Donetsk, Novorossia: la liste de Brayard

Le binôme d’Erwan Castel et Laurent Brayard est l’archétype de l’utilisation outrancière, à Donetsk, dans le Donbass, des « éléments de langage » élaborés par le Kremlin dans le cadre de sa guerre de l’information contre les idéaux du Maïdan et contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Sur des exemples concrets, nous examinerons comment le très court lexique du Kremlin a été mis en oeuvre pour aboutir à une délation calomnieuse, à diffusion internationale, exploitant le désir de vengeance et les différentes pulsions de la fachosphère.
Nous observerons cette activité au regard de celle de leur rival, le troll Laurent Courtois. Ce dernier tient un blog diffamatoire, « Chronique de la (Ukr)haine ordinaire ». Il a brièvement envoyé quelques papiers à Novorossia Today, de Donetsk. Il se répand, aujourd’hui, sur Agoravox, média assez bienveillant vis à vis de la « ré-information ».

Publicités

La liste fasciste de délation calomnieuse par Laurent Brayard, Doni Press - Novorossia Donetsk Laurent Courtois
« Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde » – Albert Camus

Plan du document

1. Définitions préalables

2. Les idiots utiles de la propagande du Kremlin et de la fachosphère pro-Poutine

3. Erwan Castel, le vieux soldat et son clavier d’ordinateur

4. Brayard, metteur en scène de Castel et organisateur du black-out français sur les populations du Donbass

5. Brayard & Castel, la délation calomnieuse en application des éléments de langage du Kremlin

6. Laurent Brayard un faussaire discipliné, ni journaliste, ni historien

7. Une « clientèle » ciblée dans un vivier extrémiste dont on va instrumentaliser les pulsions

Annexe 1: Détail du « tableau » sur Pinterest: « Collabos Français » de « l’Ukraine brune » par Laurent Brayard et Erwan Castel

Annexe 2: Autres définitions de « fachosphère »

1. Définitions préalables

1.1. Pinterest

Wikipedia: « Pinterest est un site web américain mélangeant les concepts de réseautage social et de partage de photographies, lancé en 2010. Il permet à ses utilisateurs de partager leurs centres d’intérêt et passions à travers des albums de photographies glanées sur Internet. Le nom du site est un mot-valise des mots anglais pin et interest signifiant respectivement « épingle » et « intérêt »…
Pinterest propose à ses utilisateurs de se créer des collections (appelées « tableaux ») d’images numériques qui ont attiré leur attention sur internet. L’ajout d’images peut se faire par l’intermédiaire du bouton pin it, un raccourci à intégrer directement dans le navigateur, ou par l’intermédiaire d’une démarche classique de téléversement via le bouton add du site Pinterest. Une fois l’image sélectionnée, celle-ci peut être catégorisée. Une légende peut aussi être renseignée. »…

Le référencement est différent de celui de Facebook ou d’Instagram, dont les publications n’apparaissent que très rarement sur Google. Sur Pinterest, chaque épinglage d’une même image (il n’est pas nécessaire de la télécharger),  dans le compte d’un nouvel utilisateur, crée une nouvelle rubrique sur « Google search ». La photo et son slogan pourront, en théorie, être dupliqués à l’infini sur Google. Pinterest a donc l’avantage du référencement Google, par rapport à d’autres réseaux sociaux. En comparaison de Twitter, il offre la possibilité d’être visible par tous et d’être permanent. Pinterest est un outil au potentiel encore sous exploité. Néanmoins, dans ce monde numérique visuel, Pinterest peut, facilement, être un des outils de diffamation les plus puissants qui existent à ce jour.

1.2. Chemises noires ou chemises brunes?

Les « chemises noires »  étaient les Fascistes italiens. Les « chemises brunes » étaient les Nazis allemands. Quand Laurent Brayard et Erwan Castel dressent une liste avec photos, partageables indéfiniment,  voir ci-dessous, de « collabos » d’une « Ukraine brune », ils savent qu’ils indiquent au monde entier une liste de collabos d’un régime nazi. 

1.3. Fascistes et nazis dans la lexicologie soviéto-russe

En URSS, la seconde guerre mondiale était appelée: « Grande Guerre Patriotique ». C’est toujours le cas en Russie. La victoire est célébrée le 9 mai. Elle est appelée « victoire contre l’Allemagne fasciste ». En Russie, on parle encore, généralement, de Fascistes pour désigner les Nazis. Cela peut contribuer à créer une certaine confusion pour les Européens de l’Ouest. D’autant que certains Français favorables au régime du Kremlin, afin de « russifier » leur discours, utilisent, eux-aussi, le terme « fasciste » au lieu de « nazi ». Dans le texte qui suit, il faudra donc garder en mémoire la possible équivalence de ces deux termes.

1.4. Fachosphère

La Toupie > Dictionnaire > Fachosphère

« Etymologie : composé de facho, abréviation de fasciste, dérivé de l’italien fasci, faisceau, et de sphère, issu, via le latin sphaera, sphère, globe, boule, du grec ancien sphaîra, balle, ballon, globe.
Le terme fachosphère est un néologisme qui désigne l’ensemble des partis politiques et de la mouvance fasciste, et plus généralement d’extrême droite. Il est employé par leurs détracteurs pour désigner en particulier les sites Internet, les blogs et les activistes des réseaux sociaux liés à l’extrême droite ou défendant leurs idées.

