Croisière blanche sur les réseaux ferroviaire de l’Albula, de la Bernina, du Gotthard et du Matterhorn – Partie 3/4: comment réussir son voyage?

Recommandations pratiques pour ceux qui envisagent de réaliser un itinéraire photographique, en hiver, sur le parcours du Bernina Express et du Glacier Express de Tirano à Zermatt via St Moritz et les cols de la Bernina ainsi que de l’Oberalp

Trains sur l'itinéraire du Bernina Express et du Glacier Express en hiver Bernard Grua

Privilégier le Bernina Express ou le Glacier Express?

Itinéraires du Bernina Express et du Glacier Express sur la voie de la Rhätische Bahn (RhB) puis sur celle de la Matterhorn Gotthard Bahn (MGB)
Itinéraires du Bernina Express (de Tirano à Chur) et du Glacier Express (de St Moritz-Pontresina à Zermatt) sur la voie de la Rhätische Bahn (RhB), puis sur celle de la Matterhorn Gotthard Bahn (MGB)

Faut-il choisir entre le Bernina Express ou le Glacier Express? La réponse est évidemment en faveur du Bernina Express ou, tout au moins, en faveur de son parcours.
Si l’on souhaite contempler particulièrement le Matterhorn (Cervin) il ne faut probablement pas s’imposer tout le trajet par le Glacier Express au risque d’y arriver par temps bouché. Le mieux est de se rendre directement, par un autre moyen, à Zermatt, après avoir validé les conditions météorologiques garantissant un ciel parfaitement dégagé. On peut planifier de passer une nuit sur place, voire choisir un hébergement plus abordable dans un village sur la voie Visp -Täsch, pour en maximiser les chances. En hiver, il existe suffisamment de trains avant le lever de soleil ou après son coucher pour en avoir l’opportunité.

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Croisière Blanche sur les réseaux ferroviaires de l’Albula, de la Bernina, du Gotthard et du Matterhorn – Partie 2/4 de Tirano à Visp

Construisez votre propre itinéraire photographique sur le parcours du Bernina Express et du Glacier Express avec ce journal présentant les points d’intérêt, les horaires, les cartes, des photographies ainsi que de nombreuses informations concrètes.

Paysages sur l'itinéraire du Bernina Express et du Glacier Express en hiver Bernard Grua

Ce texte est le deuxième volet d’une promenade ferroviaire de repérage entreprise au cours d’un week-end, début janvier 2019, sur le parcours du Bernina Express, de Chur (Coire), Suisse, à Tirano, Italie, et sur celui du Glacier Express de Pontresina à Visp.
La première partie détaillait le trajet effectué la veille dans le sens Zurich-Tirano particulièrement en ce qui concerne la haute vallée de l’Albula et son tracé étonnant ainsi que les intempéries au col de la Bernina. Ici on s’intéressera plus précisément à la remontée diurne du Valposchiavo ainsi qu’à celle de la vallée du Rhin antérieur avant le col de l’Oberalp et l’arrivée à Visp. Enfin, des informations seront données sur l’accès à Zermatt ainsi qu’à ses différents points de vue.

Itinéraires du Bernina Express et du Glacier Express sur la voie de la Rhätische Bahn (RhB) puis sur celle de la Matterhorn Gotthard Bahn (MGB)
Itinéraires du Bernina Express et du Glacier Express sur la voie de la Rhätische Bahn (RhB) puis sur celle de la Matterhorn Gotthard Bahn (MGB) – La même carte en plus grand format est visible en annexe
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Croisière Blanche sur les réseaux ferroviaires de l’Albula, de la Bernina, du Gotthard et du Matterhorn – Partie 1/4 de Chur à Tirano

Journal d’un itinéraire de repérage sur les parcours du Bernina Express et du Glacier Express. Présentation détaillée des points d’intérêt, des horaires, des cartes, exemples de prises de vue et nombreuses informations utiles pour votre propre voyage photographique.

