Amis des grands voiliers : Michel Balique et l’arrêté des préfets maritimes relatif au navire russe Shtandart

Amis des grands voiliers : Michel Balique et l'arrêté des préfets maritimes relatif au navire russe Shtandart
Michel Balique, président de l’association « Amis des grands voiliers », a publiquement soutenu la venue du Shtandart (MMSI 518999255) à La Rochelle, après l’instauration des sanctions portuaires européennes. On trouvera ci-dessous le courrier qu’il a adressé aux organisations maritimes auprès desquelles il a assuré la promotion du navire russe. Il y expose sa lecture de l’arrêté interpréfectoral du 5 mars 2026.

Ce document nécessite quelques éclaircissements préalablement à sa lecture.



1. Précisions relatives au texte de Michel Balique, président de l’association Amis des grands voiliers

Les sous-titres entre guillemets, de cette première partie, reprennent les propos de Michel Balique. 

1.1. « Le Shtandart ne pourra pas revenir en France tant que les sanctions européennes seront maintenue » -> conforme à l’arrêté 

Le texte de l’arrêté précise :

« Les dispositions du présent arrêté s’appliquent tant que le navire TS Shtandart est soumis à une interdiction d’accès aux ports de l’Union européenne. »

L’arrêté a été pris pour l’exécution des mesures restrictives prévues par le règlement (UE) n°833/2014. Il est signé conjointement par les trois officiers généraux représentant le plus haut commandement opérationnel de la Marine nationale :

  • Vice-amiral d’escadre Benoît de Guibert, préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord,
  • Vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat, préfet maritime de l’Atlantique et commandant en chef des forces maritimes sur la façade atlantique,
  • Vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, préfet maritime de la Méditerranée et commandant en chef des forces maritimes sur la façade Méditerranée.

➡️ Accéder à l’intégralité de l’arrêté interpréfectoral du 5 mars 2026

Cette première lecture du cadre réglementaire conduit à examiner l’appréciation portée sur le niveau de soutien au collectif.

1.2. Les « quelques soutiens » du collectif No Shtandart in Europe -> affirmation contredite par les décisions administratives et juridictionnelles intervenues depuis 2022

Dans un État de droit, les choix administratifs ne doivent pas résulter de l’influence des groupes de pression et de protection politique ou administrative. Ils doivent traduire le cadre légal et les décisions judiciaires.

a) Consolidation juridique 

S’appuyant sur les mesures restrictives portuaires du règlement (UE) nº 833/2014, et œuvrant pour leur application, le collectif No Shtandart in Europe a été directement ou indirectement l’un des catalyseurs identifiables des décisions qui ont suivi et qui sont listées ci-dessous.

b) Démonstration opérationnelle 

Michel Balique parle de « quelques soutiens » pour le collectif. Vladimir Martus, capitaine et propriétaire de facto du navire russe, précise, quant à lui, n’y voir « qu’un seul individu se prétendant être un collectif ». Ces déclarations contrastent avec les décisions administratives et judiciaires adoptées depuis 2022.

  • 22 juillet 2022 – le Shtandart arrivé en Espagne, bien que formellement inscrit, est exclu de la Ruta Iacobus Maris 2022 (Vigo). Son escale à La Corogne est interdite.
  • printemps 2024 – le Shtandart, figurant sur le programme d’Escala a Castellon, en est écarté. Il en est de même pour son accostage de substitution, planifié à Denia.
  • 22 juillet 2024 – à nouveau proche des côtes espagnoles, le Shtandart est interdit d’accostage dans tous les ports espagnols et de participation à la Iacobus Maris Experience 2024, où sa présence était attendue.
  • 27 juillet 2024 – le Shtandart est banni des eaux territoriales espagnoles en raison de ses infractions.
  • été 2024 – des arrêtés préfectoraux sont pris dans les départements du Finistère, des Côtes-d’Armor, de l’Ille-et-Vilaine et de la Manche en application du règlement UE. Le Shtandart ne peut plus y accoster.
  • juillet 2025 – le Shtandart est interdit en Irlande, Grande-Bretagne, Norvège, Danemark et Belgique. Sa participation aux Tall Ships Races sur le programme desquelles il figurait pourtant est annulée.
  • septembre 2025 – Vladimir Martus doit renoncer à ses escales en Espagne et au Portugal. Dans ce dernier pays cinq de ses passagers et/ou équipiers sont interpellés par les forces de l’ordre pour tentative d’embarquement clandestin.
  • en 2025 – en moins de trois mois, le Shtandart a trouvé porte close dans sept pays. Il a dû renoncer aux quatorze escales qu’il avait planifiées et commercialisées par avance.
Le Shtandart sous surveillance des gardes-côtes et des activistes d’Ukrainian Action in Ireland dans la baie de Killiney près de Dublin, 8 juillet 2025 - Photo Fletcher Thompson
Le Shtandart sous surveillance des gardes-côtes et des activistes d’Ukrainian Action in Ireland dans la baie de Killiney près de Dublin, 8 juillet 2025 – Photo Fletcher Thompson
Le Shtandart surveillé par la marine portugaise au large de Sagres, 23 septembre 2025
Le Shtandart sous la surveillance de la marine portugaise, au large de Sagres, 24 septembre 2025 – Photo Shtandart 

