Michel Balique, le Conseil d’administration des « Amis des Grands Voiliers », le « Shtandart » et le droit

NOTE D’AUDIT DOCUMENTAIRE 

Enquête sur quatre années de soutien à un navire soumis aux sanctions européennes

Bernard Grua
Porte-parole du collectif lanceur d’alerte
No Shtandart in Europe

22 septembre  2026

Document public — sources et pièces vérifiables


Sommaire 


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 Objet

Examen documentaire des démarches entreprises en faveur du Shtandart, des prises de position publiques de Michel Balique et de leurs implications pour la gouvernance des Amis des Grands Voiliers

Destinataires :

  • Conseil d’administration de l’association Amis des Grands Voiliers
  • Sail Training International
  • Commission européenne
  • Ordre du Mérite maritime
  • Préfectures maritimes (Cherbourg, Brest et Toulon)
  • Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
  • Ministère de l’Intérieur
  • Secrétariat général de la mer (SGMer)
  • Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA)
  • Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED)
  • Préfectures de départements maritimes
  • Organisateurs des festivals maritimes
  • Presse

Comment, Michel Balique, le président d’une association française de référence dans le domaine des grands voiliers a-t-il pu défendre pendant près de quatre années l’accueil en France d’un navire soumis aux mesures restrictives européennes ? Et comment l’association a-t-elle réagi lorsque les autorités puis les juridictions françaises et européennes ont successivement confirmé l’interdiction applicable au navire ?

Cette note rassemble les documents publics permettant d’examiner ces questions. Elle distingue les faits établis, les déclarations des protagonistes, les décisions des autorités et les questions qui demeurent à éclaircir.


I. Le Conseil d’administration des Amis des Grands Voiliers et « l’autorisation officielle » du Shtandart en France

À partir du 16 avril 2022, le navire russe Shtandart, MMSI 518999255, était interdit d’accès aux ports européens en application du cinquième volet de sanctions pris contre la Russie en raison du massacre de Boutcha. 

Depuis mars 2022, Michel Balique, président de l’association Amis des Grands Voiliers, a défendu de manière répétée l’accostage du Shtandart. 

Pièces documentaires 1 et 2

Ainsi, en mars 2026, il a contesté les conditions d’émission de l’arrêté des trois préfets maritimes par un courrier adressé à des organisations maritimes et par des publications sur Facebook. À cette occasion, il a, une nouvelle fois, mis en cause les personnes qui demandaient l’application du droit.

Ses prises de position publiques au cours de ces quatre dernières années ont-elles également engagé directement l’association ? 

C’est l’une des questions centrales posées par cette affaire. En effet, Michel Balique s’exprimait en qualité de président des Amis des Grands Voiliers et certaines de ces communications concernaient directement l’action de l’association. 

Reste à déterminer si le conseil d’administration des Amis des Grands Voiliers avait été informé des démarches entreprises en faveur du navire et quelle position il avait alors adoptée.

Aucun document public disponible n’établit l’existence d’une autorisation officielle accordée au Shtandart pour accéder aux ports français en exception aux sanctions européennes.

Néanmoins, les échanges administratifs jusqu’en avril 2024 montrent que des dispositions étaient prises pour faciliter l’accès du navire aux ports concernés

« Bonjour Monsieur Banel,
Je vous prie de bien vouloir m’excuser de revenir vers vous concernant le Shtandart, mais l
e capitaine aurait vraiment besoin d’un courrier officiel l’autorisant à naviguer dans les eaux nationales et à faire relâche dans les ports français… »

Courrier de Michel Balique à Eric Banel, DGAMPA, 13 juillet 2022

Le 15 juillet 2022, Éric Banel, le DGAMPA, n’a pas répondu à la demande de Michel Balique concernant l’émission d’une autorisation officielle. Il a indiqué, en revanche, qu’il est intervenu auprès des préfectures et des autorités portuaires afin qu’elles ne s’opposent pas à l’accès du navire dans leurs ports. 

“Dear Monsieur TURQUET,
This will make the anti-Shtandart activists capable to continue their attacks on the Authorities, ports and festivals, demanding to ban the ship Shtandart, unless there is
a solid document issued by French Authorities which proof and confirm the position of The competent authorities (I believe for France it is DGAMPA) »

Courrier de Vladimir Martus à Éric Turquet de Beauregard, juriste au SGMer, 17 avril 2024

Éric Turquet de Beauregard n’a pas, lui non plus, répondu à la nouvelle demande d’autorisation officielle formulée par le capitaine du Shtandart. Cela faisait pourtant deux ans que le Shtandart accostait dans les ports français alors qu’il était soumis aux sanctions européennes. Aucun document public disponible ne vient établir qu’une telle autorisation formelle lui avait été accordée auparavant. Éric Turquet de Beauregard a indiqué que les autorités continueraient à autoriser l’accès aux ports français si le Shtandart changeait de pavillon.

Ces courriels sont aujourd’hui publics. Ils ont été partagés par Vladimir Martus, capitaine et propriétaire du Shtandart, ainsi que par son avocat, Me Thierry Clerc.

Ces échanges avec Éric Banel, Éric Turquet de Beauregard ou d’autres représentants de l’appareil d’État montrent que certains hauts fonctionnaires sont intervenus auprès des autorités locales pour laisser le Shtandart entrer dans les ports français. Toutefois, ils ne constituent pas, en eux-mêmes, une autorisation officielle de passer outre les sanctions européennes. 

Ils soulèvent en revanche une question essentielle : sur quelle base administrative l’accès du Shtandart a-t-il néanmoins été facilité ?