Trains sur l'itinéraire du Bernina Express et du Glacier Express en hiver Bernard Grua

Promenade ferroviaire de repérage le temps d’un week-end, début janvier 2019, sur le parcours du Bernina Express, de Chur (Coire), Suisse, à Tirano, Italie, via Pontresina et sur le parcours du Glacier Express de Pontresina à Visp.

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L’affaire de Kertch: montre-t-elle les limites de la verticale du pouvoir et du cartel des siloviki?

L’affaire de Kertch ayant conduit à l’assaut sur des bâtiments de guerre ukrainiens ainsi qu’à la capture de ces navires et de leurs équipages est considérée par de nombreux observateurs comme une escalade délibérée dans la guerre d’agression que la Russie mène contre l’Ukraine depuis mars 2014. Ici, il sera présenté un point de vue différent en examinant le fait qu’il pourrait s’agir d’un dérapage du FSB mal contrôlé par le pouvoir russe, qui permet à l’Ukraine de révéler au grand jour, sur le plan international, l’annexion larvée de la mer d’Azov par le Kremlin ainsi que le blocus économique des ports ukrainiens de Berdyansk et Marioupol.

Détroit de Kertch
Cette carte de la zone permet de voir les points suivants; En jaune, Marioupol et Berdiansk. En rouge, les territoires sous contrôle russe. En mauve, le détroit de Kertch.

Le dimanche 25 novembre 2018, des navires du FSB (successeur du KGB) ont éperonné et tiré sur des bâtiments de guerre ukrainiens qui désiraient rallier Marioupol, Mer d’Azov, depuis Odessa, Mer Noire, via le détroit de Kertch. Deux patrouilleurs ukrainiens, le  Berdyansk et le Nikopol, ainsi qu’un remorqueur, le Yany Kapu, ont été capturés par le FSB, sous la menace, voire sous le tir de canons de 30 mm. Les 24 hommes d’équipages ont été emmenés en captivité dans la Crimée occupée. Certains d’entre eux ont été blessés par les tirs russes. Comme seul alibi, la Russie invoque le viol de «ses» eaux territoriales, non reconnues par le droit international car elles appartiennent juridiquement à la Crimée ukrainienne. Il s’agit de la première fois, depuis près de 5 ans d’agressions, que la Russie commet un acte ouvert de guerre contre l’Ukraine, sous ses propres couleurs, au lieu d’appliquer ses techniques de guerre hybrides. C’est aussi la première fois qu’une telle affaire a pu accumuler autant de preuves incontestables alors que le Kremlin, en difficulté, a mis plusieurs jours à travailler ses éléments de langage.

Mise à jour: Il a été établi, les jours suivants, que l’acte de piraterie du FSB (tirs à tuer, capture des navires et des équipages ukrainiens) a eu lieu dans les eaux internationales.

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La cathédrale de la Dormition à Iaroslavl, Russie d’Europe

Pourquoi une photo de la cathédrale de la Dormition à Iarosolavl est-elle si populaire?

De façon relativement inexplicable,  une photo de la cathédrale de la Dormition prise en été, à Iaroslavl, est la troisième prise de vue en terme de popularité de ma galerie comptant plus de deux milles clichés. Continuer à lire … « La cathédrale de la Dormition à Iaroslavl, Russie d’Europe »

La Sibérie, terre si méconnue et pourtant si ancrée dans l’imaginaire collectif

Les paysages et le froid extrême de la Sibérie fascinent. Les images qui en sont rapportées attirent bien plus que celles d’autres parties du monde à l’exotisme aujourd’hui banalisé.

