Articles de Bernard Grua

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Photographies du film « Cold War » de Pawel Pawlikowski

Sélection de photographies du film noir et blanc, Cold War, réalisé par Paweł Pawlikowski, prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2018.

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Cold War (Zimna wojna), est un film dramatique polonais tourné en noir et blanc, écrit et réalisé par Pawel Pawlikowski en 2018. Il a remporté le prix de la mise en scène au festival de Cannes. Les deux acteurs principaux sont Joanna Kulig (Zuzanna Michon dite Zula) et Tomasz Kot (Wiktor Warski). Chaque image est, en elle même, une photographie non seulement belle mais aussi magnifiquement composée et somptueusement éclairée.

Cette galerie a pour objet de faciliter l’analyse de ces différentes images du point de vue de la technique photographique. Les photos sont issues des trois publications suivantes: « Zimna Wojna » (2018) sur Poral EU ,  « Холодная война » (2018) sur KinoFilms.UA. et de « Zimna Wojna » na Festiwalu w Cannes de la ŁÓDŹ FILM COMMISSION. Une collection plus complète des photos du film est visible sur Pinterest: « Photographies du film « Cold War », 2018, par Paweł Pawlikowski »

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La cathédrale de la Dormition à Iaroslavl, Russie d’Europe

Pourquoi une photo de la cathédrale de la Dormition à Iarosolavl est-elle si populaire?

De façon relativement inexplicable,  une photo de la cathédrale de la Dormition prise en été, à Iaroslavl, est la troisième prise de vue en terme de popularité de ma galerie comptant plus de deux milles clichés. Continuer à lire … « La cathédrale de la Dormition à Iaroslavl, Russie d’Europe »

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Sibérie: la mine perdue de Batagol et le pays secret des Soyots

A la différence de leurs confrères étrangers, les découvreurs français ont peu participé à l’exploration de la Sibérie. Pourtant, il en existe un, aujourd’hui méconnu, qui mériterait, tant en France qu’en Russie, d’être étudié. Au milieu du dix-neuvième siècle, l’aventure romanesque mais bien réelle, de Jean-Pierre Alibert a laissé, localement, d’importants souvenirs qui ne demandent qu’à être partagés.

Caravane de traineaux transportant les provisions, près du poste Kanginsky, aux frontières de la Chine, 18 mars 1849. Album : Souvenirs de Sibérie, 1840-1862 Jean-Pierre Alibert, 1820-1905 Géologue, découvreur et exploitant de mines de graphite en Sibérie. Gouache signée Carl. Wolff Expédition scientifique / Paysage
Caravane de traîneaux transportant les provisions, près du poste Khanginsky, aux frontières de la Chine, 18 mars 1849. – Album : Souvenirs de Sibérie, 1840-1862 Jean-Pierre Alibert – Gouache signée Carl. Wolff  © Musée des arts et métiers-Cnam, Paris / photo M. Favareille  (Note: à cette époque, la Mongolie faisait partie de l’empire chinois)

Batagol, une mine perdue au fond des monts Saïan orientaux

Intérieur de la mine de graphite de Batougol (monts Saïan, Sibérie), découverte en 1847 et exploitée par Jean-Pierre Alibert. Planche tirée de La mine de graphite de Sibérie découverte en 1847 par M. J.-P. Alibert, Paris, Poitevin, 1865.
Intérieur de la mine de graphite de Batagol (monts Saïan, Sibérie), découverte en 1847 et exploitée par Jean-Pierre Alibert. Planche tirée de La mine de graphite de Sibérie découverte en 1847 par M. J.-P. Alibert, Paris, Poitevin, 1865. CC Hadrianus13

En Sibérie, près de la frontière mongole, sur le plateau de l’Oka (Okinksy Rayon), au cœur de la solitude des monts Saïans orientaux, le temps ne s’est pas arrêté. Mais, au cours de nos pérégrinations, dans le pays secret des Soyots je n’ai pas croisé un seul habitant, connaissant ma nationalité, sans qu’il ne mentionne la mine de Batagol fondée par le Français, Jean-Pierre Alibert, en 1847. On n’oubliait pas non plus de me rappeler qu’un des descendants de ce découvreur a cherché la mine, sans succès.

Sans même connaitre cet épisode historique, voilà plus de deux ans que je souhaitais aller dans l’Okinsky Rayon, le « petit Tibet russe ». On le disait ignoré des touristes et des Occidentaux. Aucun de mes amis et contacts russes, y compris ceux d’Irkoutsk, n’y avait jamais posé les pieds. Sans réseau, en Russie, le voyageur étranger n’est rien. A l’inverse, un bon tissu relationnel y ouvre des horizons insoupçonnés.  A force d’écrire et d’en parler, j’ai été recommandé à Andreiy Bezlepkin, un photographe de Tver, qui, en juillet 2008, pour la deuxième fois consécutive, retournait dans ce lieu étonnant. J’ai donc eu la chance de rejoindre son équipe russe mais j’étais loin d’imaginer ce que j’allais y apprendre. Continuer à lire … « Sibérie: la mine perdue de Batagol et le pays secret des Soyots »

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Repost: Reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne : ils veulent faire les médiateurs avec le voleur

Initialement publié sur Comité Anne de Bretagne :
© Frédéric Girou / Ouest-France Note du Comité Anne de Bretagne. Vous trouverez ci-dessous les articles parus sur les sites de France 3 Bretagne et France 3 Pays de Loire. La comparaison est assez sidérante sur le ton et le contenu ….. Encore un effet de la partition…

On se dit que la comparaison réalisée par le « Comité Anne de Bretagne » est simplement outrageuse. On ne peut qu’imaginer que le texte de « France 3 Pays de la Loire » est un fake. On est prêt à lire et à entendre beaucoup de choses de la part d’une fausse région, qui nous a habitués au factice. Mais là c’est trop. C’est impossible.
Par acquis de conscience, on va voir les communiqués respectifs. Et là, on se dit qu’il est urgent que ce cirque arrête. Il est plus que temps que la Bretagne retrouve la maîtrise de son unité millénaire, de son histoire, de ses racines et de sa culture.

Comité Anne de Bretagne

© Frédéric Girou / Ouest-France © Frédéric Girou / Ouest-France

Note du Comité Anne de Bretagne. Vous trouverez ci-dessous les articles parus sur les sites de France 3 Bretagne et France 3 Pays de Loire. La comparaison est assez sidérante sur le ton et le contenu ….. Encore un effet de la partition du territoire breton.

France 3 Bretagne, 15 avril 2018

Le collectif « Anne de Bretagne 2014 » lance un appel aux voleurs du reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne. Il se propose de jouer l’intermédiaire avec le voleur.

