Michel Balique, président de l’association « Amis des grands voiliers », a publiquement soutenu la venue du Shtandart (MMSI 518999255) à La Rochelle, après l’instauration des sanctions portuaires européennes. On trouvera ci-dessous le courrier qu’il a adressé aux organisations maritimes auprès desquelles il a assuré la promotion du navire russe. Il y expose sa lecture de l’arrêté interpréfectoral du 5 mars 2026.
Ce document nécessite quelques éclaircissements préalablement à sa lecture.
- 1. Précisions relatives au texte de Michel Balique, président de l’association Amis des grands voiliers maintenues » → conforme à l’arrêté
- 2. Texte de Michel Balique, président de l’association Amis des grands voiliers concernant l’arrêté des préfets maritimes
- 3. Source du « flash info » de l’association Amis des grands voiliers
- 4. Michel Balique accueillant le Shtandart à La Rochelle
- 5. Autres réactions de Michel Balique à l’arrêté des préfets maritimes
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1. Précisions relatives au texte de Michel Balique, président de l’association Amis des grands voiliers
Les sous-titres entre guillemets, de cette première partie, reprennent les propos de Michel Balique.
1.1. « Le Shtandart ne pourra pas revenir en France tant que les sanctions européennes seront maintenues » → conforme à l’arrêté
Le texte de l’arrêté précise :
« Les dispositions du présent arrêté s’appliquent tant que le navire TS Shtandart est soumis à une interdiction d’accès aux ports de l’Union européenne. »
L’arrêté a été pris pour l’exécution des mesures restrictives prévues par le règlement (UE) n°833/2014. Il est signé conjointement par les trois officiers généraux représentant le plus haut commandement opérationnel de la Marine nationale :
- Vice-amiral d’escadre Benoît de Guibert, préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord,
- Vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat, préfet maritime de l’Atlantique et commandant en chef des forces maritimes sur la façade atlantique,
- Vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, préfet maritime de la Méditerranée et commandant en chef des forces maritimes sur la façade Méditerranée.
➡️ Accéder à l’intégralité de l’arrêté interpréfectoral du 5 mars 2026
Ce cadre étant posé, les affirmations doivent être vérifiées.
1.2. Les « quelques soutiens » du collectif No Shtandart in Europe → affirmation contredite par les décisions administratives et juridictionnelles intervenues depuis 2022
Dans un État de droit, les décisions administratives ne résultent pas de pressions. Elles doivent traduire le cadre légal et les décisions judiciaires.
a) Consolidation juridique
S’appuyant sur les mesures restrictives portuaires du règlement (UE) nº 833/2014, et œuvrant pour leur application, le collectif No Shtandart in Europe a été directement ou indirectement l’un des catalyseurs identifiables des décisions, listées ci-dessous, qui ont suivi.
- 16 avril 2022 – entrée en vigueur de l’article 3 sexies bis du règlement (UE) n° 833/2014
- 24 juin 2024 – décision PESC 2024/1744 du Conseil européen précisant le champ d’application
- 11 juillet 2024 – ordonnance du tribunal administratif de Rennes
- 18 novembre 2024 – arrêt du Conseil d’État
- 22 août 2025 – ordonnance de la Cour de justice de l’Union européenne (affaire T-446/24)
b) Démonstration opérationnelle
Michel Balique, président de l’association « Amis des grands voiliers », parle de « quelques soutiens » pour le collectif. Vladimir Martus, capitaine et propriétaire de facto du Shtandart (MMSI 518999255), précise, quant à lui, n’y voir « qu’un seul individu se prétendant être un collectif ». Ces déclarations contrastent avec les décisions administratives et judiciaires adoptées depuis 2022.
- 22 juillet 2022 – le Shtandart arrivé en Espagne, bien que formellement inscrit, est exclu de la Ruta Iacobus Maris 2022 (Vigo). Son escale à La Corogne est interdite.
- printemps 2024 – le Shtandart, figurant sur le programme d’Escala a Castellón, en est écarté. Il en est de même pour son accostage de substitution, planifié à Denia.
