Position ferme, zéro polémique : le collectif No Shtandart in Europe répond une deuxième fois au solliciteur anonyme

Position ferme, zéro polémique : le collectif No Shtandart in Europe répond une deuxième fois au solliciteur anonyme
En moins de 24 heures, le collectif No Shtandart in Europe répond pour la deuxième fois au même interlocuteur anonyme utilisant un pseudo. Le collectif ré-insiste sur le fait qu’il s’appuie uniquement sur des éléments publics et vérifiables, applique le droit européen et les sanctions en vigueur, et ignore totalement narratifs alternatifs, interprétations personnelles ou tentatives de polémique.
  1. Deuxième courrier de réponse de No Shtandart In Europe
  2. FAQ – Le Shtandart et les sanctions de l’Union européenne
    1. Deuxième courrier reçu de « Fabio Caeso Gallus », auquel il est répondu
    2. Capture écran du deuxième courrier reçu de « Fabio Caeso Gallus »
    3. Réponse initiale au premier courrier de « Fabio Caeso Gallus »
    4. Annexe : note d’analyse de la correspondance de « Caeso Fabius Gallus »

    Deuxième courrier de réponse de No Shtandart In Europe

    De: No Shtandart In Europe <noshtandartineurope@gmail.com>
    à: Fabio Caeso <caeso.fabius.gallus@gmail.com>
    Date: 14 déc. 2025 16:24
    Objet: Re: Demande de documentation & preuves du lien Shtandart-Russie

    Cher Monsieur,

    Le collectif No Shtandart in Europe a publié une FAQ publique qui précise son objet, son cadre d’analyse et les éléments factuels sur lesquels il repose.

    Elle répond aux questions que vous soulevez et explicite clairement le périmètre de notre action, limitée à l’application du droit européen et des sanctions en vigueur. Vous en trouverez le texte sur la page d’accueil site du collectif : https://sites.google.com/view/shtandart/home

    Elle est, aussi, reprise ci-dessous.

    Bien cordialement,

    Le collectif No Shtandart in Europe


    FAQ – Le Shtandart et les sanctions de l’Union européenne

    1. Quel est le mandat du collectif ?

    Le collectif agit dans le cadre d’un seul mandat clairement défini : la mise en œuvre et l’application du droit de l’Union européenne, en particulier du cinquième volet des sanctions adoptées suite à l’agression militaire de la Fédération de Russie contre l’Ukraine.

    Le collectif n’a pas pour objectif de poursuivre des intérêts politiques partisans, ni d’agir à des fins morales ou idéologiques. Ses actions se fondent strictement sur le droit et sur des faits vérifiables.

    2. Le collectif évalue-t-il les intentions ou opinions politiques du capitaine ou de l’équipage ?

    Non. Le collectif ne juge pas les intentions personnelles, les opinions politiques ni la conscience des personnes embarquées ou associées au navire.

    Son analyse se limite exclusivement à :

    • des faits publics et documentés,
    • des décisions administratives et judiciaires,
    • le cadre juridique applicable de l’Union européenne.

    3. Le Shtandart agit-il sous les ordres directs du Kremlin ?

     Le collectif n’a jamais affirmé l’existence d’ordres directs, d’instructions opérationnelles ou de missions clandestines.

    Ces questions relèvent du droit pénal ou du renseignement, domaines qui dépassent le mandat du collectif et le cadre des sanctions européennes.

    4. Pourquoi évoque-t-on le soft power, la diplomatie culturelle ou l’influence ?

    Ces notions sont utilisées comme catégories d’analyse, telles que définies dans la recherche académique et par les institutions internationales.

    Le soft power ne suppose pas :

    • des messages politiques explicites,
    • un endoctrinement, ni
    • des directives formelles.

    Il désigne l’exploitation symbolique, culturelle et médiatique d’objets, d’événements ou de dispositifs servant les intérêts stratégiques d’un État.

    5. Le collectif accuse-t-il le Shtandart de propagande ?

    Le collectif documente l’utilisation du Shtandart dans des dispositifs de communication, de représentation diplomatique et dans la narration de l’imaginaire impérial russe, sur la base de sources publiques et vérifiables.

    Il ne s’agit pas d’une accusation pénale, mais d’une observation analytique étayée par des faits, des publications officielles et des relais médiatiques.

    6. Pourquoi le Shtandart est-il concerné par les sanctions européennes ?

     Les sanctions européennes s’appliquent à :

    • des entités,
    • des actifs, et
    • des dispositifs

    qui contribuent, directement ou indirectement, aux intérêts stratégiques de la Fédération de Russie.

    Les répliques de navires historiques sont explicitement visées par ce cadre juridique.