Leur mise au jour permet aujourd’hui de documenter les démarches entreprises autour du Shtandart. Elle justifie également que soit examinée la place qu’a pu occuper l’association Amis des Grands Voiliers dans cette séquence.


 II. Le cadre juridique : une interdiction sans ambiguïté

Avant même d’auditer les déclarations de Michel Balique, rappelons précisément ce que disent les textes, les autorités compétentes et les juridictions :

  • L’article 3 sexies bis du règlement (UE) nº 833/2014 interdit depuis le 16 avril 2022 l’accès aux ports situés sur le territoire de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe. L’interdiction s’applique également aux navires qui ont changé leur pavillon russe ou leur numéro d’immatriculation russe pour celui d’un autre État après le 24 février 2022.
  • Le 24 juin 2024, la décision (PESC) 1744/2024 du Conseil de l’Union européenne a confirmé que les répliques de navires historiques (comme le Shtandart) entrent bien dans le champ des sanctions. Contrairement aux allégations de Michel Balique et de Me Thierry Clerc, ce n’est pas un ajout ou une extension. Il s’agit d’une précision comme l’indique le considérant 13 de ce texte.
  • Le 11 juillet 2024, l’ordonnance nº 2403878 du tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 7 juillet 2024 interdisant au Shtandart l’accès aux ports du Finistère.
  • Le 12 juillet 2024, la Commission européenne, dans un courrier au collectif lanceur d’alerte, a réitéré cette position.
  • Le 18 novembre 2024, l’arrêt nº 496439 du Conseil d’État a rejeté le pourvoi de Mariia Martus, Martus TV GmbH et Vladimir Martus contre l’ordonnance du tribunal administratif de Rennes.
  • Le 7 août 2025, la Commission européenne, dans un autre courrier au collectif lanceur d’alerte, a une nouvelle fois confirmé l’interdiction portuaire concernant le Shtandart 
  • Le 22 août 2025, le Tribunal de l’Union européenne a rendu son ordonnance dans l’affaire T-446/24. Il a notamment relevé que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à obtenir l’annulation des dispositions contestées de la décision (PESC) 2024/1744. En effet, même dans cette hypothèse, l’interdiction d’accès aux ports de l’Union résultant du régime applicable depuis le 16 avril 2022 aurait continué à s’appliquer au navire. 
  • Le 5 mars 2026, les trois préfets maritimes français ont strictement rappelé, par l’arrêté nº 2026/032 s’appliquant à tous les rivages métropolitains et à leurs eaux territoriales, les interdictions du règlement européen concernant le Shtandart.
  • Le 28 mai 2026, le nouveau recours, dans l’affaire nº 2403856, pour “excès de pouvoir”, de Martus TV GmbH, de Mariia Martus et de Vladimir Martus contre l’arrêté du préfet du Finistère (07/07/2024), a été rejeté par le tribunal administratif de Rennes dans une décision au fond.

III. Michel Balique face aux textes et aux décisions de justice

Pour Michel Balique, l’exposition des textes réglementaires relève d’une : 

« polémique idiote et ridicule ».

Michel Balique à Paris Normandie, 8 janvier 2023

1. Les déclarations de Michel Balique sur les décisions de justice 

Après avoir affirmé en conférence, le 23 septembre 2024, qu’il y avait « un doute sérieux sur la légalité des arrêtés préfectoraux » appliquant les sanctions européennes, Michel Balique qualifie l’arrêt du Conseil d’État du 18 novembre 2024 de : 

« Ridicule. Connerie absolue »

Commentaire de Michel Balique dans Welcome Shtandart In Europe, 27 novembre 2024

Pièce documentaire 3

Cette manière de présenter les décisions des autorités n’est pas isolée. En ce sens, Michel Balique présente des convergences avec le Russe Vladimir Martus :

Pièce documentaire 4

2. Les affirmations de Michel Balique sur le régime des sanctions 

En janvier 2023, Michel Balique nie que le Shtandart soit concerné par les sanctions européennes. Il persistera publiquement dans cette affirmation jusqu’en 2026.

« Ce n’est ni un bateau militaire russe ni un bateau lié à l’État russe, puisqu’il appartient à une association à but non lucratif. Il n’est pas non plus aux mains d’un oligarque, il a donc pleinement le droit de rester dans les ports français. » 

Michel Balique à Libération, 16 janvier 2023

« Il m’a été confirmé que le bateau n’entre pas dans les catégories de navire visées par les sanctions européennes : il n’appartient ni à l’État russe, ni à un oligarque russe. C’est un navire associatif. »

Michel Balique à Ouest-France, 29 mars 2024

Ces affirmations reprenaient les critères de régimes antérieurs, les quatre premiers volets de sanctions, visant notamment les navires appartenant à l’État russe ou liés à des personnes ou entités sanctionnées. Elles ne correspondent pas au cinquième volet qui se traduit notamment par le régime d’interdiction portuaire applicable depuis le 16 avril 2022 entré en application presque deux ans avant les propos tenus à Ouest-France par Michel Balique. Il interdit l’accès aux ports de l’Union à tout navire immatriculé sous pavillon russe et étend également cette interdiction aux navires ayant changé leur pavillon ou leur numéro d’immatriculation russe après le 24 février 2022.

Pour ce qui est du statut associatif, on observe que le Shtandart appartient nominalement à Mariia Martus, fille de Vladimir Martus, depuis le printemps 2024. Il s’agit donc officiellement d’une propriété privée et non pas d’un bien associatif. Auparavant, il appartenait à l’organisation Shtandart Project, domicilié à Saint-Pétersbourg, dont Vladimir Martus détient plus de 60 % des parts. Cette entité n’a pas les caractéristiques d’une association française de type loi 1901 ni même de ce qui s’en approcherait le plus en Russie et que l’on nomme « fondation » ( фонд ).

