regulation (EU) No 833/2014 for the safeguarding of human life at sea are reclassified as “technical calls”. These are tolerated in connection with the commercial operation of the vessel, at the request of Mr Vladimir Martus, captain and de facto owner of the Shtandart. A significant increase in such dockings was observed in August and September 2025, before the vessel sailed to Spain, Portugal and then Morocco.

IV. Organisation and encouragement of sanctions circumvention by DGAMPA

DGAMPA has not taken any visible measures to ensure the effective application of EU regulations to the Shtandart, despite being normally responsible for coordination. On29 January 2025, we wrote to Mr Éric Banel, Director-General of DGAMPA (Fr). To date, this request has received no response.

Our investigations identify Mr Banel as a central interlocutor in correspondence relating to the reception of the Russian vessel. This is illustrated by an email he sent to the Shtandart as early as July 2022, attached hereto: “Situation of the SHTANDART (Fr)(Annex 4).

DGAMPA was followed by the National Directorate of Customs Intelligence and Investigations (DNRED) and by the General Secretariat of the Sea (SGMer). Documents show that these services effectively requested authorisations from prefects and port authorities to receive the Shtandart, despite lacking any mandate to apply port sanctions. This involvement is documented through primary sources in the text dated 15 May 2025: “French authorities and the privileges granted to the Russian vessel ‘Shtandart ’ (Fr).”

Pursuant to Article 4(3) of the Treaty on European Union, Member States must ensure the loyal implementation of Union law and refrain from any measure that could jeopardise its objectives. The elements presented demonstrate that the failure to effectively apply restrictive measures constitutes a breach of this obligation of sincere cooperation.

V. Risk of renewed non-compliant port calls in 2026

Available documents and exchanges indicate that restrictive measures have not been enforced by the Prefects of Charente-Maritime and Morbihan. They also show that DGAMPA has not undertaken any action to promote the implementation of sanctions in these departments.

Consequently, as reported by the press, the Shtandart, currently in Turkey, plans to return to French waters in spring 2026 and intends to call at ports in the aforementioned departments. Please find attached an article written on 25 November 2025 by Mr Paul Bohec, journalist specialising in the Shtandart case for Le Télégramme, entitled “A Russian travel agency is organizing a cruise around Brittany aboard the Shtandart… banned from access to European ports”(Annex 5). Le Parisien and the national television channel TF1 have also reported this project.

VI. Possible measures to ensure compliance with EU decisions and France’s obligations

As explained in my article published on Diploweb on 25 November 2025, the Shtandart case cannot be reduced to Russian soft power alone: “Russia. From soft power to hybrid warfare. Case study of Russian influence in Europe: the Shtandart.”

A determined action by the European Commission vis-à-vis the relevant prefects and DGAMPA, or, if necessary, an examination of France’s compliance with its obligations, could contribute to ensuring the full application of restrictive measures. The Commission could invite the relevant prefects to adopt the necessary prohibition orders without delay.

Another option would be to draw inspiration from the Spanish (Es) and Portuguese (Pt) authorities, which have prohibited the Shtandartfrom accessing their territorial waters in order to put an end to infringements or attempted infringements. To this end, the Commission could consider liaising, directly or via the Prime Minister’s services, with the Atlantic Maritime Prefect.

I remain entirely at your disposal for any further information or for the provision of additional documentation.

I thank you in advance for the action of the Commission and remain,

Yours sincerely,

Bernard Grua
Spokesperson of the whistleblower collective

Annexes / Attachments – English translation

Attachments (PJ)