- 22 juillet 2024 – à nouveau proche des côtes espagnoles, le Shtandart est interdit d’accostage dans tous les ports espagnols et de participation à la Iacobus Maris Experience 2024, où sa présence était attendue.
- 27 juillet 2024 – le Shtandart est banni des eaux territoriales espagnoles en raison de ses infractions.
- été 2024 – des arrêtés préfectoraux sont pris dans les départements du Finistère, des Côtes-d’Armor, de l’Ille-et-Vilaine et de la Manche en application du règlement UE. Le Shtandart ne peut plus y accoster.
- juillet 2025 – le Shtandart est interdit en Irlande, Grande-Bretagne, Norvège, Danemark et Belgique. Sa participation aux Tall Ships Races sur le programme desquelles il figurait pourtant est annulée.
- septembre 2025 – Vladimir Martus doit renoncer à ses escales en Espagne et au Portugal. Dans ce dernier pays cinq de ses passagers et/ou équipiers sont interpellés par les forces de l’ordre pour tentative d’embarquement clandestin.
- en 2025 – en moins de trois mois, le Shtandart a trouvé porte close dans sept pays. Il a dû renoncer aux quatorze escales qu’il avait planifiées et commercialisées par avance.


c) Convergence d’application du droit de l’Union observée dans plusieurs États
Entre 2022 et 2025, le traitement du navire Shtandart constitue une convergence d’interprétation du droit de l’Union et des régimes de sanctions par plusieurs États européens où résident des sympathisants et acteurs du collectif. Il s’agit principalement de membres de la diaspora ukrainienne et d’amis de l’Ukraine. Le document suivant en donne une vision exhaustive.
Lire : No Shtandart in Europe, 6 janvier 2026 – Mémorandum sur la participation des acteurs ukrainiens et de la diaspora ukrainienne dans l’affaire du navire russe «Shtandart» (2022–2025)
Le constat est clair : ces décisions ne relèvent pas de « quelques soutiens », mais d’une application convergente du droit dans plusieurs États européens.
1.3. « En 2024 Vladimir Martus avait fidèlement suivi les instructions des autorités françaises » → affirmation discutée
Cette affirmation est peu étayée même si, effectivement, plusieurs sources documentées suggèrent l’existence de relais au sein de certaines administrations.
a) Tests de résilience
On se limitera à rappeler que le Shtandart s’est vu refuser l’accès au goulet et à la rade de Brest par un patrouilleur de la Marine nationale – le 11 juillet 2024 – en application de l’arrêté préfectoral du 7 juillet précédent pris dans le Finistère au titre du règlement (UE) n° 833/2014.

Le 18 août 2024, Vladimir Martus a rendu compte des consignes du préfet maritime de Brest sur la page Facebook de Shandart Project. « Restrictions for port entry from Maritime administration is still in force ». Il les a tournées en dérision. « Sometimes it become even more ridiculous, see copies of their mails below. »
b) Projet de croisière Kombat-Tour et contexte de l’arrêté du 5 mars 2026
L’arrêté des préfets maritimes, en date du 5 mars 2026 est motivé par le projet de croisière pour Kombat-Tour. Le programme prévoyait notamment des escales dans le Finistère, dans les Côtes-d’Armor et en Ille-et-Vilaine. Les préfets de ces départements avaient pourtant déjà pris des arrêtés – voir ci-dessus – appliquant le bannissement portuaire européen.
Lire : Kombat‑Tour : 21–30 juin 2026, à bord de la frégate « Shtandart », croisière familiale le long des côtes françaises
Autrement dit : les restrictions étaient connues — et contournées. Reste l’argument d’une « victoire hostile ».
