« L’Armada Rouen 2023 », pour la communauté ukrainienne, voir son pavillon national sur le navire russe « Shtandart » est une profanation intolérable

Pavillon ukrainien sur le navire russe Shtandart à l'Armada Rouen 2023

Image de couverture: 1. Vladimir Martus et Jean-Paul Rivière signant leur contrat aux Canaries, photo Armada 2013 – 2. Des drapeaux ukrainiens flottent à Kharkiv, le 19 octobre 2022, marquant les tombes des soldats tués au combat après l’invasion russe, photo Carl Court/Getty Images

URL courtee: https://bit.ly/shtandart-profanation

Le 10 décembre 2007, Rama Yade déclarait. « Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits ». Aujourd’hui, c’est un festival maritime, « L’Armada Rouen 2023 »,qui veut éponger le sang des crimes russes avec le pavillon ukrainien, dont il compte bien faire un argument marketing pour le navire russe Shtandart.



A Rouen, Normandie, un nouveau détournement russe du drapeau ukrainien passerait pour un casus belli.

« Nous lui (Le Shtandart) demanderons de hisser le pavillon ukrainien. » L’organisation de la prochaine Armada, qui se déroulera à Rouen (Seine-Maritime) du 8 au 18 juin 2023, maintient l’invitation du bateau russe Shtandart, à condition qu’il arbore le drapeau de l’Ukraine.

Propos rapportés par Joce Hue, le 10 Jan 2023 sur 76actu

L’organisation, feint de présenter ce stratagème comme une exigence, une sorte de gage moral. En réalité, ce type d’affichage a pour but de maintenir l’illusion d’un navire « russo-ukrainien », de se concilier les bonnes grâces de la presse et surtout d’attirer les visiteurs qui, sinon, seraient repoussés par le pavillon russe incarnant les abominables crimes de masse commis en Ukraine. Une telle mise en scène est loin d’être une contrainte pour Vladimir Martus, le capitaine-propriétaire du navire russe Shtandart. Il y trouve son intérêt, à en juger par les dithyrambiques et naïves réactions de nombreux médias. Sauf interdiction expresse des autorités locales, il s’y adonne frénétiquement dans tous les ports qu’il occupe illégalement.

Jean-Paul Rivière, le président de l’association est un « entrepreneur à succès » possédant la 250e fortune de France. Il « compte gérer l’Armada 2023 « un peu comme une entreprise » » (76actu 16/01/22). Sa publicité aux couleurs de l’Ukraine est mensongère et ressentie, côté ukrainien, comme particulièrement cynique. Toutefois, le sujet est plus emprunt de duplicité, qu’il n’y paraît à premier abord. Le stratagème a été convenu à l’avance entre Vladimir Martus et Michel Balique, son VRP lobbyiste comme ce dernier l’a révélé le 22 mars 2022 , dans un courrier adressé aux différentes autorités ainsi qu’aux organisateurs d’événements maritimes.

« Vladimir Martus a décidé d’arborer plusieurs pavillons, dont le pavillon ukrainien. »
 » Il y a des possibilités d’accueillir le Shtandart… grâce à un positionnement étudié et une communication médiatique adaptée « 

Accueillir le Shtandart, Michel Balique, le 22 mars 2022
Vladimir Martus, capitaine du Shtandart, hisse la drapeau ukrainien.

Mais, la première trace de cette affaire peut être identifée 15 jours avant la lettre de Balique. Elle remonte à trois mois exactement avant l’entrée, le 8 juin 2022, du Shtandart à la Rochelle. On peut en prendre connaissance dans la déclaration, le 8 mars 2022, de Patrice Bernier, maître principal du port de La Rochelle, proche de Balique et Martus, co-dirigeant avec Ludovic Pacciarella de l’association croupion pro-russe « Aidons l’Ukraine 17 ». Il annoncait: « s’il (le Shtandart) s’affiche neutre, sans pavillon ou qu’il cumule les deux (NDR: le pavillon russe ET le pavillon ukrainien), il n’y a pas de raison de ne pas l’accueillir » (France 3, le 8 mars 2022). Neuf mois après, Jean-Paul Rivière reprend le même honteux scénario.