c) Convergence d’application du droit de l’Union observée dans plusieurs États

Entre 2022 et 2025, le traitement du navire Shtandart constitue une convergence d’interprétation du droit de l’Union et des régimes de sanctions par plusieurs États européens où résident des sympathisants et acteurs du collectif. Il s’agit principalement de membres de la diaspora ukrainienne et d’amis de l’Ukraine. Il est possible d’en avoir une vision quasi-exhaustive dans le document suivant.

Lire : No Shtandart in Europe, 6 janvier 2026 – Mémorandum sur la participation des acteurs ukrainiens et de la diaspora ukrainienne dans l’affaire du navire russe «Shtandart» (2022–2025)

 Au-delà de cette question du soutien au collectif, il convient d’apprécier les conditions dans lesquelles les instructions administratives auraient été suivies.

1.3. « En 2024 Vladimir Martus avait fidèlement suivi les instructions des autorités françaises » -> affirmation discutée

Peu d’éléments peuvent étayer cette affirmation même si, effectivement, plusieurs sources documentées suggèrent l’existence de relais au sein de certaines administrations.

a) Tests de résilience

On se limitera à rappeler que le Shtandart s’est vu refuser l’accès au goulet et à la rade de Brest par un patrouilleur de la Marine nationale – le 11 juillet 2024 – en application de l’arrêté préfectoral du 7 juillet précédent pris dans le Finistère au titre du règlement (UE) n° 833/2014. 

Le Shtandart sous la pointe du Toulinguet tentant de forcer l'entrée dans la Rade de Brest, 11/07/2024. Photo de Frédéric Chauveau
Le Shtandart stoppé à l’entrée du goulet de Brest par un patrouilleur de la Marine nationale, le 11 juillet 2024 – Photo Frédéric Chauveau de Villoutrey

Le 18 août 2024, Vladimir Martus a rendu compte des consignes du préfet maritime de Brest sur la page Facebook de Shandart Project. « Restrictions for port entry from Maritime administration is still in force ». Il les a tournées en dérision. « Sometimes it become even more ridiculous, see copies of their mails below. » 

b) Projet de croisière Kombat-Tour et contexte de l’arrêté du 5 mars 2026 

Enfin, l’arrêté des préfets maritimes, en date du 5 mars 2026 est motivé par le projet de croisière pour Kombat-Tour. Le programme prévoyait notamment des escales dans le Finistère, dans les Côtes-d’Armor et en Ille-et-Vilaine. Les préfets de ces départements avaient pourtant déjà pris des arrêtés – voir ci-dessus – appliquant le bannissement portuaire européen.

Lire : Kombat‑Tour : 21–30 juin 2026, à bord de la frégate « Shtandart », croisière familiale le long des côtes françaises

L’analyse de ces éléments factuels permet d’éclairer la qualification de « victoire du collectif hostile » avancée dans le texte.