Profitant de la liberté d’expression plus grande que sur les médias classiques auxquels l’extrême droite estime avoir peu accès, la fachosphère est très active sur Internet et y est très influente. Elle y trouve un moyen efficace de diffuser ses messages à des publics ciblés au moyen des réseaux sociaux et des forums. Internet permet aussi, outre un fort impact médiatique, le recrutement de nouveaux sympathisants ou militants, de collecter des ressources financières, d’organiser la coopération entre les différentes organisations ou de mobiliser ses membres pour des actions particulières.

La propagation sur les blogs ou sur les forums les plus radicaux d’extrême droite de propos contraires à la législation ou anti-démocratiques (xénophobie, racisme, antisémitisme, etc.) pose la question des moyens à mettre en oeuvre pour contrer la diffusion de ces idées dans le respect du droit à la liberté d’expression.

On parle parfois de réacosphère (pour réactionnaire) ou de blogosphère d’extrême droite. Quelques sites français incarnant la fachosphère, par ordre alphabétique :
– Bloc Identitaire,
– Egalité et Réconciliation,
– Fdesouche (Français Desouche),
– Front National,
– Le Salon Beige,
– Nouvelles de France,
– Novopress,
– Polémia,
– Rassemblement Bleu Marine,
– Riposte Laïque,
– Etc. »

Cette fachosphère va être le public auquel seront destinées les délations calomnieuses de Laurent Brayard, Erwan Castel et certains de leurs camarades français pro Donbass russe.

Voir définitions supplémentaires de « fachosphère »: Annexe II

2. Les « idiots utiles » de la propagande du Kremlin et de la fachosphère pro-Poutine

2.1. Pravy Sektor, un mouvement opportuniste éloigné des idéaux d’Euromaïdan

A l’origine, Pravy Sektor (Secteur Droit) était le nom des « Ultras » du stade dynamo de Kiev. Sous la conduite de Dmytro Yarosh, Pravy Sektor a émergé en tant que mouvement en novembre 2013. Il est devenu un parti politique en mars 2014. Lors des élections législatives ukrainiennes de 2014, Secteur Droit n’a pas atteint le seuil de 5 % pour le scrutin de liste. Ce chiffre est à comparer avec les 25 à 30% réalisés par le Front National en France, à la même époque. En décembre 2013 et début janvier 2014, la notoriété de Pravy Sektor était confidentielle, d’autant que Maïdan était un soulèvement pro-européen, alors que Pravy Sektor est anti-Union Européenne. A cette époque, la quasi totalité des manifestants du Maidan ignorait le mouvement Pravy Sektor, surtout si elle ne lisait pas les médias russes.

Les membres de Pravy Sektor ont commencé à être identifiables après le durcissement résultant des premières morts d’activistes tués par les forces de l’ordre, le 22 janvier 2014, suite à l’adoption, le 17 janvier 2014, par la Rada (parlement ukrainien), de lois liberticides. Pravy-Sektor a, habilement, récupéré les couleurs rouge et noir qui étaient présentes, dès l’origine, sur le Maïdan. Ces couleurs étaient celles d’une partie des résistants ukrainiens ayant combattu pour l’indépendance de leur pays, jusqu’au milieu des années cinquante, à la fois contre les Bolcheviques et contre les Nazis.

Les services d’information du Kremlin allaient faire une intense publicité, hors de son importance réelle, à Pravy Sektor pendant et après le Maïdan. A titre d’exemple, les membres de Pravy Sektor, pensant que Maïdan allait tomber, dans la nuit du 18 au 19 février 2014, avaient pris la fuite. Ce sont des gens ordinaires qui ont tenu toute la nuit. Bernard Grua – « Maïdan, petite brisure d’écorce calcinée et meurtrie, ne rompt pas ». Lors du massacre de la rue de l’Institut, le 20 février, « seulement » deux morts de la « Centurie Céleste » appartenaient à Pravy Sektor.

De même dans cette période meurtrière du 18 au 20 février 2014, les membres du groupe C14 se sont réfugiés à l’ambassade du Canada. C14 était d’abord proche de Svoboda. Il fait maintenant partie du corps civil d’Azov (2018).

C’est la propagande russe qui a attribué Maidan à Pravy Sektor et qui a permis à ce dernier d’y revendiquer son implication. Moscou avait besoin de survaloriser Pravy Sektor pour justifier son discours de « Coup d’Etat fasciste » et de « Junte de Kiev ». Il est probablement possible d’y discerner, en plus, une tentative de rejouer le scénario tchétchène, qui a par la suite été, à nouveau, appliqué en Syrie: élimination des modérés, actions poussant à la radicalisation, encouragement et sur-médiatisation des extrémistes, diabolisation de l’ensemble d’une population, massacres. Le fait que Channel 1 de la télévision russe ait annoncé la victoire de Dmytro Yarosh, le 25 mai 2014, (en réalité onzième avec seulement 0,70 % des voix) aux élections présidentielles ukrainiennes donne crédit à cette stratégie de diabolisation d’un pays dans son ensemble.