Cette « communication médiatique adaptée », comme le dit Balique, outrage et blesse profondément la communauté ukrainienne ainsi que ses sympathisants français. Mettre sur le même pied le pavillon du bourreau et celui de la victime est ressenti comme une cruauté additionnelle. Dans les territoires ukrainiens occupés sous les couleurs russes, des personnes sont torturées, assassinées et retenues en otage, depuis 2014, pour le seul fait de détenir un drapeau ukrainien. De son côté, le 15 juin 2022, Balique, comme Ségolène Royal plus tard, parle de « théories sur les crimes de guerre ».

Navire Shtandart, ukrainiens emprisonnés pourle drapeau ukrainien
Torturés et emprisonnés ou tués pour le drapeau ukrainien et pour avoir soutenu l’Ukraine dans le Donbass occupé (Kharkiv Human Rights Protection Group, 21.08.2020, Halya Coynash)
Navire Shtandart, écusson de la 1ère armée russe
Écusson de la 1re armée nationale russe qui a combattu dans les rangs de la Wehrmacht jusqu’en mai 1945

Ainsi que le disait le journaliste Joce Hue sur 76actu, le drapeau russe, adopté en 1993, correspond à six ans de pouvoir d’Eltsine et à 22 ans de pouvoir de Poutine. Il représente, donc, à 78%, Vladimir Poutine, dont Martus est l’ambassadeur grâce à son double langage et à son double jeu, ainsi que nous le démontrerons plus bas. On peut aussi rappeler que ce même drapeau, à bandes tricolores horizontales a été celui de la 1re armée nationale russe, qui a combattu dans les rangs de la Wehrmacht jusqu’en mai 1945.

Quoiqu’il en soit, avec ou sans pavillon ukrainien, le drapeau russe est l’emblême d’un pays déclaré « sponsor du terrorisme », le 23 novembre 2022, par le parlement européen. Comment un citoyen de Rouen, cité du martyr de Jeanne d’Arc, pourrait-il accepter que ce symbole puisse flotter sur sa ville depuis l’antenne d’artimon ou depuis le mâtereau de poupe du Shtandart ? « L’Armada Rouen 2023 » pourrait tout aussi bien inviter un boutre (dhow/daou) portant le pavillon de « L’Etat islamique » (Daech) et y suspendre le drapeau de la ville de Paris pour « honorer » les morts du Bataclan. Cela ferait un deuxième « bateau de la paix ».

En France et en Espagne, les Ukrainiens se sont déjà opposé à l’usage qui est fait de leur drapeau par le réseau du Shtandart. Voir: « Camaret, le faux témoignage, sur « Libération », d’Arthur Gazzarin, matelot du « Shtandart » ». La première flashmob des Ukrainiens de La Rochelle, le 12 juin 2022, demandait que le naviree russe n’arbore pas le pavillon ukrainien. Fin juin 2022, La Rochelle a finalement interdit au Shtandart de hisser le pavillon russe et le pavillon ukrainien. Dans le port de Douarnenez, le 14 juillet 2022, c’est, à nouveau, le pavillon russe qui a été prohibé. À Vigo, Espagne, le 23 juillet 2022, la Guardia Civil est venue contrôler le Shtandart au motif que celui-ci avait hissé le pavillon ukrainien. À Camaret, le 15 août 2022, après 4 heures de siège d’un groupe composé à 90% de femmes ukrainiennes, Martus a dû affaler le pavillon ukrainien à la demande des organisateurs et en présence de la gendarmerie.

« L’Armada Rouen 2023 » prendra-t-elle garde de ne pas pousser à bout une patience ukrainienne déjà largement éprouvée? Ou, dira-t-elle, comme Michel Balique, le 15 juin 2022,  « le problème, à La Rochelle, ce n’est pas le fait que le bateau soit russe, le problème, ce sont les Ukrainiens ». Les mêmes Ukrainiens dont il fait du pavillon national un argument marketing pour le navire russe Shtandart et pour les événements nautiques clients de ses prestations.