Le Shtandart est géré par une société commerciale Martus TV GmbH (statut équivalent à celui d’une Sarl française), domiciliée à Hambourg. Vladimir Martus en est le président et directeur général ainsi qu’un des deux seuls actionnaires, avec son épouse Irina Ermakova. On note que Vladimir Martus, dans la déclaration de « Beneficial owner » rédigée de sa main, se présente comme ayant la double nationalité ukrainienne et russe. Sur son permis de séjour allemand, seule la nationalité russe est mentionnée.

« Bien que les répliques de navires historiques soient désormais visées par les restrictions d’accès aux ports, le Shtandart ne semble pas concerné par cette mesure. L’interdiction cible les navires impliqués dans des activités commerciales générant des revenus pour la Russie (défense, sécurité, pétrole, énergie, sécurité alimentaire), ce qui n’est pas le cas du Shtandart. » 

Michel Balique à France3, 14 septembre 2024

« Grâce à l’intervention ratée d’un journaleux (raté lui aussi), j’ai pu donner à l’auditoire, qui a apprécié, une lecture claire du règlement européen, mettant en lumière le fait que le Shtandart N’EST PAS VISÉ par les sanctions européennes… Il y a donc, à ce stade, un doute sérieux sur la légalité des arrêtés préfectoraux. »

Post Facebook de Michel Balique sur sa conférence rochelaise du 23 septembre 2024

Ce discours de septembre 2024 a été tenu malgré le fait que le texte de l’article 3 sexies bis du règlement (UE) nº 833/2014, la décision (PESC) 2024/1744 du Conseil de l’Union européenne, 24 juin 2024, l’arrêté du préfet du Finistère, 7 juillet 2024, et l’ordonnance du tribunal administratif de Rennes, 11 juillet 2024, avaient déjà été rendus ou publiés.

Le 10 mars 2026 Michel Balique a adressé un courriel à ses contacts dans le milieu maritime au sujet de l’arrêté des préfets maritimes. Il y a diffusé plusieurs informations contredites par les documents officiels: 

  • « Les répliques de navires historiques ont été ajoutées à la liste des navires interdits [le 24/06/2024]. » – Cette affirmation est infirmée par les textes et décisions rappelés au paragraphe II. Le régime d’interdiction applicable depuis le 16 avril 2022 concernait déjà les navires entrant dans son champ, et la situation des répliques historiques a ensuite été explicitement précisée, le 24 juin 2024.
  • « Le collectif No Shtandart in Europe et ses quelques soutiens ont donc obtenu gain de cause. » – Cette formulation attribue l’adoption de l’arrêté à l’action du collectif. Le texte des préfets maritimes ne présente toutefois pas la décision comme résultant d’une telle attribution causale : ses attendus et considérants exposent le cadre juridique et les éléments sur lesquels les préfets fondent leur décision. C’est ainsi que cela doit se faire dans un État de droit.
  • « En 2024 Vladimir Martus avait fidèlement suivi les instructions des autorités françaises. » – Ce n’est pas exact. On se limitera à rappeler que le Shtandart, voulait passer outre l’arrêté préfectoral du 7 juillet 2024, comme le rapporte France3, le 9 juillet, et comme il l’a exprimé sur les réseaux sociaux, le 10 juillet. Il s’est vu refuser l’accès au goulet et à la rade de Brest par un patrouilleur de la Marine nationale, le 11 juillet 2024.
Un patrouilleur de la Marine nationale s’oppose à l’entrée du Shtandart dans le goulet et la rade de Brest, le 11 juillet 2024
11 juillet 2024. Un patrouilleur de la Marine nationale interdit au Shtandart l’accès à la rade de Brest, conformément à l’arrêté préfectoral du 7 juillet 2024. Photo : Frédéric Chauveau de Villoutrey // No Shtandart in Europe

IV. Un narratif alternatif

Les citations réunies dans cette section ne visent pas à inviter le lecteur à prendre position pour ou contre les personnes mises en cause par Michel Balique. Elles sont produites pour documenter, à partir de déclarations vérifiables, les procédés argumentatifs employés par le président des Amis des Grands Voiliers dans le cadre de l’affaire Shtandart.

1. Discréditer les sources

« J’ai mis quelque temps avant de vous adresser ce message car vu la longueur du torchon (courrier de B. Grua, 4 décembre 2024) et le nombre de mensonges qu’il contient, la réponse ne pouvait être immédiate. »

Courrier de Michel Balique aux autorités, à la presse et à B.Grua, 15 décembre 2024

« Et si la frégate était en situation irrégulière, il y a belle lurette qu’elle aurait été reconduite dans les eaux internationales par la Marine Nationale. L’accusation (interdiction européenne) de monsieur Grua est donc une totale ineptie. »

Courrier de Michel Balique aux autorités, à la presse et à B.Grua, 15 décembre 2024

« Le pamphlet de Bernard Grua [courrier du 2 janvier 2025] n’ayant d’autre but que celui d’alimenter une polémique stérile et haineuse dont il est un grand spécialiste » 

Courrier de Michel Balique aux autorités, à la presse et à B.Grua, 3 janvier 2025

Le porte-parole du collectif lanceur d’alerte est ici présenté comme l’objet du débat, alors que les textes réglementaires et les décisions de justice constituent le fond de l’affaire.