Yarosh déclaré vainqueur présidentielle Laurent Brayard Doni Press, Donetsk, Laurent Courtois

2.2. Pravy Sektor, un mouvement qui participa à contenir l’agresseur russe en remplacement d’une armée ukrainienne en déliquescence

L’échec du projet Novorossia, annexion de la rive gauche du Dnipro et d’Odessa par la Russie de Poutine est un autre élément à prendre en compte. A la fin de la période Ianoukovitch, en mars 2014, l’armée ukrainienne, était minée de l’intérieur. Seuls les bataillons de volontaires, dont ceux de Pravy Sektor, mais pas seulement eux, ont pu permettre, dans un premier temps, d’arrêter la progression des supplétifs russes à l’Est du pays. Cette défense leur assure une rancune tenace de la part de leurs ennemis. La guerre organisée et coordonnée par le Kremlin, soutenue par des Français tels qu’Erwan Castel et Laurent Brayard, est ainsi un  des autres artisans fondamentaux de la « légitimité » de Pravy Sektor.

Bien après mars 2014, lorsque l’armée ukrainienne s’est ré-organisée, les bataillons de volontaires ont rejoint les troupes régulières, à l’exception de marginaux qui ont continué à faire partie de Pravy Sektor, sorte d’armée privée, avec laquelle Dmytro Yarosh, le fondateur, a coupé les ponts dès le 11 novembre 2015. Il existe, aujourd’hui (février 2018), au sein de Pravy Sektor, une minorité extrémiste clairement fascisante. D’autres membres s’y trouvent, ou s’y trouvaient, pour diverses raisons, tels Wassyl Slipak, qui ne pouvait pas intégrer l’armée régulière. Bernard Grua – « Wassyl Slipak, le talent immolé dans une guerre oubliée ». Les éléments extrémistes de Pravy Sektor permettent, providentiellement, d’appuyer les éléments de langage du Kremlin, qualifiant l’Ukraine toute entière de nazie. On, verra, plus loin, comment un Laurent Brayard et un Erwan Castel n’iront pas chercher plus loin leur argumentaire.

2.3. Pravy Sektor, un mouvement, en théorie proche des droites-extrêmes courtisées par le Kremlin

Il est probable, que s’il n’y avait pas eu de guerre russo-ukrainienne, certains membres de Pravy Sektor auraient assisté à la réunion des néo-nazis et néo-fascistes européens organisée, à Vienne, par Konstantin Malofeev et présidée par Alexandre Douguine, le 31 mai 2014. Il est probable que ces mêmes personnes auraient été présentes, le 22 mars 2015, à Saint-Pétersbourg lors du rassemblement néo-nazi organisé à l’initiative du parti Rodina, fondé par Dmitri Rogozine, actuel Vice-Premier ministre de la Fédération de Russie. A l’image d’Azov et des autres groupes ultra-nationalistes du continent,  Pravy Sektor est anti-Union Européenne, anti-Etats Unis et anti-OTAN. Il est intéressant de noter que l’on retrouve quasiment le même discours sur le blog d’Erwan Castel. Seule l’agression russe a rendu moins explicite, pour l’instant, ce corpus idéologique. Dans le même temps, en France, la présence de plus en plus visible du drapeau rouge et noir, maintenant clairement identifié à Pravy Sektor, au détriment des drapeaux ukrainiens et français, a provoqué, entre autres causes, un effondrement du nombre de participants aux manifestations pro-Ukraine.

En France, des antennes locales de groupes internationaux néo-nazis, inconnus des activistes historiques et réguliers, revendiquent un soutien à l’Ukraine qu’aucune de leurs actions ne vient légitimer. Ils ajoutent encore au brouillard de guerre souhaité par le Kremlin. Bernard Grua – No Mistrals for Putin 12/01/2016 – « Non À La Réunion Néonazie Organisée, À Nantes ». Ils ne sont utiles qu’à leurs « frères en idéologie » la fachosphère pro-Poutine.

3. Erwan Castel, le vieux soldat et son clavier d’ordinateur

Sur la malheureuse ville de Donestsk (Donbass, Est de l’Ukraine), s’est abattue une nuée de Français en rupture de société, se cherchant une raison de vivre, dans la guerre ou, plus prosaïquement, dans quelques selfies en treillis et en arme à proximité de la ligne de front ukraino-russe. Certains ne resteront guère longtemps, soit qu’ils aient sauté sur une mine en allant se soulager, soit qu’ils aient, finalement, décidé d’aller traîner leurs chaussures de combats sur d’autres « théâtres » guerriers ou conjugaux. On en entendra guère parler. En revanche, il y en a un qui y prendra quartiers et dont il sera plus souvent question, il s’agit d‘Erwan Castel.