« Il y a une chance sur 100 pour que ça aboutisse, mais il faut la tenter. » Jacques-Yves Le Touze, coordonnateur du collectif « Anne de Bretagne 2014 » est déterminé et ne souhaite rien lâcher. Après le vol de ce « symbole exceptionnel du patrimoine breton et français« , dans la nuit de vendredi à samedi, il souhaite passer à l’action.

Pour cela, il propose de…

Voir l’article original 342 mots de plus

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Qui est Taras Beniakh, l’Otaman de la tchaïka cosaque « Presviata Pokrova »? Interview par bernard Grua

Taras Beniakh s’intéresse aux autres. Quand il parle, il s’agit généralement de l’Ukraine, de création artistique, de la tchaïka (appelée la « galère ukrainienne, à Pont-Aven), de son équipe, re-devenue équipage, ou de nombreux lieux et connaissances, qui lui sont chers. Cet homme, grand par l’esprit et petit par la taille, court toujours et partout. Il ne prend pas le temps de donner de détails sur lui-même. Communiquant chaleureux et extraverti mais personnalité discrète, peut-être ne le juge-t-il pas nécessaire? Pourtant, aujourd’hui, cet « étonnant voyageur » a accepté de répondre aux questions que nous sommes nombreux à nous poser.

Taras halant sur l’étai pour le mâtage de la tchaïka, Pont-Aven 19/08/2017

Le Ruthène d’Europe centrale, familier des forêts et des montagnes, devenu loup de mer, constructeur naval reconnu par ses pairs ainsi que Breton de cœur, nous raconte sa genèse de citoyen du monde. Il nous décrit son intégration dans une grande communauté maritime, qui n’a pas de frontière. L’Otaman nous fait entrer dans l’intimité humaine d’un chantier mené à des milliers de kilomètres de son foyer, dans ce Finis Terrae pontavénien, où il retrouve une partie de ses racines. Il nous fait part des difficultés qu’il lui reste à surmonter avant de pouvoir accomplir la vision qu’il a pour « Presviata Pokrova », armée par une sotnia de Cosaques, ambassadrice marine du pays héritier de la noble et ancienne Rous’ Kiévienne, gardienne de la route des Varègues aux Grecs.

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Comment Bernard Grua, prit fait et cause pour l’Ukraine ?

Le troll n’est pas, comme on a trop souvent tendance à le penser, un individu qui se contente de poster, sur les réseaux sociaux, des commentaires injurieux, insultants, pervers et/ou diffamatoires. Il en existe une catégorie de déviants, qui cultivent le trollisme sur leurs blogs. Voici l’exemple concret de construction, par un troll, d’un profil virtuel diffamatoire, d’autant plus intéressant, qu’il repose sur quelques éléments très simples mais qui savent parfaitement toucher le lectorat auquel ils s’adressent. Il s’agit d’un « papier » produit par le troll Laurent Courtois dont le titre est : « Comment Bernard Grua, pris fait et cause pour l’Ukraine ? ».
Courtois Laurent tient un blog diffamatoire, « Chronique de la (Ukr)haine ordinaire ». Il a brièvement envoyé quelques papiers à Novorossia Today, de Donetsk dans le Donbass occupé. Il sévit, aujourd’hui, sur Agoravox, site web hébergeant principalement de la « ré-information ».

Le fake du troll Laurent Courtois, néo-nazi, par Bernard Grua
Rue de l’Institut Kiev 18 février 2014 – Photo Bernard Grua

1. Le monde vit une phase de transition caractérisée par une absence d’ Etat de droit dans la sphère numérique…

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Réunification bretonne, l’otage des droites et des gauches extrêmes

La manifestation nantaise pour la réunification de la Bretagne a été annulée ce jour. Les dirigeants du mouvement « Bretagne Réunie » l’ont tué pour avoir flirté avec les extrêmes et expulsé les bonnes volontés.

Bernard Grua Manifestation nantaise réunification 19 avril 2014

« Bretagne Réunie » était devenue un brouet peu recommandable comme je l’ai écrit, il y a déjà longtemps, à Herri Colliot. Le mouvement a toléré, en son sein, des individus particulièrement ignobles. Ce que l’on pouvait lire dans les groupes FB de « Bretagne Réunie » battait des records d’analphabétisme, d’insultes, de haine et de menaces. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu les modérateurs et cadres du mouvement. Mais ces derniers ont laissé la gangrène mettre dehors ceux qui voulaient construire et non pas seulement invectiver.

Sans surprise, la manifestation nantaise, pour la réunification, de ce jour, le 30 septembre 2017, a été annulée en raison de la crainte d’y voir la droite extrême la plus infréquentable régner en maîtresse des lieux avec, en miroir, une extrême gauche à la recherche de l’affrontement, auto-proclamée « antifa », familière de ravages destructeurs, dans le centre de Nantes.

Le résultat en est que la droite française nationaliste extrémiste, dans le fond anti-régionaliste, a tenté de récupérer le mouvement breton pour s’en prendre « au système ». Elle a quasiment réussi mais elle hérite d’un cadavre. « Bretagne Réunie » est morte pour avoir flirté avec l’innommable. Elle s’est sabordée aujourd’hui.

La cause de la ré-unification sera portée par d’autres. C’est eux qu’il faudra trouver et soutenir. Le temps presse. La déculturation de la Loire Atlantique et la jacobinisation des nouveaux arrivants progressent à grands pas.

Bernard Grua, Nantes, 30/09/2017

 

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Anne de Bretagne et François II, embrasent le coeur de Nantes, 14 juillet 2017

Quelques réflexions bretonnes sur une Fête Nationale, célébrant la Révolution dans le château des derniers souverains de la Bretagne indépendante. Quand un feu d’artifice, du 14 juillet, est inconsciemment détourné par ses auteurs pour rendre hommage à Anne de Bretagne et à son père François II.

Feu d'artifice, Nantes, Bernard Grua
Feu d’artifice du 14 juillet au châteaux des ducs de Bretagne Nantes, Bretagne, 14/07/2017

Un spectacle magnifique; un cadre historique et emblématique

Nantes, le 14 juillet 2017, à la tombée de la nuit, sous un ciel superbe, dans un cadre majeur, historique et emblématique de la Bretagne, le spectacle fut magnifique. Voilà qui changeait du lieu habituel face aux éléphantesques hangars, abris de coûteuses et éphémères machines. Selon la majorité des spectateurs, ce fut le plus beau feu d’artifice jamais vu à Nantes. Les motifs de sécurité, imposant cette re-localisation, ont conduit à un heureux choix. Mais est-ce tout? Au delà de sa dimension esthétique, cette fête ne pouvait pas laisser indifférent et ne pas conduire à d’autres visions, enracinées dans la substance même d’un pays qui, aujourd’hui, est amputé et orphelin de son propre Etat.