« Mais hélas, ce n’est pas en attisant la haine que vous aiderez à régler le problème… »

Commentaire de Michel Balique à l’attention de B. Grua, 17 juin 2022

L’utilisation récurrente par Michel Balique de la rhétorique relative à la « haine anti-russe » ou à la « russophobie », voire à la violence, déplace le débat des questions juridiques vers une accusation de nature discriminatoire.

Dans le cas présent, ce narratif se heurte à nouveau aux faits. Les travaux et publications de Bernard Grua consacrés à la Russie et diffusés par le média d’État Russia Beyond témoignent d’une connaissance documentée du terrain et de sa culture, ainsi que d’un intérêt ancien pour la société et l’histoire russes :

L’argument de la « russophobie » apparaît dès lors comme un calque sémantique des usages officiels de Moscou. En effet, la rhétorique relative à la « haine anti-russe » ou à la « russophobie » est fréquemment utilisée dans le discours de propagande pour disqualifier les critiques visant la politique du Kremlin. Ces concepts ont été activement promus à partir de 2014 par le ministère des Affaires étrangères et par les organes de propagande russes à la suite de l’annexion de la Crimée et du déclenchement de la guerre dans le Donbass. Même le média russe RBC avait signalé cette dérive dès 2017. Cet élément de langage mérite donc d’être examiné au regard des faits auxquels il est appliqué.

2. Des formulations comparables à certains éléments du discours officiel russe

Plusieurs déclarations et contenus diffusés dans l’environnement du Shtandart reprennent des formulations qui présentent la critique du navire comme une discrimination visant les Russes en raison de leur nationalité.

Le rappel qui en est fait ici ne prétend pas déduire de cette proximité une coordination avec les autorités russes. Il relève simplement les formulations employées, leur contexte de diffusion et, lorsque cela est documenté, leurs correspondances avec des éléments présents dans le discours officiel russe.

« … la crainte est de voir quelques écervelés pour qui tout ce qui est russe est à détruire s’en prendre physiquement au bateau et à son équipage. »

Courrier de Michel Balique aux organisations maritimes, le 20 mars 2022

Ces propos ont été tenus avant l’arrivée du Shtandart à La Rochelle, alors que l’armée russe menait son offensive contre Kiev et que les premières accusations de crimes de guerre commis en Ukraine étaient déjà documentées. Les crimes de Boutcha, notamment, seront révélés après le retrait des forces russes de la région, début avril. Des formulations comparables réapparaîtront ensuite dans la communication de Michel Balique.

« Ca ne valait donc pas la peine d’en écrire tout un paragraphe, en développant autour des théories sur les crimes de guerre » 

Commentaire de Michel Balique à B.Grua, 17 juin 2022

Les crimes de Boutcha, Irpin, Hostomel et Borodyanka ne sont pas des théories. Constatés deux mois et demi avant les propos de Michel Balique, ils ont été la cause du cinquième volet des sanctions. Il s’agit de celui interdisant notamment le Shtandart dans les ports de l’Union.

« Ce n’est pas le fait que le Shtandart soit un voilier russe qui a motivé l’annulation de sa venue dans les fêtes maritimes (Escale à Sète 2022) mais la crainte des autorités de voir se développer autour de ces événements des troubles à l’ordre public et des actes de violence perpétrés par des anti-russes primaires ».

Michel Balique à B.Grua 17 juin 2022

Dans le même document, Michel Balique ajoute pourtant :

« Quant au flashmob et à la mobilisation grandissante, une petite douzaine d’individus dont trois ou quatre gamins, ça fait peur ! »

Michel Balique à B.Grua 17 juin 2022

La vidéo du 4 mai 2024 introduit un rapprochement explicite avec la Shoah.

À 00:06:23.180, on entend : 

«… certaines personnes attaquent le Shtandart et son commandant sous justification de leur nationalité, de leur ethnicité. Ça ne vous rappelle rien ? Ici, ce n’est peut-être pas encore suffisamment flagrant, car il n’y a pas encore eu de morts de ce fait. Mais il y avait, le siècle dernier, plus de 6 millions de morts à cause de ce phénomène de société. Vous ne vous souvenez pas ? Allons, un petit moustachu. Ça y est, ça vous revient. Voilà. La seule différence qu’il y a, c’est qu’hier, c’était les Juifs et le phénomène de société est arrivé à terme et a donné à la Shoah. Aujourd’hui, ce sont les Russes, mais le phénomène de société n’est pas encore arrivé à terme. Ils se réveillent juste doucement.… » 

Lien vers la vidéo

Lien vers le texte complet de la vidéo

Vladimir Martus a reçu l’auteur de cette vidéo. Elle a été partagée, le 10 mai 2024, sur la page Facebook du Shtandart et sur la page des Amis des Grands Voiliers.

Pièces documentaires 5, 6, 7 et 8

Michel Balique écrit à ce sujet :

 « Pour la vidéo relayée sur Facebook (par Amis des Grands Voiliers), je remercie monsieur Grua car je ne l’avais pas vue !… En réalité, cette vidéo n’est pas de notre fait, mais créée par AMV. Et je la trouve tout à fait excellente. » 

Courrier de Michel Balique aux autorités, à la presse et à B.Grua, 15 décembre 2024

Comme Vladimir Poutine le dit lui même :

« Le nazisme se manifeste à nouveau dans la russophobie ou l’antisémitisme. »

Agenzia Nova, 5 septembre 2023

Pièce documentaire 9

La référence à la « dénazification » mérite également d’être replacée dans son contexte. La « dénazification » de l’Ukraine figure parmi les justifications avancées par les autorités russes pour présenter l’invasion de 2022. À cet égard, on peut notamment se reporter à l’article « Ce que la Russie devrait faire avec l’Ukraine » publié le 3 avril 2022 par RIA Novosti sous la signature de Timofeï Sergueïtsev. 