Castel est plus âgé que les post-adolescents venus faire des reconstitutions « live » de jeux video, avec de vraies kalachnikovs. Il touche un public plus large grâce aux heures consacrées à un blog où il recompile des éléments issus de médias de « ré-information »: « Olivier Berruyer, Russie Politics, Eurasiexpress, Réseau International, Saker francophone, Mondialisation.ca, Le grand soir… » avec quelques rares créations qui se voudraient une forme de poésie mélo-guerrière tentant  de construire une sorte d’épopée.

Erwan Castel: « Il y a 1 an, écoutant les échos du clairon de l’armistice résonner toujours dans les mémoires des Hommes conscients et libres, je partageais cet extrait de « Citadelle » de Saint Exupery, un des rares livres qui m’accompagnent depuis 30 ans dans mon nomadisme terrestre et métaphysique… Aujourd’hui, cette éloge épique à la Sentinelle est plus que jamais d’actualité, au moment où je suis retourné dans les tranchées du Donbass défendre avec mes camarades de Piatnashka, une ligne de front toujours en feu et menaçant toujpurs (sic) d’embraser l’Europe 1 siècle après la « Der des ders ». … Une pensée respectueuse et fraternelle pour ces sentinelles du passé qui ont tracé, devant nous et pour l’éternité, avec des volontaires russes faut-il le rappeler , l’exemple du courage et le chemin de l’Honneur. Nous gardons leurs sacrifices en mémoire comme un phare nous guidant dans les nouvelles tempêtes européennes. » Etc…

Erwan Castel, de Spézet, gagnerait probablement à s’inspirer du très grand artiste breton, Denez Prigent. Sa « Gwerz Kiev » raconte l’Holodomor, la famine organisée par les bolcheviques, qui fit des millions de morts en Ukraine dans les années 30. Voilà un barde qui fait honneur au Gwen haa Du dans ce pays si malmené par l’histoire et par son belliqueux voisin:
« Dar beajour a c’houlenno
Hent da Giev c’hwi a lâro « 
Heuliit en neav ar bultured ‘
Kasint ‘c’hanoc’h hep kudenn ‘bet »
Ha da Giev pa erruo Gwall-galonad en a gavo
E-barzh ar straedon tud varv
A-hed-da-hed dre gantado…. »

Castel est  devenu sédentaire à Donetsk. Il se serait fait voler son passeport. Il en aurait réclamé un nouveau à l’ambassade de France à Moscou, qui lui aurait dit d’aller à l’ambassade de France à Kiev. Cela semble difficilement réalisable. Castel, en Ukraine non occupée, ne resterait pas libre très longtemps. Une partie des ressources d’Erwan Castel provient de dons fait sur « Urgence enfants du Donbass ».

Laurent Brayard, Xavier Moreau, Svetlana Kissileva, Erwan Castel, Laurent Courtois Donetsk

4. Laurent Brayard, metteur en scène de Castel et organisateur du black-out français sur les populations du Donbass

Laurent Brayard, se dit journaliste et historien. Il écrivait pour DONi Press (Donetsk International Press Center), sur ses blogs et pour d’autres médias. Il n’oubliait pas de parler de son camarade Erwan Castel. Brayard, que ce soit sur décision des russo-séparatistes, ou par choix personnel afin d’écarter d’éventuels concurrents, était chargé du processus d’autorisation des journalistes français dans la République Populaire autoproclamée de Donetsk (RPD). Le black-out de Brayard est un des principaux motifs expliquant le fait qu’aucun média généraliste d’envergure nationale n’ait pu rendre compte d’observations dans le Donbass. C’est ainsi qu’a été tiré un complet rideau sur des populations parfois en grande difficulté.

Cette détresse, on a pu la constater à Nantes, dès août 2014, dans une affaire rapportée ici: Ouest France – « Olga et ses filles ont fui l’Ukraine et la guerre ». Il a été possible de la ré-entendre, début septembre 2014, à Saint Nazaire. SaintNazaire Infos – Mistral : Pour les Ukrainiens le vent de la guerre s’est déjà levéIl m’a été possible de l’observer  directement auprès de réfugiés  plus nombreux, à Kiev, en décembre de la même année

A cause de la censure de Laurent Brayard, ne viendront en RPD que des médias du milieu de la « ré-information » issus de l’extrême droite et/ou de la complot/fachosphère, prenant ouvertement parti pour le Kremlin, principal organisateur de cette guerre sur le sol d’un autre pays. Après un certain nombre de hoax émis par la propagande russe, les écrits issus de Donetsk ne seront pas repris par les principaux organes d’information hexagonaux. Exemples:
– Mars 2014 Mariya Tsypko, jouant le rôle de résidente de Kiev, mère de soldat, résidente d’Odessa, résidente de Kharkiv, activiste anti-Maïdan, réfugiée de Donetsk, citoyenne de Crimée en faveur du référendum…
– 06/06/2014 – Site Rusvesna, présentant une photo d’un Ukrainien cannibale dévorant le bras d’un russe (image d’un film de fiction 2008) soit-disant postée sur un site Euromaidan ou Pravy Sektor
– 12/07/2014 – Russie Canal numéro 1, présentant un faux témoignage de crucifixion d’un enfant à Slaviansk etc.
– Voir aussi – France 24, 09/07/2014: Les enfants au cœur de la manipulation des images en Ukraine

Les Français ignoreront le malheur de la population du Donbass. Laurent Brayard, se disant journaliste, est en grande partie responsable de cette ignorance. Laurent Brayard a finalement quitté Donetsk pour Moscou. Certains, tels Paul Gogo ou le troll Laurent Courtois, considèrent qu’il s’agit plus d’une fuite que d’un départ volontaire. Il a été remplacé par Christelle Néant.