Fin de l'heure bleue et début du feu d'artifice du 14 juillet, Nantes © Bernard Grua

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Open letter to DSNEWS.UA

This is a pro-Ukraine French activist’s reaction about the misleading and unfair interview, regarding France, given by Anna Jaillard-Chesanovska to M. Aleksei Kaftan on DSNEWS about the condamnation for defamation against Paul Moreira.

Request for clarifications about: « У ФРАНЦІЇ РЕТРАНСЛЮЮТЬ ПУТІНСЬКУ ПРОПАГАНДУ,БО ДОСІ НЕ ЗМИРИЛИСЯ ЗІ СВОЇМ МИНУЛИМ »

Dear Madam, dear Sir,

I have read the interview of Ms Jaillard-Chesanovska by M. Aleksei Kaftan. I would like to express, here, the way I understand it.

Like Moreira’s movie, this interview gives just one partial aspect of the issue and leads to confusing generalisations. First of all, we have to remember that it was not the trial of Moreira’s movie. It was a personal case between M. Moreira and Ms. Jaillard-Chesanovska. The court did not pronounce itself about Moreira’s movie. It was not the question. It was not the goal. It is not a question of freedom of speech. It is a question of defamation from Ms. Jaillard-Chesanovska. It is the reason why Moreira sued Ms Jaillard-Chesanovska. The court decision is only about this defamation..

Readers of this article have to know that a very large number of respected actual journalists and researchers from France took documented positions against M. Moreira’s movie. They made it on a professional way and not only emotional positions. They relied on facts and not personal animosity, frustrations and assumptions. These professional journalists and researchers have been heard. They sunk Moreira’s credibility. They have not been sued.
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Notre Dame de la belle verrière un merveilleux ensemble du XIIe qui participe à la renommée internationale de la cathédrale de Chartres

Notre Dame de la Belle Verrière est un exceptionnel vitrail roman, pièce majeure, des merveilles de la cathédrale de Chartres.

Chartres, Notre Dame de la belle verrière © Bernard Grua 2010

Un vitrail admiré depuis des siècles

Depuis l’origine, cette représentation de Marie fut l’objet d’une grande vénération, mais ce n’est qu’à partir du XVe siècle que ce vitrail fut appelé « Belle Verrière ». Cette appellation reflète l’admiration qu’on a toujours eue pour ce merveilleux ensemble qui participe à la renommée internationale de la cathédrale de Chartres.

Le bleu de Chartres

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Pêche aux poulpes à Kerkennah

Tunisie, petite pêche côtière, à la drina, sur le plateau sous-marin des Kerkennah. Un métier en évolution d’où disparaissent les outils traditionnels dans un environnement fragilisé.

Une voûte bleue, des étoiles filantes plongeant dans la brume

Il est cinq heures et demi du matin ce vendredi 30 septembre 2016. Le Raïs kerkennien Fathi Djebel, d’El Attaya, est en route depuis plus d’une heure sur sa felouque motorisée.Dès le départ, son premier geste a été d’allumer son canoun, avec du charbon de bois, sur lequel il préparera en permanence un thé très sucré. Outre son charbon, il a l’essentiel a porté de main: eau, biscuits, cigarettes. Son téléphone portable lui sert de lampe de poche. Dans une heure et demi, il sera sur les lieux où il a placé ses centaines de « drinas » (nasses) en plastique qui ont remplacé les gargoulettes en terre cuite de Djerba pour piéger le poulpe. Des étoiles filantes chutent du ciel constellé mais une brume basse mouille le bateau. Fathi n’a pas de carte, pas de compas de route. Pour l’instant il fait cap plein Est. Il retrouvera ses pièges grâce à un petit GPS de voiture indiquant que son diesel le propulse à une vitesse de 8 km/h. Continuer à lire … « Pêche aux poulpes à Kerkennah »

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Tchaïka, travaux nécessaires et contraintes rencontrées avant une remise en eau

English Summary  (Article en français, ci-dessous)
According to Taras Beniakh, 70% of the reconstruction work was carried out between the middle of June 2016 and the end of July 2016. The 30% last part should be performed on March 2017 if the team can obtain the mandatory visas from the French Embassy in Kyiv, which is hardly eager, even reluctant, to do so, despite the encouraging tweet posted on August, 4, 2016. It should be added that 60 000 Grivnas (or 2 100 Euros) are required to cover the last costs. The main part of theses expenditures concerns the cost of the crane to put back the chaïka on to the water. Gifts can be done, here (in Ukrainian): https://biggggidea.com/p…/kozatska-chajka-presvyata-pokrova/
If the last issues are lifted, then the Cossacks reconstruction work can be completed during the spring of 2017, so that the tchaika « Presviata Pokrova » will be able to sail off shore during next summer and to attend maritime festivals in Ireland, one of the only two countries (the other one being Estonia), which she did not already visit as of today. Ukraine friends from Ireland, can you please share this information to Irish sailors aware of the maritime festivals schedule in their country next summer? Any information is welcome. Continuer à lire … « Tchaïka, travaux nécessaires et contraintes rencontrées avant une remise en eau »

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Quelques confidences de la tchaïka Presviata Pokrova

En cet été 2016, à Palette-Aven, l’Otaman, c’est Taras. Il est épaulé par le savoir-faire de Myron Humenetskyy et par une équipe de jeunes volontaires ukrainiens. Au cours d’un rare instant de repos qu’ils s’autorisent, en face d’une tasse de café, à tour de rôle, Myron et Taras racontent ce qu’ont été et ce que continuent à représenter, pour eux, les expéditions de Presviata Pokrova. Continuer à lire … « Quelques confidences de la tchaïka Presviata Pokrova »

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Quand un Français du XVIIe siècle nous parle de la tchaïka cosaque

Description de la tchaïka cosaque (appelée parfois « galère ukrainienne ») par le cartographe français du XVIIe siècle, Levasseur de Beauplan

* Les astérisques renvoient au glossaire en fin d’article
Українською мовою

Description d'Ukraine
Титульний аркуш першого видання «Опису України» (Руан, 1651)

On dispose de peu d’éléments d’informations sur les tchaïkas, navires des Cosaques zaporogues du XVème au XVIIème siècle. Il est assez intéressant d’observer que nous devons ces renseignements à un ingénieur français,   Guillaume Le Vasseur de Beauplan, qui fut au service du roi de Pologne entre 1630 et 1647. Dans sa  » Description d’Ukranie, qui sont plusieurs provinces du Royaume de Pologne« .Contenues depuis les confins de la Moscovie, jusques aux limites de la Transilvanie. » Il en fait une présentation fort précieuse.