1.4. « Une victoire du collectif hostile » -> argument de nature politique

a) Objet et positionnement du collectif

Le collectif international No Shtandart in Europe, dès son origine, œuvre pour l’application du règlement européen. À la différence de ses détracteurs, il n’a pas besoin d’une mise en scène hostile visant à faire passer sa campagne comme un conflit personnel. Il n’use pas de diversion, de dénigrement, voire de victimisation. Il met en avant une législation, une jurisprudence affirmée et des faits documentés. Il démystifie les narratifs trompeurs.

b) Le Shtandart, une affaire française 

Le collectif constate que le Shtandart cause des problèmes en France depuis près de quatre ans. Dans les autres pays européens, même ceux extérieurs à l’Union, le cas a été traité en moins de quinze jours. S’il existe une « Affaire Shtandart » en France, c’est bien parce qu’elle résulte de décisions administratives et de carences dont l’enchaînement est aujourd’hui documenté. Vladimir Martus et son navire ont su en tirer parti. Mais il est judicieux de reconnaître qu’ils n’en sont pas à l’origine. 

c) Rôle des administrations concernées (éléments documentés)

Si hostilité il devait y avoir, elle devrait plutôt se tourner contre ceux qui ont rendu une telle situation possible. Ses concepteurs se retrouvent de façon documentée, et peut-être non-limitative, à la Direction des affaires maritimes de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA), à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et au Secrétariat général de la mer (SGMer). En effet, le Shtandart et son avocat ont rendu public un certain nombre de courriels confidentiels.

[En cliquant sur les liens concernés, il est possible de lire les originaux des messages des organismes dont certaines décisions ou prises de position ont pu avoir pour effet de faire obstacle à l’application du règlement européen.]

Lire : No Shtandart in Europe, 15 mai 2025 – Les autorités françaises et les passe-droits du navire russe « Shtandart »

Cette qualification conduit également à examiner l’argument selon lequel les mesures prises seraient sans effet sur la situation en Ukraine.

1.5. « (L’application des sanctions au Shtandart) n’empêchera pas l’armée russe de continuer à bombarder l’Ukraine » -> argument de nature politique 

Cet argument repose sur une confusion entre objectifs militaires et instruments de politique économique et juridique. La guerre russe ne se limite pas aux bombardements. Elle est protéiforme. Elle vise à créer le chaos dans le camp occidental. Elle a recours massivement à la propagande et à la désinformation. Il n’est pas possible d’entrer ici dans de longs développements. On se contentera de quelques exemples de travaux documentés pour les lecteurs désirant en savoir plus.

Les mesures restrictives prévues par le règlement (UE) n° 833/2014 poursuivent des objectifs économiques et politiques. Elles ne visent pas à produire un effet militaire immédiat, mais à limiter certaines activités et coopérations avec des acteurs liés à la Fédération de Russie.

Indépendamment de ces considérations générales, il est utile d’examiner les éléments relatifs à la situation opérationnelle et économique du navire.

1.6. « En Méditerranée… les affaires sont beaucoup moins florissantes » -> élément à signaler

a) Deux saisons blanches en Europe, soit une rupture nette avec le modèle économique antérieur du navire

La période estivale et l’automne 2024 ont été une saison économiquement perdue, en France, pour le Shtandart. À une exception près, le sinistre s’est généralisé sur toute l’année 2025, en France et dans les autres pays européens. La seule manifestation nautique européenne à laquelle le navire russe a participé, en 2025, est la Semaine du Golfe

b) Le marché turc

À l’automne 2025, le Shtandart s’est rendu en Turquie pour prendre part à un tournage de film, chose impossible aujourd’hui en Europe. Depuis lors, basé à Alanya, il multiplie les croisières, particulièrement à destination d’une clientèle russe. Un témoignage interne insiste sur le nombre de passagers présents à bord. Toujours selon le même auteur, le chiffre est sans commune mesure avec les quelques personnes qui le fréquentaient précédemment lorsqu’il stationnait entre son mouillage de l’île d’Aix et le bassin des chalutiers de La Rochelle.

Si les ports turcs, à la différence de sa base rochelaise, n’accueillent pas gratuitement le Shtandart, celui-ci conserve la possibilité d’utiliser, à l’extérieur, ses apparaux de mouillage. Il possède évidemment les embarcations lui permettant d’assurer la liaison avec la terre.

c) L’argument économique en chasse un autre

On se souvient que Michel Balique usait, le 3 janvier 2025, d’un autre argument pour justifier de la présence du Shtandart dans les eaux européennes via un courrier adressé aux autorités maritimes françaises et à la presse.