5. Brayard & Castel, la délation calomnieuse en application des éléments de langage du Kremlin

5.1. Des « combattants » numériques

Pour relater sa présence dans le Donbas, en plus de sa contribution à DONi Press, Laurent Brayard avait un blog « Tribulations d’un français dans le Donbass ». Aujourd’hui le blog est re-nommé « Tribulations d’un Français à Moscou «  http://tribulationsmoscou blogspot com/. Au 20/02/2018, l’accès à ce blog est verrouillé. Brayard avait un autre blog: « La France vue par un Français expatrié » (http://laurentbrayard blogspot.fr/). Au 20/02/2018, ce blog a été supprimé. Les traces de l’activité de Brayard à Donetsk sont donc en cours d’effacement.

Laurent Brayard se dit opposé aux « listes fascistes ». En effet, il va, en collaboration avec Erwan castel, faire beaucoup mieux que les obsolètes feuilles de papier manuscrites ou dactylographiées. Brayard et Castel vont laisser une réalisation durable, consultable et partageable partout dans le monde.

5.2. Un champ linguistique minimal et imposé

Laurent Brayard tweetait les images de ceux qui, à un moment ou un autre, avaient montré une sympathie pour l’Ukraine. Il les reprenait dans un album Facebook s’intitulant « Cette France qui supporte l’Ukraine brune » (au 20/02/2018, cet album n’est plus accessible), présenté dans une de ses pages Facebook « Tribulations d’un Français dans le Donbass ». Il y ajoutait de courts commentaires  repris des éléments de langage dictés par le Kremlin: « coup d’Etat », « junte fasciste », « néo-nazis », « génocide », « russophobie », « hysterie anti-russe ». Brayard a appliqué, en aveugle, ces « éléments de langage » à des êtres réels. Il ne s’agissait, bien évidemment, ni d’une pratique de journaliste, ni d’une pratique d’historien.

DFRLab – « #PutinAtWar: How Russia Weaponized “Russophobia »  « Le fait de qualifier de déments ses détracteurs suggère, que le gouvernement russe a du mal à prouver qu’ils aient tort. Dire qu’un critique est critique, uniquement parce qu’il a une phobie, est un argument de dernier recours, qui trahit la faiblesse fondamentale du Kremlin. »

Exemple de promotion du terme « russophobie » par le Kremlin
La russophobie slogan favori de Laurent Brayard, Donetsk - Novorossia, Doni Press, Donetsk, Laurent Courtois

Exemple de promotion du terme « hystérie anti-russe » par le Kremlin

L'hystérie anti-russe autre slogan favori de Laurent Brayard, Donetsk - Novorossia, Doni Press, Laurent Courtois

4.3. Fichage numérique et diffusion

Erwan Castel, sous son compte Pinterest « Soutien à la Rébellion du Donbass », organisait méthodiquement un catalogue des créations de Brayard dans ce que Pinterest appelle un « tableau », dont le nom est « COLLABOS FRANCAIS« .
Tableau de collabos nazis par Laurent Brayard et Erwan Castel, Donetsk Novorossia Doni Press Laurent Courtois
Pour examiner le détail de la liste des personnes fichées sur internet comme collabos d’un régime nazi, par ce tableau Castel-Brayard, voir ci-dessous, en Annexe 1. Il est rappelé que l’image et sa description apparaîtront sur Google autant de fois qu’elles ont été partagées, voir § 6.

6. Laurent Brayard un faussaire discipliné, ni journaliste, ni historien

On peut se rapporter au détail des images épinglées dans le « tableau » Pinterest « COLLABOS FRANCAIS », pour examiner la production du binôme et aussi son mode de diffusion. On prendra, comme grille d’analyse, le journalisme et l’histoire, les deux « métiers » annoncés par Laurent Brayard.

Faire apparaître cinq fois Madame Galia Ackerman comme collabo d’un régime nazi, est assez étonnant. En effet, Madame Ackerman est bien connue de tous ceux qui s’intéressent à l’ex-URSS et plus particulièrement à la Russie. De toute façon, sur la première ligne de Google, à son nom, apparaît, la biographie Wikipedia, de cette chercheuse, historienne, auteur, traductrice des plus grands auteurs russes contemporains. Ce n’est pas être journaliste ou historien que de faire cette très simple recherche. En revanche, ne pas le faire, pour y coller des slogans, est clairement être ni journaliste, ni historien.

Il y a deux photos de Bernard Grua dans ce « tableau ». C’est à dire que je serais doublement « collabo d’un régime nazi« . Ce n’est pas tout.