References / Links

  1. Vesselfinder: TS SHTANDART, MMSI 518999255
  2. French Ministry of Europe and Foreign Affairs: List of competent authorities, jointly or individually, for the implementation of European Union restrictive measures (Fr)
  3. Google Maps: Frigate Shtandart – Bureau du Bassin des Chalutiers, Navire Le Shtandart, Esplanade Eric-Tabarly, Quai d’Honneur, 17000 La Rochelle
  4. No Shtandart in Europe – Formal Notice: Request for prefectural prohibition of access to Charente-Maritime ports for the Russian vessel “Shtandart” (Fr) – 13 August 2025
  5. Desk-Russie, Bernard Grua: When the Russian vessel Shtandart and La Rochelle defy European sanctions (Fr) – 28 September 2025
  6. Council of the European Union: CFSP Decision 2024/1744 amending Decision 2014/512/CFSP concerning restrictive measures in view of Russia’s actions destabilising the situation in Ukraine – 24 June 2024
  7. Administrative Court of Rennes – Order no. 2403878 (Fr)11 July 2024
  8. Conseil d’État – Decision no. 496439 rejecting the appeal of the Shtandart – 18 November 2024
  9. CJEU – Case T-446/24, Martus TV GmbH, Mariia Martus and Vladimir Martus v. Council of the European Union – 22 August 2025
  10. Sud-Ouest: La Rochelle – The “Shtandart” still allowed to dock despite ban on Russian ships (Fr)  – 17 September 2025
  11. EUR-Lex – Regulation (EU) No 833/2014 of 31 July 2014 concerning restrictive measures regarding Russia
  12. No Shtandart in Europe: Éric Banel, Director-General of Maritime Affairs, Fisheries and Aquaculture, involved in the circumvention of EU sanctions by the Russian vessel “Shtandart” (Fr) – 29 January 2025
  13. No Shtandart in Europe: French authorities and the privileges granted to the Russian vessel “Shtandart” (Fr) – 15 May 2025
  14. Article 4 TEU – Treaty on the European Union
  15. Le Parisien: The strange pirate cruise in Brittany of the Shtandart, the “Russian” frigate banned in Europe – 30 November 2025
  16. TF1: This Russian ship worrying the Bretons (Fr) – 2 December 2025
  17. Diploweb: Russia. From soft power to hybrid warfare. Case study of Russian influence in Europe: the Shtandart – 25 November 2025
  18. El Mundo: Spanish waters expel a Russian yacht that anchored in Galicia without permission – 27 July 2024
  19. Autoridade Marítima Nacional (AMN): Monitoring of the TS SHTANDART along the Portuguese coast (Pt) – 24 September 2025

Demande d’intervention de la Commission européenne concernant un manquement à l’exécution des sanctions portuaires en France (Morbihan et Charente-Maritime)

Ce courrier à la Commission européenne appelle à son intervention face à l’impossibilité de faire appliquer les sanctions portuaires de l’Union par les autorités françaises, alors que d’autres États membres les mettent en œuvre strictement. Dans ce but, il documente les escales du Shtandart à La Rochelle, sa participation à la Semaine du Golfe 2025 et le risque de nouvelles escales au printemps 2026.

À l’attention de :
Madame Tracie Ryan
DG Fisma/ Unité sanctions
Commission européenne 

Copies :
Direction générale des Affaires maritimes de la pêche et de l’aquaculture 
Préfecture maritime de l’Atlantique 
Préfecture de la région Bretagne 
Préfecture du Morbihan 
Préfecture de la Charente-Maritime 
Semaine du Golfe 
Presse 

Objet : demande d’intervention de la Commission européenne concernant un manquement à l’exécution des sanctions portuaires en France (Morbihan et Charente-Maritime) 

Le 17 décembre 2025

Chère Madame Ryan,

Le 7 août 2025, vous avez eu l’amabilité de m’adresser un courrier confirmant les attributions respectives des autorités françaises pour l’application des sanctions portuaires européennes à l’encontre du navire russe Shtandart, MMSI 518999255. L’Irlande, le Royaume-Uni, la Norvège, le Danemark, l’Espagne et le Portugal appliquent avec diligence les réglementations européennes ou nationales. Force est de constater que, en France, les mesures européennes ne sont pas appliquées avec la même rigueur par les autorités compétentes.