« Tant qu’il [le Shtandart] est dans les eaux européennes, les Russes ne tenteront rien. Mais dès qu’il sera rejeté dans les eaux internationales, je ne donne pas huit jours avant qu’il soit arraisonné et son capitaine emprisonné… »

Pourtant, le voilier de Vladimir Martus est allé sans inconvénient au Maroc et en Tunisie en octobre 2025. Il est, depuis lors, en Turquie.

d) Limites des informations disponibles

En se basant exclusivement sur des informations ouvertes, il n’est pas possible de comprendre l’intérêt financier que Vladimir Martus et le Shtandart auraient, aujourd’hui, à séjourner en Europe ou à tenter d’entrer dans ses ports. De même, on ne peut pas expliquer comment Vladimir Martus peut faire face au coût de ses nombreuses actions judiciaires, toutes en échec. La solution doit être trouvée ailleurs. 

Ces éléments demandent, en complément, un rappel de la portée du recours juridictionnel mentionné.

1.7. « Un recours a été déposé à la Cour européenne de justice » -> déjà tranché 

Il est nécessaire de faire ici un rappel afin d’éviter toute confusion. Une action en justice, tant qu’elle n’est pas jugée, ne dit pas la loi. Ce sont la législation et les décisions judiciaires précédentes qui s’imposent. Par ailleurs, l’introduction d’un recours juridictionnel n’a pas d’effet suspensif, sauf décision contraire de la juridiction saisie.

En l’espèce, le Tribunal de l’Union européenne s’est déjà prononcé par l’ordonnance T-446/24 du 22 août 2025. Le Shtandart entre bien dans le champ des mesures restrictives portuaires.

Dans ce cadre, la question du champ d’application des sanctions aux navires historiques doit être précisée.

1.8. « Les répliques de navires historiques ont été ajoutées à la liste des navires interdit » -> contraire au texte

a) Dans le champ des sanctions portuaires dès le 16 avril 2022

Le 24 juin 2024, la décision PESC nº 2024/1744 du Conseil européen n’a pas ajouté les répliques de navires historiques au champ des sanctions européennes. Le considérant nº 13 de ce texte parle d’une « précision » et non pas d’une extension. La version anglaise, pour sa part, indique une « clarification ». 

« Il convient d’introduire une interdiction sectorielle … En outre, il y a lieu de préciser le champ d’application de l’interdiction d’accès aux ports pour les navires battant pavillon russe et d’ajouter une dérogation. »

L’article 4 nonies bis de la même décision stipule :

le paragraphe 3, point a), est remplacé par le texte suivant:
« a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes y compris les répliques de navires historiques; »

Ceci se traduit par un amendement du paragraphe 3 alinéa a) à l’article 3 sexies bis du règlement UE nº 833/2014

« 3. Aux fins du présent article, à l’exception du paragraphe 1 bis, on entend par navire:
a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes, y compris les répliques de navires historiques; »

b) Confirmation juridictionnelle

Le point a été réaffirmé par l’ordonnance de la CJUE en date du 22 août 2025. Il y est expressément stipulé que le Shtandart est concerné, dès l’origine, par les sanctions portuaires. C’est-à-dire depuis le 16 avril 2022.

« À la lumière de ce qui précède, même si la modification de l’article 3 sexies bis, paragraphe 3, sous a), du règlement no 833/2014, apportée par le règlement attaqué devait être annulée, cette annulation ne procurerait aucun bénéfice aux requérants, étant donné que le navire historique [confidentiel] resterait, en tout état de cause, couvert par l’interdiction d’accès aux ports et aux écluses de l’Union prévue à l’article 3 sexies bis, paragraphe 1, du règlement no 833/2014 en vigueur avant l’adoption du règlement attaqué, eu égard à l’absence d’éléments apportés par les requérants démontrant que le navire historique [confidentiel] est exclu du champ d’application des conventions internationales susmentionnées. »

Au-delà de ces aspects juridiques, certains éléments de discours associés appellent également une mise en perspective.

1.9. « L’arrêt de la guerre en Ukraine, que chacun appelle de ses vœux » -> argument de nature politique 

a) Limites d’un discours convenu

Toute entreprise russe exerçant une activité, même autorisée, en France, affiche, au minimum, un soutien pour l’Ukraine. C’est un élément favorable à la poursuite de ses affaires. Mais, parfois après les phrases convenues, les éléments de langage de Moscou entrent dans le discours.