Diffamation de Laurent Brayard et Erwan Castel, Donetsk, Novorossia, Doni Press, Laurent Courtois Une première photo prise devant les Mistral, lors de la rupture du contrat s’intitule: « Bernard Grua souillant notre drapeau devant les Mistrals(sic) ». Ce sous-titre est en complet décalage avec l’image. Ce n’est, bien évidemment, pas du journalisme. La seule justification du sous-titre réside dans le fait qu’il s’agit d’un message donné à l’audience de leurs auteurs, à savoir la fachosphère, voir §1.4. Pourtant, le succès n’a pas été au rendez-vous. Le visuel n’a pas été repris ailleurs. Cela prouve, que le slogan n’a pas été jugé crédible par une cour pourtant peu regardante.

D’autant que, dans le cas de « No Mistrals for Putin » (NMFP), les trois activistes français,  qui ont fondé ce mouvement avait, d’abord, en tête l’honneur de notre pays.  Les vrais journalistes l’avaient compris. Ils se sont renseignés. Ils ont fait leur métier. Voir ce qu’écrivait, par exemple, un an avant Castel-Brayard, Ariane Chemin, grand reporter spécialiste de la fachosphère: Le Monde -« Poutine à Saint-Nazaire ». Ceux qui auraient répugné à payer pour la lecture d’un journal « mainstream » pouvaient toujours lire le même article en anglais: The Guardian -« France-Russia warship deal in choppy waters amid sanctions against Putin ». La plupart des journalistes, qui ont contactés « No Mistrals for Putin » ou qui ont écrit sur ce collectif, pendant l’année suivante, l’ont fait suite à la lecture d’Ariane Chemin.  Laurent Brayard n’a pas jugé bon de procéder comme ces professionnels. Il a préféré se lancer dans l’inconnu. Compte-tenu de son rejet du journalisme classique, Laurent Brayard aurait pu, au minimum, envoyer un message Facebook à son camarade pro-Poutine de St Nazaire, le troll FN Jean-Claude Blanchard. Ce dernier, membre éminent de la fachosphère nazairienne,  détient un record de hoax sur les Mistral mais il n’a jamais osé aller jusqu’aux excès de Brayard: Bernard Grua – « Le troll poutiniste et FN de St Nazaire, condamné« . Blanchard aurait pu donner quelques conseils à Brayard pour tenter de paraître crédible. Laurent Brayard n’a pas écouté l’interlocuteur privilégié de Sputnik à St Nazaire. Peut-on en déduire que Brayard se situe à la droite de l’extrême droite française, là où triomphe une peste rouge-brune? Doit-on parler « d’extrême-fachosphère »?

Il y a encore plus intéressant. Il faut regarder le poste que Brayard en a fait sur une de ses pages Facebook.
Diffamation et délation calomnieuse de Laurent Brayard, Donetsk Novorossia, Erwan castel, Doni Press, Laurent Courtois
Ici, surgit, une nouvelle fois, le réflexe pavlovien des éléments de langage du Kremlin: « russophobe pathologique« . Cela non plus, l’extrême droite française n’avait pas osé. Sans même parler de Linkedin ou autres sources, le « journaliste » du Donbass aurait pu lire un article écrit un an avant sa publication par ses amis d’extrême droite: Breizh Info – « Saint-Nazaire. Entretien avec Bernard Grua (no mistral for Putin) [interview]« . Ce texte est dans les premières lignes Google d’une recherche sous le nom « Bernard Grua ». Même le troll Laurent Courtois en a pris connaissance: « Comment Bernard Grua, pris fait et cause pour l’Ukraine ? » C’est d’ailleurs bien ce qui gêne la peste rouge-brune. Difficile de trouver un qualificatif infamant pour un Breton et Français, qui n’est pas ukrainien, qui est russophile mais qui est un activiste anti-Poutine. Cela n’embarrasse pas Laurent Brayard qui s’affranchit des principes les plus élémentaires du journalisme.

On a vu ci-dessus, § 5.2., comment le slogan de « russophobe » a été inventé comme un anathème permettant d’éviter le fond du débat.  Il faut risquer une remarque de bon sens dans ce fatras, qui en manque singulièrement. Ce n’est pas parce que l’on s’oppose à la vente d’armes au régime autoritaire et belliciste de Vladimir Poutine que l’on est russophobe. Faut-il qualifier ceux qui n’aiment pas Macron, aujourd’hui, Hollande et Sarkozy, hier, de Francophobes? Est-ce que ceux qui utilisent ce slogan se rendent compte du niveau d’indigence qu’en suppose la répétition « ad nauseam »? Se rendent-ils compte, qu’à chaque fois qu’ils l’écrivent ou qu’ils le disent, ils ruinent leur réputation personnelle et professionnelle?

« Ukraine brune » figure sur le poste Facebook  de Brayard en commentaire sous la photo ET dans le titre d’un album consacré à l’Ukraine brune. Cela veut dire, encore une fois, doublement nazi.