    7. Le collectif cherche-t-il à empêcher des individus de naviguer ou à donner des leçons de morale ?

    Non. Le collectif ne se substitue pas à la conscience individuelle.

    Il rappelle simplement que, dans l’espace juridique européen, le respect du droit s’impose à tous, quelles que soient les motivations personnelles ou les appréciations subjectives.

    8. Pourquoi le collectif ne répond-il pas indéfiniment aux demandes de « preuves » ?

    Le collectif met à disposition une documentation publique abondante et sourcée.

    Il n’a pas vocation à :

    • reformuler sans cesse les mêmes analyses,
    • répondre à des demandes de preuve relevant du pénal ou du renseignement,
    • ni participer à des débats spéculatifs.

    9. Que doivent faire les personnes souhaitant embarquer sur le Shtandart ?

    Le collectif n’émet aucune directive individuelle.

    Il appartient à chacun de prendre ses décisions en connaissance du droit applicable, des sanctions en vigueur et des conséquences juridiques possibles.

    10. La position du collectif peut-elle évoluer ?

    La position du collectif ne pourra évoluer que si :

    • le cadre juridique européen est modifié, ou
    • de nouvelles décisions juridictionnelles sont rendues.

    En l’absence de tels éléments, la position reste stable et définitive.

    Note de publication : Cette FAQ est destinée à l’information publique et reflète la position de No Shtandart in Europe. Elle n’est mise à jour qu’en cas de modification légale ou réglementaire.


    Deuxième courrier reçu de « Fabio Caeso Gallus », auquel il est répondu

    De: Fabio Caeso <caeso.fabius.gallus@bernardgrua44>
    à: No Shtandart In Europe <noshtandartineurope@gmail.com>
    Date: 15 déc. 2025 07:01
    Objet: Re: Demande de documentation & preuves du lien Shtandart-Russie

    Je vous remercie pour votre réponse détaillée et pour le temps que vous avez consacré à m’éclairer.

    Je dois avouer que certains passages me laissent perplexe et j’aimerais vous demander quelques précisions si vous en avez l’occasion.

    Vous écrivez :
    « Son exploitation sert les objectifs stratégiques et informationnels de la Fédération de Russie, comme l’attestent les documents officiels et analyses spécialisées. »
    De quels documents exactement s’agit-il ? J’ai lu les articles que vous avez mentionnés, mais je ne trouve pas de preuve directe que le navire lui-même, ou son équipage, agit sur instruction du Kremlin. Est-ce que ces documents sont des rapports d’agences de renseignement, des déclarations officielles russes, ou des analyses d’experts ? Cela me trouble car je ne vois pas de lien direct entre le bateau et un agenda politique russe, même si la Russie le défend, ce qui semble plutôt à l’avantage de la russie que du bateau.

    Concernant le documentaire que vous mentionnez, est-il possible qu’il s’agisse simplement d’un moyen de financer les opérations du navire, plutôt que d’un outil de propagande ? Le capitaine semble chercher des moyens de survivre financièrement, et le documentaire pourrait être une tentative de capter des fonds, sans intention politique.

    Vous écrivez aussi :
    « Son exploitation sert aujourd’hui un appareil d’influence hostile aux valeurs européennes. »
    Je comprends que le capitaine agit de manière provocatrice, en défiant les sanctions et en entrant dans des ports sans autorisation. Mais est-ce que cela suffit à dire qu’il sert un appareil d’influence ? Y a-t-il des preuves que des idées pro Poutine ou anti Ukraine sont enseignées ou diffusées à bord ? Ca m’inquiéterait beaucoup. Ou que des membres d’équipage sont recrutés ou formés pour servir un agenda politique ?

    Malgré tous les documents que vous m’avez transmis, je n’arrive toujours pas à répondre à ma question initiale : comment le Shtandart sert-il les intérêts du Kremlin ? Est-ce par des missions diplomatiques, des contacts avec des officiels russes, des financements cachés, ou autre chose ? J’ai un peu du mal à comprendre la notion de soft power que vous invoquez souvent d’ailleurs.

    Sinon, en réflechissant à tout cela, je me demande ce que deviendra ce bateau d’ici quelques années. Va-t-il retourner en Russie, ou finira-t-il en cale sèche dans un port de Turquie, faute de moyens ou de soutien logistique ? Le capitaine semble vouloir continuer à naviguer, mais sans port d’attache stable en Europe, sa survie me paraît incertaine.