« Quand ils (les Cosaques) ont dessein d’aller en mer… ils s’acheminent à leur Sczabenisza Worskowa (quartier général dans la Sitch, leur forteresse située sur une île en aval des chutes du Dnipro) qui est leur rendez-vous. Continuer à lire … « Quand un Français du XVIIe siècle nous parle de la tchaïka cosaque »

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Burkini et société arabo-musulmane traditionnelle

Chez nous à Kerkennah, les femmes ont toujours occupé un rôle très développé dans la société et la femme a été toujours respectée pour ses réalisations dans son foyer mais également dans l’agriculture et parfois même dans la pêche. Nos femmes ont toujours joui de la confiance de leur mari et leurs enfants ; elles n’ont ni besoin de limites imposées ni de gardiens; elles sont souvent capables de gérer la vie de leur famille totalement, en l’absence de leur mari, employé dans le secteur de la pêche.

Vouloir nous séparer en introduisant des habitudes d’exclusion, importées par des pays vivant à l’ère de l’obscurantisme, ne nous ressemble pas ; au contraire il va nous déraciner et introduire des habitudes qui nous sont étrangères. Soyons vigilants pour éviter la transformation de nos qualités.

Burkini, le délire occidental

Comme conséquences d’un certain nombre d’arrêtés municipaux faisant suite à l’attentat de Nice et à des heurts sur une plage corse, chacun y est allé de son post sur le burkini. Ceux qui ne voulaient pas en parler… se sont quand même exprimés en disant que c’était un sujet ridicule. Certains journalistes peu courageux, plutôt que de s’engager ont souhaité, malgré tout, surfer sur ce thème largement médiatisé pour grappiller, eux aussi, un peu d’audience. Alors, ils ont collecté, dans la presse anglo-saxonne, tout ce qui tournait la France en dérision sur cette affaire. D’autres font de l’humour à « trois francs six sous », refusant de s’interroger sur une question de société, se prétendant au-dessus de la mêlée, mais ne renonçant pas à exploiter le bon filon. Pourtant, il doit bien exister des opinions autres que françaises qui contredisent cette « volée de bois vert »? On doit pouvoir trouver quelque part des tentatives d’explication? Le monde entier n’a jamais été unanime. Le monde entier ne se complait pas seulement dans le « French bashing ».
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Tchaïka, la diplomatie fraternelle des Cosaques en Bretagne

A Pont-Aven, petite ville bretonne du Finistère, une équipe d’Ukrainien a entrepris la restauration d’une Tchaïka, bateau emblématique de l’histoire ancienne et contemporaine de leur pays. On l’y connait sous l’appellation de « la galère ukrainienne ».

Article rédigé par Bernard Grua pour Ukraine Crisis Media Center (UCMC)

L’Ukraine est aujourd’hui victime d’un conflit oublié. Les épreuves qu’elle traverse se noient dans les infortunes qui frappent certaines parties du monde et les aléas de la vie quotidienne, auxquels chacun est confronté. C’est pourquoi l’Ukraine doit se faire connaître. Pour y arriver, elle a besoin d’espoirs, de victoires pacifiques et d’amis. Gagner les cœurs et le respect, c’est bien ce qu’ont réussi à faire, dans une petite ville bretonne, les bénévoles de l’association « Tovarystvo Kish » venus de Lviv. Continuer à lire … « Tchaïka, la diplomatie fraternelle des Cosaques en Bretagne »

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Calomnie, diffamation, menaces de violence et autres outils au service de la peste brune

34bad6fb01b48c75836269fc38bdd8ceQuelques articles dans « Libération » de ce weekend (12 & 13 septembre 2015) qui montrent des méthodes de harcèlement et de menaces ayant fait leurs preuves dans le domaine de l’art et qu’aujourd’hui on retrouve mises en oeuvre par la fachosphère contre ceux qui ne partagent pas leur admiration pour le régime criminel de Vladimir Poutine. On y relève une duplication parfaite, dans le même but: tuer l’expression qui dérange. Continuer à lire … « Calomnie, diffamation, menaces de violence et autres outils au service de la peste brune »

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À propos de Maïdan, un Nantais à Kyiv

1. L’Ukraine une « Petite Russie »?

#EuroMaydan, Kiev, Ukraine - 22/12/2013
Maïdan, Kyiv, 22/12/2013, photo Bernard Grua DR

J’ai voyagé dans différents pays de l’ex-URSS, Tajikistan, Kirghizstan, Ouzbékistan et, bien sûr, Russie. J’ai visité ce dernier pays de nombreuses fois, principalement la Sibérie, en été et en hiver.

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Souzdal, Russie, Décembre 2010

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Maïdan, petite brisure d’écorce calcinée et meurtrie, ne rompt pas

La journée du 18 février 2014

Berkuts- Rue chovkovytchna – Kyiv 18/02/2017 – Photo Bernard Grua
Berkuts 18/02/2017 Ph. Bernard Grua

Il faut, tout d’abord, présenter deux catégories d’individus qui ont joué un rôle important. Les Berkouts sont des policiers anti-émeute choyés par le pouvoir de Ianoukovitch. Ils forment une sorte de garde prétorienne.

Les Titouchky, pluriel de Titouchko, sont des jeunes voyous payés par le pouvoir pour créer du désordre et de la violence, ceci allant jusqu’ au meurtre et jusqu’ à la torture, afin de justifier la répression des forces de sécurité, terroriser les activistes et discréditer la révolution. Au cours de la matinée du 18 février 2014, une importante foule a quitté Maïdan pour manifester devant la Rada (le Parlement). Plutôt que de s’y rendre directement, elle s’est vue imposer un large détour pour remonter presque l’intégralité de la rue de l’Institut (Institutskaya Vulitsia), avant de rejoindre le Parc Marinsky en tournant par la rue Kriposniy. Toutes les rues latérales sur la gauche de celle de l’Institut étaient barrées par des camions derrière lesquels se trouvaient des compagnies de Berkouts. Plus loin, sur la droite, et en retrait, se trouvait aussi un très large groupe de Titoushky et de Berkouts pour tenir le terrain menant au bâtiment de l’administration présidentielle. L’étirement de cette foule importante, la rendait sujette à des embuscades, à une prise en étau et à une atomisation en plus petites cellules. Aujourd’ hui, certains se demandent si cela n’était pas un piège délibéré et si des provocateurs n’étaient pas chargés de mettre le « feu aux poudres ».
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La jeune fille au foulard rouge