Le caractère systématique, et non isolé, des méthodes de Laurent Braillard, est confirmé par les deux commentaires-témoignages de Madame Guénia Boura et de Monsieur Paul Tymko Nozeret.
Témoignages contre la diffamation de Laurent Brayard, Doni Press, Novorossia, Donetsk, Laurent Courtois
Monsieur Paul Tymko Nozeret nous montre, une nouvelle fois, que l’auditoire visé par Laurent Braillard est bien la fachosphère.
Madame Guénia Boura témoigne avoir été traitée de « leader des ukrainiens nazis » en France. Regardons ce qu’une simple requête Google nous indique concernant cette dame. Chevalier dans l’Ordre National du Mérite. Titulaire de la médaille de Sainte Olga, entre autres décorations ukrainiennes. Travaille à obtenir la reconnaissance du Génocide de 1932/33 en Ukraine, par la France. Création de divers comités et associations : Ensemble chants et danses « Steppes », chorale de St Athanase, Comité pour les enfants de Tchernobyl etc. Voilà ce qu’une simple personne peut trouver en quelques secondes. Le « journaliste » faussaire, Laurent Brayard, y voit le « leader des Ukrainiens nazis de France ».

Bernard Grua, selon Erwan Castel, Laurent Brayard, Doni Press, Donetsk, Laurent CourtoisSous cette photo prise début janvier 2014, date qui serait importante pour un journaliste, voir § 2.1., le blogueur en treillis, Erwan Castel, à qui je n’avais pas prêté la moindre attention, auparavant, file la métaphore de Brayard. Un an et demi après la prise de vue, il parle du « célèbre néonazi français ». Pourquoi pas Eichmann tant qu’il y est?

Etonnant binôme Castel-Brayard. Ces gens là se prétendent soldat ou journaliste. C’est peut-être vrai dans cet étrange Donetsk de Novorossia. Mais ailleurs, cela serait-il concevable?

Faut-il maintenant insister sur le qualificatif d’historien que s’attribue Laurent Brayard? Disons que si Madame Galia Ackerman, une personne aussi mondialement respectée pour son humanisme et sa connaissance du « monde russe », ainsi qu’un simple activiste,  Bernard Grua, sont des nazis, alors la glorieuse armée rouge n’a affronté que des ennemis de papier. D’un point de vue historique la victoire de la grande « Guerre Patriotique », célébrée tous les 9 mai, sur la place rouge ne serait donc qu’un carnaval? Laurent Brayard nous trompe assurément. Il n’est ni journaliste, ni historien.

7. Une « clientèle » ciblée dans un vivier extrémiste dont on va instrumentaliser les pulsions

Après l’examen des « compétences professionnelles » de Laurent Braillard, il faut parler de la diffusion de la liste « post-fasciste » du tandem sur un exemple concret.  « le russophobe et néonazi Bernard #Grua à #Nantes  avec le drapeau #PravySektor etc. via Laurent Brayard ». Ce slogan apparaît 9 fois, dans de nombreux pays, dans une recherche Google sous « Bernard Grua » (22/02/2018), sous forme d’image. Cela fait deux ans et demi que cette affaire dure. Elle n’est pas prête à s’arrêter. Il ne s’agit pas d’une publication papier.
Diffusion délations calomnieuses de Laurent Brayard et Erwan Castel, Donetsk - Novorossia, Laurent CourtoisUne recherche, sans l’image, sous le texte seul « russophobe néonazi Grua » donne le même nombre de réponses sur Google.

Comment peut-on voyager dans le monde avec l’étiquette néonazi, à part en étant invité par Douguine, Rogozine, Jirinovski, ou Malofeev? Comment est-il possible de retourner en Russie? La liste « post-fasciste » a connu une diffusion internationale en application des éléments de langage dictés par le Kremlin.

Il faut tenter, ici, une synthèse. Brayard n’est pas un journaliste. Brayard n’est pas un historien. Brayard n’est même pas un artiste faussaire tentant de construire un fake crédible en utilisant une part de vérité, quitte à la sortir de son contexte et à la transformer. Diffamation, mensonges, délation, calomnies, appel au lynchage auprès du public primaire de la fachosphère, atteinte durable et multiple à la réputation des personnes, sont les objectifs de Laurent Brayard. Brayard est un faussaire sombrant dans la facilité, plaquant les slogans préparé par d’autres sur une réalité, qu’il ignore – volontairement.

Ce faisant, Brayard est à la merci d’un autre troll, plus retors et moins servile, vis a vis de la propagande du Kremlin. Laurent Courtois, cet autre troll, va appliquer tous les artifices de Brayard. Ce dernier instrumentalisait les pulsions de mort de son coeur de cible, la fachosphère. Le troll Laurent Courtois va, de plus,  instrumentaliser les pulsions sexuelles de son auditoire en mettant en scène ses propres perversions. N’hésitant pas à sortir du cadre étroit de Brayard, le troll Laurent Courtois va s’attaquer à Brayard et aux Français pro-Poutine de Donetsk, y semant haine et incompréhensions, depuis son clavier d’ordinateur situé quelque part  dans les environs de Grenoble (France) – adresse IP: 78.125.241.251. – tout en tentant de faire croire qu’il est à St Pétersbourg
Donetsk , Novorossia - Agoravox Laurent Courtois Doni Press

Ironie de cette affaire, sur ce même média complotiste et poutinophile, Agoravox, Laurent Courtois, le troll quasi illettré, prétendra faire du journalisme contre Laurent Brayard. Finalement, Laurent Brayard quittera le Donbass, y abandonnant son camarade Castel privé de passeport.
Le troll Laurent Courtois sème la haine à Donetsk, Novorossia, Agoravox, Laurent Brayard Doni Press

Cette dernière partie sera plus largement développé dans l’article « Contes et mécomptes du troll Laurent Courtois – Le « Chef Troll » à « Troll Russia », SDF hexagonal de la fachosphère ».