France 24 : « Vu de Russie » : comment la propagande russe justifie la « dénazification » de l’Ukraine, 24 mars 2022

Michel Balique présente par ailleurs Vladimir Martus comme un opposant au régime russe. Ce dernier entretient cependant des relations documentées avec RIA Novosti et d’autres agences d’État russe, y compris après 2022. Auprès de ces médias, principalement durant l’été 2024, il a notamment mis en cause la France et les institutions européennes.

Le 14 juillet 2024, Vladimir Martus a signalé l’auteur de ces lignes à RIA Novosti. La publication à charge qui en a résulté a ensuite été reprise par plusieurs médias russes. Dans le même temps, le capitaine du Shtandart affirme, en France, avoir rompu tous ses liens avec la Russie, a fortiori depuis le changement de pavillon du 6 juin 2024.

3. L’argumentum ad personam 

« Si l’on ne peut qu’être d’accord avec le second paragraphe de son mail [celui de B. Grua], tout le reste n’est qu’élucubration dictée par un orgueil démesuré. » 

Courrier de Michel Balique aux autorités, à la presse et à B.Grua, 3 janvier 2025

« C’est un mégalo (B. Grua). » 

Commentaire Facebook de Michel Balique sur l’arrêté des préfets maritimes, 10 mars 2026

« Il (B. Grua) se vante d’obtenir ses résultats par la violence. » 

Commentaire Facebook de Michel Balique sur l’arrêté des préfets maritimes, 10 mars 2026

Ces formulations relèvent de l’argumentum ad personam : elles déplacent le débat vers la personne qui expose les faits plutôt que vers les faits et les sources invoqués.

Michel Balique ajoute : 

« Tous les soi-disant documents qu’il exhibe sont en fait des montages et des articles qu’il a soit écrits soit dictés. »

Courrier de Michel Balique aux autorités, à la presse et à B.Grua, 3 janvier 2025

Pour ce qui est des « montages » chacun peut se pencher sur les sources originales qui documentent chaque affirmation du collectif. Il est précisé toutefois qu’il faut se référer aux écrits originaux et non pas à la reformulation qui en est faite par Michel Balique ou Vladimir Martus.

En ce qui concerne les « articles… dictés… », Michel Balique fait ici référence notamment aux publications de certains journalistes du Télégramme et de Ouest-France (voir ci-dessous) qui ont manifesté de la prudence vis-à-vis de son narratif et réellement enquêté sur l’affaire du Shtandart. Ils ont documenté leurs publications de faits établis ainsi que de sources primaires.

« Et ce qui est le plus cynique, le plus méprisable dans l’attitude de Bernard Grua, c’est que en admettant qu’il parvienne à son but et fasse quitter les eaux européennes au Shtandart, lui et ses amis du collectif se frotteront les mains de plaisir. » 

Courrier de Michel Balique aux autorités, à la presse et à B.Grua, 3 janvier 2025

Dans les documents examinés pour cette note, Michel Balique ne produit pas d’élément permettant d’étayer ses accusations. Pendant près de quatre ans, il a également multiplié les mises en cause personnelles, attribué aux lanceurs d’alerte des propos qu’ils n’avaient pas tenus et, sur cette base, les a menacés de poursuites en diffamation. 

4. L’argument de la peur

« …un groupe d’activistes anti-russes continue de faire pression sur les autorités portuaires afin d’empêcher la frégate d’y venir (dans les ports français). L’objectif de ces personnes est d’obliger le navire à retourner en Russie, où, comme vous le savez, il aura de gros problèmes avec les autorités russes »

Courrier de Michel Balique à Eric Banel, DGAMPA, 13 juillet 2022

« Gros problèmes avec les autorités russes » sera examiné par la suite. Il est nécessaire de se pencher préalablement sur une assertion récurrente. Michel Balique a affirmé à plusieurs reprises que les lanceurs d’alerte exigeaient le retour du Shtandart en Russie alors que ceux-ci demandaient simplement l’application du règlement UE nº 833/2014 interdisant ce navire dans les ports de l’Union et qu’ils suggéraient des destinations vers des pays sans sanctions portuaires.

Il développe cette idée en écrivant :

« Mieux encore, ils auront rendu un grand service à Poutine qui depuis 2009 ne cesse de tenter de mettre la main sur le bateau comme une sorte de trophée. »

Courrier de Michel Balique aux autorités, à la presse et à B.Grua, 3 janvier 2025

Cette affirmation appelle, elle aussi, à être confrontée aux éléments disponibles :

  • Le litige (2007-2009) du Shtandart en Russie n’était pas d’ordre politique. Il ne concernait qu’un département du ministère des transports et portait sur des questions de sécurité. Il a été réglé en juillet 2020 comme Vladimir Martus l’a annoncé sur les réseaux sociaux (Instagram et Facebook), sur le site du Shtandart et dans la presse.
  • Le Shtandart est, à tout le moins, un navire régulièrement utilisé au service d’intérêts institutionnels et diplomatiques russes comme le montre ses prestations depuis sa mise à l’eau. Le sommet en a été la mission diplomatique d’octobre 2021 sous le haut patronage de Vladimir Poutine et avec le financement du fonds de subventions de l’administration présidentielle. 
  • Les services diplomatiques russes l’ont à nouveau confirmé, le 18 juillet 2025, en claquant vigoureusement (to slam dans le titre de TASS) les autorités portuaires britanniques qui s’opposaient à l’entrée du Shtandart à Aberdeen.
  • Ni Michel Balique ni Vladimir Martus n’ont apporté de preuve publique permettant d’établir que Poutine aurait voulu « arraisonner » le navire.