1.4. « Une victoire du collectif hostile » → argument de nature politique
a) Objet et positionnement du collectif
Le collectif international No Shtandart in Europe, dès son origine, œuvre pour l’application du règlement européen. À la différence de ses détracteurs, il n’a pas besoin d’une mise en scène hostile visant à faire passer sa campagne comme un conflit personnel. Il n’use pas de diversion, de dénigrement, voire de victimisation. Il met en avant une législation, une jurisprudence affirmée et des faits documentés. Il démystifie les narratifs trompeurs.
b) Le Shtandart, une « affaire française »
Le collectif constate que le Shtandart cause des problèmes en France depuis près de quatre ans. Dans les autres pays européens, même ceux extérieurs à l’Union, le cas a été traité en moins de quinze jours. S’il existe une « Affaire Shtandart » en France, c’est bien parce qu’elle résulte de décisions administratives et de carences dont l’enchaînement est aujourd’hui documenté. Vladimir Martus et son navire ont su en tirer parti. Mais ils n’en sont pas à l’origine.
c) Rôle des administrations concernées (éléments documentés)
Si une responsabilité doit être recherchée, elle se situe ailleurs. Ses concepteurs se retrouvent de façon documentée, et non-limitative, à la Direction des affaires maritimes de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA), à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et au Secrétariat général de la mer (SGMer). En effet, le Shtandart et son avocat ont rendu public un certain nombre de courriels confidentiels. [En cliquant, ci-dessus, sur les liens concernés, le lecteur accède aux originaux des messages des organismes dont certaines décisions ou prises de position ont pu avoir pour effet de faire obstacle à l’application du règlement européen.]
Lire : No Shtandart in Europe, 15 mai 2025 – Les autorités françaises et les passe-droits du navire russe « Shtandart »
Cet argument s’accompagne d’une autre affirmation hors sujet.
1.5. « (L’application des sanctions au Shtandart) n’empêchera pas l’armée russe de continuer à bombarder l’Ukraine » → argument hors sujet
L’idée selon laquelle les sanctions seraient inutiles, car elles n’empêchent pas les bombardements, repose sur une confusion.
a) Les mesures restrictives ne sont pas des instruments militaires.
Elles poursuivent des objectifs économiques et politiques :
- limiter certaines activités
- réduire des coopérations
- encadrer des acteurs liés à la Fédération de Russie
b) La guerre ne se limite pas aux opérations militaires.
Elle inclut :
- des actions d’influence
- des opérations de désinformation
- des stratégies de déstabilisation
c) Le Shtandart s’inscrit dans ce contexte plus large.
Plusieurs travaux documentés en rendent compte :
- Ouest-France, 23 mai 2025 – Enquête. Le navire russe « Shtandart » mène la guerre de Poutine jusque dans le golfe du Morbihan
- Desk-Russie, 28 septembre 2025 – Quand le navire russe Shtandart et La Rochelle défient les sanctions européennes
- Diploweb, 25 novembre 2025 – Russie. Du soft power à la guerre hybride. Étude de cas d’une influence russe en Europe : le Shtandart
- Agoravox, 9 février 2026 – La « grande culture russe » : un récit culturel aux usages politiques contemporains
- Ouest-France, 12 mars 2026 – Trois mois après le survol de l’Île Longue par des drones, le navire russe Shtandart interdit dans les eaux françaises
L’argument avancé ne répond donc pas à la question posée.
1.6. « En Méditerranée… les affaires sont beaucoup moins florissantes » → une “réalité” économique qui interroge
a) Deux saisons blanches en Europe : le modèle économique antérieur est rompu.
L’été et l’automne 2024 ont été une saison économiquement perdue, en France, pour le Shtandart. À une exception près, l’absence d’activité s’est généralisée sur toute l’année 2025, en France comme dans les autres pays européens. La seule manifestation nautique européenne à laquelle le navire russe a participé, en 2025, est la Semaine du Golfe.
b) Un marché turc porteur
À l’automne 2025, le Shtandart s’est rendu en Turquie pour prendre part à un tournage de film, chose impossible aujourd’hui en Europe. Depuis lors, basé à Alanya, il multiplie les croisières, particulièrement à destination d’une clientèle russe. Un témoignage interne insiste sur le nombre de passagers présents à bord. Toujours selon le même auteur, le chiffre est sans commune mesure avec les quelques personnes qui le fréquentaient précédemment lorsqu’il stationnait entre son mouillage de l’île d’Aix et le bassin des chalutiers de La Rochelle.
Si les ports turcs, à la différence de sa base rochelaise, n’accueillent pas gratuitement le Shtandart, celui-ci conserve la possibilité d’utiliser, à l’extérieur, ses apparaux de mouillage. Il possède évidemment les embarcations lui permettant d’assurer la liaison avec la terre.
c) Un autre argument tombe.