Nantes, le 23/02/2018, auteur – Bernard Grua:

  • Voyageur, membre d’expéditions, photographe et blogueur en ex URSS: Russie (de St Pétersbourg à Vladivostok en passant par le lac Baïkal, Yakoutsk et les Monts Saïan), Asie Centrale (Ouzbekistan, Tadjikistan – Pamir, Kirghizstan),  Ukraine
  • Activiste pro Maïdan
  • Cofondateur et porte parole du mouvement international « No Mistrals for Putin »
  • Confondateur et contributeur du mouvement: « Sanctions contre Poutine »
  • Membre actif de l’association « Presviata Pokrova » à Pont-Aven: restauration d’un Tchaika Cosaque

Mise à jour 03/10/2018: Il semblerait que les différents articles de ce blog aient réveillé quelques solides inimitiés. Un auteur, anonyme hélas, mais peut-être pas si difficile à deviner prend la défense de Brayard et de Castel en attaquant le troll Laurent Courtois. Il semble que l’offensive ait démarré en commentaire sur le blog du très perturbé Diafoirus, s’auto-appelant « Dok Scytica », excusez du peu.  Aucun des quatre ne vaut mieux que l’autre. Ils sont de la même engeance. Mais il est plaisant de voir la putino-fachosphère se déchirer un peu plus. Bonne lecture à tous!
« Laurent Courtois, un rat devenu hyène dans le crépuscule de Novorossia? »

Rejoignez la page Facebook: Voyage au pays des trolls

Article fondamental de StreetPress, à lire absolument pour connaitre les coulisses de Donetsk – par Mathieu Molard et Paul Gogo | 29 Août 2016 – « Ukraine les docs qui montrent l’implication de l’extrême droite française dans la guerre » 

Vous estimez, vous aussi, que les trolls sont un danger pour notre société en raison de leur malveillance et leur nuisance sociale? Merci de contribuer à la connaissance de cet article en le commentant, ci-dessous, et en le partageant.

Autres articles relatifs au sujet des trolls ou de la fachosphère pro-Poutine:

 

ANNEXE I
Détail de la liste fasciste Laurent Brayard et Erwan Castel, Donetsk, Doni Press, Laurent Courtois

ANNEXE II:
Autres définitions de la fachosphère

Wiktionnaire – Fachosphère:

Ensemble des partis et mouvances fascistes et, plus généralement, de tout ce qui est assimilé au fascisme.

Libération 21 septembre 2016 à 20:41 – Fachosphère : arme d’intoxication massive

Mouvance disparate où cohabitent les sphères complotistes, antisémites, anti-musulmans… la fachosphère jouit désormais d’une audience telle qu’elle empoisonne le débat politique national….
Si le mot manque un peu de rigueur scientifique, il s’est imposé ces dernières années pour désigner une extrême droite ayant fait d’Internet son premier terrain de bataille. Une mouvance dont les ambitions sont à la mesure du dynamisme : selon la société Linkfluence, spécialisée dans l’analyse du Web, cette fachosphère est «le milieu politique qui a le plus progressé sur Internet» entre 2007 et 2013….
La fachosphère n’a certes rien d’un milieu homogène : sa diversité est celle de l’extrême droite. Y cohabitent identitaires et catholiques traditionalistes, nationalistes-révolutionnaires et disciples d’Alain Soral… Certains, telle l’actrice porno Electre, ont même tenté de mettre le X au service des idées nationales.Ces agents hétéroclites partagent a minima certains ennemis : élites, «mondialisme», libéralisme culturel… «Notre seul point commun, c’est vous, les médias, juge Pierre Sautarel, le créateur de Fdesouche. Votre réaction nous apporte la cohésion idéologique que l’on n’a pas forcément.»

Flammarion , 21 septembre 2016 – La Fachosphère. Comment l’extrême droite remporte la bataille d’Internet | Dominique Albertini &‎ David Doucet

De l’annulation du concert du rappeur Black M à Verdun à la défense acharnée de Donald Trump, il ne se passe plus une semaine sans que « la fachosphère » ne fasse, en France, parler d’elle.
Depuis quelques années, ce mot s’est répandu dans les médias pour désigner une nébuleuse d’extrême droite omniprésente sur Internet.

Auteur : Bernard Grua

Bernard Grua a une large expérience internationale. ll réside à Nantes et est expert en conseil, réalisation et analyse d'inventaires, préalablement manager dans un cabinet d'audit anglo-saxon , Diplômé de Sciences Po Paris, officier de Marine de réserve. Hobbies: photographie, géopolitique, patrimoine maritime, reportages dans des pays lointains

13 réflexions sur « Donetsk, Novorossia: la liste de Brayard »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s