Jeune femme de la défense civile de Maidan sur la rue Krechtchatik, le 16 févier 2014

Question d’ Olesia Fediv (Ivano-Frankisk, Ukraine ), réponse de Bernard Grua (Nantes, Bretagne, France)

Cette photo avec la fille de la défense d’ Euromaidan est incroyable. Est-ce qu’on peut dire que la photo signifie la perte de la peur et la libération? Continuer à lire … « La jeune fille au foulard rouge »

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Permafrost, the perpetual frozen ground, archive of our planet

Eastern Sayan: Batagol Mine - Deep in permafrost- Credit: Ekaterina Smirnova
Eastern Sayan: Batagol Mine – Deep in permafrost- Credit: Ekaterina Smirnova

This is the follow-up of a chat I had about permafrost with Marina from Sakha The information presented below comes from « Siberian BAM guide« , by Athol Yates and Nicholas Zvegintzov, Traiblazer edition 2001, page 238. Continuer à lire … « Permafrost, the perpetual frozen ground, archive of our planet »

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Quand il pleut sur les chameaux

Voici une petite chronique de mes jours passés devant la cheminée, sous l’arbre de ce Noël 2007. En fait à Douz, oasis saharienne, la plus grande palmeraie de Tunisie, où je me trouvais, les cheminées, il n’y en a pas. Continuer à lire … « Quand il pleut sur les chameaux »

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Tusion, the hidden gem of Pamir

During the first days of August 2013, while I came back from Afghanistan, I met with Zhandiya from “PECTA” in Khorog. She was surprised to see such a fast return. I explained what limited my trip in Afghanistan. I said I wanted to get off tourist tracks and I wanted to share the life of local people. She suggested me to go to Tusion, which is a beautiful village in a scenic environment. Moreover, Tusion, not far from Khorog, is accessible by marshrutka.

Tusion, a Pamiri village

Tusion is a wide village situated on Sharldara River a tributary of the Shakhdara (ending in Khorog, in Gunt River). It is spread in numerous settlements on a part of the Eastern slope of the Ishkashim Range. Continuer à lire … « Tusion, the hidden gem of Pamir »

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Pattaya, the reverse side of an “exotic” paradise

The call of Asia

B_ Grua 20090105b_035 (c) Bernard Grua - Copies ForbiddenWhen I was a child, I listened to my very old great-grand-uncle, a former Navy officer, a former optic inventor and finally a Benedictine monk. He talked me the unsurpassed beauty of Along Bay he discovered with the French Navy more than 100 hundred years ago. Continuer à lire … « Pattaya, the reverse side of an “exotic” paradise »

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« Hay qué precioso lo del flamenco!! »

Madrid, l’héritière infortunée

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Metropolis, Madrid

Passer une semaine, en février, à Madrid est une perspective agréable. Toutefois, Madrid, en tant que capitale, n’a pas de chance. Barcelone est une ville de taille équivalente. Elle est bordée de plage. Elle a un patrimoine architectural très supérieur. Le « Bari Gotic » est le centre médiéval le mieux conserve d’Europe. A la fin du XIXème, Madrid a tenté de se donner un lustre capital dans une architecture « pompier » que l’on retrouve partout, y compris sur le « Ring » de Vienne.

Continuer à lire … « « Hay qué precioso lo del flamenco!! » »

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Informations sur Jean-Pierre Alibert et les Soyots – Information about Jean-Pierre Alibert and the Soyot People

Information sur le Français Jean Pierre Alibert, sur la petite nation des Soyots et sur l’Okinsky Rayon dans les monts Saïan orientaux.

Supplément à l’article: « Sibérie: la mine perdue de Batagol et le pays secret des Soyots »  Continuer à lire … « Informations sur Jean-Pierre Alibert et les Soyots – Information about Jean-Pierre Alibert and the Soyot People »

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Visiting Baikal Lake in winter – February/March 2007

Back to Baikal

225519_10150182573279803_843286_nAfter my Transiberian trip in Summer 2006, I was back on Baikal Lake between February 23 and March 11, 2007. I want to say a very special thank to those who helped me to prepare it. Because of them, I could plan everything, without using any travel agency avoiding « packages »; I must once again specially mention my Irkutsk friends, the unique Igor Ushakov and the precious Ekaterina Slobodchikova. Continuer à lire … « Visiting Baikal Lake in winter – February/March 2007 »

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From Moscow to Vladivostok with Trans-Siberian and BAM train – Summer 2006

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On 08/07/06, I landed in Moscow Sheremetyevo. Pasha, sent by Baikal Complex, was there for my transfer to the homestay. This homestay was well located, at a walking distance, 2 metro stations, from the Red Square. Continuer à lire … « From Moscow to Vladivostok with Trans-Siberian and BAM train – Summer 2006 »

L’affaire de Kertch: montre-t-elle les limites de la verticale du pouvoir et du cartel des siloviki?

L’affaire de Kertch ayant conduit à l’assaut sur des bâtiments de guerre ukrainiens ainsi qu’à la capture de ces navires et de leurs équipages est considérée par de nombreux observateurs comme une escalade délibérée dans la guerre d’agression que la Russie mène contre l’Ukraine depuis mars 2014. Ici, il sera présenté un point de vue différent en examinant le fait qu’il pourrait s’agir d’un dérapage du FSB dont le pouvoir russe sort largement perdant et qui permet à l’Ukraine de révéler au grand jour, sur le plan international, l’annexion larvée de la mer d’Azov par le Kremlin ainsi que le blocus économique des ports ukrainiens de Berdyansk et Marioupol.

Détroit de Kertch
Cette carte de la zone permet de voir les points suivants; En jaune, Marioupol et Berdiansk. En rouge, les territoires sous contrôle russe. En mauve, le détroit de Kertch.

Le dimanche 25 novembre 2018, des navires du FSB ont éperonné et tiré sur des bâtiments de guerre ukrainiens qui désiraient rallier Marioupol, Mer d’Azov, depuis Odessa, Mer Noire, via le détroit de Kertch. Deux patrouilleurs ukrainiens, le  Berdyansk et le Nikopol, ainsi qu’un remorqueur, le Yany Kapu, ont été capturés par le FSB, sous la menace, voire sous le tir de canons de 30 mm. Les 24 hommes d’équipages ont été emmenés en captivité dans la Crimée occupée. Certains d’entre eux ont été blessés par les tirs russes. Comme seul alibi, la Russie invoque le viol de «ses» eaux territoriales, non reconnues par le droit international car elles appartiennent juridiquement à la Crimée ukrainienne. Il s’agit de la première fois, depuis près de 5 ans d’agressions, que la Russie commet un acte ouvert de guerre contre l’Ukraine, sous ses propres couleurs, au lieu d’appliquer ses techniques de guerre hybrides. C’est aussi la première fois qu’une telle affaire a pu accumuler autant de preuves incontestables alors que le Kremlin, en difficulté, a mis plusieurs jours à travailler ses éléments de langage.