Michel Balique conclut :

« Tant qu’il est dans les eaux européennes, les Russes ne tenteront rien. Mais dès qu’il sera rejeté dans les eaux internationales, je ne donne pas huit jours avant qu’il soit arraisonné et son capitaine emprisonné pour s’être déclaré contre la guerre en Ukraine et avoir réclamé la destitution de Poutine.»

Courrier de Michel Balique aux autorités, à la presse et à B.Grua, 03/01/2025 

Les mouvements précédents et ultérieurs du navire offrent l’opportunité de confronter cette affirmation du 3 janvier 2025, aux faits disponibles :

Ces faits ne permettent pas de confirmer le scénario annoncé par Michel Balique.

Les éléments examinés dans les deux sections qui précèdent peuvent contribuer à éclairer comment un narratif distinct de celui résultant des textes réglementaires, des décisions des autorités et des faits confirmés a pu s’installer autour de l’affaire Shtandart au sein de l’association.

En ce qui concerne ce navire, Michel Balique s’exprimait en qualité de président des Amis des Grands Voiliers. La question n’est donc plus seulement celle de ses prises de position personnelles : elle devient celle du contrôle interne de l’association.


V. Gouvernance de l’association et conséquences des démarches entreprises en faveur du Shtandart 

1. Le cadre de responsabilité 

L’objectif de ce document n’est pas de présumer la responsabilité personnelle des administrateurs des Amis des Grands Voiliers. 

En effet, le régime de responsabilité applicable dépend notamment de la nature des actes accomplis, des pouvoirs statutaires de chacun, de leur connaissance des faits et, le cas échéant, de leur participation personnelle à ceux-ci.

En droit français, la responsabilité pénale est personnelle. L’article 121-2 du Code pénal prévoit parallèlement la responsabilité pénale des personnes morales pour les infractions commises, pour leur compte, par leurs organes ou représentants, sans exclure celle des personnes physiques auteurs ou complices.

Il appartient donc, le cas échéant, aux autorités compétentes d’établir si des actes susceptibles d’engager une responsabilité ont été accomplis.

2. Les questions posées au conseil d’administration 

Dans cette perspective, plusieurs questions peuvent légitimement être posées au conseil d’administration :

  • Les administrateurs étaient-ils informés des démarches entreprises par Michel Balique en faveur du Shtandart ?
  • Ces démarches avaient-elles été autorisées, discutées ou validées par le conseil ?
  • Les administrateurs avaient-ils connaissance des éléments réglementaires, administratifs et juridictionnels contredisant progressivement le narratif défendu par leur président ?
  • Lorsque les autorités françaises et européennes ont successivement confirmé l’interdiction du navire, le conseil d’administration a-t-il réexaminé la position de l’association ?
  • Des mesures ont-elles été prises pour vérifier la conformité des activités et partenariats de l’association avec les mesures restrictives applicables ?
  • Quelles décisions ont été prises par le conseil d’administration après que ces éléments ont été portés à sa connaissance ?

En France, l’affaire du Shtandart a duré près de quatre ans, tandis que, dans les autres pays européens, qu’ils soient membres ou non de l’Union européenne, elle s’est réglée en une quinzaine de jours (voir encadré 1, ci-dessous).

3. Une relation avec l’administration française potentiellement fragilisée 

Ces questions prennent une dimension particulière au regard des démarches entreprises en faveur du Shtandart

L’action de Michel Balique ne s’est pas limitée à des prises de position médiatiques. Elle s’est également inscrite dans des interactions avec l’administration française, alors même que les autorités et juridictions européennes ainsi que françaises précisaient et confirmaient progressivement le cadre juridique applicable au Shtandart.

Des démarches qui relevaient jusque-là d’échanges privés entre l’association et des membres de l’appareil d’État ont été rendues publiques par Vladimir Martus et Me Thierry Clerc. À leur lecture, qui peut être source d’embarras pour leurs rédacteurs, on comprend que certains de ces documents avaient probablement vocation à rester confidentiels.

Pour les Amis des Grands Voiliers, cette évolution pose la question de la pérennité des relations de confiance avec une partie du réseau administratif français dans lequel l’association intervenait. 

4. Une association maritime en divergence avec les trois préfets maritimes 

La conséquence est d’autant plus significative que les Amis des Grands Voiliers sont une association maritime.

Le 5 mars 2026, les préfets maritimes de Cherbourg, Brest et Toulon ont adopté un arrêté interpréfectoral exceptionnel fixant les conditions applicables au Shtandart. Ces trois officiers généraux de la Marine nationale cumulent leur fonction de préfet maritime, représentant de l’État en mer, avec celle de commandant militaire de zone maritime. Ils couvrent l’ensemble des eaux territoriales et du littoral métropolitains.

Autrement dit, les signataires de cet arrêté n’intervenaient pas seulement en qualité d’autorités civiles chargées de l’action de l’État en mer. Ils sont à l’origine de l’arrêté et disposent des moyens pour le faire appliquer en termes de surveillance, de navires et de personnel d’intervention en mer.