C’est dans ce contexte que j’appelle à nouveau l’attention de la Commission européenne.

I. Cadre de l’application des sanctions portuaires de l’UE 

Dans votre courrier, se trouvait un lien vers la présentation suivante : « Liste des autorités compétentes, conjointement ou individuellement, pour la mise en œuvre des mesures restrictives de l’Union européenne.»

Il y est indiqué que l’application des sanctions portuaires est une mission qui incombe aux préfets de département sous la coordination de la Direction générale des Affaires maritimes de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA).

Ces obligations sont mises en œuvre dans le Finistère, les Côtes d’Armor, l’Ille-et-Vilaine et la Manche où des arrêtés préfectoraux ont été pris. Cependant, deux départements se caractérisent par une tolérance administrative incompatible avec le régime des sanctions européennes.

II. Traitement dérogatoire de fait accordé au navire Shtandart par le préfet du Morbihan 

M. Michel Galy, préfet du Morbihan, n’a pas pris les mesures nécessaires pour empêcher la participation du Shtandart à laSemaine du Golfe du 26 mai au 1er juin 2025. Nous lui avons pourtant adressé de nombreux courriers et deux propositions de rencontre. Il n’y a pas répondu. Vous trouverez en pièce jointe un exposé détaillé et documenté de cet accueil irrégulier au regard du droit de l’Union que j’ai adressé à M. Thierry Verneuil, président du directoire de la Semaine du Golfe sous le titre : « Que faut-il conclure de la participation de la frégate russe « Shtandart » à la Semaine du Golfe 2025 ? »(PJ1). Les 61 liens conduisant à des sources primaires pourraient être versés à toute procédure visant à assurer le respect du droit de l’Union.

Je vous propose également de prendre connaissance, en pièce jointe, du résultat des investigations de Mme Laetitia Jacq-Galdeano, numéro deux de la rédaction d’ Ouest-France Bretagne: « ENQUÊTE. Le navire russe « Shtandart » mène la guerre de Poutine jusque dans le golfe du Morbihan » (PJ2). Ses articles sur l’affaire Shtandart font référence dans le traitement médiatique de cette affaire. Elle est, notamment, la seule professionnelle des médias à avoir consulté nombre de sources russes sur M. Vladimir Martus, capitaine et propriétaire de facto de la frégate contrevenante.

III. Tolérance administrative du contournement des sanctions en Charente-Maritime 

Pour ce qui est de la Charente-Maritime, le problème est encore plus aigu. La Rochelle est le port de base du Shtandart depuis juin 2022. Il y fait fréquemment escale. Nous avons rappelé à plusieurs reprises à M. Brice Blondel, préfet, ses responsabilités en la matière. Nous lui avons, de plus, adressé une mise en demeure, le 13 août 2025. Ces démarches n’ont donné lieu à aucune mesure effective.

Nous avons régulièrement alerté la Commission européenne sur cette divergence manifeste d’application que je détaille dans un article sur Desk-Russie du 28 septembre 2025 :« Quand le navire russe Shtandart et La Rochelle défient les sanctions européennes» (PJ3). À ce titre, nous remercions la Commission d’avoir tenu compte de nos alertes précédentes et d’avoir répondu à nos demandes, contrairement aux autorités françaises.

En Charente-Maritime, la décision PESC 2024/1744 du Conseil européen, en date du 24 juin 2024, l’ordonnance nº 2403878 du tribunal administratif de Rennes du 11 juillet 2024 et l’arrêt nº 496439 du Conseil d’État du 18 novembre 2024 ne sont pas pris en compte. Même l’ordonnance de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), dans l’affaire T-446/24, rendue publique le 22 août 2025, est ignorée. La préfecture se justifie ainsi que l’a rapporté le quotidien Sud-Ouest du 17 septembre 2025

« Au-dessus du droit européen, s’applique le droit international de la mer. Ce dernier indique qu’en cas de besoin technique ou de météo défavorable, les bateaux doivent pouvoir faire escale dans les ports à proximité. N’importe quel port est ainsi dans l’obligation d’accueillir le ‘‘Shtandart’’ en cas de besoin », relate le directeur de cabinet.