    Merci pour votre attention,

    Bien cordialement,

    Fabio


    Capture écran du deuxième courrier reçu de « Fabio Caeso Gallus »

    Fabio Caeso, caeso.fabius.gallus@gmail.com, Demande de documentation & preuves du lien Shtandart-Russie

    Réponse initiale au premier courrier de « Fabio Caeso Gallus »


    Annexe : note d’analyse de la correspondance de « Caeso Fabius Gallus »

    Pseudo : « Caeso Fabius Gallus » (adresse : caeso.fabius.gallus@gmail.com)

    1. Objet de la note

    Cette note vise à analyser la correspondance reçue sous le pseudo « Caeso Fabius Gallus », afin de préciser :

    • le degré de spontanéité et de bonne foi de la demande,
    • la nature et le contexte de la demande,
    • la cohérence des questions posées,
    • les intentions plausibles sous-jacentes,
    • la conduite appropriée du collectif.

    2. Traçabilité de l’adresse électronique

    Les recherches publiques montrent que :

    • l’adresse caeso.fabius.gallus@gmail.com n’apparaît dans aucune parution publique identifiable,
    • aucune occurrence n’a été trouvée sur forums, réseaux sociaux ou plateformes techniques,
    • sa seule présence publique connue résulte de publications du collectif lui-même.

    Conclusion partielle :
    L’adresse semble créée spécifiquement pour cet échange ou utilisée de façon ponctuelle et dissimulée.

    3. Analyse du pseudo

    Le pseudo « Caeso Fabius Gallus » :

    • est d’inspiration latine classique, à connotation érudite,
    • sans lien apparent avec un usage courant, maritime ou générationnel,
    • est manifestement élaboré et réfléchi.

    Conclusion partielle :
    Il traduit une volonté de distanciation identitaire et de contrôle de la mise en scène discursive. Il ne correspond pas à une démarche personnelle naïve ou ordinaire.

    4. Analyse du contenu et de la dynamique argumentative

    L’examen des messages révèle :

    • reformulation répétée des mêmes questions sous différents angles,
    • déplacement systématique du cadre d’analyse :
      • du droit vers l’intention,
      • des faits documentés vers la preuve pénale,
      • des sanctions vers la morale individuelle,
    • insistance sur l’absence :
      • d’ordres directs,
      • de discours explicites,
      • de missions formalisées.

    Ces éléments correspondent à des schémas classiques de neutralisation, visant à :

    • relativiser le raisonnement juridique,
    • imposer un standard de preuve inadapté,
    • créer une zone de controverse ou polémique.

    5. Réponse du collectif

    Le collectif :

    • reste strictement dans son mandat légal,
    • s’appuie exclusivement sur :
      • le droit de l’Union européenne,
      • des faits publics et documentés,
      • des décisions administratives et juridictionnelles,
      • refuse toute personnalisation, spéculation ou débat d’intention.

    Cette posture est juridiquement cohérente, stratégiquement stable et robuste face aux tentatives de déplacement du débat.

    6. Évaluation des intentions probables

    Sans attribution personnelle, il apparaît que :

    • la démarche ne vise pas prioritairement l’information,
    • elle tend à produire :
      • de la matière polémique,
      • des éléments exploitables discursivement,
      • un affaiblissement du cadre juridique.

    L’hypothèse d’un interlocuteur agissant comme relai ou intermédiaire argumentatif est cohérente avec les faits observés.

    7. Conduite ultérieure

    Il est décidé de :

    • ne pas prolonger l’échange au-delà des réponses publiques fournies,
    • renvoyer systématiquement vers la FAQ du collectif,
    • s’abstenir de toute discussion individualisée ou réactive,
    • considérer toute relance comme une stratégie de diversion.

    8. Conclusion

    Cette analyse confirme que :

    • la solidité de la position du collectif repose sur des éléments tangibles, vérifiables et juridiques,
    • l’interlocuteur s’inscrit dans une logique narrative et interprétative,
    • l’asymétrie est nette : le droit contre le récit.

    Aucune action supplémentaire ne sera entreprise.










    Publié par Bernard Grua

    Graduated from Paris "Institut d'Etudes Politiques", financial auditor, photographer, founder and spokesperson of the worldwide movement which opposed to the delivery of Mistral invasion vessels to Putin's Russia, contributor to French and foreign media for culture, heritage and geopolitics.

    2 commentaires sur « Position ferme, zéro polémique : le collectif No Shtandart in Europe répond une deuxième fois au solliciteur anonyme »

      1. C’est un mode opératoire que nous avons déjà rencontré. J’ignore qui est cet individu se présentant sous ce nom romain. Je ne cherche pas à le savoir. Nous n’avons pas à faire de procès d’intention ou de spéculations. Nous n’avons pas à nous embarquer dans des polémiques ou à ignorer des personnes de bonne foi.

        Nous devons nous en tenir à notre ligne constante : la loi ainsi que les faits, rien que les faits. Quand un journaliste veut pimenter son texte il m’arrive d’entendre « alors vous pensez que »… Je réponds systématiquement que je ne suis qu’un chercheur et un passeur de sources primaires vérifiables.

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