La DGAMPA, le SGMer et les préfectures de département n’ont désormais quasiment plus, pour ce qui concerne la navigation du Shtandart dans les eaux maritimes françaises, de marge d’appréciation leur permettant de retenir une lecture différente du dispositif fixé par les préfets maritimes. Ces derniers ont significativement restreint l’espace d’interprétation. Ils se sont accordés sur un texte commun strict et très complet, qui anticipe les éventuelles modalités de contournement des sanctions par le Shtandart. Ils en assurent l’application. La réponse du centre des opérations de CECMED (Toulon), le 12 mai 2026, en est une illustration.

La situation est particulièrement singulière : pendant plusieurs années, le président des Amis des Grands Voiliers a défendu le maintien de l’accès du Shtandart et entrepris des démarches auprès de l’administration, tandis que les autorités maritimes françaises ont finalement figé le cadre applicable à ce navire.

Comme examiné précédemment, les nombreuses informations inexactes ou non étayées communiquées par son président ont profondément affecté la crédibilité des Amis des Grands Voiliers auprès de certains médias nationaux. Mais le dénouement de l’affaire Shtandart ne se résume pas à une crise d’image. La stratégie conduite par son président a placé les Amis des Grands Voiliers dans une situation de divergence avec les autorités françaises chargées de l’application du cadre juridique concernant le Shtandart. Ce contexte est susceptible d’avoir des implications sur leurs activités futures.

Une dernière question se pose maintenant au conseil d’administration. L’association entend-elle maintenir son engagement en faveur du Shtandart, ou souhaite-t-elle désormais se démarquer de cette affaire et recentrer son action sur son objet associatif ?


Conclusion : un enjeu désormais institutionnel 

Le débat sur l’application des sanctions européennes au Shtandart n’est plus aujourd’hui le principal enjeu de cette affaire. Les textes, les décisions des autorités et les décisions juridictionnelles rappelés ici en constituent désormais le cadre documentaire.

La question qui demeure est celle de la gouvernance des Amis des Grands Voiliers.

Enfin, il reste une dimension éthique : la médaille du Mérite maritime, remise à Michel Balique en juin 2024, est-elle compatible avec les prises de position et les démarches exposées dans ce document ? Cette interrogation appelle une clarification et, le cas échéant, l’examen des suites susceptibles d’être données.

Cette note met à disposition les documents permettant à chacun — administrateurs, membres de l’association, autorités publiques, partenaires maritimes et journalistes — de se faire une opinion sur les faits et sur les questions de gouvernance qu’ils soulèvent.

Encadré 1 : Comparaison internationale

Dans les neuf pays d’Europe, hors France, où le Shtandart a tenté de faire escale depuis avril 2022, les autorités, une fois alertées, ont mis moins de quinze jours à appliquer l’interdiction d’accostage. Ceci concerne des pays de l’UE (Italie, Portugal, Espagne, Irlande, Danemark, Belgique) et non-UE (Royaume-Uni, Norvège et Monténégro). Ces circonstances sont détaillées dans un document allant de juillet 2022 au 31 décembre 2025. Un autre concerne le premier semestre de 2026.

En France l’affaire du Shtandart a duré du 16 avril 2022 au 5 mars 2026 soit trois ans, dix mois et une quinzaine de jours. Cette durée en rupture avec celle des autres pays soulève, comme exposé ci-dessus, la question du rôle joué par l’association Amis des Grands Voiliers.

Cette situation n’a pris fin qu’à la suite de l’action des trois préfets maritimes français. L’arrêté du 5 mars 2026 émane donc des autorités qui ont à la fois la responsabilité de l’action de l’État en mer et le commandement militaire des espaces maritimes concernés.

Encadré 2 : Droit de réponse

Cette note distingue les documents administratifs et judiciaires, les déclarations publiques des protagonistes et les analyses qui en sont tirées. Les citations sont accompagnées, autant que possible, de leur source originale et de liens afin que le lecteur puisse les vérifier. Les personnes ou organisations qui se considèreraient mises en cause peuvent exercer leur droit de réponse.

Leurs éventuelles réactions seront publiées intégralement et sans modification.

