S’appuyant sur un courrier de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED), Grégory Faucquez du média « Nord Littoral » annonce qu’invoquer les sanctions européennes s’opposant à la présence du navire russe Shtandart au festival « Escale à Calais » ne serait « pas recevable ». Pourtant, une analyse sérieuse de cette affaire montre que le texte de la DNRED, émis dans des conditions douteuses, est incompatible avec l’article 3 sexies bis du règlement UE n°833/2014 devant s’appliquer uniformément dans tous les pays de l’Union européenne. Il s’agit bien d’un abus de pouvoir d’une partie de l’administration française au service d’intérêts russes. Sans même envisager cette fraude sous sa dimension morale, on constate qu’elle pourrait avoir des répercussions négatives tant en termes d’image qu’en termes de conséquences pénales pour ceux qui en seraient partie prenante.
Archives de l’étiquette : français
« Escale à Calais », ce qu’il ne faut pas savoir sur les liens de Vladimir Martus avec le pouvoir russe
Le 14 juin 2023, sur « Nord Littoral, Grégory Faucquez a fait paraître un entretien « Escale à Calais. Pour Marcel Charpentier, le capitaine du Shtandart n’est pas pro-Poutine ». Pour cette affaire complexe, Bernard Grua, porte parole de No Shtandart In Europe, a été mentionné à plusieurs reprises. Il est regrettable que cette publication n’ait été précédée d’aucun échange préalable. Les propos qui lui sont prêtés auraient gagné en pertinence. On trouvera, ci-dessous, un certain nombre de précisions, voire des propositions de rectification.
L’aide des communautés russes aux réfugiés ukrainiens
En France, les réseaux pro-russes se sont remarquablement adaptés au contexte lié à l’invasion à grande échelle déclenchée par la russie en Ukraine, le 24 février 2022. Sans renoncer à leurs objectifs, ils y ont gagné un surcroît de visibilité, de reconnaissance et d’efficacité. Notre contributrice ukrainienne, Anna Shevchenko, nous fait part de son expérience concernant les mécanismes internes de ce processus. Il s’agit là d’un témoignage unique très précieux et riche d’enseignements pour des Français qui ne perçoivent que la fine communication externe d’une mise en scène judicieusement organisée.
Juin et juillet 2023, le navire russe « Shtandart » prévoit une occupation illégale des ports de Calais et Dunkerque.
En juin 2023 et en juillet 2023, le navire russe » Shtandart » qui fraude les sanctons européennes prévoit de faire escale dans les Hauts de France, à Calais (Pas-de-Calais) et à Dunkerque (Nord).
Où, quand et comment rendre visite au navire russe Shtandart à l’Armada Rouen 2023 ?
Le navire russe « Shtandart », dont la présence est interdite dans les ports européens en raison du cinquième volet de sanctions pris à la suite des crimes russes de Boutcha, arrivera à Rouen le 7 juin 2023 à 17h30. Il sera amarré sur la rive gauche de la Seine à proximité du pont Gustave Flaubert jusqu’au 18 juin. Le quai sera accessible librement pendant le festival « L’Armada 2023 ». Il sera possible de monter à bord gratuitement tous les jours de 10h00 à 17h00.
M. le Préfet de Seine-Maritime, ne soutenez pas la fraude aux sanctions européennes au profit d’intérêts russes.
La Commission européenne stipule : « Les autorités compétentes pour délivrer les autorisations prévues dans le cadre du règlement européen 833/2014 sont les préfets de département ». C’est bien le Préfet, qui porterait l’ultime responsabilité d’une infraction au texte européen, en Seine-Maritime, s’il ne s’oppose pas aux intérêts russes du navire « Shtandart » lors de « L’Armada Rouen 2023 ».
La « Maison de l’Europe » de Vannes au service d’un navire russe fraudant les sanctions UE
Jean Claude, #NoShtandartInEurope en Morbihan et en Finistère, fait part de sa colère et de son dégoût à Daria Moskovets et Nina Spasskaya, deux Ukrainiennes qui se sont mises au service de la propagande du navire russe « Shtandart ». Vladimir Martus, son capitaine-propriétaire, qui se rêve en incarnation de Pierre le Grand tout en célébrant le communisme et l’héritage soviétique, est connu pour ses liens étroits avec le pouvoir russe. L’auteur dénonce aussi le machiavélisme morbide de « l’idiot utile », président de l’association croupion, « Maison de l’Europe » de Vannes, ayant entraîné ces deux femmes dans ses funestes reniements.
Attention, le « Shtandart » ne pue pas seulement le racisme, il est contagieux également.
Svitlana, militante du mouvement « No Shtandart in Europe », a été choquée par la lecture d’un article du journal Ouest-France d’Isabelle Jégouzo sur les Ukrainiennes Daria Moskovets et Nina Spasskaya qui ont embarqué sur le navire russe « Shtandart ». Elle nous a fait part de ses émotions : désespoir et honte pour les propos qu’elles y ont tenus.
Deux ukrainiennes manipulées dans une affaire russo-vannetaise de fraude aux sanctions européennes
Daria Moskovets et Nina Spasskaya, deux Ukrainiennes résidant à Vannes, en raison de leur manque de discernement, mais aussi à cause de l’emprise qu’exerce sur elles le microcosme politique vannetais, dont elles n’ont pas les codes, ont servi le narratif toxique de Vladimir Martus, capitaine-propriétaire du navire russe « Shtandart » violant les sanctions européennes. On trouvera ici un courrier adressé aux intéressées, à la presse et aux principales associations œuvrant pour l’Ukraine, parties prenantes du collectif No Shtandart In Europe. Ce sera l’occasion de vérifier une nouvelle fois que, dans cette guerre, il n’existe pas de zone grise. Il y a un agresseur et un agressé, une victime et un bourreau. Ménager les intérêts russes et jouer une partition individuelle, si ce n’est individualiste, conduit immanquablement au reniement, voire à la trahison des principes européens, et à la marginalisation.
Procédure bâillon de Me Thierry Clerc et de la Semaine du Golfe : leurs allégations sont-elles recevables ?
Me Thierry Clerc pour le compte de la Semaine du Golfe et de Gérard d’Aboville, initie, le 15 mai 2023, une procédure-bâillon contre le porte-parole du collectif lanceur d’alerte « No Shtandart In Europe ». Un audit des allégations produites montre que celles-ci relèvent seulement du chantage et de l’intimidation à des fins d’omerta concernant le recours aux prestations commerciales du Shtandart, navire russe sous sanctions.