Le Monde: Violences en mer entre la Russie et l’Ukraine

La diplomatie russe prise de court ne sait que dire et n’utilise pas le scénario présenté par le FSB

Le représentant de Poutine embarrassé à l’ONU

On constate l’embarras de l’ambassadeur russe lors de son exposé devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, saisi en urgence le 26 novembre (vers 18:00) alors que la « chronologie » du FSB était déjà prête et a été, moins de deux heures après, publiée en français par Sputnik, ce même 26 novembre. Pourtant l’ambassadeur russe ne l’utilise pas.
Sputnik: « Le FSB diffuse la chronologie des événements liée à l’incident dans le détroit de Kertch »
Si l’on compare la prestation très détaillée de l’ambassadeur ukrainien (00:48:00 de la vidéo) avec la banalité et l’indigence du discours de l’ambassadeur russe (01:04:42), on comprend le désarroi du Kremlin.
ONU: Ukraine – Security Council, 8410th meeting
Le fait est d’autant plus remarquable que la marine ukrainienne ne dispose pas du témoignage de ses marins mis au secret en Russie, ni des documents et enregistrements présents à bord de ses navires capturés par le FSB. Ayant absolument toutes les informations en main l’ambassadeur russe ne trouve rien à dire de concret. C’est dire à quel point l’affaire pose problème. 

Des « ordres » qui ressemblent plus à briefing d’une bande de casseurs qu’à des consignes d’une opération de police des frontières

La reconstruction de la chronologie par le FSB (article Sputnik, ci-dessus) est trafiquée. Il manque, à titre d’exemple, la collision de deux patrouilleurs du FSB, le Don et l’Izoumroud. Depuis lors, le FSB pourrait être dans une importante opération « d’ass-covering », non pas à destination des Occidentaux, mais vis a vis de son propre pouvoir. Le FSB parlerait en son nom et non pas au nom de la Fédération de Russie.

En effet, il semblerait que l’ordre fut seulement d’aborder et de heurter les bâtiments ukrainiens afin de leur occasionner le maximum de dégâts voire de les capturer Le centre opérationnel russe paraissait même être prêt à accepter la seule capture du remorqueur, navire beaucoup plus lent que les patrouilleurs. En dépit de l’extrême brutalité du langage et des ordres russes on ne peut pas soutenir que l’instruction «tirer à tuer» fut explicitement donnée par le quartier Général. Bien au contraire, à l’annonce des tirs, à terre, le commandement réagi avec consternation. Encore pense-t-il probablement que l’action s’est déroulée dans les eaux qu’il considère russes. 

A l’ONU, le représentant de Poutine sollicite des questions mais ne trouve rien à répondre

Toujours concernant l’ambassadeur de Russie à l’ONU, celui-ci après la réunion du 26 novembre, en conférence de presse, invite à poser des questions. Pourtant il ne répond sur rien alors que son pays dispose de toutes les informations des trois bâtiments capturés et des prisonniers. L’ambassadeur de Russie dit attendre les « résultats de l’enquête ». Le fait qu’il n’utilise pas, là non plus, les éléments de son service de renseignement en dit long.

Planté par sa famille guébiste, Poutine est aux abonnés absent

Autre fait montrant l’embarras du Kremlin: Poutine refusera de prendre Petro Porochenko puis Angela Merkel au téléphone, l’administration présidentielle n’ayant pas encore sa version des faits. Le pouvoir pris de court semble avoir « disjoncté » comme pour le Koursk, la Doubrovka ou Beslan. Le fait que Poutine ne sache pas quoi répondre laisse penser que cette «escalade», au moins en ce qui concerne son étape ultime, la plus choquante, n’avait été ni anticipée, ni voulue.

Finalement, le chef du Kremlin attendra trois jours pour s’exprimer: Tass: «Путин назвал инцидент в Керченском проливе провокацией в преддверии выборов на Украине » (Poutine a qualifié l’incident du détroit de Kertch de provocation à la veille des élections en Ukraine). Toujours est-il, qu’il ne peut pas exploiter cette « démonstration de force » à des fins intérieures. Bien au contraire, il tente de minimiser l’affaire. 

De pire révélations sont elles à venir? 

Et si les « tirs pour tuer », la capture des équipages et des bâtiments avaient eu lieu dans les eaux internationales?

Il faut revenir à l’ambassadeur. Dans sa conférence de presse du 26 novembre à l’ONU, celui-ci affirme que l’attaque a été réalisée dans les eaux territoriales (version russe de la territorialité, bien sûr) sans que la question ne fusse posée. Pourquoi une telle précision? Parce qu’il y a doute effectivement. Cela se joue à quelques petits miles nautiques mais il n’est pas impossible que l’attaque ait eu lieu dans les eaux internationales. Si tel est le cas, de pénible, la situation deviendrait critique car même l’alibi, inacceptable en droit international, de la Russie serait inepte. Circonstance aggravante, ajoutons que les trois navires ukrainiens capturés n’ont pas franchi le détroit de Kertch et qu’ils étaient en route retour vers Odessa. Quoi qu’il en soit, lors du mayday du Berdyansk ukrainien après le tir de l’Izoumroud du FSB, ce bâtiment se trouvait à 23 km du rivage (14 miles nautiques) alors que les eaux territoriales se terminent à 12 miles nautiques du rivage.

25/11/2018 – 22h04’28’’ 
– Russes : « Stoppez immédiatement tous mouvements. Sinon j’ouvre le feu. Terminé. » 
25/11/2018 – 22h04’28’’ 
– Ukrainiens : « Neuf neuf cinq (pas clair) Quatre neuf. Suis sorti de la zone des 12 miles. Armes non utilisées (brouillé). » 
Note BG : C’est à dire qu’il est en eaux internationales.
25/11/2018 – 22h04’29’’ 
– Russes : « Combien de blessés avez-vous, terminé »
– Ukrainiens : « J’ai besoin de secours. J’ai besoin de secours. Mayday, mayday. Position géographique : 44 51 0. 36 23 4. Mayday, mayday. Nous avons besoin de secours. Nous avons besoin de secours. » 
Note BG : position à 14,39 miles de la côte. C’est à dire en eaux internationales.
25/11/2018 – 22h04’29’’
– Ukrainiens : « Nous avons un (des ?) blessé(s ?) allongé (s ?) »
25/11/2018 – 22h04’29’
– Russes : « Les mains en l’air. Tout le monde sur le bateau (sur le pont ?), les mains en l’air. Si vous avez des armes en main ou sous vos vêtements nous ouvrirons le feu pour tuer. »  

