Depuis plus de trois ans et demi, le navire russe Shtandart fait l’objet d’une singularité française qui perdure alors que d’autres pays européens l’ont résolue en quelques semaines. Le cas de « Caeso Fabius Gallus » (sic), alias « Fabio Caeso Gallus », est un exemple de discours répétés depuis plusieurs années, reposant sur des narratifs émotionnels ou des interprétations biaisées, entretenant une vision déformée de cette affaire.
Note : outre « Caeso Fabius Gallus » alias « Fabio Caeso Gallus », certains lecteurs ont exprimé des remarques répétitives reprenant des éléments de langage émotifs déjà largement diffusés dans le débat. La réponse ci-dessous s’adresse à ces assertions circulantes et vise uniquement à clarifier les faits, replacer l’affaire « Shtandart » dans son contexte institutionnel et documenté, et éclairer tous les lecteurs.
Commentaire reçu (22 janvier 2026)
« Avez vous pensé que cet “acharnement” de faire reconnaître la loi comme injuste pour son cas, pourrait venir pour le navire et son équipage, de vouloir protéger ce patrimoine inestimable ?
Quel autre moyen a le navire d’exister et de faire profiter tous les amoureux des vieux gréements ?
C’est bien beau de faire des clôtures analytiques et autres exercices de pensée ex-nihilo mais un peu d’empathie et de sens pratique serait les bienvenues, plutôt qu’un torrent de fiel. Ou alors la haine aveugle elle trop »
— Caeso (caeso.fabius.gallus@gmail.com)
Commentaire original consultable ici.
M. “Caeso Fabius Gallus”
1. Rappel des échanges précédents
J’ai répondu à vos trois courriels précédents de manière courtoise, argumentée et sourcée :
- Premier courrier : 14 décembre 20251
- Deuxième courrier : 15 décembre 20252
- Troisième courrier : 21 décembre 20253
Rien, dans cette correspondance, ne permet de comprendre le ton ni les accusations formulées ici. Néanmoins, je vais, une nouvelle fois, tenter de vous éclairer.
2. Absence de contradiction factuelle
Si vous relisez posément votre commentaire, vous ferez la même constatation que tout autre lecteur. Vos remarques ne reposent sur aucun élément factuel, aucune vérification, aucune référence précise. Vous vous contentez de reprendre un narratif émotionnel faisant partie des éléments de langage récurrents, régulièrement mobilisés par les soutiens du Shtandart à des fins de diversion et de victimisation.
3. Origine et usage d’un narratif de diversion
“Conflit personnel, haine supposée, absence d’empathie » — cette rhétorique a été lancée dès le 21 mars 2022 par Michel Balique4. Sa diffusion a précédé de deux mois et demi l’installation du Shtandart à La Rochelle. Elle a tourné en boucle pendant plusieurs années. Elle a été reprise indistinctement ici5, là6 ou encore là7, à titre de diversion. Il n’est pas possible d’en citer toutes les occurences. Cette doxa imprègne tellement l’équipe du Shtandart qu’elle a donné lieu au faux témoignage du matelot Arthur Gazzarin8 sur le journal Libération. Elle a, de plus, été à l’origine de tentatives de procédures bâillons9.
Cela s’est traduit par un harcèlement judiciaire mené par Thierry Clerc10, conseil de Vladimir Martus. Ce faisant, la déontologie de la profession d’avocat a été malmenée. Cette démarche inopportune a conduit à un recours, par nos soins, auprès du bâtonnier de Rouen mettant en cause une instrumentalisation de la justice11.
Quoi qu’il en soit, une telle rhétorique ne trompe plus que ceux qui refusent d’en examiner les ressorts factuels. Pourtant, ils vous ont été exposés de manière détaillée, sourcée et courtoise lors de mes trois précédentes réponses. Je vous invite à les réexaminer en tentant d’écarter tout biais cognitif.
4. Une affaire institutionnelle, non personnelle
Plus tardivement que bien d’autres, « Caeso Fabius Gallus » alias « Fabio Caeso Gallus », vous faites de même en procédant à un copier-coller. Mais vous ne répondez ni ne faites référence à aucun point de fond développé dans l’article. Ces phrases sont interchangeables et ne concernent aucun élément précis du texte. De plus, elles ne correspondent pas à la démarche12 du collectif lanceur d’alerte No Shtandart in Europe, comme chacun peut le vérifier.