Cet exposé crée artificiellement un conflit entre le droit maritime et le droit de l’Union, alors qu’aucune contradiction réelle n’existe. En effet, il convient de rappeler que le règlement européen a bien pris en compte la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS), même si le réseau du Shtandart indique qu’il n’en relève pas. Cette citation illustre de manière frappante comment le navire russe et ses soutiens instrumentalisent les textes selon leurs intérêts, rendant la justification de son accueil dans les ports français juridiquement infondée.

À La Rochelle, les accostages pour la sauvegarde de la vie humaine prévus au paragraphe 4 de l’article 3 sexies bis du règlement (UE) nº 833/2014 sont requalifiés en « escales techniques ». Elles sont tolérées en lien avec l’exploitation du navire à des fins commerciales, selon les demandes de M. Vladimir Martus. Ce dernier est le capitaine et propriétaire de fait du Shtandart. On a pu observer une augmentation significative de ses accostages, en août et septembre 2025, avant que le navire russe ne prenne la direction de l’Espagne, du Portugal, puis du Maroc.

IV. Organisation et encouragement du contournement des sanctions par la DGAMPA 

La DGAMPA n’a pas pris de mesures visibles visant à assurer l’application effective du règlement de l’Union au Shtandart alors qu’elle en a normalement la charge. Le 29 janvier 2025, nous avons écrit à M. Éric Banel, son directeur général. À ce jour, cette demande n’a reçu aucune suite. Nos investigations identifient M. Banel comme interlocuteur central dans la correspondance relative à l’accueil du navire russe. Cela est illustré par un courriel qu’il a adressé au Shtandart dès juillet 2022, communiqué en pièce jointe : « Situation du SHTANDART » (PJ4).

La DGAMPA a été suivie par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et par le Secrétariat général de la mer (SGMer). Les documents montrent que ces services ont effectivement sollicité, auprès des préfets et des autorités portuaires, l’autorisation d’accueillir le Shtandart, bien qu’ils n’aient pas de mandat pour appliquer les sanctions portuaires. Cette implication est documentée par des sources primaires dans le texte suivant, du 15 mai 2025 : « Les autorités françaises et les passe-droits du navire russe « Shtandart » ».

Conformément à l’article 4, paragraphe 3, du Traité sur l’Union européenne, les États membres doivent assurer la mise en œuvre loyale du droit de l’Union et s’abstenir de tout acte susceptible de compromettre ses objectifs. Les éléments présentés démontrent que la non-application effective des mesures restrictives constitue un manquement à cette obligation de mise en œuvre loyale.

V. Risque de reprise d’escales non-conformes aux mesures restrictives en 2026

Les documents et échanges disponibles indiquent que les mesures restrictives n’ont pas été appliquées par les préfets de la Charente-Maritime et du Morbihan. Ils montrent également que la DGAMPA n’a pas entrepris de mesures visant à encourager la mise en œuvre des sanctions dans ces départements.

En conséquence, comme l’indique la presse, le Shtandart, actuellement en Turquie, prévoit de revenir au printemps 2026 dans les eaux françaises. Il envisage de faire escale dans les départements précités. Vous trouverez en pièce jointe un article écrit le 26 novembre 2025 par M. Paul Bohec, journaliste spécialiste de l’affaire Shtandart pour le média Le Télégramme, et intitulé «Une croisière à bord du Shtandart l’été prochain »(PJ5).Le quotidien Le Parisien et la chaîne de télévision nationale TF1 ont également fait part de ce projet.