Position, en eaux internationales,  du bâtiment ukrainien, Berdyansk, lorsqu’il a été touché par le tir du bâtiment du FSB, Izoumroud, à 22:04 le 25/11/2018

Ce que l’on apprend sur les fissures de la maison Poutine

L’affaire de Kertch introduit un nouvel élément de compréhension sur la situation en Russie. Il met à jour un important problème de coordination dans le cartel mafieux des siloviki (ressortissants des ministères de force: armée, intérieur, services secrets, justice), qui tiennent le pays. D’autant plus grave que son épine dorsale, le FSB, est aujourd’hui celui qui cause le trouble. L’affaire de Kertch, en tout cas son dénouement criminel, n’est fort probablement pas un choix. Il s’agit plus certainement d’une énorme erreur. Une opération illégale de police afin de montrer ses muscles s’est transformée en une affaire internationale. On peut avoir voulu dépasser les souhaits supposés du maître dans le cadre d’un discours de violence et de haine promu par le Kremlin.

Il faut faire le lien avec les propos de Françoise Thom (Comprendre le Poutinisme) disant que le pouvoir russe est instable car il ne s’appuie pas sur des institutions mais sur des liens informels et occultes. L’affaire de Kertch contribue à la démonstration que la « verticale du pouvoir » peut conduire à la catastrophe, par servilité, sur-interprétation des ordres et manque d’autocontrôle. Kertch met en évidence la vulnérabilité de l’Etat Russe mais aussi le risque que représente, pour les autres nations, ce pays depuis qu’il est dans les mains de Poutine le tchékiste.

L’Ukraine sort gagnante de cette confrontation

Qu’y aurait-il de provoquant à naviguer dans ses eaux territoriales reconnues par le droit international? Néanmoins, si l’on suppose que cette affaire est une «provocation» de l’Ukraine, alors on ne peut qu’admettre que le Kremlin s’est fait piéger.

Le FSB n’a pas compris que, mécaniquement, l’affaire de Kertch deviendrait mondiale

 L’accusation d’une pénétration dans des eaux territoriales russes,
si elles étaient reconnues internationalement, ne serait pas d’une grande importance. Il s’agit pourtant de la seule ligne de défense du Kremlin. En effet l’action du FSB touche aux intérêts de l’ensemble des pays du monde.

Aucune nation ne peut cautionner l’opération russe. En obturant le détroit de Kertch avec un cargo, en bloquant puis en attaquant des navires d’un autre pays, la Russie s’est opposée au libre transit prévu à la Convention des Nations Unies signée en 1982. Il n’est concevable pour aucune nation d’accepter ce type d’initiatives en eaux resserrées sinon demain ce seront les détroits du Bosphore, du Skagerak, de Gibraltar, de la Sonde, de la Malacca, de la Manche (en raison des rails montants et descendants) qui dépendront du bon vouloir des Etats riverains. Rappelons que 80% du pourcentage du trafic mondial et 70% de sa valeur transitent par la mer. D’un conflit local dont le monde se soucie fort peu, le FSB, par un raisonnement de guerre terrestre et un aveuglement sidérant, a fait un enjeu mondial. En conséquence, l’Ukraine n’a jamais eu autant de soutiens, au moins oraux car ces soutiens défendent leur propre intérêt.
Le prochain sommet du G20 risque donc d’être, pour Poutine, une redite du sommet de Brisbane (novembre 201), où il était totalement isolé et qu’il a quitté précipitamment.

Détroit de Kertch barré par un cargo, Bernard Grua
Une action qui ne peut que soulever des inquiétudes dans le monde. Le détroit de Kertch volontairement fermé par un cargo.

Au passage rappelons que la Russie ayant très peu d’accès aux mers libres seraient extrêmement vulnérable à la mise en place, ailleurs, des procédures qu’elle exige pour Kertch. Il serait particulièrement intéressant d’examiner ce type de sanctions qui auraient un effet immédiatement dissuasif.  Voir l’article: « Comment sanctionner l’affaire de Kertch et lever l’asphyxie rampante des ports de Berdyansk et de Marioupol? »
Il faudra se pencher rapidement sur cette éventualité compte tenu du fait qu’il semble, à ce jour, le 29/11/2018, que le blocus maritime de Marioupol et de Berdyansk soit devenu quasi total.

Plusieurs dizaines de navires empêchés de sortir / d’entrer dans la mer d’Azov. Les ports de Berdiansk et Marioupol font état de retards prolongés. Source Українська правда

Les agissements et méthodes russes ont émergé de la clandestinité dans la réprobation mondiale

  • Il ne s’agit plus de la guerre hybride formalisée par  Guerassimov. Pour la première fois la Russie a commis sous son propre drapeau un acte de guerre contre l’Ukraine. Cet acte de guerre est très largement documenté par des preuves tangibles. Les responsabilités sont bien plus aisées à déterminer que dans le Donbass.
  • La Russie de Poutine passe ouvertement pour un état voyou sans pouvoir se cacher derrière des mercenaires, des agitateurs, des « touristes », ou des militaires en « vacances » voire en « retraite », comme elle en a pris l’habitude en Ukraine. Elle en devient, un peu plus, un paria international.
  • L’annexion rampante de la Mer d’Azov et l’asphyxie programmée des ports de Marioupol et de Berdyansk est sortie de l’ombre où Poutine voulait les cantonner. Elles ont été exposées dans une réunion urgente du Conseil de Sécurité de l’ONU. De nombreux pays intervenant lors de cette séance ont, de plus,rappelé les autres actions reprochées par la communauté internationale à la Russie vis a vis de l’Ukraine. L’ambassadeur russe en a montré une contrariété certaine espérant contenir les exposés à l’affaire de Kertch.
  • Les pays européens réfléchissent à de nouvelles sanctions.

Une remobilisation du sentiment national en Ukraine

Au coeur d’une interminable guerre hybride dont les morts et les destructions se suivent dans le désespoir des populations concernées, mais dans l’indifférence, voire la fatigue des autres, l’Ukraine se remobilise.
Sans même parler de l’état d’urgence, la bavure du FSB est un élément qui peut contribuer à la ré-élection de Petro Poroshenko, qui déplairait tant à Vladimir Poutine. Les Ukrainiens sont divisés et d’opinions politiques radicalement différentes. Néanmoins ils savent faire taire leurs divergences, en Ukraine et à l’étranger, en cas d’agression explicite pour faire front à un ennemi commun explicitement désigné. Plus les jeunes marins resteront en captivité, plus leur « confessions » arrachées par le FSB seront diffusées par la Russie, plus l’opinion ukrainienne sera chauffée à blanc.

