Pakistan: l’extrémisme comme conséquence de l’arriération ou comme crise de la modernité ?

Il y a vingt ans, l’attaque meurtrière du World Trade Center a mis en évidence le recours à un haut niveau de technologie. Cet avertissement a été largement sous-estimé. Le fanatisme et le terrorisme islamistes sont généralement associés au sous-développement, à l’ignorance et à la domination masculine. Cependant, il existe des indices comme quoi l’éducation et le progrès social ne seraient pas suffisants pour nous protéger de cette menace. Voici un exemple de parcours original qui met en évidence un autre aspect de cette guerre hybride.

Article de Bernard Grua, traduit de l’anglais : « Pakistan: extremism as a consequence of retardation or as a modernity crisis? »

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No Freedom for Hate Speech!

This is the incredible story of a troll called Ramla Akhtar, aka Rmala Aalam, from one of the ethnicities ruling Pakistan who teases religious extremism against Wakhis, a small peaceful minority from Persian origin and Ismaili faith living in high valley of Pakistan.

It should not be a Facebook decision that a man is innocent or guilty.

I strongly oppose the way a hatred campaign is fuelled against a man, his family and his community. It is not “the justice” as invocated by a freak. It is injustice. It is dangerously irresponsible when an ethnic and religious minority is concerned, especially in a country “as explosive as Pakistan” (own troll’s words).

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Le Grand Jeu : rencontre anglo-russe aux confins du Pamir, de l’Hindou Kouch et du Karakoram

Le dernier acte du Great Game ou Bolshaya Igra (Grand Jeu), s’est joué au point où se sont rejoints l’empire tsariste, l’empire britannique et l’empire chinois dans un des endroits les élevés et, à cette époque, les plus inaccessibles de la planète. Là, convergent les massifs du Pamir, de l’Hindou Kouch et du Karakoram, hérissés de montagnes géantes. A la fin du dix-neuvième siècle, des explorateurs passionnés y ont, au péril de leur vie, affronté des altitudes extrêmes, des vents et des froids mortels, des cols enneigés balayés par les avalanches, des défilés menacés par des crues soudaines ou par de dévastateurs glissements de terrain. Militaires officiellement en disponibilité ou en permission de chasse mais, en réalité, cartographes, espions, voire diplomates, ils ont, en leur temps, fait partie d’une petite élite célébrée par les très honorables Sociétés de Géographie de Londres ou de Saint-Pétersbourg.

Aujourd’hui, la Grande-Bretagne s’en est allé. La Russie y est progressivement effacée par un dragon chinois renaissant et sortant de ses frontières. Le Grand Jeu, une étonnante page d’histoire, est oublié. Il en est de même pour les hommes l’ayant écrite. Leurs exploits n’entrent dans la construction d’aucun discours national que ce soit dans leurs pays d’origine ou dans ceux de leurs si particulières pérégrinations. De nos jours, les visiteurs étrangers sont conduits à y sacrifier aux mythes sans réel contenu d’une route de la soie, à l’appellation flatteuse, plutôt qu’à une époustouflante épopée, pourtant pas si lointaine, et qui resterait documentable localement. Le cadre de ces aventures inconcevables est bien sûr toujours là avec ses itinéraires, ses abîmes vertigineux, ses rochers noirs (karakoram), ses cimes étincelantes, ses puissants glaciers, ses rivières tumultueuses, ses villages isolés et ses pâturages d’altitude. 

De récentes photographies en noir et blanc prises le long de la Karakoram Highway tenteront d’en évoquer, très partiellement, la grandeur. Elles essayeront, de plus, de rappeler la détermination de ceux qui ont consacré leurs meilleures années, voire leur dernier souffle, à arpenter ces lieux inhospitaliers. Lesquels ne cessaient, malgré tout, de les envoûter. 

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