Il est pertinent de reprendre connaissance du message partagé par Michel Balique, dès le 21 mars 2022 : « Accueillir le Shtandart ». Ce texte est à charge contre les Ukrainiens. Son auteur l’a renouvelé le 21 juin 2022.

En janvier 2023, Arthur Gazzarin, matelot du Shtandart, s’est présenté comme un soutien de l’Ukraine dans une déclaration au journal Libération. Pourtant, le même jour, auprès du même média, il qualifiait de « violente » la manifestation du 15 août 2022 à Camaret, décrite comme pacifique par la presse et la gendarmerie présentes sur site. Il livrait ainsi un récit en contradiction avec les éléments publiquement établis. Ces déclarations ont donné lieu au dépôt d’une plainte, notamment pour des faits susceptibles de relever du faux témoignage.

b) Éléments de langage offensifs 

Vladimir Martus et Michel Balique ont félicité l’auteur d’une vidéo, « Les polémiques du Shtandart », où ceux qui demandent l’application du règlement européen sont assimilés, dans cette production publiquement relayée, à des figures associées au nazisme. Quant aux Russes, ils sont comparés aux six millions de victimes de la Shoah. Certains éléments de langage de la communication russe sont comparables aux affirmations citées. 

Vidéo, 00:06:23.180 : « Vous avez pu remarquer dans les trois parties que certaines personnes attaquent le Shtandart et son commandant sous justification de leur nationalité, de leur ethnicité. Ça ne vous rappelle rien ? Ici, ce n’est peut-être pas encore suffisamment flagrant, car il n’y a pas encore eu de morts de ce fait. Mais il y avait, le siècle dernier, plus de 6 millions de morts à cause de ce phénomène de société. Vous ne vous souvenez pas ? Allons, un petit moustachu. Ça y est, ça vous revient. Voilà. La seule différence qu’il y a, c’est qu’hier, c’était les Juifs et le phénomène de société est arrivé à terme et a donné à la Shoah. Aujourd’hui, ce sont les Russes… »

Captures d’écran de la vidéo : « Les polémiques du Shtandart »

Au gré des vents, Nazis
Nazis – 5:33
Au gré des vents, Hitler
Hitler – 6:52

Michel Balique 15 décembre 2024 : «  Pour la vidéo relayée sur Facebook, je remercie monsieur Grua car je ne l’avais pas vue !… En réalité cette vidéo n’est pas de notre fait, mais créée par AMV. Et je la trouve tout à fait excellente. »

Captures d’écran du partage de la vidéo par le Shtandart et Amis des grands voiliers 

Au gré des vents, Vladimir Martus
L’auteur de la vidéo avec Vladimir Martus sur le pont du Shtandart
Au gré des vents, Amis des grands voiliers
La vidéo sur la page Facebook de l’association Amis des Grands Voiliers
Au gré des vents, Shtandart Project
La vidéo sur la page Facebook du Shtandart

c) Perceptions dans les milieux pro-ukrainiens

Pour conclure, il est judicieux de lire un exemple de ce qui est dit de Michel Balique chez les activistes pro-Ukraine de l’étranger.

Lire : Russia Vs World, 10 février 2023. Ukrainophobic activist Michel Balique and sanctioned Russian ship still in France

Muni de ces éléments d’analyse et de contextualisation, le lecteur peut désormais prendre connaissance du texte original de Michel Balique.


2. Texte de Michel Balique, président de l’association Amis des grands voiliers concernant l’arrêté des préfets maritimes 

AMIS DES GRANDS VOILIERS

(Flash informations du 10 mars 2026)

Eh oui, vous avez bien lu, le Shtandart est désormais interdit de navigation dans les eaux intérieures françaises des zones Manche-Mer du Nord, Atlantique et Méditerranée. L’arrêté interpréfectoral du 5 mars signé des trois Préfets Maritimes a au moins le mérite d’être clair : le Shtandart ne pourra pas revenir en France tant que les sanctions européennes seront maintenues [voir § 1.1].

