Suppression d’une usurpation d’identité diffamatoire sous Twitter

Il est excessivement difficile d’obtenir que Twitter enlève une publication. Il est encore plus exceptionnel d’obtenir que Twitter supprime un compte. C’est néanmoins ce qui a été obtenu contre la cyberdélinquante Ramla Akhtar.

Il est excessivement difficile d’obtenir que Twitter enlève une publication. Il est encore plus exceptionnel d’obtenir que Twitter supprime un compte. C’est néanmoins ce qui a été obtenu contre la cyberdélinquante Ramla Akhtar.

Echanges avec Twitter

Signalement

Case# 0142602221: Impersonation – GruaAbuseArkive; [ref:00DA0000000K0A8.5004A00001sts1q:ref] – Usurpation d’Identité diffamatoire par une cybercriminelle pakistanaise contre Bernard Grua

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Formulaire de signalement du compte @barefoot_Rmala à l’agence gouvernementale contre le cyberharcèlement

Signalement concernant les actes de la cyber-crimminelle Ramla Akhtar adressé à l’agence gouvernementale en charge du harcèlement sur Internet.

Ce document est la re-transcription des éléments ayant renseigné le formulaire de signalement adressé à l’agence gouvernmentale « Net Ecoute » contre le cyber-harcèlement. Il concerne la dénonciation du flot de Tweets haineux et calomnieux propagé par la pakistanaise Ramla Akhtar, alias Rmala Aalam, depuis son compte @barefoot_rmala en vue d’obtenir la suppression des ses écrits criminels déjà publiés, d’en empêcher la continuation et d’obtenir le bannissement, sous Twitter, de leur auteure.

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Le Grand Jeu : rencontre anglo-russe aux confins du Pamir, de l’Hindou Kouch et du Karakoram

Le dernier acte du Great Game ou Bolshaya Igra (Grand Jeu), s’est joué au point où se sont rejoints l’empire tsariste, l’empire britannique et l’empire chinois dans un des endroits les élevés et, à cette époque, les plus inaccessibles de la planète. Là, convergent les massifs du Pamir, de l’Hindou Kouch et du Karakoram, hérissés de montagnes géantes. A la fin du dix-neuvième siècle, des explorateurs passionnés y ont, au péril de leur vie, affronté des altitudes extrêmes, des vents et des froids mortels, des cols enneigés balayés par les avalanches, des défilés menacés par des crues soudaines ou par de dévastateurs glissements de terrain. Militaires officiellement en disponibilité ou en permission de chasse mais, en réalité, cartographes, espions, voire diplomates, ils ont, en leur temps, fait partie d’une petite élite célébrée par les très honorables Sociétés de Géographie de Londres ou de Saint-Pétersbourg.

Aujourd’hui, la Grande-Bretagne s’en est allé. La Russie y est progressivement effacée par un dragon chinois renaissant et sortant de ses frontières. Le Grand Jeu, une étonnante page d’histoire, est oublié. Il en est de même pour les hommes l’ayant écrite. Leurs exploits n’entrent dans la construction d’aucun discours national que ce soit dans leurs pays d’origine ou dans ceux de leurs si particulières pérégrinations. De nos jours, les visiteurs étrangers sont conduits à y sacrifier aux mythes sans réel contenu d’une route de la soie, à l’appellation flatteuse, plutôt qu’à une époustouflante épopée, pourtant pas si lointaine, et qui resterait documentable localement. Le cadre de ces aventures inconcevables est bien sûr toujours là avec ses itinéraires, ses abîmes vertigineux, ses rochers noirs (karakoram), ses cimes étincelantes, ses puissants glaciers, ses rivières tumultueuses, ses villages isolés et ses pâturages d’altitude. 

De récentes photographies en noir et blanc prises le long de la Karakoram Highway tenteront d’en évoquer, très partiellement, la grandeur. Elles essayeront, de plus, de rappeler la détermination de ceux qui ont consacré leurs meilleures années, voire leur dernier souffle, à arpenter ces lieux inhospitaliers. Lesquels ne cessaient, malgré tout, de les envoûter. 

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Chapursan, quand la nuit de Zoodkhun dévoile l’univers

Eloigné de toute source de pollution, y compris lumineuse, Zoodkhun, village de haute montagne situé au bout de la vallée de Chapursan, est un lieu exceptionnel pour observer le ciel nocturne.

Zoodkhun, les rayons du soleil descende dans la vallée de Chapursan
Zood Khun, crêtes occidentales, la lumière descend dans la vallée 05:45, début Août

La porte vers un autre monde sans limites

Aux confins de l’Asie Centrale et au bout de l’étroite vallée de Chapursan, Zoodkhun est entouré sur trois côtés par les hautes montagnes du Karakoram, de l‘Hindou Kusch et du Pamir. Dès la fin du crépuscule, s’impose le sentiment d’être dans un milieu quasiment clos plutôt que dans un large espace encerclé par les bords inférieurs d’une voûte céleste dont l’observateur se trouverait au centre. En levant les yeux, il lui semble que le vrai monde ne se trouve pas sur la planète où il se tient. Celle-ci n’en serait qu’une infime cellule. Car la nuit n’est ni noire, ni bleue. Elle n’est pas «une». Elle n’est pas un couvercle. Elle n’existe pas. C’est un jour différent. Le jour d’un univers gigantesque et brillant.