VI. Mesures possibles pour assurer le respect des décisions de l’Union européenne et des obligations de la France 

Comme je l’ai expliqué sur le Diploweb, le 25 novembre 2025, l’affaire du Shtandart ne peut pas se résumer au seul soft power russe : « Russie. Du soft power à la guerre hybride. Étude de cas d’une influence russe en Europe : le Shtandart»

Une action déterminée de la Commission européenne auprès des préfets concernés et de la DGAMPA, ou, si nécessaire, un examen du respect par l’État français de ses obligations, pourrait contribuer à garantir la pleine application des mesures restrictives. La Commission pourrait inviter les préfets concernés à prendre les arrêtés d’interdiction nécessaires dans les meilleurs délais.

Une autre option serait de s’inspirer des autorités espagnoles et portugaises. Pour mettre fin aux infractions ou aux tentatives d’infractions du Shtandart, elles lui ontinterdit l’accès à leurs eaux territoriales. Dans ce but, la Commission pourrait envisager de se mettre en liaison, directement ou par l’intermédiaire des services du Premier ministre, avec le préfet maritime atlantique.

Je reste à votre entière disposition pour tout complément d’information ou pour vous fournir des pièces additionnelles.

Je vous remercie par avance de l’action de la Commission et vous prie d’agréer, Chère Madame Ryan, l’expression de mes salutations distinguées.

Bernard Grua, 

Porte-parole du collectif lanceur d’alerte

Annexes

Pièces jointes :

Liens :

  1. Vesselfinder – TS SHTANDART, MMSI 518999255
  2. Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Liste des autorités compétentes, conjointement ou individuellement, pour la mise en œuvre des mesures restrictives de l’Union européenne.
  3. Google Maps – Frigate Shtandart : Bureau du Bassin des Chalutiers, Navire Le Shtandart, Esplanade Eric-Tabarly, Quai d’Honneur, 17000 La Rochelle
  4. No Shtandart in Europe – Mise en demeure – demande d’arrêté préfectoral d’interdiction d’accès aux ports de Charente-Maritime pour le navire russe « Shtandart », 13 août 2025
  5. Desk-Russie, Bernard Grua – Quand le navire russe Shtandart et La Rochelle défient les sanctions européennes, 28 septembre 2025
  6. Conseil européen – Décision (PESC) 2024/1744 modifiant la décision 2014/512/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine, 24 juin 2024
  7. Tribunal administratif de Rennes – Ordonnance nº2403878, 11 juillet 2024
  8. Conseil d’Etat – Arrêt nº 496439 rejetant le pourvoi du Shtandart, 18 novembre 2024
  9. Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) – ECLI:EU:T:2025:807, Affaire T-446/24, Martus TV GmbH, Mariia Martus et Vladimir Martus contre le Conseil de l’Union européenne, 22 août 2025
  10. Sud-Ouest – La Rochelle : le « Shtandart » encore autorisé à faire escale, en dépit de l’interdiction des navires d’origine russe, 17 septembre 2025
  11. EUR-Lex – Règlement (UE) no 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine
  12. No Shtandart in Europe – Éric Banel, Directeur général des Affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture, partie prenante du contournement des sanctions UE par le « Shtandart » russe, 29 janvier 2025
  13. No Shtandart in Europe –  Les autorités françaises et les passe-droits du navire russe « Shtandart », 15 mai 2025
  14. Article 4 du traité sur l’Union européenne
  15. Le Parisien – L’étrange croisière pirate en Bretagne du Shtandart, la frégate « russe » bannie en Europe, 30 novembre 2025
  16. TF1 – Le point K : Ce bateau russe qui inquiète les Bretons, 2 décembre 2025
  17. Diploweb – Russie. Du soft power à la guerre hybride. Etude de cas d’une influence russe en Europe : le Shtandart, 25 novembre 2025
  18. El Mundo – Expulsan de aguas españolas a un velero ruso que fondeó en Galicia sin permiso, 27 juillet 2024
  19. Autoridade Marítima Nacional (AMN) – Autoridade Marítima Nacional monitoriza veleiro TS SHTANDART ao longo da costa portuguesa, 24 septembre 2025