Poroshenko a de nouvelles cartes en main. Espérons qu’il en jouera pour le bien de son pays et de ses concitoyens.

Bernard Grua, Nantes, 28/11/2018

ADDENDUM

Que penser de l’accusation disant que l’Ukraine avait violé, aussi, les eaux déjà territorialement russes avant l’annexion de la Crimée?

Le 26 novembre, à l’ONU, l’ambassadeur d’Ukraine signalait que la Russie reproche aussi aux marins ukrainiens d’être entrés dans les eaux qui étaient territorialement et réellement russes (à savoir celles d’avant l’annexion, non reconnue, de la Crimée). Monsieur l’ambassadeur disait à juste titre que venant de Marioupol (c’est à dire de l’Ouest) il n’est pas logique de dévier à l’Est pour franchir un détroit orienté Sud-Nord.

Le représentant de Poutine n’a pas répondu à ce point. Il avait probablement de bonnes raisons, là aussi.

Il semblerait que les bâtiments ukrainiens aient essayé d’éviter les collisions directement recherchées par les bâtiments du FSB. Ils se seraient retrouvés coincés dans la zone d’ancrage 471 qui est à cheval sur la frontière maritime reconnue internationalement entre l’Ukraine et la Russie (carré rouge sur la carte). Attention se sont des informations russes à prendre au conditionnel. 

Il peut paraitre incompréhensible que le FSB invoque sa propre turpide. Toutefois dans le jugement des marin ukrainiens en Russie, cela a du sens. On ne parlera pas de la cause mais du résultat, à savoir le « viol » de la frontière maritime « historique » russe.

Notons que ce « viol » est intervenu bien avant les « tirs pour tuer » de l’Imzouroud (22h04’28’’ )

description de l’ENSEMBLE DES Bâtiments russes ayant participé à l’opération de piraterie ainsi que de leur armement

Russia Beyond (média russe) – Voir l’article d’Igor Rozin paru le 26 novembre 2018: « Gros plan sur les bâtiments russes ayant arraisonné des navires ukrainiens dans le détroit de Kertch »

Investigations de Bellincat

30 novembre, 2018 par Michael Cruickshank: « Investigating The Kerch Strait Incident »

La Sibérie, terre si méconnue et pourtant si ancrée dans l’imaginaire collectif

Les paysages et le froid extrême de la Sibérie fascinent. Les images qui en sont rapportées attirent bien plus que celles d’autres parties du monde à l’exotisme aujourd’hui banalisé.

Certains espaces russes sont ancrés dans l’imaginaire et correspondent à un désir de découverte ou de dépaysement bien réel, même si, pour beaucoup d’entre nous, cette aspiration peine à se réaliser. Nous allons en obtenir, ici, la démonstration. Il est particulièrement intéressant de voir qu’au sein d’une galerie rassemblant plus de deux mille prises de vues  réalisées dans les principaux pays d’Europe et en Asie ce sont huit photos prises en Russie, qui sont les plus populaires[1]. Sur ces huit photos russes, sept ont été prises dans un autre monde, très différent de notre quotidien et de bien des destinations «exotiques» largement fréquentées et connues.
Cet autre monde est celui de la Sibérie orientale, en hiver par grand froid, voire par froid extrême. Plus étonnant encore, plus de la moitié de ces photos a été prise en moins de vingt quatre heures, alors qu’elles font partie d’une collection s’étalant sur une dizaine d’années. Nous tenterons de comprendre les causes de cette attractivité particulière en restituant les images dans leur environnement.

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Les faux profils et la fausse domiciliation russe du troll Laurent Courtois – Analyse par Bernard Grua

Déconstruction méthodique et documentée, par Bernard Grua, de la fable russe élaborée par le troll Laurent Courtois. Analyse de sa chaîne de faux comptes et de la méthode employée pour semer le chaos et la discorde dans la communauté francophone ayant rejoint les russo-séparatistes du Donbass.

laurent courtois faux comptes et fausse Russie
Afin de légitimer des prises de positions humiliantes à l’égard des personnes, de tous bords, qu’il entend contrer, le troll Laurent Courtois prétend résider en Russie. Un faisceau d’indices convergents met à mal cette assertion. L’examen de l’usage qu’il fait de ses faux comptes dévoile la supercherie de ce troll localisé dans la région Auvergne Rhône Alpes. La revue des faux comptes montre, aussi, que l’acharnement de Laurent Courtois cible majoritairement ceux qui appartiennent au camp dont il dit faire partie, à savoir les partisans d’une ligne pro-Kremlin. L’étude présentée ici n’a bénéficié d’aucune information autre que celle qui a été révélée par le troll Laurent Courtois, de façon délibérée ou par amateurisme.

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Quand le troll Laurent Courtois outrage la justice française

Il semble que les techniques du troll Laurent Courtois paraissent fonctionner de moins en moins bien. En tout cas, je suis heureux que sa dernière manoeuvre, l’instrumentalisation de la justice, lui suscite ce démenti.

Donbass Libre

Laurent Courtois le troll qui joue les jawad, Donbass

Le troll Laurent Courtois se prend, maintenant, pour Jawad Bendaoud en insultant la justice française et en injuriant son audience. Sa dernière trouvaille est d’inventer le « classement sans suite » d’une plainte inexistante et de s’appuyer sur la « décision » d’une justice jamais saisie pour justifier ses récurrentes calomnies pornographiques.

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Laurent Courtois a-t-il été véritablement collaborateur de «Novorossia Today» à Donetsk?

Intéressante analyse approfondie du chaos que Laurent Courtois a créé au sein des Français pro-Kremlin de Donetsk.

Donbass Libre

Laurent Courtois a-t-il été collaborateur chez Novorossia Today à Donetsk?

Le profil de Laurent Courtois sur Agoravox annonce qu’il a été collaborateur de Novorossia Today à Donetsk. La revue des quatorze textes, sur une période de seize mois, publiés par ce site web montre que Laurent Courtois ne peut pas se targuer d’en avoir été un collaborateur. Il n’en a été qu’un contributeur occasionnel. Il apparaît, de plus, que Laurent Courtois ne peut pas prétendre avoir exercé cette contribution en étant basé à Donetsk. Dans ses quatorze papiers parus sur Novorossia Today, Courtois n’en a écrit que deux sur le Donbass. Il n’y a jamais rapporté aucune information terrain n’ayant repris que, tardivement, des éléments diffusés par d’autres médias, en les ré-interprétant le cas échéant.

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