On se souvient que Michel Balique usait, le 3 janvier 2025, d’un autre argument pour justifier de la présence du Shtandart dans les eaux européennes via un courrier adressé aux autorités maritimes françaises et à la presse.
« Tant qu’il [le Shtandart] est dans les eaux européennes, les Russes ne tenteront rien. Mais dès qu’il sera rejeté dans les eaux internationales, je ne donne pas huit jours avant qu’il soit arraisonné et son capitaine emprisonné… »
Pourtant, le voilier de Vladimir Martus est allé sans inconvénient au Maroc et en Tunisie en octobre 2025. Il est, depuis lors, en Turquie.
Une question demeure : sur la base des sources ouvertes, ni l’intérêt économique d’un retour en Europe, ni le financement des actions engagées ne sont établis.
1.7. « Un recours a été déposé à la Cour européenne de justice » → argument sans effet
Une mise au point s’impose tant la confusion est fréquente. Une action en justice, tant qu’elle n’est pas jugée, ne dit pas la loi. Ce sont la législation et les décisions judiciaires précédentes qui s’imposent. Par ailleurs, l’introduction d’un recours juridictionnel n’a pas d’effet suspensif, sauf décision contraire de la juridiction saisie.
Le principe est constant. Les règlements européens produisent leurs effets tant qu’ils ne sont pas remis en cause par le juge. Autrement dit : l’existence d’un recours ne confère aucun droit particulier au Shtandart. Elle ne modifie ni le cadre juridique, ni les obligations qui en découlent.
D’autant qu’en l’espèce, le Tribunal de l’Union européenne s’est déjà prononcé par l’ordonnance T-446/24 du 22 août 2025. Le Shtandart entre bien dans le champ des mesures restrictives portuaires.
Cette question appelle une clarification essentielle.
1.8. « Les répliques de navires historiques ont été ajoutées à la liste des navires interdit » → contraire au texte
Les sanctions européennes ne distinguent pas les navires en fonction de leur statut historique ou patrimonial. Le règlement (UE) n° 833/2014 vise des catégories d’acteurs et d’activités, indépendamment de la nature symbolique des biens concernés.
a) Dans le champ des sanctions portuaires dès le 16 avril 2022
Le 24 juin 2024, la décision PESC nº 2024/1744 du Conseil européen n’a pas ajouté les répliques de navires historiques au champ des sanctions européennes. Le considérant nº 13 de ce texte parle d’une « précision » et non pas d’une extension. La version anglaise, pour sa part, indique une « clarification ».
« Il convient d’introduire une interdiction sectorielle … En outre, il y a lieu de préciser le champ d’application de l’interdiction d’accès aux ports pour les navires battant pavillon russe et d’ajouter une dérogation. »
L’article 4 nonies bis de la même décision stipule :
le paragraphe 3, point a), est remplacé par le texte suivant:
« a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes y compris les répliques de navires historiques; »
Ceci se traduit par un amendement du paragraphe 3 alinéa a) à l’article 3 sexies bis du règlement UE nº 833/2014.
« 3. Aux fins du présent article, à l’exception du paragraphe 1 bis, on entend par navire:
a) un navire relevant du champ d’application des conventions internationales pertinentes, y compris les répliques de navires historiques; »
b) Confirmation juridictionnelle
Le point a été réaffirmé par l’ordonnance de la CJUE en date du 22 août 2025. Il y est expressément stipulé que le Shtandart est concerné, dès l’origine, par les sanctions portuaires. C’est-à-dire depuis le 16 avril 2022.
« À la lumière de ce qui précède, même si la modification de l’article 3 sexies bis, paragraphe 3, sous a), du règlement no 833/2014, apportée par le règlement attaqué devait être annulée, cette annulation ne procurerait aucun bénéfice aux requérants, étant donné que le navire historique [confidentiel] resterait, en tout état de cause, couvert par l’interdiction d’accès aux ports et aux écluses de l’Union prévue à l’article 3 sexies bis, paragraphe 1, du règlement no 833/2014 en vigueur avant l’adoption du règlement attaqué, eu égard à l’absence d’éléments apportés par les requérants démontrant que le navire historique [confidentiel] est exclu du champ d’application des conventions internationales susmentionnées. »
Au-delà du droit, le discours pose question.