Si sous la nouvelle présidence de Jean-Paul Rivière, « L’Armada Rouen 2023 » persistait dans sa rouerie, consistant à exploiter les morts ukrainiennes, elle démontrerait qu’elle n’est plus digne du titre de « L‘armada de la Liberté », que lui avait donné son fondateur Patrick Herr. Les organisateurs de cette maskirovka ne seront pas plus pardonnés, que ne sera pardonné le sectateur Alexander Makogonov, porte-parole de l’ambassade russe à Paris, chantre du régime de Poutine et de son « opération spéciale » sur les télévisions françaises.

Lire, aussi, la réaction de Victoria Nikolenko, Ukrainienne de Dnipro, vivant à Nantes: « À l’attention des organisateurs de “L’Armada Rouen 2023” »

Navire Shtandart, cercueils drappés de drapeaux ukrainiens
Les cercueils de 27 militaires ukrainiens morts en combattant les Russes sont drapés de drapeaux ukrainiens lors de leurs funérailles le 3 juin. (Wojciech Grzedzinski pour le Washington Post)

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La prestation du Standart à « L’Armada Rouen 2023 » est illégale.

Le règlement européen N° 833/2014 intègre, dans son article 3 sexies bis, le 5e volet des sanctions interdisant, depuis le 16 avril 2022, la présence de tous les navires russes dans les ports européens.

  1. Il est interdit de donner accès, après le 16 avril 2022, aux ports et, après le 29 juillet 2022, aux écluses situées sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe, à l’exception de l’accès aux écluses pour quitter le territoire de l’Union.
Paragraphe 1 de l’article 3 sexies bis du règlement européen N°833/2014

Cela n’a pas empêché Jean-Paul Rivière, de signer, aux Canaries, un contrat de prestation de services avec le navire russe Shtandart comme ceci a été rapporté le 22 novembre 2022 par le tabloïd « Paris-Normandie ».

Le 28 novembre 2022, le Conseil européen a adopté, à l’unanimité, une décision visant à ajouter la violation des sanctions à la liste des domaines de criminalité figurant dans le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (article 83, paragraphe 1). Le contournement des sanctions vient rejoindre « le terrorisme, la traite des êtres humains et l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants, le trafic illicite de drogues, le trafic illicite d’armes, le blanchiment d’argent, la corruption, la contrefaçon de moyens de paiement, la criminalité informatique et la criminalité organisée ». Les dirigeants, qui en sont à l’origine, sont passibles de poursuites individuelles.

Les textes européens ont été rappelés à Jean-Paul Rivière par le collectif #NoShtandartInEurope, une fois en privé, le 15 décembre 2022, et une deuxième fois publiquement, le 6 janvier 2023, en raison de son absence de réponse. Voir ci-dessous les courriers adressés à Jean-Paul Rivière, le président de « L’armada Rouen 2023 »:

Frégate Shtandart, Benoît Marin-Curtoud, chroniqueur de faits divers pour le tabloid "Paris-Normandie", photo de profil Facebook
Benoît Marin-Curtoud, chroniqueur de faits divers pour le tabloïd « Paris-Normandie », photo de profil Facebook

Le président de « L’Armada Rouen 2023 » n’a pas donné ouvertement suite aux courriers mais il a dépêché le chroniqueur de fait divers, Benoît Marin-Curtoud, afin que celui-ci bâcle, le 8 janvier 2023, un pamphlet fielleux chargé d’erreurs et d’attaques ad personam, voire de contre vérités, contre le porte-parole du collectif #NoShtandartInEurope.

La position de Michel Balique, en ce qui concerne la réglementation européenne, est simple. « Cette polémique est complètement idiote et ridicule… » a-t-il déclaré à Benoît Marin-Curtoud (Paris-Normandie, le 8 janvier 2022)

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Le Shtandart est un navire 100% russe et non pas « russo-ukrainien ».

Selon la communication de « L’Armada Rouen 2023 », le Shtandart serait un navire « russo-ukrainien » (Paris-Normandie – 22/11/2022, France 3 – 07/12/2022, Ouest-France – 07/12/2022, Le Figaro Nautisme – 11/12/2022 ). C’est le seul bateau de « L’Armada 2023 » présenté avec deux « nationalités ». Il s’agit d’un faux grossier, surtout venant de la part d’une organisation qui se pique de promouvoir la culture maritime. Un navire, quelqu’il soit, n’est immatriculé que dans un seul port. Il porte le pavillon du pays de son « quartier maritime » d’immatriculation.