Zoodkhun, à lheure ou les étoiles s'allument
Les dernières lueurs du soleil n’ont pas encore disparu. Mais l’air est tellement pur qu’ une multitude d’étoiles est déjà visible .
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La Karakoram Highway, prototype des nouvelles Routes de la Soie?

La «Belt and Road Initiative» (BRI) chinoise, appelée aussi la Nouvelle Route de la Soie, est une réalisation en devenir suscitant de nombreuses interrogations. Pourtant, au Pakistan, la Karakoram Highway mise en service en 1979 pourrait fournir quelques éléments de réponse. Dans ce pays, parallèlement à une souveraineté vulnérabilisée, on y observait, jusqu’à ces derniers mois, un discours religio-nationaliste à géométrie variable et un coûteux état de guerre ouverte ou larvée semblant assurer, à ce jour, une forme de cohésion nationale. Ce discours et cet état de guerre ont, néanmoins, accru l’isolement international du Pakistan et renforcé sa dépendance vis a vis du parrain chinois ainsi qu’indirectement posé les racines de potentielles fractures entre le Nord et le Sud du territoire.

Cartes du Pakistan (source: MAE France) et de la Karakoram Highway (source: Wikipedia)
Cartes du Pakistan (source: MAE France) et de la Karakoram Highway (source: Wikipedia)

Sommaire

1. La Karakoram Highway est un lien indispensable pour les établissements pakistanais de haute altitude mais aussi une importante et prometteuse artère économique pour l’économie chinoise.
2. Le support attentif et «amical» de la Chine assure le bon fonctionnement de la KKH en l’absence d’un Etat Pakistanais défaillant.
3. Dans le Nord, sur le tracé de la KHH, Islamabad abandonne nombre d’autres de tâches de service public normalement à la charge d’un Etat. Sa légitimité s’en trouve fragilisée.
4. Islamabad conserve une certaine unité nationale grâce à un discours islamique et tourné contre Israël ainsi que grâce à un état de guerre justifié par l’entretien du conflit cachemiri.
5. Les outils, spécifiques et limités, de la cohésion nationale pakistanaise peuvent, à terme, avoir des conséquences contraires au but poursuivi.
6. Conclusion : le Pakistan et le nouvel ordre centre-asiatique ?
7. Remerciements.

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Sibérie: les radiotélescopes de Badary dans la vallée rurale, thermale et bouddhique de la Tounka

A l’Ouest du Baikal, s’étend un couloir sibérien qui fut, autrefois, un lieu de passage entre l’Asie du sud et l’Asie du nord. Aujourd’hui, cette enclave est un petit monde rural, traditionnel et bouddhiste. Si la vallée de la Tounka est célèbre pour ses montagnes, sa beauté et ses sources bienfaisantes, elle est aussi en relation avec les astres grâce aux moins connus radiotélescopes de Badary dont la remarquable technologie se marrie heureusement avec cet environnement préservé si particulier.

La Tounka, vallée rurale et asiatique

Une dépression large d’une trentaine de kilomètres et longue de 200 kilomètres relie la rive méridionale du Baïkal [1] à la Mongolie.

Vallée de la Tounka entre le lac Baikal (est) et le lac lac Khövsgöll (ouest) bordée par les massifs des Saïans orientaux et du Khamar Daban

En partant de Koultouk, situé sur le bord de la « perle de Sibérie», on arrive, 34 km plus loin, dans le village de Tibel’ti, où se dresse un large et haut tertre tellement régulier qu’il semble être dû à la main de l’homme. Peut-être s’agit-il d’un kourgane [2]? Il se dit qu’il pourrait correspondre à la sépulture d’un chef de l’armée de Gengis Khan [3]. Guère éloigné, le stūpa « Dachi Gama » [4] marque l’entrée du parc national de la Tounka. C’est ainsi que débute cette superbe vallée rurale (Tunkinskaia Dolina), selon une orientation Est-Ouest.

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Croisière Blanche sur les réseaux ferroviaire de l’Albula, de la Bernina, du Gotthard et du Matterhorn – Partie 4/4: construire son itinéraire et choisir le meilleur billet

Compagnies ferroviaires, horaires détaillés et formules tarifaires pour construire un périple sur le parcours du Bernina Express et du Glacier Express par les Chemins de fer rhétiques et par le Matterhorn Gotthard Bahn

Paysages sur l'itinéraire du Bernina Express et du Glacier Express en hiver Bernard Grua

Recherche des horaires des trains parcourant l’itinéraire des Bernina et Glacier Express

On peut parfaitement trouver des horaires pour un voyage de Zurich à Tirano et de Tirano à Visp sur les CFF, la compagnie nationale. Attention, toutefois, à bien passer par THUSIS en changeant à Chur plutôt qu’à Lanquart afin de choisir le trajet le plus spectaculaire. On fera donc une requête Zurich-Chur, puis une autre Chur-Tirano. On prendra la même précaution pour un itinéraire St Moritz ou Pontresina vers Zermatt.

En cas d’arrêts souhaités pendant le trajet, l’usage préalable de ce type de requête devient fastidieux. De plus, les résultats sont trop succincts pour donner une bonne visibilité sur les régions traversées en cours de voyage. On préférera donc le téléchargement de fiches détaillées.

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