1.9. « L’arrêt de la guerre en Ukraine, que chacun appelle de ses vœux » → révélateurs d’une stratégie
Les formulations utilisées — « quelques soutiens », « victoire hostile », « sanctions inutiles » — relèvent d’un registre récurrent. Elles ne décrivent pas une situation juridique. Elles construisent un récit. Le procédé est connu. Il consiste à :
- minimiser des faits établis
- disqualifier les opposants
- déplacer le débat hors du cadre juridique
a) Limites d’un discours convenu
Toute entreprise russe exerçant une activité, même autorisée, en France, affiche, au minimum, un soutien pour l’Ukraine. C’est un élément favorable à la poursuite de ses affaires. Mais, parfois après les phrases convenues, les éléments de langage de Moscou entrent dans le discours.
Il suffit de relire le message partagé par Michel Balique, dès le 21 mars 2022 : « Accueillir le Shtandart ». Ce texte est à charge contre les Ukrainiens. Avant même la mise en place des sanctions et l’arrivée du Shtandart dans un port français, le scénario est écrit. Son auteur n’aura de cesse de tenter de lui donner de la substance, quitte à construire une réalité parallèle. Il s’y attelle rapidement comme le montre son courrier du 21 juin 2022.
En janvier 2023, Arthur Gazzarin, matelot du Shtandart, s’est présenté comme un soutien de l’Ukraine dans une déclaration au journal Libération. Pourtant, le même jour, auprès du même média, il qualifiait de « violente » la manifestation du 15 août 2022 à Camaret, décrite comme pacifique par la presse et la gendarmerie présentes sur site. Il livrait ainsi un récit en contradiction avec les éléments publiquement établis. Ces déclarations ont donné lieu au dépôt d’une plainte, notamment pour des faits susceptibles de relever du faux témoignage.
b) Éléments de langage offensifs
Vladimir Martus et Michel Balique ont félicité l’auteur d’une vidéo, « Les polémiques du Shtandart », où ceux qui demandent l’application du règlement européen sont assimilés, dans cette production publiquement relayée, à des figures associées au nazisme. Quant aux Russes, ils sont comparés aux six millions de victimes de la Shoah. Certains éléments de langage de la communication russe sont comparables aux affirmations citées. Rappelons qu’une des « justifications » de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine était de « dénazifier » ce pays.
Vidéo, 00:06:23.180 : « Vous avez pu remarquer dans les trois parties que certaines personnes attaquent le Shtandart et son commandant sous justification de leur nationalité, de leur ethnicité. Ça ne vous rappelle rien ? Ici, ce n’est peut-être pas encore suffisamment flagrant, car il n’y a pas encore eu de morts de ce fait. Mais il y avait, le siècle dernier, plus de 6 millions de morts à cause de ce phénomène de société. Vous ne vous souvenez pas ? Allons, un petit moustachu. Ça y est, ça vous revient. Voilà. La seule différence qu’il y a, c’est qu’hier, c’était les Juifs et le phénomène de société est arrivé à terme et a donné à la Shoah. Aujourd’hui, ce sont les Russes… »
Captures d’écran de la vidéo : « Les polémiques du Shtandart »
Le positionnement est explicite.
Michel Balique 15 décembre 2024 : « Pour la vidéo relayée sur Facebook, je remercie monsieur Grua car je ne l’avais pas vue !… En réalité cette vidéo n’est pas de notre fait, mais créée par AMV. Et je la trouve tout à fait excellente. »
Captures d’écran du partage de la vidéo par le Shtandart et Amis des grands voiliers
c) Perceptions dans les milieux pro-ukrainiens
Pour conclure, il faut lire un exemple de ce qui est dit de Michel Balique chez les activistes pro-Ukraine de l’étranger.
Lire : Russia Vs World, 10 février 2023. Ukrainophobic activist Michel Balique and sanctioned Russian ship still in France
Les faits sont là. Le droit est appliqué. Les décisions s’accumulent. Aucun de ces éléments n’est sérieusement contesté.