L’article 91 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer reconnaît le droit de chaque État de fixer les conditions pour l’attribution de sa nationalité aux navires, et les conditions requises pour que les navires aient le droit de battre son pavillon. Ce même article statue qu’il « doit exister un lien substantiel entre l’Etat et le navire. » . 

Organisation Maritime Internationale: Immatriculation des navires et questions liées à l’immatriculation frauduleuse

Il n’existe aucun lien entre l’Etat ukrainien et le navire russe Shtandart.

Pour le Shtandart, le pays d’immatriculation est bien la Fédération de Russie. L’entité écran, « Shtandart-Project », propriétaire du Shtandart et dont Vladimir Martus, le capitaine, détient 60% des parts a son siège social à Saint-Pétersbourg. Quant à Vladimir Martus en personne, son domicile familial, qui est aussi celui de sa femme et de ses quatre enfants, est pareillement à Saint-Pétersbourg. On rappellera, de plus, que le Shtandart a été construit sur les bords de la Neva, à Smolny, quartier de Saint-Pétersbourg, à l’époque où le maire en était Anatoli Sobtchak. Un de ses plus proches adjoints était Vladimir Poutine, parrain de sa fille Ksenia. Puisque l’on prête une valeur muséographique au Shtandart, on peut souligner que qualifier de navire « russo-ukrainien », la frégate amirale de Pierre le Grand, ne peut que susciter le sarcasme des historiens.

Pour ce qui est du caractère politique, exclusivement russe du Shtandart, rappelons que Vladimir Martus a, en octobre 2021, mené une mission de représentation diplomatique dans les îles grecques, pour le compte de la Fédération de Russie, à l’occasion du 250e anniversaire de la victoire navale de Tchesmé. Elle était organisée par la « Société russe de Géographie » dirigée par Sergueï Choïgou, ministre de la Défense russe, dont le Conseil d’administration, présidé par Vladimir Poutine, comprend directement des hommes du Kremlin, des hommes proches du Kremlin et de nombreux oligarques sous sanctions occidentales. L’expédition se déroulait sous le haut patronage de Vladimir Poutine. Elle était financée par le « Fonds de subvention de l’Administration présidentielle ». Lors de ce projet, où Vladimir Martus a rendu explicite sa proximité avec les cercles du pouvoir russe, tout en étant rémunéré par le Kremlin, il n’était, évidemment, pas question d’histoire ukrainienne ou de pavillon ukrainien. De même, avant février 2022, Vladimir Martus n’a jamais mentionné une quelconque parentèle russe pouvant accréditer aujourd’hui sa revendication d’être « russo-ukrainien ».
Voir, ci-dessous, les éléments décrivant cette importante mission de softpower, si ce n’est plus, documentée par des sources russes:

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Vladimir Martus est un faux opposant au régime de Poutine.

La fable de Vladimir Martus « opposant de longue date à Poutine » qui aurait fui la Russie en raison de sa dissidence a été lancée le 22 mars 2022 par Michel Balique, le lobbyiste commercial du navire russe.

« Notre ami Vladimir a quitté St Pétersbourg en 2009 à bord de son voilier précisément parce qu’il était en total désaccord avec la politique du Président de la Russie.
Il s’est volontairement exilé sur les mers pour que son voilier ne risque pas d’être saisi par les autorités russes. Depuis 13 ans il n’a jamais pu retourner sur ses terres natales. »

Accueillir le Shtandart, Michel Balique, le 22 mars 2022

Les textes russes, y compris ceux de la main de Vladimir Martus, disent autre chose. Malgré la protection de la municipalité de Saint-Pétersbourg, Vladimir Martus a été en litige avec Dmitry Atlashkin, directeur du département de l’Inspection maritime et fluviale (Rosmorrechnadzor) au sein du Ministère des transports, depuis 2007. Le problème était la sécurité des dizaines de passagers, dont des enfants de moins de 15 ans, embarqués sur le Standart. Pour avoir violé une première fois les limites de sa zone de navigation autorisée, le Shtandart a été consigné à quai ou au mouillage entre les étés 2007 et 2009.