Le collectif No Shtandart in Europe et ses quelques soutiens [voir § 1.2] ont donc obtenu gain de cause, alors qu’il faut se rappeler qu’en 2024, le capitaine Vladimir Martus avait fidèlement suivi les instructions des autorités françaises [voir § 1.3] qui lui garantissaient alors la libre circulation dans les eaux nationales. Malheureusement, cette « victoire » du collectif hostile [voir § 1.4] n’empêchera pas l’armée russe de continuer à bombarder l’Ukraine [voir § 1.5] et ne fera pas l’économie de la moindre victime, civile ou militaire.

Les jours qui viennent s’annoncent donc particulièrement difficiles pour Vladimir Martus et son équipage. Actuellement la frégate se trouve en Méditerranée dans les eaux turques où les sanctions européennes ne sont pas appliquées puisque la Turquie n’est pas membre de l’UE. Les affaires sont beaucoup moins florissantes dans cette région [voir § 1.6] qu’en Europe de l’Ouest et les ports turcs ne l’accueillent pas gratuitement.

Comme vous le savez un recours a été déposé auprès de la Cour de Justice Européenne [voir § 1.7], partant du principe que lorsqu’en juin 2024 le Shtandart a changé de pavillon à la demande des autorités françaises il n’était pas sous le coup des sanctions contre la Russie puisque les répliques de navires historiques n’ont été ajoutées [voir § 1.8] à la liste de bateaux interdits que 16 jours plus tard. Mais la procédure risque d’être encore longue et incertaine. Seul l’arrêt de la guerre en Ukraine, que chacun appelle de ses vœux [voir § 1.9], règlerait définitivement le problème.

Michel Balique

NB : La source de ce texte se trouve sur le groupe Facebook de l’Ile d’Aix.


3. Source du « flash info » de l’association Amis des grands voiliers 

Il n’a pas été possible de retrouver la trace de ce communiqué sur les réseaux sociaux ou sur le site web de l’association Amis des grands voiliers. Il a été vraisemblablement partagé par message électronique comme les courriers précédents des 21 mars 2022, 21 juin 2022 et 16 janvier 2023. Il figure dans une publication du groupe « Ile d’Aix autrement » le 11 mars 2026.

On y reconnaît l’écriture habituelle et la rhétorique de Michel Balique. Sauf preuve contraire, ce document est considéré comme authentique.

Flash info de Michel Balique publié dans le groupe Facebook « Ile d’Aix autrement ».
Flash info de Michel Balique publié dans le groupe Facebook « Ile d’Aix autrement ».

4. Michel Balique accueillant le Shtandart à La Rochelle

Le 8 juin 2022, la frégate russe Shtandart arrive à La Rochelle dont elle va faire son port de base

Michel Balique : « Particulièrement fier que les Amis des Grands Voiliers aient participé à la venue du Shtandart à La Rochelle. » 
Photo Michel Balique : “Particulièrement fier que les Amis des Grands voiliers aient participé à la venue du Shtandart à La Rochelle

Michel Balique : « Particulièrement fier que les Amis des Grands Voiliers aient participé à la venue du Shtandart à La Rochelle. » 

Vidéo France3, 8 juin 2022 : Interview de Michel Balique, accueil du Shtandart


5. Autres réactions de Michel Balique à l’arrêté des préfets maritimes

Sous une publication parue dans le groupe Facebook « Welcome Shtandart in Europe », Michel Balique a posté un certain nombre de commentaires qui méritent l’attention. Ils offrent un résumé de la démarche de ce soutien au navire russe Shtandart tant par l’écriture d’un narratif alternatif que par son seul argumentum ad personam. 

Photo Reaction Michel Balique arrêté Shtandart: post Aurélien Merceron
Photo Reaction Michel Balique arrêté Shtandart: pression de Bernard Grua
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Photo Reaction Michel Balique arrêté Shtandart: fiché S
Photo Reaction Michel Balique arrêté Shtandart: Kombat Tour
Photo Reaction Michel Balique arrêté Shtandart: recettes modestes

Publié par Bernard Grua

Graduated from Paris "Institut d'Etudes Politiques", financial auditor, photographer, founder and spokesperson of the worldwide movement which opposed to the delivery of Mistral invasion vessels to Putin's Russia, contributor to French and foreign media for culture, heritage and geopolitics.

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