Il ne s’agit pas d’une controverse, mais d’un décalage : un discours qui ne résiste ni à l’examen juridique, ni à la réalité des événements.
2. Texte de Michel Balique, président de l’association Amis des grands voiliers concernant l’arrêté des préfets maritimes
AMIS DES GRANDS VOILIERS
(Flash informations du 10 mars 2026)
Eh oui, vous avez bien lu, le Shtandart est désormais interdit de navigation dans les eaux intérieures françaises des zones Manche-Mer du Nord, Atlantique et Méditerranée. L’arrêté interpréfectoral du 5 mars signé des trois Préfets Maritimes a au moins le mérite d’être clair : le Shtandart ne pourra pas revenir en France tant que les sanctions européennes seront maintenues [voir § 1.1].
Le collectif No Shtandart in Europe et ses quelques soutiens [voir § 1.2] ont donc obtenu gain de cause, alors qu’il faut se rappeler qu’en 2024, le capitaine Vladimir Martus avait fidèlement suivi les instructions des autorités françaises [voir § 1.3] qui lui garantissaient alors la libre circulation dans les eaux nationales. Malheureusement, cette « victoire » du collectif hostile [voir § 1.4] n’empêchera pas l’armée russe de continuer à bombarder l’Ukraine [voir § 1.5] et ne fera pas l’économie de la moindre victime, civile ou militaire.
Les jours qui viennent s’annoncent donc particulièrement difficiles pour Vladimir Martus et son équipage. Actuellement la frégate se trouve en Méditerranée dans les eaux turques où les sanctions européennes ne sont pas appliquées puisque la Turquie n’est pas membre de l’UE. Les affaires sont beaucoup moins florissantes dans cette région [voir § 1.6] qu’en Europe de l’Ouest et les ports turcs ne l’accueillent pas gratuitement.
Comme vous le savez un recours a été déposé auprès de la Cour de Justice Européenne [voir § 1.7], partant du principe que lorsqu’en juin 2024 le Shtandart a changé de pavillon à la demande des autorités françaises il n’était pas sous le coup des sanctions contre la Russie puisque les répliques de navires historiques n’ont été ajoutées [voir § 1.8] à la liste de bateaux interdits que 16 jours plus tard. Mais la procédure risque d’être encore longue et incertaine. Seul l’arrêt de la guerre en Ukraine, que chacun appelle de ses vœux [voir § 1.9], règlerait définitivement le problème.
Michel Balique
NB : La source de ce texte se trouve sur le groupe Facebook de l’Ile d’Aix.
3. Source du « flash info » de l’association Amis des grands voiliers
Il n’existe pas de trace de ce communiqué sur les réseaux sociaux ou sur le site web de l’association Amis des grands voiliers. Il a été vraisemblablement partagé par message électronique comme les courriers précédents des 21 mars 2022, 21 juin 2022 et 16 janvier 2023. Il figure dans une publication du groupe « Ile d’Aix autrement » le 11 mars 2026.
On y reconnaît l’écriture habituelle et la rhétorique de Michel Balique. Sauf preuve contraire, ce document est considéré comme authentique.
4. Michel Balique accueillant le Shtandart à La Rochelle
Le 8 juin 2022, la frégate russe Shtandart arrive à La Rochelle dont elle va faire son port de base


Michel Balique : « Particulièrement fier que les Amis des Grands Voiliers aient participé à la venue du Shtandart à La Rochelle. »
Vidéo France3, 8 juin 2022 : Interview de Michel Balique, accueil du Shtandart
5. Autres réactions de Michel Balique à l’arrêté des préfets maritimes
Sous une publication parue dans le groupe Facebook « Welcome Shtandart in Europe », Michel Balique a posté un certain nombre de commentaires qui méritent l’attention. Ils offrent un résumé de la démarche de ce soutien au navire russe Shtandart tant par l’écriture d’un narratif alternatif que par son seul argumentum ad personam.
No Shtandart In Europe
Email: noshtandartineurope@gmail.com
Website: https://bit.ly/No-Shtandart
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