Bernard Grua
Porte-parole du collectif lanceur d’alerte
No Shtandart in Europe

22 septembre  2026 


Pour en savoir plus 

Dossiers

Principaux articles relatifs à la note exposée ci-dessus 

  1. Michel Balique/No Shtandart in Europe: Michel Balique et l’arrêté des préfets maritimes sur le Shtandart : ses « explications » confrontées au droit et aux faits – 18 août 2026
  2. Le Télégramme : « Un arrêté extraordinaire » : pourquoi le Shtandart a été interdit des eaux françaises par les trois préfectures maritimes ? – 2 avril 2026
  3. Michel Balique/No Shtandart in Europe: Amis des grands voiliers : Michel Balique et l’arrêté des préfets maritimes relatif au navire russe Shtandart – 17 mars 2026
  4. Ouest-France : Trois mois après le survol de l’Île Longue par des drones, le navire russe Shtandart interdit dans les eaux françaises – 12 mars 2026
  5. Le Télégramme : Une agence de voyages russe organise une croisière autour de la Bretagne à bord du Shtandart… interdit d’accès aux ports européens – 25 novembre 2025
  6. Diploweb : Russie. Du soft power à la guerre hybride. Etude de cas d’une influence russe en Europe : le Shtandart – 25 novembre 2025
  7. Desk-Russie : Quand le navire russe Shtandart et La Rochelle défient les sanctions européennes – 28 septembre 2025
  8. Ouest-France : Enquête. Le navire russe « Shtandart » mène la guerre de Poutine jusque dans le golfe du Morbihan – 23 mai 2025
  9. No Shtandart in Europe : Les autorités françaises et les passe-droits du navire russe « Shtandart » – 15 mai 2025
  10. Michel Balique : Une diatribe du président de l’association « Amis des Grands Voiliers » – 3 janvier 2025
  11. No Shtandart in Europe : Shtandart – les « vérités » du président de l’association « Amis des grands voiliers » – 2 janvier 2025
  12. Michel Balique :Pourquoi, selon le président des « Amis des Grands Voiliers », le Shtandart n’est-il pas visé par les sanctions européennes ? – 23 septembre 2024
  13. Amis des Grands Voiliers : Michel Balique est fait chevalier du Mérite maritime – 26 juin 2024
  14. No Shtandart in Europe : Amis des Grands Voiliers, un réseau d’influence au service de la frégate russe « Shtandart » ? – 26 avril 2024
  15. No Shtandart in Europe : Michel Balique, président de l’association Amis des Grands Voiliers canonne Ouest-France et fait plouf – 24 avril 2024
  16. Michel Balique : Droit de réponse du président de l’association « Amis des grands voiliers » au journal Ouest-France – 18 avril 2024
  17. No Shtandart in Europe : Michel Balique et l’association des « Amis des Grands Voiliers » peuvent-ils encore échapper à la chute du navire russe « Shtandart » ? – 10 avril 2024
  18. Ouest-France : Opposant ou propagandiste de Poutine, qui est le capitaine du Shtandart invité en Bretagne ? — 29 mars 2024
  19. No Shtandart in Europe : Michel Balique & le navire russe « Shtandart » en eaux troubles sur le journal « Libération » – 26 janvier 2023
  20. Michel Balique : accueillir le Shtandart (suite) — 16 janvier 2023
  21. Michel Balique : Le président de l’association « Amis des Grands Voiliers », lance une nouvelle charge contre les détracteurs du navire russe « Shtandart » – 4 juillet 2022
  22. No Shtandart in Europe : Affaire Shtandart: réponse à Michel Balique, Président de l’association « Les Amis des Grands Voiliers » – 28 juin 2022
  23. Michel Balique : Le président de l’association Amis des Grands Voiliers, commente « L’affaire du navire russe Shtandart dans le port de La Rochelle » – 17 juin 2022
  24. Michel Balique : Accueillir le Shtandart – 20 mars 2022

Pièces documentaires — captures d’écran

Les captures d’écran citées dans la présente note sont réunies dans un dossier documentaire 

→ lien de téléchargement du dossier

Ces captures d’écran sont rendues disponibles afin de permettre au lecteur qui le souhaite de contrôler les éléments auxquels la note fait référence .

Pièce documentaire 1 : Michel Balique annonce la venue du Shtandart et mentionne le rôle des Amis des Grands Voiliers, 4 juin 2022

Pièce documentaire 2 : Michel Balique se déclare particulièrement fier que les Amis des Grands Voiliers aient participé à la venue du Shtandart à La Rochelle, 8 juin 2022

La vidéo de Patrice Bernier partagée par ce post n’est plus accessible mais elle a été sauvegardée et peut être consultée par ce lien : Accueil du Shtandart à La Rochelle par Michel Balique, Amis des Grands Voiliers

Pièce documentaire 3 : Michel Balique qualifie de “Ridicule. Connerie absolue” l’arrêt du Conseil d’État, 27 novembre 2024

Pièce documentaire 4 : Vladimir Martus qualifie d’ “even more ridiculous” les consignes du préfet maritime de Brest, 18 août 2024

Pièce documentaire 5 : L’auteur explique la finalité de la vidéo de Au gré des vents, 2 mai 2024

Rhétorique :

Configuration de bataille – Discrimination ethnique – Polémique – Tirer des boules pleins – Envoyer par le fond – Dégommer des esprits étroits et autres mentalités extrémistes

Pièce documentaire 6 : Vladimir Martus reçoit le créateur de la vidéo de Au gré des vents, 8 mai 2024

Pièce documentaire 7 : Le Shtandart partage la vidéo de Au gré des vents et en félicite son auteur, 10 mai 2024

Pièce documentaire 8 : L’association Amis des Grands Voiliers partage la vidéo de Au gré des vents,  10 mai 2024

Pièce documentaire 9 : Captures d’écran de la vidéo de Au gré des vents

ernard Grua est assimilé aux Nazis dans la vidéo “Les polémiques” de “Au gré des vents” partagée par le Shtandart et par Les Amis des Grands Voiliers - Sail Training Association France
L’auteur de cet article – 1:18
Des Nazis  tabassent des Juifs dans la vidéo “Les polémiques” de “Au gré des vents” partagée par le Shtandart et par Les Amis des Grands Voiliers - Sail Training Association France
Nazis – 5:33
Hitler figure en bonne place dans la vidéo “Les polémiques” de “Au gré des vents” partagée par le Shtandart et par Les Amis des Grands Voiliers - Sail Training Association France
Hitler – 6:52

Lien vers la vidéo

Note : Le collectif se tient à la disposition de tout lecteur souhaitant obtenir des éléments ou des pièces complémentaires permettant de vérifier des faits ou des éléments mentionnés dans la présente note.

Publié par Bernard Grua

Graduated from Paris "Institut d'Etudes Politiques", financial auditor, photographer, founder and spokesperson of the worldwide movement which opposed to the delivery of Mistral invasion vessels to Putin's Russia, contributor to French and foreign media for culture, heritage and geopolitics.

Un avis sur « Michel Balique, le Conseil d’administration des « Amis des Grands Voiliers », le « Shtandart » et le droit »

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