En 2009, il a été autorisé, par le Ministère des transports, sur pression de la municipalité de Saint-Pétersbourg, à reprendre la mer. Il n’a pas respecté les instructions en se rendant à Narian Mar (Nord-Est de l’oblast d’Arkhangelsk) pour un contrat de prestation de services. Là, il a fui les inspecteurs du ministère des transports, qui l’attendaient sur le quai. De crainte d’être à nouveau consigné en raison de ses infractions, il n’a pas accosté et a quitté la Russie. En 2018, Vladimir Martus a confié que les ennuis étaient en grande partie de sa faute.

En juillet 2020, Martus a proclamé que le litige était clos et qu’il pouvait revenir à Saint-Pétersbourg. Cette communication a été faite huit jours après l’annonce de l’expédition de Tchesmé par la « Société russe de Géographie ». Il parait évident que le conflit a été résolu par une instance supérieure à la municipalité de Saint-Pétersbourg et au Ministère des transports. Ceux qui sont un peu familiers de la politique russe comprendront.
Voir la documentation de cette affaire avec ses sources russes:

Quand Michel Balique, le 22 mars 2022, dit que « (Martus) était en total désaccord avec la politique du Président de la Russie » comment explique-t-il la résolution en juillet 2020 de son litige avec le ministère des transports? Comment explique-t-il la mission égéenne pour l’anniversaire de la victoire de Tchesmé sous le haut patronage de Vladimir Poutine et avec le financement du « Fonds de subventions de l’Administration présidentielle », en octobre 2021 ? Est-ce le sort que la Russie réserve à ses opposants ? On ne peut pas poser la question à Anna Politkovskaïa, à Alexandre Litvinenko ou à Boris Nemtsov, assassinés. On pourrait, peut-être, tenter d’interroger Alexeï Navalny, qui moisit depuis deux ans dans une colonie pénitentiaire indéterminée après avoir subit une tentative d’assassinat au novichok. Pas plus que les Ukrainiens, il ne goûterait cette farce de pseudo-opposant.

Le litige a été résolu à la mi-juillet 2020, Michel Balique prétend encore le 22 mars 2022 que: « Il (Martus) s’est volontairement exilé sur les mers pour que son voilier ne risque pas d’être saisi par les autorités russes ».

Les comptes VK (Facebook russe) de Vladimir Martus et de son capitaine par intérim montrent que le propriétaire du Shtandart est rentré à Saint-Pétersbourg entre le 4 janvier et la mi-février 2022, à l’époque où le navire était en Grèce. Un mois après, le 22 mars 2022, Michel Balique proclame à tous que « Depuis 13 ans, il (Martus) n’a jamais pu retourner sur ses terres natales. »

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Aujourd’hui, on peut comprendre que Vladimir Martus et ses coéquipiers n’aient aucune envie de servir la « rodina » (mère patrie) en étant des « mobyks » destinés à être de la chair à canon pour Bakhmout. A cette fin, ils peuvent tout à fait visiter les très nombreux pays maritimes qui n’appliquent pas de sanctions contre la Russie, car, pour l’instant, le Shtandart n’a pas plus sa place en France qu’il ne l’a dans les autres pays européens. Et ceux qui l’encourage à violer la réglementation européenne risquent des poursuites pénales. Accessoirement, cela évitera à son capitaine russe de se livrer au récent et compulsif hissage du pavillon ukrainien, qu’il n’a aucun droit de souiller de la sorte. Bon vent au Shtandart !

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Aujourd'hui, c'est "L'Armada Rouen 2023" qui veut éponger le sang des crimes russes avec le pavillon ukrainien dont elle compte bien faire un argument marketing pour le Shtandart.
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Publié par Bernard Grua

Graduated from Paris "Institut d'Etudes Politiques", financial auditor, photographer, founder and spokesperson of the worldwide movement which opposed to the delivery of Mitral invasion vessels to Putin's Russia, contributor to French and foreign media for culture, heritage and geopolitics.

2 commentaires sur « « L’Armada Rouen 2023 », pour la communauté ukrainienne, voir son pavillon national sur le navire russe « Shtandart » est une profanation intolérable »

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