Certains espaces russes sont ancrés dans l’imaginaire et correspondent à un désir de découverte ou de dépaysement bien réel, même si, pour beaucoup d’entre nous, cette aspiration peine à se réaliser. Nous allons en obtenir, ici, la démonstration. Il est particulièrement intéressant de voir qu’au sein d’une galerie rassemblant plus de deux mille prises de vues  réalisées dans les principaux pays d’Europe et en Asie ce sont huit photos prises en Russie, qui sont les plus populaires[1]. Sur ces huit photos russes, sept ont été prises dans un autre monde, très différent de notre quotidien et de bien des destinations «exotiques» largement fréquentées et connues.
Cet autre monde est celui de la Sibérie orientale, en hiver par grand froid, voire par froid extrême. Plus étonnant encore, plus de la moitié de ces photos a été prise en moins de vingt quatre heures, alors qu’elles font partie d’une collection s’étalant sur une dizaine d’années. Nous tenterons de comprendre les causes de cette attractivité particulière en restituant les images dans leur environnement.

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Sibérie: la mine perdue de Batagol et le pays secret des Soyots

A la différence de leurs confrères étrangers, les découvreurs français ont peu participé à l’exploration de la Sibérie. Pourtant, il en existe un, aujourd’hui méconnu, qui mériterait, tant en France qu’en Russie, d’être étudié. Au milieu du dix-neuvième siècle, l’aventure romanesque mais bien réelle, de Jean-Pierre Alibert a laissé, localement, d’importants souvenirs qui ne demandent qu’à être partagés.

Caravane de traineaux transportant les provisions, près du poste Kanginsky, aux frontières de la Chine, 18 mars 1849. Album : Souvenirs de Sibérie, 1840-1862 Jean-Pierre Alibert, 1820-1905 Géologue, découvreur et exploitant de mines de graphite en Sibérie. Gouache signée Carl. Wolff Expédition scientifique / Paysage
Caravane de traîneaux transportant les provisions, près du poste Khanginsky, aux frontières de la Chine, 18 mars 1849. – Album : Souvenirs de Sibérie, 1840-1862 Jean-Pierre Alibert – Gouache signée Carl. Wolff  © Musée des arts et métiers-Cnam, Paris / photo M. Favareille  (Note: à cette époque, la Mongolie faisait partie de l’empire chinois)

Batagol, une mine perdue au fond des monts Saïan orientaux

Intérieur de la mine de graphite de Batougol (monts Saïan, Sibérie), découverte en 1847 et exploitée par Jean-Pierre Alibert. Planche tirée de La mine de graphite de Sibérie découverte en 1847 par M. J.-P. Alibert, Paris, Poitevin, 1865.
Intérieur de la mine de graphite de Batagol (monts Saïan, Sibérie), découverte en 1847 et exploitée par Jean-Pierre Alibert. Planche tirée de La mine de graphite de Sibérie découverte en 1847 par M. J.-P. Alibert, Paris, Poitevin, 1865. CC Hadrianus13

En Sibérie, près de la frontière mongole, sur le plateau de l’Oka (Okinksy Rayon), au cœur de la solitude des monts Saïans orientaux, le temps ne s’est pas arrêté. Mais, au cours de nos pérégrinations, dans le pays secret des Soyots je n’ai pas croisé un seul habitant, connaissant ma nationalité, sans qu’il ne mentionne la mine de Batagol fondée par le Français, Jean-Pierre Alibert, en 1847. On n’oubliait pas non plus de me rappeler qu’un des descendants de ce découvreur a cherché la mine, sans succès.

Sans même connaitre cet épisode historique, voilà plus de deux ans que je souhaitais aller dans l’Okinsky Rayon, le « petit Tibet russe ». On le disait ignoré des touristes et des Occidentaux. Aucun de mes amis et contacts russes, y compris ceux d’Irkoutsk, n’y avait jamais posé les pieds. Sans réseau, en Russie, le voyageur étranger n’est rien. A l’inverse, un bon tissu relationnel y ouvre des horizons insoupçonnés.  A force d’écrire et d’en parler, j’ai été recommandé à Andreiy Bezlepkin, un photographe de Tver, qui, en juillet 2008, pour la deuxième fois consécutive, retournait dans ce lieu étonnant. J’ai donc eu la chance de rejoindre son équipe russe mais j’étais loin d’imaginer ce que j’allais y apprendre. Continuer à lire … « Sibérie: la mine perdue de Batagol et le pays secret des Soyots »