Nos longs échanges précédents ne vous ont manifestement pas permis de dépasser ce cadre narratif. Vous personnalisez à tort une affaire qui ne l’est pas, en reprenant sans prudence ce qui a été préparé et usé par d’autres.
5. Une singularité française documentée
Car, s’il ne s’agissait que de Vladimir Martus, il n’y aurait pas d’« affaire Shtandart ». Dans tous les autres pays européens, l’application du droit a été rapide13. Cet été, sept pays ont refusé l’accès au Shtandart ; quatorze escales prévues ont été annulées. Partout ailleurs, le cas du navire russe a été traité en moins de quinze jours.
En France, la situation dure depuis plus de trois ans et demi. Une telle singularité ne s’explique ni par le patrimoine, ni par l’affect, ni par la culture, mais par des dysfonctionnements administratifs, l’existence de réseaux d’influence et des traitements dérogatoires documentés14.
6. Responsabilités et cadre réel de l’affaire Shtandart
Ainsi, à la différence des autres pays européens, il existe bien, en France, une « affaire Shtandart ». Ni Vladimir Martus, ni notre collectif n’en sont à l’origine. Elle a été construite et entretenue par des acteurs opérant au cœur de l’appareil d’État.
Patrice Bernier, directeur du port de plaisance de La Rochelle, a récemment confirmé dans le journal Sud-Ouest15 que le Secrétariat général de la mer demeure partie prenante de dispositifs permettant le contournement des sanctions européennes par le Shtandart.
Vladimir Martus n’est qu’un ressortissant russe parmi des millions d’autres. Comme eux, il agit en fonction de ses intérêts propres et de ceux de son pays, dans un cadre de pratiques qui ne relèvent pas des principes de l’État de droit européen. Il n’y a donc pas lieu de l’ériger en épouvantail ou un martyr. En faire un point de fixation permet surtout d’éviter toute analyse des responsabilités institutionnelles qui ont rendu cette situation possible.
Conclusion
Accuser sans argumenter, sans documenter et sans discuter les faits exposés n’est pas une contradiction : c’est une posture. Elle n’apporte rien au débat.
Bon vent au navire russe Shtandart !

Lien des documents mis en référence par ordre d’apparition
- Réponse à une demande de documentation et de preuves concernant le lien « Shtandart »-Russie, 14/12/2025 ↩︎
- Position ferme, zéro polémique : le collectif No Shtandart in Europe répond une deuxième fois au solliciteur anonyme, 15/12/2025 ↩︎
- Quand le narratif se fissure : réponse à une critique méthodologique, troisième courrier du collectif au solliciteur anonyme, 21/12/2025 ↩︎
- Accueillir le Shtandart — Michel Balique — 21/03/2022 ↩︎
- Libération : En France, le voilier russe qui a le mal d’amarres — 16/01/2023 ↩︎
- Benoît Marin-Curtoud, le droit de réponse à ses calomnies, refusé par le tabloïd « Paris-Normandie » ↩︎
- Fécamp Grand’Escale 2024, la mystification de Vladimir Martus et du navire russe Shtandart sur 76Actu ↩︎
- Camaret: le faux témoignage, sur « Libération », d’Arthur Gazzarin, matelot du « Shtandart », 18/01/2023 ↩︎
- Mise en demeure reçue de “Clerc Avocats” au sujet du navire russe Shtandart contournant les sanctions européennes — 31/10/2024 ↩︎
- « Shtandart » : la stratégie de harcèlement judiciaire orchestrée par Me Thierry Clerc et le Russe Vladimir Martus contre Bernard Grua, 05/08/2025 ↩︎
- Bâtonnier Rouen : Harcèlement judiciaire répété et stratégique par Maître Thierry Clerc — dossier « No Shtandart in Europe », 01/09/2025 ↩︎
- FAQ No Shtandart In Europe — Le Shtandart et les sanctions de l’Union européenne ↩︎
- Rapport — Navire russe « Shtandart » : exclusions et restrictions d’escales en Europe en 2025 ↩︎
- Les autorités françaises et les passe-droits du navire russe « Shtandart », 15/05/2025 ↩︎
- Sud-Ouest — « Il a menacé de donner mon adresse à des mercenaires » : un ancien bénévole du « Shtandart » convoqué devant la justice, 07/01/2026 ↩︎



Fabio devrait retourner sur Tik Tok et s’occuper plutôt de ses habituels « POV » légionnaires !…
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